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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-14T16:17:56+02:00</dc:date>
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   <title>"Tumulus"… Déroutant et original !</title>
   <pubDate>Fri, 02 Dec 2022 14:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans le cadre du festival d'Automne, nous voici emmenés dans un univers à la fois original et profond tant dans sa recherche chorégraphique que scénique. C'est un voyage vers l'infiniment grand et l'infiniment petit aux frontières du vivant et de la mort auquel nous convient François Chaignaud et Geoffroy Jourdain. Danses et chants, de la Renaissance aux années soixante-dix, deviennent compagnons de route pour un spectacle plus que déroutant dans sa quiétude.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69319457-48513858.jpg?v=1669990247" alt=""Tumulus"… Déroutant et original !" title=""Tumulus"… Déroutant et original !" />
     </div>
     <div>
      C'est le silence, parlant, qui interpelle dès les premiers instants et qui rassemble les protagonistes dans un recueillement méditatif sans qu'il soit pour autant celui d'un deuil. Et pourtant, le tumulus qui trône sur scène est un tertre artificiel recouvrant une sépulture. Tout le décor est par ailleurs investi dans ses faces cachées. Les artistes y entrent parfois, au travers de deux issues, font souvent le tour, passent devant, montent dessus pour en redescendre. On y glisse aussi. On y marche sur la crête. Il est appréhendé sous toutes ses coutures. Comme un personnage scénographique, celui-ci est un élément très important et donne au spectacle son allure et sa trajectoire.       <br />
              <br />
       Après le silence, des bruitages se font au travers de tapotements effectués sur les épaules, par exemple, avec la paume des mains. Les interprètes lancent également, pour certains, autour d'eux, dans des trajectoires circulaires, un long lacet marron avec une pierre située à l'extrémité de celui-ci. Cela engendre un bruit particulier, de temps en temps accompagné d'un triangle. Ces sons donnent une atmosphère de quiétude en écho aux volumes de la scénographie. Il s'agit de mettre sur un même plan scénique le tumulus, les personnes, leur silence et ses bruits aux élans poétiques. Et il y a aussi les voix, à la fois puissantes et douces, toujours lyriques, qui portent toute la création.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69319457-48513859.jpg?v=1669990293" alt=""Tumulus"… Déroutant et original !" title=""Tumulus"… Déroutant et original !" />
     </div>
     <div>
      Les déplacements sont effectués dans des gestiques où les mouvements alternent, basculent par petites touches. Là, ce sont des pas sur la plante des pieds qui font progresser les interprètes, les postérieurs à mi-hauteur, jambes arquées. Plus loin, ce sont des corps qui marchent de façon synchronisée. Après le silence, les voix apparaissent, superbes de lyrisme. Elles accompagnent les trajets et donnent une couleur chaude aux gestiques. Très souvent en écho, parfois en canon, elles sont superbes de pureté avec un parfum de sainteté, comme un appel au ciel.       <br />
              <br />
       Ce sont des chants polyphoniques a cappella franco-flamands, italiens, anglais et allemands d'époques aussi différentes que ceux de la Renaissance et des années soixante-dix. On s'assoit, on se lève, on saute à pieds joints, on chante, on devient mutique et on se regroupe. Pour s'arrêter et redémarrer. Ces ruptures de jeu donnent une dynamique à la création.       <br />
              <br />
       Dans ces différentes attitudes, il y a une espèce de recueillement. C'est l'appréhension d'une fin ultime au travers de soi et, par ricochet, des autres, portée par un lyrisme puissant. Les costumes sont toujours variés, de couleurs vives ou sombres, longs ou courts, larges ou collants à la peau. Ils se changent un moment en couleur de peau où dans des gestiques courbes, les troncs se courbent à l'arrière jusqu'à la taille ou restant tout droit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69319457-48513931.jpg?v=1669990401" alt=""Tumulus"… Déroutant et original !" title=""Tumulus"… Déroutant et original !" />
     </div>
     <div>
      La gestuelle est très recherchée avec des déplacements originaux où la plante des pieds tapote le sol ou s'y glisse, le tout accompagné par un tronc et des membres qui bougent avec, pour les bras, des tressaillements, des positions anguleuses où le coude devient une articulation un peu tournante, toujours de biais sur la longitude. Les mouvements, parfois en trio, sont très variés avec des corps faisant des tours sur eux-mêmes. La file indienne est également déclinée.       <br />
              <br />
       Chacun est le partenaire d'un alter ego ou d'un ensemble. On est seul, mais accompagné avec, pour chacun, une présence autant vocale que corporelle dans laquelle chaque artiste est montré dans son individualité. Il y a aussi de jolis cercles qui sont formés où les interprètes se prennent par la main, tout en chantant et dansant, souvent affublés d'un chapeau.       <br />
              <br />
       C'est très beau avec de très jolis tableaux où le groupe bouge avec, parfois, un protagoniste qui se détache pour faire une gestuelle où chacun regarde comme spectateur ce qui se passe. Le mariage entre singulier et pluriel est superbe autant par son homogénéité que par ses surprises. Le spectacle est très original. C'est léger, frais comme un souffle sur une peau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tumulus"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69319457-48513943.jpg?v=1669990463" alt=""Tumulus"… Déroutant et original !" title=""Tumulus"… Déroutant et original !" />
     </div>
     <div>
      Conception : François Chaignaud et Geoffroy Jourdain.       <br />
       Avec : Simon Bailly, Mario Barrantes Espinoza, Florence Gengoul, Myriam Jarmache, Evann Loget-Raymond, Marie Picaut, Alan Picol, Antoine Roux-Briffaud, Vivien Simon, Maryfé Singy, Ryan Veillet, Aure Wachter, Daniel Wendler.       <br />
       Dramaturgie Baudouin Woehl.       <br />
       Lumière : Philippe Gladieux et Anthony Merlaud.       <br />
       Scénographie : Mathieu Lorry-Dupuy.       <br />
       Assistant à la direction musicale : Louis Gal.       <br />
       Assistante à la chorégraphie : Anna Chirescu.       <br />
       Création costumes : Romain Brau.       <br />
       Régie générale et lumière : Anthony Merlaud ou Marinette Buchy.       <br />
       Régie son : Aude Besnard, Camille Frachet, Alban Moraud, Jean-Louis Waflart.       <br />
       Régie plateau : Laure Montagné ou François Boulet.       <br />
       Régie costumes : Alejandra Garcia ou Cara Ben Assayag.       <br />
       Production : Mandorle productions et la Cie Les Cris de Paris.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 24 au 27 novembre 2022.</b>       <br />
       Dans le cadre du Festival d'Automne à Paris.       <br />
       Grande Halle de La Villette, Paris 19e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Heptaméron", cet étrange et familier miroir de l'âme</title>
   <pubDate>Fri, 25 Jan 2019 11:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avec "Heptaméron, récits de la chambre obscure", Benjamin Lazar approche le mystère d'une œuvre méconnue et majeure dans l'histoire de la Littérature française. Cet "Heptaméron" que Marguerite de Navarre (femme de tête et de lettres, reine de Navarre, sœur de François 1er et grand-mère de Henri IV) a écrit à l'imitation du "Décaméron" de Jean Boccace (1) mais que la mort a interrompu à la septième partie (2).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30089240-28859377.jpg?v=1548413374" alt=""Heptaméron", cet étrange et familier miroir de l'âme" title=""Heptaméron", cet étrange et familier miroir de l'âme" />
     </div>
     <div>
      Dans la convention du spectacle, la scène est comme une cabane, un refuge que trouvent des voyageurs du hasard : musiciens, chanteurs de madrigaux et comédiens. Les rideaux de pluie et de vents mêlés, les inondations, les tempêtes, ouragans et tourments ne sont plus que soupirs et souvenirs filtrés par une lucarne béante.       <br />
              <br />
       La scène est un espace de vie calme à l'abri du monde. &quot;Suave mari magno turbantibus aeqora ventis…&quot; <span style="font-style:italic">(3)</span>.       <br />
              <br />
       Réunis, pour longtemps, une décade peut-être à se raconter des histoires. Certaines peuvent tomber à plat mais cela n'a pas d'importance. L'essentiel est ailleurs. Il faut composer une bonne compagnie et, à tour de rôle, comme en un tournoi courtois, partir à la découverte des affinités communes. L'ardeur amoureuse, la fureur, l'amour, la mort. Rires et mélancolies.       <br />
              <br />
       Dans une belle tension des contraires, Benjamin Lazar met en situation ses acteurs à la fois interprètes d'eux-mêmes et objets de la fiction qu'ils représentent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30089240-28859437.jpg?v=1548413400" alt=""Heptaméron", cet étrange et familier miroir de l'âme" title=""Heptaméron", cet étrange et familier miroir de l'âme" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle alterne, entremêle, amplifie de petits récits simples, timides et maladroits, des extraits du texte de Marguerite de Navarre nobles et cruels et se clôt par la fable basilic tirée du &quot;Décaméron&quot; de Pasolini. Par touches successives et ruptures, les chants et la musique (quelquefois imitative, quelquefois presque abstraite) amplifient et soutiennent l'ensemble.       <br />
              <br />
       Sous les yeux et les oreilles ébahies, éblouies, la matière du spectacle s'élabore en un rêve, en une forme de vision nocturne. Le spectateur participe à la fusion des textes et des madrigaux. Comme immergé dans la variété des ornements à la découverte d'une clarté et d'une précision d'écriture où se mesurent les règles inflexibles de la représentation et celles de la sensibilité de l'être. Et dans la mise en scène, la posture, le maintien, la vérité du lamento.       <br />
              <br />
       Dans l'Heptaméron, qui montre en somme comme le travail de l'art, le spectateur est capté par une figure qui apparaît comme en filigrane le sort d'une reine au soir de sa vie, belle et brillante, inquiète et savante, délicate et raffinée. La vérité de ses mots embrasse le Temps. Le passé, la Renaissance, remonte sans violence dans la sensibilité contemporaine. À la maison de la culture d'Amiens, le soir de la création, le public a ovationné cet étrange et familier miroir de l'âme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30089240-28859444.jpg?v=1548413437" alt=""Heptaméron", cet étrange et familier miroir de l'âme" title=""Heptaméron", cet étrange et familier miroir de l'âme" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">(1) Jean Boccace, parmi les auteurs de contes et nouvelles de la Renaissance italienne, a eu l'idée d'un fil conducteur au cœur de son recueil. Une petite société vit une forme de huis clos qu'il leur faut rendre agréable par des échanges d'histoires à raconter. Le succès fut foudroyant. Des &quot;Cent nouvelles nouvelles&quot; du duc de Bourgogne aux &quot;Contes de Canterbury&quot;, les fabliaux, les lais, les contes du Moyen Âge trouvent une nouvelle jeunesse. On en retrouve des traces dans l'oeuvre de Molière, de Shakespeare.       <br />
       (2) D'où le titre d'heptaméron.       <br />
       (3) Lucrèce, &quot;De natura rerum&quot;, Livre 2, début du verset 1 à 33.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Heptaméron, récits de la chambre obscure"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30089240-28859453.jpg?v=1548413480" alt=""Heptaméron", cet étrange et familier miroir de l'âme" title=""Heptaméron", cet étrange et familier miroir de l'âme" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;L'Heptaméron&quot; de Marguerite de Navarre.       <br />
       Et la musique de Claudio Monteverdi, Luca Marenzio, Benedetto Pallavicino, Carlo Gesualdo, Michelangelo Rossi et Biagio Marini.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Lazar.       <br />
       Direction musicale : Geoffroy Jourdain.       <br />
       Avec : Fanny Blondeau, Geoffrey Carey, Malo de La Tullaye.       <br />
       Et avec Les Cris de Paris : Virgile Ancely, Anne-Lou Bissières, Stéphen Collardelle, Marie Picaut, William Shelton, Luanda Siqueira, Michiko Takahashi et Ryan Veillet.       <br />
       Scénographie : Adeline Caron.       <br />
       Costumes : Adeline Caron et Julia Brochier.       <br />
       Lumières : Maël Iger.       <br />
       Maquillages et coiffures : Mathilde Benmoussa.       <br />
       Images : Joseph Paris.       <br />
       ​Assistant mise en scène et dramaturge : Tristan Rothhut.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 23 février 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30089240-28859377.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Heptameron--cet-etrange-et-familier-miroir-de-l-ame_a2331.html</link>
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