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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-14T09:10:38+02:00</dc:date>
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   <title>"Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !</title>
   <pubDate>Tue, 07 Apr 2026 07:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'auteur et metteur en scène Philippe Honoré reprend le classique de Flaubert dans une scénographie circassienne. Les personnages s'assument comme des caractères dramaturgiques, au travers du "théâtre dans le théâtre", dans lequel on redécouvre Madame Bovary se libérant de son statut littéraire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95858162-66918302.jpg?v=1775414390" alt=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" title=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" />
     </div>
     <div>
      Écran au-dessus d'une piste de cirque avec côté cour et côté jardin trois gradins en bois avec des rambardes de couleur rouge. Le plateau découvre une piste de cirque. Nous sommes dans une représentation revendiquée, le théâtre dans le théâtre s'immisçant dès les premiers instants avec Madame Loyale (Marlène Saldana) qui présente les protagonistes, <span style="font-style:italic">&quot;Mesdames et Messieurs, c'est la vie, la coriace et vénéneuse vie de Madame Charles Bovary pour vous ce soir, et c'est elle-même qui va vous la raconter, aidée pour cela par l'ensemble de notre troupe : acrobates, magiciens, clowns, voltigeurs…&quot;</span>, Madame Bovary (Ludivine Sagnier) étant sur un élément de bois circulaire en mouvement sur elle-même lorsque les autres sont dans les gradins.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Une convulsion la rabattit sur le sol. Tous s'approchèrent. Elle existait encore&quot;</span> s'affiche sur l'écran au début et à la fin de la représentation. C'est un remake de la mort de &quot;Madame Bovary&quot; de Flaubert, l'écrivain la décrivant dans son œuvre par &quot;Une convulsion la rabattit sur le matelas. Tous s'approchèrent. Elle n'existait plus&quot;. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95858162-66918306.jpg?v=1775414435" alt=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" title=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, c'est une Emma Bovary, ou son dramaturge et metteur en scène, qui bouscule le rôle dont l'astreint Flaubert. Son refus de mourir et de la scène du fiacre où elle doit effectuer un ébat sexuel avec un de ses amants, Léon Dupuis (Davide Rao), se fait, malgré elle, sur l'insistance de Madame Loyale. Ce moment fut censuré par le gouvernement du Second Empire avant qu'elle ne soit rétablie après que Flaubert ait gagné son procès en avril 1857.       <br />
              <br />
       Nous avons une vue omnisciente de la scène, une caméra permettant en effet de voir ce qui se joue en dehors du plateau, côté jardin, dans un couloir blanc jouxtant la scène où on retrouve Emma Bovary dans son intimité, seule ou, une fois, avec son amant, Rodolphe qui la presse. Côté cour est visible un salon avec, entre autres, son piano sur lequel, à un moment, nos protagonistes jouent de la musique.       <br />
              <br />
       L'humour est au rendez-vous avec Charles Bovary (Jean-Charles Clichet) aimant sa femme et faisant confiance à tout le monde, aux amants de celle-ci de même, qui prête à de multiples comiques de situation. Monsieur Lheureux (Stéphane Roger), dans un rôle de clown sans son costume, y a sa part avec sa machine à barbe à papa qui joue avec le public en l'interpellant. Monsieur Homais (Julien Honoré) est dans un rapport au langage gourmand, la réalité étant appréhendée de son côté au travers des mots.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95858162-66918318.jpg?v=1775414488" alt=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" title=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" />
     </div>
     <div>
      Qui incarne-t-elle cette Bovary Madame ? De quelle liberté est-elle éprise ? Celle, artistique, d'un personnage s'échappant du rôle autant littéraire que théâtral qui lui est astreint ? Ou celle face à Philippe Honoré, parfois ambassadeur de Gustave Flaubert, qui veut faire entendre sa liberté ? Dans cette zone grise, le dramaturge et metteur en scène laisse toute liberté au spectateur d'opter pour l'une ou l'autre option. De cette latitude à choisir, c'est aussi un autre regard qui est porté sur elle.       <br />
              <br />
       Présentée sévèrement et à charge au début par Madame Loyale – <span style="font-style:italic">&quot;Emma Rouault, nom d'épouse : Bovary. Fauve bien plus dangereux que ceux qui rugissent dans notre ménagerie, un monstre aux yeux d'ange… Sexe et argent, province et déchéance !&quot;</span> –, elle essaie de s'échapper de son rôle dans la pièce et de l'aura de son personnage dans le roman qu'on lui prête depuis 1,5 siècle. Elle bouscule son statut littéraire, symbolisé par Madame Loyale, en se revendiquant, bien que contrainte parfois, libre de ses décisions.       <br />
              <br />
       D'objet de représentation à l'entame du spectacle, elle devient sujet en devenant une autre version de ce que peut être le bovarysme, en s'échappant de sa vie terne afin d'en vivre une nouvelle. Il y a de très beaux tableaux où le jeu de Ludivine Sagnier oscille entre fragilité, désir, remise en cause et questionnement.       <br />
              <br />
       Son incarnation est remarquable. Gracile et tourmentée, la comédienne déploie une palette très variée de sentiments et d'émotions. Elle a presque une figure d'ange par sa délicatesse, touchée par un désir de sensualité, alors que le désir fougueux de Léon Dupuis et Rodolphe Boulanger (Harrison Arévalo) est mis en avant sans pour autant qu'on leur prête quelques vices et débauches particuliers.       <br />
              <br />
       Ainsi, ce sont par différents canaux que se dessine la figure d'Emma Bovary. Elle est présentée par Madame Loyale au début, puis par ses conduites opposées avec son mari et ses amants, et enfin par elle-même avec ses pensées. Ce sont quatre portraits de femmes différentes que l'on voit chez elle. Celle intime qui se découvre quand elle est seule, celle où elle est socialement avec son mari en tant qu'épouse, celle où elle épanche ses désirs avec ses amants et celle enfin où elle est libre dans ses pensées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95858162-66918319.jpg?v=1775414514" alt=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" title=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" />
     </div>
     <div>
      Dans ces chemins croisés, le parti pris autant dramaturgique que scénographique de Philippe Honoré bouscule de façon créative le roman de Flaubert. Les figures du mari, Monsieur Bovary, et des amants, Léon et Rodolphe, sont antinomiques. Le premier est de caractère doux et aimant, le deuxième est porté par le désir et le troisième par ses pulsions lubriques qui donnent à voir la richesse et la complexité du personnage éponyme.       <br />
              <br />
       La construction dramaturgique et la mise en scène sont audacieuses. Philippe Honoré marie théâtre, musique et littérature sous un chapiteau, dans des accents circassiens où le comique clownesque y a sa part, avec Monsieur Lheureux. Les protagonistes jouent un rôle qui glisse dans la représentation assumée, quand pour Emma Bovary, elle est dans un tempo bien ancré dans le réel où ses envies et ses pensées sont retranscrites par la vidéo. Un joli cocktail qui est à rebrousse-poil du classique de Flaubert et donne du caractère à cette création.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bovary Madame"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95858162-66918329.jpg?v=1775414539" alt=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" title=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman de Gustave Flaubert.       <br />
       Texte : Christophe Honoré.       <br />
       Mise en scène : Christophe Honoré.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Christèle Ortu.       <br />
       Avec : Harrison Arévalo, Jean-Charles Clichet, Julien Honoré, Davide Rao, Stéphane Roger, Ludivine Sagnier, Marlène Saldana.       <br />
       Assistants dramaturgie : Paloma Arcos Mathon, Brian Aubert.       <br />
       Scénographie : Thibaut Fack.       <br />
       Lumières : Dominique Bruguière, assisté de Pierre-Nicolas Moulin.       <br />
       Son : Janyves Coïc.       <br />
       Costumes : Pascaline Chavanne, assistée de Zélie Hénocq.       <br />
       Collaboration à la vidéo : Jad Makki.       <br />
       Assistant création vidéo et réalisation : Lucas Duport.       <br />
       Construction décor : Ateliers du théâtre Vidy-Lausanne.       <br />
       Durée : 2 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 mars au 16 avril 2026.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de la Ville-Sarah Bernhardt, 2, Place du Châtelet, Paris 4ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr/spectacles/saison-25-26/theatre/bovary-madame-dapres-gustave-flaubert#calendar" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Avec "Emma aime Anne", Emma la clown nous revient en grande forme pour chanter Anne Sylvestre, accompagnée au piano par Nathalie Miravette</title>
   <pubDate>Tue, 21 Oct 2025 19:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Paroles &amp; Musique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Emma la clown s'empare des chansons d'Anne Sylvestre, car "c'est elle qui l'aime le plus au monde et, en plus, elle les a toutes apprises par cœur". Nathalie Miravette, pianiste d'Anne Sylvestre, l'accompagne. Mais Emma étant Emma, ce récital est à son image : insolite, drôle et tendre. Un spectacle jubilatoire avec une clown au sommet de son art !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91790575-64436502.jpg?v=1760551019" alt="Avec "Emma aime Anne", Emma la clown nous revient en grande forme pour chanter Anne Sylvestre, accompagnée au piano par Nathalie Miravette" title="Avec "Emma aime Anne", Emma la clown nous revient en grande forme pour chanter Anne Sylvestre, accompagnée au piano par Nathalie Miravette" />
     </div>
     <div>
      Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, Emma la clown n'est pas une clown comme les autres. Disons qu'Emma est une clown pour adultes… qui ferait aussi rire les enfants. Emma la clown, c'est tout un univers, un univers de cirque et de théâtre où le burlesque et la poésie côtoient la gravité. Dans une adresse directe au public, l'artiste parle et gesticule, passant d'un registre à l'autre en un clin d'œil, provoquant de grands éclats de rires et de beaux moments d'émotion.       <br />
              <br />
       Avant &quot;Emma aime Anne&quot;, on la savait aussi musicienne, jouant de la flûte traversière, poussant la chansonnette ou s'exerçant à la batterie avec d'immenses aiguilles à tricoter sur l'air du Boléro de Ravel, ou encore, dans &quot;Emma Mort, même pas peur&quot;, sur des têtes de mort avec des éventails !       <br />
              <br />
       Dans &quot;Emma aime Anne&quot;, elle fait bien plus que pousser la chansonnette. Souhaitant rendre hommage à la grande Anne Sylvestre qu'elle admire et a eu la chance de côtoyer sur scène, elle a demandé à celle qui fut pendant onze ans sa pianiste de bien vouloir l'accompagner pour un spectacle. Les deux femmes rejouent alors leur rencontre, comme si elles se voyaient pour la première fois. Emma, intimidée par la pianiste, ne perd pas pour autant son humour : <span style="font-style:italic">&quot;Est-ce que vous êtes d'accord pour être bénévole ? Parce que le directeur, il est d'accord&quot;.</span> Elle veut se montrer à la hauteur, prouver qu'elle connaît toutes les chansons d'Anne, attend la validation de Nathalie, guette ses conseils… Elle en fait trop, puis a honte, se reprend… Nathalie la recadre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91790575-64436503.jpg?v=1760551077" alt="Avec "Emma aime Anne", Emma la clown nous revient en grande forme pour chanter Anne Sylvestre, accompagnée au piano par Nathalie Miravette" title="Avec "Emma aime Anne", Emma la clown nous revient en grande forme pour chanter Anne Sylvestre, accompagnée au piano par Nathalie Miravette" />
     </div>
     <div>
      Elle y retourne, cherche l'épure dont lui a parlé la pianiste, commente tout ce qu'elle chante, prend son public à partie, se montre maladroite, ou encore bouleversée… <span style="font-style:italic">&quot;Ça commence déjà à piquer&quot;</span>, lance-t-elle avec un sourire bravache. Ses interpellations au public, ses mimiques et ses expressions rigolotes nous enchantent. Car avec elle, les mots ont toute leur importance, quitte à les malmener (&quot;Il y a le sous-sens&quot;) ou à les inventer avec poésie (&quot;Enluminures pianistiques&quot; pour &quot;arrangements musicaux&quot;).       <br />
              <br />
       &quot;Emma aime Anne&quot; s'avère aussi drôle qu'émouvant. Et, si la grande Anne a quitté ce monde depuis bientôt cinq ans, elle semble soudain parmi nous, dans nos cœurs et dans nos oreilles.       <br />
              <br />
       De jolies chansons sur le thème de l'eau (&quot;Le Lac Saint-Sébastien&quot;, &quot;Si la pluie te mouille&quot;, &quot;Avec toi le déluge&quot;, &quot;Partage des eaux&quot;), d'autres, légères et rigolotes (&quot;Bergère&quot;, &quot;Elle f'sait la gueule&quot;, &quot;Tiens-toi droit&quot;, &quot;Gulliverte&quot;, &quot;Les blondes&quot;), ou encore d'autres, pleines de tendresse (&quot;Carcasse&quot;, &quot;Que les lettres d'amour&quot;, &quot;Une Sorcière comme les autres&quot;, &quot;Les amis d'autrefois&quot;) composent ce joli tour de chant.  Chantées à une et parfois deux voix, telle la fabulette &quot;Veux-tu monter dans mon bateau&quot;, elles nous transportent avec ravissement, entre rires et larmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91790575-64436530.jpg?v=1760551114" alt="Avec "Emma aime Anne", Emma la clown nous revient en grande forme pour chanter Anne Sylvestre, accompagnée au piano par Nathalie Miravette" title="Avec "Emma aime Anne", Emma la clown nous revient en grande forme pour chanter Anne Sylvestre, accompagnée au piano par Nathalie Miravette" />
     </div>
     <div>
      Emma, elle, se montre fidèle à elle-même. Le temps ne semble pas avoir de prise sur elle. Telle une marionnette indémodable, son apparence n'a pas changé depuis ses débuts, avec une tenue qui lui donnerait presque des allures de cheftaine si le scoutisme ne lui était à des années-lumière : jupe noire plissée, chemise bleu pâle de gendarme, cravate sombre avec inscriptions cabalistiques et vieux godillots aux lacets dépareillés accompagnés de chaussettes Burlington. Ah si, le soulier gauche s'est fendu avec les années, lui donnant un petit air de Charlot… Et, sous son éternel chapeau noir fripé, des yeux en billes de loto avec un maquillage barbouillé et un énorme nez rouge de sa composition. Sa dégaine est tout aussi singulière que son accoutrement, avec une façon de se tenir, de se déplacer, de parler et de regarder, comique à l'extrême, qui n'appartient qu'à elle.       <br />
              <br />
       Formée à l'école Jacques Lecoq, où elle travaille le mime et le jeu masqué, c'est en 1991 que Meriem Menant invente le personnage d'Emma, pour la création d'un duo de clowns visuel et musical avec Gaetano Lucido. Quatre années de tournée et de compagnonnage plus tard, elle continue la route seule, se produit dans les cabarets, les festivals, les premières parties de Buffo et d'Anne Sylvestre. Puis, à partir de 1998, viennent les spectacles proprement dits : &quot;Emma la clown&quot;, &quot;Emma la clown : l'heureux Tour&quot;... Emma veut devenir un ange et nous parle du monde… Car la clown est bavarde et la scène, le lieu de ses projections, de son parcours intérieur qu'elle tend aux spectateurs, tel un miroir, avec drôlerie et poésie.       <br />
              <br />
       Car cela fait près de 35 ans qu'Emma la clown nous régale de ses spectacles, nous proposant d'affronter les affres de l'existence dans un grand rire libérateur. Il y a deux ans, elle faisait le point sur elle-même avec trois de ses plus grands succès, des solos qu'elle présentait à tour de rôle à La Scala Paris : &quot;Emma sous le divan&quot;, &quot;Emma Mort, même pas peur&quot; et &quot;Qui demeure dans ce lieu vide ?&quot; C'est dans de grands éclats de rires que nous partagions sa souffrance d'exister, sa peur de la finitude et son apprentissage du vide.       <br />
              <br />
       Qu'elle nous parle d'elle, du monde, ou chante Anne Sylvestre, c'est toujours un bonheur de l'écouter !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>       <br />
              <br />
       Spectacle vu au Café de la Danse, à Paris, le 13 octobre 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Emma aime Anne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91790575-64436537.jpg?v=1760551146" alt="Avec "Emma aime Anne", Emma la clown nous revient en grande forme pour chanter Anne Sylvestre, accompagnée au piano par Nathalie Miravette" title="Avec "Emma aime Anne", Emma la clown nous revient en grande forme pour chanter Anne Sylvestre, accompagnée au piano par Nathalie Miravette" />
     </div>
     <div>
      Chansons : Anne Sylvestre.       <br />
       Enluminures pianistiques (arrangements) : Nathalie Miravette.       <br />
       Œil extérieur : Ami Hattab.       <br />
       Lumières : David Duquesnoy.       <br />
       Son et régie : Romain Beigneux-Crescent.       <br />
       Avec : Emma la clown (Meriem Menant) et Nathalie Miravette.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 novembre 2025 :</span> Pôle culturel L'Ekla, Le Teich (33).       <br />
       30 novembre 2025 : Hall de la Chanson, Parc de la Villette, Paris 19e.       <br />
       Du 15 au 20 décembre 2025 : Café de la Danse, Paris 11e.       <br />
       5 février 2026 : Centre culturel, Isle (87).       <br />
       7 février 2026 : Festival &quot;Détours de Chant&quot;, Toulouse (31).       <br />
       13 février 2026 : Le Cratère - Scène nationale d'Alès, Alès (30).       <br />
       A partir du 15 février 2026 : tournée au Québec, Canada.       <br />
       6 mars 2026 : Espace Victor Hugo, Ploufragan (22).       <br />
       8 mai 2026 : Festival Bernard Dimey, Nogent (52).       <br />
       16 mai 2026 : Festival Oreille en Fête, Salins les Bains (39).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Qui demeure dans ce lieu vide ?" Comme une question métaphysique, rouge comme le nez d'Emma la clown</title>
   <pubDate>Tue, 27 Sep 2022 06:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans cet espace nu qu'est la scène du théâtre, Meriem Menant, alias Emma la clown, nous offre avec profondeur et délicatesse le fruit de sa quête, invite Shakespeare, Molière et Beckett, un soupçon de magie et des bananes pour corser l'affaire, en subtile exorciste qu'elle est. Les fantômes des théâtres ne sont pas loin non plus et semblent avoir trouvé en Emma une comparse à leur mesure.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67611442-47768385.jpg?v=1664217221" alt=""Qui demeure dans ce lieu vide ?" Comme une question métaphysique, rouge comme le nez d'Emma la clown" title=""Qui demeure dans ce lieu vide ?" Comme une question métaphysique, rouge comme le nez d'Emma la clown" />
     </div>
     <div>
      Est-il nécessaire de présenter Meriem Menant alias Emma la clown ? Tous les amoureux de la scène la connaissent, tant son parcours est fulgurant et foisonnant, elle qui a abordé tant de thèmes divers comme l'état du monde, l'amour, les maths, la science, la mort, l'écologie… Et, si par hasard, ce n'était pas le cas, souvenez-vous : Emma nous a aussi bercé et largement aidés à traverser nos tunnels &quot;confinés&quot; grâce à ses causeries en vidéo, de véritables régals salvateurs et enjoués.       <br />
              <br />
       Dans ce nouveau spectacle qui scelle malheureusement la fin de sa carrière théâtrale en solo après trente ans très prolifiques, Meriem rend ouvertement hommage au grand metteur en scène, maître pédagogue et illustre maître du geste et de la pantomime Jacques Lecoq, en évoquant par son titre éponyme une phrase qu'il lui a adressée au terme de sa formation de comédienne :        <br />
       &quot;Qui demeure dans de lieu vide ?&quot;.       <br />
              <br />
       Il est probable que, depuis ce jour-là, Meriem réfléchit à cette question existentielle et s'interroge sur ce vide qui, tout compte fait, a fini par la &quot;remplir&quot;, l'envahir ou au contraire l'alléger !       <br />
       Qui sait ?       <br />
              <br />
       Ce dernier spectacle sur le vide auquel elle tente de donner une définition est un bijou d'intelligence et d'humanité métaphysiques, maîtrisé sur le bout de la langue, du corps et de l'âme. C'est rond comme son nez. Rouge, flamboyant, émouvant.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le vide quantique contient toutes les potentialités des possibles&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À La Scala, ce vendredi 16 septembre dernier, Emma est en interaction fine et subtile avec le public, comme pour lui rendre hommage après ces trente années passées à ses côtés. Du jeune enfant qui pleure dans le public, elle en sourit et demande si, par hasard, on n'aurait pas oublié sa totote. Le vide se nourrit toujours d'un petit rien sous la houlette magique de la clown.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67611442-47768386.jpg?v=1664217931" alt=""Qui demeure dans ce lieu vide ?" Comme une question métaphysique, rouge comme le nez d'Emma la clown" title=""Qui demeure dans ce lieu vide ?" Comme une question métaphysique, rouge comme le nez d'Emma la clown" />
     </div>
     <div>
      Mais détrompez-vous : Emma, par ce moment &quot;totote&quot; interactif, n'a pas cherché à meubler et c'est là toute la force de la clown comédienne ! Le texte a été repris par la suite avec subtilité et grande maîtrise et, pour qui connaît un peu par sa pratique les exigences de la scène, ce moment a été une véritable prouesse. Comme d'autres d'ailleurs durant le spectacle.       <br />
              <br />
       &quot;Le show must go on&quot; et il l'a été avec brio ! Entre la mouette qui traverse le plateau dans les airs - hommage notoire là aussi à la Bretagne et au Carré Magique de Lannion, sa production déléguée contre vents et marées -, les bananes successives qui tombent des cintres - juste parce qu'elle aime les bananes -, son fauteuil qui se démembre - comme pour peut-être rendre compte que le spectacle est bientôt fini -, ou encore les tentatives d'éclairages &quot;plateau&quot; joliment subtiles rendant hommage aux techniciens dans les coulisses.       <br />
              <br />
       La Création théâtrale est là et bien là avec un &quot;c&quot; majuscule ! Bien huilée ! Captivante. Le plateau potentiellement nu est loin de l'être tant la présence d'Emma le convoque et le sublime, particulièrement lorsque Yvan, le technicien plateau, vient aider la comédienne à se mettre en position de lotus sur l'assise de son fauteuil déglingué. Le corps semble demander à se mettre sur pause parce qu'il craque et qu'il faut peut-être lui foutre la paix !       <br />
              <br />
       La paix et le repos des lumières vives des projecteurs, Meriem les trouvera certainement ailleurs. Emma la clown s'envole et se détache de ses créations artistiques en solo, mais elle ne quittera pas son public comme ça, par un simple battement d'ailes de mouette !       <br />
              <br />
       Au zénith de son art, Emma s'envole après avoir enfermé, dans sa malle à costumes, son petit chapeau, sa chemise de cheftaine et ses godillots. Les bananes, en revanche, il faudra les manger !       <br />
       Espérons très fort qu'un jour peut-être, elle l'ouvrira à nouveau pour notre plus grand bonheur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui demeure dans ce lieu vide ?"</b></div>
     <div>
      <b>Emma La Clown</b>       <br />
       De et avec Meriem Menant.       <br />
       Mise en scène : Kristin Hestad.       <br />
       Création lumière : Emmanuelle Faure.       <br />
       Son : Romain Beigneux-Crescent.       <br />
       Plateau : Yvan Bernardet.       <br />
       Fabrication des accessoires : Anne de Vains.       <br />
       Effets magiques : Abdul Alafrez.       <br />
       Construction : Olivier de Logivière.       <br />
       Production : Compagnie La Vache Libre.       <br />
       Production déléguée : Carré Magique Lannion, Pôle national cirque en Bretagne.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté le vendredi 16 septembre 2022 à 19 h.</b>       <br />
       La Scala, Grande Salle, Paris 10e, 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14 octobre 2022 : Scène du Golfe, Vannes ( 56).       <br />
       12 avril 2023 : Festival Spring, Scène nationale 61, Carré du Perche, Mortagne au Perche (61).       <br />
       9 mai 2023 : Théâtre de l'Hôtel deVille, Saint-Barthélémy-d'Anjou (49).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/67611442-47768385.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Qui-demeure-dans-ce-lieu-vide-Comme-une-question-metaphysique-rouge-comme-le-nez-d-Emma-la-clown_a3394.html</link>
  </item>

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   <title>"Marilyn Inside" Dévoiler Marilyn pour tenter de retrouver l'intimité secrète de Norma Jean</title>
   <pubDate>Fri, 01 Oct 2021 11:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Qui était-elle, réellement ? Être dual, aux structures intimes complexes, celles d'une âme en quête de sérénité, de sincérité. D'un côté Marilyn, sex-symbol fabriqué par le cinéma hollywoodien des années cinquante, ou Norma Jeane, femme-enfant à la vie chaotique, ballotée entre une mère atteinte de troubles psychologiques graves et les placements dans de multiples familles d'accueil. Confrontation ou rencontre imaginaire entre ces deux fantômes, souvenirs de ces deux réalités successives, tentative de traversée du miroir, c'est ce que nous propose l'étonnant et réussi "Marylin Inside".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59252149-43582051.jpg?v=1633081580" alt=""Marilyn Inside" Dévoiler Marilyn pour tenter de retrouver l'intimité secrète de Norma Jean" title=""Marilyn Inside" Dévoiler Marilyn pour tenter de retrouver l'intimité secrète de Norma Jean" />
     </div>
     <div>
      Incarnation féminine idéalisée jusqu'à en devenir une icône planétaire, tempête sensuelle à la robe blanche virevoltante, blonde écervelée à la jeunesse intemporelle… Elle fut tout cela tout en restant une femme mystérieuse, secrète que seules la captation de regards fugaces, la perception de fragiles coups d'œil éphémères laissaient deviner. Actrice quasi vénérée malgré ses extravagances conjugales, ses dépressions et, parfois, ses excès de consommation d'alcool et/ou de médicaments, elle était à la fois saisissante et insaisissable.       <br />
              <br />
       L'auteure, Céline Barcaroli, nous propose une traversée intérieure dans la dualité d'une femme publique où se confronte et se rencontre les deux faces de celle qui bouleversa à jamais la représentation cinématographique féminine - registre &quot;blonde incendiaire&quot; - tout en exposant involontairement, puis volontairement, ce que peuvent être les fragilités et les failles d'un être sublimé. Son propos, fondé sur du réel, nous emporte dans le fictionnel pour effleurer, parfois approcher, ce qu'ont pu être les mystères, les fêlures indicibles, les tourments naissant d'une continuelle et insatiable quête d'amour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59252149-43582076.jpg?v=1633081608" alt=""Marilyn Inside" Dévoiler Marilyn pour tenter de retrouver l'intimité secrète de Norma Jean" title=""Marilyn Inside" Dévoiler Marilyn pour tenter de retrouver l'intimité secrète de Norma Jean" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Le personnage de &quot;Marilyn Inside&quot; s’inspire de plusieurs dizaines de photos prises à différentes époques de la vie de Marilyn Monroe par divers grands noms de la photographie parmi lesquels André de Dienes, Milton Greene ou Sam Show, mais aussi de ses propres paroles, glanées chez ses biographes, dans des interviews ou encore dans ses carnets. Ses mots se retrouvent dans la pièce et donnent lieu à des développements fictionnels.&quot;</span>  Céline Barcaroli, auteure.       <br />
              <br />
       Entre charme et délicatesse, en équilibre sur le fil fragile d'une âme où un chemin empreint de poésie se parcourt de Marilyn à Norma Jeane, la comédienne Emma Barcaroli entre sur scène habillée de solitude, comme enfermée dans un costume qui l'emprisonne. Petit à petit, devant un immense miroir - dont une petite partie centrale nous laisse deviner une coiffeuse de maquillage dont seul reste un cadre fait d'ampoules allumées -, elle va libérer, du moins modifier et ouvrir l'image &quot;papier glacé et glamour&quot; de Marilyn pour nous dévoiler l'envers du décor (symbolisé par les pans du miroir retournés un à un) où se trouve le paysage intérieur de Norma.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59252149-43582086.jpg?v=1633081645" alt=""Marilyn Inside" Dévoiler Marilyn pour tenter de retrouver l'intimité secrète de Norma Jean" title=""Marilyn Inside" Dévoiler Marilyn pour tenter de retrouver l'intimité secrète de Norma Jean" />
     </div>
     <div>
      Emma Barcaroli chemine doucement dans cette exploration intériorisée offerte au public. Son interprétation use d'une subtile palette exprimant tour à tour la star apeurée, puis adulée et ensorceleuse, ou pensive et interrogative, mais aussi accomplie et radieuse. La comédienne, bénéficiant d'une mise en scène sobre, mais intelligente et bien réglée, laisse, au fil de ce voyage à la fois documenté et purement fictionnel, apparaître une grande générosité où émerge une certaine empathie pour cette étoile filante qu'a été Marilyn Monroe dont la vie fut si courte.       <br />
              <br />
       Dans cette introspection offerte, dans cette volonté d'effacer les lieux communs, dans cette forme résolument poétique de don de soi, Emma Barcaroli est lumineuse... Éminemment solaire !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Marilyn Inside"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59252149-43582094.jpg?v=1633081670" alt=""Marilyn Inside" Dévoiler Marilyn pour tenter de retrouver l'intimité secrète de Norma Jean" title=""Marilyn Inside" Dévoiler Marilyn pour tenter de retrouver l'intimité secrète de Norma Jean" />
     </div>
     <div>
      Texte : Céline Barcaroli.       <br />
       Mis en scène : Grégory Cauvin.       <br />
       Avec : Emma Barcaroli.       <br />
       Scénographie : Michel Braun et Sandrine Lamblin.       <br />
       Collaboration artistique : Guillaume Delvingt.       <br />
       Création lumières : Sébastien Prud'homme.       <br />
       Perruque et maquillage : Judith Scotto.       <br />
       Construction décor : Sandrine Lamblin.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Cie Pantai/Cie Auteuil Zéro 4 Virgule 7.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 septembre au 27 octobre 2021.</span>       <br />
       Mardi à 21 h, mercredi à 19 h.       <br />
       Studio Hébertot, Paris 17e, 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/59252149-43582051.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Marilyn-Inside-Devoiler-Marilyn-pour-tenter-de-retrouver-l-intimite-secrete-de-Norma-Jean_a3066.html</link>
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   <title>Les causeries d'Emma la clown pour éclairer le monde !  Passion de comprendre et désir de partager</title>
   <pubDate>Thu, 24 Oct 2019 09:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mais quel âge a donc Emma . Ses vêtements étriqués. Son babil enfantin, avec cet air gauche de préadolescente grandie trop vite. À la curiosité incessante et cet aplomb, cette insistance, voire cette impertinence, à questionner des adultes. Avec ces questions directes, déconcertantes dans leur pertinence sur le pourquoi et le comment des choses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38676989-33641774.jpg?v=1571904021" alt="Les causeries d'Emma la clown pour éclairer le monde !  Passion de comprendre et désir de partager" title="Les causeries d'Emma la clown pour éclairer le monde !  Passion de comprendre et désir de partager" />
     </div>
     <div>
      Emma, n'ayant pas de vraies réponses, n'hésite pas, elle, à l'inverse d'autres, à interpeller, interroger les vedettes en leur domaine, la cantatrice, la chanteuse, le physicien, l'astrophysicien, l'écologue, que sais-je encore… S'adresser aux bons dieux plutôt qu'à leurs saints.       <br />
              <br />
       Emma organise des causeries et a dégotté la salle Gaveau ; et, fière comme Artaban, reçoit sous le grand orgue.       <br />
              <br />
       Emma convoque, asticote, pile une heure. Le réveil posé sur la table, histoire de presser ses invités à parler d'eux sans biaiser. À parler aussi de ce qu'ils savent et que l'on ne comprend jamais : leur vraie vie, leur sapience, leur connaissance, leur métier.       <br />
              <br />
       Emma, au cours de l'entrevue qui prend l'allure d'une conversation bienveillante, décontracte son monde, insiste, revient à la charge, reformule, interprète, essaie de comprendre, prend à témoin, fait la bête.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38676989-33641798.jpg?v=1571903906" alt="Les causeries d'Emma la clown pour éclairer le monde !  Passion de comprendre et désir de partager" title="Les causeries d'Emma la clown pour éclairer le monde !  Passion de comprendre et désir de partager" />
     </div>
     <div>
      Emma est fine mouche. Grâce à ce qu'il faut bien appeler son art de la question, le diaphragme de la cantatrice, le collusionneur de hadron et le collecteur de gluons du physicien, le colimaçon de l'écologue n'ont plus de secrets. Et le miracle, c'est que la personnalité en face d'elle, cette icône invitée salle Gaveau, révèle ce quelque chose en plus : une énergie mue par un désir, une passion, avec le sens de l'observation, la chance aussi un peu que l'on sait saisir, la ténacité dans l'apprentissage.       <br />
              <br />
       Œuvrer, persévérer. Vingt fois sur le métier remettant l'ouvrage. Chaque invité tient le récit de sa vie d'artiste en son domaine. Tout devient proche, compréhensible : le public découvre que la complexité n'est pas la complication, que la simplicité est au cœur. Il suffit de tirer le bon fil.       <br />
              <br />
       Emma sait faire. Il est vrai que son nez rouge aide beaucoup car Emma est un clown et ce nez cache Meriem Menant, une grande artiste, engagée, fine, subtile dans sa passion de comprendre, son désir de partager, de communiquer. Qui sait être la médiatrice parce que elle-même sait un peu, beaucoup, passionnément.       <br />
              <br />
       Emma est une pédagogue cachée. Trouver le sens de cette matière, cette pâte humaine qui se pose plein de questions trop souvent éludées. Pourquoi ci et pourquoi pas çà ? Pourquoi la vie, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Causeries pour éclairer le Monde !</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38676989-33641965.jpg?v=1571903949" alt="Les causeries d'Emma la clown pour éclairer le monde !  Passion de comprendre et désir de partager" title="Les causeries d'Emma la clown pour éclairer le monde !  Passion de comprendre et désir de partager" />
     </div>
     <div>
      De et avec :  Meriem Menant.       <br />
              <br />
       Mardi à 12 h 30.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Mardi 5 novembre 2019</span> avec Étienne Klein, physicien.       <br />
       Mardi 3 décembre 2019 avec Juliette, chanteuse.       <br />
       Mardi 7 janvier 2020 avec Anne Queffelec, pianiste.       <br />
       Mardi 28 janvier 2020 avec Hubert Reeves, astrophysicien écologiste.       <br />
       Mardi 3 mars 2020 avec Jean-Pierre Bibring, astrophysicien.       <br />
       Salle Gaveau, Paris 8e, 01 49 53 05 07.       <br />
       <a class="link" href="https://www.sallegaveau.com/" target="_blank"></a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/38676989-33641774.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-causeries-d-Emma-la-clown-pour-eclairer-le-monde--Passion-de-comprendre-et-desir-de-partager_a2582.html</link>
  </item>

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