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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-08T01:08:03+02:00</dc:date>
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   <title>"Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?</title>
   <pubDate>Wed, 19 Oct 2022 07:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Titus, empereur de Rome, et Bérénice, Reine de Palestine, s'aiment. Ils décident incessamment de se marier pour concrétiser leur amour. Mais Rome ne voit pas cette initiative d'un très bon œil, cette dernière n'acceptant, sous couvert de la loi, aucun sang étranger… Titus se retrouve devant un choix déchirant : son empire ou l'amour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68106729-47998794.jpg?v=1666099857" alt=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" title=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" />
     </div>
     <div>
      En secret, un autre personnage et ami fidèle de Titus, est aussi amoureux de Bérénice : Antiochus, Roi de Comagènes. Mais la Reine n'éprouve que de l'amitié pour lui. Bérénice parviendra-t-elle à persuader Titus ? Titus abdiquera-t-il dans ce cas ? Et Antiochus, érigé en quasi double de Titus, pourrait- il devenir un rival et provoquer une situation conflictuelle à l'avenir ?       <br />
              <br />
       Dans sa pièce, Jean Racine fait dire à son héroïne Bérénice : &quot;J'étouffais pour l'amour&quot;. On peut se demander si Muriel Mayette-Holtz, ancienne administratrice de La Comédie-Française et actuelle directrice du Théâtre national de Nice, s'est attaquée pour la deuxième fois à cette pièce en ayant cette fois-ci comme leitmotiv créateur cette réplique particulière ! À en juger par ses choix de décors et de scénographie, c'est peut-être le cas : une vaste chambre moderne semblable à une chambre d'hôtel, illuminée par deux immenses baies vitrées par lesquelles Bérénice laisse vagabonder sa pensée et donne libre cours à son désarroi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68106729-47998805.jpg?v=1666099900" alt=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" title=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" />
     </div>
     <div>
      Rien qui ne rappelle en tout cas l'étouffement. Bien au contraire. C'est un espace plutôt vide ou trône un grand lit, baigné de lumières diverses et plutôt chaudes pour lequel la metteuse en scène a opté. Comme pour privilégier la parole et les mots, car, chez Racine, à bien y regarder, est-il nécessaire de se barder d'artifices pour s'imprégner de l'âme des protagonistes, percevoir la force de leurs sentiments et leurs contradictions ?       <br />
              <br />
       Ce choix de scénographie est juste et éclairé. Carole Bouquet y déambule avec élégance et excelle dans son jeu sobre et très efficace, vêtue tout aussi simplement d'une robe-fourreau grise et chaussée d'escarpins raffinés. Pas d'extravagances ni d'effusions tragiques, mais plutôt des comédiens investis de raison face à leurs élans du cœur et à leur amour-propre.       <br />
              <br />
       La maîtrise des alexandrins par l'ensemble des cinq comédiennes et comédiens côtoie les étoiles. Il y a comme quelque chose de feutré à la David Hamilton dans cette heure et demie de spectacle dans lequel les spectateurs et spectatrices sont embarqués(es). Peut-être parce qu'il n'y a ni morts ni sang quand bien même il s'agit d'une tragédie. Sûrement aussi parce que l'action de la pièce a été resserrée et des coupes du texte choisies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68106729-47998812.jpg?v=1666099930" alt=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" title=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" />
     </div>
     <div>
      Mais peut-être aussi grâce au talent des trois comédiens principaux : Carole Bouquet déjà nommée dans le rôle de Bérénice et interprétant ce rôle pour la troisième fois au théâtre, Frédéric de Goldfiem dans le rôle de Titus, vertigineusement humain dans son rôle d'empereur empêché, souffrant, et à qui on aimerait venir en aide. Et Jacky Ido, bouleversant du haut de sa carrure d'athlète imposante.       <br />
              <br />
       Soulevons à son sujet le choix de Muriel Mayette-Holtz d'avoir engagé un comédien &quot;non-blanc&quot; pour interpréter le personnage d'Antiochus, choix qui rend certainement hommage aux comédiens noirs dont trop souvent l'invisibilité est encore bien trop notoire au théâtre ! Le comédien happe le public du haut de sa stature de boxeur poids lourd.       <br />
              <br />
       Assister à la mise en scène de &quot;Bérénice&quot; à la Scala, c'est passer un bien joli moment de spectacle comme dans un tableau hyperréaliste d'Edward Hopper où l'extraordinaire jaillit derrière l'ordinaire.       <br />
              <br />
       Rien de si extraordinaire que cela dans cette nouvelle mise en scène de Muriel Mayette-Holtz, juste, assurément, le talent d'une femme comédienne et metteuse en scène brillante dont notre théâtre français a bien besoin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bérénice"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68106729-47998822.jpg?v=1666099980" alt=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" title=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Mise en scène : Muriel Mayette-Holtz.       <br />
       Avec : Carole Bouquet, Frédéric de Goldfiem, Jacky Ido, Augustin Bouchacourt et Ève Pereur.       <br />
       Décor et costumes : Rudy Sabounghi.       <br />
       Musique originale : Cyril Giroux.       <br />
       Lumière : François Thouret.       <br />
       Production : Théâtre national de Nice.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 15 septembre au 12 octobre 2022.</b>       <br />
       Théâtre La Scala, Grande Salle, Paris 10e, 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/68106729-47998794.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Berenice-Renoncer-a-l-amour-n-est-il-pas-parfois-necessaire-a-vivre-et-a-vaincre_a3417.html</link>
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   <title>"Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre</title>
   <pubDate>Wed, 18 May 2022 07:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Agrippine, mère de Néron, s'aperçoit que ce prince qu'elle n'avait élevé au trône que pour régner sous son nom, est décidé à gouverner par lui-même. Ambitieuse et affamée de pouvoir, elle consent à marier Junie à Britannicus, fils de l'empereur Claude, son premier mari, et frère adoptif de Néron, dans le but de se concilier l'affection de ce jeune prince et de s'en servir au besoin contre Néron…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298706.jpg?v=1652773890" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Il ne faut pas plus de quelques vers à Racine pour poser l'intrigue et ses personnages : une famille disloquée que le public surprend en plein trauma, avec un empereur fuyant et sa mère qui reste sur le pas de la porte. Pièce écrite deux ans après le triomphe d'Andromaque et après l'intermède des Plaideurs et première pièce pour Racine s'inspirant d'un sujet romain.       <br />
              <br />
       Il s'agit pour Néron non pas d'échapper à l'amour castrateur de sa mère, mais de lutter contre le pouvoir qu'elle continue de lui imposer. Néron n'est pas d'emblée le tyran sanguinaire que l'on connaît par la légende. C'est un jeune empereur apprécié du peuple, qui n'a pas encore brûlé Rome ni tué sans femme, ni encore sa mère.       <br />
              <br />
       Soit les ouvertures de pièces de théâtre <span style="font-style:italic">in media res</span> captivent, soit elles dérangent. C'est selon la sensibilité de chaque spectateur. Il n'y a pas de juste milieu… En tout cas, c'est le choix qu'a fait Racine en nous présentant d'emblée Agrippine, mère de l'empereur Néron, exultant dans une fureur extrême, violente, autoritaire et ambitieuse. De toute évidence, c'est ce qui a peut-être séduit, entre autres, le metteur en scène Olivier Mellor de la Compagnie du Berger en choisissant d'adapter &quot;Britannicus&quot;, pièce dont les sujets sont l'usurpation, le pouvoir ou encore la trahison.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dans cette cour, tout ce qu'on dit est loin de ce qu'on pense !&quot;.</span> Nous sommes pourtant en 1669… Le XXIe s'en serait-il inspiré ?       <br />
              <br />
       La pièce se joue dans la splendide et fastueuse salle en pierre du Théâtre de l'Épée de Bois. Quel autre lieu aurait pu accueillir avec autant de faste une pièce comme celle-ci ? Tout y est magnifié, sublimé, surtout quand la mise en scène regorge de trouvailles scéniques et scénographiques exceptionnelles. Le public restreint de cette soirée &quot;presse&quot; du vendredi 6 mai s'en est aperçu bien vite, si tant est qu'il ne la connaissait pas déjà.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298725.jpg?v=1652773970" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Dans cette pièce, Racine nous plonge au cœur de l'action par les paroles prononcées par la comédienne Marie-Laure Boggio interprétant le rôle d'Agrippine, et c'est comme si la conversation avait déjà commencé avant. Le metteur en scène, quant à lui, quelques minutes avant le début de la représentation, nous prévient : <span style="font-style:italic">&quot;C'est du Dallas, mais en pire… !&quot;.</span> En quelque sorte, la représentation a déjà commencé. L'ouverture en live par quatre musiciens talentueux captive et les interprètes impressionnent par leurs notes lumineuses au saxo, violon, contrebasse et violoncelle et si l'on a l'oreille fine, on y repère tantôt des accents épiques, tantôt des thèmes originaux de Philippe Sarde ou de Claude Sautet.       <br />
              <br />
       Le ton est donné ! Puis la vidéo vient se mêler au décor mais n'opère rien d'ostentatoire comme cela peut être souvent le cas, le dispositif tri-frontal de la scénographie y étant certainement pour quelque chose. Sur les images latérales, des aperçus d'arbres, de nature ou de fourmis gesticulantes en noir et blanc, a priori quelque peu décalées par rapport à ce qui se trame sur scène et dans les âmes humaines. Mais l'être humain n'est-il pas souvent décalé et à la recherche de lui-même, quitte à faire de nombreux détours sur lui-même et envers les autres ?       <br />
              <br />
       Puis, plus tard, apparaîtra un visage de marbre sur lequel coule paisiblement un filet de sang <span style="font-style:italic">&quot;pour voir ce qu'il y a à entendre&quot;</span>, comme le précise le metteur en scène car, bien entendu, il y a aussi la force majestueuse de l'alexandrin qui, à n'en point douter, réclame aux spectateurs une attention de chaque seconde. D'aucuns pourraient penser que le spectateur n'a pas besoin d'être ainsi pris par la main pour &quot;entendre&quot; ce qui se joue sur scène, mais point de débat là-dessus car, ici, l'ensemble est plastiquement harmonieux et très efficace comme, par exemple, la modernité de la scénographie par les live des musiciens ou encore le son finement travaillé et les lumières bien présentes qui renforcent incontestablement l'éternelle beauté du vers héroïque.       <br />
              <br />
       Et les comédiens dans tout cela, penserez-vous ? Eh bien ils jouent ! On le sent, ils aiment ça ! Ils se connaissent bien qui plus est. Olivier Mellor confie que <span style="font-style:italic">&quot;choisir des actrices et des acteurs propres à la compagnie donne la sensation d'une saga familiale&quot;.</span> Le spectateur ressent cela de façon subtile. Chaque comédien assume le rôle de son personnage avec une aisance sans failles, tantôt illuminé sous les feux de projecteurs qui se balancent au-dessus de leur tête jusqu'à s'immobiliser pour leur donner toute la place qu'ils méritent, tantôt séparés par des taps de voile blanc qui s'écroulent bien visibles au milieu du plateau et qui claquent bruyamment sur le sol en pierre. L'effet sonore n'étant probablement pas recherché au départ, mais produisant le meilleur effet dans cette salle en pierre de l'Épée de Bois. Cinq taps qui délimitent chaque acte pour séparer symboliquement sans doute les personnages entre eux, et ce, jusqu'à la fin. Sous la houlette d'Olivier Mellor, on ne peut imaginer un simple effet purement esthétique…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298735.jpg?v=1652774022" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Aucun comédien ne bascule dans l'excès, chacun incarnant avec élégance son propre personnage. L'ensemble de l'intrigue racinienne étant, quant à elle, restituée sur scène dans une explosion artistique sensible et flamboyante.       <br />
              <br />
       L'intrigue de &quot;Britannicus&quot; n'est pas des plus simples. Les choix scénographiques et scéniques d'Olivier Mellor non plus ! Mais les choses complexes produisent parfois leurs plus beaux effets car, bien souvent, elles questionnent, dérangent, mais en tout cas ne laissent jamais de marbre.       <br />
              <br />
       La représentation est dynamique et allie avec finesse la parole héroïque de l'alexandrin aux gestes et aux mouvements amplement révélateurs de la disposition sentimentale des personnages. Il se passe toujours quelque chose sur scène qui occupe le regard du spectateur. Aucun temps mort. Et lorsque l'action tragique tend à s'apaiser un peu pour mieux rebondir aussitôt, la présence remarquée du chœur interprétée par François Decayeux, plus légère mais néanmoins efficace, fait parfois sourire. <span style="font-style:italic">&quot;C'est un personnage sympathique, un pendant à l'intrigue qui a des allures de magicien maladroit ou qui au contraire s'assimile à une main divine.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Ne ratez pas cette création de &quot;Britannicus&quot; par Olivier Mellor et la Compagnie du Berger qui milite pour un théâtre de troupe, d'énergie, de musique et de textes. &quot;Compagnie associée&quot; depuis 2012 au Théâtre de l'Épée de Bois de la Cartoucherie de Vincennes, Olivier Mellor et ses comédiens partagent avec ce théâtre à nul autre pareil une idée commune d'un théâtre engagé et populaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Britannicus"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298739.jpg?v=1652774166" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Dramaturgie : Julia de Gasquet.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Avec : Marie-Laure Boggio, Caroline Corme, Vincent do Cruzeiro, Marie-Laure Desbordes, Hugues Delamarlière, Rémi Pous, Stefen Szekely, François Decayeux.       <br />
       Musiciens : Thomas Carpentier, Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard, Adrien Noble, Louis Noble.       <br />
       Scénographie, machineries : François Decayeux, Séverin Jeanniard, Olivier Mellor, avec le concours du collectif La Courte Échelle.       <br />
       Son : Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Vidéo : Mickaël Tritent.       <br />
       Costumes : Bertrand Sachy.       <br />
       Maquillages : Karine Prodon.       <br />
       Par la Compagnie du Berger (Amiens).       <br />
       Durée : 2 h 25 (avec entracte).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 29 mai 2022.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi, samedi à 21 h, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle en pierre, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64650120-46298706.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Britannicus-Ou-comment-rendre-compte-de-la-naissance-d-un-monstre_a3245.html</link>
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   <title>"Britannicus" L'émancipation par le crime</title>
   <pubDate>Thu, 08 Aug 2019 11:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'était à Paris, pendant l'effervescence d'Avignon, dans la salle de l'Artistic… Un travail de théâtre comme on l'aime. Dans une mise en scène de Christine Joly, Philippe Lebas endosse tous les rôles de la tragédie romaine de Jean Racine, "Britannicus".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/36284676-32482435.jpg?v=1565256775" alt=""Britannicus" L'émancipation par le crime" title=""Britannicus" L'émancipation par le crime" />
     </div>
     <div>
      Britannicus… ce jeune prétendant au trône déchu, qui rêvait d'amour simple, assassiné. Mais aussi dans cette pièce Agrippine, cette femme de la lignée d'Agrippa, qui croyait que l'emprise qu'elle exerçait sur son fils lui assurait l'Empire. Et enfin Néron, son fils nouvel empereur, empêtré dans les contradictions de sa nouvelle charge, qui découvre Sa liberté et Son pouvoir. Par le mensonge et le crime : la monstruosité. Et les serviteurs mesquins, ambitieux… Portraits du pouvoir.       <br />
              <br />
       La scène est résolument simple, avec pour seul accessoire ses pendrillons qui, réfléchissant la lumière, s'ouvrent sur un lointain sombre, obscur, et éventuellement avec, au centre, un <span style="font-style:italic">lectus</span> : signe du Bon Plaisir.       <br />
              <br />
       Philippe Lebas est seul. Avec, pour seul accessoire, une pièce de tissu dont le drapé lance le geste, le port et la voix. Il est l'Acteur qui tournoie, s'essaye à tous les personnages. Il est tous les caractères. Il est le Comédien qui les tient tous. Il est comme un Néron. À jardin ou à cour, un lecteur silencieux sur sa chaise (Christine Joly) distribue les rôles. Jusqu'à ce que par attraction, au quatrième acte scène deux, il devienne Agrippine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/36284676-32482450.jpg?v=1565256810" alt=""Britannicus" L'émancipation par le crime" title=""Britannicus" L'émancipation par le crime" />
     </div>
     <div>
      Dans ce spectacle, à l'évidence de sa trajectoire et de son jeu, apparaissent naturellement les Protagonistes de l'Histoire. Antagonistes mais, par des monologues alternés, ils sont unis comme en un légato. Néron et Agrippine. Deux serpents. Le spectateur ébloui assiste à l'ouverture d'un duo, d'un duel d'un moment de fusion, avant le rejet. Le déclin de l'une, l'avènement de l'autre.       <br />
              <br />
       Dans cette mise en scène qui met en œuvre une seule image (celle d'une concrétisation, d'une mise en abyme, d'un instant, d'un suspend de beauté), qui confronte un moment de réalisme scénique à son double fantasmatique, se vit un point de bascule impressionnant. L'intrigue remonte à son point de partage qui réunit la cause et l'aboutissement, du rôle-titre au rôle pivot, du rôle pivot au rôle-clef. Britannicus, Agrippine, Néron.       <br />
              <br />
       Les deux comédiens s'effacent mangés par les personnages. Le spectateur frémit, assiste à l'enfantement dans la douleur et le mensonge d'un monstre par un monstre. La naissance de Néron empereur.       <br />
              <br />
       Le spectateur applaudit à cette véritable leçon de théâtre, ce mouvement racinien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Britannicus"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/36284676-32482455.jpg?v=1565256840" alt=""Britannicus" L'émancipation par le crime" title=""Britannicus" L'émancipation par le crime" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Mise en scène : Christine Joly.       <br />
       Avec : Philippe Lebas et Christine Joly.       <br />
       Décor : François Cabanat.       <br />
       Lumières : François Cabanat et Cyril Givort.       <br />
       Création sonore : Jules Jacquet.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>A été joué du 11 juin au 31 juillet 2019.</b>       <br />
       À l'Artistic Théâtre, Paris 11e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/36284676-32482459.jpg?v=1565256870" alt=""Britannicus" L'émancipation par le crime" title=""Britannicus" L'émancipation par le crime" />
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     </div>
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