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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-21T22:37:06+02:00</dc:date>
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   <title>Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre</title>
   <pubDate>Fri, 30 May 2025 10:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Du 20 au 25 mai s'est tenue la 3e édition du Festival confit ! à La Garance, Scène Nationale de Cavaillon (84). Un théâtre comestible qui met, avec beaucoup de talent et d'intelligence, l'alimentation partagée au cœur de la création artistique. Lors de cette nouvelle édition, "confit !" s'est frotté à de multiples questions : historiques, familiales, sociétales, environnementales… D'un rituel culinaire libanais ("Freekeh"), pour célébrer les personnes disparues, à la confection d'un dîner insolite ("Repas de mer"), en vue de se préparer à la fin du monde, les propositions artistiques se sont avérées aussi passionnantes que savoureuses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930161.jpg?v=1748592823" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      Le Festival confit ! a vu le jour, il y a trois ans, avec l'arrivée de sa nouvelle directrice, Chloé Tournier, auparavant en charge de la programmation du MAIF Social Club, à Paris. Passionnée par le sujet, Chloé Tournier travaille depuis une vingtaine d'années sur les liens entre le théâtre et la cuisine. Ce fut d'ailleurs le sujet de son mémoire de fin d'études à Sciences-Po et également la thématique d'une exposition au MAIF Social Club, &quot;Matières à mijoter&quot;. Si la directrice de la Scène Nationale de Cavaillon reconnaît la gourmandise comme l'une de ses qualités, il faut dire que ce projet artistico-culinaire a toute sa légitimité sur le territoire de Cavaillon.        <br />
              <br />
       Situé dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, entre le Lubéron et les Alpilles, celui-ci est particulièrement marqué par les questions agricoles, historiquement, dans sa richesse passée, mais aussi dans ses infrastructures, ses paysages marqués par l'agriculture (oliviers, vignes, etc.). C'est encore aujourd'hui un territoire qui produit beaucoup. Cavaillon, capitale du melon, ça vous dit quelque chose ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930163.jpg?v=1748592848" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      Pour Chloé Tournier, la matière alimentaire, en tant que matière artistique, permet de nouvelles dramaturgies, mais aussi des récits politiques autres et des esthétiques relationnelles différentes, ce que viennent confirmer les deux spectacles vus ce jour-là. L'alimentation n'est pas un temps convivial offert avant, pendant ou après la représentation, mais constitue ici l'essence même du spectacle.       <br />
              <br />
       Après "Lentilles au fenouil" et "Chaussons aux tomates", Hiba Najem signe, avec </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Freekeh"</strong></span>, la troisième performance de sa série culinaire. Accompagnée d'un accordéoniste, l'artiste raconte l'histoire de Souad, sa tante disparue, à travers le Freekeh, le plat préféré de la défunte. Quarante spectateurs sont ainsi conviés à explorer les traditions et le rituel entourant les quarante jours après la mort d'un proche. Ensemble, ils dressent la table et cuisinent le fameux Freekeh, ce plat traditionnel à base de blé vert auquel s'ajoutent des légumes, diverses épices, du fromage blanc, de la menthe sèche et de l'ail.       <br />
              <br />
       Ce blé, issu d'une variété très ancienne, possède un goût délicieusement fumé, car il a été récolté avant maturité et brûlé dans son écorce. Entre les effluves de blé, d'oignons, les mélodies orientales et la voix enregistrée de la défunte sur un répondeur téléphonique se tissent des liens entre passé et présent, mémoire et partage, artistes et spectateurs. L'expérience partagée devient support de rencontre.       <br />
              <br />
       La scénographie accompagne les trois temps du spectacle, un premier temps où, répartis en deux rangées, les spectateurs se font face, découvrant le récit d'Hiba ; un deuxième dans lequel chacun s'affaire en petits groupes dans les préparatifs (garnir la table de fleurs et de bougies, couper les légumes, préparer le fromage blanc, mettre le couvert…) ; et un troisième où le public, attablé, savoure le repas, riche de récits et de symboles.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">"En partageant un plat qui était cher à ma tante,</span> confie Hiba, <span style="font-style:italic">j'espère lui rendre hommage ainsi qu'à toutes les personnes qui ne sont plus présentes avec nous depuis quarante jours, quarante semaines ou quarante ans. Ma tante était une femme joyeuse qui aimait la vie et aimait profiter de sa beauté plutôt que de se concentrer sur sa tragédie. Je m'inspire d'elle pour célébrer sa mort en une fête."</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930189.jpg?v=1748592873" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      Avec </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Repas de mer"</strong></span>, l'alimentation véhicule les questions environnementales sous un angle inclusif. Cuisiner pour se préparer à la fin du monde, ou plutôt pour prendre soin du monde de demain, telle est l'invitation de la compagnie belge Laika. "Peut-on sauver la planète depuis sa cuisine ?", Se demande la narratrice-comédienne. Atteinte d'écoanxiété, alors qu'elle s'apprête à devenir mère, elle cherche des solutions pour juguler ses préoccupations planétaires. Sa quête commence par la mer, un paysage qui lui est familier et dont elle est originaire. Fuyant la vie urbaine, elle nous emmène, dans un voyage sensoriel, le long des plages et des falaises, nous raconte ses rencontres avec des cueilleuses d'algues…       <br />
              <br />
       Installés autour d'elle, sur deux niveaux, dans une structure circulaire, quelque quatre-vingt spectateurs écoutent son récit (en néerlandais, surtitré en français), expérimentent différents types d'algues et des recettes innovantes entièrement végétales : du beurre marin, des chips de chêne de mer, de la mousse de poisson sans poisson, des coquilles de pleurotes de panicaut, des sushis farcis de tapenade de betteraves rouges, de riz de quinoa et de courgette jaune… le tout accompagné d'un kéfir marin (à base de spiruline forcément). En dessert, de délicieux brownies de patates douces, de baies d'argousier et de pépites de chocolat pur – les recettes de Laika sont à retrouver sur le site de <a class="link" href="https://www.laika.be/FR/cuisine" target="_blank">la compagnie.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930193.jpg?v=1748592906" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      Le repas est tout sauf passif, car la future mère nous invite à sentir, toucher, goûter, couper, broyer, malaxer… C'est une véritable expérience culinaire que la jeune femme dispense avec humour et une pointe de suspense. Ses plats s'avèrent incroyables et sans doute bien plus efficaces qu'un discours sur l'avenir de la planète.       <br />
              <br />
       Cette édition du festival confit ! a également vu le lancement du projet de recherche &quot;A tavola !&quot; (&quot;À table !&quot; en italien, NDLR), porté par l'artiste complice Floriane Facchini. L'idée de ce projet est de croiser les regards de chercheurs, d'artistes, d'agriculteurs et d'élus des collectivités territoriales pour transformer les pratiques des uns et des autres, agriculteurs et consommateurs, afin de préserver la biodiversité. Tout au long du processus qui s'étalera sur deux ans, des performances culinaires (&quot;les Mises en Bouche&quot;) seront proposées et un banquet artistico-culinaire-scientifique parachèvera l'aventure en mai 2027.       <br />
              <br />
       Rendez-vous donc en mai 2026 pour la 4e édition du festival confit ! et pour un premier point sur le projet &quot;A tavola !&quot;.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930231.jpg?v=1748593143" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival confit !</b>       <br />
       Cette 3e édition s'est déroulé du 20 au 25 mai 2025.       <br />
       Proposé par La Garance - Scène nationale, Cavaillon (84).       <br />
       <a class="link" href="https://www.lagarance.com/" target="_blank">>> lagarance.com</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Freekeh"</strong></span>       <br />
       Conception : Hiba Najem.       <br />
       Mise en scène et performance : Hiba Najem.        <br />
       Création musicale et musique sur scène : Samah Boulmouna.       <br />
       Coproduction La Garance.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Repas de mer"</strong></span>       <br />
       Texte : Sien Vanmaele.       <br />
       Mise en scène : Jo Roets.       <br />
       Avec : Annelotte van Aarst.       <br />
       Concept sensoriel : Peter De Bie et Sien Vanmaele,        <br />
       Musique : Jason Dousselaere.       <br />
       Scénographie : Studio Kuurjeus et Peter De Bie.       <br />
       Costumes : Manuela Lauwers.       <br />
       Dramaturgie Mieke Versyp.       <br />
       Cuisine : Sara Sampelayo Helena Verbeeck et Annelotte Van Aarst.       <br />
       Éclairage : Thomas Stevens.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88908168-62930161.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-confit--Les-rituels-culinaires-intimement-associes-aux-problematiques-questionnees-par-le-theatre_a4231.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2022• "CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*</title>
   <pubDate>Fri, 27 May 2022 16:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Que croire ? Question. Ou bien, qu'est-ce que c'est que cela : croire ? D'où cela vient, comment cela procède, par quel média cela se propage-t-il d'individus à société, de génération à la suivante ? La croyance, les croyances sont l'épicentre et également le centre épique de ce spectacle, "CroiZade", qui chevauche allègrement les imaginaires pour tenter de poser le plus visuellement possible la question. Mais avant de croire, avant toute croyance, fut le mot.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64936221-46446554.jpg?v=1647245795" alt="•Off 2022• "CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" title="•Off 2022• "CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" />
     </div>
     <div>
      Vous l'aurez compris, nulle véritable place pour la triste réalité ici. L'autrice et metteure en scène Sandrine Roche est une créatrice habituée à ces récits qui transgressent cette rigide réalité. Sa patte d'autrice de pièces pour le jeune public lui donne l'aisance de flotter assez loin du concret. Et le spectacle s'envole très vite au-dessus de ce questionnement original, sans toutefois le perdre jamais de vue - tel un Milan tournant lentement, ailes déployées, porté par un lent courant ascendant, l'œil constamment posé sur sa proie.       <br />
               <br />
       Sandrine Roche s'est ainsi beaucoup amusée à brouiller les cartes en tissant un texte qui mêle un narratif relativement linéaire, qui a un peu la forme d'un conte pour enfants et qui revient comme un fil conducteur tout au long, avec un texte écrit à la mode Renaissance, haut en couleur, faux vieux françois qui apporte une touche de jubilation et une fantaisie verbale débridée. Le but ? Déstructurer l'existant pour chercher à retrouver une sorte d'origine débarrassée des systèmes de valeurs que la société instille définitivement dans les individus qui la composent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64936221-46446555.jpg?v=1647245829" alt="•Off 2022• "CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" title="•Off 2022• "CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" />
     </div>
     <div>
      Mais sa création décline également sur scène la même volonté de déstructuration. Par les corps, cette fois. Puis par le décor réalisé avec des panneaux translucides. Les six interprètes, qu'ils soient comédiens, danseurs ou plasticiens, se sont prêtés au jeu. Ils forment parfois un seul corps, partagent de leurs voix un texte qu'ils portent à tour de rôle, exécutent des danses traditionnelles que les régisseurs &quot;son&quot;, eux-mêmes sur scène, transforment lentement en musique électronique. De même, le fond de scène devient une fresque peinte par tous les interprètes. Fresque naïve qui tente, elle aussi, de réécrire par l'image ce en quoi l'on doit croire, qui existe.       <br />
               <br />
       Jusqu'au bout, le spectacle restera surabondant en mots, en mouvements, en sons et en images. Il restera également très ludique, avec un humour potache par moments, des adultes se mettant à jouer comme des enfants. On pense aux héritages qu'il porte dans ses veines : Rabelais, Alfred Jarry… mais ceux-ci avaient, en plus de la jubilation verbale, la griffure de la provocation politique et de l'impertinence.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* François Rabelais.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"CroiZades (jusqu'au trognon)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64936221-46446556.jpg?v=1647245860" alt="•Off 2022• "CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" title="•Off 2022• "CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sandrine Roche (publié aux éditions Théâtrales).       <br />
       Mise en scène : Sandrine Roche.       <br />
       Collaboration artistique : Lucia Trotta.       <br />
       Chorégraphies : Silvia Cimino.       <br />
       Avec : Avec Josef Amerveil, Marion Bajot, Leila Brahimi, Pedro Cabanas, Silvia Cimino, Loïc Even (en alternance avec Erick Priano), Grégoire Leymarie, Sophie Mangin, Alexandre Théry.       <br />
       Création sonore : Josef Amerveil et Grégoire Leymarie.       <br />
       Création lumière et vidéo, régie générale : Erick Priano et Loïc Even.       <br />
       Costumes : Sophie Mangin.       <br />
       Scénographie : Sandrine Roche et Érick Priano       <br />
       Construction : Érick Priano        <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
       Association Perspective Nevski.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64936221-46446557.jpg?v=1647245915" alt="•Off 2022• "CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" title="•Off 2022• "CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Mardi, vendredi et dimanche à 11 h.       <br />
       Théâtre des Halles, Salle du Chapitre, rue du Roi René, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64936221-46446554.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-CroiZades-jusqu-au-trognon-Par-le-monde-il-y-a-beaucoup-plus-de-couillons-que-d-hommes_a3260.html</link>
  </item>

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   <title>"CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*</title>
   <pubDate>Mon, 14 Mar 2022 08:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Que croire ? Question. Ou bien, qu'est-ce que c'est que cela : croire ? D'où cela vient, comment cela procède, par quel média cela se propage-t-il d'individus à société, de génération à la suivante ? La croyance, les croyances sont l'épicentre et également le centre épique de ce spectacle, "CroiZade", qui chevauche allègrement les imaginaires pour tenter de poser le plus visuellement possible la question. Mais avant de croire, avant toute croyance, fut le mot.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Vous l'aurez compris, nulle véritable place pour la triste réalité ici. L'autrice et metteure en scène Sandrine Roche est une créatrice habituée à ces récits qui transgressent cette rigide réalité. Sa patte d'autrice de pièces pour le jeune public lui donne l'aisance de flotter assez loin du concret. Et le spectacle s'envole très vite au-dessus de ce questionnement original, sans toutefois le perdre jamais de vue - tel un Milan tournant lentement, ailes déployées, porté par un lent courant ascendant, l'œil constamment posé sur sa proie.       <br />
               <br />
       Sandrine Roche s'est ainsi beaucoup amusée à brouiller les cartes en tissant un texte qui mêle un narratif relativement linéaire, qui a un peu la forme d'un conte pour enfants et qui revient comme un fil conducteur tout au long, avec un texte écrit à la mode Renaissance, haut en couleur, faux vieux françois qui apporte une touche de jubilation et une fantaisie verbale débridée. Le but ? Déstructurer l'existant pour chercher à retrouver une sorte d'origine débarrassée des systèmes de valeurs que la société instille définitivement dans les individus qui la composent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63013417-45530296.jpg?v=1647245829" alt=""CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" title=""CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" />
     </div>
     <div>
      Mais sa création décline également sur scène la même volonté de déstructuration. Par les corps, cette fois. Puis par le décor réalisé avec des panneaux translucides. Les six interprètes, qu'ils soient comédiens, danseurs ou plasticiens, se sont prêtés au jeu. Ils forment parfois un seul corps, partagent de leurs voix un texte qu'ils portent à tour de rôle, exécutent des danses traditionnelles que les régisseurs &quot;son&quot;, eux-mêmes sur scène, transforment lentement en musique électronique. De même, le fond de scène devient une fresque peinte par tous les interprètes. Fresque naïve qui tente, elle aussi, de réécrire par l'image ce en quoi l'on doit croire, qui existe.       <br />
               <br />
       Jusqu'au bout, le spectacle restera surabondant en mots, en mouvements, en sons et en images. Il restera également très ludique, avec un humour potache par moments, des adultes se mettant à jouer comme des enfants. On pense aux héritages qu'il porte dans ses veines : Rabelais, Alfred Jarry… mais ceux-ci avaient, en plus de la jubilation verbale, la griffure de la provocation politique et de l'impertinence.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* François Rabelais.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"CroiZades (jusqu'au trognon)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63013417-45530301.jpg?v=1647245860" alt=""CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" title=""CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sandrine Roche (publié aux éditions Théâtrales).       <br />
       Mise en scène : Sandrine Roche.       <br />
       Collaboration artistique : Lucia Trotta.       <br />
       Avec : Marion Bajot, Leïla Brahimi, Pedro Cabanas.       <br />
       Comédienne et plasticienne : Sophie Mangin.       <br />
       Comédien et danseur : Alexandre Théry.       <br />
       Créateur lumière et vidéo : Philippe Didier.       <br />
       Créateurs sonore :  Josef Amerveil et Grégoire Leymarie.       <br />
       Créateur lumière et vidéo ; Silvia Cimino, danseuse ; Grégoire Leymarie, créateur sonore ; ; C        <br />
       Danseuse :  Silvia Cimino.       <br />
       Costumes : Sophie Mangin        <br />
       Chorégraphies : Silvia Cimino        <br />
       Scénographie : Sandrine Roche et Érick Priano       <br />
       Construction : Érick Priano        <br />
       Régie Générale : Philippe Didier.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Production : Association Perspective Nevski.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63013417-45530316.jpg?v=1647245915" alt=""CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" title=""CroiZades (jusqu'au trognon)" Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes*" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.associationperspectivenevski.fr/" target="_blank">&gt;&gt; associationperspectivenevski.fr</a>       <br />
              <br />
       Spectacle créé à La Garance - Scène Nationale, Cavaillon (84), les 3 et 4 mars 2022.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lagarance.com/" target="_blank">&gt;&gt; lagarance.com</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63013417-45530295.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/CroiZades-jusqu-au-trognon-Par-le-monde-il-y-a-beaucoup-plus-de-couillons-que-d-hommes_a3199.html</link>
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