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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-15T08:47:00+02:00</dc:date>
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   <title>Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare</title>
   <pubDate>Tue, 28 Oct 2025 07:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pièce historique, pièce de guerre, ignorée des metteurs en scène français jusqu'à ce que Cédric Gourmelon s'y attache et nous la propose, créée ici comme pour une pièce nouvellement écrite pour laquelle il faut inventer tout ce qui en fera spectacle : décor, jeu, ambiances, sons, costumes, visions. Tout est à découvrir donc, que ce soient l'histoire, les thèmes et la poésie des répliques du célèbre démiurge anglais.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92094503-64663978.jpg?v=1761492159" alt="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" title="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" />
     </div>
     <div>
      L'histoire raconte les raisons et les prémisses de la Guerre de Cent ans qui opposa la royauté de la France à celle de l'Angleterre de 1337 à 1453. Une rivalité de droit de transmissions oppose alors les deux rois. Au début de la pièce, le roi Édouard s'informe de ses droits sur la France puisque sa mère Isabelle est la fille légitime et la seule héritière du défunt Philippe Le Bel. Les Français ont, à l'époque, ressorti une ancienne loi salique interdisant l'accession des femmes au pouvoir. Se considérant comme héritier légitime du trône, Édouard décide de partir en guerre contre les Français pour recouvrer ses droits. Ce sera le début des différentes batailles de la guerre de cent ans.       <br />
              <br />
       Dans une première partie, la pièce se déroule en Angleterre, dans les trois derniers actes en France. Pièce de guerre, mais en partie pièce de mœurs puisque le roi Édouard, partant en conquête, s'arrête au château du comte de Salisbury et tombe raide amoureux de la comtesse. Shakespeare s'ingénie souvent à circonscrire avec habileté et détails les caractères principaux de ses pièces. Des caractères forts et complexes. On pense à Richard III, Othello, Lady Macbeth, Hamlet… Ici, le va-t-en-guerre est soudain dérouté de son but durant presque la moitié de la pièce par son désir pour la comtesse de Salisbury. La pièce est ainsi comme coupée en deux parties : l'une galante, l'autre guerrière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92094503-64663979.jpg?v=1761492256" alt="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" title="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" />
     </div>
     <div>
      La première partie est l'occasion d'assister à la joute amoureuse du roi et aux esquives adroites de la comtesse contre cet assaut du souverain, à laquelle elle oppose toute sa vertu. L'occasion aussi de moments comiques, et de vertiges littéraires très fleuris. La seconde partie est faite de cuirasses brillantes, d'épées, de fumées, de sang et de violences. Le lien entre les deux est ce roi, interprété magistralement par Vincent Guédon. Le comédien n'en fait pas un monstre ivre de chair à posséder ou à trancher, mais un personnage assez métallique, cérébral, qui admet sa défaite amoureuse avec le même stoïcisme que sa victoire guerrière.       <br />
              <br />
       Un fil se dessine pourtant tout au long de cette narration : la place importante des femmes et de leurs décisions. Tout d'abord, la légitimité de l'héritage du royaume de France par la mère d'Édouard, alors que la France lui refuse ce droit. Puis la force de persuasion de la comtesse, qui anéantit le désir du roi et lui fait reprendre ses esprits. Et pour finir, dans une dernière scène, l'apparition de la femme d'Édouard III qui impose la grâce des six otages de Calais que le roi envisageait de faire exécuter.       <br />
              <br />
       Pour inventer sa mise en scène, Cédric Gourmelon se réfère aux règles du théâtre élisabéthain qui spécifient chaque zone du plateau pour interpréter les différentes formes du texte. Un début de spectacle presque formel qui privilégie le texte et permet de ciseler les enjeux de cette histoire et de permettre au spectateur d'en saisir tous les détails. Par la suite, la scénographie représentant la muraille du château de Salisbury s'ouvre peu à peu pour pénétrer de plus en plus loin dans les batailles qui forment la seconde partie.       <br />
              <br />
       L'œuvre est ainsi très explicite et instructive. Elle permet également de savourer les arabesques de langage de l'auteur anglais et son style poétique qui, dans cette pièce, paraît assez simple et léger, sans passages trop chargés d'images et de comparaisons en chaîne. À noter les très belles interprétations de Fanny Kervarec dans le rôle de la comtesse, qui fait preuve d'une très large maîtrise vocale et d'une belle intensité, ainsi que celle de Vincent Guédon dans le rôle titre qui crée un personnage non conventionnel qui porte jusqu'au bout une part de mystère.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Édouard III"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92094503-64664015.jpg?v=1761493635" alt="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" title="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Traduction : Jean-Michel Déprats et Jean-Pierre Vincent.       <br />
       Mise en scène Cédric Gourmelon.       <br />
       Assistant à la mise en scène Louis Berthélémy.       <br />
       Avec : Zakary Bairi, Laurent Barbot, Jessim Belfar, Vladislav Botnaru, Guillaume Cantillon, Victor Hugo Dos Santos Pereira, Vincent Guédon, Manon Guilluy, Fanny Kervarec, Christophe Ratandra.       <br />
       Scénographie : Mathieu Lorry-Dupuy.       <br />
       Son : Julien Lamorille.       <br />
       Lumières : Marie-Christine Soma.       <br />
       Costumes : Sabine Siegwalt.       <br />
       Travail sur le corps : Isabelle Kürzi.       <br />
       Coach vocal : François Gardeil.       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Lucas Samain.       <br />
       Construction décors : Les Ateliers du Théâtre du Nord.       <br />
       Production : Comédie de Béthune - CDN Hauts-de-France.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée environ : 3 h 05 (1ʳᵉ partie : 2 h ; entracte : 20 min ; 2ᵉ partie : 45 min).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92094503-64664124.jpg?v=1761493603" alt="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" title="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" />
     </div>
     <div>
      A été créé (&quot;premières&quot; historiques) du 2 au 9 octobre 2025 à La Comédie de Béthune - Centre Dramatique National Hauts-de-France, Béthune (62).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14 au 18 octobre 2025 : Théâtre du Nord - CDN Lille - Tourcoing - Hauts-de-France, Lille (59).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 novembre 2025 :</span> Théâtre de Chartres, Chartres (28).       <br />
       25 au 27 novembre 2025 : Théâtre Olympia - CDN, Tours (37).       <br />
       Du 2 au 4 décembre 2025 : La Comédie de Reims - Centre Dramatique National, Reims (51).       <br />
       7 au 9 janvier 2026 : Théâtre des 13 vents - Centre Dramatique National, Montpellier (34).       <br />
       22 janvier au 22 février 2026 : Théâtre de la Tempête, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Premiere-creation-francaise-de-Edouard-III--piece-meconnue-de-Shakespeare_a4391.html</link>
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   <title>"Macbeth (the notes)" Quand l'acteur est l'instrument du poète</title>
   <pubDate>Mon, 02 Sep 2019 10:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voilà cinq ans, David Ayala et Dan Jemmett, fins connaisseurs de Shakespeare, créaient "Macbeth (the notes)", spectacle conçu comme une réduction de cette pièce infernale et insensée qui, de l'aveu même de l'auteur, se révélant à cet égard plein d'humour et d'orgueil, n'est qu'"un récit plein de bruit et de fureur raconté par un idiot, qu'à un moment, on n'entend plus et qui ne signifie rien". Ce seul en scène d'Ayala est infiniment drôle captivant et… instructif. Sa reprise au Lucernaire - qui fête ses cinquante ans - est à ne pas rater.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/36943504-32802019.jpg?v=1567414487" alt=""Macbeth (the notes)" Quand l'acteur est l'instrument du poète" title=""Macbeth (the notes)" Quand l'acteur est l'instrument du poète" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Macbeth (the notes)&quot; est montré au public cet instant d'avant la présentation et qui appartient à la partie la plus cachée de la répétition. Ce bref instant des commentaires et des corrections, qui voit le metteur en scène, seul face à sa troupe (invisible), lire les notes prises (ces brèves de séance), passer en revue le cas de chacun, flatter et enguirlander, et encourager, se montrer enjoué, renvoyer en miroir les défauts constatés et contre-jouer le jeu pour mieux se faire comprendre, contrefaire toutes les feintes du métier, ses roueries, pour mieux les déjouer…       <br />
              <br />
       … Du vidéaste choyé aux régisseurs qui foirent les lumières et les accessoires, les comédiens et comédiennes qui faiblissent ou surjouent, à qui il faut rappeler sans cesse la vigilance de tous les instants, la concentration constante, la conscience de l'effet produit.       <br />
              <br />
       En bref, dans ce bref qui s'éternise, le metteur en scène déroule un collier de perles, de caricatures, d'anecdotes, de références savantes ou populaires aux irisations multiples, autant d'histoires individualisées pour faire comprendre et concrétiser ce théâtre de &quot;la distorsion&quot; dont il est le théoricien. Et qui miraculeusement, ironiquement, comme aux dépens, s'accomplit au temps même de sa mise à l'épreuve et dont le spectateur surprend le travail.       <br />
              <br />
       David Ayala s'approprie l'espace vide de la scène et s'offre une échappée avec toute sa saveur d'humour et son goût de liberté. N'affirme-t-il pas fièrement que, si <span style="font-style:italic">&quot;le sage montre la Lune… le chemin qui conduit à la Lune appartient à l'acteur&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Dans ce &quot;seul&quot; en scène, David Ayala est tous les rôles, toutes les inflexions, toutes les situations, toutes les truculences, toutes les émotions. Ce spectacle plein d'humour et de folie envoie des clins d'œils à chacun.       <br />
              <br />
       L'érudit y retrouve ses petits <span style="font-style:italic">(1)</span>, tout comme l'amateur de festival de théâtre contemporain <span style="font-style:italic">(2)</span> et, avant tout, le simple spectateur <span style="font-style:italic">(3)</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/36943504-32802036.jpg?v=1567414507" alt=""Macbeth (the notes)" Quand l'acteur est l'instrument du poète" title=""Macbeth (the notes)" Quand l'acteur est l'instrument du poète" />
     </div>
     <div>
      Sous ses yeux, le metteur en scène est conduit au bord du vertige, franchit les bornes de l'histrion qu'il honnit portant, atteint celles de l'hallucination. Il devient Macbeth en quelques monologues impressionnants. Comme un condensé de théâtre dans le cercle, le surgissement de l'effroi. Le spectre de Macbeth toujours parasitant la conscience de tous les personnages.       <br />
              <br />
       Pour le spectateur, la parenthèse du titre &quot;Macbeth (the notes)&quot; prend pleinement sur scène valeur d'incise : elle est bien cette sortie du temps du récit, cette précision qui conforte l'ensemble, ce point particulier comme un gros plan, ce temps d'arrêt, cette partie pour le tout dont la représentation n'est que la dilatation.       <br />
              <br />
       &quot;Macbeth (the notes)&quot; réalise cet instant prodigieux de l'acteur, du comédien qui (seul visible sur scène) s'accorde au poète dans ce point de bascule joyeux et insensé. Ce point de grotesque et de sublime qui est le cœur du théâtre.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle qui mêle le bruit et la fureur, porté par la joie, il n'est qu'une voix entendue, celle du Poète dont l'acteur n'est que l'instrument.       <br />
              <br />
       La lyre d'Orphée était constituée d'une carapace de tortue. Dans &quot;Macbeth (the notes)&quot;, David Ayala est une tortue qui est Falstaff qui est Macbeth.       <br />
              <br />
       C'est magnifique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Pour en citer quelques-uns : Peter Brook, Jan Kott, Denis Diderot mais pas que, etc…       <br />
       (2) Avignon… mais pas que…       <br />
       (3) Habitué aux talk-shows et blockbusters.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Macbeth (the notes)"</b></div>
     <div>
      D'après :  William Shakespeare.       <br />
       Traduction : Jean-Michel Déprats.       <br />
       Écriture et adaptation : Dan Jemmett et David Ayala.       <br />
       Mise en scène : Dan Jemmett.       <br />
       Avec : David Ayala.       <br />
       Collaboration artistique : Juliette Mouchonnat et Thierry Ganivenq.       <br />
       Régie générale : Serge Oddos.       <br />
       Production : Antisthène et Cie Les Petites Heures (F. Biessy).       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 août au 13 octobre 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre Lucernaire, Théâtre Rouge, Paris 6e,  01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/36943504-32802019.jpg</photo:imgsrc>
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