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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-12T16:43:15+02:00</dc:date>
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   <title>•In 2026• "Cuckoo" Auto-psy d'un pays sous pression : la Corée et ses auto-cuiseurs</title>
   <pubDate>Thu, 09 Jul 2026 14:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Né en Corée du Sud, le metteur en scène, compositeur et vidéaste Jaha Koo a vu le jour – de manière prémonitoire – en 1984… titre du roman dystopique datant de 1947 de George Orwell. Ayant choisi les voies de l'exil alors qu'il était encore tout jeune homme, il se propose de faire théâtre de son propre parcours pour éclairer de manière subjective l'Histoire des trente dernières années de la République de Corée… Sur scène, assisté de trois auto-cuiseurs parlants (haute technologie oblige) et s'appuyant sur des images d'archives relatant les actualités de l'époque, il va donner ce que l'on pourrait nommer une "conférence gesticulée" où humour et tragique s'étayent pour révéler les dessous des cartes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97288497-67773118.jpg?v=1783601716" alt="•In 2026• "Cuckoo" Auto-psy d'un pays sous pression : la Corée et ses auto-cuiseurs" title="•In 2026• "Cuckoo" Auto-psy d'un pays sous pression : la Corée et ses auto-cuiseurs" />
     </div>
     <div>
      Accueilli par des archives télévisuelles, projetées sur écran, montrant de manière accélérée des moments charnières de l'Histoire de la Corée du Sud – comme celui de l'imposition par le FMI en 1997 d'un programme économique drastique en échange d'un plan de sauvetage destiné à éviter la faillite du pays, jour qualifié par le commentateur de &quot;journée d'humiliation nationale&quot; –, le spectateur est immergé d'emblée dans la réalité sociale de ce petit pays asiatique où les travailleurs des usines automobiles désertent leur poste pour faire grève. Se succéderont, classées année par année, de 1998 à 2016, des images, montrant les manifestations des étudiants et travailleurs réprimés très violemment par les forces de l'ordre. Avec comme point d'orgue, une dernière image, celle d'un jeune homme s'apprêtant à franchir la balustrade d'un pont pour mettre fin à ses jours.       <br />
              <br />
       Quand la lumière se fait, on découvre l'acteur face à trois auto-cuiseurs &quot;intelligents&quot; comme la super technologie coréenne en détient la primeure. Des drames à l'écran, on passe sans transition à un univers où l'on ri(z) généreusement face à ces machines douées de paroles… et de réflexions désopilantes, se renvoyant à la face des sarcasmes orduriers comme pourrait le faire une bande de joyeux copains. Ce qui est comique, mais aussi flippant, c'est que l'humanité soit incarnée ici par des robots capables de porter sur les comportements humains des jugements plutôt bien sentis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97288497-67773119.jpg?v=1783601753" alt="•In 2026• "Cuckoo" Auto-psy d'un pays sous pression : la Corée et ses auto-cuiseurs" title="•In 2026• "Cuckoo" Auto-psy d'un pays sous pression : la Corée et ses auto-cuiseurs" />
     </div>
     <div>
      Avec humour (et gravité), l'acteur nous confiera qu'en 2002, lors de la coupe du monde de foot où l'équipe coréenne s'est illustrée, il avait pour la première fois découvert une foule joyeuse dans les rues de Séoul et s'était réveillé avec sa première gueule de bois… ce qui en dit long sur l'état d'une population pressurée par un régime oppressant, imposant des rythmes toujours de plus en plus exigeants au nom d'une rentabilité vécue comme un dogme incontournable. Il confiera sa volonté de s'exiler pour échapper à ces pressions permanentes et, emportant avec lui quelques vêtements, son ordi et son cuckoo surpressurisé lui aussi, la difficulté de pouvoir s'intégrer à des cultures dont les codes lui manquaient.       <br />
              <br />
       Les suicides en chaîne – dont l'un de ses très proches amis – seront légion parmi les jeunes gens, désespérés de ne pouvoir tenir leur rang dans cette société qui ne leur fait aucune place. Ainsi de Jerry, sauté d'un balcon, et de beaucoup d'autres intimes appartenant à cette génération sans avenir. Disparus qu'il tente d'oublier en <span style="font-style:italic">&quot;faisant du riz à mort&quot;</span> dans une compulsion d'énergie se concluant par une explosion de vapeur de son cuckoo… Le ton se fera encore plus caustique lorsqu'il accrochera par dérision le portrait du coprésident au trésor du Président Clinton, responsable de cette désespérance généralisée. En effet, pour payer la dette au FMI, les licenciements massifs des ouvriers sont le prix à concéder aux prédateurs financiers américains… Quant aux deux cuckoos, leur conversation épinglera avec malice la fille du potentat, chantre de la vente de bonheur artificiel sur les écrans télévisuels.       <br />
              <br />
       Et pour clore le chapitre des morts annoncés, une longue séquence filmée reconstituera, minute par minute, l'itinéraire d'un jeune travailleur chargé de la réparation d'une porte palière installée sur les quais… pour rendre caduques les tentatives de suicide. Le temps attribué pour cette opération ayant été dépassé de quelques secondes, le jeune homme sera immanquablement écrasé par le train surgissant dont le phare nous éblouira de sa lumière blanche, dernière vision du sacrifié. Une mort de plus s'ajoutant à celles par suicide, variables d'ajustement pour faire tourner le monde.       <br />
              <br />
       L'acteur, construisant sa performance autour des égos-documents de son parcours, se lancera alors avec frénésie dans la confection de pavés du riz sorti tout chaud de son cuckoo, alors que défileront les phrases clés retenues par les auto-cuiseurs gonflés à l'IA : <span style="font-style:italic">&quot;Jour de l'humiliation nationale… Si j'étais toi, je me flinguerais… Cuckoo a fini la cuisson, veuillez remuer le riz…&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97288497-67773166.jpg?v=1783601857" alt="•In 2026• "Cuckoo" Auto-psy d'un pays sous pression : la Corée et ses auto-cuiseurs" title="•In 2026• "Cuckoo" Auto-psy d'un pays sous pression : la Corée et ses auto-cuiseurs" />
     </div>
     <div>
      Après cette performance adressée au public, qu'advient-il des images d'une société coréenne présentée dans le monde occidental comme le fleuron de la haute technologie ? Ce pays <span style="font-style:italic">&quot;le plus innovant au monde&quot;</span>, que cache-t-il derrière les résultats de ses performances affichées ? Bénéficiant dans l'opinion occidentale du repoussoir constitué par la Corée du Nord, pays sans conteste dictatorial, la Corée du Sud semble échapper à la critique de l'ultra-libéralisme faisant pourtant, à l'instar de son ennemie endémique, très peu cas de l'humain... Ainsi  &quot;Cuckoo&quot; présente-t-il, en plus de sa construction artistique au-dessus de tous soupçons, le mérite de dessiller nos yeux d'occidentaux en proposant un cocktail savoureux, mixant vie personnelle et intelligence critique appliquée à une société entière. Une petite perle à cultiver comme antidote à l'idéologie tentaculaire de la mondialisation libérale.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 7 juillet 2026 au Gymnase du Lycée Mistral d'Avignon, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cuckoo"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97288497-67773182.jpg?v=1783601910" alt="•In 2026• "Cuckoo" Auto-psy d'un pays sous pression : la Corée et ses auto-cuiseurs" title="•In 2026• "Cuckoo" Auto-psy d'un pays sous pression : la Corée et ses auto-cuiseurs" />
     </div>
     <div>
      Belgique - République de Corée.       <br />
       Création 2017.       <br />
       En coréen et anglais, surtitré en français et anglais.       <br />
       Conception, mise en scène, texte, musique, vidéo  et traduction anglaise pour le surtitrage : Jaha Koo.       <br />
       Assistant à la dramaturgie : Dries Douibi.       <br />
       Avec : Duri, Hana, Seri et Jaha Koo.       <br />
       Pilotage du matériel : Idella Craddock.       <br />
       Scénographie et création numérique : Eunkyung Jeong.       <br />
       Traduction française pour le surtitrage : Andrew Simpson.       <br />
       Régie : Tom Daniels, Bart Huybrechts.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">A été représenté du 5 au 8 juillet 2026.</span>       <br />
       Représenté à 18 h les 5 et 7 juillet, à 11 h les 6 et 8 juillet.       <br />
       Gymnase du lycée Mistral, 37, rue d'Ananelle, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97288497-67773118.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-Cuckoo-Auto-psy-d-un-pays-sous-pression-la-Coree-et-ses-auto-cuiseurs_a4611.html</link>
  </item>

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   <title>•In 2026• "Island Story",  Archéologie d'un massacre d'État…</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jul 2026 12:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Redonner voix à celles et ceux qui en ont été brutalement privés, massacrés délibérément en 1948 et les années suivantes par la police coréenne du Sud adoubée par les Américains. Exécutions sommaires et particulièrement sauvages commises dans l'île de Jeju (devenue depuis un paradis touristique) suspectée d'abriter des partisans communistes réclamant l'unité de la Corée à peine libérée du joug de l'occupation japonaise… Kyung-Sung Lee, fondateur et directeur artistique de Creative VaQi, professeur au département de mise en scène théâtrale à l'université Sungkyunkwan de Séoul, signe là (et interprète avec quatre autres complices au plateau) un théâtre documentaire des plus troublants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97273931-67763850.jpg?v=1783505734" alt="•In 2026• "Island Story",  Archéologie d'un massacre d'État…" title="•In 2026• "Island Story",  Archéologie d'un massacre d'État…" />
     </div>
     <div>
      Un plateau nu… Si ce n'est en son centre un carré de sable d'où seront extraits des restes d'ossements. Sur ses flancs, deux bicyclettes activées tour à tour par les acteurs pédalant pour produire l'énergie humaine chargée d'alimenter les projecteurs centraux &quot;éclairant&quot; la scène de crime. En fond de scène, trois tables rangées où prendront place les artistes, lesquels, casques aux oreilles, porteront la voix des enfants des victimes… Si on ajoute encore le grand écran de fond de scène où seront projetées des vues de l'île de Jeju, une radio d'époque au premier plan et des quadrillages au sol délimitant les zones de fouilles, on aura une idée de la sobriété du dispositif scénique.       <br />
              <br />
       En effet, loin de toute concession au spectaculaire, près de deux heures durant, l'intensité dramatique va se cristalliser dans les paroles vives des enfants et proches des victimes cruellement liquidées ce 3 avril 1948 et les jours et semaines qui suivront. Tragédie connue sous le nom de &quot;Jeju sasam&quot; (&quot;sasam&quot; désignant &quot;le 3 avril&quot;) et frappée longtemps du sceau de l'oubli par des dirigeants sud-coréens soucieux de dissimuler la réalité des abominations commises. À tel point, que les descendants des survivants, seront traqués, eux aussi, pour leur intimer – au nom de la raison d'État – silence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97273931-67763851.jpg?v=1783505791" alt="•In 2026• "Island Story",  Archéologie d'un massacre d'État…" title="•In 2026• "Island Story",  Archéologie d'un massacre d'État…" />
     </div>
     <div>
      Et cette chape de plomb recouvrant l'impensable, comme une deuxième mort infligée aux victimes, se doit coûte que coûte d'être brisée afin que les survivants puissent enfin avoir accès à la vérité. C'est à cette entreprise &quot;archéologique&quot; (retrouver les corps des disparus et libérer du sarcophage de l'oubli la mémoire que d'aucuns s'employaient à enterrer vivante) que nous, spectateurs de théâtre d'un drame lointain, sommes conviés in situ…       <br />
              <br />
       Les deux actrices et trois acteurs coréens, oreillettes vissées, se feront devant nous les porte-paroles attentifs de celles et ceux qui ont à cœur de délivrer leurs souvenirs (nécessairement parcellaires, étant très jeunes à l'époque du drame) de ce trois avril tragique… En effet, dans une tentative ultime de connaître la vérité sur ces disparitions, retrouver les squelettes de leurs proches enfouis dans la mer bordant l'île de Jeju ou ensevelis enchevêtrés les uns aux autres dans les fosses communes de l'aéroport, prend allure d'opération salvatrice. Pouvoir offrir une sépulture digne à leurs pères, mères, grands-parents, ou autres proches, et, ce faisant, pouvoir apaiser leurs propres tourments, participe de leur survie à eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97273931-67763864.jpg?v=1783505826" alt="•In 2026• "Island Story",  Archéologie d'un massacre d'État…" title="•In 2026• "Island Story",  Archéologie d'un massacre d'État…" />
     </div>
     <div>
      Témoignages marqués du sceau de meurtrissures à vif, de blessures laissées béantes… Une nuit, des bruits de combat, des cris, l'irruption de policiers brutalisant le père avant de l'embarquer manu militari, un père dont le jeune enfant d'alors n'aura plus jamais de nouvelles… Caméra au poing dirigée vers l'emplacement des fosses délimitées par des scotchs rouges posés au sol, là où on a fusillé en masse… Compter le nombre de crânes, de fémurs, pour tenter de reconstituer les squelettes brisés… Victime enterrée le visage contre terre… Une autre, mains attachées dans le dos… Une autre encore, enterrée accroupie, tête tordue… Tests ADN pour tenter d'identifier à quel nom chacune répondait… Comment survivre après le traumatisme engrangé en soi ?       <br />
              <br />
       Les soldats rangeaient au-dessus des falaises de l'île les victimes alignées, avant de précipiter leurs corps dans la mer… Vidéos de l'aéroport construit grâce aux travaux forcés imposés aux habitants sous l'occupation précédente, celle des Japonais… Photos de travaux des fouilles pour exhumer les squelettes… Reliques étalées au sol et projetées en direct sur le grand écran du fond de scène… Corps des acteurs qui tressaillent au bruit des avions qui les surplombent… Une balle made in USA retrouvée fichée dans le squelette d'un adolescent… Des sons enregistrés, ceux de la distillerie, de la grotte, de la plage de galets… Des chants populaires coréens et jusqu'au dialecte de Jeju… Un flux incessant charriant images, paroles, sons et restes d'ossements.       <br />
              <br />
       Une immersion grandeur nature redoublée de jeux corporels où les comédiens, dans le carré de sable central, vont prendre tour à tour les postures des victimes telles que les fouilles les ont exhumées. Et pour rendre encore plus tangible cette &quot;réalité augmentée&quot;, la scène sera projetée sur l'écran géant démultipliant son impact. Enfin un rêve sera conté, apportant l'apaisement des rituels chamaniques où la correspondance avec l'esprit des morts fait fonction de libération. De même, une gigantesque marionnette, construite avec les bois retrouvés sur la plage de Jeju et extraite du carré de sable, passera avec une infinie précaution de main en main, comme une sculpture vivante réunissant en elle tous les disparus.       <br />
              <br />
       Énorme émotion déclenchée par ce théâtre documentaire, refusant tout recours au spectaculaire morbide pour se faire l'écho vivant de paroles d'enfants et proches des victimes du massacre de &quot;Jeju sasam&quot;. Un massacre organisé sur une île lointaine de Corée en un temps ancien dont les effets percutent en plein l'actualité des Territoires occupés, que ce soient ceux de l'Ukraine, de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza ou d'autres pays comme l'Iran soumis à des ayatollahs sanguinaires. Dans ce contexte géopolitique d'une violence sans limites, &quot;Island Story&quot; fait figure de rituel. Un rituel théâtral propre à redonner espoir aux forces de vie.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 6 juillet au Gymnase du Lycée Aubanel, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Island Story"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97273931-67763866.jpg?v=1783505878" alt="•In 2026• "Island Story",  Archéologie d'un massacre d'État…" title="•In 2026• "Island Story",  Archéologie d'un massacre d'État…" />
     </div>
     <div>
      République de Corée.       <br />
       Créé en 2022 au ARKO Arts Theater, Séoul.       <br />
       Première en France.       <br />
       En coréen surtitré en français et anglais.       <br />
       Texte création collective : Kyung-Sung Lee, Na Kyung-min, Jang Sung-ic, Sung Soo-Yeon, Bae So-hyun.       <br />
       Concept, mise en scène : Kyung-Sung Lee.       <br />
       Assistant à la mise en scène, surtitrage : Cho Dae-un.       <br />
       Avec : Kyung-Sung Lee, Na Kyung-min, Bae So-hyun, Sung Soo-yeon, Jang Sung-ic.       <br />
       Dramaturgie : Kim Seul-gi.       <br />
       Scénographie : Shin Seung-ryul.       <br />
       Lumière : Kim Hyo-min.       <br />
       Son : Kayip.       <br />
       Conception des marionnettes : Lee Jee-hyung.       <br />
       Vidéo : Hwang Ho-gyu.       <br />
       Archives vidéo : Hez Kim.       <br />
       Direction technique son : Kim Seo-young.       <br />
       Régie générale : Jung Su-mi.       <br />
       Traduction française pour le surtitrage : Yumi Han avec la collaboration d'Hervé Péjaudier.       <br />
       Traduction anglaise pour le surtitrage : Alyssa Kim.       <br />
       Ce spectacle contient des récits difficiles (massacre).       <br />
       Durée : 1 h 50.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97273931-67763867.jpg?v=1783505928" alt="•In 2026• "Island Story",  Archéologie d'un massacre d'État…" title="•In 2026• "Island Story",  Archéologie d'un massacre d'État…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">A été représenté du 4 au 6 juillet 2026.</span>       <br />
       Représenté à 18 h 30 le 4, à 12h et 18 h 30 les 5 et 6 juillet.       <br />
       Gymnase du lycée Aubanel, 14, rue Palapharnerie, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97273931-67763850.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-Island-Story--Archeologie-d-un-massacre-d-Etat_a4609.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale</title>
   <pubDate>Thu, 28 Nov 2024 06:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La compagnie Ambiguous Dance Company, créée en 2007, vient de Corée du Sud. Le créateur et chorégraphe Boram Kim propose une vision du 6ᵉ art où, dans ce spectacle, le mélange des genres permet une large cohabitation, entre hip-hop et danse classique, où le danseur devient un médium à la fois neutre et froid, comme un automate et proche avec quelques expressions théâtrales sur une musique très dansante, où les artistes tombent le masque pour rejoindre le public. Dans cet entre-deux, le rythme devient tension et répétition.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84560928-60375154.jpg?v=1732726615" alt=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" title=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre dans l'assistance. Ils sont sept danseurs et certains d'entre eux sont répartis dans la salle avant qu'apparaisse, le rideau levé, l'autre partie de la troupe. Une musique dansante bat son plein comme dans une boîte de nuit. Les interprètes ne se privent pas, à ce moment-là, de créer une relation avec le public en s'approchant de lui, comme pour la fin du spectacle. Lunettes noires, cheveux cachés, aucune expressivité ne se dégage d'eux. Ils sont habillés de façon identique, avec un costume blanc et noir. Ils sont comme des automates. Toute humanité semble en être retirée dans leurs larges mouvements géométriques, angulaires, vifs, hachés.       <br />
              <br />
       Le tronc fait pilier, de même que les hanches dans des bascules avec lesquelles les corps se plient de haut en bas, de la tête aux pieds sur un axe horizontal. L'axe vertical est parfois investi, dont une fois avec les têtes au contact du sol, le tronc glissant sur le plateau avec un déport de l'épaule droite qui fait vriller le corps telle une virgule. Puis, la gestuelle s'effectue de la même manière sur l'épaule gauche.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84560928-60375165.jpg?v=1732726639" alt=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" title=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" />
     </div>
     <div>
      Tout est dans la force et l'endurance, comme dans cette chorégraphie où un danseur, torse nu, fait des bascules de son tronc de façon répétitive jusqu'à épuisement. Cela devient même machinal, les corps devenant des mécanismes presque automatiques, les regards étant absents, cachés par les lunettes noires, avec des mouvements toujours répétitifs. Dans cette approche machinale, tout ce qui se joue sur scène, gestes et déplacements, se multiplie par répétition de manière systématique avec des danseurs quasiment identiques.       <br />
              <br />
       Ce qui fait parfois penser à la solitude, c'est lorsqu'un interprète se retrouve seul sur scène. Le solo est presque à rebrousse-poil, chaque artiste étant un élément d'un mécanisme plus important que lui. Il est de temps en temps esseulé, souvent de lui-même, lorsque de temps en temps certains mouvements deviennent répétitifs jusqu'à l'excès, comme délaissé de sa fatigue ou d'un élan qui l'emporte en dehors du groupe.       <br />
              <br />
       Le solo met l'interprète dans une configuration où l'attention du public devient plus importante, la musique s'arrêtant pour marquer cet état. Car ce qui se joue essentiellement sont des séries qui s'enchaînent et non des identités qui s'affichent. C'est l'espace qui confère à chacun son caractère propre quand il s'en approprie un à lui et que son corps devient expressif par ses attitudes et ses gestiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84560928-60375166.jpg?v=1732726681" alt=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" title=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" />
     </div>
     <div>
      Dans une chorégraphie, des épaules s'abaissent et se montent, des expressions faciales se dessinent où la surprise et l'attente se lisent. L'humour est là, au rendez-vous. Et l'humanité des artistes se dessine dans ce qui se joue sur un espace réduit où ils sont disposés de façon séquentielle, comme pour marquer un rapport distant et toujours présent entre eux. Personne ne se touche et tous restent toujours à proche distance. C'est presque théâtral, même si les positions des uns et des autres restent dans un périmètre étroit de la scène.       <br />
               <br />
       La création chorégraphique est un mélange de danses où se marient du hip-hop, de la danse contemporaine et des figures de danse classique avec quelques jolies pointes, le tout sur un tempo toujours très rythmé. Il existe ainsi une cohabitation de gestuelles tirant à la fois au ciel et au sol, avec de rares moments de grâce et beaucoup de tension, oscillant entre, parfois, de la légèreté et très souvent de la force. Dans cette hybridation des contraires, l'axe d'équilibre est toujours le tronc et les hanches sur lesquels les membres supérieurs prennent leur envol. Durant la représentation, le spectateur peut être emporté autant par la musique que par les chorégraphies.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Body Concert"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84560928-60375167.jpg?v=1732726704" alt=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" title=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Boram Kim.       <br />
       Danseurs : Kyum Ahn, Hak Lee, SeonHwa Park, JaeHee Shin, JinHo Park, DeokYong Kim, ShinWoo Lee.       <br />
       Lumières : DaeDoo Bae.       <br />
       Son : HyungRok An.       <br />
       Régisseur : SangHoon Kim.       <br />
       Productrice : HeeJin Lee.       <br />
       Directrice de tournée : Dasol Park.       <br />
       Par la Compagnie Ambiguous Dance Company.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Ce spectacle a été présenté du 20 au 23 novembre 2024 dans la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, Paris 8ᵉ.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84560928-60375234.jpg?v=1732726729" alt=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" title=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       29 novembre 2024 : Théâtre André Malraux, Rueil-Malmaison (92).        <br />
       3 décembre 2024 : Romans Scènes, Romans-sur-Isère (26).        <br />
       19 mars 2025 : Théâtre Olympia Arcachon, Arcachon (33).        <br />
       27 mars 2025 : Théâtre du Passage, Neuchâtel (Suisse).       <br />
       29 mars 2025 : Théâtre la Coupole, Saint-Louis (68).       <br />
       1ᵉʳ avril 2025 : L'Avant Seine, Colombes (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84560928-60375154.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Body-Concert-Des-rythmes-au-centuple-qui-nous-emportent-entre-legerete-choregraphique-et-puissance-musicale_a4091.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"</title>
   <pubDate>Mon, 29 Jul 2024 07:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un spectacle mis en jeu par Alain Timar n'est pas un spectacle… c'est une œuvre d'art. On connaissait le goût de l'homme de théâtre, artiste peintre, plasticien, pour l'Asie et la Corée tout particulièrement. Sa mise en scène et scénographie en 2010 du "Rhinocéros" d'Eugène Ionesco, ou encore en 2016 de "Tous contre Tous" d'Arthur Adamov, interprétés l'un et l'autre en coréen par une troupe de Coréens, nous avaient saisis par leur force attractive. Ainsi de ce "Roméo et Juliette" revisité, où la vie, l'amour, la mort, transcendés par l'esthétique épurée d'Alain Timar et servis par des interprètes au summum de leur art, magnétisent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81841478-58872070.jpg?v=1722193990" alt="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" title="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" />
     </div>
     <div>
      L'expression &quot;être sous le charme&quot; retrouve son sens étymologique dans cette nouvelle proposition hautement artistique, projetant dans une époque futuriste deux des plus célèbres personnages nés de l'imaginaire flamboyant du maître de Stratford-upon-Avon…. À plus de quatre cents années de distance (la première représentation date de 1597), immergés dans une scénographie aussi minimaliste qu'éclatante des couleurs inspirées par la tradition du &quot;Pays du matin calme&quot;, nous redécouvrons Juliette et Roméo, éternellement vivants, prêts à rejouer devant nous le jeu cruel de l'amour et de la mort.       <br />
              <br />
       Un plateau tendu d'un jaune soleil levant, peuplé de danseurs acteurs parés de couleurs resplendissantes, bleu pour les hommes, rouge pour les femmes, tant, en cet âge futuriste, les sexes ne se mélangent pas… Alignés en bordure du tatami théâtral, de part et d'autre d'un musicien jouant en live, les protagonistes parés de leurs costumes design haute-couture s'apprêtent à entrer en jeu pour rejouer le combat qui oppose depuis des siècles et des siècles deux familles de Vérone, Les Capulet et les Montaigu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81841478-58872078.jpg?v=1722194016" alt="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" title="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" />
     </div>
     <div>
      En ouverture, une chorégraphie somptueuse à la facture très contemporaine voit s'opposer frontalement la rangée des hommes, les Montaigu de Roméo, à celle des femmes, Les Capulet de Juliette. Des noms d'oiseau fusent de part et d'autres, contrastant avec la tenue des corps engagés dans des battles réglés au millimètre, et inscrivant ainsi délibérément l'intrigue dans une proximité vivante. Dans le même dessein, l'emploi de mots crus sera repris par la suite.       <br />
              <br />
       Des rivalités chorales orchestrées chorégraphiquement dans des joutes rendues encore plus captivantes par la vêture des protagonistes les magnifiant, aux solos du couple maudit touché par la grâce du coup de foudre, tout est prétexte à livrer de saisissants tableaux picturaux propres à refléter l'intensité de ce qui se joue. Quant au chœur qui se forme selon les aléas de l'action, il est fidèle à sa fonction, offrir une caisse de résonance aux mouvements de l'âme pour les réfléchir tel un miroir bienveillant.       <br />
              <br />
       Des tourments de Roméo pour Rosaline qu'il oubliera vite, à la ferveur qui s'empare de lui à la vue de Juliette, les élans du plus célèbre des Montaigu se heurtant à la famille des Capulet ayant destiné leur fille, la belle Juliette, à l'un de leur clan, tout sera l'objet d'un traitement dramaturgique entièrement inscrit dans une mise en jeu lumineuse où chaque détail est pensé comme la touche d'un peintre. D'ailleurs, selon une confidence, Alain Timar aurait pris le soin de réaliser auparavant, pour plusieurs scènes, des aquarelles…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81841478-58872097.jpg?v=1722194137" alt="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" title="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" />
     </div>
     <div>
      Les amants jouent du malheur propre aux héros romantiques, le fatum semblant depuis leur naissance les poursuivre… Pourquoi sont-ils nés dans deux familles hostiles de Vérone ? Pourquoi, en voulant protéger son fidèle ami, Roméo le tue-t-il malencontreusement avant de passer par le fil de l'épée Tybalt, son agresseur, un Capulet cousin de Juliette, ce qui signe son arrêt de mort. Et le Chœur de renchérir : &quot;Roméo l'a tué ! Roméo a tué Tybalt… Il doit mourir&quot;. Finalement, l'exil sera sa peine. Mais avant de s'éloigner, jurant à Juliette qu'ils se retrouveraient, le metteur en scène les fait se rencontrer une dernière fois – elle au sol, lui penché au-dessus d'elle – dans une scène brûlante, où le baiser échangé renvoie à celui dit de &quot;L'hôtel de ville&quot; de Robert Doisneau, les couleurs charnelles en plus.       <br />
              <br />
       Un destin qui s'acharne… Comme les histoires d'amour finissent mal en général, et là en particulier, le stratagème inventé pour que Juliette, prétendument empoisonnée, puisse échapper à l'union avec le Capulet que sa famille lui impose – <span style="font-style:italic">&quot;La mort a couché avec Juliette juste avant son mariage&quot;</span> – se retournera finalement contre les amants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81841478-58872099.jpg?v=1722194398" alt="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" title="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" />
     </div>
     <div>
      Et ce, jusqu'à l'ultime scène où Capulet et Montaigu, assis en tailleur autour du tatami théâtral – et nous avec eux comme dans une mise en abyme précédant la descente au tombeau –, s'apprêtent à assister à l'épiphanie posthume (saisissante là encore de beauté sculpturale), avant de se lever pour disparaitre un à un dans les coulisses de l'histoire.       <br />
              <br />
       La puissance de cette forme théâtrale réside sans nul doute dans sa représentation plastique que l'on doit à l'œil à nul autre pareil de son metteur en scène et dans son interprétation par une troupe coréenne rompue aux arts de la scène. Si bien que cette pièce faisant partie du patrimoine de l'humanité, ayant inspiré des générations de metteurs en scène, se redécouvre parée de couleurs nouvelles propres à nous &quot;ravir&quot;. C'est là, dans cet effet de surprise, lié au vacillement de la conscience confrontée à la beauté plastique ouvrant vers tous les possibles, que se joue notre &quot;ravissement&quot; (au sens où l'entendait Marguerite Duras dans &quot;Le Ravissement de Lol V. Stein&quot;).       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 12 juillet 2024 dans la Salle du Chapitre du Théâtre des Halles d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Roméo et Juliette"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81841478-58874951.jpg?v=1722237270" alt="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" title="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en coréen surtitré en français.       <br />
       Texte, William Shakespeare.       <br />
       Adaptation, traduction : Alain Timár.       <br />
       Mise en scène, scénographie : Alain Timár.       <br />
       Dramaturgie, mise en scène associée, traduction coréenne : Junho Choe.       <br />
       Avec : Jaeha Hwang, Hyun Jang, Minwoo Jeong, Junhyeong Ji, Yuran Jwa, Sewon Kim, Yebin Lee, Taewoong Mun, Seoyeong Na, Chaewon Park, Sanghun Park, Habin Song, Hyunbin Song, Naeun Yang.       <br />
       Musique sur scène : Youngsuk Choi.       <br />
       Costumes : Jinhee Lee.       <br />
       Maquillage : Dongmin Lee.       <br />
       Chorégraphie : Hyuk Kwon.       <br />
       Lumière, vidéo : Yein Kim.       <br />
       Décor : Seojeong Lim.       <br />
       Régie : Soyeon Choi, Seon Kim, Yoojung Kim, Junmin Lee        <br />
       Par l'Université nationale des Arts de Corée (K'ARTS - Korea National University of Arts, Seoul).       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <b>A été représenté du 4 au 21 juillet 2024.</b>       <br />
       Tous les jours à 21 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Halles, Salle du Chapitre, rue du Roi René, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81841478-58874975.jpg?v=1722237311" alt="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" title="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81841478-58874978.jpg?v=1722237343" alt="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" title="•Off 2024• "Roméo et Juliette" Entre traditions et futurisme, l'insoupçonnable beauté d'une "re-présentation"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81841478-58872070.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Romeo-et-Juliette-Entre-traditions-et-futurisme-l-insoupconnable-beaute-d-une-re-presentation_a4020.html</link>
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  <item>
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   <title>"Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2024 16:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   D'une histoire vraie qui a eu lieu en 1968, Pauline Bureau a écrit et met en scène une pièce dans laquelle le football féminin est mis à l'honneur. Aujourd'hui, le fait est acquis, il a gagné ses lettres de noblesse, même si, par rapport aux hommes, les enjeux et l'attention médiatique sont sans aucune commune mesure. C'est en revenant à ses origines que "Féminines" décrypte une époque avec son sexisme et son machisme en nous le replaçant dans un cadre des plus humoristiques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80422947-58051744.jpg?v=1716302363" alt=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" title=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" />
     </div>
     <div>
      Lumière sur une scénographie découpée en deux parties avec, au premier étage d'un bâtiment, de grosses lettres lumineuses &quot;Entreprise Gravix&quot; ornées au fronton. Derrière celles-ci, se trouvent trois établis sur lesquels trois femmes travaillent à la chaîne. Au rez-de-chaussée se situe une salle qui va devenir un vestiaire avec un entraîneur (Nicolas Chupin) et son adjoint (Yann Burlot). Durant toute la représentation sont projetés les entraînements et les matchs sur un écran en lieu et place des établis et des grosses lettres lumineuses du bâtiment. Nous sommes ainsi dans trois lieux différents de la ville de Reims, l'usine, le stade et aussi, le temps d'une scène, la chambre à coucher d'une joueuse, ouvrière aussi de son état.       <br />
              <br />
       Nous sommes en 1968. La date n'est pas choisie au hasard, car elle est celle, réelle, d'une aventure qui a démarré à Reims avec une équipe de footballeuses qui s'est montée dans le cadre d'une première partie d'une représentation, qui devait divertir les foules comme celle de l'année précédente avec un combat de nains. Sauf que leur maîtrise a fait qu'elles sont devenues les ambassadrices du football féminin en allant dans tout l'Hexagone, en faisant des émules et engendrant un début d'adoption dans les esprits.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80422947-58051748.jpg?v=1716302402" alt=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" title=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" />
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      Ce qui est mis en avant, et qu'on ne peut oublier, est qu'en 1968, la femme était considérée comme inégale à l'homme d'un point de vue politique et social. Dans le foyer familial, elle était estimée comme mineure par rapport à son mari qui, de son côté, était considéré comme le chef de famille exclusif. Elle avait pour destinée, celle de devenir une épouse et une mère.       <br />
              <br />
       La fable rend compte de l'état d'esprit d'une époque, par le biais de l'humour, de l'inégalité de la femme par rapport à l'homme même si, encore aujourd'hui malheureusement, de fortes inégalités subsistent. Se dessinent donc ce machisme et ce sexisme, monnaies courantes à l'époque, le football étant considéré comme sport masculin et devenant ainsi un baromètre autant politique que social d'une société.        <br />
              <br />
       La musique joue un rôle important en apportant une touche fraîche, dansante et comique dans plusieurs scènes. Un aspect cinématographique, via des films, est utilisé pour montrer les entraînements et les matchs, créant ainsi d'autres ruptures de jeu permettant de donner une vue autant côté cour que dans les coulisses de la construction de cette équipe.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80422947-58051808.jpg?v=1716302432" alt=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" title=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" />
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      Différents segments dramaturgiques sont découpés en scènes, faisant basculer le spectacle de l'univers du sport, avec le vestiaire et le stade, à celui du travail à la chaîne dans une usine, et dans celui plus intime du domicile d'une footballeuse. Sont ainsi déclinées des vues intimes, extimes et extérieures de nos protagonistes face autant aux adversaires à rencontrer durant les matchs que celui de l'époux, du père, du patron et du public pendant les matchs, ainsi que celui tout aussi important du rapport à soi-même. Plusieurs thèmes se marient donc qui débordent sur les champs autant sociaux que psychologiques.       <br />
              <br />
       Il y a toujours un ou plusieurs personnages qui se retrouvent à cheval entre ces différents univers en incarnant chacun le visage d'une lutte, afin de trouver une place pleine et entière sur un terrain, au travail et chez soi.       <br />
              <br />
       Nous sommes symboliquement en face de deux rives qui se font face. D'un côté, les hommes, de l'autre côté les femmes avec, au milieu, un entraîneur qui mène cette équipe de footballeuses vers une prise de conscience de leur identité sportive dans un champ investi par les hommes, portée par un jeu théâtral où différents visages apparaissent. Soit celui de débutantes qui se jettent à l'eau pour se découvrir finalement, soit celui de continuer une passion (Camille Garcia), soit celui de s'évader d'un univers contraint et violent, soit celui de poursuivre une pratique afin d'en faire son métier (Marie Nicolle).
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80422947-58051821.jpg?v=1716302464" alt=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" title=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" />
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      Dans ces différentes trames, l'équilibre se joue entre le texte, la musique et la danse. Le texte et la mise en scène de Pauline Bureau arrivent à marier différentes perceptions d'un sport et de celles qui le jouent. Dans le jeu, nous sommes sur plusieurs registres. Celui avant tout du comique dans les attitudes, les propos, la gestuelle. Puis, avec la danse, dans le cadre de déhanchements effectués comme sur une piste d'un club, le combat sportif devient politique, celui &quot;d'entrer dans la danse&quot; afin de trouver sa place dans un monde qui les exclut. C'est avec cet art que les corps se libèrent, trouvent leur équilibre, leur épanouissement et leur amplitude.       <br />
              <br />
       La pièce bascule d'un plan à un autre, d'une scène à une autre en passant de l'essai à la maîtrise, de la défaite à la victoire, des rires aux pleurs, de la colère à l'enthousiasme et de la violence à l'entraide. Ce sont sur ces différentes ruptures et évolutions de jeu que ce beau spectacle est construit, offrant ainsi un plaisir autant des situations que du tempo.       <br />
              <br />
       <b>Les représentations ont eu lieu du 14 au 17 mai 2024 à la Grande Halle de la Villette.</b>
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     <div><b>"Les féminines"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80422947-58052132.jpg?v=1716303408" alt=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" title=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" />
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      Texte et mise en scène : Pauline Bureau.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Léa Fouillet.       <br />
       Avec : Yann Burlot, Nicolas Chupin (de la Comédie-Française), Rébecca Finet, Sonia Floire, Léa Fouillet, Camille Garcia, Marie Nicolle, Anthony Roullier, Claire Toubin, Catherine Vinatier.       <br />
       Scénographie : Emmanuelle Roy.       <br />
       Costumes et accessoires : Alice Touvet.       <br />
       Composition musicale et sonore : Vincent Hulot.       <br />
       Vidéo : Nathalie Cabrol.       <br />
       Lumière : Sébastien Böhm.       <br />
       Dramaturgie : Benoîte Bureau.       <br />
       Maquillage et coiffure : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Collaboration artistique : Cécile Zanibelli, Gaëlle Hausermann.       <br />
       Direction technique : John Carroll.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">22 mai 2024 :</span> Théâtre Alexandre Dumas, Saint-Germain-en-Laye (78).       <br />
       5 juin 2024 : La Filature – Scène nationale,  Mulhouse (68).
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80422947-58052134.jpg?v=1716303474" alt=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" title=""Les féminines"… drôles, professionnelles et féministes !" />
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