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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>•Off 2026• "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va</title>
   <pubDate>Wed, 13 May 2026 17:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À Troie, quelques heures avant l'arrivée d'Ulysse, le négociateur grec, le débat fait rage. Hélène a été enlevée par Pâris, prince troyen. Hélène, reine de Sparte, c'est la beauté à l'état pur. Si elle n'est pas rendue aux Grecs, ces derniers attaqueront Troie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96525602-67297085.jpg?v=1774975955" alt="•Off 2026• "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title="•Off 2026• "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
     </div>
     <div>
      À Troie, il y a deux camps : ceux qui veulent la guerre comme Cassandre et ceux qui cherchent à l'éviter comme Andromaque, la femme d'Hector. Faut-il alors se défendre face à l'agression grecque et déclarer la guerre ? Faut-il l'éviter et, surtout, de quelle manière ? Mais à cause du bellicisme d'un petit nombre et de la passivité d'une majorité silencieuse, <span style="font-style:italic">&quot;la guerre s'enfante d'elle-même&quot;</span>, et ce, malgré celles et ceux qui se battent pour l'empêcher.       <br />
              <br />
       Il est fort probable qu'à l'heure où nous écrivons cet article, des scènes semblables au contexte de notre pièce se déroulent à travers le monde, dans de nombreuses salles de négociations diplomatiques ou autre bureau ovale. Certes, les héros antiques ne s'y trouvent pas. Ulysse, Pâris, Hélène, Hector, Hécube ou encore Troïlus sont de &quot;l'histoire ancienne&quot;.       <br />
              <br />
       Et si, à bien y regarder, seuls les noms avaient changé et que la responsabilité politique, l'illusion de la paix, le pouvoir des mots et de la diplomatie, la critique des nationalismes étaient pourtant toujours à l'ordre du jour ?       <br />
              <br />
       Écrite en 1935, &quot;La Guerre de Troie n'aura pas lieu&quot; de Jean Giraudoux est une pièce qui parle des tensions politiques des années trente en Europe, mais qui se présente avant tout comme un avertissement. Avertissement autour du cynisme des politiciens, de la notion de droit et de la montée des dictatures en analysant les mécanismes diplomatiques qui la rendent inévitable. Ainsi, adapter cette pièce incontournable du théâtre français est de bon augure par <span style="font-style:italic">&quot;nos temps qui courent bien dangereusement&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96525602-67297086.jpg?v=1774975980" alt="•Off 2026• "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title="•Off 2026• "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
     </div>
     <div>
      C'est le pari qu'a fait Édouard Dossetto, jeune comédien et metteur en scène du collectif &quot;Nuit Orange&quot; au parcours particulier et pour le moins original. Formé au cours Simon, puis au CRR de Paris pour ce qui est de sa sphère artistique, il développe un travail sur le corps à travers la danse contemporaine, et sur les liens entre physique quantique et théâtre… Auparavant, notre artiste a été ingénieur des Ponts, Eaux et Forêts, a obtenu son agrégation de mécanique et a poursuivi un master à l'École Polytechnique avant d'être reçu à Sciences Po en 2015.       <br />
              <br />
       Cursus et parcours pour le moins époustouflants qui ont éveillé en lui un réel désir de recherche, et un goût prononcé pour la pluridisciplinarité. Sans oublier de belles amitiés (sic). Il est probable que des amitiés, il en ait également trouvé au sein du Collectif &quot;Nuit Orange&quot;, une troupe dans laquelle la pluridisciplinarité est le maître-mot, tout comme les notions d'Union et de Force, de Diversité et de Richesse, de Curiosité et de Générosité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'originalité de ce texte de Giraudoux, c'est qu'il se situe juste avant la guerre autour de laquelle il y a les belliqueux qui veulent les honneurs, les intérêts financiers ou symboliques qu'elle engendre, et les pacifistes qui sont prêts à tout, même au pire. Et puis il y a les autres, aussi, ceux qui ne s'y opposent pas, mais qui, par leur silence, se font complices de l'inéluctable&quot;,</span> précise le metteur en scène.       <br />
              <br />
       Certes, il y a tout cela chez Giraudoux, et bien plus encore ! Mais &quot;Les Orangers&quot; aussi ont du talent et de l'originalité ! Et ce ne sont pas les adaptations de cette célèbre pièce de Giraudoux qui manquent au programme des tentatives théâtrales depuis des années. Ici, c'est un pari largement gagné et nous regrettons beaucoup de n'avoir pas pu amener nos élèves assister à cette remarquable adaptation, moderne, intelligente, et dans un profond respect du texte et de la force de ses arguments.       <br />
              <br />
       La scénographie minimaliste, tout comme la mise en scène sobre, mais efficace, apportent à ce très grand texte de la littérature française un élan vertigineux auquel les jeux des comédiennes et comédiens, intenses et investis participent largement.       <br />
              <br />
       Notons tout de même, au regard de l'intensité du texte d'origine, quelques moments au cours desquels les spectateurs doivent revêtir une grande armure d'écoute, guerrière et soutenue, si tant est qu'ils souhaitent ne pas perdre une miette des enjeux du propos. Mais il en est parfois ainsi du rôle de spectateur, n'est-ce pas !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96525602-67297087.jpg?v=1774976008" alt="•Off 2026• "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title="•Off 2026• "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
     </div>
     <div>
      Ce n'est pas tant l'adaptation de la pièce qui en est la cause unique, ni la mise en scène, ni le jeu des comédiens et comédiennes… Disons que c'est un tout. Car &quot;La Guerre de Troie n'aura pas lieu&quot;, c'est un texte investi d'une argumentation dramatique plutôt que sur une action mettant en avant une tension réelle entre raison individuelle et fatalité collective.       <br />
              <br />
       Rien de simple que d'adapter sur les planches cette pièce monumentale à la large dimension philosophique dont on ne garde malheureusement qu'un souvenir trop imprécis lors de nos années au lycée. Oser adapter du Théâtre d'idées est déjà grandement méritoire. Celle-ci en est la preuve !       <br />
              <br />
       Le Collectif &quot;Nuit Orange&quot; et Édouard Dessanto l'ont fait avec une grande énergie de laquelle, à certains moments, se dégage une ironie subtile salvatrice, comme la scène du casque bleu de l'ONU, savoureuse et intemporelle. L'énergie des six artistes est palpable et leur complicité évidente. Du moins celle du soir de notre venue. Gageons qu'à chaque représentation, il doit en être ainsi.       <br />
              <br />
       Un bien joli moment de la pièce que celui interprété par Édouard Dossetto dans le rôle d'Hector, lors de l'évocation des morts dans une tirade flamboyante ô combien émouvante. Nous vous invitons à aller découvrir la pièce pour en mesurer sa portée au regard des tumultes actuels. Osons un hommage, ici, à notre soldat français, Arnaud Frion, tué en Irak par un drone.       <br />
              <br />
       Et remémorons-nous ces mots de Giraudoux : <span style="font-style:italic">&quot;Ô vous qui ne nous entendez pas (…), nous sommes les vainqueurs. Cela vous est bien égal, n'est-ce pas ? Vous aussi, vous l'êtes. Mais nous, nous sommes les vainqueurs vivants. C'est ici que commence la différence. C'est ici que j'ai honte.(…). Nous, nous voyons le soleil (…), et ce que j'ai à vous dire aujourd'hui, c'est que la guerre me semble la recette la plus sordide et la plus hypocrite pour égaliser les humains, et je n'admets pas plus la mort comme châtiment ou comme expiation au lâche que comme récompense aux vivants&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Depuis vingt-huit siècles, on lit &quot;L'Iliade et l'Odyssée&quot;, prologue de &quot;Troie&quot;. En 1935, Louis Jouvet jouait la pièce au Théâtre de l'Athénée. En 2026, on connaît la guerre, encore. La volonté pacificatrice d'Hector ne suffit pas contre tous les autres acteurs de la guerre et nous sommes nombreux à nous interroger sur le réel pouvoir du chef d'État ukrainien, Volodymyr Zelensky, à œuvrer comme il le fait avec autant de pugnacité depuis des mois et des mois, tel Hector…       <br />
              <br />
       Malgré tout cela, nous vous invitons à aller assister à cette nouvelle adaptation par Edouard Dossetto et &quot;Nuit Orange&quot; afin d'essayer peut-être de comprendre ce qu'est la guerre et à quel point cette dernière n'est jamais que le résultat de facteurs humains amplifiés par l'orgueil, la politique et le discours.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Guerre de Troie n'aura pas lieu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96525602-67297088.jpg?v=1774976034" alt="•Off 2026• "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title="•Off 2026• "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Giraudoux.       <br />
       Mise en scène : Édouard Dossetto.       <br />
       Avec : Marie Benati, Rémi Couturier, Édouard Dossetto en alternance avec Gaspard Baumhauer, Leslie Gruel, Guillaune Villiers Moriamé.       <br />
       Lumières : Raphaël Bertomeu.       <br />
       Son : Martin Benati.       <br />
       Régie : Anaïs Ansart-Grosjean.       <br />
       Par le Collectif Nuit Orange.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 50. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Brunes, 32, rue Thiers, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 84 36 00 37.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesbrunes.fr/momo-petit-prince-des-bleuets" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesbrunes.fr/" target="_blank">>> theatredesbrunes.fr</a>       <br />
              <br />
       <b> Tournée</b>       <br />
       31 juillet, 1ᵉʳ et 2 août 2026 : Festival Théâtres de Bourbon, Bourbon-l'Archambault (Allier).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96525602-67297085.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-La-Guerre-de-Troie-n-aura-pas-lieu-Quand-les-forces-vives-du-theatre-agissent-bien-brillamment-en-echo-avec_a4554.html</link>
  </item>

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   <title>"La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va</title>
   <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À Troie, quelques heures avant l'arrivée d'Ulysse, le négociateur grec, le débat fait rage. Hélène a été enlevée par Pâris, prince troyen. Hélène, reine de Sparte, c'est la beauté à l'état pur. Si elle n'est pas rendue aux Grecs, ces derniers attaqueront Troie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95748159-66875469.jpg?v=1774975955" alt=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
     </div>
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      À Troie, il y a deux camps : ceux qui veulent la guerre comme Cassandre et ceux qui cherchent à l'éviter comme Andromaque, la femme d'Hector. Faut-il alors se défendre face à l'agression grecque et déclarer la guerre ? Faut-il l'éviter et, surtout, de quelle manière ? Mais à cause du bellicisme d'un petit nombre et de la passivité d'une majorité silencieuse, <span style="font-style:italic">&quot;la guerre s'enfante d'elle-même&quot;</span>, et ce, malgré celles et ceux qui se battent pour l'empêcher.       <br />
              <br />
       Il est fort probable qu'à l'heure où nous écrivons cet article, des scènes semblables au contexte de notre pièce se déroulent à travers le monde, dans de nombreuses salles de négociations diplomatiques ou autre bureau ovale. Certes, les héros antiques ne s'y trouvent pas. Ulysse, Pâris, Hélène, Hector, Hécube ou encore Troïlus sont de &quot;l'histoire ancienne&quot;.       <br />
              <br />
       Et si, à bien y regarder, seuls les noms avaient changé et que la responsabilité politique, l'illusion de la paix, le pouvoir des mots et de la diplomatie, la critique des nationalismes étaient pourtant toujours à l'ordre du jour ?       <br />
              <br />
       Écrite en 1935, &quot;La Guerre de Troie n'aura pas lieu&quot; de Jean Giraudoux est une pièce qui parle des tensions politiques des années trente en Europe, mais qui se présente avant tout comme un avertissement. Avertissement autour du cynisme des politiciens, de la notion de droit et de la montée des dictatures en analysant les mécanismes diplomatiques qui la rendent inévitable. Ainsi, adapter cette pièce incontournable du théâtre français est de bon augure par <span style="font-style:italic">&quot;nos temps qui courent bien dangereusement&quot;</span>.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95748159-66875479.jpg?v=1774975980" alt=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
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      C'est le pari qu'a fait Édouard Dossetto, jeune comédien et metteur en scène du collectif &quot;Nuit Orange&quot; au parcours particulier et pour le moins original. Formé au cours Simon, puis au CRR de Paris pour ce qui est de sa sphère artistique, il développe un travail sur le corps à travers la danse contemporaine, et sur les liens entre physique quantique et théâtre… Auparavant, notre artiste a été ingénieur des Ponts, Eaux et Forêts, a obtenu son agrégation de mécanique et a poursuivi un master à l'École Polytechnique avant d'être reçu à Sciences Po en 2015.       <br />
              <br />
       Cursus et parcours pour le moins époustouflants qui ont éveillé en lui un réel désir de recherche, et un goût prononcé pour la pluridisciplinarité. Sans oublier de belles amitiés (sic). Il est probable que des amitiés, il en ait également trouvé au sein du Collectif &quot;Nuit Orange&quot;, une troupe dans laquelle la pluridisciplinarité est le maître-mot, tout comme les notions d'Union et de Force, de Diversité et de Richesse, de Curiosité et de Générosité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'originalité de ce texte de Giraudoux, c'est qu'il se situe juste avant la guerre autour de laquelle il y a les belliqueux qui veulent les honneurs, les intérêts financiers ou symboliques qu'elle engendre, et les pacifistes qui sont prêts à tout, même au pire. Et puis il y a les autres, aussi, ceux qui ne s'y opposent pas, mais qui, par leur silence, se font complices de l'inéluctable&quot;,</span> précise le metteur en scène.       <br />
              <br />
       Certes, il y a tout cela chez Giraudoux, et bien plus encore ! Mais &quot;Les Orangers&quot; aussi ont du talent et de l'originalité ! Et ce ne sont pas les adaptations de cette célèbre pièce de Giraudoux qui manquent au programme des tentatives théâtrales depuis des années. Ici, c'est un pari largement gagné et nous regrettons beaucoup de n'avoir pas pu amener nos élèves assister à cette remarquable adaptation, moderne, intelligente, et dans un profond respect du texte et de la force de ses arguments.       <br />
              <br />
       La scénographie minimaliste, tout comme la mise en scène sobre, mais efficace, apportent à ce très grand texte de la littérature française un élan vertigineux auquel les jeux des comédiennes et comédiens, intenses et investis participent largement.       <br />
              <br />
       Notons tout de même, au regard de l'intensité du texte d'origine, quelques moments au cours desquels les spectateurs doivent revêtir une grande armure d'écoute, guerrière et soutenue, si tant est qu'ils souhaitent ne pas perdre une miette des enjeux du propos. Mais il en est parfois ainsi du rôle de spectateur, n'est-ce pas !
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      Ce n'est pas tant l'adaptation de la pièce qui en est la cause unique, ni la mise en scène, ni le jeu des comédiens et comédiennes… Disons que c'est un tout. Car &quot;La Guerre de Troie n'aura pas lieu&quot;, c'est un texte investi d'une argumentation dramatique plutôt que sur une action mettant en avant une tension réelle entre raison individuelle et fatalité collective.       <br />
              <br />
       Rien de simple que d'adapter sur les planches cette pièce monumentale à la large dimension philosophique dont on ne garde malheureusement qu'un souvenir trop imprécis lors de nos années au lycée. Oser adapter du Théâtre d'idées est déjà grandement méritoire. Celle-ci en est la preuve !       <br />
              <br />
       Le Collectif &quot;Nuit Orange&quot; et Édouard Dessanto l'ont fait avec une grande énergie de laquelle, à certains moments, se dégage une ironie subtile salvatrice, comme la scène du casque bleu de l'ONU, savoureuse et intemporelle. L'énergie des six artistes est palpable et leur complicité évidente. Du moins celle du soir de notre venue. Gageons qu'à chaque représentation, il doit en être ainsi.       <br />
              <br />
       Un bien joli moment de la pièce que celui interprété par Édouard Dossetto dans le rôle d'Hector, lors de l'évocation des morts dans une tirade flamboyante ô combien émouvante. Nous vous invitons à aller découvrir la pièce pour en mesurer sa portée au regard des tumultes actuels. Osons un hommage, ici, à notre soldat français, Arnaud Frion, tué en Irak par un drone.       <br />
              <br />
       Et remémorons-nous ces mots de Giraudoux : <span style="font-style:italic">&quot;Ô vous qui ne nous entendez pas (…), nous sommes les vainqueurs. Cela vous est bien égal, n'est-ce pas ? Vous aussi, vous l'êtes. Mais nous, nous sommes les vainqueurs vivants. C'est ici que commence la différence. C'est ici que j'ai honte.(…). Nous, nous voyons le soleil (…), et ce que j'ai à vous dire aujourd'hui, c'est que la guerre me semble la recette la plus sordide et la plus hypocrite pour égaliser les humains, et je n'admets pas plus la mort comme châtiment ou comme expiation au lâche que comme récompense aux vivants&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Depuis vingt-huit siècles, on lit &quot;L'Iliade et l'Odyssée&quot;, prologue de &quot;Troie&quot;. En 1935, Louis Jouvet jouait la pièce au Théâtre de l'Athénée. En 2026, on connaît la guerre, encore. La volonté pacificatrice d'Hector ne suffit pas contre tous les autres acteurs de la guerre et nous sommes nombreux à nous interroger sur le réel pouvoir du chef d'État ukrainien, Volodymyr Zelensky, à œuvrer comme il le fait avec autant de pugnacité depuis des mois et des mois, tel Hector…       <br />
              <br />
       Malgré tout cela, nous vous invitons à aller assister à cette nouvelle adaptation par Edouard Dossetto et &quot;Nuit Orange&quot; afin d'essayer peut-être de comprendre ce qu'est la guerre et à quel point cette dernière n'est jamais que le résultat de facteurs humains amplifiés par l'orgueil, la politique et le discours.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
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     <div><b>"La Guerre de Troie n'aura pas lieu"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95748159-66875488.jpg?v=1774976034" alt=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Giraudoux.       <br />
       Mise en scène: Édouard Dossetto.       <br />
       Avec, en alternance : Tatiana André ou Ghina Daou, Édouard Dossetto ou Gaspard Baumhauer, Leslie Gruel ou Marie Benati, Adam Karotchi ou Guillaune Villiers Moriamé, Madj Mastoura ou Rémi Couturier.       <br />
       Lumières : Raphaël Bertomeu.       <br />
       Son : Martin Benati.       <br />
       Par le Collectif Nuit Orange.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 février au 5 avril 2026.</span>       <br />
       Jeudi au samedi à 19 h et dimanche à 17 h.       <br />
       Studio Hébertot, 78, bis boulevard des Batignolles, Paris 17e.       <br />
       Téléphone : 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0515/fChoixSeance.aspx?idstructure=0515&amp;EventId=323&amp;request=QcE+w0WHSuALJm1hwt92oTJYdn+tcPhz4FOZQta0hTP5GiSw5WZsgg36FUsIh0a8x38SieWabZ2cp2BVsfugU7lvSgnDDW6dkT2qGfKnk+M=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>       <br />
              <br />
       Le spectacle se jouera au Théâtre des Brunes lors du Festival Off d'Avignon 2026.       <br />
              <br />
       <b> Tournée</b>       <br />
       31 juillet, 1er et 2 août 2026 : Festival Théâtres de Bourbon, Bourbon-l'Archambault (Allier).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95748159-66875469.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Guerre-de-Troie-n-aura-pas-lieu-Quand-les-forces-vives-du-theatre-agissent-bien-brillamment-en-echo-avec-notre-monde_a4519.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…</title>
   <pubDate>Mon, 30 Mar 2026 10:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand Tiago Rodrigues s'empare de monuments de la littérature (cf. son "Antoine et Cléopâtre", "Bovary", "La Cerisaie", "By Heart", etc.), c'est dans l'intention de faire résonner leur matière vivante avec notre contemporanéité. En effet, loin d'"adapter" Shakespeare, Flaubert, ou encore Tchekhov, il considère ces histoires mythiques comme la cristallisation dans notre mémoire vive de questions atemporelles, les "exploite" à l'envi pour créer les conditions d'un choc dramaturgique porteur de sens. Ainsi de sa dernière création, où une actrice qui répète au plateau le rôle d'Hécube, rencontre dans son existence personnelle une problématique-miroir reflétant celle de l'esclave d'Agamemnon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854883.jpg?v=1774870307" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Tournant le dos aux falaises hiératiques de la Carrière de Boulbon, les comédiens habillés de noir sont absorbés par leur travail à la table… C'est le tout début des répétitions de la pièce d'Euripide. Remarquant la présence du public, ils s'interrompent pour briser le quatrième mur en présentant de manière chorale l'intrigue vieille de 2 500 ans… <span style="font-style:italic">&quot;Nous sommes le Chœur… Au moment où commence la pièce, Polyxène, premier fils d'Hécube, a été sacrifié aux Dieux. Polydore, le second fils, a été assassiné perfidement par le roi de Thrace, Polymestor, auquel il avait été confié par Priam, roi de Troie. Hécube, reine déchue et mère ravagée de douleur, réclame justice et vengeance&quot;.</span> Ainsi rappelée, l'intrigue grecque est-elle prête à devenir caisse de résonance du drame à venir.       <br />
              <br />
       Pause pour revenir à la table où l'un des comédiens annonce que Nadia (l'interprète de la reine troyenne) devra s'absenter de la répétition pour des raisons personnelles. Le rythme s'accélère alors pour exploser dans une joyeuse cacophonie pointée non sans malice par l'un des acteurs choisis pour jouer Agamemnon (Denis Podalydes) : <span style="font-style:italic">&quot;Euripide méritait mieux&quot;</span>… Quant à la tirade de Polymestor qui fait suite, l'acteur errant les yeux crevés tout en vociférant son texte, elle sera assortie d'un nouveau trait d'humour – <span style="font-style:italic">&quot;Il parle beaucoup pour quelqu'un qui a les yeux crevés&quot;</span> – saillie en annonçant d'autres, créant des temps de respiration salutaires dans les deux drames qui se profilent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854884.jpg?v=1774870341" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Bascule de lieux… La table de travail des comédiens devient instantanément celle du Tribunal. On y retrouve Nadia venue là pour entendre le procureur suite à la plainte qu'elle a déposée contre l'institut spécialisé auquel elle avait confié son enfant autiste. Le magistrat lui communique le rapport accablant actant par le menu les maltraitances subies par les enfants autistes accueillis dans cette structure, <span style="font-style:italic">&quot;notamment par Otis (son fils) âgé de douze ans&quot;</span> (phrase répétée en boucle par le Chœur, comme une litanie obsédante).       <br />
              <br />
       Dès lors, deux régimes dramatiques (la tragédie d'Euripide et l'action en justice) vont continuellement se faire écho en se succédant sans aucune transition. Auxquels s'ajouteront les commentaires sur le vif des comédiens, suspendant leur personnage pour commenter &quot;théâtralement&quot; le théâtre en train de se faire… <span style="font-style:italic">&quot;Nadia est jouée par une actrice (Elsa Lepoivre) qui elle-même fait semblant de jouer Hécube&quot;</span>, ou encore <span style="font-style:italic">&quot;Le corps de Nadia est sur scène et elle dit les mots d'Hécube mais elle n'est pas vraiment là&quot;.</span> Un théâtre à multifacettes renvoyant chacune des effets de vérité mouvante.       <br />
              <br />
       Aspiré par ce mouvement tourbillonnaire, le spectateur est partie prenante des intrigues commentées en direct par le coryphée. Il sera, lui aussi, ému (jusqu'aux larmes) par la déposition de Nadia parlant avec amour de son fils disposant de quarante mots au plus pour communiquer avec elle : <span style="font-style:italic">&quot;Maman, pas maman ; pluie, pas pluie ; au revoir, pas au-revoir…&quot;.</span> Et quand le même coryphée interviendra pour dire que les larmes qui s'échappent des yeux de l'actrice lorsqu'elle joue Hécube (<span style="font-style:italic">&quot;Nadia joue Hécube et pleure sur Polydore assassiné&quot;</span>), ce sont celles qu'elle a retenues face au procureur, le trouble devient par porosité le nôtre.       <br />
              <br />
       Une autre histoire racontée par Nadia viendra s'inviter dans les plis des deux intrigues principales, rythmant ainsi celles de l'antique grecque et du tribunal contemporain appelé à juger l'impensable des maltraitances institutionnelles perpétrées sur des enfants handicapés… L'histoire d'une chienne ordinaire, héroïne d'une série qu'Otis – son fils autiste dont le prénom n'a rien à voir avec son trouble, mais avec le chanteur afro-américain Otis Redding – affectionne particulièrement. Que nous raconte-t-elle d'autre cette histoire de chienne, qui, d'épisode en épisode, erre jusqu'à retrouver en toute fin son chiot et éprouver l'indicible plaisir d'aboyer avec lui ?…       <br />
              <br />
       … si ce n'est l'écho réifié d'Hécube, métamorphosée en chienne – cf. sa statue monumentale dévoilée sur le plateau – et aboyant ad vitam æternam après s'être vengée du traître Polymestor en crevant avec des aiguilles les yeux de l'assassin de son fils aimé. Au théâtre, tout fait signe, et le metteur en scène nous le rappelle magistralement au détour de son écriture.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854885.jpg?v=1774870368" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Dans la mise en cause du personnel de la maison d'accueil, le Chœur – toujours à l'avant-scène de la pièce – commentera : <span style="font-style:italic">&quot;Nadia n'est plus Hécube, mais joue son rôle de mère. Elle découvre le labyrinthe où sa vie se confond avec celle d'Hécube&quot;</span>. Nous suivrons &quot;en direct&quot; les péripéties de cet avant-procès où éclateront au grand jour, outre la perversité du tortionnaire incriminé, la pleutrerie scandaleuse des plus hauts dirigeants incapables d'assumer leurs manquements, plus encore coupables que les employés de terrain, dépassés par des conditions de travail impossibles.       <br />
              <br />
       Au terme de ces deux heures intenses de représentation du théâtre dans le théâtre, nous ressortons… comme éblouis. Éblouis par ces deux mères courages, ravagées par la douleur et mues par la fureur vengeresse réparatrice. Éblouis par le jeu des actrices et acteurs de la Comédie-Française (Éric Génovèse, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Élissa Alloula, Séphora Pondi) rivalisant de force tranquille pour incarner les différents rôles, passant allègrement d'un lieu et d'une époque à l'autre. Éblouis par l'intelligence (et l'humour !) de l'écriture de Tiago Rodrigues, chantre d'un humanisme décapant. Enfin, encore et toujours, éblouis par le cadre de la Carrière de Boulbon, offrant en toute générosité son &quot;écho&quot; aux tragédies humaines.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 2 juillet 2024 dans la Carrière de Boulbon dans le cadre du Festival d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hécube, pas Hécube"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854886.jpg?v=1774870401" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      En français surtitré en anglais.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes (français).       <br />
       Texte et mise en scène : Tiago Rodrigues.       <br />
       Avec les interprètes de la Comédie-Française : Éric Génovèse, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Élissa Alloula, Séphora Pondi.       <br />
       Scénographie : Fernando Ribeiro.       <br />
       Costumes : José António Tenente.       <br />
       Lumière : Rui Monteiro.       <br />
       Musique et son : Pedro Costa.       <br />
       Collaboration artistique : Sophie Bricaire.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Panthea.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       &quot;Hécube, pas Hécube&quot; de Tiago Rodrigues, traduction Thomas Resendes, est publié aux Éditions Les Solitaires intempestifs (juillet 2024).       <br />
       Avec des extraits de &quot;Hécube&quot; d'Euripide, traduction Marie Delcourt-Curvers, publié aux Éditions Gallimard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854887.jpg?v=1774870435" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 30 mars au 17 avril 2026.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h 30.       <br />
       Comédie-Française Hors les murs.       <br />
       13ᵉ Art, Centre commercial Italie Deux, 30, place d'Italie, Paris 13ᵉ.       <br />
       Réservations : 01 48 28 53 53.       <br />
       <a class="link" href="https://reserver.comedie-francaise.fr/event/68bd83b706dce3be066e423f" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://le13emeart.com/" target="_blank">&gt;&gt; le13emeart.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95713582-66854887.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hecube-pas-Hecube-L-artiste-et-son-double-une-histoire-flamboyante-de-meres-douleurs_a4516.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres</title>
   <pubDate>Fri, 28 Nov 2025 17:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Bienvenue dans l'univers de la Démocratie ! Bienvenue dans l'univers… des Démocraties ! En effet, au-delà de ses propres limites, la démocratie athénienne, vieille de 2500 ans, fait figure d'antiquité aux yeux d'un monde contemporain s'étant empressé de lui trouver des substituts faisant fi des fondements inscrits dans son nom : Démocratie, du grec Demos (le peuple) et Kratos (le pouvoir), donc le pouvoir du peuple… Alternant adresses directes à la salle et saynètes piquantes, prenant le public comme pilier, la philosophe Barbara Stiegler et le spécialiste d'histoire grecque Christophe Pébarthe vont parcourir les méandres de ces entités à géométrie variable que sont devenues les démocraties dites représentatives.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92884744-65021126.jpg?v=1764349808" alt=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" title=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" />
     </div>
     <div>
      &quot;Qui veut prendre la parole ?&quot;. Par cette question inaugurale – la même que pouvaient entendre naguère les citoyens pressés les uns contre les autres sur la colline de la Pnyx au pied de l'Acropole d'Athènes – s'ouvre cette séance-spectacle dont l'objet s'identifie à la démocratie vécue à la fois en direct (nombreux temps réservés au débat) et en représentation scénique haute en couleur.       <br />
              <br />
       D'emblée, on est immergé dans l'AG d'une Fac où le tout nouveau Président, élu au vu de son programme radical, s'est s'empressé de trahir ses engagements en appliquant la réforme sélective exigée par le néolibéralisme régnant en maître, attitude purement anti-démocratique déclenchant le jour de la rentrée la grève illimitée… Avec un humour étudié, Christophe Pébarthe dont <span style="font-style:italic">&quot;personne n'ignore ici qu'il est spécialiste de la démocratie athénienne&quot;</span> – n'a-t-il pas été fait Docteur Honoris Causa par l'Université de Santorin ? – rappelle doctement, avec un pédantisme de bon aloi, la phrase liminaire de l'éminent historien Ernest Lavisse fixant en 1890 le credo des lieux d'éducation : <span style="font-style:italic">&quot;Notre histoire commence avec les Grecs&quot;</span>… aussitôt interrompu par lui-même pour que la parole soit donnée à la salle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92884744-65021141.jpg?v=1764349851" alt=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" title=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, pour les éventuels distraits venus se perdre ici, monstration est faite qu'il ne s'agira pas d'un cours magistral sur la démocratie – fût-elle grecque – mais de travaux pratiques où chacun (chacune) est invité(e) d'ores et déjà à donner de la voix… seule voie possible vers l'exercice de la démocratie pleine et entière. Sa complice sur scène s'empressera de prendre le premier relai pour animer un séminaire regroupant infirmières et corps médical dont l'objet – la démocratie sanitaire – mobilise toute son attention… vite interrompue à son tour par la règle des deux minutes maxi de parole afin que cette dernière ne soit instrumentalisée par des orateurs démagogues.       <br />
              <br />
       Nouvelle AG. Celle des gilets jaunes… La voix du peuple… Mais de quel peuple s'agit-il ? Vous découvrez que le peuple ne parle pas la même langue que vous ? Le mépris du peuple, aussi vieux que les Grecs ? Construire un questionnement pour décortiquer les mécanismes de remise en cause des qualités du peuple, vous avez deux minutes… Le gilet jaune, épouvantail pour le Pouvoir, une résurgence de la démocratie directe des Athéniens recouverte par les limons de la démocratie représentative excluant le peuple de sa capacité légitime à gouverner ? Moment succulent et ô combien signifiant de la citation d'un magazine culturel fort prisé dénonçant l'indigence de ce mouvement populaire spontané, né autour des ronds-points et hors des cadres de l'orthodoxie consacrée, fût-elle de gauche.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92884744-65021145.jpg?v=1764349881" alt=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" title=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" />
     </div>
     <div>
      Une autre saynète montrera la philosophe à sa table, écoutant &quot;religieusement&quot; une des voix off de la réforme parcours sup. Présenté comme l'opportunité d'offrir à chaque lycéen le choix d'orientation le mieux adapté – &quot;à la fin du processus, c'est le lycéen qui choisit&quot; – ce message-mensonge d'état martelé sur les ondes n'est aucunement questionné par la journaliste, cautionnant de fait un discours gouvernemental aux antipodes des objectifs sélectifs qu'il poursuit. De même sera joyeusement déconstruit en situation le diktat de la période covid – oukase prononcé au nom du bien du peuple – de l'interdiction de se réunir (ou &quot;pas plus de six à Noël&quot;) créant des lésions irréparables dans le tissu social.       <br />
              <br />
       Prenant pour exemple la tragédie de Sophocle, &quot;Antigone&quot;, l'honorable Docteur Honoris Causa s'adressant à l'assemblée prise à témoin demandera qui se sent plus proche de Créon ou d'Antigone que tout sépare… pour mieux faire apparaître que la délibération est essentielle, l'un et l'autre ayant tort a priori. C'est là l'enseignement à tirer de la tragédie grecque, l'expérience de l'impossibilité d'épuiser la réalité dans le discours. La réalité est en excès sur les discours, elle est toujours plus complexe que les discours qui prétendent la circonscrire. Discuter collectivement des lois, non inamovibles, mais prises comme système vivant, ce serait ça la démocratie… vécue en direct.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Quand nous dansons avec nos racines, nous composons perpétuellement.&quot;</span> Et ce soir, ce qui s'est joué sur une scène de théâtre ouverte sur l'espace des citoyens assemblés dans la salle des Colonnes, c'est un remake enjoué de ce que pouvait être l'assemblée athénienne : un lieu de paroles libérées, un espace délibératif dénouant les mécanismes de représentants élus &quot;démocratiquement&quot;… et toujours prêts à abuser le peuple en s'appropriant le pouvoir qu'il leur a délégué.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 21 novembre 2025 à la Scène Nationale du Carré-Colonnes de Blanquefort (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92884744-65021151.jpg?v=1764349917" alt=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" title=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" />
     </div>
     <div>
      Une expérience théâtrale de Barbara Stiegler et Christophe Pébarthe.       <br />
       Texte et mise en scène : Christophe Pébarthe.       <br />
       Avec : Christophe Pébarthe, Barbara Stiegler.       <br />
       Regard sur la direction d'acteurs : Jean-Marie Broucaret.       <br />
       Dramaturgie et assistante à la mise en scène : Marie Duret-Pujol.       <br />
       Scénographie : Clémence Kazémi.       <br />
       Lumière : Jérémie Papin.       <br />
       Régisseur général : Matthieu Chevet.       <br />
       Avec la collaboration involontaire de : Cornelius Castoriadis, Bernard Manin, Francis Duruis-Déri, Dominique Rousseau, Frédérique Vidal, Pierre-Henri Tavoillot.       <br />
       Durée : 2 h 30       <br />
              <br />
       <b>Représenté les 21 et 22 novembre 2025 à la Scène nationale du Carré-Colonnes de Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 et 7 décembre 2025 :</span> Scène nationale du Sud-Aquitain, Bayonne (64).       <br />
       15 mars 2026 : Le Méta - CDN, Poitiers (86).       <br />
       29 avril 2026 : Les 3T, Châtellerault (86).       <br />
       21 mai 2026 : Théâtre Ducourneau, Agen (47).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Democratie--Un-spectacle-dont-vous-pourriez-etre-les-heros-Anatomie-joyeuse-d-une-democratie-a-faire-renaitre-de-ses_a4415.html</link>
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   <title>"Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…</title>
   <pubDate>Fri, 25 Apr 2025 11:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand Tiago Rodrigues s'empare de monuments de la littérature (cf. son "Antoine et Cléopâtre", "Bovary", "La Cerisaie", "By Heart", etc.), c'est dans l'intention de faire résonner leur matière vivante avec notre contemporanéité. En effet, loin d'"adapter" Shakespeare, Flaubert, ou encore Tchekhov, il considère ces histoires mythiques comme la cristallisation dans notre mémoire vive de questions atemporelles, les "exploite" à l'envi pour créer les conditions d'un choc dramaturgique porteur de sens. Ainsi de sa dernière création, où une actrice qui répète au plateau le rôle d'Hécube, rencontre dans son existence personnelle une problématique-miroir reflétant celle de l'esclave d'Agamemnon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421344.jpg?v=1720189950" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Tournant le dos aux falaises hiératiques de la Carrière de Boulbon, les comédiens habillés de noir sont absorbés par leur travail à la table… C'est le tout début des répétitions de la pièce d'Euripide. Remarquant la présence du public, ils s'interrompent pour briser le quatrième mur en présentant de manière chorale l'intrigue vieille de 2 500 ans… <span style="font-style:italic">&quot;Nous sommes le Chœur… Au moment où commence la pièce, Polyxène, premier fils d'Hécube, a été sacrifié aux Dieux. Polydore, le second fils, a été assassiné perfidement par le roi de Thrace, Polymestor, auquel il avait été confié par Priam, roi de Troie. Hécube, reine déchue et mère ravagée de douleur, réclame justice et vengeance&quot;.</span> Ainsi rappelée, l'intrigue grecque est-elle prête à devenir caisse de résonance du drame à venir.       <br />
              <br />
       Pause pour revenir à la table où l'un des comédiens annonce que Nadia (l'interprète de la reine troyenne) devra s'absenter de la répétition pour des raisons personnelles. Le rythme s'accélère alors pour exploser dans une joyeuse cacophonie pointée non sans malice par l'un des acteurs choisis pour jouer Agamemnon (Denis Podalydes) : <span style="font-style:italic">&quot;Euripide méritait mieux&quot;</span>… Quant à la tirade de Polymestor qui fait suite, l'acteur errant les yeux crevés tout en vociférant son texte, elle sera assortie d'un nouveau trait d'humour – <span style="font-style:italic">&quot;Il parle beaucoup pour quelqu'un qui a les yeux crevés&quot;</span> – saillie en annonçant d'autres, créant des temps de respiration salutaires dans les deux drames qui se profilent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421345.jpg?v=1720189992" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Bascule de lieux… La table de travail des comédiens devient instantanément celle du Tribunal. On y retrouve Nadia venue là pour entendre le procureur suite à la plainte qu'elle a déposée contre l'institut spécialisé auquel elle avait confié son enfant autiste. Le magistrat lui communique le rapport accablant actant par le menu les maltraitances subies par les enfants autistes accueillis dans cette structure, <span style="font-style:italic">&quot;notamment par Otis (son fils) âgé de douze ans&quot;</span> (phrase répétée en boucle par le Chœur, comme une litanie obsédante).       <br />
              <br />
       Dès lors, deux régimes dramatiques (la tragédie d'Euripide et l'action en justice) vont continuellement se faire écho en se succédant sans aucune transition. Auxquels s'ajouteront les commentaires sur le vif des comédiens, suspendant leur personnage pour commenter &quot;théâtralement&quot; le théâtre en train de se faire… <span style="font-style:italic">&quot;Nadia est jouée par une actrice (Elsa Lepoivre) qui elle-même fait semblant de jouer Hécube&quot;</span>, ou encore <span style="font-style:italic">&quot;Le corps de Nadia est sur scène et elle dit les mots d'Hécube mais elle n'est pas vraiment là&quot;.</span> Un théâtre à multifacettes renvoyant chacune des effets de vérité mouvante.       <br />
              <br />
       Aspiré par ce mouvement tourbillonnaire, le spectateur est partie prenante des intrigues commentées en direct par le coryphée. Il sera, lui aussi, ému (jusqu'aux larmes) par la déposition de Nadia parlant avec amour de son fils disposant de quarante mots au plus pour communiquer avec elle : <span style="font-style:italic">&quot;Maman, pas maman ; pluie, pas pluie ; au revoir, pas au-revoir…&quot;.</span> Et quand le même coryphée interviendra pour dire que les larmes qui s'échappent des yeux de l'actrice lorsqu'elle joue Hécube (<span style="font-style:italic">&quot;Nadia joue Hécube et pleure sur Polydore assassiné&quot;</span>), ce sont celles qu'elle a retenues face au procureur, le trouble devient par porosité le nôtre.       <br />
              <br />
       Une autre histoire racontée par Nadia viendra s'inviter dans les plis des deux intrigues principales, rythmant ainsi celles de l'antique grecque et du tribunal contemporain appelé à juger l'impensable des maltraitances institutionnelles perpétrées sur des enfants handicapés… L'histoire d'une chienne ordinaire, héroïne d'une série qu'Otis – son fils autiste dont le prénom n'a rien à voir avec son trouble, mais avec le chanteur afro-américain Otis Redding – affectionne particulièrement. Que nous raconte-t-elle d'autre cette histoire de chienne, qui, d'épisode en épisode, erre jusqu'à retrouver en toute fin son chiot et éprouver l'indicible plaisir d'aboyer avec lui ?…       <br />
              <br />
       … si ce n'est l'écho réifié d'Hécube, métamorphosée en chienne – cf. sa statue monumentale dévoilée sur le plateau – et aboyant ad vitam æternam après s'être vengée du traître Polymestor en crevant avec des aiguilles les yeux de l'assassin de son fils aimé. Au théâtre, tout fait signe, et le metteur en scène nous le rappelle magistralement au détour de son écriture.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421346.jpg?v=1720190016" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Dans la mise en cause du personnel de la maison d'accueil, le Chœur – toujours à l'avant-scène de la pièce – commentera : <span style="font-style:italic">&quot;Nadia n'est plus Hécube, mais joue son rôle de mère. Elle découvre le labyrinthe où sa vie se confond avec celle d'Hécube&quot;</span>. Nous suivrons &quot;en direct&quot; les péripéties de cet avant-procès où éclateront au grand jour, outre la perversité du tortionnaire incriminé, la pleutrerie scandaleuse des plus hauts dirigeants incapables d'assumer leurs manquements, plus encore coupables que les employés de terrain, dépassés par des conditions de travail impossibles.       <br />
              <br />
       Au terme de ces deux heures intenses de représentation du théâtre dans le théâtre, nous ressortons… comme éblouis. Éblouis par ces deux mères courages, ravagées par la douleur et mues par la fureur vengeresse réparatrice. Éblouis par le jeu des actrices et acteurs de la Comédie-Française (Éric Génovèse, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Élissa Alloula, Séphora Pondi) rivalisant de force tranquille pour incarner les différents rôles, passant allègrement d'un lieu et d'une époque à l'autre. Éblouis par l'intelligence (et l'humour !) de l'écriture de Tiago Rodrigues, chantre d'un humanisme décapant. Enfin, encore et toujours, éblouis par le cadre de la Carrière de Boulbon, offrant en toute générosité son &quot;écho&quot; aux tragédies humaines.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 2 juillet 2024 dans la Carrière de Boulbon dans le cadre du Festival d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hécube, pas Hécube"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421347.jpg?v=1720190040" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      En français surtitré en anglais.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes (français).       <br />
       Texte et mise en scène : Tiago Rodrigues.       <br />
       Avec les interprètes de la Comédie-Française : Éric Génovèse, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Élissa Alloula, Séphora Pondi.       <br />
       Scénographie : Fernando Ribeiro.       <br />
       Costumes : José António Tenente.       <br />
       Lumière : Rui Monteiro.       <br />
       Musique et son : Pedro Costa.       <br />
       Collaboration artistique : Sophie Bricaire.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Panthea.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       &quot;Hécube, pas Hécube&quot; de Tiago Rodrigues, traduction Thomas Resendes, est publié aux Éditions Les Solitaires intempestifs (juillet 2024).       <br />
       Avec des extraits de &quot;Hécube&quot; d'Euripide, traduction Marie Delcourt-Curvers, publié aux Éditions Gallimard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88133854-62421348.jpg?v=1720190065" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 28 mai au 21 juillet 2025.</span>       <br />
       Lundi au samedi à 20 h 30, dimanche à 14 h.       <br />
       Comédie-Française, Salle Richelieu, Place Colette, Paris 1er.       <br />
       Réservations : 01 44 58 15 15.       <br />
       <a class="link" href="https://www.comedie-francaise.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88133854-62421348.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hecube-pas-Hecube-L-artiste-et-son-double-une-histoire-flamboyante-de-meres-douleurs_a4204.html</link>
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