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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-22T16:25:39+02:00</dc:date>
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   <title>"People Under No King (P.U.N.K.)" Remake stupéfiant d'une déferlante libertaire…</title>
   <pubDate>Thu, 24 Mar 2022 07:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour faire (re)vivre et - et ne surtout pas "représenter" - le mouvement PUNK échappant à toutes normes et mêlant dans le même trip inventions musicales et aspirations vitales, Renaud Cojo a invité deux performeurs électrons libres de Jan Fabre, Annabelle Chambon et Cédric Charron, un comédien double de Lester Bangs, ce rock-critic "scandaleux", et l'Ensemble musical UN de David Chiesa aux improvisations tout autant fulgurantes. Le résultat ? Un plateau dévasté… et un public conquis.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63218238-45621513.jpg?v=1647974380" alt=""People Under No King (P.U.N.K.)" Remake stupéfiant d'une déferlante libertaire…" title=""People Under No King (P.U.N.K.)" Remake stupéfiant d'une déferlante libertaire…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Ouvre le Chien&quot;, nom choisi par Renaud Cojo pour qualifier sa compagnie, se revendiquant comme une <span style="font-style:italic">&quot;structure dont la vocation est à trouver du côté du recyclage in vivo d'utopies contrariées&quot;</span>, s'est taillé une réputation liée à un appétit musical sans frontières et à des options hors carcans. Et, au vu de la déflagration causée par cette performance, on peut affirmer qu'il n'y a pas là tromperie sur la marchandise… marchandise échappant justement aux recettes susceptibles de <span style="font-style:italic">&quot;se faire acheter&quot;</span> par les programmateurs soucieux de ne point trop choquer leurs financeurs.       <br />
              <br />
       &quot;Imagine&quot; de John Lennon (1971), sorti en pleine guerre du Vietnam, apparaît comme une bluette aux yeux de cette génération du mitan des années soixante-dix confrontée au désœuvrement, à la drogue et à l'alcool, succédanés utilisés à l'envi pour &quot;éponger&quot; les désarrois d'un monde sans horizon d'attente. Dieu est (définitivement) mort et les idéologies porteuses d'espoir ont vécu, seule la dérision portée à son incandescence semble pouvoir accueillir le mal de vivre de ces jeunes gens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63218238-45621514.jpg?v=1647974410" alt=""People Under No King (P.U.N.K.)" Remake stupéfiant d'une déferlante libertaire…" title=""People Under No King (P.U.N.K.)" Remake stupéfiant d'une déferlante libertaire…" />
     </div>
     <div>
      Imaginez un plateau déjà destroy avant que tout ne commence… Canettes de bière défoncées, poches de chips et de pop-corn éventrées, jonchant le sol. Canapé fatigué recueillant le corps imbibé de Lester Bangs, ce rock-critic iconoclaste aux yeux dissimulés par d'épaisses lunettes noires et arborant une corpulente moustache. Ainsi apparaît, sortie des limbes où elle végétait, l'icône du garage rock qui, après avoir popularisé le nom de &quot;punk&quot;, décéda prématurément à l'âge du Christ victime, elle, de sa foi en l'alcool et les drogues.       <br />
              <br />
       Si l'on ajoute une basse électrique, une batterie, un clavier et une trompette trônant sous des projecteurs éclairant un décor digne d'une friche industrielle, le cadre est planté. Action… Bruits cacophoniques stridents émanant du synthé, de la trompette et autres instruments &quot;donnant de la voix&quot; pour accompagner celle du critique égrenant entre deux magistraux rots son CV intranquille. Pour les distraits, l'adresse est sans équivoque : on est là pour &quot;parler&quot; de l'histoire du punk, vingt ans de l'histoire du rock. Le punk est une attitude et, d'emblée, on est mis au parfum par celui-là même qui va nous le conter, au travers de son objectif, ô combien haut en couleur.       <br />
              <br />
       Alors, au rythme du crépitement déréglé des touches de la machine à écrire sur laquelle le critique tapait ses longs articles à haute valeur littéraire, deux bras, dans une symétrie parfaite, soulèvent lentement les couvercles des deux malles juxtaposées qui les contiennent… pour tirer avec application une dernière taffe avant de jeter leur mégot… et de trinquer joyeusement, canettes de bière en mains. Deux jambes et deux corps en tout point symétriques, expurgés de leur contenant, se fracassant sur le sol. Les deux performeurs hors normes et hors-sol de Jan Fabre donneront alors divinement &quot;à entendre&quot; l'essence du punk, leurs corps électrisés par les musiques en live faisant écho à celles des Ramones, de MC5 (Motor City Five), Iggy Pop &amp; The Stooges, ou encore des Sex Pistols ; New York, Détroit et Londres confondus dans le même chaos sonore et les mêmes lumières stroboscopiques sculptant l'espace.       <br />
              <br />
       Incarnant à s'y tromper le jeu sauvage et impressionnant d'Iggy Pop, torses nus et étoiles non genrées sur les tétons, les deux performeurs extatiques vont - dans de violentes chorégraphies acrobatiques orchestrées au millimètre - s'ingénier à le faire revivre. Ainsi des plans séquences où, tournant le dos au public, ils vont consciencieusement (faire semblant d') uriner sur des chaises avant de se délecter de leur jus vivant à grande lampée, ou encore essuyer méthodiquement leur fessier avec les portraits, l'un de Jimmy Carter, l'autre de Margaret Thatcher dite La Dame… de Fer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63218238-45621617.jpg?v=1647975158" alt=""People Under No King (P.U.N.K.)" Remake stupéfiant d'une déferlante libertaire…" title=""People Under No King (P.U.N.K.)" Remake stupéfiant d'une déferlante libertaire…" />
     </div>
     <div>
      La provocation permanente érigée comme art de vivre trouve son pendant dans les flux musicaux à décibels non contrôlés et dans l'exubérance verbale qui l'accompagne faisant la nique à toute poétisation jugée, elle, vulgaire. Au micro, les pratiques sexuelles et &quot;asociales&quot; des punks sont disséquées pour être élevées au rang de mantras libertaires. Si Patti Smith trouve alors grâce aux yeux du critique, le trop lisse David Bowie est moqué avec humour. Les comprimés RORER 714, à effet de drogues récréatives, se précipitent dans les vidéos projetées en fond de scène, libérant leur puissance psychotrope jusque dans la salle.       <br />
              <br />
       Ainsi, en totale complicité avec le narrateur qu'il s'est choisi au travers du prisme du rock-critic Lester Bangs, revendiquant haut et fort la subjectivité déliée de toute entrave comme instrument seul susceptible de pouvoir capter l'effervescence d'un phénomène musical et socio-politique rebelle à tout &quot;encrage&quot;, Renaud Cojo convoque superbement l'esprit du mouvement punk. De Détroit, mis à mal par la ruine industrielle, au Londres de Margaret Thatcher, c'est le souffle libertaire déferlant comme une déflagration sur le monde fini qui envahit le plateau, éclaboussant le public captif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63218238-45621633.jpg?v=1647975188" alt=""People Under No King (P.U.N.K.)" Remake stupéfiant d'une déferlante libertaire…" title=""People Under No King (P.U.N.K.)" Remake stupéfiant d'une déferlante libertaire…" />
     </div>
     <div>
      La force de cette déflagration tient au fait qu'il ne s'agit aucunement là d'une &quot;représentation&quot; d'une histoire héroïsée figée dans la naphtaline - çà ce serait le job du libéralisme qui en recyclant dans la machine à laver du profit les expériences underground en présenterait une version muséifiée, déminée, à l'usage des bonnes âmes consommatrices de culture délicieusement sulfureuse - mais d'une immersion plain-pied dans une communauté ô combien &quot;vivante&quot;.       <br />
              <br />
       Et, paradoxe ou aporie, ce sentiment de &quot;dés-ordre&quot; voulu obéit secrètement à une trame tissée de haute main par le metteur en jeu. En effet, la virtuosité musicale de l'Ensemble Un et le brio fabuleux des corps des trois performeurs invités au plateau ne doivent rien au hasard et sont partie intégrante de l'euphorisante énergie collective circulant en boucles dissonantes. <span style="font-style:italic">&quot;Recyclage in vivo d'utopies contrariées&quot;</span> ? On ne pourrait mieux dire.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 17 mars au TnBA, Salle Vauthier, à Bordeaux. Représenté du 15 au 19 mars 2022 (en partenariat avec l'Opéra National de Bordeaux).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"People Under No King (P.U.N.K.)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63218238-45621638.jpg?v=1647975218" alt=""People Under No King (P.U.N.K.)" Remake stupéfiant d'une déferlante libertaire…" title=""People Under No King (P.U.N.K.)" Remake stupéfiant d'une déferlante libertaire…" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Renaud Cojo.       <br />
       Assistante stagiaire à la mise en scène : Alexane Thomma.       <br />
       Direction musicale : David Chiesa.       <br />
       Chorégraphie : Annabelle Chambon et Cédric Charron.       <br />
       Avec : Annabelle Chambon, Cédric Charron, Antoine Esmérian-Lesimple.       <br />
       Musiciens : David Chiesa (basse électrique), Blanche Lafuente (batterie), Barbara Dang (clavier), Timothée Quost (trompette), Matthieu Werchowski (violon).       <br />
       Scénographie : Éric Blosse, Florent Blanchon.       <br />
       Lumières : Fabrice Barbotin, Florent Blanchon.       <br />
       Images vidéo : Laurent Rojol.       <br />
       Diffusion sonore et régie générale : Pierre-Olivier Boulant.       <br />
       Production : Cie Ouvre le Chien, compagnie conventionnée par la DRAC Nouvelle-Aquitaine en coréalisation avec l'Ensemble UN.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63218238-45621745.jpg?v=1647975723" alt=""People Under No King (P.U.N.K.)" Remake stupéfiant d'une déferlante libertaire…" title=""People Under No King (P.U.N.K.)" Remake stupéfiant d'une déferlante libertaire…" />
     </div>
     <div>
      Les textes de Lester Bangs sont traduits par Jean-Paul Mourlon et édités en France par Tristram. La performance est dédiée à Florent Blanchon, artiste créateur des lumières, décédé brutalement en janvier 2022.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63218238-45621513.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/People-Under-No-King-P-U-N-K-Remake-stupefiant-d-une-deferlante-libertaire_a3207.html</link>
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   <title>Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…</title>
   <pubDate>Thu, 30 Jan 2020 14:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lorsque carte blanche est donnée à huit groupes d'étudiants des Beaux-Arts (accompagnés chacun par un artiste) pour une exposition performative placée sous l'égide de commissaires expérimentés (Annabelle Chambon et Cédric Charron, deux danseurs de Jan Fabre, auxquels s'adjoint Émilie Houdent, experte en art de la performance) bénéficiant, en plus de leur expérience propre de performers avérés, d'un enthousiasme irradiant, on se dit que "les Arts vivants" ne sont pas qu'une antienne rebattue…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35327815.jpg?v=1580392626" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      Au Café Pompier de l'annexe des Beaux-Arts, embarqué pour une odyssée contemporaine au long cours (plus d'une heure et demie), chaque groupe de spectateurs découvre huit propositions dont le processus créatif, amorcé trois mois auparavant, trouve ce soir-là sa réalisation tangible. Invité à traverser tour à tour huit espaces différents convoquant toutes les disciplines, ballotté par le tourbillon de ces impacts qui l'amène sans pause à arpenter des domaines &quot;in-ouïs&quot; ou &quot;in-attendus&quot;, il en perd conscience pour naître à sa propre vision.       <br />
              <br />
       Projet certes tentaculaire, dont le fil d'Ariane - &quot;Les prototypes du vivant&quot; - offre une main courante susceptible d'éclairer ce labyrinthe foisonnant, évitant de perdre pied sans pour autant progresser en terrain stable… Mais comment pourrait-il en être autrement lorsque le sujet n'est rien moins que d'explorer à leur suite les épiphénomènes des métamorphoses de la nature humaine, percutée par l'intelligence artificielle, dans le but de créer un modèle d'approche du vivant inconnu annonçant un nouvel âge de l'anthropocène ?       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Blob"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35327816.jpg?v=1580392733" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Blob&quot; immerge dans un magma de matières telles celles qui peuplent les décharges où viennent échouer en fin de vie tous les objets manufacturés mis au rebut. Poupées de celluloïd amputées, vieilles carcasses de vélos privés de leurs roues et autres vestiges d'un univers de déjections en décomposition. Dans ce milieu placé sous le sceau du retour aux origines, se croissent des formes primitives, visqueuses pour certaines, propres à susciter l'attention des chercheurs, lesquels sondent à l'aide de lasers les mouvements respiratoires d'êtres proto-cellulaires. Fascinante plongée dans une installation intemporelle en devenir.       <br />
              <br />
       Avec : Johann Loiseau, Nathanaël Siefert, Nino Ram, Élise Simeonidis, Alice Vigier-Lévy.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vivre en Algo-rythme"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328033.jpg?v=1580392894" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Vivre en Algo-rythme&quot; propose une expérience in vivo : quels liens entretenons-nous avec les données a(e)ncrées dans nos &quot;chairs&quot; (sic) téléphones portables, pouvons-nous nous en séparer sans ressentir un vide abyssal ? Le spectateur est invité à confier son clone algorithmique - installé dans un four à micro-ondes -, libéré un temps de son addiction au monde numérique, puis est convié à &quot;reprendre la parole&quot;. Le pouvoir de simples mots, projetés et écrits sur les murs-écrans, est-il encore &quot;de nature&quot; à briser les chaînes de puissants algorithmes ? Expérience à couper/redonner la parole à nombre d'entre nous.       <br />
              <br />
       Avec : Sarah Morelli, Yasmine-Claire Lafaye, Marta Jonville.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Missabrevis"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328150.jpg?v=1580393364" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Missabrevis&quot; précipite dans une chute &quot;planante&quot; en compagnie de charmantes hôtesses revêtues d'une combinaison immaculée. La spirale de la dépressurisation de l'habitacle Terre, nimbé des lumières et des voix charmeuses des sirènes du néolibéralisme, nous accompagne en douceur vers le crash annoncé. La descente au ralenti conduit non vers l'enfer mais vers l'humus originel, humain et humus ayant les mêmes &quot;racines&quot;. Expérience sensorielle - musiques, lumières, créatures de rêve - propre à la méditation humano-politique, la &quot;messe courte&quot; du capitalisme moribond est dite, ainsi soit-il, avec une exquise délicatesse.       <br />
              <br />
       Avec : Dina Khuseyn, Leyre Leon Alvarez, Anaëlle Cassagne, Perrine Le Guennec, Marie Lanera.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Des méduses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328237.jpg?v=1580393583" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Des méduses&quot;, mais quelle peut bien être la fonction de cette pierre remise dès l'entrée dans les mains de chaque spectateur &quot;vivant&quot;… si ce n'est la marque inaugurale de son passage dans une autre dimension, celle du règne minéral d'où, littéralement médusé, il va pouvoir observer en toute impassibilité le monde d'où naguère il est sorti. Pétrifié, devenu pierre, il peut redécouvrir le spectacle de cette autre, méduse polymorphe autant rutilante dans ses atours rouges seyants qu'abjecte dans les mouvements convulsifs de sa langue et de ses yeux exorbités. Pris entre désir et rejet, il, elle, devient alors la pierre sur laquelle se bâtit le nouveau royaume d'une humanité en mutation. Au-delà de la performance esthétique de Méduse, le ressenti d'un trouble, celui de l'inquiétante étrangeté liée à toutes métamorphoses.       <br />
              <br />
       Avec : Jeanne Clarieux, Esther Sauzet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Syntuitive"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328323.jpg?v=1580394558" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Syntuitive&quot; projette sous nos yeux la chorégraphie répétitive de créatures uniformes dans leur combinaison chair surmontée d'une chevelure unisexe hirsute. Au rythme d'une musique elle-même répétitive ils, elles s'élancent l'un, l'une vers l'autre, se séparent, dans un mouvement ininterrompu marqué par les mêmes élans contradictoires et/ou complémentaires. De l'objet final ressort une (certaine) lassitude (certaine) éloignée sans nul doute des intentions de leurs concepteurs, branchés sur le ballet des corps désirants se désentraver de leurs &quot;assujettissements genrés&quot;.       <br />
              <br />
       Avec : Sophie Dalès, Charles Dauphinot, Justine Puech, Max Codina, Joane Guiheux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Peau transparente"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328577.jpg?v=1580394804" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Peau transparente&quot;, celle de la pellicule argentique des projecteurs &quot;16 mm&quot; des ciné-clubs d'antan, manipulée par des experts des technologies de pointe d'aujourd'hui, mixant, dans une confusion temporelle hautement maîtrisée, les apports vivants d'époques appartenant à d'autres mondes. Travail perfectionniste dévoilé dans la pénombre propice aux projections de tous ordres, cette performance exigeante… peut cependant rester &quot;obscure&quot; pour ceux et celles qui restent à la porte des laboratoires ciné-photographiques high tech.       <br />
              <br />
       Avec : Bertrand Grimault, Maverick Laporte, Adrien Edeline.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Actéon"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328721.jpg?v=1580394924" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      Avoir joué &quot;Actéon&quot; - transformé en cerf, après avoir surpris Artémis se baigner nue et être dévoré ensuite par sa meute de chiens ne l'ayant pas reconnu - laisse des traces… C'est cette expérience de violence à &quot;re-présenter&quot; qui donne lieu à l'installation présente où l'humain violenté n'existe qu'au travers de son absence… Absence présentifiée par des affichettes traçant les sévices subis pour les réifier en faisant appel à la &quot;lecture&quot; du spectateur. Ainsi distanciée, la violence ne risque plus de se faire objet de fascination mais s'empare de la symbolique du langage pour faire sens, évitant le danger de complaisance. En circulant silencieusement dans l'espace déserté par les victimes, guidé par les mots tracés, on mesure l'impact d'un art conceptuel ouvrant sur des questionnements que la chose montrée ne peut susciter. Une anti-performance des plus performantes…       <br />
              <br />
       Avec : Yacine Sif El Islam, Alexiane Trapp, Li Jingyan, Wang Yu-Men, Layan Qarain, Jessy Maillard.
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     <div><b>"Salivalisme"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328780.jpg?v=1580395100" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
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      &quot;Salivalisme&quot; nous plonge dans un univers ludique alliant passé (décorum des films de science-fiction des années soixante-dix) et futur (diagnostic des pathologies sociales à partir des analyses de salive) pour dire notre présent &quot;performatif&quot;. Munis d'éprouvettes, les scientistes recouverts de leur scaphandre aseptisé prélèvent en chacun les éléments biologiques révélant, selon la couleur obtenue, son degré de dépendance aux diktats environnementaux. L'intoxication révélée par le tube à essai donne lieu à une prescription de soins afin de devenir protagoniste de son existence. Un bel objectif politique proposé artistiquement, avec humour et poésie.       <br />
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       Avec : Elizabeth Saint-Jalmes, Océane Poyet, Owen Dupont, Emma Labarth.       <br />
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       Au terme de ce périple, le corps du spectateur, durablement &quot;impressionné&quot; par ces univers traversés, devient lui-même performeur d'une réalité virtuelle… à concevoir de toute urgence.       <br />
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       <b>&quot;Les Prototypes du Vivant&quot;, carte blanche à Annabelle Chambon et Cédric Charron, ont eu lieu au Café Pompier des Beaux-Arts de Bordeaux, le jeudi 23 janvier 2020 dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">&gt;&gt; Plus d'infos sur Trente Trente</a>       <br />
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       Exposition performative collective commissionnée par Annabelle Chambon, Cédric Charron et Émilie Houdent.       <br />
       Avec : Sophie Dalès, Bertrand Grimault, Marta Jonville-Pile, Dina Khuseyn, Johann Loiseau, Elizabeth Saint-Jalmes, Yacine Sif El Islam, Jeanne Clarieux… et 26 étudiants de l'école des Beaux-Arts de Bordeaux.
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Les-prototypes-du-vivant-infiltrent-les-Beaux-Arts_a2649.html</link>
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