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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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   <title>L'Enchantement du Vendredi des adieux du Maestro Philippe Jordan</title>
   <pubDate>Tue, 06 Jul 2021 07:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Des flots d'amour, d'admiration, de complicité et d'émotion entre le directeur musical Philippe Jordan, son orchestre et son public, vendredi dernier à Bastille, lors d'un superbe concert d'adieu. À réécouter à la demande sur le site de France Musique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57522879-42601311.jpg?v=1625509538" alt="L'Enchantement du Vendredi des adieux du Maestro Philippe Jordan" title="L'Enchantement du Vendredi des adieux du Maestro Philippe Jordan" />
     </div>
     <div>
      Flots d'émotions pour une soirée de très haut niveau vendredi dernier à l'Opéra de Paris à l'occasion des adieux de Philippe Jordan à l'orchestre, les chœurs et le public de l'Opéra de Paris après douze ans d'un mandat d'une exceptionnelle densité.       <br />
              <br />
       Avec plus de quarante opéras dirigés, sans oublier les très nombreux concerts symphoniques donnés et les non moins nombreux enregistrements réalisés, le règne du chef suisse engagé à l'âge de trente-cinq ans en 2009 par le directeur de l'époque, Nicolas Joël, a permis d'enrichir indéniablement l'identité des formations et artistes de la maison. On le sait, &quot;la valeur n'attend point le nombre des années&quot; ; le jeune chef né à Zürich a apporté (outre l'opéra français) des œuvres nouvelles (&quot;Moïse et Aaron&quot; de Schönberg par exemple, un spectacle inoubliable) - ou encore tout Wagner dont une ultime tétralogie (la deuxième en douze ans, il me semble) hélas réservée à la radio en décembre 2020.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57522879-42601313.jpg?v=1625509564" alt="L'Enchantement du Vendredi des adieux du Maestro Philippe Jordan" title="L'Enchantement du Vendredi des adieux du Maestro Philippe Jordan" />
     </div>
     <div>
      Le registre symphonique fut également particulièrement soigné avec des intégrales Beethoven et Tchaïkovski ; sans oublier le souci qu'a toujours montré Philippe Jordan d'échanger avec le public à l'occasion de masterclasses passionnantes. L'occasion encore de vérifier (en dehors des soirées d'opéras ou de concerts) que ce chef raffiné brillait (avec une modestie charmante) dans son art : celui de l'analyse des partitions, de la compréhension fine des enjeux des œuvres et de la direction précise et généreuse des musiciens et chanteurs.       <br />
              <br />
       Pour ses adieux à son mandat de directeur musical, le chef suisse a concocté un très beau programme permettant de mesurer encore une fois l'excellence des forces orchestrales et chorales parisiennes. Très difficile à mettre en place et réservée à un orchestre de très haut niveau, la rare Faust-Symphonie S. 108 de Franz Liszt ouvrait la soirée. Ce dernier compose en 1854 une œuvre complexe pensée à l'origine comme un opéra. En trois parties, ce quasi-poème symphonique à la durée ambitieuse (un peu plus d'une heure) évoque les personnages principaux du drame de Goethe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57522879-42601319.jpg?v=1625509600" alt="L'Enchantement du Vendredi des adieux du Maestro Philippe Jordan" title="L'Enchantement du Vendredi des adieux du Maestro Philippe Jordan" />
     </div>
     <div>
      La première et plus longue partie consacrée à Faust explore les différents épisodes de son épopée intime comme les contrastes de son caractère en une écriture vraiment originale pour l'époque, magnifiée par un (premier) orchestre formidablement engagé. Le second et émouvant mouvement peignant le drame de la tendre Marguerite précède un troisième d'une modernité assez confondante quant à l'invention pour dessiner le profil du sarcastique Méphistophélès ; un mouvement porté par un orchestre ici génialement souple, engagé, aux pupitres impeccables.        <br />
              <br />
       Le chef a, quant à lui, montré sa capacité à modifier subtilement les tempi, les accents, à travailler les coloris dans cette œuvre aux contours toujours inattendus, mais tellement expressive. Le finale prônant la rédemption et l'amour de &quot;L'Eternel féminin&quot; hausse la symphonie à une hauteur de vue et à une émotion confondantes avec l'intervention du chœur masculin (très prêt grâce à sa nouvelle cheffe Ching-Lien Wu) et celle du ténor Andreas Schager.       <br />
              <br />
       Après un entracte, le troisième acte du &quot;Parsifal&quot; de Richard Wagner a profondément bouleversé Bastille. Avec un second orchestre à la cohésion idéale, aux cordes enivrantes, aux vents éclatants et au pupitre de percussions impressionnant, le nouveau directeur musical de l'Opéra de Vienne a encore démontré sa maîtrise superlative de l'art de la transition wagnérien, sa puissante force persuasive capable d'entraîner très loin chanteurs et musiciens, son intelligence passionnée de l'œuvre. Tous sont secondés par une distribution sublime : le noble Gurnemanz de René Pape, l'Amfortas déchirant de Peter Mattei et le Parsifal d'un des meilleurs heldentenors de sa génération, Andreas Schager (au chant peut-être un peu moins large et aisé sur la respiration que d'habitude, mais tout de même magnifique). N'oublions pas la Kundry d'Eve-Maud Hubeaux, qui pousse deux remarquables cris en début d'acte. On attend vraiment sa Kundry avec impatience.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57522879-42601385.jpg?v=1625509931" alt="L'Enchantement du Vendredi des adieux du Maestro Philippe Jordan" title="L'Enchantement du Vendredi des adieux du Maestro Philippe Jordan" />
     </div>
     <div>
      Avec Philippe Jordan, qui nous a fabriqué en douze ans de bien beaux souvenirs (l'ovation finale du public en a témoigné), le vénérable Opéra de Vienne a choisi le digne héritier des Mahler, Walter, Böhm et Karajan pour sa fosse. À Paris où il a évolué avec nous, c'est avec impatience que nous attendrons (avec les musiciens) le retour du Maestro.       <br />
              <br />
       Concert exceptionnel du vendredi 2 juillet 2021 à retrouver en replay sur le site de France Musique.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.francemusique.fr/emissions/le-concert-de-20h/ce-n-est-qu-un-au-revoir-concert-exceptionnel-d-adieu-de-philippe-jordan-a-l-opera-de-paris-96449" target="_blank">&gt;&gt; &quot;Ce n'est qu'un au revoir !&quot; sur France Musique</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris</title>
   <pubDate>Fri, 07 May 2021 07:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le chef estonien a pour la première fois dirigé l'Orchestre de l'Opéra de Paris lundi dernier à la Philharmonie. Une première rencontre qui a satisfait tant le chef que les musiciens, pourtant réputés difficiles. Un concert à réécouter sur le site de la Philharmonie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56097463-41838011.jpg?v=1620322877" alt="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" title="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      Lundi dernier, les auditeurs de France Musique ont pu découvrir le beau programme du concert de vingt heures choisi pour sceller la première rencontre du chef estonien avec l'orchestre de l'Opéra de Paris. D'abord le Ricercare à six voix extrait de &quot;L'Offrande musicale&quot; de J. S. Bach, dans l'orchestration d'A. Webern de 1935 - une pièce brève donnée en hommage aux Victimes de la crise sanitaire. Redoutable à mettre en place à l'orchestre, ce Ricercare, enchaînant des épisodes variés sans véritable lien thématique de soliste à soliste puis de pupitres à pupitres, ne trouve pas immédiatement son assise mais finit par convaincre.       <br />
              <br />
       Le reste de la soirée est consacré à Johannes Brahms. D'abord ses &quot;Variations sur un thème de Haydn&quot; (opus 56a) créées en  1873 à Vienne sous la baguette de Brahms lui-même. Une œuvre d'un quart d'heure environ qui permet en huit variations précédées par un Thème &quot;Andante&quot; et conclues par un Finale de faire briller les possibilités de l'orchestre tant au niveau des styles (marche animée, choral, scherzo vif ou sicilienne gracieuse) qu'au niveau de la maîtrise des dialogues des voix ou du contrepoint et des dynamiques (rendu des pulsations, syncopes…). Le Finale, qui culmine dans un tutti des plus impressionnants, ne dissipe pas l'impression que, dans la grande salle vide de public de la Philharmonie, l'acoustique (donc la réverbération du son) ne sert pas vraiment l'équilibre entre les vents et le reste des pupitres. Une petite gêne sans doute imperceptible à la radio.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56097463-41838034.jpg?v=1620322933" alt="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" title="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      Composée pendant l'été 1877, la Symphonie n°2 (opus 73) offre dès l'abord ses superbes formules mélodiques, ses franches couleurs dans le premier mouvement tel que dirigé par Paavo Järvi. La valse respire la joie - et les tableaux variés, de ces couleurs naïves que Brahms voulait donner à l'œuvre. Une atmosphère brumeuse prend très vite le dessus et on se dit souvent jusqu'au Finale que l'orchestre a quasiment pris une sonorité germanique - alors que frappent parfois les puissances obscures. Les interventions des cordes souples, à la sonorité magnifique, constituent toujours un événement de choix.       <br />
              <br />
       Les second et troisième mouvements sont servis par un orchestre offrant des climats aussi différents que possibles : l'emphase parfois le dispute à l'alacrité. Les pupitres sont emportés et transcendés par un chef à la gestique ronde et énergique, qui se sait architecte mais aussi fresquiste. Le Finale confirme en fanfare que l'orchestre s'est assez libéré pour dégager une énergie débridée dans la confiance d'une belle rencontre.       <br />
              <br />
       L'ancien directeur musical de l'Orchestre de Paris, désormais aux manettes de l'orchestre symphonique de la NHK de Tokyo, rappelle quant à lui toutes les qualités de son leadership - appréciées pendant ses six trop courtes années à Paris. Les musiciens de l'Opéra de Paris étaient ravis lundi soir en quittant la Philharmonie. On le sait, avec eux le respect ne se gagne pas facilement. Le Maestro Järvi les a pourtant bel et bien conquis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56097463-41838067.jpg?v=1620323064" alt="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" title="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      <b>Orchestre de l'Opéra national de Paris.       <br />
       Paavo Järvi, direction.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Concert en réécoute</strong></span>       <br />
       <a class="link" href="https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-symphonique/23514-orchestre-de-lopera-national-de-paris-paavo-jarvi" target="_blank">>> sur le site de la Philharmonie</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.francemusique.fr/emissions/le-concert-de-20h/direct-philharmonie-de-paris-programme-brahms-par-l-orchestre-de-l-opera-national-de-paris-et-paavo-jarvi-94669" target="_blank">>> sur le site de France Musique</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Paavo-Jarvi-reussit-ses-debuts-avec-l-Orchestre-de-l-Opera-de-Paris_a2934.html</link>
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