<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-10T20:54:24+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-89528033</guid>
   <title>"Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…</title>
   <pubDate>Tue, 24 Jun 2025 16:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Suite de la trente-quatrième édition du Festival Chahuts… chahutant avec une impertinence gourmande les repères afin de mieux déconstruire les lieux communs pour faire communauté. D'une confession vibrante d'une déracinée iranienne à celle contée dans un rap explosif, d'une parodie shakespearienne hilarante (réévaluée à l'aune de l'état de la culture) à un manifeste décoiffant des Valeurs éternelles de notre République (repeinte au vitriol), quatre propositions aux vertus des plus oxy-génantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289667.jpg?v=1750776863" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"I'm deranged" de Mina Kavani.</strong></span> De son existence à Téhéran placée sous la surveillance de mollahs inflexibles et de bataillons de femmes hystériques où, dès sept ans, le voile et l'uniforme étaient de rigueur, Mina Kavani retient aussi le havre de l'appartement familial transformé en cocon festif où ouvrages marqués du sceau de l'hérésie, alcools et opium, musiques et danses, relations libres, étaient de délicieux onguents… Puis vint le temps de l'exil à Paris, la ville dont elle rêvait, celle des lumières et des libertés à tous vents. Paris se révélant être la cité d'une solitude insupportable, celle de l'exclusion, insérant les déraciné(e)s dans des carcans invisibles.       <br />
              <br />
       Loin de l'odeur enivrante de l'opium iranien ayant nourri ses aspirations libertaires et ses premiers émois littéraires, elle découvre alors la face cachée d'un Occident dans lequel la méfiance, voire le rejet de l'Étranger, est chose commune. Un cauchemar vécu in situ, celui de l'immigrée confrontée à une violence qui, pour être moins ostensible que celle qu'elle a fuie, la met fondamentalement à mal, elle qui a le sentiment "encré" en sa peau de femme libre d'avoir vendu, pour un rêve de pacotille, sa famille et le devenir de son pays aux fondamentalistes religieux… Rêves et cauchemars portés par la même voix - envoûtante - oscillant entre cris et complaintes, l'immense miroir du plateau reflétant leurs facettes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289668.jpg?v=1750777058" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Trou" de Mathilde Paillette, Compagnie Ultra-Nyx.</strong></span> Quelle énigme abyssale se cache derrière ce drôle de rôle-titre ? De quelle béance s'agit-il dans ce concert râpé résonnant des volts débridés s'échappant d'une guitare surchauffée ? Et le bras monstrueux de la grue géante, de qui est-il le nom, ainsi que de son conducteur aux allures d'ogre ? Quant à la mignonne petite chatte traumatisée à mort par l'individu susmentionné, chatte dont la propriétaire n'est autre que la petite fille répondant au nom charmant de Paillette, à quel titre prend-elle place au cœur du récit pulsé ?       <br />
              <br />
       Pas besoin d'exégètes en matières psychanalytiques pour en mesurer les résonances dans la vie d'une très jeune fille abusée… Mais là, aucun pathos, tout au contraire un délire de notes faisant le plus naturellement du monde la nique au traumatisme acté pour le transformer en explosion vitale, faisant coup double en fracassant l'innommable et l'innommé dans le même élan salvateur. Partir de l'intime vécu pour le métamorphoser en conte musical à haute intensité visuelle et sonore, tel est le défi relevé avec brio par Mathilde Paillette et sa complice, la bonne Sirène à la queue pailletée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289733.jpg?v=1750777400" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Sauver Richard" d'Angélique Orvain et Pierre Bedouet (Mash-Up Production).</strong></span> Le Richard à sauver n'est autre que le Richard III de Shakespeare… enfin pas le tyran maudit, mais le projet que l'équipe d'artistes fantasques (on se souvient encore de leur désopilant Zaï Zaï Zaï) avait pour ambition – démentielle – de porter au plateau… si ce n'est que les réductions budgétaires en ont décidé tout autrement… Comme l'explique d'emblée doctement un comédien, crayon en main, face à un tableau de conférence noirci de la liste pléthorique des personnages traversant la pièce du dramaturge anglais, quatre seulement ont pu survivre aux coupes drastiques. Quant au décor et aux accessoires de théâtre, ils seront eux aussi soumis à la portion congrue ; sacro-saintes économies ayant force de loi, l'imaginaire de chacun(e) sera à la fête !       <br />
              <br />
       Ainsi posé, le parti pris d'un théâtre de rue sciemment déjanté va déferler devant les gradins de fortune dressés face à la palissade des travaux de réfection de la Flèche Saint Michel, planches non jointées peinant à masquer un monde dystopique au bord du gouffre. Décapitations à tue-tête, flots d'hémoglobine, corps à corps homériques, trottinette électrique faisant figure de noble destrier, reine déchue jaillissant d'une cantine à roulettes… Et comédiens et comédiennes à l'égo surdimensionné se disputant bec et ongles le rôle phare (même si c'est celui d'une crevure infâme !) jusqu'à en mourir (sur scène) et nous aussi (de rire)… Et, parallèlement, reprises savoureuses des éléments de langage à utiliser pour faire valoir ce projet culturel à financement participatif… Autant d'ingrédients d'une farce politico-théâtrale à haute valeur grand-guignolesque nous submergeant jusqu'à plus soif de sa force (ré)créative.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289734.jpg?v=1750777448" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La France, Empire. Un secret de famille national" de Nicolas Lambert.</strong></span> Écrire le roman national… pas celui qu'il est de bon ton de diffuser à longueur de discours dans les sphères officielles soucieuses de fixer dans le marbre républicain l'ordre établi, mais celui nourri par des recherches affranchies de tous conflits d'intérêts. Libérer le passé des falsifications que l'on lui a imposées dans le but de sacraliser les versions officielles des dominants… Un stand-up tragi-comique de plus de deux heures où humour acéré et colères justifiées nous amènent à nous questionner : on nous aurait menti sur les effets qui perdurent de la colonisation ? Celle des terres, de leurs habitants et des esprits, les nôtres y compris ?       <br />
              <br />
       Partant d'un supposé sujet de devoir donné à sa fille et dont il a la charge de corriger l'orthographe – "Montrer que l'armée française est au service des valeurs de la République" – de digression en digression, le comédien balaie avec envie l'épopée de l'Empire français… en mettant le doigt là où ça fait (très) mal.       <br />
              <br />
       Ainsi du discours de Dakar de Nicolas Sarkozy (celui-là même qui vient d'être privé d'une médaille, il est vrai qu'auparavant, il avait bénéficié d'un bracelet…), axé sur "l'homme Africain non inscrit dans un processus de progrès" (aux oubliettes les tirailleurs sénégalais, mitraillés par leurs frères d'armes français pour avoir eu l'audace de réclamer leur solde)… Ou comme les faits d'armes glorieux des généraux Bugeaud (celui à la casquette), Faidherbe et Lyautey, auxquels on doit "la pacification" (déplacer, asphyxier et brûler les indigènes) du Sénégal, de l'Algérie, du Maroc et dont les noms trônent fièrement au fronton des lycées ou bâtiments publics… Et plus près de nous, Mayotte, une île au beau milieu de la République, un joyau des Comores (elles indépendantes, archipel cimetière marin de la planète)… Grandes misères de la France… "en pire !". Un dévoilement corrosif de l'Histoire en marche.        <br />
       À suivre…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289841.jpg?v=1750777861" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Chahuts       <br />
       S'est déroulé du 6 au 14 juin 2025.</b>       <br />
       Quartiers Saint-Michel, La Benauge et au-delà, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/" target="_blank">>> chahuts.net</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"I'm deranged"</strong></span>       <br />
       Récit personnel.       <br />
       Vu au tnba (salle Vauthier) le jeudi 12 juin 2025.         <br />
       Conception, mise en scène : Mina Kavani.       <br />
       Avec : Mina Kavani.       <br />
       Création lumière : Marco Giusti.       <br />
       Régie lumière et générale : Pierre-Éric Vives.       <br />
       Scénographie : Clémence Kazémi.       <br />
       Son-artiste sonore : Cinna Peyghamy.       <br />
       Collaboration artistique : Maksym Teteruk.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Trou"</strong></span>       <br />
       Concert conté.       <br />
       Vu au Marché des Douves le mercredi 11 juin 2025 (gratuit).       <br />
       Écriture et interprétation : Mathilde Paillette.       <br />
       Accompagnée de Lauren Sobler.       <br />
       Co-mis en scène : Anthony Revillard.       <br />
       Instrus : La Chip 's Prod/Yellow/Mathilde Paillette.       <br />
       Lumières et régie : Cédric Cambon.       <br />
       Décor : Neil Price.       <br />
       Costumes : Mathilde Paillette.       <br />
       Visuels (teasers, affiches, photos) : Cécile Noyalet.       <br />
       En partenariat avec le Girofard dans le cadre du Mois des fiertés, avec le soutien de la Ville de Bordeaux.       <br />
       Durée : 1 h 15 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289958.jpg?v=1750778567" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Sauver Richard"</strong></span>       <br />
       Théâtre de rue.       <br />
       Vu place Saint-Michel (Meynard) le mercredi 11 juin 2025 (gratuit).       <br />
       Texte et mise en scène : Angélique Orvain.       <br />
       Collaboration artistique : Pierre Bedouet.       <br />
       Avec : Célestin Allain-Launay, Paul Audebert, Pierre Bedouet, Alexandre Bodin, Sandrine Petit.       <br />
       Scénographie : Tristan Ortlieb.       <br />
       Son : Amélie Polachowska.       <br />
       Costumes : Janie Le Borgne.       <br />
       Photographie : Romain Dumazer.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La France, Empire. Un secret de famille national"</strong></span>       <br />
       Théâtre.       <br />
       Vu square Dom Bedos le jeudi 12 juin 2025.       <br />
       Texte, documentation, reportage : Nicolas Lambert.       <br />
       Mise en scène et interprétation : Nicolas Lambert.       <br />
       Collaboration artistique : Sylvie Gravagna.       <br />
       Création lumière : Erwan Temple.       <br />
       Collaboration documentation : Erwan Temple, Saphia Arezki.       <br />
       Durée : 2 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89528033-63289733.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Episode-2-Un-festival-au-coeur-des-quartiers-theatres-de-nos-vies-minuscules_a4270.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-88525003</guid>
   <title>•Off 2025• "Les Hommes du Président" Quand le talent de deux comédiens, chaque soir renouvelé, embarque le public avec virtuosité</title>
   <pubDate>Tue, 13 May 2025 17:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Interrogé sur le moral des Français, le président de la République a eu une révélation : "Moi, j'improvise tout le temps, et ça me réussit… Les Français doivent faire pareil". Il confie alors à l'Agent K., commandante de la DGSE, assistée de Ducci, la mission d'aller à la rencontre de ses concitoyens(es) avec comme seul objectif : leur remonter le moral grâce aux vertus ludiques et humanistes de l'improvisation théâtrale. Assistés du public, l'Agent K. et Ducci, que tout oppose, vont mener leur mission pour "sauver" la France !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88525003-62692502.jpg?v=1747150522" alt="•Off 2025• "Les Hommes du Président" Quand le talent de deux comédiens, chaque soir renouvelé, embarque le public avec virtuosité" title="•Off 2025• "Les Hommes du Président" Quand le talent de deux comédiens, chaque soir renouvelé, embarque le public avec virtuosité" />
     </div>
     <div>
      Nous nous sommes toujours demandés pourquoi le théâtre d'impro n'a jamais été davantage au sommet de l'affiche, et pourquoi il n'est pas enseigné dans les établissements scolaires (tout comme le théâtre tout court, d'ailleurs…), même si l'improvisation, c'est encore autre chose !       <br />
              <br />
       Nous sommes certains que des carrières de comédiennes et de comédiens pourraient naître par ce biais, car il s'agit là d'une discipline extrêmement polyvalente, complète, ludique et exigeante, réclamant de la part des artistes une grande &quot;mobilité&quot;, tant réflexive que gestuelle et corporelle.       <br />
       Nous en savons quelque chose ! Les matchs d'impro, les cafés-théâtres d'impro, les ligues amateures, ou encore le catch impro existent pourtant déjà, mais cela reste bien trop dans les coulisses !       <br />
              <br />
       &quot;Les Hommes du Président&quot;, qui se jouera au Nouveau Théâtre de l'Étincelle lors d'Avignon Off 2025 et qui a déjà remporté un vrai succès, fait littéralement &quot;des étincelles&quot;. On ne pouvait pas trouver mieux comme lieu pour ce moment de spectacle enthousiaste, inventif, finement comique, interactif et hors norme, remarquablement interprété par Nelly Béchêtoille et Didier Landucci.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88525003-62692505.jpg?v=1747150551" alt="•Off 2025• "Les Hommes du Président" Quand le talent de deux comédiens, chaque soir renouvelé, embarque le public avec virtuosité" title="•Off 2025• "Les Hommes du Président" Quand le talent de deux comédiens, chaque soir renouvelé, embarque le public avec virtuosité" />
     </div>
     <div>
      On sent la comédienne et le comédien très complices, et tous deux dominent si remarquablement les situations proposées par le public que c'en est littéralement.&quot;bluffant&quot;. Nelly Béchêtoille y est sidérante de générosité et sait à merveille <span style="font-style:italic">&quot;manipuler nos émotions et les siennes, surtout, avec la justesse d'une cheffe d'orchestre&quot;</span> (sic). Ce sont des virtuoses. Purement et simplement.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'impro m'a toujours accompagné dans mon parcours professionnel, souvent rigoureux et classique. Dans notre spectacle, deux styles d'art théâtral se côtoient et s'entremêlent : théâtre exigeant de précision, proche du travail clownesque, et un théâtre libre basé sur la résonance avec le public qui participe à l'écriture&quot;</span>, précise Didier Landucci, dont on sait qu'il a créé &quot;Les Bonimenteurs&quot; en 2021 avec Jean-Marc Michéangeli et avec lequel il a joué sur la scène avignonnaise pendant dix ans.       <br />
              <br />
       Chaque soir, le spectacle est différent, forcément, le public n'étant pas le même… à moins de faire partie des inconditionnels. Nous en connaissons !. <span style="font-style:italic">&quot;Accepter de mettre en scène ce spectacle, c'était pour moi l'occasion de partager mon expérience dans le domaine de l'improvisation avec deux comédiens talentueux, et de me lancer dans un travail approfondi sur la vérité de la situation théâtrale au travers de personnages écrits par eux, pour eux&quot;</span>, souligne Elric Thomas.       <br />
              <br />
       Mais comment mettre en scène un spectacle différent chaque soir ? Un spectacle dans lequel les réactions et, surtout, les suggestions du public varient ? Cela nous interpelle… Disons que c'est un métier ! Un vrai !       <br />
              <br />
       Au terme de la représentation, nous sommes comme galvanisés par l'explosion du jeu de Nelly Béchêtoille et de Didier Landucci, reboostés, bardés d'une foi certaine en les pouvoirs du Théâtre, et notamment de l'impro.       <br />
              <br />
       Vous l'aurez compris, nous sommes des inconditionnels de cette discipline si particulière.       <br />
       À votre tour de vous y essayer ! Pourquoi pas ?       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Hommes du Président"</b></div>
     <div>
      Texte : Nelly Béchêtoille, Didier Landucci, Bruno Ginoux.       <br />
       Mise en scène : Elric Thomas.       <br />
       Avec : Nelly Béchêtoille et Didier Landucci.       <br />
       Régie et lumières : Éric Valentin.       <br />
       Boulegue Production.       <br />
       Tout public à partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       Ce spectacle a obtenu le prix du public et du jury au Festival d'humour de Vienne 2023.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 50. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre la Nouvelle Etincelle, 14, Place des Études, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 85 43 91.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('public@lanouvelleetincelle.fr')" >public@lanouvelleetincelle.fr</a>        <br />
       <a class="link" href="https://lanouvelleetincelle.fr/" target="_blank">>> lanouvelleetincelle.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88525003-62692502.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Les-Hommes-du-President-Quand-le-talent-de-deux-comediens-chaque-soir-renouvele-embarque-le-public-avec_a4214.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-81107709</guid>
   <title>•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin</title>
   <pubDate>Fri, 21 Jun 2024 20:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un tapis de course qui se transforme en pelouse, en gradins, en gril de scène ou en mur de flashs, voici l'espace de jeu au centre du plateau. Ce dispositif ingénieux, le comédien le fera évoluer tout au long de l'histoire pour imager les différents épisodes de la vie du personnage qu'il incarne. Cela commence juste avant sa naissance, un certain jour de 1998, le 12 juillet pour être exact. La date est loin d'être anecdotique, car elle va faire peser des conséquences énormes sur tout l'avenir du nouveau-né. Le 12 juillet 1998 est le jour où l'équipe de France de football bat l'équipe du Brésil, 3 buts à zéro en finale de la coupe du monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81107709-58476124.jpg?v=1687614617" alt="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      L'enfant aurait pu s'appeler Zinedine, ce que son père aurait voulu, mais la maman était plutôt fan de l'équipe d'Argentine, et c'est elle qui aura le dernier mot. Le petit se prénommera Diego, comme la star de foot, Diego Maradona. Et voilà un poupon qui n'a rien demandé à personne, chargé d'une sorte de destinée qui le poursuivra toute sa vie. C'est ce trajet que Diego raconte, depuis l'enfant que la volonté paternelle pousse à devenir un grand footballeur, jusqu'à l'âge adulte où il parvient à secouer ce costume peu fait pour lui et réaliser ses propres choix.       <br />
               <br />
       Un spectacle en forme de course haletante. Une course vitale et existentielle, car sport et reconnaissance sociale partagent les mêmes angoisses. Tirant sur le fil des sentiments intimes et profonds, Diego tisse le destin d'un personnage imaginaire ou non, de l'enfance jusqu'à l'abîme de la consécration, qui, tel le papillon jetant sa chrysalide au sol, prend l'envol qu'il a choisi au lieu de celui pour lequel il a été formaté.       <br />
              <br />
       C'est un cri tendre de liberté que ce spectacle. Pris dans la toile ténue des désirs parentaux et des coïncidences de la vie, Diego est un héros ordinaire. Eh oui, une naissance n'a jamais lieu un terrain vierge. L'enfance non plus. Et donner un prénom ne suffit pas à donner à la vie d'un enfant, pas même une protection.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81107709-58476125.jpg?v=1687614659" alt="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      Il y a dans ce spectacle une sensible interrogation sur les enchaînements d'influences qui agissent sur les êtres. Car, la réalité est que Diego, le personnage joué par Hugo Randrianatoavina, n'est pas fait pour être footballeur malgré le désir fou de son père. On assiste pendant un peu plus d'une heure la lutte de celui qui est au départ un enfant contre ce destin qui n'est pas le sien.       <br />
              <br />
       La mise en scène tout feu tout flamme de Barthélémy Fortier donne un rythme palpitant au spectacle. Hugo Randrianatoavina est un feu follet qui bondit sur toute la scène, soutenu par quelques vidéoprojections qui plantent le décor et le temps de la narration. Courses, bondissements, rebondissements alternent avec des moments de tendresse et de doute. On sent que ce personnage lui colle à la peau.       <br />
              <br />
       On a bien sûr le côté anecdotique, celui de l'histoire pleine d'épisodes du jeune Diego. Mais, il y a aussi distillé dans ce spectacle, toute une vision plus large, plus profonde. La peur de décevoir le père, la peur du père de voir ses rêves abandonnés, la crainte de n'être pas celui que l'on attendait… La lente lutte contre un destin impossible finit comme une libération bénéfique, la réalisation d'une vie. Et l'on perçoit quelque chose de touchant dans ce combat entre un fils et son père, qui montre comment deux êtres qui s'aiment peuvent parfois devoir combattre leurs sentiments pour exister.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Diego"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81107709-58476126.jpg?v=1687614688" alt="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      Sur une idée originale de Barthélémy Fortier et Hugo Randrianatoavina.       <br />
       Texte : Alexandre Cordier.       <br />
       Mis en scène : Barthélémy Fortier.       <br />
       Avec : Hugo Randrianatoavina.       <br />
       Collaboration artistique : Nina Ballester.       <br />
       Composition et création musicale : Tommy Haullard.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Lagarrigue.       <br />
       Création lumière : Nicolas De Castro.       <br />
       Création sonore : Clément Vallon.       <br />
       Par la Cie Ce soir-là, c’était la neige.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81107709-58476127.jpg?v=1687615412" alt="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 05. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre La Luna, Salle 1, 1, rue Séverine, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 90 86 96 28.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-laluna.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-laluna.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81107709-58476124.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Diego-S-appeler-Diego-etre-predestine-au-football-et-ne-pas-aimer-le-foot-la-lutte-contre-le-destin_a3963.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-74225072</guid>
   <title>•Off 2023• "La question" Face à la torture, une affaire d'État, comment rester debout… quand bien même devrait-on en mourir</title>
   <pubDate>Mon, 24 Jul 2023 11:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand en 1958, en plein "événements" d'Algérie (l'État français refusant de nommer "guerre" les combats menés par le peuple algérien pour son indépendance) paraît "La Question" d'Henri Alleg aux Éditions de Minuit (de Jérôme Lindon), le livre est saisi pour "atteinte au moral de l'armée". Aussitôt réédité en Suisse par Jean-Jacques Pauvert, le fascicule à la couverture couleur bistre barrée de son titre circule sous le manteau. C'est l'Histoire (avec un grand H) de ce directeur de journal – "Alger Républicain" – emprisonné et torturé par les parachutistes de la 10e D.P., que la Cie Forget Me Not de Laurent Meininger remet en jeu à Avignon 2023 avec Stanislas Nordey, époustouflant de vérité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74225072-51633145.jpg?v=1690193730" alt="•Off 2023• "La question" Face à la torture, une affaire d'État, comment rester debout… quand bien même devrait-on en mourir" title="•Off 2023• "La question" Face à la torture, une affaire d'État, comment rester debout… quand bien même devrait-on en mourir" />
     </div>
     <div>
      Dire d'abord le choc ressenti en découvrant l'interprétation du militant communiste libertaire par Stanislas Nordey, acteur d'exception. Avec une économie totale d'effets superfétatoires, simplement par un jeu guidé par la seule intelligence de ce qui se (re)joue là d'ordinairement cruel, il donne à voir et à entendre la prose signée Henri Alleg avec une force expressive &quot;extra-ordinaire&quot;. De son arrestation, le 12 juin 1957, à son enfermement à El-Biar, dans la banlieue d'Alger, où il va connaître les supplices de l'électricité et de la baignoire, Henri Alleg en &quot;héros ordinaire&quot; a résisté, refusant de livrer les noms et adresses que ses tortionnaires exigeaient de lui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dans cette immense prison surpeuplée, dont chaque cellule abrite une souffrance, parler de soi est comme une indécence&quot;</span>… Surgie de l'obscurité de la salle, la voix de l'acteur, frappant les syllabes comme on le ferait d'un alexandrin, vient nous saisir dans notre confort assoupi. Rejoignant le plateau nu, si ce n'est un rideau de fils mouvants sur lequel le corps mis à mal se détache, cette voix annihilera les frontières du temps pour, près de soixante-dix années plus tard, nous transporter dans ce lieu sinistre où, sous couvert de raison d'État, les pires tortures et liquidations sommaires ont été perpétrées en toute impunité.       <br />
              <br />
       Des feuillets remis clandestinement à son avocat pour faire connaître au monde une vérité soigneusement occultée, l'acteur, prêtant vie à Henri Alleg, évoque le quartier des condamnés à mort qui, chaque soir, étendus sur leur paillasse, attendent avec angoisse l'aube, l'heure des exécutions. Et pourtant, c'est de cet endroit, énonce-t-il, que montent les chants interdits, ceux qui jaillissent des entrailles des peuples luttant pour leur liberté. Suivent les fragments de nuits entières trouées par les cris des suppliciés, par les paroles entêtantes d'une ancienne prière murmurée en arabe à laquelle se raccrochent les hommes hébétés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74225072-51633179.jpg?v=1690193826" alt="•Off 2023• "La question" Face à la torture, une affaire d'État, comment rester debout… quand bien même devrait-on en mourir" title="•Off 2023• "La question" Face à la torture, une affaire d'État, comment rester debout… quand bien même devrait-on en mourir" />
     </div>
     <div>
      La voix contrôlant son émotion dira la &quot;disparition&quot; de son ami Maurice Audin, membre du Parti communiste algérien et militant de l'indépendance, torturé par la même équipe que lui. Elle dira aussi cette voix portée par un corps détachant ses gestes comme on orchestre une symphonie, les cris étouffés montant de l'aile réservée aux femmes, frappées, insultées par des tortionnaires sadiques. Djamila Bouhired est de celles-ci, cette militante FLN, qui fut capturée par les parachutistes français, torturée puis jugée et condamnée à mort, connue aussi pour avoir été défendue par l'avocat Jacques Vergès.       <br />
              <br />
       Tandis que les paroles enregistrées d'anonymes se rappellent à nous, il raconte sa prise en main par le Lieutenant Charbonnier, béret de para barrant sa tête au sourire narquois, satisfait au plus haut point d'avoir pris &quot;un gros poisson&quot;. Au &quot;centre de tri&quot;, il dit les intimidations pour le faire parler, les insultes et plaisanteries racistes – <span style="font-style:italic">&quot;Tiens, c'est un Français ! Il a choisi les ratons contre nous ? Tu vas le soigner, hein !&quot;</span> –, les tortures de la planche souillée de vomissures sur laquelle on l'oblige à s'allonger nu pour le soumettre à la Gégène, l'épreuve de l'eau dans les poumons, la bouche branchée au robinet, jusqu'à ce que noyade s'ensuive. Le corps du comédien, agité soudain de soubresauts, semble au bord de l'asphyxie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74225072-51633193.jpg?v=1690193890" alt="•Off 2023• "La question" Face à la torture, une affaire d'État, comment rester debout… quand bien même devrait-on en mourir" title="•Off 2023• "La question" Face à la torture, une affaire d'État, comment rester debout… quand bien même devrait-on en mourir" />
     </div>
     <div>
      Mais, fidèle à lui-même, à ses idées, à son combat, Henri Alleg ne cèdera rien aux brutes au béret bleu qui, sans complexe aucun, se réclament de la Gestapo. Il ne livrera aucun nom, aucune adresse de ceux qui ont pris le risque de l'héberger. Ni l'intensité grandissante du courant délivré par la Gégène sur son sexe, dans sa bouche desséchée, ni la perversité de l'eau salée qu'on lui offre en guise de rafraîchissement, ni l'exhibition d'un revolver tout proche de sa tête, ni le cachot où il atterrit entre deux interrogatoires, ne le fera parler. Pas plus que le chantage à sa famille à laquelle il préfèrerait son parti. Pas plus que les bruits de mitraillette entendus alors que Maurice Audin et lui avaient été conviés à un petit tour en voiture à proximité de la prison. Son ami était le premier, il aurait dû être le second.       <br />
              <br />
       Ce cauchemar vécu, il se doit, au nom de son ami mitraillé et de tous ceux qui meurent pour la liberté, de le faire connaître par l'entremise de ces feuillets écrits en prison, et passés en contrebande par son avocat. Comment en effet pouvoir envisager de passer sous silence les atrocités commanditées par un État dit de droit et qui, de plus, s'est transformé en École de perversion pour les jeunes Français appelés à servir au centre de tortures. Comment enfin ne pas dire que les Algériens ne confondent pas leurs tortionnaires avec le peuple français, un peuple qui doit savoir pourtant ce qui s'est fait en son nom.       <br />
              <br />
       Au terme de cette traversée, on en viendrait à oublier l'acteur tant l'art de s'estomper derrière celui qu'il incarne, avec une justesse troublante, est porté là à son incandescence. Devant nous, l'homme de conviction qu'était Henri Alleg prend vie… Et lorsque l'épilogue nous rappellera l'amnistie concernant toutes les &quot;infractions&quot; commises par les militaires français lors du &quot;maintien de la paix&quot; en Algérie, ainsi que les dix années de prison prononcées à l'égard de celui qui s'en était pris à l'honneur de la Grande Muette en écrivant ce brûlot, on se dit que le bel et sincère engagement artistique du metteur en scène et de son fabuleux interprète pour faire &quot;co-naître&quot; ce pan d'Histoire, est un luxe bien nécessaire.       <br />
              <br />
       <b>Vu le dimanche 16 juillet 2023 au Théâtre des Halles à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La question"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74225072-51633198.jpg?v=1690193916" alt="•Off 2023• "La question" Face à la torture, une affaire d'État, comment rester debout… quand bien même devrait-on en mourir" title="•Off 2023• "La question" Face à la torture, une affaire d'État, comment rester debout… quand bien même devrait-on en mourir" />
     </div>
     <div>
      Texte : Henri Alleg, publié aux Éditions de Minuit.       <br />
       Mise en scène : Laurent Meininger.       <br />
       Collaboratrice mise en scène : Jeanne François.       <br />
       Avec : Stanislas Nordey.       <br />
       Scénographie : Nicolas Milhé et Renaud Lagier.       <br />
       Régie générale : Bruno Bumbolo.       <br />
       Lumière : Renaud Lagier.       <br />
       Son : Mikael Plunian.       <br />
       Constructeur : Ronan Ménard - Côté décors.       <br />
       Par la Compagnie Forget me not.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 16 h 30. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre des Halles, Salle du Chapitre, 22, rue du Roi René, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51 .       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 3 au 6 avril 2024 : Théâtre National De Bretagne, Rennes (35).       <br />
       9 avril 2024 : L'archipel, Fouesnant (29).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74225072-51633145.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-La-question-Face-a-la-torture-une-affaire-d-Etat-comment-rester-debout-quand-bien-meme-devrait-on-en-mourir_a3699.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-73684532</guid>
   <title>•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin</title>
   <pubDate>Mon, 26 Jun 2023 07:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un tapis de course qui se transforme en pelouse, en gradins, en gril de scène ou en mur de flashs, voici l'espace de jeu au centre du plateau. Ce dispositif ingénieux, le comédien le fera évoluer tout au long de l'histoire pour imager les différents épisodes de la vie du personnage qu'il incarne. Cela commence juste avant sa naissance, un certain jour de 1998, le 12 juillet pour être exact. La date est loin d'être anecdotique, car elle va faire peser des conséquences énormes sur tout l'avenir du nouveau-né. Le 12 juillet 1998 est le jour où l'équipe de France de football bat l'équipe du Brésil, 3 buts à zéro en finale de la coupe du monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73684532-51263855.jpg?v=1687614617" alt="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      L'enfant aurait pu s'appeler Zinedine, ce que son père aurait voulu, mais la maman était plutôt fan de l'équipe d'Argentine, et c'est elle qui aura le dernier mot. Le petit se prénommera Diego, comme la star de foot, Diego Maradona. Et voilà un poupon qui n'a rien demandé à personne, chargé d'une sorte de destinée qui le poursuivra toute sa vie. C'est ce trajet que Diego raconte, depuis l'enfant que la volonté paternelle pousse à devenir un grand footballeur, jusqu'à l'âge adulte où il parvient à secouer ce costume peu fait pour lui et réaliser ses propres choix.       <br />
               <br />
       Un spectacle en forme de course haletante. Une course vitale et existentielle, car sport et reconnaissance sociale partagent les mêmes angoisses. Tirant sur le fil des sentiments intimes et profonds, Diego tisse le destin d'un personnage imaginaire ou non, de l'enfance jusqu'à l'abîme de la consécration, qui, tel le papillon jetant sa chrysalide au sol, prend l'envol qu'il a choisi au lieu de celui pour lequel il a été formaté.       <br />
              <br />
       C'est un cri tendre de liberté que ce spectacle. Pris dans la toile ténue des désirs parentaux et des coïncidences de la vie, Diego est un héros ordinaire. Eh oui, une naissance n'a jamais lieu un terrain vierge. L'enfance non plus. Et donner un prénom ne suffit pas à donner à la vie d'un enfant, pas même une protection.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73684532-51263856.jpg?v=1687614659" alt="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      Il y a dans ce spectacle une sensible interrogation sur les enchaînements d'influences qui agissent sur les êtres. Car, la réalité est que Diego, le personnage joué par Hugo Randrianatoavina, n'est pas fait pour être footballeur malgré le désir fou de son père. On assiste pendant un peu plus d'une heure la lutte de celui qui est au départ un enfant contre ce destin qui n'est pas le sien.       <br />
              <br />
       La mise en scène tout feu tout flamme de Barthélémy Fortier donne un rythme palpitant au spectacle. Hugo Randrianatoavina est un feu follet qui bondit sur toute la scène, soutenu par quelques vidéoprojections qui plantent le décor et le temps de la narration. Courses, bondissements, rebondissements alternent avec des moments de tendresse et de doute. On sent que ce personnage lui colle à la peau.       <br />
              <br />
       On a bien sûr le côté anecdotique, celui de l'histoire pleine d'épisodes du jeune Diego. Mais, il y a aussi distillé dans ce spectacle, toute une vision plus large, plus profonde. La peur de décevoir le père, la peur du père de voir ses rêves abandonnés, la crainte de n'être pas celui que l'on attendait… La lente lutte contre un destin impossible finit comme une libération bénéfique, la réalisation d'une vie. Et l'on perçoit quelque chose de touchant dans ce combat entre un fils et son père, qui montre comment deux êtres qui s'aiment peuvent parfois devoir combattre leurs sentiments pour exister.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Diego"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73684532-51263858.jpg?v=1687614688" alt="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      Sur une idée originale de Barthélémy Fortier et Hugo Randrianatoavina.       <br />
       Texte : Alexandre Cordier.       <br />
       Mis en scène : Barthélémy Fortier.       <br />
       Avec : Hugo Randrianatoavina.       <br />
       Collaboration artistique : Nina Ballester.       <br />
       Composition et création musicale : Tommy Haullard.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Lagarrigue.       <br />
       Création lumière : Nicolas De Castro.       <br />
       Création sonore : Clément Vallon.       <br />
       Production : Cie Ce soir-là, c’était la neige.       <br />
       Tout public.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Vu en avant première au Cresco Saint-Mandé (94).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73684532-51263910.jpg?v=1687615412" alt="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 25 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 16 h 45. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre La Reine Blanche, 16, rue de la Grande Fusterie, Avignon.       <br />
       Tél. : 01 42 05 47 31.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/calendrier/avignon" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73684532-51263855.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Diego-S-appeler-Diego-etre-predestine-au-football-et-ne-pas-aimer-le-foot-la-lutte-contre-le-destin_a3625.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
