<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-18T00:42:53+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-95713582</guid>
   <title>"Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…</title>
   <pubDate>Mon, 30 Mar 2026 10:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand Tiago Rodrigues s'empare de monuments de la littérature (cf. son "Antoine et Cléopâtre", "Bovary", "La Cerisaie", "By Heart", etc.), c'est dans l'intention de faire résonner leur matière vivante avec notre contemporanéité. En effet, loin d'"adapter" Shakespeare, Flaubert, ou encore Tchekhov, il considère ces histoires mythiques comme la cristallisation dans notre mémoire vive de questions atemporelles, les "exploite" à l'envi pour créer les conditions d'un choc dramaturgique porteur de sens. Ainsi de sa dernière création, où une actrice qui répète au plateau le rôle d'Hécube, rencontre dans son existence personnelle une problématique-miroir reflétant celle de l'esclave d'Agamemnon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854883.jpg?v=1774870307" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Tournant le dos aux falaises hiératiques de la Carrière de Boulbon, les comédiens habillés de noir sont absorbés par leur travail à la table… C'est le tout début des répétitions de la pièce d'Euripide. Remarquant la présence du public, ils s'interrompent pour briser le quatrième mur en présentant de manière chorale l'intrigue vieille de 2 500 ans… <span style="font-style:italic">&quot;Nous sommes le Chœur… Au moment où commence la pièce, Polyxène, premier fils d'Hécube, a été sacrifié aux Dieux. Polydore, le second fils, a été assassiné perfidement par le roi de Thrace, Polymestor, auquel il avait été confié par Priam, roi de Troie. Hécube, reine déchue et mère ravagée de douleur, réclame justice et vengeance&quot;.</span> Ainsi rappelée, l'intrigue grecque est-elle prête à devenir caisse de résonance du drame à venir.       <br />
              <br />
       Pause pour revenir à la table où l'un des comédiens annonce que Nadia (l'interprète de la reine troyenne) devra s'absenter de la répétition pour des raisons personnelles. Le rythme s'accélère alors pour exploser dans une joyeuse cacophonie pointée non sans malice par l'un des acteurs choisis pour jouer Agamemnon (Denis Podalydes) : <span style="font-style:italic">&quot;Euripide méritait mieux&quot;</span>… Quant à la tirade de Polymestor qui fait suite, l'acteur errant les yeux crevés tout en vociférant son texte, elle sera assortie d'un nouveau trait d'humour – <span style="font-style:italic">&quot;Il parle beaucoup pour quelqu'un qui a les yeux crevés&quot;</span> – saillie en annonçant d'autres, créant des temps de respiration salutaires dans les deux drames qui se profilent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854884.jpg?v=1774870341" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Bascule de lieux… La table de travail des comédiens devient instantanément celle du Tribunal. On y retrouve Nadia venue là pour entendre le procureur suite à la plainte qu'elle a déposée contre l'institut spécialisé auquel elle avait confié son enfant autiste. Le magistrat lui communique le rapport accablant actant par le menu les maltraitances subies par les enfants autistes accueillis dans cette structure, <span style="font-style:italic">&quot;notamment par Otis (son fils) âgé de douze ans&quot;</span> (phrase répétée en boucle par le Chœur, comme une litanie obsédante).       <br />
              <br />
       Dès lors, deux régimes dramatiques (la tragédie d'Euripide et l'action en justice) vont continuellement se faire écho en se succédant sans aucune transition. Auxquels s'ajouteront les commentaires sur le vif des comédiens, suspendant leur personnage pour commenter &quot;théâtralement&quot; le théâtre en train de se faire… <span style="font-style:italic">&quot;Nadia est jouée par une actrice (Elsa Lepoivre) qui elle-même fait semblant de jouer Hécube&quot;</span>, ou encore <span style="font-style:italic">&quot;Le corps de Nadia est sur scène et elle dit les mots d'Hécube mais elle n'est pas vraiment là&quot;.</span> Un théâtre à multifacettes renvoyant chacune des effets de vérité mouvante.       <br />
              <br />
       Aspiré par ce mouvement tourbillonnaire, le spectateur est partie prenante des intrigues commentées en direct par le coryphée. Il sera, lui aussi, ému (jusqu'aux larmes) par la déposition de Nadia parlant avec amour de son fils disposant de quarante mots au plus pour communiquer avec elle : <span style="font-style:italic">&quot;Maman, pas maman ; pluie, pas pluie ; au revoir, pas au-revoir…&quot;.</span> Et quand le même coryphée interviendra pour dire que les larmes qui s'échappent des yeux de l'actrice lorsqu'elle joue Hécube (<span style="font-style:italic">&quot;Nadia joue Hécube et pleure sur Polydore assassiné&quot;</span>), ce sont celles qu'elle a retenues face au procureur, le trouble devient par porosité le nôtre.       <br />
              <br />
       Une autre histoire racontée par Nadia viendra s'inviter dans les plis des deux intrigues principales, rythmant ainsi celles de l'antique grecque et du tribunal contemporain appelé à juger l'impensable des maltraitances institutionnelles perpétrées sur des enfants handicapés… L'histoire d'une chienne ordinaire, héroïne d'une série qu'Otis – son fils autiste dont le prénom n'a rien à voir avec son trouble, mais avec le chanteur afro-américain Otis Redding – affectionne particulièrement. Que nous raconte-t-elle d'autre cette histoire de chienne, qui, d'épisode en épisode, erre jusqu'à retrouver en toute fin son chiot et éprouver l'indicible plaisir d'aboyer avec lui ?…       <br />
              <br />
       … si ce n'est l'écho réifié d'Hécube, métamorphosée en chienne – cf. sa statue monumentale dévoilée sur le plateau – et aboyant ad vitam æternam après s'être vengée du traître Polymestor en crevant avec des aiguilles les yeux de l'assassin de son fils aimé. Au théâtre, tout fait signe, et le metteur en scène nous le rappelle magistralement au détour de son écriture.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854885.jpg?v=1774870368" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Dans la mise en cause du personnel de la maison d'accueil, le Chœur – toujours à l'avant-scène de la pièce – commentera : <span style="font-style:italic">&quot;Nadia n'est plus Hécube, mais joue son rôle de mère. Elle découvre le labyrinthe où sa vie se confond avec celle d'Hécube&quot;</span>. Nous suivrons &quot;en direct&quot; les péripéties de cet avant-procès où éclateront au grand jour, outre la perversité du tortionnaire incriminé, la pleutrerie scandaleuse des plus hauts dirigeants incapables d'assumer leurs manquements, plus encore coupables que les employés de terrain, dépassés par des conditions de travail impossibles.       <br />
              <br />
       Au terme de ces deux heures intenses de représentation du théâtre dans le théâtre, nous ressortons… comme éblouis. Éblouis par ces deux mères courages, ravagées par la douleur et mues par la fureur vengeresse réparatrice. Éblouis par le jeu des actrices et acteurs de la Comédie-Française (Éric Génovèse, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Élissa Alloula, Séphora Pondi) rivalisant de force tranquille pour incarner les différents rôles, passant allègrement d'un lieu et d'une époque à l'autre. Éblouis par l'intelligence (et l'humour !) de l'écriture de Tiago Rodrigues, chantre d'un humanisme décapant. Enfin, encore et toujours, éblouis par le cadre de la Carrière de Boulbon, offrant en toute générosité son &quot;écho&quot; aux tragédies humaines.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 2 juillet 2024 dans la Carrière de Boulbon dans le cadre du Festival d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hécube, pas Hécube"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854886.jpg?v=1774870401" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      En français surtitré en anglais.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes (français).       <br />
       Texte et mise en scène : Tiago Rodrigues.       <br />
       Avec les interprètes de la Comédie-Française : Éric Génovèse, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Élissa Alloula, Séphora Pondi.       <br />
       Scénographie : Fernando Ribeiro.       <br />
       Costumes : José António Tenente.       <br />
       Lumière : Rui Monteiro.       <br />
       Musique et son : Pedro Costa.       <br />
       Collaboration artistique : Sophie Bricaire.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Panthea.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       &quot;Hécube, pas Hécube&quot; de Tiago Rodrigues, traduction Thomas Resendes, est publié aux Éditions Les Solitaires intempestifs (juillet 2024).       <br />
       Avec des extraits de &quot;Hécube&quot; d'Euripide, traduction Marie Delcourt-Curvers, publié aux Éditions Gallimard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854887.jpg?v=1774870435" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 30 mars au 17 avril 2026.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h 30.       <br />
       Comédie-Française Hors les murs.       <br />
       13ᵉ Art, Centre commercial Italie Deux, 30, place d'Italie, Paris 13ᵉ.       <br />
       Réservations : 01 48 28 53 53.       <br />
       <a class="link" href="https://reserver.comedie-francaise.fr/event/68bd83b706dce3be066e423f" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://le13emeart.com/" target="_blank">&gt;&gt; le13emeart.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95713582-66854887.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hecube-pas-Hecube-L-artiste-et-son-double-une-histoire-flamboyante-de-meres-douleurs_a4516.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-90490074</guid>
   <title>"Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé</title>
   <pubDate>Thu, 14 Aug 2025 12:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dire la perplexité ressentie au terme de cette ouverture pour le moins singulière de la 79ᵉ édition du Festival… Perplexité à mesurer à l'aulne des attentes certes démesurées liées au plaisir intense délivré par les précédentes créations de la chorégraphe originaire du Cap-Vert. Perplexité aussi face à ce titre inspiré par les mythiques "Mille et Une nuits" pris ici pour caution, leurs échos restant résolument obscurs… si ce n'est peut-être que ce qui est donné à voir et à entendre sur l'immense plateau du Palais des Papes pourrait se répéter encore et encore, de nuit en nuit avignonnaise… Ce qui sauve cependant cette performance – là, on retrouve l'empreinte de l'artiste –, c'est, outre l'implication au-dessus de tous soupçons des acteurs musiciens, l'esprit iconoclaste veillant sur l'ensemble.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90490074-63803070.jpg?v=1751922047" alt=""Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" title=""Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" />
     </div>
     <div>
      Pourtant, le prélude, assuré cette fois-ci par un danseur noir en jupette blanche, faisant corps avec un aplomb dionysiaque avec les notes d'une musique tonique se détachant dans un cercle de lumière immaculée, avait l'air trop sage, nous mettant l'eau (sulfureuse) à la bouche… De même, après qu'eurent résonné malicieusement les trompettes de Maurice Jarre, l'intervention muette – au micro – d'un personnage grimaçant et se démenant en tous sens pour porter un message inaudible, intriguait à souhait. On se disait qu'on allait retrouver là le même dé-lire de la réalité que l'on avait tant aimé dans &quot;Les Bacchantes&quot; (2017) au sous-titre prometteur de &quot;Prélude pour une purge&quot;. Mais là, point de purge du monde tel qu'il ne va pas, mais une longue juxtaposition de tableaux traversés certes par quelques saillies.       <br />
              <br />
       Une cohorte de personnages extraits de contrées oniriques hors sol, certains le visage dissimulé derrière le masque souriant d'une poupée, vont peupler le plateau animé par des musiques percussives et des chants opéra-tionnels. Pas glissés mécaniques, chiffons blancs agités lentement, ils vont s'adonner à d'incessantes allées et venues dont seuls eux connaitront (ou pas) la raison. Venant trouer ce défilé un brin répétitif, l'un d'eux, pris opportunément de spasmes stomacaux et intestinaux incoercibles, s'emploiera à expulser par deux de ses orifices les embarras travaillant ardemment les fondements de son être (ou pas être), cristallisant ainsi un regain manifeste d'intérêt.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90490074-63803071.jpg?v=1751922161" alt=""Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" title=""Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" />
     </div>
     <div>
      Séquence à vertu scatologique propre à déconstruire les ordres établis qui se prolongera tout naturellement… jusqu'à faire profiter des précieux liquides un spectateur du premier rang invité à se délecter des matières (imaginaires) recueillies dans le vase de nuit. Mais comme le plaisir d'un théâtre communautaire l'exige, l'itinéraire de l'urne et de son précieux contenu (cf. le Saint Graal) se prolongera encore par l'ascension des travées afin qu'un maximum de spectateurs aient l'occasion de communier en avalant ce substitut d'hostie après que le crâne dégarni de certains l'eurent reçu en onction…        <br />
              <br />
       Le concert des gémissements et gargouillis pataphysiciens émis par l'impétrant et accompagnant le chemin des croisées traversières procurera son effet décongestionnant. Aucune régression – fût-elle fixée au stade primal du pipi-caca – n'étant interdite ici et étant à prendre comme signe d'une liberté (ré)créative sapant toutes bienséances convenues ; le mauvais goût étant laissé au théâtre bourgeois dont la vulgarité se situe sans conteste un cran au-dessus.       <br />
              <br />
       D'étranges condoléances auront lieu dans un coin du plateau. Des percussions, portées avec conviction par trois personnages, feront résonner leur rythme endiablé alors qu'un(e) autre interprète sans jambes (réhabilitation ipso facto du droit à être pleinement artiste en dehors de tous préjugés normatifs) s'emploiera dynamiquement à ramper sur le sol pour descendre ensuite d'un praticable. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90490074-63803072.jpg?v=1751922544" alt=""Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" title=""Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" />
     </div>
     <div>
      D'autres personnages, de manière compulsive et implacablement mécanique, retireront des couches successives de draps souillés de sang, pliés soigneusement avant d'être déposés religieusement à leurs pieds comme on le ferait de suaires christiques… Des tableaux surréalistes à l'envi, échos du Comte de Lautréamont – que l'on s'autorisera à plagier – <span style="font-style:italic">&quot;beau comme la rencontre fortuite sur un (plateau de théâtre)&quot;</span> d'éléments hétéroclites n'ayant aucun rapport entre eux si ce n'est leur banalité aveuglante porteuse d'un sens à découvrir.       <br />
              <br />
       Un cabinet des curiosités, des cris discordants, des silences assourdissants, faisant fi de tout ordre raisonnable, s'affranchissant avec une jouissance assumée des genres et frontières entravant tant la création artistique que les artistes qui la portent, et les spectatrices et spectateurs qui la partagent… L'intention était donc des plus louables et on ne peut que s'y retrouver…        <br />
              <br />
       Cependant était-ce suffisant pour créer les conditions de son partage sur un plateau aussi exigeant que la mythique Cour d'honneur ? Certes on appréciera le pied de nez adressé à tous les garants d'une tradition ordonnée, mais force est de constater que l'on reste rivé sur notre fauteuil, sans être happé par l'énergie que l'on voudrait nous faire partager. Un peu comme si ce voyage au bout de la nuit avignonnaise nous avait laissé sur le quai, spectateur déçu… de ne pas avoir pu y trouver notre compte.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nôt"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90490074-63803073.jpg?v=1751922587" alt=""Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" title=""Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" />
     </div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Conception et chorégraphie : Marlene Monteiro Freitas - Cap-Vert Portugal.       <br />
       Avec : Marie Albert, Joãozinho da Costa, Miguel Filipe, Ben Green, Henri "Cookie" Lesguillier, Tomás Moital, Rui Paixão, Mariana Tembe.       <br />
       Assistant chorégraphique : Francisco Rolo.       <br />
       Conseil artistique : João Figueira, Martin Valdés-Stauber.       <br />
       Scénographie : Yannick Fouassier, MMF.       <br />
       Lumière et direction technique : Yannick Fouassier.       <br />
       Costumes MMF : Marisa Escaleira.       <br />
       Son : Rui Antunes.       <br />
       Régie générale : Ana Luísa Novais.       <br />
       Accessoire scénique spécial : Cláudio Silva.       <br />
       Stagiaire scénographie : Emma Ait-Kaci.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 et 15 août 2025 :</span> Berliner Festpiele/Tanz in August, Berlin (Allemagne).       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 et 29 août 2025 :</span> La Bâtie Festival, Genève (Suisse).       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 au 14 septembre 2025 :</span> Culturgest, Lisbonne (Portugal).       <br />
       19 et 20 septembre 2025 : Rivoli, Teatro Municipal, Porto (Portugal).       <br />
       6 au 8 février 2026 : Onassis Stegi, Athènes (Grèce).       <br />
       20 et 21 février 2026 : PACT Zollverein, Essen (Allemagne).       <br />
       4 et 5 mars 2026 : Le Quartz, Brest (29).       <br />
       25 au 28 mars 2026 : Parc de la Villette, Paris 19e.       <br />
       22 et 23 avril 2026 : La Comédie, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       28 et 29 avril 2026 : MC2, Grenoble (38)       <br />
       6 et 7 mai 2026 : Maison de la Danse, Lyon (69).       <br />
       14 au 17 mai 2026 : Kunstenfestivaldesarts, Bruxelles (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90490074-63803074.jpg?v=1751922631" alt=""Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" title=""Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90490074-63803070.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Not-Marlene-Monteiro-Freitas-loin-du-conte-trop-loin-du-compte-Un-voyage-au-bout-de-la-nuit-ayant-gout-d-inacheve_a4343.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-89921130</guid>
   <title>•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques</title>
   <pubDate>Tue, 15 Jul 2025 15:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   François Tanguy n'est plus de ce monde, mais son Théâtre du Radeau poursuit sa course échevelée, confiant au vent du large ses fragments d'un discours théâtral singulier. Exit tout fil rouge l'amarrant au port, mais une succession de tableaux hauts en couleur surgissant d'un espace-temps hors de portée du commun pour saisir chacun là où il ne pensait jamais être. Un précipité burlesque de personnages déclamant des tirades empruntées à des auteurs au-dessus de tous soupçons fait bon ménage avec un cocktail de commentaires prosaïques. Une folle immersion à donner le vertige.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89921130-63508162.jpg?v=1752589819" alt="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" title="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" />
     </div>
     <div>
      Il paraîtrait que des fragments d'Heinrich von Kleist, William Shakespeare, Anton Tchekhov, Fiodor Dostoïevski, Frantz Kafka, T.S.Eliot, Søren Kierkegaard, Robert Walser, Bertolt Brecht, et d'autres encore hantent le plateau… Mais le flux est tel que l'on se laisse emporter par la vague sans les reconnaître tous. Peu importe, l'essentiel est ailleurs… Il se niche quelque part au creux du caractère hypnotique de ce défilé débridé.       <br />
              <br />
       Affublés de moustaches 1900, de gros ventres, de robes de princesses et blouses de paysans, de pantalons soutenus par de grosses bretelles, de parapluies à la Mary Poppins, la cohorte en goguette traverse le plateau improbable en courant ou s'envolant, pris dans les bourrasques porteuses du vent d'autan, le vent qui – dit-on dans le Sud – rend fou…       <br />
              <br />
       Une fouine empaillée, deux appareils projecteurs diapo d'un autre temps, un vase de fleurs artificiels, tout un bazar hétéroclite d'objets dépareillés entassés attendent devant des tentures que la représentation ne débute. Des bruits lointains sont interrompus par une voix off faisant entendre un poème étrange évoquant une belle jeune fille en son balcon pouvant être une princesse ou une cantatrice d'opéra ; un lion enchaîné, une épée et une caisse d'où émerge une tête d'homme dont la bouche est fendue par un sourire complètent le tableau… Assis sur un banc, cinq personnages en quête d'histoires commentent prosaïquement la scène…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89921130-63508163.jpg?v=1752589849" alt="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" title="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" />
     </div>
     <div>
      Succèderont d'autres et encore d'autres tableaux… Un Cabinet de la Montagne balayé par le vent d'autan donnant lieu à un ballet de gens nageant dans l'air (cf. tableau de Magritte)… Des chants liturgiques… Un conférencier particulièrement soulant… Un triton séducteur… Un Prince de Hombourg… Une sarabande… Un homme à l'épée… <span style="font-style:italic">&quot;Est-ce que l'on vous a choisi dans la multitude des hommes pour me tuer ?&quot;</span>… <span style="font-style:italic">&quot;Peut-on savoir où Monsieur a passé la nuit ? - Dans un fossé.&quot;</span>… <span style="font-style:italic">&quot;Eh, par le bourreau, dites, compère Adam ! Que vous est-il arrivé ?&quot;</span>… <span style="font-style:italic">&quot;Et des tigres et des lions, vous en avez en Grèce ? Et des arnaques aussi ? Et des girafes, il y en a en Grèce ? Et des morilles aussi ?&quot;…</span>       <br />
              <br />
       Tableaux surréalistes entrecoupés de commentaires émanant des personnages eux-mêmes et à entendre avec une double entrée, les destinataires étant aussi assis face à eux, dans la salle… <span style="font-style:italic">&quot; Vous êtes un peu sceptiques ?&quot;… &quot;Donnez-moi de l'atmosphère !&quot;… &quot;Donnez-moi de la poésie !&quot;… &quot; Ils veulent montrer leur instruction, et ils disent des choses pas comprenables.&quot;… &quot;Personne ne comprend rien.&quot;…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89921130-63508252.jpg?v=1752589873" alt="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" title="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" />
     </div>
     <div>
      On sort quelque peu éberlué de cette immersion dans le monde théâtral selon François Tanguy… Le vent d'Autan qui a soufflé fort sur le plateau a débordé dans la salle et sa folie nous a – nous aussi – contaminés… Entre perplexité raisonnable et adhésion sidérée, nous avons été &quot;allègrement&quot; ballottés pour, au final, ressentir la douce allégresse que procure tout lâcher-prise.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le dimanche 13 juillet au Gymnase du lycée Mistral, Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Par autan"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89921130-63508281.jpg?v=1752590253" alt="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" title="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" />
     </div>
     <div>
      François Tanguy - Théâtre du Radeau.       <br />
       En français surtitré en anglais.       <br />
       Mise en scène, scénographie : François Tanguy.       <br />
       Avec : Frode Bjørnstad, Samuel Boré, Laurence Chable, Martine Dupé, Erik Gerken, Vincent Joly, Anaïs Muller.       <br />
       Son : Éric Goudard, François Tanguy.       <br />
       Lumière : François Fauvel, Typhaine Steiner, François Tanguy.       <br />
       Couture : Odile Crétault.       <br />
       Construction : François Fauvel, Erik Gerken, Jean Guillet, Jimmy Péchard, Paul-Emile Perreau.        <br />
       Régie générale : François Fauvel.       <br />
       Régie lumière : François Fauvel, Typhaine Steiner.       <br />
       Régie son : Éric Goudard, Emmanuel Six.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Spectacle créé le 17 mai 2022 au Théâtre des 13 Vents - CDN de Montpellier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89921130-63508285.jpg?v=1752590163" alt="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" title="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <b>Les 12 et 14 à 12 h ; le 13 juillet 2025 à 12 h et 18 h.</b>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Gymnase du lycée Mistral, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Exposition avec la BnF</span>       <br />
       Dessins de François Tanguy pour le Théâtre du Radeau.       <br />
       Du 5 AU 27 septembre 2025       <br />
       Maison Jean Vilar, Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89921130-63508163.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Par-autan-Au-gre-des-grands-vents-le-fabuleux-voyage-d-un-radeau-porteur-d-images-stereoscopiques_a4310.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-89776566</guid>
   <title>•In 2025• "Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé</title>
   <pubDate>Mon, 07 Jul 2025 22:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dire la perplexité ressentie au terme de cette ouverture pour le moins singulière de la 79ᵉ édition du Festival… Perplexité à mesurer à l'aulne des attentes certes démesurées liées au plaisir intense délivré par les précédentes créations de la chorégraphe originaire du Cap-Vert. Perplexité aussi face à ce titre inspiré par les mythiques "Mille et Une nuits" pris ici pour caution, leurs échos restant résolument obscurs… si ce n'est peut-être que ce qui est donné à voir et à entendre sur l'immense plateau du Palais des Papes pourrait se répéter encore et encore, de nuit en nuit avignonnaise… Ce qui sauve cependant cette performance – là, on retrouve l'empreinte de l'artiste –, c'est, outre l'implication au-dessus de tous soupçons des acteurs musiciens, l'esprit iconoclaste veillant sur l'ensemble.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89776566-63425162.jpg?v=1751922047" alt="•In 2025• "Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" title="•In 2025• "Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" />
     </div>
     <div>
      Pourtant, le prélude, assuré cette fois-ci par un danseur noir en jupette blanche, faisant corps avec un aplomb dionysiaque avec les notes d'une musique tonique se détachant dans un cercle de lumière immaculée, avait l'air trop sage, nous mettant l'eau (sulfureuse) à la bouche… De même, après qu'eurent résonné malicieusement les trompettes de Maurice Jarre, l'intervention muette – au micro – d'un personnage grimaçant et se démenant en tous sens pour porter un message inaudible, intriguait à souhait. On se disait qu'on allait retrouver là le même dé-lire de la réalité que l'on avait tant aimé dans &quot;Les Bacchantes&quot; (2017) au sous-titre prometteur de &quot;Prélude pour une purge&quot;. Mais là, point de purge du monde tel qu'il ne va pas, mais une longue juxtaposition de tableaux traversés certes par quelques saillies.       <br />
              <br />
       Une cohorte de personnages extraits de contrées oniriques hors sol, certains le visage dissimulé derrière le masque souriant d'une poupée, vont peupler le plateau animé par des musiques percussives et des chants opéra-tionnels. Pas glissés mécaniques, chiffons blancs agités lentement, ils vont s'adonner à d'incessantes allées et venues dont seuls eux connaitront (ou pas) la raison. Venant trouer ce défilé un brin répétitif, l'un d'eux, pris opportunément de spasmes stomacaux et intestinaux incoercibles, s'emploiera à expulser par deux de ses orifices les embarras travaillant ardemment les fondements de son être (ou pas être), cristallisant ainsi un regain manifeste d'intérêt.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89776566-63425173.jpg?v=1751922161" alt="•In 2025• "Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" title="•In 2025• "Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" />
     </div>
     <div>
      Séquence à vertu scatologique propre à déconstruire les ordres établis qui se prolongera tout naturellement… jusqu'à faire profiter des précieux liquides un spectateur du premier rang invité à se délecter des matières (imaginaires) recueillies dans le vase de nuit. Mais comme le plaisir d'un théâtre communautaire l'exige, l'itinéraire de l'urne et de son précieux contenu (cf. le Saint Graal) se prolongera encore par l'ascension des travées afin qu'un maximum de spectateurs aient l'occasion de communier en avalant ce substitut d'hostie après que le crâne dégarni de certains l'eurent reçu en onction…        <br />
              <br />
       Le concert des gémissements et gargouillis pataphysiciens émis par l'impétrant et accompagnant le chemin des croisées traversières procurera son effet décongestionnant. Aucune régression – fût-elle fixée au stade primal du pipi-caca – n'étant interdite ici et étant à prendre comme signe d'une liberté (ré)créative sapant toutes bienséances convenues ; le mauvais goût étant laissé au théâtre bourgeois dont la vulgarité se situe sans conteste un cran au-dessus.       <br />
              <br />
       D'étranges condoléances auront lieu dans un coin du plateau. Des percussions, portées avec conviction par trois personnages, feront résonner leur rythme endiablé alors qu'un(e) autre interprète sans jambes (réhabilitation ipso facto du droit à être pleinement artiste en dehors de tous préjugés normatifs) s'emploiera dynamiquement à ramper sur le sol pour descendre ensuite d'un praticable. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89776566-63425184.jpg?v=1751922544" alt="•In 2025• "Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" title="•In 2025• "Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" />
     </div>
     <div>
      D'autres personnages, de manière compulsive et implacablement mécanique, retireront des couches successives de draps souillés de sang, pliés soigneusement avant d'être déposés religieusement à leurs pieds comme on le ferait de suaires christiques… Des tableaux surréalistes à l'envi, échos du Comte de Lautréamont – que l'on s'autorisera à plagier – <span style="font-style:italic">&quot;beau comme la rencontre fortuite sur un (plateau de théâtre)&quot;</span> d'éléments hétéroclites n'ayant aucun rapport entre eux si ce n'est leur banalité aveuglante porteuse d'un sens à découvrir.       <br />
              <br />
       Un cabinet des curiosités, des cris discordants, des silences assourdissants, faisant fi de tout ordre raisonnable, s'affranchissant avec une jouissance assumée des genres et frontières entravant tant la création artistique que les artistes qui la portent, et les spectatrices et spectateurs qui la partagent… L'intention était donc des plus louables et on ne peut que s'y retrouver…        <br />
              <br />
       Cependant était-ce suffisant pour créer les conditions de son partage sur un plateau aussi exigeant que la mythique Cour d'honneur ? Certes on appréciera le pied de nez adressé à tous les garants d'une tradition ordonnée, mais force est de constater que l'on reste rivé sur notre fauteuil, sans être happé par l'énergie que l'on voudrait nous faire partager. Un peu comme si ce voyage au bout de la nuit avignonnaise nous avait laissé sur le quai, spectateur déçu… de ne pas avoir pu y trouver notre compte.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le samedi 5 juillet 2025 dans la Cour d'honneur du palais des Papes, pour l'ouverture de la 79e édition du Festival d'Avignon (du 5 au 26 juillet 2025).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nôt"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89776566-63425283.jpg?v=1751922587" alt="•In 2025• "Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" title="•In 2025• "Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" />
     </div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Conception et chorégraphie : Marlene Monteiro Freitas - Cap-Vert Portugal.       <br />
       Avec : Marie Albert, Joãozinho da Costa, Miguel Filipe, Ben Green, Henri "Cookie" Lesguillier, Tomás Moital, Rui Paixão, Mariana Tembe.       <br />
       Assistant chorégraphique : Francisco Rolo.       <br />
       Conseil artistique : João Figueira, Martin Valdés-Stauber.       <br />
       Scénographie : Yannick Fouassier, MMF.       <br />
       Lumière et direction technique : Yannick Fouassier.       <br />
       Costumes MMF : Marisa Escaleira.       <br />
       Son : Rui Antunes.       <br />
       Régie générale : Ana Luísa Novais.       <br />
       Accessoire scénique spécial : Cláudio Silva.       <br />
       Stagiaire scénographie : Emma Ait-Kaci.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       Captation les 10 et 11 juillet, puis disponible sur france.tv.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 5, 6, 8, 9, 10 et 11 juillet 2025.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cour d'honneur du Palais des papes, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       6 au 9 août 2025 : International Summer Festival Kampnagel, Hambourg (Allemagne).       <br />
       14 et 15 août 2025 : Berliner Festpiele/Tanz in August, Berlin (Allemagne).       <br />
       28 et 29 août 2025 : La Bâtie Festival, Genève (Suisse).       <br />
       11 au 14 septembre 2025 : Culturgest, Lisbonne (Portugal).       <br />
       19 et 20 septembre 2025 : Rivoli, Teatro Municipal, Porto (Portugal).       <br />
       6 au 8 février 2026 : Onassis Stegi, Athènes (Grèce).       <br />
       20 et 21 février 2026 : PACT Zollverein, Essen (Allemagne).       <br />
       4 et 5 mars 2026 : Le Quartz, Brest (29).       <br />
       25 au 28 mars 2026 : Parc de la Villette, Paris 19e.       <br />
       22 et 23 avril 2026 : La Comédie, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       28 et 29 avril 2026 : MC2, Grenoble (38)       <br />
       6 et 7 mai 2026 : Maison de la Danse, Lyon (69).       <br />
       14 au 17 mai 2026 : Kunstenfestivaldesarts, Bruxelles (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89776566-63425284.jpg?v=1751922631" alt="•In 2025• "Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" title="•In 2025• "Nôt" Marlene Monteiro Freitas loin du conte, trop loin du compte… Un voyage au bout de la nuit ayant goût d'inachevé" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89776566-63425162.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Not-Marlene-Monteiro-Freitas-loin-du-conte-trop-loin-du-compte-Un-voyage-au-bout-de-la-nuit-ayant-gout-d_a4292.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-88133854</guid>
   <title>"Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…</title>
   <pubDate>Fri, 25 Apr 2025 11:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand Tiago Rodrigues s'empare de monuments de la littérature (cf. son "Antoine et Cléopâtre", "Bovary", "La Cerisaie", "By Heart", etc.), c'est dans l'intention de faire résonner leur matière vivante avec notre contemporanéité. En effet, loin d'"adapter" Shakespeare, Flaubert, ou encore Tchekhov, il considère ces histoires mythiques comme la cristallisation dans notre mémoire vive de questions atemporelles, les "exploite" à l'envi pour créer les conditions d'un choc dramaturgique porteur de sens. Ainsi de sa dernière création, où une actrice qui répète au plateau le rôle d'Hécube, rencontre dans son existence personnelle une problématique-miroir reflétant celle de l'esclave d'Agamemnon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421344.jpg?v=1720189950" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Tournant le dos aux falaises hiératiques de la Carrière de Boulbon, les comédiens habillés de noir sont absorbés par leur travail à la table… C'est le tout début des répétitions de la pièce d'Euripide. Remarquant la présence du public, ils s'interrompent pour briser le quatrième mur en présentant de manière chorale l'intrigue vieille de 2 500 ans… <span style="font-style:italic">&quot;Nous sommes le Chœur… Au moment où commence la pièce, Polyxène, premier fils d'Hécube, a été sacrifié aux Dieux. Polydore, le second fils, a été assassiné perfidement par le roi de Thrace, Polymestor, auquel il avait été confié par Priam, roi de Troie. Hécube, reine déchue et mère ravagée de douleur, réclame justice et vengeance&quot;.</span> Ainsi rappelée, l'intrigue grecque est-elle prête à devenir caisse de résonance du drame à venir.       <br />
              <br />
       Pause pour revenir à la table où l'un des comédiens annonce que Nadia (l'interprète de la reine troyenne) devra s'absenter de la répétition pour des raisons personnelles. Le rythme s'accélère alors pour exploser dans une joyeuse cacophonie pointée non sans malice par l'un des acteurs choisis pour jouer Agamemnon (Denis Podalydes) : <span style="font-style:italic">&quot;Euripide méritait mieux&quot;</span>… Quant à la tirade de Polymestor qui fait suite, l'acteur errant les yeux crevés tout en vociférant son texte, elle sera assortie d'un nouveau trait d'humour – <span style="font-style:italic">&quot;Il parle beaucoup pour quelqu'un qui a les yeux crevés&quot;</span> – saillie en annonçant d'autres, créant des temps de respiration salutaires dans les deux drames qui se profilent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421345.jpg?v=1720189992" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Bascule de lieux… La table de travail des comédiens devient instantanément celle du Tribunal. On y retrouve Nadia venue là pour entendre le procureur suite à la plainte qu'elle a déposée contre l'institut spécialisé auquel elle avait confié son enfant autiste. Le magistrat lui communique le rapport accablant actant par le menu les maltraitances subies par les enfants autistes accueillis dans cette structure, <span style="font-style:italic">&quot;notamment par Otis (son fils) âgé de douze ans&quot;</span> (phrase répétée en boucle par le Chœur, comme une litanie obsédante).       <br />
              <br />
       Dès lors, deux régimes dramatiques (la tragédie d'Euripide et l'action en justice) vont continuellement se faire écho en se succédant sans aucune transition. Auxquels s'ajouteront les commentaires sur le vif des comédiens, suspendant leur personnage pour commenter &quot;théâtralement&quot; le théâtre en train de se faire… <span style="font-style:italic">&quot;Nadia est jouée par une actrice (Elsa Lepoivre) qui elle-même fait semblant de jouer Hécube&quot;</span>, ou encore <span style="font-style:italic">&quot;Le corps de Nadia est sur scène et elle dit les mots d'Hécube mais elle n'est pas vraiment là&quot;.</span> Un théâtre à multifacettes renvoyant chacune des effets de vérité mouvante.       <br />
              <br />
       Aspiré par ce mouvement tourbillonnaire, le spectateur est partie prenante des intrigues commentées en direct par le coryphée. Il sera, lui aussi, ému (jusqu'aux larmes) par la déposition de Nadia parlant avec amour de son fils disposant de quarante mots au plus pour communiquer avec elle : <span style="font-style:italic">&quot;Maman, pas maman ; pluie, pas pluie ; au revoir, pas au-revoir…&quot;.</span> Et quand le même coryphée interviendra pour dire que les larmes qui s'échappent des yeux de l'actrice lorsqu'elle joue Hécube (<span style="font-style:italic">&quot;Nadia joue Hécube et pleure sur Polydore assassiné&quot;</span>), ce sont celles qu'elle a retenues face au procureur, le trouble devient par porosité le nôtre.       <br />
              <br />
       Une autre histoire racontée par Nadia viendra s'inviter dans les plis des deux intrigues principales, rythmant ainsi celles de l'antique grecque et du tribunal contemporain appelé à juger l'impensable des maltraitances institutionnelles perpétrées sur des enfants handicapés… L'histoire d'une chienne ordinaire, héroïne d'une série qu'Otis – son fils autiste dont le prénom n'a rien à voir avec son trouble, mais avec le chanteur afro-américain Otis Redding – affectionne particulièrement. Que nous raconte-t-elle d'autre cette histoire de chienne, qui, d'épisode en épisode, erre jusqu'à retrouver en toute fin son chiot et éprouver l'indicible plaisir d'aboyer avec lui ?…       <br />
              <br />
       … si ce n'est l'écho réifié d'Hécube, métamorphosée en chienne – cf. sa statue monumentale dévoilée sur le plateau – et aboyant ad vitam æternam après s'être vengée du traître Polymestor en crevant avec des aiguilles les yeux de l'assassin de son fils aimé. Au théâtre, tout fait signe, et le metteur en scène nous le rappelle magistralement au détour de son écriture.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421346.jpg?v=1720190016" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Dans la mise en cause du personnel de la maison d'accueil, le Chœur – toujours à l'avant-scène de la pièce – commentera : <span style="font-style:italic">&quot;Nadia n'est plus Hécube, mais joue son rôle de mère. Elle découvre le labyrinthe où sa vie se confond avec celle d'Hécube&quot;</span>. Nous suivrons &quot;en direct&quot; les péripéties de cet avant-procès où éclateront au grand jour, outre la perversité du tortionnaire incriminé, la pleutrerie scandaleuse des plus hauts dirigeants incapables d'assumer leurs manquements, plus encore coupables que les employés de terrain, dépassés par des conditions de travail impossibles.       <br />
              <br />
       Au terme de ces deux heures intenses de représentation du théâtre dans le théâtre, nous ressortons… comme éblouis. Éblouis par ces deux mères courages, ravagées par la douleur et mues par la fureur vengeresse réparatrice. Éblouis par le jeu des actrices et acteurs de la Comédie-Française (Éric Génovèse, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Élissa Alloula, Séphora Pondi) rivalisant de force tranquille pour incarner les différents rôles, passant allègrement d'un lieu et d'une époque à l'autre. Éblouis par l'intelligence (et l'humour !) de l'écriture de Tiago Rodrigues, chantre d'un humanisme décapant. Enfin, encore et toujours, éblouis par le cadre de la Carrière de Boulbon, offrant en toute générosité son &quot;écho&quot; aux tragédies humaines.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 2 juillet 2024 dans la Carrière de Boulbon dans le cadre du Festival d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hécube, pas Hécube"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421347.jpg?v=1720190040" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      En français surtitré en anglais.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes (français).       <br />
       Texte et mise en scène : Tiago Rodrigues.       <br />
       Avec les interprètes de la Comédie-Française : Éric Génovèse, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Élissa Alloula, Séphora Pondi.       <br />
       Scénographie : Fernando Ribeiro.       <br />
       Costumes : José António Tenente.       <br />
       Lumière : Rui Monteiro.       <br />
       Musique et son : Pedro Costa.       <br />
       Collaboration artistique : Sophie Bricaire.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Panthea.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       &quot;Hécube, pas Hécube&quot; de Tiago Rodrigues, traduction Thomas Resendes, est publié aux Éditions Les Solitaires intempestifs (juillet 2024).       <br />
       Avec des extraits de &quot;Hécube&quot; d'Euripide, traduction Marie Delcourt-Curvers, publié aux Éditions Gallimard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421348.jpg?v=1720190065" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 28 mai au 21 juillet 2025.</span>       <br />
       Lundi au samedi à 20 h 30, dimanche à 14 h.       <br />
       Comédie-Française, Salle Richelieu, Place Colette, Paris 1er.       <br />
       Réservations : 01 44 58 15 15.       <br />
       <a class="link" href="https://www.comedie-francaise.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88133854-62421348.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hecube-pas-Hecube-L-artiste-et-son-double-une-histoire-flamboyante-de-meres-douleurs_a4204.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
