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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-10T19:37:15+01:00</dc:date>
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   <title>"Sur l'autre rive" Une émanation libre et contemporaine de "Platonov"</title>
   <pubDate>Mon, 10 Jun 2024 08:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La particularité des mises en scène de Cyril Teste tient à l'usage intense de la vidéo. Une vidéo qu'il utilise "comme le peintre utilise un pinceau". "Sur l'autre rive" ne déroge pas à cette habitude. La vidéo est bien présente, elle est même la dynamique du spectacle. Captée et diffusée en direct pour choisir et focaliser l'action, elle est le médian qui donne à chaque représentation un côté unique et éphémère. Un peu comme si l'on assistait en temps réel à la création de la représentation, comme si, pour reprendre l'image du peintre, on assistait à la peinture en train de se faire couche après couche.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80865483-58299560.jpg?v=1718003831" alt=""Sur l'autre rive" Une émanation libre et contemporaine de "Platonov"" title=""Sur l'autre rive" Une émanation libre et contemporaine de "Platonov"" />
     </div>
     <div>
      Le fond du tableau est une fête. Celle qui a lieu dans le premier acte de &quot;Platonov&quot;, la pièce de Tchekhov. Une fête estivale qui réunit toute la communauté autour d'une jeune veuve, Anna. Voisins, amis, prétendants, pique-assiettes, rivales et fêtards en tout genre, toute une foule de personnages dignes d'un Caravage. On ne voit au début que la foule et ce sera la loupe de la vidéo qui viendra tout au long de la pièce agrandir les visages et faire entendre ce qui se joue.       <br />
              <br />
       Sur scène, une cinquantaine de personnes vont créer ce décor vivant : des spectateurs que le metteur en scène a conviés comme il l'avait déjà expérimenté sur sa précédente mise en scène de Tchekhov, La Mouette. Un simple workshop et quelques conseils ont suffi à ces spectateurs devenus acteurs pour qu'ils incarnent ce monde. Le monde énorme et microscopique que décrit Tchekhov dans cette pièce de jeunesse, jamais créée de son vivant, jamais reliée et retrouvée à l'état de feuillets que l'auteur n'a jamais mis dans un ordre précis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80865483-58299566.jpg?v=1718003911" alt=""Sur l'autre rive" Une émanation libre et contemporaine de "Platonov"" title=""Sur l'autre rive" Une émanation libre et contemporaine de "Platonov"" />
     </div>
     <div>
      C'est l'univers bourgeois et provincial russe qui en est la modèle. Un univers où tout le monde se connaît, où les classes sociales sont poreuses, où les intérêts et les influences prolifèrent comme des champignons sur la tourbe. Mais Cyril Teste s'extrait de cette spécificité locale. Ce n'est pas la Russie de la fin du XIXe siècle, celle que Tchekhov voit en 1878 avec son regard de jeune homme de 18 ans, que &quot;Sur l'autre rive&quot; raconte, mais un monde contemporain débarrassé de tout l'exotisme, ruse, samovar, vodka, effusions sentimentales. C'est aujourd'hui, quelque part en Europe, peut-être en France, que la fête se déroule.       <br />
              <br />
       Cyril Teste s'accorde une totale liberté vis-à-vis du texte original ainsi que de l'adaptation d'Olivier Cadiot. La langue est actuelle, sans jamais tomber dans la complaisance des expressions à la mode. Il a puisé dans la pièce de Tchekhov, les personnages principaux et leurs conflits, leurs désirs, leurs états d'âme et choisi de laisser un peu de côté l'intrigue centrale pour focaliser l'histoire sur les interactions entre les personnages principaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80865483-58299573.jpg?v=1718003947" alt=""Sur l'autre rive" Une émanation libre et contemporaine de "Platonov"" title=""Sur l'autre rive" Une émanation libre et contemporaine de "Platonov"" />
     </div>
     <div>
      Bien sûr, le personnage principal reste Platonov, Micha, interprété par Vincent Berger qui donne à son personnage un impitoyable cynisme. Et le scénario suit ses différentes histoires d'amour de Don Juan à la russe, ses hésitations, ses doutes, ses abandons et ses brûlures faites de regrets et d'espoirs combinés, explosifs. Mais ce jeu de va-et-vient entre les projections vidéo des courts échanges entre les protagonistes et le plateau met l'accent sur les autres conflits : problèmes d'argent pour Anna, très convaincante Olivia Corsini, corruptions diverses, mariages qui ne s'arrangent pas, tromperies et complots. Tout le spectacle paraît bien une fête qui dure toute la nuit, mais où des destins vont se trouver fracassés au petit matin.       <br />
              <br />
       Joie, fantaisie, amusement, musique permanents, danses, musicien servent de décorum permissif à tout ce joli monde où les incrustations vidéo zooment les différentes intrigues avec l'idée de se rapprocher au plus près du jeu des actrices et des acteurs, mais bizarrement, cette vision à travers les écrans et l'amplification des voix reforme une sorte de quatrième mur qui met une distance avec ce qui se joue. Et on a l'impression de picorer un peu de tout le monde sans avoir le temps de s'imprégner. Pourtant, il y a là de la vie, chaotique comme la vraie, incertaine et fourmillante, futile et blessante, dans un monde qui paraît extrêmement vieux pourtant, sans nostalgie pour ses ruines, mais qui ne laisse aucune place à la jeunesse.       <br />
              <br />
       &quot;Sur l'autre rive&quot; fait partie d'un diptyque scène/film qui sera diffusé sur Arte à l'automne. À voir.       <br />
              <br />
       <b>Vu à l'Amphithéâtre d'O, Domaine d'O de Montpellier, dans le cadre du Printemps des Comédiens.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sur l'autre rive"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80865483-58299574.jpg?v=1718003971" alt=""Sur l'autre rive" Une émanation libre et contemporaine de "Platonov"" title=""Sur l'autre rive" Une émanation libre et contemporaine de "Platonov"" />
     </div>
     <div>
      Librement inspiré de Platonov d’Anton Tchekhov .       <br />
       Mise en scène : Cyril Teste.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Sylvère Santin.       <br />
       Traduction : Olivier Cadiot.       <br />
       Adaptation : Joanne Delachair et Cyril Teste.       <br />
       Avec : Vincent Berger, Olivia Corsini, Florent Dupuis, Katia Ferreira, Adrien Guiraud, Émilie Incerti Formentini, Mathias Labelle, Robin Lhuillier, Lou Martin-Fernet, Charles Morillon, Marc Prin, Pierre Timaitre, Haini Wang.       <br />
       Collaboration artistique : Marion Pellissier.       <br />
       Dramaturgie : Leila Adham.       <br />
       Scénographie : Valérie Grall.       <br />
       Costumes : Isabelle Deffin, assistée de Noé Quilichini.       <br />
       Création lumière : Julien Boizard.       <br />
       Création vidéo : Mehdi Toutain-Lopez.       <br />
       Images originales : Nicolas Doremus et Christophe Gaultier.       <br />
       Musique originale : Nihil Bordures.       <br />
       Le décor a été construit par Artom Atelier.       <br />
       Production Collectif MxM.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       A été joué à l'Amphithéâtre d'O, Domaine d'O, Montpellier (34), du 30 mai au 2 juin 2024 dans le cadre de la 38e édition du Printemps des Comédiens (du 30 mai au 21 juin 2024).       <br />
       <a class="link" href="https://printempsdescomediens.com/" target="_blank">&gt;&gt; printempsdescomediens.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80865483-58299575.jpg?v=1718004015" alt=""Sur l'autre rive" Une émanation libre et contemporaine de "Platonov"" title=""Sur l'autre rive" Une émanation libre et contemporaine de "Platonov"" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       27 septembre au 13 octobre 2024 : Théâtre Nanterre-Amandiers - CDN, Nanterre (92).       <br />
       17 et 18 octobre 2024 : Espace des Arts - Scène nationale, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       8 au 16 novembre 2024 : Théâtre du Rond-Point, Paris.       <br />
       26 novembre 2024 : Équinoxe - Scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       5 et 6 décembre 2024 : Maison de la Culture - Pôle européen de création et de production, Amiens (80).       <br />
       11 au 13 décembre 2024 : Les Quinconces - Scène nationale, Le Mans (72).       <br />
       18 et 19 décembre 2024 : La Condition Publique, Roubaix (59).       <br />
       15 au 17 janvier 2025 : Théâtre des Louvrais, Points Communs - Scène nationale, Cergy-Pontoise (91).       <br />
       22 et 23 janvier 2025 : Comédie de Valence - CDN Drôme-Ardèche, Valence (26).       <br />
       30 janvier au 8 février 2025 : Les Célestins, Lyon (69).       <br />
       18 et 19 mars 2025 : Tandem - Scène nationale, Douai (59).       <br />
       26 au 28 mars 2025 : Théâtre Sénart - Scène nationale, Lieusaint (77).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Sur-l-autre-rive-Une-emanation-libre-et-contemporaine-de-Platonov_a3937.html</link>
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   <title>Et "La Mouette" s'envola vers des altitudes insoupçonnées…</title>
   <pubDate>Fri, 01 Apr 2022 07:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Il faut des formes nouvelles. Des formes nouvelles, voilà ce qu'il faut, et, s'il n'y en a pas, alors, tant qu'à faire, plutôt rien", ainsi parle Konstantin Treplev, le jeune dramaturge au destin tragique imaginé par Anton Tchekhov... Plus de cent vingt ans plus tard, Cyril Teste relève le défi avec une "étonnante" maestria… Dans une forme alliant les ressources expressionnistes du cinéma (visages en gros plan et scènes en plan pied, filmés et projetés en direct) à celles du jeu corporel des personnages dévorés par le sentiment amoureux sur fond de soif artistique, le metteur en scène crée une "illusion théâtrale" propre à nous faire (re)découvrir l'œuvre iconique du théâtre russe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63465597-45746714.jpg?v=1648793093" alt="Et "La Mouette" s'envola vers des altitudes insoupçonnées…" title="Et "La Mouette" s'envola vers des altitudes insoupçonnées…" />
     </div>
     <div>
      Après les mises en scène de Christian Benedetti (2011), d'Arthur Nauzyciel (2012 - Cour d'honneur du Palais des Papes), de Thomas Ostermeïer (2016), et bien d'autres encore, l'on croyait avoir épuisé nos capacités d'enchantement… tant nous croyions tout connaître des errements du sentiment amoureux unissant et opposant Konstantin Treplev (écrivain en devenir), Nina (jeune actrice), Boris Trigorine (écrivain confirmé), Arkadina (actrice reconnue), Medwedenko (maître d'école), Macha (jeune femme dépressive), chacun aimant celui ou celle qui ne l'aime pas.       <br />
              <br />
       Or, tout en respectant le texte de la traduction actualisée d'Olivier Cadiot, Cyril Teste réinvente &quot;La Mouette&quot;, la ressuscite pour nous donner à voir le &quot;tragique quotidien&quot; (Maeterlinck) poussé à son incandescence. Comme si nous découvrions pour la première fois les ressorts de ce texte emblématique. Son secret ? Filmer au plus près le jeu des comédiens en invitant sur scène des vidéastes dont les chorégraphies instinctives épousent celles des acteurs. Ainsi saisi sur le vif, le moindre frémissement de visage explose à l'écran. Chaque émotion grossie à la loupe s'impose à nous, en nous ; une humanité palpable transcende les représentations que nous pouvions avoir des personnages. D'archétypes tchékhoviens, ils naissent à un nouveau statut, celui d'êtres ordinaires en proie à leurs désirs ordinaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63465597-45746717.jpg?v=1648793123" alt="Et "La Mouette" s'envola vers des altitudes insoupçonnées…" title="Et "La Mouette" s'envola vers des altitudes insoupçonnées…" />
     </div>
     <div>
      Ce déplacement vers des horizons d'attente autres que littéraires a pour effet immédiat de nous impliquer personnellement dans le drame qui se joue. Ainsi le désarroi du jeune poète Treplev épris d'absolu, confronté au désamour de son égérie à qui il est prêt à sacrifier sa vie, devient-il nôtre tant son visage en plan serré est à lui seul &quot;parlant&quot;. De même, Nina, saisie dans sa blondeur fragile, lorsqu'elle revient lui dire un dernier adieu en lui avouant que, bien qu'ayant été abandonnée par Trigorine, elle l'aime envers et contre toute raison. Et tout autant de l'amant défaillant, l'écrivain à succès Trigorine, déchiré entre son attirance réelle pour cette toute jeune femme et le lien qui l'unit à Arkadina, l'actrice reconnue.       <br />
              <br />
       Certes, l'on se dit que Trigorine est méprisable de ne pouvoir choisir entre ces deux femmes, mais cette coupable faiblesse non dissimulée justement nous le rend humain ; loin d'être un don Juan triomphant, il devient un homme dans toute la complexité de ses incertitudes, tiraillé par ses sentiments contradictoires. Quant à Arkadina, la belle actrice narcissique, son visage ravagé quand elle surprend Trigorine échanger un baiser (d'adieu) avec la chancelante Nina nous la rend &quot;familière&quot;, elle souvent perçue comme une artiste comblée ne doutant de rien ; loin de sa superbe affichée, elle n'est plus qu'une compagne vulnérable en proie elle aussi au désarroi. Ainsi encore de Macha - dont l'inquiétante étrangeté vient titiller des zones inexplorées - elle qui, privée de l'amour de Treplev dont elle est folle amoureuse, vit sur terre sans savoir pourquoi, et épouse sans envie Medwedenko, le malheureux maître d'école éperdument épris d'elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63465597-45753428.jpg?v=1648822941" alt="Et "La Mouette" s'envola vers des altitudes insoupçonnées…" title="Et "La Mouette" s'envola vers des altitudes insoupçonnées…" />
     </div>
     <div>
      Et, dans ce paysage d'eaux troubles cernées par de grands arbres, il ne faudrait pas oublier Sorin, oncle de Treplev et propriétaire de la datcha, homme finissant qui malgré l'évidence que ne manque pas de lui rappeler Dorn, son médecin féru comme lui de littérature - c'est là l'onguent réunissant tous les personnages - voudrait juste jouir de la vie, encore, un peu plus encore, en tout cas plus longtemps que la nature ne semble l'y autoriser. Eux aussi sont &quot;filmés&quot; de très près, dévoilant ainsi au-delà de leurs errements fougueux leurs blessures secrètes.       <br />
              <br />
       Si le jeu de la focale cinématographique rend &quot;plus nets&quot; les sentiments pour nous les faire toucher du doigt, il introduit aussi une mise en abyme du théâtre. En effet, au travers des images qu'elle projette de la pièce en train de se faire, la vidéo nous fait pénétrer de plain-pied dans un méta-théâtre mettant en abyme ses coulisses. Quant à la mouette empaillée, abattue naguère par Treplev et présentée à l'acte IV à Trigorine, elle devient métaphore de l'espoir moribond concernant les folles envolées attribuées naguère à la création, qu'elle soit artistique ou amoureuse. Pour peu on entendrait en voix off Firs, le vieux laquais de &quot;La Cerisaie&quot;, exprimer dans un filet de voix : <span style="font-style:italic">&quot;la vie, elle a passé, on a comme pas vécu&quot;</span>… si ce n'était que c'est dans l'échec même de ces êtres éperdus que la vie survit.       <br />
              <br />
       Déconstruction de l'illusion théâtrale autant que sublimation du jeu des acteurs, il y a là de secrètes correspondances avec le vœu artistique énoncé par Treplev : &quot;inventer des formes nouvelles, sinon rien&quot;. Déconstruction de l'illusion sublime du sentiment amoureux porté à son paroxysme. Cyril Teste, fou d'un art intranquille, se fait là l'exécuteur testamentaire du jeune poète à l'œdipe contrarié et à l'amour éconduit… Décidément cette &quot;Mouette&quot; nous transporte à tire-d'aile vers des altitudes hautement insoupçonnées.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 24 mars au TnBA (Grande Salle Vitez) lors des représentations qui ont lieu du mardi 22 au samedi 26 mars 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Mouette"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63465597-45753446.jpg?v=1648823016" alt="Et "La Mouette" s'envola vers des altitudes insoupçonnées…" title="Et "La Mouette" s'envola vers des altitudes insoupçonnées…" />
     </div>
     <div>
      D'après Anton Tchekhov.       <br />
       Traduction : Olivier Cadiot.       <br />
       Mise en scène : Cyril Teste/Collectif MxM.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Céline Gaudier.       <br />
       Avec : Vincent Berger, Olivia Corsini, Katia Ferreira, Mathias Labelle, Liza Lapert, Xavier Maly, Pierre Timaitre, Gérald Weingand.       <br />
       Collaboration artistique : Marion Pellissier, Christophe Gaultier.       <br />
       Dramaturgie : Leila Adham.       <br />
       Scénographie : Valérie Grall.       <br />
       Création lumière : Julien Boizard.       <br />
       Création vidéo, : Mehdi Toutain-Lopez.       <br />
       Images originales : Nicolas Doremus et Christophe Gaultier.       <br />
       Création vidéo en images de synthèse : Hugo Arcier.       <br />
       Musique originale : Nihil Bordures.       <br />
       ingénieur du son : Thibault Lamy.       <br />
       Costumes : Katia Ferreira assistée de Coline Dervieux.       <br />
       Construction décor : Artom Atelier.       <br />
       Direction technique : Julien Boizard.       <br />
       Régie générale : Simon André.       <br />
       Régie plateau : Simon André, Guillaume Allory, Frédéric Plou ou Flora Villalard.       <br />
       Régie vidéo : Baptiste Klein, Mehdi Toutain-Lopez ou Pierric Sud.       <br />
       Cadreurs-opérateur : Nicolas Doremus, Christophe Gaultier, Marine Cerles ou Paul Poncet.       <br />
       Régie son : Nihil Bordures, Thibault Lamy ou Mathieu Plantevin.       <br />
       Régie lumière : Julien Boizard, Nicolas Joubert ou Rodolphe Martin.       <br />
       Production Collectif MxM.       <br />
       Durée : 2 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63465597-45753986.jpg?v=1648824863" alt="Et "La Mouette" s'envola vers des altitudes insoupçonnées…" title="Et "La Mouette" s'envola vers des altitudes insoupçonnées…" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 31 mars au 2 avril 2022 :</span> Théâtre-Sénart - Scène nationale, Lieusaint (77).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 8 avril 2022 :</span> La Condition Publique en partenariat avec La Rose des Vents, Roubaix (59).         <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 30 avril 2022 :</span> Théâtre Nanterre-Amandiers, Nanterre (92).       <br />
       Les 12 et 13 mai 2022 : Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines (78).       <br />
       Du 17 au 19 mai 2022: TAP- Théâtre Auditorium, Poitiers (86).       <br />
       Les 15 et 16 juin 2022 :  CDN Orléans - Centre-Val de Loire, Orléans (45).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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