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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-16T03:17:14+02:00</dc:date>
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   <title>"Geli"… Le grand amour oublié d'Hitler</title>
   <pubDate>Thu, 28 Dec 2023 18:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avec "Geli", l'auteur et metteur en scène Diastème nous fait découvrir une figure très méconnue et qui fut, d'après les propos rapportés par Hitler lui-même, son grand amour. On ignore toujours ce qui a causé son hypothétique suicide. L'incarnation qui en est faite par Aliénor de la Gorce en donne une force et une gravité qui la rendent émouvante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77529376-56343672.jpg?v=1703787273" alt=""Geli"… Le grand amour oublié d'Hitler" title=""Geli"… Le grand amour oublié d'Hitler" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur un plateau sombre composé d'une table et d'un bocal de bonbons. Apparaît une jeune femme (Aliénor de la Gorce) dont une forte luminosité sur son visage fait apparaître des traits tirés. La voix est grave, profonde, comme marquée par les années et un drame. Autour de cette table, il y a une chaise et un ordinateur portable appartenant à un homme (Frédéric Andrau) dont nous ignorons tout de son état civil. La scène est baignée d'une lueur tamisée et les rares autres lumières sont celles de l'écran de l'ordinateur et de ces bonbons aux couleurs vives.       <br />
              <br />
       Les rapports entre l'homme et la femme sont à la fois proches et distants. Proche dans le soutien et la narration des faits qu'en donne parfois l'homme ; et distant physiquement, les deux protagonistes ne se touchant pas, sauf à un seul moment, et ne se regardant pas. L'homme est parfois devant son ordinateur portable où il lit et regarde des photos exposées aussi en arrière scène. Il est l'écrivain qui écrit un livre sur celle présente à côté de lui, Geli.       <br />
              <br />
       De son véritable nom, Angela Maria Raubal (1904-1931), elle est la nièce d'Adolf Hitler (1889-1945). Morte à 23 ans, amoureuse d'un homme qui était son oncle et qui allait devenir Führer en 1933, elle a vécu dans son ombre dont sa folie haineuse, raciste et antisémite allait causer 64 millions de morts selon le nombre lugubre avancé un moment dans la représentation. Elle serait possiblement l'une des premières victimes de cette folie macabre d'après l'homme. Sa présence est discrète, silencieuse, avec quelques interventions dont une où il fait quelques pas de danse légèrement esquissés avec elle. Seul bémol à la représentation, ce tableau est un peu étrange, car l'objectivité d'un auteur doit nécessairement passer par une distance mise au personnage qu'il étudie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77529376-56343699.jpg?v=1703787305" alt=""Geli"… Le grand amour oublié d'Hitler" title=""Geli"… Le grand amour oublié d'Hitler" />
     </div>
     <div>
      De 1925 jusqu'à sa mort le 18 septembre 1931, elle a habité dans l'appartement d'Hitler et fut retrouvée morte d'une balle dans le poumon avec le pistolet appartenant au futur Führer. Les causes de sa mort restent toujours un mystère. À l'époque, avait été conclu un meurtre, possiblement dicté par un contexte social et politique, Hitler étant depuis plusieurs années une figure marquante et montante de la scène nationale allemande. Elle se serait aussi suicidée par jalousie pour d'autres, car elle aurait découvert une lettre d'Eva Braun (1912-1945), maîtresse puis épouse le dernier jour d'Hitler, dans le manteau de celui-ci. On sait peu de choses des relations de Geli avec son oncle. Différentes hypothèses circulent, comme celle du célèbre historien britannique du IIIe Reich, Ian Kershaw, qui parle d'une dépendance sexuelle importante, consommée ou non, d'Hitler vis-à-vis de sa nièce.       <br />
              <br />
       Toutes ses hypothèses sont présentées pendant la représentation sans qu'un avis soit tranché pour l'une ou l'autre de ces hypothèses. Nous sommes ainsi avec un écrivain face au personnage qu'il étudie, mais déjà civilement morte. Le rapport entre les deux est entremêlé d'une liberté d'approche et de ton que réalise avec doigté le dramaturge et metteur en scène Diastème. Geli se questionne elle-même sur sa propre mort et les événements qui y ont possiblement concouru. Elle incarne autant sa position que celle d'un historien en recherche de la vérité. Dans cette approche autant objective que subjective, Diastème donne alternativement la parole à la victime de ce drame comme à celui qui y travaille dessus. Les deux se font écho de leurs doutes respectifs face à une vérité qui leur échappe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77529376-56343701.jpg?v=1703787332" alt=""Geli"… Le grand amour oublié d'Hitler" title=""Geli"… Le grand amour oublié d'Hitler" />
     </div>
     <div>
      Trois axes de temps s'échelonnent avec, en toile de fond, donc des interrogations sur la mort de Geli. L'attitude et les propos de celle-ci oscillent entre un destin indélébile marqué au fer rouge d'événements qui ne peuvent être réécrits et une présence scénique qui établit, dans un positionnement futur à ces mêmes événements passés, une réécriture hypothétique de ce qui a pu se passer. Entre le devoir de l'historien et celui du chercheur qui en découle, la pièce mélange ces deux genres, apportant un intérêt croisé entre la re-découverte d'une personne dont Hitler a déclaré qu'elle restera son grand amour et la vie intime et cachée d'un dictateur dont l'identité sexuelle, comme pour tout tyran, reste un grand cas d'études psychanalytiques.       <br />
               <br />
       Il y a peu de déplacements scéniques et ceux qui le sont tournent essentiellement autour du bureau de notre auteur, symbolisant un chemin historique peu avancé sur le cas Geli.       <br />
              <br />
       Toutes les répliques sont corsetées par du silence comme porteuses d'une tragédie. Car on le sait. Il n'est pas là, mais le Führer qui apparaît dans les propos de nos personnages donne un intérêt lugubre, historique et tragique à ce qui est raconté. La mort rôde dans la couleur obscure de la scénographie, dans les phrases qui sont dites dans une allure de gravité, comme des copeaux de bois qui flottent dans un courant qui les mène de façon à la fois détachée et inexorable dans la même direction, celle d'un rocher dans lequel ils viendraient se briser.       <br />
              <br />
       Les mots sortent à pas lents comme baromètre d'un amour lourd de ses secrets. Geli ne sourit pas. La voix profonde, les traits tirés, elle est dans la nostalgie et le souvenir d'un passé qui ne passe pas. On ignore autant le lieu et l'échelle du temps où se déroulent les scènes. La seule indication est qu'elle est déjà morte, symbolisant une époque qui l'était tout autant dans sa furie dévastatrice de fanatisme. Une très belle pièce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Geli"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77529376-56343702.jpg?v=1703787359" alt=""Geli"… Le grand amour oublié d'Hitler" title=""Geli"… Le grand amour oublié d'Hitler" />
     </div>
     <div>
      Texte : Diastème.       <br />
       Mise en scène : Diastème.       <br />
       Avec Frédéric Andrau et Aliénor de la Gorce.       <br />
       Lumières : Stéphane Baquet.       <br />
       Musique : Mathieu Morelle.       <br />
       Production : Mine de prod.       <br />
       Spectacle créé au Théâtre du Chêne Noir à Avignon.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 novembre 2023 au 16 janvier 2024.</span>       <br />
       Lundi, mardi, mercredi à 21 h et dimanche à 20 h.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="https://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout</title>
   <pubDate>Wed, 13 Oct 2021 07:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "La Paix dans le monde", pièce écrite et mise en scène par Diastème, c'est une aventure entamée il y a vingt ans avec deux autres pièces, "La Nuit du thermomètre" et "107 ans". Simon et Lucie en sont déjà les deux personnages principaux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59509700-43715483.jpg?v=1634105977" alt=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" title=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" />
     </div>
     <div>
      Aujourd'hui, forcément, ces deux personnages ont vieilli mais la passion que Simon voue à Lucie est restée intacte. Il vit en Suisse, à quelques kilomètres de la maison de Charlie Chaplin. Il lit des livres. Il fait du feu. Il ne voit pas le temps passer.       <br />
              <br />
       Mais, avant tout, il se prépare au jour où il retrouvera Lucie après toutes ces années où il est resté sans la voir ni l'entendre. Car il est amoureux fou de cette femme depuis toujours. Fou au sens littéral du terme puisque la société l'a jugé fou. Parce qu'il a fait des folies. Lucie aussi sans doute car ces deux êtres-là se sont rencontrés dans un hôpital psychiatrique.       <br />
              <br />
       Ils ont été séparés par les choses de la vie, mais Simon est transporté encore et encore par cet amour indéfectible qu'il lui voue et qui ne quitte jamais son esprit. Pas un jour sans qu'il ne converse avec elle, comme si de rien n'était. Cet amour pourrait revêtir les allures d'une obsession, mais il n'en est rien ! Il s'agit d'un amour hors norme, singulier, effrayant, comique et formidablement bouleversant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59509700-43715484.jpg?v=1634106037" alt=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" title=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" />
     </div>
     <div>
      Car celui-ci fait partie de ces personnes riches et &quot;heurtées&quot; que la violence de la vie n'a pas évitées. Alors, il fait avec, vit avec ses fantômes et ses souvenirs, comme un ermite dans une ascèse volontaire qui berce son esprit. Tout chez lui est millimétré et le fil salvateur de plus sur lequel il vit, il se l'est lui-même tissé jour après jour, minutieusement et avec une grande persévérance. Un jour après l'autre, comme le disent les alcooliques. Chaque jour avec ses horaires bien réglés, ses habitudes, ses repères indispensables.       <br />
              <br />
       Pour garder la tête haute et continuer à avancer. Pour que &quot; ça &quot; ne dérape pas.       <br />
       Mais attention : interdiction d'approcher Lucie ! C'est ce qu'on lui a dit. Garder ses monstres à distances, leur parler pour les assoupir, faute de pouvoir vraiment les dompter…       <br />
       Garder la distance, à chaque moment, est un travail auquel il se livre corps et âme.       <br />
              <br />
       Simon n'est pas dupe de son état. Il est conscient de sa folie, il se connaît très bien. Ses années d'internement, il ne les a pas oubliées et le travail avec son psy est bien tangible, bien réglé lui aussi. Bardé d'une singularité toute particulière et d'un humour subtil, Simon est un personnage flamboyant qui affiche une vision éclairée du monde sans se dérober un seul instant à lui-même.       <br />
              <br />
       &quot;La Paix dans le monde&quot; est une pièce magistralement interprétée par le comédien Frédéric Andrau. C'est un seul en scène d'une heure vingt au cours duquel le spectateur est littéralement happé. D'aucuns pourraient craindre ce genre de &quot;texte monologue&quot; psalmodié comme une litanie envoûtante. Ici, c'est au contraire la quintessence du théâtre dans ce qu'il a de plus jouissif et transcendant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59509700-43715499.jpg?v=1634106076" alt=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" title=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" />
     </div>
     <div>
      Mais qui de la force du texte ou du jeu talentueux du comédien explique une telle impression hypnotique ? Le texte emporte le spectateur dans des méandres insoupçonnés d'émotions palpables et la présence sur scène de l'acteur tout en sobriété et délicatesse achève de faire de ce moment de spectacle un moment exceptionnel.       <br />
              <br />
       Le public est pris comme confident et se laisse emporter par le fleuve de la parole sans en perdre une miette. La logorrhée à laquelle Simon invite le spectateur est un voyage sublime vers ses sphères intérieures empreintes d'une poésie bien sensible.       <br />
              <br />
       Derrière ses petites lunettes rondes et jouant d'un bonnet bleu-marine en laine, Frédéric Andrau oscille avec grâce autour d'un grand cube de bois rectangulaire modulable pensé et réalisé en étroite collaboration avec Diastème par Alban Ho Van. On dirait un jeune enfant fragile qui manipule ses jouets avec une grande dextérité de peur que tout s'écroule… Le tout est subtilement éclairé par le travail de Vanessa Filho. Chaque spectateur pourra voir dans cette scénographie ce qu'il désire : les souvenirs de Simon malléables à merci, son enfermement, ses espoirs parcellaires…       <br />
              <br />
       On peut s'interroger en revanche sur les projections filmées du personnage de Lucie interprété par Emma de Caunes et se demander si la force magistrale du simple texte sublimé par le talent sans failles de Frédéric Andrau n'aurait pas suffi à ce moment de théâtre remarquable.       <br />
              <br />
       Au terme de la pièce, le spectateur sort de la salle joliment groggy par ces &quot;mots confidences&quot; qui l'ont emporté. C'est dans une espèce d'état hypnotique qu'il retrouve la réalité, bien malgré lui…Mais Simon finira-t-il par retrouver à nouveau Lucie ? Leur correspondance via Facebook aboutira-t-elle à leurs retrouvailles ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Paix dans le monde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59509700-43715504.jpg?v=1634106108" alt=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" title=""La Paix dans le monde" La preuve vivante et remarquablement incarnée que l'amour est plus fort que tout" />
     </div>
     <div>
      Seul en scène.       <br />
       Texte : Diasdème.       <br />
       Mise en scène : Diastème.       <br />
       Avec : Frédéric Andrau et la participation cinématographique d'Emma de Caunes.       <br />
       Lumières : Stéphane Baquet.       <br />
       Scénographie : Alban Ho Van.       <br />
       Costumes : Frédéric Cambier.       <br />
       Images : Vanessa Filho.       <br />
       Musique : Cali - Chanson &quot;Je ne vivrai pas sans toi&quot; ( 2e album &quot;Menteur&quot;).       <br />
       Compagnie : La Main Gauche.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 30 octobre 2021.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre Les Déchargeurs, Salle Vicky Messica, Paris 1er, 01 42 36 00 02.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesdechargeurs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lesdechargeurs.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/59509700-43715483.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Paix-dans-le-monde-La-preuve-vivante-et-remarquablement-incarnee-que-l-amour-est-plus-fort-que-tout_a3074.html</link>
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