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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T03:45:05+01:00</dc:date>
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   <title>"La mort d'Agrippine" Fascinant ! Un excès de réalisme des passions aveuglantes</title>
   <pubDate>Wed, 20 Mar 2019 06:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avec "La mort d'Agrippine" de Savinien de Cyrano de Bergerac, auteur célèbre et méconnu, Daniel Mesguich fait de cette femme appartenant à la gente d'Agrippa et d'Auguste, prétendante au trône si ce dernier ne lui était interdit, une Warrior woman, une gladiatrice de manga.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31790283-29852324.jpg?v=1553030477" alt=""La mort d'Agrippine" Fascinant ! Un excès de réalisme des passions aveuglantes" title=""La mort d'Agrippine" Fascinant ! Un excès de réalisme des passions aveuglantes" />
     </div>
     <div>
      Agrippine et ses consœurs, elles aussi en quête du pouvoir, avec cnémides et maniques de fils d'or et de pourpre tissées, sont plongées dans une démesure théâtralisée. Absolument.       <br />
              <br />
       Ce qui pourrait de prime abord paraître anachronique… Mais le texte est puissant, la métrique rigoureuse, le contenu subversif. La proposition scénique appuie tous ces aspects avec une précision méticuleuse et donne autant de coups de poignards, de coups d'épées d'une pensée résolument moderne qu'il existe d'actes de paroles. Dans &quot;La mort d'Agrippine&quot;, il est question de passions du Pouvoir, de la force de la Haine, de la propagation du Mensonge, de son pouvoir de destruction. Il est question de régicide, de liberté, de liberté de dire.       <br />
              <br />
       La pièce avance au rythme d'un combat. Chaque scène, chaque round devrait-on dire, donne le vertige, propage l'effroi. Tout sentiment, toute raison, sont détruits. &quot;La mort d'Agrippine&quot; est une tragédie à l'unité d'action de temps et de lieu implacable. Un complot ourdi vire au tour de manège infernal. Ne laissant comme goût et désir que celui de la haine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31790283-29852382.jpg?v=1553030583" alt=""La mort d'Agrippine" Fascinant ! Un excès de réalisme des passions aveuglantes" title=""La mort d'Agrippine" Fascinant ! Un excès de réalisme des passions aveuglantes" />
     </div>
     <div>
      La richesse des costumes est celle d'un monde baroque, ou post romantique, ou néo barbare, qui appelle de la part des comédiens, de la part des corps et des gestes, une tension, une magnification continue.       <br />
              <br />
       Les comédiens ont le phrasé clair et ne trébuchent pas. La parole est actrice et le corps s'adapte, amplifie le propos. La posture est toujours dynamique.       <br />
              <br />
       Dans le parti-pris par la mise en scène, les serviteurs, plutôt que d'être des contrepoints, des respirations, sont proposés en miroirs, en amplificateurs des errances des maîtres. Véritables reflets, images dédoublées de leurs maîtres, ils entretiennent la confusion des passions. Les maîtres, pris dans les rets de leurs obsessions, sont animés de troubles compulsifs. Autant de leitmotivs qui montrent la nervosité qui les gagne, ils perdent tout repère, piégés dans le miroir de leurs pulsions comme saisis, glacés.       <br />
              <br />
       Le processus mis en œuvre est fascinant, laisse médusé au sens réel du terme. Il y a du Caravage dans cet excès de réalisme des passions aveuglantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La mort (d)'Agrippine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31790283-29852393.jpg?v=1553030631" alt=""La mort d'Agrippine" Fascinant ! Un excès de réalisme des passions aveuglantes" title=""La mort d'Agrippine" Fascinant ! Un excès de réalisme des passions aveuglantes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Hercule Savinien de Cyrano de Bergerac.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Daniel Mesguich.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Diego Vanhoutte.       <br />
       Avec : Sarah Mesguich, Sterenn Guirriec, Rebecca Stella, Joëlle Lüthi, Jordane Hess, Yann Richard.       <br />
       Chorégraphie : Caroline Marcadé.       <br />
       Costumes : Dominique Louis, Stéphane Laverne, Jean-Michel Angays.       <br />
       Maquillage : Eva Bouillaut.       <br />
       Régie : Charly Thicot.       <br />
       Production Miroir et Métaphore - Cie Daniel Mesguich.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 mars au 20 avril 2019.</span>       <br />
       Du mardi au Samedi à 20 h 45.       <br />
       Théâtre Dejazet, Paris 3e, 01 48 87 52 55.       <br />
       <a class="link" href="http://www.dejazet.com/" target="_blank">&gt;&gt; dejazet.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-mort-d-Agrippine-Fascinant--Un-exces-de-realisme-des-passions-aveuglantes_a2361.html</link>
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   <title>"Un mois à la campagne"… Sentir le parfum des regrets, des souvenirs… Comme une romance…</title>
   <pubDate>Mon, 19 Mar 2018 08:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Durant ce mois de villégiature, ce "mois à la campagne" (que décrit Yvan Tourgueniev et que met en scène Alain Françon), tous les protagonistes rêvent de mœurs policées et de conversations romanesques…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20956771-24197711.jpg?v=1521445707" alt=""Un mois à la campagne"… Sentir le parfum des regrets, des souvenirs… Comme une romance…" title=""Un mois à la campagne"… Sentir le parfum des regrets, des souvenirs… Comme une romance…" />
     </div>
     <div>
      Une illusion de marivaudage qu'ils vivent dans un forme de torpeur qui rejoint l'ennui pendant que le riche propriétaire du domaine (Guillaume Levêque) s'occupe d'un chantier, de digue et de maison dont on ne sait presque rien, pendant que le médecin (Philippe Fretun) observe et n'en pense pas moins.       <br />
              <br />
       Et quand, dans cette réalité, un jeune homme un peu gauche et candide (Nicolas Avinée) surgit, c'est l'ensemble de la maisonnée qui bascule dans la surprise de l'amour. L'appel et le vertige du désir enclenchent des réactions en chaîne des uns et des autres, comiques et très vite dramatiques. Le chamboulement de l'ordre des choses, des caractères, est spectaculaire. La vitalité, la joie de vivre, le retour d'enfance, le premier émoi mais aussi les premiers affrontements, jalousies, cachotteries et calculs cyniques ou pratiques.       <br />
              <br />
       Toutes ces modifications de l'humeur sont vécues comme envahissantes et éruptives, le marivaudage tourne à la russe. À l'indicible, à l'ineffable idéalisé se substitue un non-dit obstiné. Car le déni est le moteur de l'action. Endiguer, endiguer la montée des sensations. Et refuser. Refuser les sentiments et conserver le monde d'avant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20956771-24197718.jpg?v=1521445732" alt=""Un mois à la campagne"… Sentir le parfum des regrets, des souvenirs… Comme une romance…" title=""Un mois à la campagne"… Sentir le parfum des regrets, des souvenirs… Comme une romance…" />
     </div>
     <div>
      À ce jeu-là, les lapsus s'enfilent en cascade. Dire et ne pas faire. Quitte à faire ce qu'on ne veut pas faire. &quot;Un mois à la campagne&quot; est le théâtre d'un festival de litotes. Les dialogues magnifiquement ciselés (traduits par Michel Vinaver) montrent la puissance des contradictions et leur inconfort. Au fil des scènes, le spectateur assiste à la variation des apparences, le mensonge des paroles, la crudité de la vie. Il mesure l'absence d'empathie d'une société qui mime les bons usages dans une image de soi idéale.       <br />
              <br />
       Cette pièce tire le portrait d'une société de caste confrontée à son refoulé. La comédie y est permanente, ne tombe jamais dans le mélodrame. Enlevée, alerte, légère, elle se révèle être un jeu de massacre des innocents qui se cristallise en une tragédie des femmes dans un monde où domine la connivence des hommes.       <br />
              <br />
       Et face au couple indestructible des deux hommes amis d'enfance pour toujours (Micha Lescot et Guillaume Lévêque), et par les seuls effets de la présence d'un jeune homme, le triangle qui relie la maîtresse capricieuse (Anouk Grinberg), la dame de compagnie fidèle (Laurence Côte)et la jeune orpheline (India Hair) explose littéralement. Ces trois femmes sont renvoyées à leurs statuts respectifs, à leurs illusions détruites, à leur solitude plombante. Leur sacrifice est mis à nu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20956771-24197719.jpg?v=1521445756" alt=""Un mois à la campagne"… Sentir le parfum des regrets, des souvenirs… Comme une romance…" title=""Un mois à la campagne"… Sentir le parfum des regrets, des souvenirs… Comme une romance…" />
     </div>
     <div>
      À la toute fin se dessine comme une aube d'émancipation quand la servante affronte sa maîtresse, quand le jeune précepteur retourne à la ville, rendu solide parce qu'il sait qu'il a été aimé.       <br />
              <br />
       Ce &quot;mois à la campagne&quot; est un bonheur de comédien. Et tous les comédiens, de Micha Lescot à Philippe Fretun, d'Anouk Grinberg à India Hair ou Catherine Ferran (qui joue la mère), tiennent la partition des personnages à ravir. Des personnages qui laissent dans leurs sillages le parfum de leurs regrets ou de leurs souvenirs. Comme une romance. J'ai aimé, j'ai été aimé, Je ne t'aime pas. Moi non plus. On ne m'a pas aimé.       <br />
              <br />
       Le spectateur reste sous le charme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un mois à la campagne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20956771-24197728.jpg?v=1521445864" alt=""Un mois à la campagne"… Sentir le parfum des regrets, des souvenirs… Comme une romance…" title=""Un mois à la campagne"… Sentir le parfum des regrets, des souvenirs… Comme une romance…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ivan Tourgueniev.       <br />
       Adaptation et traduction : Michel Vinaver.       <br />
       Mise en scène : Alain Françon.       <br />
       Collaboratrice artistique à la mise en scène : Maryse Estier.       <br />
       Avec : Nicolas Avinée, Jean-Claude Bolle-Reddat, Laurence Côte, Catherine Ferran, Phillipe Fretun, Anouk Grinberg, India Hair, Micha Lescot, Guillaume Levêque.       <br />
       Décor : Jacques Gabel.       <br />
       Costumes : Marie La Rocca.       <br />
       Lumières : Joël Hourbeigt.       <br />
       Musique : Marie-Jeanne Séréro.       <br />
       Production : Théâtre des Nuages de Neige.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 mars au 28 avril 2018.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h 30.       <br />
       Théâtre Dejazet, Paris 3e, 01 48 87 52 55.       <br />
       <a class="link" href="http://www.dejazet.com/" target="_blank">&gt;&gt; dejazet.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/20956771-24197711.jpg</photo:imgsrc>
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