<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-22T22:49:11+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-89899481</guid>
   <title>•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé</title>
   <pubDate>Mon, 14 Jul 2025 15:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Méfions-nous des apôtres… Ceux de la Vérité à tous crins sont de la pire engeance. Ainsi de Gregers Werle, fils d'un puissant négociant propriétaire d'usines qui, rejetant les agissements douteux de son géniteur pros-père, se fait l'archange de la Vérité à tout prix… Le prix à payer, dût-il être celui de la destruction massive, précipitant les membres de son entourage dans un gouffre abyssal. Cette anatomie d'une chute d'une lignée décomposée par ce virus, Thomas Ostermeier la met ici "spectaculairement" en jeu, donnant somptueusement à voir et à entendre – en entomologiste expert – les aberrations masquées de la Vérité en marche.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89899481-63492235.jpg?v=1752500570" alt="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" title="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" />
     </div>
     <div>
      Un salon cossu où trônent deux fauteuils capitonnés cuir. Un homme en complet nœud papillon entre, derrière la porte se refermant derrière lui s'échappent les effervescences d'une réception mondaine. L'homme, c'est Gregers, le fils pour qui a été organisé ce dîner d'apparat, le patriarche Werle désirant fêter dignement avec les notables invités le retour du fils prodigue, trop occupé par la direction de l'une de ses usines pour lui avoir rendu visite ces dernières années… Mais le désirait-il vraiment, ce fils se présentant comme idéaliste intransigeant, et ayant pris depuis longtemps ses distances avec un passé que l'on devine lourd de non-dits ?       <br />
              <br />
       La tension dramatique (qui ira crescendo) se précise dès l'entrée d'Hjalmar Ekdal, l'ami de jeunesse invité par Gregers. Entre eux, des souvenirs partagés, mais aussi des révélations… Comment le fils de la maison pouvait-il ignorer que c'est son propre père (suite à une opération forestière véreuse où son associé, le vieux Ekdal, fut envoyé en prison, lui ayant été blanchi) qui a aidé financièrement Hjalmar pour qu'il devienne photographe ? De même, comment pouvait-il être sans savoir que la femme que Hjalmar avait épousée ensuite, était Gina, l'ancienne gouvernante de la maison du père de Gregers ? Le vieux Werle serait-il meilleur que son fils pouvait le penser ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89899481-63493630.jpg?v=1752500586" alt="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" title="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" />
     </div>
     <div>
      L'affrontement qui suit lèvera le voile sur la famille Werle et le superbe patriarche qui la préside… Dans une scène explosive, Gregers, découvrant que son père est sur le point d'épouser Mme Sorby, sa nouvelle gouvernante, trouera le couvercle recouvrant cette famille annoncée &quot;sans histoire&quot;… S'est-il le père une seule fois intéressé à lui, son fils, et à sa mère malade ? Il avait mieux à faire ailleurs avec ses amours avec Gina, sa femme de chambre, refilée ensuite à Hjalmar comme prix du préjudice subi suite à la ténébreuse affaire ! Quant au père Werle, imperturbable devant l'ouverture des vannes de la parole libérée actée par sa progéniture, il se contentera de rétorquer à Gregers se réclamant haut et fort d'idéaux moraux que ce dernier le voit avec  &quot;les yeux de sa mère&quot;.       <br />
              <br />
       Le dispositif tournant découvrira l'autre décor du drame en jeu, celui d'un appartement modeste contrastant avec l'opulence du précédent. Là vit la famille Ekdal. Hedvig, la fille rêvant de décrocher un stage de com chez Werle pour devenir ensuite journaliste, relit, loupe à l'œil (sa vue est défaillante) le journal qu'elle compose, quand le vieux Ekdal, son grand-père, fait irruption, ivre, venant de noyer dans le schnaps la honte des années de prison. Hjalmar, le père, photographe rêvant d'&quot;une invention&quot;, et végétant financièrement en l'attendant, reproche à sa femme Gina de ne pas assez se remuer pour rapporter l'argent qui fait défaut.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89899481-63493681.jpg?v=1752500605" alt="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" title="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" />
     </div>
     <div>
      Les ferments du drame en gestation ainsi présentés en situation, chaque personnage va pouvoir jouer son rôle, conduisant implacablement au dénouement tragique. Au gré des rebondissements successifs et des rotations du dispositif scénique, on sera témoin de la fragilité endémique de Hjalmar, souffrant d'un eczéma réactionnel, s'emportant contre Gina, même avant d'avoir découvert l'impensable &quot;saloperie&quot;, souffrant viscéralement d'une non-reconnaissance de ses talents d'inventeur potentiel que lui fait miroiter le médecin qui le soigne, adepte lui du mensonge thérapeutique. On découvrira aussi l'intuition de Gina qui, non sans pertinence, voit en Gregers, sous le manteau d'idéaliste pourfendeur du mensonge dont il se pare, un fauteur de troubles.       <br />
              <br />
       Il y aura la révélation &quot;scandaleuse&quot; des liens intimes unissant Werle, Gina… et Hedvig. La lettre adressée par le patriarche malvoyant dotant Hedvig, à l'occasion de son anniversaire, d'une rente à vie. Il y aura (comme dans &quot;L'Ennemi du peuple&quot; présenté sur ce même plateau de l'Opéra du Grand Avignon en 2012), une interruption de la fiction en cours pour impliquer ludiquement, lumières allumées, les spectateurs porteurs d'avis personnels sur l'épineuse question des rapports qu'entretiennent avec le sens moral mensonge et vérité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89899481-63493750.jpg?v=1752500677" alt="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" title="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" />
     </div>
     <div>
      Le pivot central du drame en jeu se focalisera sur le personnage de Gregers, le fils de Werle, qui s'ingéniera avec une &quot;innocence&quot; perverse à pousser implacablement les plus fragiles vers le gouffre où la vérité &quot;impensable&quot; les engloutira. Pervers cet idéaliste déclaré ? Oui, car si la Vérité est prise pour une valeur absolue à défendre contre vents et marées, sans discernement aucun, elle devient un lance-flammes aveugle que &quot;l'idéaliste&quot; utilisera pour cautériser ses propres blessures, tentant de colmater les brèches de sa propre détresse de fils mal aimé.       <br />
              <br />
       Le tableau final, d'une beauté noire, verra dans le mouvement accéléré du tourniquet du dispositif, de la musique amplifiée et des lumières sculpturales qui l'accompagnent, le drame s'accomplir. On achève bien… les canards sauvages blessés. Quant à son initiateur, il sera dans l'impossibilité d'aller au bout de sa vérité, lui l'intransigeant composera avec la vie, avec sa vie. À chacun sa vérité.       <br />
              <br />
       Si l'auteur allemand suit de près dans son adaptation l'intrigue du dramaturge norvégien - &quot;un cheval de Troie&quot; pour introduire le thème sulfureux de la Vérité - il prend la liberté de l'actualiser en introduisant par exemple une certaine théorie du &quot;ruissellement&quot;, évoquée lors du fameux dîner chez les Werle. L'alibi avancé alors pour justifier l'exploitation des petites gens sera raillé avec drôlerie par Hjalmar, proclamant que ces Messieurs les Sénateurs, il les pendrait bien tous pour voir s'il s'écoulerait de l'or de leur dépouille.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89899481-63493751.jpg?v=1752500711" alt="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" title="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" />
     </div>
     <div>
      Thomas Ostermeier nous livre là, avec ses interprètes au diapason, une adaptation &quot;éblouissante&quot; de l'univers d'Henrik Ibsen, en le réactualisant par une mise en jeu électrique afin de mieux questionner le statut de la vérité en 2025. Un mode opératoire d'une efficacité redoutable faisant advenir, au travers d'une intrigue ficelée, le plaisir sans pareil d'avoir été délogé de nos convictions primaires. Un raisonnement logiquement valide – la vérité plutôt que le mensonge – pouvant… &quot;s'avérer faux&quot; (sic), humainement parlant.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le samedi 12 juillet 2025 à l'Opéra du Grand Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Canard sauvage"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89899481-63493754.jpg?v=1752500745" alt="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" title="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" />
     </div>
     <div>
      Création 2025. En allemand surtitré en français et anglais.       <br />
       D'après l'œuvre d'Henrik Ibsen.       <br />
       Texte : Henrik Ibsen.       <br />
       Adaptation : Maja Zade et Thomas Ostermeier.       <br />
       Traduction : Hinrich Schmidt-Henkel.       <br />
       Mise en scène : Thomas Ostermeier (Schaubühne Berlin).       <br />
       Avec : Thomas Bading, Marie Burchard, Stephanie Eidt, Marcel Kohler, Magdalena Lermer, Falk Rockstroh, David Ruland, Stefan Stern.       <br />
       Scénographie : Magda Willi.       <br />
       Costumes : Vanessa Sampaio Borgmann.       <br />
       Musique : Sylvain Jacques.       <br />
       Dramaturgie : Maja Zade.       <br />
       Lumière : Erich Schneider.       <br />
       Traduction surtitrage français : Uli Menke.       <br />
       Traduction surtitrage anglais : Corrine Hundleby.       <br />
       Durée : 3 h avec entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89899481-63493901.jpg?v=1752501266" alt="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" title="•In 2025• "Le Canard sauvage", Mortelle vérité… Chronique d'un dévissage annoncé" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Le 5, du 7 au 12, du 14 qu 16 juillet 2025.</span>       <br />
       Représenté le 5 à 18 h, les autres jours à 17 h.       <br />
       Opéra Grand Avignon, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       12 au 21 septembre 2025 : Schaubühne, Berlin (Allemagne).       <br />
       23 et 24 janvier 2026 : Teatro Argentina, Rome (Italie).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89899481-63492235.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Le-Canard-sauvage--Mortelle-verite-Chronique-d-un-devissage-annonce_a4307.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-78984487</guid>
   <title>"Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat</title>
   <pubDate>Mon, 18 Mar 2024 18:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans cette maison bourgeoise semblable à tant d'autres, avec deux hommes, un grand salon et un ami constant qui vient faire des visites régulières, la femme est une simple poupée aux côtés de ses trois enfants. Elle n'est que ça ! Pourtant, elle sauve son mari, à son insu, d'un mal pulmonaire en payant en secret un voyage à Naples pour son rétablissement. Pour réunir cet argent, elle travaille jusqu'au désespoir, la nuit, en cachette, et elle fait un faux en écriture auprès d'un huissier.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269277.jpg?v=1710783125" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      Le prêteur menace de révéler ceci à son mari, mais il finit par l'apprendre et craint pour sa réputation. Effondrée par sa réaction mesquine, elle décide de tout quitter. Les hommes sont des pantins, veules et pleutres, à part peut-être le docteur Rank. Sans doute Nora incarne-t-elle une sorte de moment auroral du féminisme.       <br />
              <br />
       Une question nous a taraudée d'emblée à l'occasion de l'annonce d'une nouvelle adaptation de &quot;La Maison de poupée&quot;, célèbre pièce d'Ibsen, inscrite au registre international de la mémoire du monde de l'Unesco : pourquoi revisiter encore ce qui, a priori, a sans doute déjà été dit au fil des siècles ? Il est certain que l'œuvre d'art doit être aux prises avec le monde d'aujourd'hui et en refléter la nouveauté et la variété. Y baliser de nouvelles pistes d'interprétation est tout à fait légitime…       <br />
              <br />
       Gaston Bachelard n'a-t-il pas dit que <span style="font-style:italic">&quot;le passé de la culture a pour véritable fonction de lui préparer un avenir&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269291.jpg?v=1710783254" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      De plus, cette nouvelle proposition soulevait aussi, pour nous, un double questionnement émaillé d'appréhensions tangibles : encore une pièce sur le féminisme. Beaucoup d'interrogations, donc… De plus, cette pièce, nous la connaissions pour l'avoir vue quelques fois déjà, car à nos yeux, il s'agit là d'une pièce essentielle sur le thème du mensonge, de la morale féminine opposée à la morale masculine, mais surtout du désir d'être soi et de s'accomplir coûte que coûte hors des conventions, de la société, du travail ou encore de la famille.       <br />
              <br />
       Mais convaincue que le théâtre est souvent capable du meilleur, nous avons malgré tout décidé de voir cette nouvelle version mise en scène par Elsa Granat.       <br />
              <br />
       Dans son adaptation toute personnelle de la pièce écrite en 1879, la metteuse en scène a choisi un angle tout particulier pour le moins subtil : celui de donner la parole aux enfants que Nora a abandonnés sans donner d'explication.  Elle s'en justifie ainsi : <span style="font-style:italic">&quot;réécrire des fictions en leur rajoutant des compléments circonstanciels, c'est un moyen de permettre à ces histoires de devenir réparatrices&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Et c'est là un véritable trait de génie qu'a eu l'autrice et metteuse en scène, à la tête de sa compagnie &quot;Tout Un Ciel&quot; depuis 2015. Assistée de Laura Grisinger à la dramaturgie, Elsa Granat nous fait découvrir quatorze comédiens et comédiennes en alternance, tout droit sortis(es) de l'ESAD (École supérieure d'Art Dramatique de Paris), et deux comédiennes amatrices de 70 ans incarnant Nora et Mme Linde âgées, Gisèle Antheaume et Victoria Chabran. L'énergie au plateau de tout ce petit monde est jubilatoire, virevoltant, remarquablement interprété et d'une grande justesse.       <br />
              <br />
       Elsa Granat, contrairement à Nora, ne fuit pas le patriarcat… Loin de là. Elle l'affronte de plein fouet, bille en tête, via la jeunesse et la fougue de son interprétation, et revisite la pièce d'Ibsen avec brio et grande originalité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'ai vu une rencontre importante à tisser entre cette très ancienne Nora et ces très jeunes gens d'aujourd'hui. Et je voulais les questionner sur la manière dont ils pouvaient s'emparer du patrimoine de cette chose écrite par un homme du temps passé&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Bien lui en a pris ! Le public entend haut et fort les choix de Nora, cette femme qui est parvenue à se dire qu'elle aussi a des devoirs envers elle-même et que, pour cela, sans doute, il faut fuir, loin du patriarcat. Ses trois enfants n'ont pas l'intention de pardonner à leur mère, pourtant devenue vieille, mais ils vont tout de même prendre le temps de la visiter dans l'Ehpad où elle se trouve, de l'écouter, de l'entendre. Quand bien même, elle ne parvient pas véritablement à leur donner d'explications parce qu'elle est sénile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269299.jpg?v=1710783292" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      Les seize comédiens et comédiennes, en ce moment sur le plateau de La Tempête, sous la houlette d'Elsa Granat et de Laure Grinsinger, ont bien des choses à dire dans la lignée du hashtag Metoo, mais le vent qui mugit dans ce célèbre théâtre de la Cartoucherie n'emporte pourtant pas leurs paroles. Notamment celle de la jeune comédienne interprétant Nora ce vendredi 15 mars, tout comme celle d'une de ses deux filles au début de la pièce !       <br />
              <br />
       &quot;Je vois une pièce bourgeoise et révolutionnaire où je pourrais coller au mur cette femme et la faire parler pour qu'elle dise enfin ce qu'elle peut pour nous aujourd'hui, dans notre couple bouleversé par ceux qui paternent, bouleversé par celles qui parlent trop vite pour dire tout ce qu'elles ont tu pendant des années&quot;.       <br />
              <br />
       Elsa Granat a bien fait de se projeter ainsi, ses yeux grands ouverts sur la pièce datée d'Ibsen et en a fait un véritable bijou autour de l'héritage du passé.       <br />
              <br />
       La dramaturgie est finement agencée, laissant une grande place aux interrogations viscérales des trois enfants de Nora, remarquablement transposées par le jeu et la maturité des jeunes comédiens et comédiennes. Les propos des personnages s'enchevêtrent entre le XIXe siècle révolu et le XXe siècle, parfois en double voix, en sollicitant doublement le public dans les intentions.       <br />
              <br />
       Courez au théâtre de la Tempête avant le 31 mars pour assister à un spectacle d'une remarquable facture et ne négligez pas de considérer aussi le sous-titre, car il y a beaucoup de choses à y découvrir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nora, Nora, Nora ! - De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269302.jpg?v=1710783318" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Une Maison de poupée&quot; d'Henrik Ibsen.       <br />
       Texte et mise en scène : Elsa Granat.       <br />
       Assistante mise en scène : Zelda Bourquin.       <br />
       Avec, en alternance : Maëlys Certenais , Antoine Chicaud, Hélène Clech, Victor Hugo Dos Santos Pereira, Niels Herzhaft, Chloé Hollandre, Juliette Launay , Anna Longvixay, Clémence Pillaud, Luc Roca, Lucile Roche, Clément-Amadou-Sall, Juliette Smadja et deux actrices amatrices Gisèle Antheaume, Victoria Chabran.       <br />
       Scénographie : Suzanne Barbaud.       <br />
       Lumières : Véra Martin.       <br />
       Son : Mathieu Barché.       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Laure Grisinger.       <br />
       Régie générale et plateau : Quentin Maudet.       <br />
       Régie plateau et habillage : Sabrina Durbano       <br />
       Approche chorégraphique de la tarentelle : Tullia Conte, Mattia Doto.       <br />
       Compagnie Tout Un Ciel.       <br />
       Durée estiméee : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er mars au 31 mars 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Copi, Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269478.jpg?v=1710784346" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78984487-57269277.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Nora-Nora-Nora--De-l-influence-des-epouses-sur-les-chefs-d-oeuvre-sous-les-yeux-grands-ouverts-d-Elsa-Granat_a3843.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-57648868</guid>
   <title>Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin</title>
   <pubDate>Mon, 12 Jul 2021 09:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Peer Gynt" est en lui-même, en actes et en parole, un paradoxe vivant. Durant toute la pièce d'Ibsen, il a l'obstination de fuir toutes les contraintes de l'existence réelle afin de ne se plier à aucun devoir et pour "être soi-même" comme il le clame au long de la pièce. Mais il désire de toutes ses forces devenir roi, empereur ou quoique ce soit d'autre qui soit une réussite éblouissante. En quelque sorte être roi sans que rien ne soit changé en lui, sans qu'il subisse aucune contrainte, aucune déformation. Pris entre ces deux impératifs inconciliables, un destin exceptionnel et tragique se dessine fatalement devant lui.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57648868-42679343.jpg?v=1626077493" alt="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" title="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" />
     </div>
     <div>
      Et les épreuves qu'il va rencontrer (une vie entière que retrace cette pièce gigantesque qui ne dure ici que trois heures) seront vécues et dépassées à chaque fois par un double motif. Tout est double chez Peer Gynt. Chaque envers a son endroit. Chaque médaille, son revers. Dès les premiers mots de la première scène entre sa mère et lui, cette dualité se met en place : d'un côté le réel, de l'autre l'imaginaire. Et les autres épisodes de la pièce seront également vécus sous deux astres. C'est le signe des âmes poétiques qui ne peuvent se résoudre à un seul motif pour étayer leurs choix.       <br />
               <br />
       Enfant, puis jeune homme, c'est un rien, un moins que rien que ce Peer (diminutif de Peter) élevé par sa mère seule, en pur dénuement, dans un petit village perdu dans les montagnes. Un enfant du peuple, et même du bas peuple, méprisé par les autres villageois. On le découvre dès le début de la pièce s'évadant de sa réalité médiocrissime grâce à son imaginaire et même grâce aux affabulations les plus délirantes et aux désirs les plus irréalisables et aux promesses les plus intenables. Pour cette verve de conteur, d'inventeur, de mythomane capable de mêler sa vraie vie aux contes les plus populaires, les autres le regardent comme on regarde un fou. Il est une victime des moqueries jusqu'à ce qu'il fasse une chose que la morale réprouve : séduire une jeune mariée et la &quot;déshonorer&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57648868-42679354.jpg?v=1626077584" alt="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" title="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" />
     </div>
     <div>
      Chassé par les villageois, il doit fuir. Mais cette fuite qu'il a provoquée était le seul moyen pour lui de s'échapper de ce village où rien ne l'attend. Fuir pour espérer devenir roi, ou empereur, ou quoique ce soit d'autre de grandiose. Peer Gynt est systématiquement la victime et la cause de ces incessants bonds tout autour de la planète. Une planète qu'on le voit parcourir d'épisodes en épisodes : du pays légendaire des trolls, aux Amériques, au Moyen-Orient, aux Indes et aux Asiles d'Aliénés, jusqu'à revenir dans les fjords glacés de Norvège. Ibsen l'emporte ainsi dans des régions à la fois géographiques, mais aussi chargées de mythologie moderne, de contes, de légendes.       <br />
               <br />
       Anne-Laure Liégeois a fait une adaptation intuitive, intelligente, du long texte d'Ibsen. Elle met ainsi en avant une des thématiques puissantes de la pièce : &quot;il&quot; est Celui qui ne trouve pas sa place, l'exilé perpétuel, même chez lui, celui qui n'en a plus. Sa mise en scène ne masque à aucun moment les côtés noirs, dérangeants et inhumains du personnage. Il possède autant de facettes qu'un être ordinaire, mais la lecture qui est faite ici du personnage fait ressortir le tragique de ce destin qui se bat sans cesse pour soulever des montagnes, mais dont on sait pertinemment que chaque nouveau succès sera suivi d'un nouvel échec, d'une nouvelle fuite, à cause de cet orgueil qui le perd à chaque nouvelle étape, mais qui sauve son identité, son nom, son être.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57648868-42679366.jpg?v=1626077730" alt="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" title="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" />
     </div>
     <div>
      Ils sont seize au plateau pour interpréter la cinquantaine de personnages qui donnent vie à cette histoire. La scénographie sobre et modulable, sur deux niveaux dans la première partie, leur laisse un vaste espace de jeu où ils inventent avec précision et énergie chaque nouvelle scène, chaque nouveau lieu. Les costumes et les accessoires (masques, grimages) suffisent à nous faire plonger dans l'imaginaire des légendes et les visions d'Ibsen. Rappelons que les distributions du spectacle d'été du théâtre du Peuple sont toujours partagées entre comédiens professionnels et comédiens amateurs. Le travail fait avec eux par Anne-Laure Liégeois réussit à créer une harmonie totale entre tous.       <br />
               <br />
       La représentation dure trois heures, entracte compris, mais la vivacité des tableaux et des scènes fait oublier le temps. La pièce elle-même y contribue, faite à parts égales de fantaisie et de réalisme, dont la belle écriture et la rugosité de certaines scènes fascinent étrangement. On sent que le personnage titre est le double onirique d'Ibsen, pris entre son appétit vertigineux pour le rêve, l'invention, le roman et sa faim inextinguible de réussite réelle et concrète. Comme une lutte avec lui-même, et avec le monde, la société.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57648868-42679431.jpg?v=1626077840" alt="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" title="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" />
     </div>
     <div>
      Cette création a le grand mérite de moderniser de façon habile les dialogues, les thématiques et surtout les personnages d'Ibsen pour en faire nos contemporains. À noter en particulier les jolies performances des deux comédiens interprétant Peer Gynt (qui sont père et fils à la ville) : Olivier Dutilloy en Peer Gynt de plus de cinquante ans, qui donne une solide, riche et accessible interprétation du rôle, Ulysse Dutilloy, le jeune Peer Gynt, très crédible, développant une impression de très grande aisance et une vitalité d'une fraîcheur totale. Un autre rôle important, la mère du héros, est incarné par Laure Wolf. Elle y démontre une intelligence de jeu et une sensibilité qui modernise totalement son rôle et nous l'attache au cœur.       <br />
               <br />
       Et puis il y a la nature, omniprésente, les montagnes, les déserts, les océans, et même le vent, l'air, les nuages, les animaux, qui parcourent la pièce parmi les humains. Cette nature qui apparaît ici comme un autre monde possible, en plus de l'imaginaire, de la folie, surtout pour cet exilé perpétuel, Peer Gynt, qui raconte tant sur les rêves et les vies brisés des exilés modernes, les migrants, économiques, politiques ou climatiques. L'adaptation d'Anne-Laure Liégeois a cette capacité de nous faire voir, entendre et comprendre ce qui se joue intimement dans ces exils et le combat impitoyable qui existe entre une réalité qui ressemble à une fiction et un imaginaire d'une force à tout dévaster. Écartèlement qu'Ibsen laisse délicatement béant.       <br />
              <br />
       À la fin, la solitude du rêveur disparaît dans une nature qui ne le décevra peut-être pas.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Peer Gynt"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57648868-42679474.jpg?v=1626078208" alt="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" title="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" />
     </div>
     <div>
      Texte : Henrik Ibsen.       <br />
       Adaptation libre d'après les traductions de M. Prozor et P. G. La Chesnais.       <br />
       Mise en scène : Anne-Laure Liégeois.       <br />
       Assistante mise en scène : Sanae Assif.       <br />
       Stagiaire mise en scène : Louise de Bastier.       <br />
       Avec : Sanae Assif, Arthur Berthault, Rébecca Bolidum, Thierry Ducarme, Martial Durin, Olivier Dutilloy, Ulysse Dutilloy-Liégeois, Clémentine Duvernay, Juliette Fribourg, Marc Jeancourt, Sébastien Kheroufi, Michel Lemaître, Matteo Renouf, Chloé Thériot, Laure Wolf, Edwina Zajdermann.       <br />
       Lumière : Guillaume Tesson.       <br />
       Costumes : Séverine Thiébault.       <br />
       Stagiaire costume : Anouk Magne.       <br />
       Scénographie : Anne-Laure Liégeois et Aurélie Thomas.       <br />
       Remerciements particuliers à François Corbal et François Leymarie.       <br />
       Régie générale : Cécile Robin et Sylvain Tardy.       <br />
       Régie son : Orane Duclos et Étienne Martinez.       <br />
       Régie lumière : Nicolas Galland et Zacharie Volle.       <br />
       Construction et régie plateau : Clément Breton.       <br />
       Cheffe d'atelier costumes : Florence Demingeon.       <br />
       Costumière et habillage : Marie-Frédérique Fillion.       <br />
       La plupart des musiques du spectacle sont issues de Peer Gynt d'Edvard Grieg.       <br />
       Durée : 3 h environ (avec entracte).       <br />
       Spectacle conseillé à partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 1er août 2021.</span>       <br />
       Du jeudi au dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Peuple Maurice Pottecher, Grande Salle, Bussang (88).       <br />
       03 29 61 62 47 - info@theatredupeulple.com       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredupeuple.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredupeuple.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57648868-42679343.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Theatre-du-Peuple-et-Anne-Laure-Liegeois-offrent-a-Peer-Gynt-la-porte-par-laquelle-s-enfuir-enfin_a3001.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-27087674</guid>
   <title>"Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être</title>
   <pubDate>Wed, 31 Oct 2018 06:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Soit, à jardin, une comédienne dans le rôle de la jeune première et, à cour, un comédien dans le rôle du metteur en scène. Ils répètent la pièce d'Ingmar Bergman intitulée  "Après la répétition".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27087674-27470519.jpg?v=1540930803" alt=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" title=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" />
     </div>
     <div>
      Entre table de travail, canapé, fauteuils et rideau de fond, Georgia Scalliet* et Frank Vercruyssen entreprennent un petit joyau de virtuosité dans lequel interfèrent les situations dramatiques d'Ibsen, les relations des personnages entre eux ainsi que celles des comédiens à l'ambiguïté complice : forcément en représentation, au meilleur de leur métier puisque le public est là. Forcément là.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire, le metteur en scène pourrait être le père de la jeune comédienne. Il est en quête du talent de la comédienne qui est la fille d'une comédienne qui fut célèbre à la scène comme à la ville, et dont il était amoureux. En remontant une pièce dans laquelle la mère eut son grand succès, les deux, d'une certaine manière, remontent le temps, veulent trouver des capacités de séduction, de justesse, de jeu et se les appliquer au temps présent.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Après la répétition&quot;, le spectateur assiste à la recherche de la petite étincelle d'un vrai je t'aime qui dépasse la maîtrise de l'illusion et le sens du métier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27087674-27470603.jpg?v=1540930838" alt=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" title=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" />
     </div>
     <div>
      Cette répétition est vertigineuse. C'est que le spectacle recèle de vrais circuits de découverte, de vraies pépites de situations, de vrais dialogues à incorporer. Dans ce huis clos se cristallise un concentré de théâtre. Cet art de la situation dans lequel le comédien n'a que son corps et les mots pour instruments. Et cet instant coupé du reste du monde durant lequel se vivent les instants d'une mise à l'épreuve du talent. Comme en un laboratoire. La proposition scénique, loin d'être compliquée, se révèle simple, toute simple. Et merveilleuse.        <br />
              <br />
       Pleins de concentration, de malices, de sous-entendus, les comédiens s'accordent, font corps avec les mots. Ils sont tendus vers l'accent de vérité qui fait duo, attentifs à l'autre. Précis, ils se nourrissent l'un de l'autre. En relance perpétuelle, en bordure de facétie, curieux de découvertes, ils font mouche sans baisser la garde, sans blesser, sans ruptures. Par le jeu des dénégations successives, ils dévorent les archétypes et les conventions. Autant de pièges que leur tend le texte et qu'ils évitent. Et laissent apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être.       <br />
              <br />
       Le spectacle avance, fluide, dans l'humour, vers une fusion des cœurs. Quand le spectateur et le comédien s'unissent pour produire ensemble le plaisir du public. Le Théâtre. Tout le théâtre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* De la comédie française.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Après la répétition"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27087674-27470609.jpg?v=1540930879" alt=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" title=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Après la répétition&quot; d'Ingmar Bergman.       <br />
       De et avec : Georgia Scalliet, de la Comédie-Française, et Frank Vercruyssen.       <br />
       Avec la complicité de : Alma Palacios, Ruth Vega Fernandez et Thomas Walgrave.       <br />
       Lumière et scénographie : Thomas Walgrave.       <br />
       Costumes : An d'Huys.       <br />
       Technique : Tim Wouters.       <br />
       Production : tg STAN et théâtre Garonne.       <br />
       Durée : 1 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27087674-27470616.jpg?v=1540930952" alt=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" title=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 25 octobre au 14 novembre 2018.</span>       <br />
       26 oct. et 6, 7, 12, 13, 14 nov. à 19 h 30.       <br />
       25, 27, 28 oct. et 1er, 2, 3, 4, 9, 10, 11 nov. à 18 h.       <br />
       Relâche les 29, 30, 31 oct. et 5, 8 nov.       <br />
       Théâtre de la Bastille, Paris 11e, 01 43 57 42 14.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-bastille.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/27087674-27470519.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Apres-la-repetition--laisser-apparaitre-ce-point-des-relations-humaines-ou-tout-n-est-que-mystere-de-l-etre_a2275.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
