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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-19T18:17:51+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques</title>
   <pubDate>Thu, 11 Jun 2026 19:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Soudain quelqu'un trébuche, dans sa vie, une personne vacille, perd l'équilibre, perd pied, défaille, tombe, pète un plomb… Les synonymes sont légion pour exprimer une perte des repères sociaux, car cela arrive à beaucoup de gens. Burn out, ras-le-bol, dépression ou drame insurmontable, les raisons sont, elles aussi, multiples. Un événement de cette espèce est arrivé à Claire Lagrange, que l'on retrouve en soins psychiatriques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96940248-67565369.jpg?v=1781197392" alt="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" title="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" />
     </div>
     <div>
      La pièce de Céline Delbecq se penche sur ce personnage, pris en charge par le système hospitalier qui l'assomme de médicaments, au point que celle-ci sombre dans un silence absolu et une absolue lenteur. On la voit assise à une table devant un dessin qu'elle peint lentement à l'aide de gouaches d'enfant. Elle est là, minuscule, dans la maquette de la pièce commune de l'institut psychiatrique, une maquette projetée en grand sur le fond de scène.       <br />
              <br />
       Dans cette maquette, les personnages sont tous représentés par des figurines de Playmobil maniées par une marionnettiste avec des tiges et des fils. Il y a là Claire Lagrange, qui ne cesse de peindre avec application et régularité, silencieuse et comme absente de son propre corps. Il y a deux pensionnaires qui l'observent, racontent et commentent son état. Et il y a également la directrice du lieu qui ne s'intéresse qu'aux chiffres, pas aux soins. La pièce est ce long et minutieux décryptage de ce qui apparaît de la vie de cette femme, via le regard des autres, auxquels il faut ajouter celui de la mère qui vit de l'autre côté de la forêt et ne vient jamais par peur de voir sa fille dans cet état peut-être. Et le fils qui vit avec sa grand-mère.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96940248-67565372.jpg?v=1781197422" alt="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" title="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" />
     </div>
     <div>
      Outre le silence qui empêche Claire de s'exprimer, c'est le désert qui l'entoure qui l'isole encore plus dans sa bulle. Avec cette pièce, Céline Delbecq questionne l'usage de la camisole chimique comme réponse aux pertes de contrôles qui peuvent toucher tout le monde. Cette perte de contrôle est une faille dans l'esprit, mais l'absence de soin est aussi une faille du système de soin. Cette faille est représentée dans la grande baie de l'institut par la maquette à grandeur de Playmobil. Cette baie donne sur la forêt. Une forêt qui vient en opposition au monde des humains. La vie y paraît sereine, de loin, calme et sereine, tandis que la vie à l'intérieur est agitée et semble terriblement tourner en rond.       <br />
              <br />
       Assise à son bureau, comme l'image inversée de son personnage principal assis à sa table de dessin, Céline Delbecq, de dos, prend en charge les dialogues de tous les personnages manipulés par Isabelle Darras ou Louison De Leu (en alternance). Ces manipulations extrêmement précises, que la vidéo reprend en géant, parviennent à rendre les regards, les émotions et les expressions des personnages au travers des figurines ordinaires, jouets d'enfants. C'est un très fin travail en soi.       <br />
              <br />
       La pièce reste ainsi volontairement loin de l'intime de Claire, mais elle rend compte finalement d'un autre intime, l'intime de la création même de ce texte, avec la présence de l'autrice interprétant les voix des personnages tandis que les figurines représentent chaque scène, comme si l'on surprenait l'autrice en pleine écriture. &quot;Dès qu'il y a plus de deux ou trois personnages, j'utilise les Playmobil pour m'y retrouver, arriver à suivre les entrées, les sorties, qui parle... Tout ce que fait Isabelle Darras (ou Louison De Leu, en alternance), les déplacements, les regards, c'est ce que je faisais dans mon bureau&quot;, dit-elle.       <br />
              <br />
       Ainsi les mots viennent à l'aide du silence de celles et de ceux que la camisole chimique isole.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu le 29 mai à la Maison Poème, Bruxelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Silence de Claire Lagrange"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96940248-67565378.jpg?v=1781197450" alt="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" title="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" />
     </div>
     <div>
      Texte : Céline Delbecq (aux Éditions Lansman Éditeur).       <br />
       Mise en scène : Céline Delbecq.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Jessica Gazon.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Amber Kemp.       <br />
       Avec (en alternance) : Isabelle Darras, Louison De Leu, Céline Delbecq.       <br />
       Scénographie : Ronald Beurms.       <br />
       Création sonore : Pierre Kissling.       <br />
       Création lumière : Jérôme Dejean.       <br />
       Création vidéo : Alice Piemme.       <br />
       Création technique : Aurélie Perret.       <br />
       Régie générale : Sébastien Destrait.       <br />
       Costumes : Élise Abraham.       <br />
       Regard dramaturgique : Christian Giriat.       <br />
       Conseil voix : Émilie Maquest.       <br />
       Conseils dramaturgiques : Christian Giriat, Rita Freda.       <br />
       Compagnie de la Bête Noire.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Doms, 1 bis, rue des Escaliers Sainte-Anne, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 14 07 99.       <br />
       <a class="link" href="https://billetteriedoms.mapado.com/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lesdoms.eu/" target="_blank">>> lesdoms.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96940248-67565369.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Le-Silence-de-Claire-Lagrange-Un-theatre-d-objet-qui-interroge-les-failles-des-soins-psychiatriques_a4580.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2025• "Fast" Une pièce qui interpelle en XXL, entre théâtre-documentaire, profond questionnement et "Bisou"</title>
   <pubDate>Wed, 09 Jul 2025 15:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Titre pour le moins énigmatique que celui-là ! Mais, à bien y regarder et écouter, partout à nos oreilles, ce mot anglais résonne de plus en plus : il nous parle de l'industrie textile, de la fabrication de nos vêtements et de leur consommation frénétique ahurissante. Quand Didier Poiteaux et son partenaire complice, Olivier Lenel, ont commencé leurs recherches sur la chose en question, ils ne mesuraient pas l'ampleur de l'engrenage dans lequel ils mettaient les doigts.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89810886-63451949.jpg?v=1752066723" alt="•Off 2025• "Fast" Une pièce qui interpelle en XXL, entre théâtre-documentaire, profond questionnement et "Bisou"" title="•Off 2025• "Fast" Une pièce qui interpelle en XXL, entre théâtre-documentaire, profond questionnement et "Bisou"" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Comment notre modèle économique européen influence-t-il nos désirs et fabrique de nouveaux besoins ?&quot;</span> Telle est la question qui les a interpellés lors de ce processus créatif qui, quelque part, les a sensiblement envahis. Paradoxalement, les deux compères avertis avouent que &quot;plus ils travaillaient sur cette thématique, plus ils soignaient leur apparence&quot; ! Mais que s'est-il donc passé ?       <br />
              <br />
       Ainsi, leur spectacle a manifestement couru plus vite qu'eux et a pris un virage à 300°, car c'est, au bout du compte, une réflexion joyeuse sur notre rapport au monde et notre façon de nous présenter que &quot;Fast&quot; propose au public. Mais comment au juste ? Comment faire d'un tel questionnement un spectacle ? Comment ne pas tomber dans le piège d'un seul plaidoyer théâtral révolutionnaire et revendicateur ? Ce devait rester du spectacle, et non pas un reportage d'Élise Lucet dans &quot;Envoyé spécial&quot; !       <br />
              <br />
       C'est essentiellement par le biais d'une interaction sensible avec le public que la pièce s'est projetée, via un travail de recherches dont on se doute qu'il a dû être titanesque. Sur scène, dans un dispositif frontal du public qui renforce très largement le propos, un mélange constitué de jeux éducatifs, de quiz, de springboards ou encore d'interviews témoignages. Le tout justement choisi, hybride, inventif et virevoltant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89810886-63451987.jpg?v=1752066742" alt="•Off 2025• "Fast" Une pièce qui interpelle en XXL, entre théâtre-documentaire, profond questionnement et "Bisou"" title="•Off 2025• "Fast" Une pièce qui interpelle en XXL, entre théâtre-documentaire, profond questionnement et "Bisou"" />
     </div>
     <div>
      La scénographie de Sofia Dilinos et les costumes de Perrine Langlais jouent un rôle central dans la transmission du message, entre défilés de mode &quot;hauts en couleur&quot;, interaction vivifiante avec le public et, sur la fin du spectacle, entassement de dizaines de cartons sous lesquels on se sent étouffer. C'est taillé au cordeau et véritablement subtil, porté par une écriture intelligente, et une belle complicité entre les deux comédiens.       <br />
              <br />
       Tous ces cartons ! La symbolique est forte, forcément, et ne peut que nous parler... Il n'est qu'à ouvrir nos placards ou les tiroirs de nos commodes pour mesurer à quel point la surconsommation est là !       <br />
              <br />
       Nos espaces sont saturés de toutes parts par la fripe et le parti pris de cette action performatrice porte largement ses fruits en convoquant la conscientisation de nos propres excès, la geste théâtrale pouvant paraître pourtant, dans le fond, banale et quotidienne.       <br />
              <br />
       Les lumières de Pier Gallen accompagnent de façon très &quot;éclairée&quot; la transformation du plateau, en soulignant par exemple certains tableaux et en les ancrant émotionnellement dans le propos. Le pari était risqué, mais c'était sans compter sur le savoir-faire des deux interprètes au plateau et du regard extérieur de Pierre-Paul Constant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89810886-63451991.jpg?v=1752066765" alt="•Off 2025• "Fast" Une pièce qui interpelle en XXL, entre théâtre-documentaire, profond questionnement et "Bisou"" title="•Off 2025• "Fast" Une pièce qui interpelle en XXL, entre théâtre-documentaire, profond questionnement et "Bisou"" />
     </div>
     <div>
      Zara, Shein, Temu ! Qui ne connaît pas ces marques internationales ? Mais qui, véritablement, connaît ces chiffres : 130 milliards de vêtements consommés par an (60 % de plus qu'il y a quinze ans), 20 % de la pollution d'eau douce dans le monde liée à l'industrie textile, 50 000 jeunes filles ou femmes en situation de travail forcé dans les usines de filature en Inde du Sud, 12 h de travail par jour en moyenne pour les ouvrières de l'habillement en Asie, ou encore 7 000 litres d'eau environ pour la fabrication d'un T-shirt. La liste pourrait être bien plus longue, qui constitue d'ailleurs, dans le spectacle, un moment d'incarnation théâtrale interprété avec fougue et brio par Didier Poteaux.       <br />
              <br />
       &quot;Fast&quot; est une réflexion sensible et justement conçue sur nos désirs de paraître, que ce soit chez les ados ou chez les adultes, mais surtout sur la nécessité impérieuse de nous réapproprier nos vrais désirs, car urgence il y a ! Derrière le spectre de la &quot;fast fashion&quot;, les deux comédiens endossent de manière joyeuse, interactive et très complices plusieurs rôles comme celui d'une influenceuse, d'une marketeuse, d'un ouvrier textile, d'une consommatrice, d'un sociologue ou encore de figures historiques, &quot;sans jugement ni ton moralisateur&quot;, mais en affichant une prise de position didactique, fine, imagée, intelligente et dynamique.       <br />
              <br />
       C'est du théâtre-documentaire sur notre société néolibérale qui, à bien y regarder, interroge très largement nos désirs et la complexité de notre réel, lequel va, décidément, trop &quot;fast&quot; !       <br />
              <br />
       C'est parfois à la frontière d'un questionnement philosophico-existentiel sur nos besoins et nos désirs qui n'est pas sans nous rappeler la réflexion suivante de Spinoza : &quot;Le désir n'est pas manque, mais puissance d'être&quot;. Courez assister à cette pièce au Théâtre des Doms. Il est fort probable qu'à l'avenir, vous cesserez de vous laisser berner par les besoins vestimentaires que l'on vous crée.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fast"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89810886-63451992.jpg?v=1752066788" alt="•Off 2025• "Fast" Une pièce qui interpelle en XXL, entre théâtre-documentaire, profond questionnement et "Bisou"" title="•Off 2025• "Fast" Une pièce qui interpelle en XXL, entre théâtre-documentaire, profond questionnement et "Bisou"" />
     </div>
     <div>
      <b>"Ou peut-on se réapproprier nos désirs dans notre société de consommation ?"</b>       <br />
       Texte : Didier Poiteaux       <br />
       Conception : Olivier Lemel et Didier Poiteaux.       <br />
       Avec : Olivier Lemel et Didier Poiteaux.       <br />
       Soutien à la mise en scène : Valérianne De Maertelaire.       <br />
       Scénographie : Sofia Dilinos.       <br />
       Costumes : Perrine Langlais.       <br />
       Lumières : Pier Gallen.       <br />
       Son : Roxane Brunet.       <br />
       Musique : Matthieu Viley.       <br />
       Infographies : Julie Majcherczyk.       <br />
       Regard extérieur : Pierre Paul Constant.       <br />
       Compagnie Inti Théâtre (Bruxelles).       <br />
       Tout public à partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Doms, 1 bis, rue des Escaliers Sainte-Anne, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 14 07 99.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/spectacles/representations/6691-fast-ou-peut-on-se-reapproprier-nos-desirs-dans-une-societe-de-consommation" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lesdoms.eu/" target="_blank">>> lesdoms.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89810886-63451949.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

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   <title>•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route</title>
   <pubDate>Sun, 23 Jul 2023 09:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Camille, jeune femme cisgenre de trente ans, décide un jour de partir en auto-stop, sans rien dire à personne, son micro à la main, et traverse le territoire franco-belge jusqu'aux Alpes-Maritimes. De voiture en voiture, elle recueille des histoires intimes des conducteurs et conductrices qu'elle rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74205396-51621311.jpg?v=1690097905" alt="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" title="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" />
     </div>
     <div>
      Ses échanges l'aident à se mettre à l'écoute de son propre corps et à se réapproprier le territoire. Elle finit son voyage à Pierrefeu, dernier village au bout de l'A7, et y découvre une pierre tellurique oxydée qui jaillit à la verticale au milieu de la montagne. Brûlée ? Cramée ? Elle interroge les habitants et on lui apprend que, régulièrement, quand les orages grondent, la foudre tombe toujours sur cette pierre, au même endroit. Ce moment sera pour elle une révélation, un coup de foudre, sans retour en arrière…       <br />
              <br />
       En ce lundi 3 juillet dernier, le 57e festival d'Avignon n'en était qu'à ses balbutiements. Moment que nous apprécions tout particulièrement ! Le calme avant la tempête des courses effrénées vers les différents théâtres et les sollicitations diverses, nombreuses et variées que notre activité passionnée nous impose. Une avant-première nous est proposée. Nous sautons sur l'occasion.       <br />
              <br />
       &quot;Y'a brûler et cramer&quot; ! Le titre nous surprend quelque peu, mais en Avignon, depuis le temps que nous y avons déjà passé, nous devrions pourtant ne plus être étonnées de rien… Surtout au Théâtre des Doms, lieu privilégié de la programmation wallonne et bruxelloise et relais pluridisciplinaire des expressions contemporaines belges.       <br />
              <br />
       C'est en extérieur que ce spectacle aura lieu, dans l'espace nommé Garden party (espérons que la canicule n'y aura rien brûlé, ni cramé, et que c'est bien à une représentation théâtrale que nous allons assister…).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74205396-51621312.jpg?v=1690098155" alt="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" title="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" />
     </div>
     <div>
      Sur scène, une jeune femme en débardeur noir, baskets de running et short de foot, est assise en bord de plateau et nous regarde intensément nous installer, comme une prémisse à une confidence intime. Ses cheveux bruns remontés en chignon contrastent légèrement avec sa tenue aux allures plutôt masculines. Quoique !       <br />
              <br />
       Cette jeune femme, c'est Camille Freychet, comédienne diplômée de l'ESACT (Conservatoire royal de Liège). Sur le plateau, sa partenaire, Maïa Blondeau, qui s'affaire aux platines, concentrée et active, contraste avec l'apparente placidité de la comédienne qui nous regarde.        <br />
       Serait-ce là aussi le calme avant la tempête ?       <br />
              <br />
       Témoin et monteuse du récit qui va se produire devant nous, Maïa va construire, elle aussi, l'univers fictionnel de la comédienne à partir d'un dispositif analogique : pédale d'effets, table de mixage et feedback, sans compter la radio FM ou MW et des cassettes pour rappeler au public, de façon subtile, le road-movie des voitures fendant les routes.       <br />
              <br />
       Écrite à partir de la propre histoire de Camille Freychet, cette forme courte de trente minutes est un bijou volcanique, brûlant de vérité organique et métaphorique. Camille Freychet est troublante d'émotions incarnées et son jeu particulièrement brillant et vif.       <br />
              <br />
       Les différentes scènes évoquées durant son périple autoroutier défilent sous nos yeux comme dans un film. C'est criant de vérité, hyperréaliste et presque surréaliste. Au Théâtre, cela porte un nom – car rien de plus âpre que les planches, on le sait bien – : c'est le talent. Porté par l'expérience autobiographique – entre déambulations en auto-stop et perte d'un être cher -, ce dernier peut de toute évidence être sublimé.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le jour d'après la mort de mon grand-père, tout a été différent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       L'interprétation de Camille Frechey a quelque chose de psychotique dans sa gestuelle, ses prises de paroles dans lesquelles elle interprète les différentes personnes rencontrées lors de son périple, entre voitures individuelles et semi-remorques et, de manière plus globale, dans la totalité de son jeu. C'est en fourmi laborieuse et consciencieuse que la comédienne a récolté de nombreuses informations de terrains et a constitué une large bibliothèque de samples utilisée au plateau afin de rejouer les scènes fictionnalisées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74205396-51621321.jpg?v=1690098209" alt="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" title="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" />
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      Tantôt à bord d'une Alpha Roméo, d'un Hummer SUV, d'une Toyota Yaris, d'un routier, ou encore d'une décapotable, Camille Freychet embarque le public à ses côtés avec brio sur la route de ses retrouvailles, ou plutôt de ses trouvailles émancipatrices.       <br />
              <br />
       Le choix de la forme courte de ce spectacle est-il particulièrement recherché et volontaire ? Peu importe, cela dit, parce que le résultat est là qui en dit très long sur la nécessité, bien souvent, de prendre la poudre d'escampette sans rien dire à personne, pour être seul(e), libre de ses faits et gestes, sans rien devoir à personne qu'à soi-même. Avec un seul but pour tout objectif : savoir qui on est hors de tout code social et des cases à cocher…       <br />
              <br />
       Puisse le grand-père de Camille entrevoir, de là où il est, la portée que sa disparition a pu avoir sur sa petite-fille et en être fier. Très fier ! Il est là, avec nous, avec elle et Maïa sur le plateau de la Garden party des Doms.       <br />
              <br />
       &quot; Y'a brûler et cramer&quot; est une remarquable création dont la force tellurique embarque le public sans commune mesure.       <br />
              <br />
       Merci les filles de la Belgique, du sud de la France ou d'ailleurs pour oser dire et être ce que vous êtes. Le monde est toujours plus beau quand on ose !
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Y'a brûler et cramer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74205396-51621322.jpg?v=1690098234" alt="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" title="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" />
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      Écriture collective.       <br />
       Mise en scène : Marie Coyard.       <br />
       Avec : Camille Freychet, comédienne, et        <br />
       Musicienne en direct, conception sonore : Maïa Blondeau.       <br />
       Regard extérieur : Olivia Stainer, dramaturge.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
       Dès 14 ans.       <br />
       Cette première création devrait être suivie d'une deuxième forme à laquelle nous espérons pouvoir assister l'an prochain.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 27 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Doms, en extérieur dans la Garden party, 1, bis rue des Escaliers Sainte-Anne, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 07 99 ou 06 16 52 55 13.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesdoms.eu/" target="_blank">&gt;&gt; lesdoms.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74205396-51621311.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Y-a-bruler-et-cramer-Une-petite-forme-de-trente-minutes-qui-nous-invite-peut-etre-a-une-nouvelle-route_a3695.html</link>
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