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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat</title>
   <pubDate>Tue, 18 Apr 2023 18:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment pouvoir s'imaginer vivre encore dans un corps contraint par des normes héritées ? Comment échapper aux diktats conditionnant l'existence féminine arrimée au joug des représentations stéréotypées ? La quête de soi ne peut être qu'un corps-à-corps frontal, un sport de combat au même titre que la sociologie telle que la concevait Pierre Bourdieu. La Cie FluO, en livrant - comme on dit d'une haute lutte - cette pièce chorégraphiée pour deux danseuses et un musicien se fait le porte-parole inspiré du mantra libertaire irriguant sa création.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72208010-50252699.jpg?v=1681752290" alt=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" title=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, la chorégraphe russo-française Nadia Larina - elle-même sur le plateau - nous immerge dans une installation plastique constituée de deux cubes aux parois et au &quot;plafond de verre&quot;, celui même qui symbolise les freins invisibles empêchant toute trajectoire hors des lignes fixées par un patriarcat solidement campé sur ses positions ultraconservatrices. Dans une atmosphère entre chien et loup, les deux danseuses accompagnées du musicien en live vont égrener leurs bribes de parcours heurtés. Les leurs ou ceux d'anonymes trouvant en elles l'opportunité d'exister hors de l'épais silence où on a voulu trop longtemps les claquemurer.       <br />
              <br />
       Ce que disent ces mots échappés du couvercle des convenances, c'est la pression insupportable des assignations de sexe véhiculées par les entourages avides d'&quot;évidences naturelles&quot;… Un garçon ne peut gesticuler, il doit se comporter comme un homme. Une fille ne peut s'habiller comme un garçon, elle doit cultiver sa féminité. À ses schémas réducteurs, garants d'une tradition aussi invisible que tenace, à préserver coûte que coûte, viennent se greffer les violences intrafamiliales violentant les esprits et les corps soumis à l'omerta du milieu. Porter la honte des sarcasmes répétés dénigrant les comportements &quot;hors nature&quot;. Porter la honte d'être violée par celui-là même qui devait prendre soin d'elle…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72208010-50252703.jpg?v=1681752329" alt=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" title=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" />
     </div>
     <div>
      Les corps des deux danseuses - comme celui du musicien - se délestant des pelures sociétales prennent possession de l'installation plastique. Confrontées alors aux parois de verre des cubes qu'elles habitent comme un espace enfermant, elles tentent obstinément de s'en extraire. Lançant une jambe, un bras, s'étirant, et retombant immanquablement dans leur &quot;cage&quot; tant la pression des résistances offertes par les cloisons - délimitant la place réduite qui leur est octroyée - est grande. Leurs mouvements empêchés rendant compte des pesanteurs à soulever pour tenter d'advenir à elles-mêmes, hors de toutes prescriptions.       <br />
              <br />
       Combat dantesque rythmé par la musique en live rendant palpable le poids des héritages d'un patriarcat ayant colonisé les esprits et assigné les corps à des postures codifiées. Oppressions incorporées, &quot;mises en corps&quot; des discours dominants érigeant la binarité des sexes en gardienne de l'ordre établi. Et quand elles finissent, à la force de la formidable énergie qui les anime, à se hisser enfin hors des cubes afin d'échapper au plafond de verre, c'est pour être aussitôt menacées d'être écrasées par leur retombée implacable…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72208010-50252958.jpg?v=1681752357" alt=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" title=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" />
     </div>
     <div>
      Mais comme tout combat de libération - c'est sa destinée, n'en déplaise aux gardiens du temple - finit inéluctablement par aboutir, advenues à elles-mêmes à la force de leur poignet, elles s'affranchissent des bienséances apprises pour adresser de magnifiques doigts d'honneur à ceux qui n'ont eu de cesse de les mépriser, de les maltraiter, d'abuser d'elles. Comme une catharsis en actes, alors que font effraction les souvenirs des agressions sexuelles subies par leur corps réduit à l'état d'objet du plaisir du mâle, fières et résolues, elles articulent à voix haute des bribes de paroles entendues, trouant la nuit du plateau, comme autant d'éclats ayant déchiré leur chair de femme. Articulées dans leur bouche, ces insanités ont un effet boomerang salvateur.       <br />
              <br />
       Contrastant avec la rudesse des tableaux précédents, succède un fascinant ballet sur une musique de contes - &quot;La Belle au bois dormant&quot;, &quot;La Petite Sirène&quot;, &quot;Cendrillon&quot; - où émergent de la nuit des temps quatre jambes dressées, chaussées de ballerines et d'escarpins à talon aiguille balayant l'air de leur chorégraphie impeccable. Tableau de l'idéal féminin… de femme sans tête et aux jambes élancées selon le modèle rêvé du patriarcat, jouissant jusqu'à plus soif de l'image d'une créature angélique, sexuellement désirable et dénuée de revendication personnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72208010-50252959.jpg?v=1681752380" alt=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" title=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" />
     </div>
     <div>
      Quand la lumière revient, ce sont deux femmes superbement fières de leur liberté conquise, exhibant &quot;naturellement&quot; leur buste dénudé et leurs fessiers tressautant au rythme de leur démarche libérée qui se donnent à voir. Sans retenue aucune, faisant ainsi superbement la nique à ceux qui ont voulu les enfermer dans ces images immémoriales. S'avançant alors vers le micro, faisant corps avec leur combat abouti, elles se recouvrent de leur sang vital - celui des &quot;règles&quot; dont elles se sont affranchies, traces mnésiques d'un viol subi en milieu commun - avant de lever haut le poing déterminé de toutes celles et ceux qui incarnent un combat libérateur.       <br />
              <br />
       Abréaction éclatante magnifiée par la chanson punk &quot;Oooo let's riot&quot; criant à la face du vieux monde - &quot;gémissant dans le sang&quot; - la mort programmée de la hiérarchie des sexes, du machisme à la &quot;mords-moi-le-nœud&quot; et de la culture du viol. Les refrains, scandant le flux ininterrompu des paroles, résonnent comme des manifestes émancipateurs : <span style="font-style:italic">&quot;Riot, Girls riot, pussy rio, киска riot, chatte riot, let's riot/Riot, les femmes riot, les gouines riot, lesbienne riot, queer riot, let's riot/Let's riot, grrr riot, patriarcat riot, religions riot, liberalisme riot, capitalism riot, Capitalism riot, Right ! Oooo Let's riot&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72208010-50252960.jpg?v=1681752431" alt=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" title=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" />
     </div>
     <div>
      Une première étape de ce travail &quot;hors normes&quot; nous avait été présentée à Bordeaux en janvier 2022 dans le cadre du Festival Trente Trente, dont la réputation d'ouvroir de libertés potentielles trouvait en cette occasion une belle confirmation. Déjà, nous avions été séduits par la force qui s'en dégageait. Aujourd'hui, en découvrant la version aboutie de &quot;Chaque goutte de mon sang&quot; - créée en septembre 2022 lors du Festival Bien Fait ! (en partenariat avec le Festival Jerk Off, Paris) -, nous sommes littéralement magnétisés tant il est impossible d'échapper au flux d'émotions porteuses de questionnements décapants. Une réussite artistique autant qu'ethno-anthropologique à verser au dossier des arts pleinement vivants.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 30 mars 2023 au Théâtre du Cerisier, 7-11 rue Joseph Brunet, à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Every drop of my blood"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72208010-50253113.jpg?v=1681752969" alt=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" title=""Every drop of my blood" L'irrésistible quête de soi, une chorégraphie de combat" />
     </div>
     <div>
      Conception et chorégraphie : Nadia Larina.       <br />
       Avec : Nadia Larina, Danaë Suteau.       <br />
       Création musicale (guitare, clavier, percussions, musique électronique) : Bastien Fréjaville.       <br />
       Scénographie et construction du dispositif : Nadia Larina, Bastien Fréjaville.       <br />
       Régie son et lumière : Charlotte Buclet.       <br />
       Textes : Elie Nassar, Mélanie Trugeon, Delphine Loizeau, Danaë Suteau, Nadia Larina et les témoignages des publics rencontrés (lors des ateliers de médiation et en dehors), Paul B Preciado.       <br />
       Par la Compagnie FluO.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       1er décembre 2023 : L'Horizon - Lieu de recherches et création,        <br />
       La Rochelle (17).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72208010-50252699.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Exode et Muage"… Quand Le Printemps des Marches s'invite en automne, on ne sait plus sur quel pied danser…</title>
   <pubDate>Tue, 06 Oct 2020 19:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Atelier des Marches, lieu créatif et multidisciplinaire de Jean-Luc Terrade (directeur artistique du Festival international Trente-Trente), s'emploie à promouvoir des compagnies émergentes ou confirmées en leur offrant un lieu à nul autre pareil. Pour ces deux soirées inaugurales consacrées à la danse, la Cie Les Parcheminiers et la Cie FluO ont présenté, tour à tour, leur création inspirée chacune par un visage de l'exil.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50381407-38904027.jpg?v=1602007191" alt=""Exode et Muage"… Quand Le Printemps des Marches s'invite en automne, on ne sait plus sur quel pied danser…" title=""Exode et Muage"… Quand Le Printemps des Marches s'invite en automne, on ne sait plus sur quel pied danser…" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Exode&quot;</b> s'attaque à un sujet traversant les époques et collant à notre peau comme un érythème chronique migrant. Que ce soit l'exode vécu par les ressortissants des pays en guerre ou celui auquel sont immanquablement confrontés les naufragés économiques, les mêmes objets balisent ces itinéraires de l'errance en quête d'un ailleurs plus hospitalier.       <br />
              <br />
       Sur le plateau à hauteur de salle, émergeant de la pénombre qui les recouvrait, des vêtements disparates s'entassent pêle-mêle. Sont-ce les hardes des errants ou leurs pauvres dépouilles réincarnées ? Au centre du cercle qu'elles délimitent, un danseur, assis en tailleur, trône en majesté dérisoire. En arrière-plan, des valises en carton bouilli complètent le décor de l'exode.       <br />
              <br />
       Accompagné d'une musique live et de la voix aux accents vibrants d'émotions palpables d'Émilie Caumont, Thomas Queyrens va &quot;jouer&quot; les figures chorégraphiées de la lutte pour la survie. Un surplace épuisant, réclamant de son corps élans vers le ciel et retombées fracassantes au sol. Faisant montre d'une énergie décuplée menant jusqu'au réel épuisement, l'angoisse distordant son visage dans des effets cinématographiques avérés, celui qui se débat devant nous… reste à l'extérieur de notre zone de confort sans la mettre en aucun cas à mal.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50381407-38904158.jpg?v=1602008305" alt=""Exode et Muage"… Quand Le Printemps des Marches s'invite en automne, on ne sait plus sur quel pied danser…" title=""Exode et Muage"… Quand Le Printemps des Marches s'invite en automne, on ne sait plus sur quel pied danser…" />
     </div>
     <div>
      Pourtant, les gestes impeccables répondent aux canons de la chorégraphie et sont effectués &quot;sans frémir&quot;… de l'intérieur. C'est là, précisément, dans cette &quot;(dé) monstration&quot; aux effets ostentatoires, que réside le point d'achoppement. La profusion de gestes techniques enchaînés sans relâche, donne l'impression d'une gesticulation vidée de &quot;sens&quot;. Un peu comme ces illustrations manquées de livres d'enfants où le dessinateur s'applique à coller au texte pour &quot;mieux faire comprendre&quot;, sans offrir aucunement la possibilité d'une ouverture qui mettrait en branle l'imaginaire créatif du regardeur.       <br />
              <br />
       À trop vouloir en faire, &quot;Exode&quot; - animé de bonnes intentions certes mais cousu de fil blanc, un comble… eu égard à la quantité de vêtements étalés - manque son louable objectif, nous laissant sur la rive de l'exil sans avoir pu le rejoindre. À suivre…       <br />
              <br />
       <b>&quot;Muage&quot;</b>, sur une musique originale de Bastien Fréjaville, nous conte une autre face de l'exil : celle de deux êtres, exilés hors de leurs frontières mais aussi en eux-mêmes (double peine), pour avoir subi dans leur corps les violences réservées à ceux qui refusent d'être assignés de par leur naissance à un genre qui les déterminerait ipso facto.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50381407-38904166.jpg?v=1602008352" alt=""Exode et Muage"… Quand Le Printemps des Marches s'invite en automne, on ne sait plus sur quel pied danser…" title=""Exode et Muage"… Quand Le Printemps des Marches s'invite en automne, on ne sait plus sur quel pied danser…" />
     </div>
     <div>
      L'un est d'origine libanaise, Élie Nassar, que l'homosexualité et l'athéisme ont contraint à la fuite pour pouvoir exercer son métier de danseur. L'une est d'origine russe, Nadia Larina, qui, en tant que femme, ne pouvait trouver dans le pays de Poutine les conditions requises pour exercer en liberté son art chorégraphié. Tous deux vont se livrer à un parcours initiatique susceptible de renverser la donne de départ.       <br />
              <br />
       Cet aphorisme de Nietzsche, <span style="font-style:italic">&quot;C'est en déconstruisant que l'on découvre les mécanismes de la construction&quot;</span>, la chorégraphe et danseuse Nadia Larina semble l'avoir fait sien, elle qui s'emploie dès le premier tableau, à afficher lui et elle (?), elle et lui (?), deux êtres nus de dos en train de déconstruire avec une extrême application les postures attachées traditionnellement au masculin et au féminin. En donnant à voir, surgissant de l'obscurité des âges, l'héritage inconscient d'une société patriarcale dont les codes ont été intégrés à l'insu de chacun(e), elle met littéralement à nu les gestes de pantins programmés par un démiurge phallocrate.       <br />
              <br />
       Au rythme de coups de sifflet délivrés par une instance surmoïque invisible, il et elle vont parcourir frénétiquement, en sautant en l'air, tombant au sol, courant sur place, les étapes éreintantes d'un chemin de croix païen émancipateur. Ce faisant, ils vont rejouer un autre précepte du philosophe allemand - <span style="font-style:italic">&quot;La liberté, c'est d'apprendre à danser avec ses chaînes&quot;</span> - pour recouvrer la liberté d'être (homme et/ou femme) qui leur avait été d'emblée confisquée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50381407-38904171.jpg?v=1602008472" alt=""Exode et Muage"… Quand Le Printemps des Marches s'invite en automne, on ne sait plus sur quel pied danser…" title=""Exode et Muage"… Quand Le Printemps des Marches s'invite en automne, on ne sait plus sur quel pied danser…" />
     </div>
     <div>
      En effet, la liberté (tant humaine qu'artistique) ne pouvant se confondre avec l'ignorance des traditions et blessures ancrées dans leur chair, il et elle vont (re)jouer à l'envi avec elles, mus l'un(e) et l'autre par la pulsion de construire leur identité par-delà les conventions et traumatismes remis à plat.       <br />
              <br />
       Des blessures à jamais à vif vont se rouvrir, comme des éclats d'obus venant fourailler leur passé violenté que seul l'effort physique répété en boucle (cf. la symbolique de la corde à sauter) peut épuiser. Et, ensuite, il et elle pourront prendre soin l'un(e) de l'autre pour jouir ensemble de leur re-naissance. Ils s'associent alors au-delà de leurs différences qui, loin de les dissocier, les réunissent dans l'unité qui les fonde : l'humain.       <br />
              <br />
       Outre la beauté plastique des corps cagoulés (masques bigarrés) en mouvement et mis à nu, &quot;Muage&quot; (beau titre-valise alliant la fluidité des nuages à celle d'une mue) dégage, au-delà de quelques séquences répétitives, un bel engagement humain offrant &quot;sur un plateau&quot; (celui de l'Atelier des Marches) une version chorégraphiée de l'anti-paradis originel. Adam et Ève n'en sont plus chassés par un Dieu phallocrate mais, au terme de leur folle épopée dansée, ils construisent leur propre aire de &quot;je&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Printemps des Marches…</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50381407-38904198.jpg?v=1602008505" alt=""Exode et Muage"… Quand Le Printemps des Marches s'invite en automne, on ne sait plus sur quel pied danser…" title=""Exode et Muage"… Quand Le Printemps des Marches s'invite en automne, on ne sait plus sur quel pied danser…" />
     </div>
     <div>
      <b>3e édition (reprogrammée à l'automne),       <br />
       les 1er et 2 octobre à 20 h.</b>       <br />
       L'Atelier des Marches/Cie Les Marches de l'Été, Le Bouscat (33),        <br />
       05 56 17 05 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.marchesdelete.com/" target="_blank">&gt;&gt; marchesdelete.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Exode&quot;       <br />
       Compagnie Les Parcheminiers</b>       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Thomas Queyrens.       <br />
       Création musicale t performance live : Émilie Caumont.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Muage&quot;       <br />
       Compagnie FluO/Nadia Larina</b>       <br />
       Pièce pour une danseuse et un danseur.       <br />
       Idée originale, chorégraphie et danse : Nadia Larina.       <br />
       Danse et collaboration artistique : Elie Nassar.       <br />
       Musique originale et régie son : Bastien Fréjaville.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50381407-38904027.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Exode-et-Muage-Quand-Le-Printemps-des-Marches-s-invite-en-automne-on-ne-sait-plus-sur-quel-pied-danser_a2803.html</link>
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