<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-13T02:16:06+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-66221133</guid>
   <title>•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté</title>
   <pubDate>Fri, 22 Jul 2022 10:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment ne pas être sous le charme de cette succession de tableaux à haute prégnance esthétique, comme si ces personnages hauts en couleurs se détachaient de leur cadre pour venir devant nous jouer la comédie de ce naufrage "génial"… Des "Tempêtes", on en a vu souffler, et pas des moindres, la dernière étant celle de Peter Brook. Mais celle imaginée par le metteur en scène italien semble receler un pouvoir magique aux effets particulièrement enivrants. Parlant d'abord aux sens, elle émeut avant de libérer sa charge politique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66221133-47087335.jpg?v=1658480628" alt="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" title="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" />
     </div>
     <div>
      Immergé dès le lever de rideau - une immense voile noire se gonflant à l'envi - dans les remous d'une mer déchainée emportant par le fond sa cargaison de félons, jamais on ne reprendra souffle. Jamais l'intensité des couleurs ne faiblira et les effets en seront d'autant plus éloquents qu'ils s'appuieront sur une grande économie de moyens. Grondements sonores, lumières sculptant l'espace, et personnages au verbe et aux habits truculents, seront les pivots déclencheurs de cette frénésie sensorielle. Le sens, ce sera ensuite à chaque spectateur de le créer à l'intérieur de sa boîte noire à lui, lieu de ses projections intimes, de ses rêves enfouis.       <br />
              <br />
       Tableau d'Ariel, tourbillonnant sur lui-même, ce génie féminin gracieux aux longs cheveux sensuels et à l'air mutin mène la danse au service de Prospéro, ex-duc de Milan exilé sur cette île en compagnie de sa fille, Miranda. Le récit enjoué qu'Ariel réalise du naufrage dont elle est l'initiatrice annonce ses autres facéties surnaturelles propres à enchanter un maître en quête de subterfuges susceptibles de châtier les coupables qui l'ont déchu de son titre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66221133-47087342.jpg?v=1658480705" alt="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" title="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" />
     </div>
     <div>
      Mais lorsque Ariel réclame du magicien la liberté en échange de son aide, Prospéro lui rappelle qu'elle lui doit déjà d'avoir été délivrée du tronc où l'horrible sorcière Sycorax l'avait enfermée. Autre beau tableau où on la voit s'extraire de son arbre prison en tournant sur elle-même avant que n'apparaisse, exultant, vociférant, Caliban, fils de la sorcière, deuxième génie présenté lui comme maléfique. Recouvert de haillons, il est affublé de ramifications de bois poussant dans son dos, rappelant qu'il appartient à la nature sauvage.       <br />
              <br />
       Quant aux réactions de Prospéro, traitant Caliban d'esclave venimeux, et de Miranda, l'insultant pareillement avant de lui reprocher son ingratitude, elle qui a accompli le grand effort de lui apprendre le langage, elles portent en creux les germes de la pensée politique de Shakespeare, toujours prêt à tendre à ses contemporains le miroir de leur incongruité. Quant à l'indigène domestiqué et acculturé, il répondra pertinemment au père qu'il est devenu sujet asservi alors qu'auparavant il était roi de ses terres, et à la fille que le langage appris effectivement par les colonisateurs lui permet de leur faire savoir maintenant qu'il les hait !       <br />
              <br />
       N'est pas sauvage  celui que l'on dit l'être, ainsi Shakespeare dans sa clairvoyance débusque-t-il sans avoir l'air d'y toucher les monstruosités civilisées. De même du désir primitif de pouvoir qui amène deux des quatre naufragés, Sébastien le propre frère d'Alonso Roi de Naples et Antonio, le frère félon de Prospéro, à vouloir passer les deux autres ensommeillés  par le fil de leur épée. Heureusement Ariel, le bon génie, veille pour perturber spectaculairement leurs desseins…       <br />
              <br />
       Les tableaux, comme dans un fondu enchaîné où les personnages s'estompent dans le brouillard de fond de scène alors qu'apparaissent déjà les suivants, se succèdent dans un effet saisissant d'illusion théâtrale. Ainsi de la rencontre truculente entre Caliban et deux autres rescapés que sont Trinculo, le bouffon du roi, et Stéphano, l'intendant porté sur la dive bouteille. Confondu avec un buisson, Caliban sert de refuge au bouffon pris d'une grosse envie soudaine… Tous les registres, des plus oniriques aux plus triviaux, cohabitent dans le théâtre de Shakespeare car <span style="font-style:italic">&quot;la Vie est un Théâtre et le Théâtre est la Vie&quot;.</span>       <br />
              <br />
       De même, une simple planche dressée à la verticale qui vient de servir à Stéphano et Caliban pour sceller une alliance christique afin de régler son compte à Prospéro, permet dans la scène suivante à Miranda de gravir le plan incliné la menant directement dans les bras de Ferdinand, fils d'Alonso roi de Naples, tombé raide amoureux de la belle par l'entremise de la magie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66221133-47087468.jpg?v=1658481046" alt="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" title="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" />
     </div>
     <div>
      Parmi les nombreuses autres scènes imposant leurs &quot;couleurs&quot;, citons celle de la fascinante cérémonie vaudou que surprennent les quatre gentilshommes égarés, ou encore la scène où les trois compères, partis en quête de leur victime potentielle et s'étant retrouvés nus comme des vers après être tombés dans un lac putride, se précipitent sur un portant de vêtements extravagants qu'ils enfilent festivement.       <br />
              <br />
       C'est au contact de l'humanité du génie Ariel que Prospéro, renonçant à ses livres et à son fameux bâton, s'ouvrira humblement au pardon, permettant ainsi une fin de comédie… humaine. Mais encore plus que le message délivré par cette &quot;Tempesta&quot;, ce qui l'inscrira durablement dans la mémoire, c'est l'insoupçonnable beauté picturale des scènes présentées.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 20 juillet à L'Opéra Grand Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Tempesta"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66221133-47087469.jpg?v=1658481110" alt="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" title="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" />
     </div>
     <div>
      Turin - Création 2022.       <br />
       Spectacle en italien surtitré en français.       <br />
       Texte : William Shakespeare       <br />
       Traduction, adaptation : Alessandro Serra.       <br />
       Mise en scène, scénographie : Alessandro Serra.       <br />
       Costumes, son et lumière : Alessandro Serra.       <br />
       Avec : Fabio Barone, Andrea Castellano, Vincenzo Del Prete, Massimiliano Donato, Paolo Madonna, Jared McNeill, Chiara Michelini, Maria Irene Minelli, Valerio Pietrovita, Massimiliano Poli, Marco Sgrosso, Bruno Stori.       <br />
       Assistant lumière : Stefano Bardelli.       <br />
       Assistant son : Alessandro Saviozzi.       <br />
       Assistant costumes : Francesca Novati.       <br />
       Masques : Tiziano Fario.       <br />
       Traduction en français pour les surtitres : Max Perdeilhan.       <br />
       Production : Teatro Stabile di Torino Teatro Nazionale.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 23 juillet 2022.</span>       <br />
       À 18 h, relâche le 21 juillet.       <br />
       Opéra Grand Avignon, place de l'Horloge, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 au 28 juillet 2022 :</span> Festival Shakespeare, Gdansk (Pologne).       <br />
       8 novembre 2022 : Teatro Romolo Valli, Reggio Emilia (Italie).       <br />
       Du 10 au 12 novembre 2022 : Teatro Comunale Chiabrera di Savona, Savona (Italie).       <br />
       Du 15 au 27 novembre 2022 : Teatro Strehler, Milan (Italie).       <br />
       Du 30 novembre au 4 décembre 2022 : Arena del Sole, Bologne (Italie).       <br />
       Du 8 au 11 décembre 2022 : Politeama Rossetti, Trieste (Italie).       <br />
       13 décembre 2022 : Teatro Sociale, Pignerol (Italie).       <br />
       15 décembre 2022 : Teatro Alfieri, Asti (Italie).       <br />
       Du 17 au 18 décembre 2022 : Teatro Comunale et Teatro Galli, Rimini et La Spezia (Italie).       <br />
       9 janvier 2023 : Teatro Comunale, Sassari (Italie).       <br />
       Du 11 au 15 janvier 2023 : Teatro Massimo, Cagliari (Italie).       <br />
       Du 19 au 22 janvier 2023 : Teatro Sociale, Trente (Italie).       <br />
       Du 26 au 29 janvier 2023 : Teatro della Corte, Gènes (Italie).       <br />
       Du 31 janvier au 5 février 2023 : Teatro Bellini, Naples (Italie).       <br />
       25 avril 2023 : MA scène nationale - Pays de Montbéliard, Montbéliard (25).       <br />
       Du 29 au 30 avril 2023 : Mitem Festival, Budapest (Hongrie).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66221133-47087335.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-La-Tempesta-Le-monde-de-Shakespeare-selon-Alessandro-Serra-une-ode-sculpturale-saisissante-de-beaute_a3361.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-60567835</guid>
   <title>"Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook</title>
   <pubDate>Fri, 26 Nov 2021 10:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pris entre la terre insulaire qui les a naguère accueillis - sa fille, la belle Miranda, et lui, Prospero, le Duc de Milan, déchu de son trône et contraint à l'exil par son perfide frère acoquiné au Roi de Naples - et les rivages où les félons viendront immanquablement s'échouer sous l'effet d'un vent malin, le temps de la magie (théâtrale) opère… Celle de Peter Brook, mettant en scène un hiératique Prospero - Ery Nzaramba, acteur né au Rwanda - régnant en maître souverain sur les "esprits" de l'île.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60567835-44309165.jpg?v=1637920161" alt=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" title=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" />
     </div>
     <div>
      Tout droit sortis de l'imaginaire de William Shakespeare, les personnages échappant au temps se mettent à vivre, réinterprétés par Peter Brook (assisté de Marie-Hélène Estienne) pour en renverser le sens. En effet, en portant son choix sur le seul acteur noir sur le plateau pour incarner celui qui bat les cartes du jeu - le mage Prospero, détenteur de livres ésotériques lui conférant des pouvoirs surnaturels -, l'homme de théâtre balaye d'un revers de main toute tentation de faire de Prospero le prototype du colon blanc soumettant les indigènes à son bon vouloir…       <br />
              <br />
       À moins que, plus subtilement, le fait que Prospero soit ici noir de peau soit à prendre comme une tentative de &quot;réparation&quot; judicieuse des peuples noirs, proies de l'esclavagisme. Prospero, magnifique dans sa chemise blanche, bâton en main en guise de sceptre, se taille en effet la part belle en régnant &quot;magiquement&quot; sur les deux esprits de l'île. Sur Ariel, esprit aérien qui s'est mis au service de Prospero après que ce dernier eut consenti à le délivrer de l'arbre où la sorcière Sycorax l'avait emprisonné, et sur Caliban, esprit des entrailles de la Terre et fils monstrueux de cette même sorcière, détestant Prospero sans pouvoir pour autant échapper à son emprise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60567835-44309191.jpg?v=1637920215" alt=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" title=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" />
     </div>
     <div>
      Sur un plateau dépouillé où seuls quelques tas de bois et pièces de tissus colorés esquissent un rudiment de décor, les acteurs-personnages, présents de bout en bout - assis, en attente de &quot;rentrer en scène&quot; -, apparaissent pour ce qu'ils sont : les porte-paroles d'une illusion à construire avec l'aide des spectateurs présents. Ainsi, de Sylvain Levitte, recouvert d'une vieille couverture crasseuse pour devenir sous nos yeux Caliban, alors que l'instant d'après, ayant enfilé une veste, il devient le timide Ferdinand, fils du Roi de Naples et amoureux fou de la belle Miranda. De l'horrible créature à la puanteur de poisson vociférant des insultes, au beau jeune homme éperdu de tendresse énonçant des douceurs, il n'a fallu que l'instant d'un accord muet passé avec le public, complice de cette métamorphose à vue.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves et notre petite vie est entourée de sommeil…&quot;</span> Ainsi de &quot;l'enchantement&quot; du fils du Roi de Naples par le mage Prospero, enchantement incarné sur le plateau par les lumières confondant Ferdinand et Miranda dans la même ombre projetée faisant des deux jeunes amants une entité à jamais indissoluble, à l'image des illusions créées par la seule force du Théâtre, le lieu de tous les possibles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60567835-44309201.jpg?v=1637920263" alt=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" title=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" />
     </div>
     <div>
      Après la scène hautement visuelle des deux ivrognes de l'équipage félon &quot;découvrant&quot; Caliban planqué sous sa couverture, et les velléités des trois compères à vouloir régler de manière définitive son compte à Prospero, s'annonce le temps du sort à réserver aux parjures… Prospero les punira-t-il d'un juste châtiment maintenant qu'échoués sur l'île par la grâce d'Ariel détournant les vents, ils sont à sa merci ? Que nenni ! La comédie - &quot;La Tempête&quot; en est une - exige une chute autre sans pour autant perdre une once de profondeur… Si la liberté des deux esprits de l'île a eu un prix - ils ont été contraints, consentant ou forcé, à se mettre au service de Prospero -, la liberté du vieux mage aura-t-elle aussi un prix à trouver ailleurs que dans la vengeance ?       <br />
              <br />
       En bord de scène, seul face au public &quot;éclairé&quot;, Prospero, magnifique de grandeur, se délivrera avec notre assentiment de tout ressentiment. Dès lors, devenu libre, il sera à même de voguer - abandonnant la puissance surhumaine que lui conférait la magie de ses livres, fort de sa seule fragilité humaine recouvrée - vers d'autres horizons plus sereins. Et nous spectateurs, sous le charme d'un théâtre fabuleux dépouillé de tout artifice, nous sommes prêts à lever le siège, ravis d'avoir joué (librement) dans l'ombre le rôle qui nous était confié.       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 17 novembre à 20 h 30 à la Scène nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tempest Project"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60567835-44309268.jpg?v=1637920687" alt=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" title=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" />
     </div>
     <div>
      Spectacle issu d'une recherche autour de &quot;La Tempête&quot; de William Shakespeare.       <br />
       Adaptation : Peter Brook et Marie-Hélène Estienne, d'après la version française de Jean-Claude Carrière de &quot;La Tempête&quot; de William Shakespeare publié chez Actes Sud-Papiers.        <br />
       Mise en scène : Peter Brook et Marie-Hélène Estienne.       <br />
       Avec : Johannes Johnström, Sylvain Levitte, Paula Luna, Fabio Maniglio, Luca Maniglio, Ery Nzaramba.       <br />
       Chants : Harué Momoyama.       <br />
       Lumières : Philippe Vialatte.       <br />
       Durée : environ 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates</b>       <br />
       Du jeudi 21 au samedi 30 avril 2022.       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 15 h 30 et 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.bouffesdunord.com/#" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60567835-44309165.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Tempest-Project-Entre-vents-et-marees-le-theatre-selon-Peter-Brook_a3114.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-39844465</guid>
   <title>"Adieu Ferdinand ! Suite et fin" Les trois derniers chapitres d’une saga théâtrale de presque 40 ans</title>
   <pubDate>Fri, 22 Nov 2019 06:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En 1981 (bientôt quarante ans), Philippe Caubère créait à Avignon "La danse du Diable, histoire comique et fantastique". C'était la naissance du "Roman d'un acteur" qui avait Ferdinand Faure pour personnage principal. Depuis, vingt spectacles ont été écrits, mis en scène et interprétés par Philippe Caubère.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39844465-34122406.jpg?v=1574370506" alt=""Adieu Ferdinand ! Suite et fin" Les trois derniers chapitres d’une saga théâtrale de presque 40 ans" title=""Adieu Ferdinand ! Suite et fin" Les trois derniers chapitres d’une saga théâtrale de presque 40 ans" />
     </div>
     <div>
      Sachant que chaque épisode dure environ deux heures chacun, c'est, mis bout à bout, plus de quarante heures de spectacles* qui relatent la vie moitié romancée moitié autobiographique de l'acteur phare du Théâtre du Soleil que fut Philippe Caubère dans les années soixante-dix.       <br />
              <br />
       Un vrai roman. Dense, multiforme, jubilatoire, épais comme une Pléiade, mais un roman qui ne se lit pas, un roman qui se crée en direct, sur le plateau et qu'il faut engloutir par les yeux, les oreilles et l'imagination. C'est toute la particularité de l'œuvre vivante de Philippe Caubère. Une autre de ces particularités est l'invention qu'il fit en 1981 de cette forme narrative incarnée qu'il développera tout au long de ces nombreux épisodes. Dans l'art du &quot;seul en scène&quot;, il y a un avant Caubère et un après.       <br />
              <br />
       Ce qu'il fait seul sur un plateau nu, avec en général une simple chaise comme décor, n'a rien à voir avec du stand-up, du monologue ni du one-man-show. Formé dans la troupe du Théâtre du Soleil par Ariane Mnouchkine, il a pu s'initier à différentes techniques de jeu et d'incarnation du personnage dont, entre autres, le jeu du masque et l'art du mime. Ces connaissances profondes du jeu de comédien lui servent à chaque seconde pour créer par son seul corps et sa voix, ses personnages et ses histoires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39844465-34122473.jpg?v=1574370549" alt=""Adieu Ferdinand ! Suite et fin" Les trois derniers chapitres d’une saga théâtrale de presque 40 ans" title=""Adieu Ferdinand ! Suite et fin" Les trois derniers chapitres d’une saga théâtrale de presque 40 ans" />
     </div>
     <div>
      Personnages dont il puise les modèles dans sa vie personnelle et sa vie d'acteur, histoires qu'il extrait également de cette vie pour en faire à chaque spectacle une sorte d'épopée fantastique où se joue sans cesse le décalage entre la représentation et la réalité. Car, ici, tout est théâtre, tout respire cette magie qui d'un éclat de lumière fait s'envoler l'imaginaire, et d'une boîte noire étroite et bornée surgir un paysage sans limite. Le théâtre naît ici du corps du comédien, pour qui tout paraît facile, mais dont la rigueur du jeu et l'énergie incroyable permettent d'inventer toutes ces situations facétieuses, pastiches d'une réalité un peu folle et d'aventures du quotidien magnifiées par la dérision.       <br />
              <br />
       Pour poser un point final à la saga de Ferdinand Faure, il fallait bien trois épisodes. Le premier, &quot;La Baleine et le camp naturiste&quot;, invoque l'époque où Ferdinand, marié dans les années soixante-dix à Clémence sous le régime de la liberté sexuelle, tente de mettre en acte dans son couple cette liberté. Passer de la théorie à pratique demande des trésors d'ingéniosité et de remises en question. La deuxième partie de ce spectacle raconte un séjour dans un des bastions du naturisme et tous les effarements qui en découlent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39844465-34122571.jpg?v=1574371284" alt=""Adieu Ferdinand ! Suite et fin" Les trois derniers chapitres d’une saga théâtrale de presque 40 ans" title=""Adieu Ferdinand ! Suite et fin" Les trois derniers chapitres d’une saga théâtrale de presque 40 ans" />
     </div>
     <div>
      Le second et le troisième volet de cet Adieu - &quot;Le casino de Namur 1 et 2&quot; - nous emportent dans la Belgique du terroir. On y retrouve un autre des personnages historiques de la saga : le truculent, débonnaire et fantasque Bruno Gaillardini. C'est l'épopée des aléas des tournées qui s'y joue avec la rencontre de personnages terriens, aux figures érodées comme des paysages qui semblent aussi fous que tragiquement réalistes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;Adieu Ferdinand ! Suite et fin&quot; regroupe les trois derniers spectacles de son roman théâtral autobiographique commencé en 1981 avec &quot;La Danse du diable&quot; (1 spectacle) puis &quot;Le Roman d'un acteur&quot; (11 spectacles), &quot;L'Homme qui danse&quot; (8 spectacles) et &quot;Le Bac 68&quot; (1 spectacle).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Adieu Ferdinand ! Suite et fin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39844465-34122574.jpg?v=1574371315" alt=""Adieu Ferdinand ! Suite et fin" Les trois derniers chapitres d’une saga théâtrale de presque 40 ans" title=""Adieu Ferdinand ! Suite et fin" Les trois derniers chapitres d’une saga théâtrale de presque 40 ans" />
     </div>
     <div>
      Texte, mise en scène et interprétation : Philippe Caubère.       <br />
       Assistanat à l'écriture : Roger Goffinet.       <br />
       Lumière : Claire Charliot.       <br />
       Son : Mathieu Faedda.       <br />
       Chansons : André Burton.       <br />
       Administration : Guy Robert.       <br />
       Production La Comédie Nouvelle.       <br />
       &quot;La baleine et le camp naturiste&quot; : 2 h 10.       <br />
       &quot;Le casino de Namur 1&quot; : 1 h 50.       <br />
       &quot;Le casino de Namur 2&quot; : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 novembre au 5 janvier 2019.</span>       <br />
       Les trois spectacles sont en alternance       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi et samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre du Rond Point, Salle Renaud-Barrault, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39844465-34122406.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Adieu-Ferdinand--Suite-et-fin-Les-trois-derniers-chapitres-d-une-saga-theatrale-de-presque-40-ans_a2604.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
