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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-27T12:55:34+02:00</dc:date>
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   <title>"Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne</title>
   <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 10:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les chevaliers de la Table Ronde et la Quête du Graal fascinent toujours autant de nos jours, même les clowns. Édith Proust, pensionnaire de la Comédie-Française, s'empare de la légende arthurienne et sonde notre quête d'héroïsme à travers l'imaginaire d'un duo de clowns, Georges et Alain, qu'elle forme avec le sociétaire Alain Lenglet. Un spectacle singulier, foutraque et réjouissant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95782499-66890170.jpg?v=1775119573" alt=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" title=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" />
     </div>
     <div>
      Les héros ne dorment jamais et les chevaliers de la Table Ronde continuent de nous faire rêver. Arthur, Lancelot, Gauvain, Yvain, Perceval, Tristan, Galaad… À leur évocation, notre imaginaire s'emballe. Dans les premiers récits arthuriens, Arthur se montre un roi guerrier et fédérateur qui réussit à unir un royaume allant de l'île de Bretagne jusqu'aux terres scandinaves. Par la suite, son règne connaît douze années de paix et sa cour, un grand prestige. Les chevaliers viennent de toutes parts s'y faire adouber.       <br />
              <br />
       Un idéal arthurien se met en place, utopique, que l'on retrouve chez Chrétien de Troyes (1130-1190) et les continuateurs. Dans son château de Camelot, Arthur réunit autour de la Table Ronde les meilleurs chevaliers du royaume. La Table abolit toute préséance et favorise l'égalité. Sur chaque siège, apparaît, sous forme d'inscription, le nom de celui qui y prend place, preuve que Dieu agrée et bénit cette compagnie. La forme ronde de la Table est clairement explicitée comme représentation symbolique du monde. Les chevaliers qui y siègent sont fidèles à un idéal chevaleresque : ils épaulent leur roi dans les batailles, tuent monstres et païens, jurent un amour éternel à leur dame et sont liés à jamais par une affection sans faille. Mais seul le plus pur d'entre eux sera digne d'accomplir la quête du Graal…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95782499-66890171.jpg?v=1775119608" alt=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" title=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" />
     </div>
     <div>
      Sur la scène du Petit Saint-Martin, un &quot;petit îlot paradisiaque de 4,5 mètres sur 4,5 mètres&quot; immaculé, cerclé de terre, avec un magnétophone à bandes posé au sol et… quelques escargots en vadrouille. Un chevalier, en armure des pieds jusqu'à la tête, apparaît. Encombré par sa carapace de métal, sa démarche est brinquebalante. Une voix (celle reconnaissable entre toutes de Denis Podalydès) sort du magnétophone : <span style="font-style:italic">&quot;Perceval ou le Conte du Graal. Contre ces forces du Mal se dressa une force nouvelle faite de courtoisie, d'humanité, de noblesse : la chevalerie. Le monde va mal, le chaos succède au chaos, les guerres de succession et d'invasion ne cessent de frapper…&quot;</span>       <br />
              <br />
       Un deuxième chevalier, identique au premier, fait son apparition dans une musique grandiloquente, tout auréolé de lumière. La voix poursuit : <span style="font-style:italic">&quot;Mais, miracle de la vie, c'est dans la boue pestilentielle, comme dans le premier marais du monde, que fourmille la vie et que parfois naît la plus belle forme de vie sur terre : l'homme, l'homme nouveau, celui qui illumine les hommes comme chaque nouveau soleil se donne et s'offre à la terre et chasse les maux.&quot;</span> Le chevalier se présente ainsi dans toute sa splendeur, tel le héros que chacun attendait.       <br />
              <br />
       Alors que du magnétophone nous parvient l'histoire de Perceval, le duo oscille entre une réinterprétation maladroite des aventures du chevalier à la candeur légendaire – sans cheval, ni tournoi – et un quotidien de héros arthuriens. Ils lisent le journal, mettent la table, jouent au ballon, s'embrassent du bout du heaume et communiquent au moyen de phylactères (NDLR, ces bandes de parchemin aux extrémités enroulées sur lesquelles sont inscrites les paroles prononcées par les personnages d'une œuvre d'art au Moyen Âge). Tout ceci est aussi plaisant que décousu.       <br />
              <br />
       Tandis que nos deux clowns jouent gauchement à Perceval et à Blanchefleur, nous écoutons avec intérêt Denis Podalydès nous conter l'histoire de Perceval. Fidèlement inspiré du roman de Chrétien de Troyes &quot;Perceval ou le Conte du Graal&quot;, et enrichi de celui de son contemporain Geoffroy de Monmouth &quot;Histoire des Rois de Bretagne&quot;, le récit nous (re)plonge avec délectation dans la légende arthurienne.       <br />
              <br />
       Un petit rappel ici s'impose afin de rafraîchir nos mémoires. Si Perceval est cité parmi les chevaliers d'Arthur dès &quot;Érec et Énide&quot; (1160), le premier roman arthurien de Chrétien de Troyes, il faut attendre le dernier, &quot;Perceval ou le Conte du Graal&quot;, rédigé une vingtaine d'années plus tard, pour découvrir réellement l'histoire de ce chevalier, son aventure spirituelle et sa Quête du Graal. Car c'est aussi dans ce roman, où une dimension mystique s'ajoute à l'aventure chevaleresque, qu'apparaît pour la première fois le Graal.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95782499-66890181.jpg?v=1775119635" alt=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" title=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" />
     </div>
     <div>
      Mais qui est Perceval ? Dernier fils de Pellinore de Listenois, roi du Pays de Galles, Perceval a été tenu à distance de la chevalerie par sa mère, après que son père et ses frères aient trouvé la mort dans une bataille. Élevé dans la forêt galloise, dans la plus grande solitude, il ne connaît ni les codes, ni les mœurs qui régissent les relations humaines. Croisant un jour sur sa route des chevaliers du roi Arthur, il les prend pour des dieux et n'a plus qu'une idée en tête : devenir chevalier. S'il se démarque des autres chevaliers de la Table Ronde par sa candeur et sa balourdise, on lui devine très vite un destin exceptionnel.       <br />
              <br />
       Prédestiné à la Quête, Perceval croise, tout comme Lancelot avant lui, la route du Graal. En ne posant pas les questions requises, lui aussi laisse passer le Graal. Son maître en chevalerie lui ayant enseigné qu'un chevalier doit savoir se taire, il garde le silence lors du passage, chez le riche Roi Pêcheur, du mystérieux cortège mené par une jeune fille portant un Graal orné de pierres précieuses. Un silence lourd de conséquences funestes…       <br />
              <br />
       Mais &quot;Perceval ou le Conte du Graal&quot; est resté inachevé du fait de la mort de son auteur, et la bobine du magnétophone finit par dérailler et se bloquer. Les deux acteurs se débarrassent alors de leur armure et, sortant également de leur mutisme, brisent le quatrième mur pour tenter de terminer le spectacle vaille que vaille.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95782499-66890188.jpg?v=1775119666" alt=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" title=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" />
     </div>
     <div>
      Le changement d'univers est total ! Nous avons alors affaire à un véritable numéro de clowns. Car, avant d'intégrer la Troupe de la Comédie-Française en 2024, Édith Proust a mené, en parallèle de son parcours de comédienne, un travail autour du clown. Le sien s'appelle Georges, comme Sand et Brassens. Personnage indomptable à la voix qui déraille, passant sans transition des graves aux aigus, Georges parle beaucoup, digresse en permanence, se montre séductrice, voire libidineuse, parfois malaisante, et surtout hilarante.       <br />
              <br />
       Puis, sans raison apparente, nouveau changement, avec nos deux clowns la tête couverte d'un sac en papier se présentant désormais sous les noms de Petite Espérance et Vieille Amertume, une petite fille et son grand-père. Le sens de tout cela ? Mystère…       <br />
              <br />
       Si les trois parties de ce spectacle s'avèrent pour le moins décousues, sans véritable lien apparent, le tout est néanmoins très plaisant. Du récit légendaire porté par le talentueux Denis Podalydès aux facéties de Georges, il est agréable de se laisser embarquer ainsi dans ces différents univers, telles trois histoires distinctes. Inutile de chercher un sens à tout ceci et, comme disait David Lynch, pourquoi s'attendre à ce que l'art ait un sens puisque la vie n'en a pas ?       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les héros ne dorment jamais"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95782499-66890194.jpg?v=1775119700" alt=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" title=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" />
     </div>
     <div>
      Texte : Édith Proust, Laure Grisinger et Justine Bachelet.       <br />
       Librement inspiré de &quot;Perceval ou le Conte du Graal&quot; de Chrétien de Troyes.        <br />
       Mise en scène : Édith Proust.       <br />
       Avec : Alain Lenglet et Édith Proust de la Comédie-Française.        <br />
       Avec les voix de : Denis Podalydès, Christian Gonon de la Comésie-Française et Suzanne Duthu Harlez.       <br />
       Dramaturgie : Laure Grisinger.       <br />
       Scénographie : Hélène Jourdan.       <br />
       Costumes : Colombe Lauriot Prévost.       <br />
       Lumières : Diane Guérin.       <br />
       Son : Vanessa Court.       <br />
       Collaboration artistique : Justine Bachelet.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 mars au 10 mai 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 17 h 30.        <br />
       Comédie-Française Hors les murs - Théâtre du Petit Saint-Martin, 17, rue René Boulanger, Paris 10ᵉ .        <br />
       Téléphone : 01 42 08 00 32.        <br />
       <a class="link" href="https://reserver.comedie-francaise.fr/event/68bb0be006dce3be066e3e25" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.portestmartin.com/theatre-du-petit-saint-martin" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-petit-saint-martin</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-heros-ne-dorment-jamais-Une-plongee-clownesque-joyeuse-et-atypique-dans-l-univers-de-la-chevalerie-arthurienne_a4520.html</link>
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   <title>La Conquête, ou comment faire fausse route</title>
   <pubDate>Mon, 03 Oct 2011 09:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gérard Biard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coin de l’œil]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l’occasion de la parution en DVD du film de Xavier Durringer, retour sur la déception de l’année.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3321169-4765027.jpg?v=1317628466" alt="La Conquête, ou comment faire fausse route" title="La Conquête, ou comment faire fausse route" />
     </div>
     <div>
      Lors de sa sortie en salles, <span style="font-style:italic">La Conquête</span> a fait à beaucoup l’effet d’un pétard mouillé. On attendait trop, évidemment, de cette première expérience française de film politique &quot;à chaud&quot;, sur des événements récents et dont les protagonistes, nommément identifiés, sont toujours vivants et, qui plus est, en activité. Sans parler de leur personnalité, Sarkozy en tête, qui laissait espérer de savoureuses polémiques.        <br />
              <br />
       Pas de chance. Pratiquement toute la sarkozie a trouvé le film, sinon formidable, du moins honnête. Ce qui, au yeux du, ou plutôt des camps d’en face, valut constat d’échec. Xavier Durringer n’avait pas voulu faire un film à charge, et Podalydès, au lieu de le caricaturer, s’était laissé séduire par son personnage…       <br />
              <br />
       Mais le flop critique de <span style="font-style:italic">La Conquête</span> n’est pas qu’une affaire de mauvaise foi. C’est bel et bien un film raté, mais pas pour les raisons évoquées. La sortie en DVD permet, à tête reposée, de se pencher sur le problème. En fait, plus qu’un ratage, il s’agit d’une occasion manquée, d’un chemin choisi qui s’avère n’être pas le bon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3321169-4765029.jpg?v=1317628511" alt="La Conquête, ou comment faire fausse route" title="La Conquête, ou comment faire fausse route" />
     </div>
     <div>
      Tout part d’un choix artistique : <span style="font-style:italic">La Conquête</span> n’est pas un bon film mais a tout pour faire une excellente pièce de théâtre. D’abord parce que ses défauts d’écriture - situations statiques, prépondérance de dialogues à &quot;bons mots&quot;, enchaînements hasardeux - n’en auraient plus été, ou du moins se seraient vus sensiblement atténués sur une scène. Ensuite parce que le principal reproche fait au film, à savoir qu’il se contente d’enchaîner des évènements que tout le monde connaît, qu’il ne révèle rien, ni sur les protagonistes, ni sur les faits, qu’on ne sache déjà, aurait été nul et non avenu au théâtre. Car c’est précisément l’endroit où se jouent les textes que tout le monde connaît par cœur, où l’on monte à l’infini Molière, Shakespeare, Tchekhov… Il suffit au metteur en scène d’un point de vue pour qu’une œuvre que l’on a vue et entendue des dizaines de fois apparaisse comme neuve.       <br />
              <br />
       Or, bien évidemment, ce point de vue, Durringer l’a. Il ne s’est pas contenté de signer la chronique neutre d’une succession de manœuvres politiques et d’enfiler des perles dialoguées. Et ce point de vue, qui repose exclusivement sur les rapports entre Nicolas et Cécilia Sarkozy, est plus théâtral que cinématographique.       <br />
              <br />
       C’est une histoire intime que Durringer a voulu raconter, au-delà de l’Histoire politique. Une histoire qui aurait pu prendre tout son poids sur une scène, libérée, par la force des choses et des contraintes budgétaires, de cet aspect &quot;document&quot; foisonnant qui la parasite. Car tel quel, avec son casting fleuve lancé le plus souvent dans des numéros d’imitation, son scénario qui empile plus qu’il n’avance, ses dialogues référentiels et référencés, <span style="font-style:italic">La Conquête</span> veut à tout prix ne rien oublier mais finit par passer à côté de l’essentiel. Et l’on regrette que Xavier Durringer, auteur et metteur en scène brillant et audacieux, ait préféré, sur ce coup-là, la caméra aux tréteaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DVD (+ Blu-ray) "La conquête"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3321169-4765080.jpg?v=1317628670" alt="La Conquête, ou comment faire fausse route" title="La Conquête, ou comment faire fausse route" />
     </div>
     <div>
      Réalisateur : Xavier Durringer.       <br />
       Acteurs : Denis Podalydès, Florence Pernel, Bernard Le Coq, Hippolyte Girardot, Michèle Moretti, Samuel Labarthe, Emmanuel Noblet, etc.       <br />
       Éditeur : Gaumont vidéo.        <br />
       Coproduction : Gaumont/Mandarin Cinéma.       <br />
       Date de sortie : 21 septembre 2011.       <br />
       Durée : 1 h 46.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3321169-4765029.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Conquete-ou-comment-faire-fausse-route_a343.html</link>
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