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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Pays-Bonheur ou le mercredi sans retour" La force du minimum pour atteindre le maximum</title>
   <pubDate>Tue, 27 Jan 2026 08:15:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il a fui son pays. Son terrible voyage, il nous le raconte. Lui, il y est arrivé au bout de ce voyage. Mais ici, la terre tant convoitée, le pays bonheur comme ils disent, se révèle sous son vrai jour, celui de la misère morale et matérielle. Il faut faire le ménage dans les hôtels, vivre dans des immeubles délabrés, travailler sur les chantiers. Il faut envoyer de l'argent au pays, coûte que coûte, même si la famille vous oublie un peu. Il était de là-bas. Il est venu ici.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93918706-65552554.jpg?v=1769498321" alt=""Pays-Bonheur ou le mercredi sans retour" La force du minimum pour atteindre le maximum" title=""Pays-Bonheur ou le mercredi sans retour" La force du minimum pour atteindre le maximum" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Vous habitez cet abandon (…). Vous l'avez investi avec d'autres. Vous êtes là le temps que ça durera, peut-être que, d'ici peu, il vous faudra repartir, aller voir plus loin, autre abandon, ou alors vraie maison si la chance le veut. Si les papiers le veulent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Thierry de Pina, nous en avions déjà entendu parler de façon élogieuse à l'occasion de son seul-en-scène adapté de la pièce d'Emmanuel Darley au titre éponyme, &quot;Mardi à Monoprix&quot;, et nous l'avions largement applaudi lors de son interprétation dans &quot;Qui va là&quot; autour du thème des SDF et de celles et ceux que personne ne regarde…       <br />
              <br />
       Cette fois-ci, c'est une grande fresque narrative qu'il choisit d'adapter au théâtre, encore une fois à partir d'un roman d'Emmanuel Darley, &quot;Le Bonheur&quot;, publié en 2007. Fidèle à l'écriture de l'auteur, malheureusement disparu bien trop tôt, le comédien metteur en scène a su préserver avec brio la voix de l'auteur, sobre et grandement efficace, bardée de discrétion et d'une grande dignité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93918706-65552559.jpg?v=1769498367" alt=""Pays-Bonheur ou le mercredi sans retour" La force du minimum pour atteindre le maximum" title=""Pays-Bonheur ou le mercredi sans retour" La force du minimum pour atteindre le maximum" />
     </div>
     <div>
      Darley, c'est la poétique du témoignage, loin du théâtre d'action, sans lyrisme ni emphase, et Thierry de Pina la restitue avec une grande élégance, tout particulièrement dans cette nouvelle adaptation. Gageons qu'Emmanuel Darley serait honoré de cette adaptation de son &quot;roman&quot;, si sensible et si poignante. Rien de moins simple, on le sait, que d'adapter un roman sur les planches… Passer du narratif à du performatif, tous les comédiens n'y parviennent pas.       <br />
              <br />
       Avec &quot;Pays-Bonheur ou le mercredi sans retour&quot;, le comédien Thierry de Pina y parvient &quot;haut-la-main&quot;, tant au niveau de la voix, du corps que du geste, en magnifiant littéralement le texte. L'espace scénique, quant à lui, devient un véritable acteur dramaturgique. Seules quatre chaises noires en métal campent tour à tour des espaces distincts – frontière, cale du cargo, chantier, espace de travail, bus vers le bonheur – et privilégient ainsi la parole et le corps du comédien sobrement vêtu d'un simple tee-shirt, d'un pantalon noir et pieds nus, comme pour mieux ancrer son propos dans la réalité âprement nue, elle aussi.       <br />
              <br />
       L'espace mental et métaphorique que suggèrent ces simples quatre chaises déplacées, empilées, rassemblées offrent au public un véritable voyage mental magnifié par la performance théâtrale du comédien, brillamment juste et puissamment sobre. Les lumières de Nicolas Thibault ainsi que la musique d'Hicham Chahibi y sont aussi magiquement entrelacées, formant un ensemble tout en délicatesse.       <br />
              <br />
       Sur la scène du Guichet Montparnasse, Emmanuel Darley dans l'ombre de Thierry de Pina et de la Compagnie &quot;Ah le Zèbre !&quot; éveille les consciences sur le thème des migrants et de l'exclusion en mettant en lumière la violence que tous ces hommes, toutes ces femmes et ces enfants traversent au long de leur périple souvent interminable. Sans compter les méandres labyrinthiques de leur arrivée !       <br />
              <br />
       Porté avec grande justesse et sobriété mêlées par le comédien, ce roman d'Emmanuel Darley – le dernier –  résonne doublement. Son titre d'origine est ici revisité, non sans un trait d'humour léger que suggère le titre de la pièce. Le &quot;Pays Bonheur&quot; aux accents de liberté et de joie de vivre, d'espoir et de perspectives enjouées, mais qui se révèle malheureusement bien différent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93918706-65552574.jpg?v=1769498548" alt=""Pays-Bonheur ou le mercredi sans retour" La force du minimum pour atteindre le maximum" title=""Pays-Bonheur ou le mercredi sans retour" La force du minimum pour atteindre le maximum" />
     </div>
     <div>
      Le comédien s'empare du texte de manière sensible en incarnant plusieurs personnages, et à aucun moment le public ne décroche. Bien au contraire. Il est comme happé par le récit de chacun d'entre eux et vit comme en 3D les scènes évoquées.       <br />
              <br />
       C'est fort, puissant, vertigineux à de nombreux moments du spectacle. Thierry de Pina nous transporte avec fougue dans ce récit poignant, tout bardé sans doute de cette volonté farouche qui a été la sienne, aussi, alors qu'il était encore épidémiologiste durant les pandémies, et qu'il a entamé des études théâtrales, contre vents et marées… Parce que lui aussi avait un voyage à accomplir !       <br />
              <br />
       Valère Novarina, qui vient de nous quitter, disait que le langage était le combustible du comédien, tout comme la part d'enfance qui est en lui. Il semblerait que Thierry de Pina ait eu vent de ces paroles. &quot;Pays-Bonheur ou le mercredi sans retour&quot; est un seul-en-scène bouleversant, intime, en sobre confidence qui, à n'en point douter, ouvrira les consciences à l'endroit où, bien souvent, elles sont embrumées.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pays Bonheur ou le mercredi sans retour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93918706-65552584.jpg?v=1769498574" alt=""Pays-Bonheur ou le mercredi sans retour" La force du minimum pour atteindre le maximum" title=""Pays-Bonheur ou le mercredi sans retour" La force du minimum pour atteindre le maximum" />
     </div>
     <div>
      D'après Emmanuel Darley (Le Bonheur&quot;, Actes Sud-Papier, 2009).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Thierry de Pina.       <br />
       Avec : Thierry de Pina.       <br />
       Création musicale : Hicham Chahidi.       <br />
       Création lumières : Nicolas Thibault.       <br />
       Direction d'acteur : Emmanuel Lorre.       <br />
       Regards extérieurs : Sylvie Dutheil et Carole Scotto Di-Fasano.       <br />
       Esthétique Marine : Cessat-Begler.       <br />
       Compagnie-Production Ah le Zèbre !       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 janvier au 2 avril 2026.</span>       <br />
       Jeudi à 19 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, 15, Rue du Maine, Paris 14e.       <br />
       Réservations : 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.fr/Billet/FR/representation-GUICHET_MONTPARNASSE-32650-0.wb?REFID=t7I3AAAAAAACAQ" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.guichetmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93918706-65552554.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Pays-Bonheur-ou-le-mercredi-sans-retour-La-force-du-minimum-pour-atteindre-le-maximum_a4462.html</link>
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   <title>•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité</title>
   <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 07:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Rien n'est plus délicatement corrosif que l'humour niché dans le quotidien. C'est l'alchimie à laquelle parvient Thierry de Pina avec le texte d'Emmanuel Darley. Un texte qui raconte un état, l'état d'un instant suspendu entre vide et culpabilité, entre manque et perdition, entre amour et haine. L'histoire du "Mardi à Monoprix" est celle d'un rituel familial, d'une recherche de contact, de reconnaissance. Cette soif inextinguible de reconnaissance que notre part d'enfance réclame à ses parents. Un coup à se fiche l'air lorsque le regard du père sur le fils n'est pas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79591456-57622771.jpg?v=1685718137" alt="•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
     </div>
     <div>
      Il est dit que les enfants sont rarement tels que les parents les rêvaient. À l'inverse, les parents sont aussi rarement ceux dont rêvent les enfants. Marché de dupes, mais marché vital, essentiel, quête impossible, mais toujours renouvelée du regard de l'un sur l'autre, car à la fin, il faut bien casser le rêve de l'autre pour exister.       <br />
              <br />
       Le mardi, tous les mardis, Marie-Pierre se rend chez son vieux père et passe la journée avec lui. Elle fait ce que faisait sa mère pour cet homme fatigué. Elle fait son ménage, sa lessive, son repassage, sa lessive, ses courses, au Monoprix. Elle s'habille bien, une jolie robe, des talons hauts, un peu de maquillage pour sortir avec lui faire les courses à Monoprix. Elle cherche à alléger sa vie à ce vieux père devenu solitaire, elle cherche aussi un peu de reconnaissance, un peu d'affection, au moins un regard. Mais celui-ci ne la regarde pas, ne la voit pas, ne l'appelle même pas par son prénom. Il l'appelle Jean-Pierre. Il est vrai, c'est le nom qu'ils lui avaient donné à sa naissance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79591456-57622772.jpg?v=1685718158" alt="•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
     </div>
     <div>
      Mais Jean-Pierre est devenu Marie-Pierre. En vérité, à l'intérieur, il s'était toujours senti femme. Maintenant, il a décidé de vivre cette réalité. Et l'on assiste au refus têtu, humiliant, de ce père pour la nouvelle identité de Marie-Pierre. Même constat pour les regards, les mots, les sous-entendus des passants, des voisinages, des clients et des employés du supermarché, mais, de cela, elle fait mine de s'amuser. Toute cette bordée de fiel qu'elle déclenche tous les mardis, chaque fois qu'elle vient s'occuper de son père…       <br />
              <br />
       Le texte d'Emmanuel Darley passe par la fiction douce pour évoquer cette question très à la mode du genre et c'est un bonheur de passer par l'émotion, la pudeur et la délicatesse pour évoquer ce déni. L'écriture est simple, mais concise, expressive, imagée. Elle privilégie les silences, les non-dits, les petites blessures qu'on voit à peine saigner. Elle met en scène un monologue qui est en fait un dialogue avec un personnage enfoncé dans son silence, son refus. C'est un drame doux et touchant que vivent ces deux personnages presque ordinaires, des antihéros dans lesquels on s'identifie facilement.       <br />
              <br />
       Thierry de Pina qui interprète et met en scène le personnage de Marie-Pierre nous offre une multitude de jeux, d'expressions et de dérisions violentes. Il crée un personnage de grand caractère sans jamais tomber dans l'excès facile que le transgenre ou la transsexualité peut engendrer. Aucune caricature, aucune vulgarité ne traverse son interprétation, mais un sens comique certain et un sens tragique égal. L'incarnation qu'il propose est si vivante et possède tant de facettes qu'on ne voit pas le spectacle passer. Et l'on se sent proche de ce personnage, car il ne tente jamais d'aller dans l'outrance artificielle des travestis, au contraire, tout est banal, tout est ordinaire dans cette journée de mardi et c'est cette banalité, cet ordinaire qui en fait toute la beauté, étrangement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Mardi à Monoprix"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79591456-57622773.jpg?v=1685718189" alt="•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Emmanuel Darley, (édité chez Actes Sud-papier, septembre 2009).       <br />
       Adaptation, mise en scène : Jeu : Thierry de Pina.       <br />
       Jeu : Thierry de Pina.         <br />
       Création lumière : Julien Musquin       <br />
       Univers sonore : David Mus et Emma Catlin.       <br />
       Costume : Jean-Paul Gaultier by Glenn Martens.       <br />
       Regards extérieurs : Isabelle Bondiau-Moinet, Sylvie Dutheil, Carole Scotto Di Fasano, Isabelle Tosi.       <br />
       Production : Ah le Zèbre !       <br />
       Durée 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h. Relâche le jeudi.       <br />
       BA Théâtre (ex Sham's Théâtre), 25, rue Saint-Jean-le-Vieux, Place Pie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 65 87 54 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79591456-57622771.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Avec-Le-Mardi-a-Monoprix--le-rire-eclot-de-la-banalite_a3884.html</link>
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   <title>•Off 2023• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité</title>
   <pubDate>Tue, 06 Jun 2023 15:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Rien n'est plus délicatement corrosif que l'humour niché dans le quotidien. C'est l'alchimie à laquelle parvient Thierry de Pina avec le texte d'Emmanuel Darley. Un texte qui raconte un état, l'état d'un instant suspendu entre vide et culpabilité, entre manque et perdition, entre amour et haine. L'histoire du "Mardi à Monoprix" est celle d'un rituel familial, d'une recherche de contact, de reconnaissance. Cette soif inextinguible de reconnaissance que notre part d'enfance réclame à ses parents. Un coup à se fiche l'air lorsque le regard du père sur le fils n'est pas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73326255-51033909.jpg?v=1685718137" alt="•Off 2023• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="•Off 2023• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
     </div>
     <div>
      Il est dit que les enfants sont rarement tels que les parents les rêvaient. À l'inverse, les parents sont aussi rarement ceux dont rêvent les enfants. Marché de dupes, mais marché vital, essentiel, quête impossible, mais toujours renouvelée du regard de l'un sur l'autre, car à la fin, il faut bien casser le rêve de l'autre pour exister.       <br />
              <br />
       Le mardi, tous les mardis, Marie-Pierre se rend chez son vieux père et passe la journée avec lui. Elle fait ce que faisait sa mère pour cet homme fatigué. Elle fait son ménage, sa lessive, son repassage, sa lessive, ses courses, au Monoprix. Elle s'habille bien, une jolie robe, des talons hauts, un peu de maquillage pour sortir avec lui faire les courses à Monoprix. Elle cherche à alléger sa vie à ce vieux père devenu solitaire, elle cherche aussi un peu de reconnaissance, un peu d'affection, au moins un regard. Mais celui-ci ne la regarde pas, ne la voit pas, ne l'appelle même pas par son prénom. Il l'appelle Jean-Pierre. Il est vrai, c'est le nom qu'ils lui avaient donné à sa naissance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73326255-51033910.jpg?v=1685718158" alt="•Off 2023• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="•Off 2023• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
     </div>
     <div>
      Mais Jean-Pierre est devenu Marie-Pierre. En vérité, à l'intérieur, il s'était toujours senti femme. Maintenant, il a décidé de vivre cette réalité. Et l'on assiste au refus têtu, humiliant, de ce père pour la nouvelle identité de Marie-Pierre. Même constat pour les regards, les mots, les sous-entendus des passants, des voisinages, des clients et des employés du supermarché, mais, de cela, elle fait mine de s'amuser. Toute cette bordée de fiel qu'elle déclenche tous les mardis, chaque fois qu'elle vient s'occuper de son père…       <br />
              <br />
       Le texte d'Emmanuel Darley passe par la fiction douce pour évoquer cette question très à la mode du genre et c'est un bonheur de passer par l'émotion, la pudeur et la délicatesse pour évoquer ce déni. L'écriture est simple, mais concise, expressive, imagée. Elle privilégie les silences, les non-dits, les petites blessures qu'on voit à peine saigner. Elle met en scène un monologue qui est en fait un dialogue avec un personnage enfoncé dans son silence, son refus. C'est un drame doux et touchant que vivent ces deux personnages presque ordinaires, des antihéros dans lesquels on s'identifie facilement.       <br />
              <br />
       Thierry de Pina qui interprète et met en scène le personnage de Marie-Pierre nous offre une multitude de jeux, d'expressions et de dérisions violentes. Il crée un personnage de grand caractère sans jamais tomber dans l'excès facile que le transgenre ou la transsexualité peut engendrer. Aucune caricature, aucune vulgarité ne traverse son interprétation, mais un sens comique certain et un sens tragique égal. L'incarnation qu'il propose est si vivante et possède tant de facettes qu'on ne voit pas le spectacle passer. Et l'on se sent proche de ce personnage, car il ne tente jamais d'aller dans l'outrance artificielle des travestis, au contraire, tout est banal, tout est ordinaire dans cette journée de mardi et c'est cette banalité, cet ordinaire qui en fait toute la beauté, étrangement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Mardi à Monoprix"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73326255-51033911.jpg?v=1685718189" alt="•Off 2023• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="•Off 2023• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Emmanuel Darley, (édité chez Actes Sud-papier, septembre 2009).       <br />
       Adaptation, mise en scène : Jeu : Thierry de Pina.       <br />
       Jeu : Thierry de Pina.         <br />
       Création lumière : Julien Musquin       <br />
       Univers sonore : David Mus et Emma Catlin.       <br />
       Costume : Jean-Paul Gaultier by Glenn Martens.       <br />
       Regards extérieurs : Isabelle Bondiau-Moinet, Sylvie Dutheil, Carole Scotto Di Fasano, Isabelle Tosi.       <br />
       Production : Ah le Zèbre !       <br />
       Durée 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Phénix Festival</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">30 mai, 10 et 17 juin 2023.</span>       <br />
       Mardi à 19 h.       <br />
       La Nouvelle Seine, quai de Montebello, Paris 5e, 01 43 54 08 08.       <br />
       <a class="link" href="https://lanouvelleseine.com/" target="_blank">&gt;&gt; lanouvelleseine.com</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h. Relâche le lundi.       <br />
       BA Théâtre (ex Sham's Théâtre), 25, rue Saint-Jean-le-Vieux, Place Pie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 65 87 54 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73326255-51033909.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Avec-Le-Mardi-a-Monoprix--le-rire-eclot-de-la-banalite_a3597.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Phénix Festival Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité</title>
   <pubDate>Fri, 02 Jun 2023 16:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Rien n'est plus délicatement corrosif que l'humour niché dans le quotidien. C'est l'alchimie à laquelle parvient Thierry de Pina avec le texte d'Emmanuel Darley. Un texte qui raconte un état, l'état d'un instant suspendu entre vide et culpabilité, entre manque et perdition, entre amour et haine. L'histoire du "Mardi à Monoprix" est celle d'un rituel familial, d'une recherche de contact, de reconnaissance. Cette soif inextinguible de reconnaissance que notre part d'enfance réclame à ses parents. Un coup à se fiche l'air lorsque le regard du père sur le fils n'est pas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73247206-50977188.jpg?v=1685718137" alt="Phénix Festival Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="Phénix Festival Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
     </div>
     <div>
      Il est dit que les enfants sont rarement tels que les parents les rêvaient. À l'inverse, les parents sont aussi rarement ceux dont rêvent les enfants. Marché de dupes, mais marché vital, essentiel, quête impossible, mais toujours renouvelée du regard de l'un sur l'autre, car à la fin, il faut bien casser le rêve de l'autre pour exister.       <br />
              <br />
       Le mardi, tous les mardis, Marie-Pierre se rend chez son vieux père et passe la journée avec lui. Elle fait ce que faisait sa mère pour cet homme fatigué. Elle fait son ménage, sa lessive, son repassage, sa lessive, ses courses, au Monoprix. Elle s'habille bien, une jolie robe, des talons hauts, un peu de maquillage pour sortir avec lui faire les courses à Monoprix. Elle cherche à alléger sa vie à ce vieux père devenu solitaire, elle cherche aussi un peu de reconnaissance, un peu d'affection, au moins un regard. Mais celui-ci ne la regarde pas, ne la voit pas, ne l'appelle même pas par son prénom. Il l'appelle Jean-Pierre. Il est vrai, c'est le nom qu'ils lui avaient donné à sa naissance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73247206-50977259.jpg?v=1685718158" alt="Phénix Festival Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="Phénix Festival Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
     </div>
     <div>
      Mais Jean-Pierre est devenu Marie-Pierre. En vérité, à l'intérieur, il s'était toujours senti femme. Maintenant, il a décidé de vivre cette réalité. Et l'on assiste au refus têtu, humiliant, de ce père pour la nouvelle identité de Marie-Pierre. Même constat pour les regards, les mots, les sous-entendus des passants, des voisinages, des clients et des employés du supermarché, mais, de cela, elle fait mine de s'amuser. Toute cette bordée de fiel qu'elle déclenche tous les mardis, chaque fois qu'elle vient s'occuper de son père…       <br />
              <br />
       Le texte d'Emmanuel Darley passe par la fiction douce pour évoquer cette question très à la mode du genre et c'est un bonheur de passer par l'émotion, la pudeur et la délicatesse pour évoquer ce déni. L'écriture est simple, mais concise, expressive, imagée. Elle privilégie les silences, les non-dits, les petites blessures qu'on voit à peine saigner. Elle met en scène un monologue qui est en fait un dialogue avec un personnage enfoncé dans son silence, son refus. C'est un drame doux et touchant que vivent ces deux personnages presque ordinaires, des antihéros dans lesquels on s'identifie facilement.       <br />
              <br />
       Thierry de Pina qui interprète et met en scène le personnage de Marie-Pierre nous offre une multitude de jeux, d'expressions et de dérisions violentes. Il crée un personnage de grand caractère sans jamais tomber dans l'excès facile que le transgenre ou la transsexualité peut engendrer. Aucune caricature, aucune vulgarité ne traverse son interprétation, mais un sens comique certain et un sens tragique égal. L'incarnation qu'il propose est si vivante et possède tant de facettes qu'on ne voit pas le spectacle passer. Et l'on se sent proche de ce personnage, car il ne tente jamais d'aller dans l'outrance artificielle des travestis, au contraire, tout est banal, tout est ordinaire dans cette journée de mardi et c'est cette banalité, cet ordinaire qui en fait toute la beauté, étrangement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Mardi à Monoprix"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73247206-50977281.jpg?v=1685718189" alt="Phénix Festival Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="Phénix Festival Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Emmanuel Darley, (édité chez Actes Sud-papier, septembre 2009).       <br />
       Adaptation, mise en scène : Jeu : Thierry de Pina.       <br />
       Jeu : Thierry de Pina.         <br />
       Création lumière : Julien Musquin       <br />
       Univers sonore : David Mus et Emma Catlin.       <br />
       Costume : Jean-Paul Gaultier by Glenn Martens.       <br />
       Regards extérieurs : Isabelle Bondiau-Moinet, Sylvie Dutheil, Carole Scotto Di Fasano, Isabelle Tosi.       <br />
       Production : Ah le Zèbre !       <br />
       Durée 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Phénix Festival</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">30 mai, 10 et 17 juin 2023.</span>       <br />
       Mardi à 19 h.       <br />
       La Nouvelle Seine, quai de Montebello, Paris 5e, 01 43 54 08 08.       <br />
       <a class="link" href="https://lanouvelleseine.com/" target="_blank">&gt;&gt; lanouvelleseine.com</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h. Relâche le lundi.       <br />
       BA Théâtre (ex Sham's Théâtre), 25, rue Saint-Jean-le-Vieux, Place Pie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 65 87 54 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73247206-50977188.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Phenix-Festival-Avec-Le-Mardi-a-Monoprix--le-rire-eclot-de-la-banalite_a3594.html</link>
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   <title>"Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…</title>
   <pubDate>Mon, 20 Dec 2021 08:44:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alexandre Cabari est un homme sans domicile fixe. Propre sur lui malgré tout, la quarantaine, il voyage léger et a pour tout viatique les souvenirs de son passé et une urne funéraire contenant les cendres de sa mère avec laquelle il vivait et dont le décès récent a fait de lui un homme sans présent ni avenir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61122951-44615193.jpg?v=1639987539" alt=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" title=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" />
     </div>
     <div>
      Un pauvre hère qui ne fait que passer, mais qui a besoin, l'espace d'un instant, d'un ancrage pour reconstruire sa mémoire éparse. Sa perte de repères et son absence d'attache sentimentale désormais font malgré tout de lui un homme libre. Avec son petit pécule maternel, il erre de ville en ville et de gare en gare. Il dort dans des camions ou des trains. Surtout des trains.       <br />
              <br />
       Un jour, il s'introduit dans un théâtre vide dans lequel, probablement, le public ne va pas tarder à arriver et les comédiens à jouer. Mais personne ne vient… Alors, il investit la scène sur laquelle trône un simple fauteuil oublié d'un spectacle précédent. Dès lors, un processus mnésique s'enclenche pour lui. Ce fauteuil devient celui de sa mère et un &quot;décor&quot; mental se construit peu à peu avec des éléments trouvés en coulisses : un carton, un escabeau, un seau.       <br />
              <br />
       L'appartement de son enfance et de sa vie se reconstitue peu à peu, un lieu à la fois imaginaire et réel qu'il s'approprie en lui redonnant un semblant d'existence. Il se reconstruit et restaure à sa façon le lien social en évoquant sa solitude, son errance et son besoin d'altérité…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61122951-44615196.jpg?v=1639987612" alt=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" title=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" />
     </div>
     <div>
      En avril 2020, le spectacle vivant est en berne et nombreuses ont été les compagnies au bord du gouffre. Il a fallu pour elles se réinventer, renouer avec le public et composer avec un contexte sanitaire complexe…       <br />
              <br />
       Le &quot;Collectif Ah le Zèbre !&quot; a choisi de mettre en scène une pièce écrite par Emmanuel Darley dans un format de théâtre en appartement permettant un espace de diffusion préservé et une nouvelle approche artistique… Un mal pour un bien tout compte fait !       <br />
              <br />
       La pièce connaît un vif succès relayé par les médias, mais est stoppée avec le deuxième confinement. Ce sera l'occasion pour la compagnie d'écrire une nouvelle adaptation scénique sous la houlette de Thierry de Pina à la fois interprète, metteur en scène et créateur du collectif. Dans cette pièce, et face au contexte en question, on peut se demander qui joue vraiment, Alexandre ou Thierry, tant la frontière est sensible et subtile entre le comédien et l'interprète. On a pour habitude de dire qu'un acteur incarne un personnage et qu'un comédien est habité par lui.       <br />
              <br />
       Thierry de Pina est un exemple remarquable du comédien habité pour le plus grand bonheur des spectateurs. Dans ce seul en scène, il captive le public entre fiction et réalité en incarnant un clown triste qui parfois dérange mais dont l'humour et l'ironie, cela dit, ne sont pas loin. Le spectateur est happé très rapidement par cet être perdu que les choses sombres pourtant ne semblent pas déranger plus que ça. Et ce, très vite, dès le début de la pièce.       <br />
       Le cri d'amour qu'il porte à sa mère ne peut laisser le public indifférent.       <br />
       C'est poignant et subtilement interprété.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61122951-44615209.jpg?v=1639987817" alt=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" title=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Qui va là&quot; est une pièce construite aussi sur un jeu de miroirs et une mise en abîme auxquels le spectateur sera rapidement sensibilisé pour peu qu'il se détache un instant du plateau et de la salle de théâtre car, comme Alexandre qui est la rue, Thierry, lui, et de nombreux comédiens l'ont été aussi plusieurs mois, corps et âmes.       <br />
       À la rue ou confinés, finalement quelle est la différence ?       <br />
              <br />
       Il y a une intelligence dense et centrée dans cette pièce, une grande intelligence qui fait d'elle une magnifique allégorie de l'absence, de l'abandon, du manque.       <br />
       Le manque de la culture (le public ne vient pas et le comédien devant jouer semble avoir disparu).       <br />
       Le manque de la mère, absente et présente à la fois qui touche le spectateur au plus profond de son être.       <br />
              <br />
       La pièce oscille entre une nostalgie vivifiante qui emporte le spectateur grâce à l'interprétation époustouflante du comédien et un réalisme métaphorique tout en subtilité.       <br />
       La mise en scène est sobre et sans artifices, car le texte se suffit à lui-même. Ce texte qui nous confronte aussi et surtout à ce que nous ne voulons pas voir comme tous ces SDF dans nos rues que nous croisons si souvent et qui nous ramènent à nos propres peurs.       <br />
              <br />
       &quot;Qui va là&quot; est une pièce qui constitue un grand moment de théâtre intime et collectif à la fois.       <br />
       Elle se rejouera lors du festival d'Avignon. À ne rater sous aucun prétexte, car les portes des théâtres seront bel et bien grandes ouvertes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui va là"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61122951-44615211.jpg?v=1639987848" alt=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" title=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" />
     </div>
     <div>
      D'après d'Emmanuel Darley (aux Éditions Actes Sud, 2020).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Collectif Ah le Zèbre !       <br />
       Avec : Thierry de Pina.       <br />
       Duré : 1 h.       <br />
              <br />
       La pièce s'est jouée du 25 novembre au 17 décembre 2021 au Théo Théâtre, Paris 15e.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Le 15 janvier à 20 h 30</span> à la Maison de la Poésie à Avignon (84).       <br />
       Puis au Festival Off d'Avignon en juillet 2022.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61122951-44615193.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Qui-va-la-Un-homme-venu-de-nulle-part-s-invite-sur-scene_a3131.html</link>
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