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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-10T22:08:22+02:00</dc:date>
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   <title>"Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !</title>
   <pubDate>Wed, 28 May 2025 16:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Romancero queer" est la deuxième pièce de théâtre de Virginie Despentes, écrivaine dont les romans font souvent date et dont certains ont traversé le monde de l'édition pour rejoindre celui de la dramaturgie. Dans une écriture à la fois directe, sans fioritures et humoristique, le cadre dramaturgique est inspiré d'un roman de Lope de Vega et l'auteure propose une mise en scène haute en couleurs dans une version queer.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62900115.jpg?v=1748443204" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur un plateau séparé en deux, avec une large avant-scène en visibilité directe des spectateurs et une arrière-scène cachée par un ensemble de panneaux plastiques translucides. S'effectuent derrière celui-ci des entrées-sorties et des apparitions qui créent des ruptures de jeu. On aperçoit, avant leur entrée, les silhouettes des personnages, avec parfois des couleurs vives et chaudes qui transparaissent. De cette furtivité floue qui devient réelle quand ils traversent le rideau de panneaux, on les découvre dans leur intimité.       <br />
               <br />
       La scénographie est composée, côté cour et côté jardin, de quelques rectangles gris foncé de différentes tailles posés côte à côte ou les uns sur les autres. L'ensemble a des proportions géométriques dans lesquelles il y a deux niveaux mettant les protagonistes à des distances et à des hauteurs différentes. Cette disposition leur crée à chacun un pré-carré de situations et d'émotions sans gommer une complicité entre eux.       <br />
               <br />
       La trame est construite sur ce que vivent les personnages féminins par rapport à un metteur en scène qui leur manque de considération. Dans ce qui ressemble à un huis clos, il est absent physiquement, seule sa voix se fait entendre. Les loges deviennent le lieu où s'exprime le ressenti des acteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62900117.jpg?v=1748443232" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      Le rôle des hommes est en retrait, comme pour André (Amir Bayley) qui est dans une attitude d'écoute un peu professorale quand Soa de Muse plante une protagoniste (Vito) tout en couleur et très présente physiquement. Drag queen, elle apporte à la pièce une touche très originale, à la fois sucrée, salée et acidulée dans les attitudes et les propos. Dans un jeu puisant dans une large palette d'émotions, Soraya Garlenq incarne Faïrouz qui subit de façon éplorée, voire tragique, l'attitude du metteur en scène.       <br />
              <br />
       Le plateau représente les loges d'un théâtre dans lesquelles les comédiens et comédiennes travaillent sur une reprise queer de &quot;La maison de Bernarda Alba&quot; de Federico Lope de Vega. Virginie Despentes s'inspire, en la déclinant de manière actuelle, de cette œuvre qui dénonçait le rôle secondaire, voire occulté, de la femme dans la société espagnole du début du siècle dernier, bâillonnée par les traditions.       <br />
               <br />
       Les loges sont la représentation scénographique de la maison dans l'œuvre de Federico Lope de Vega, dans laquelle se joue cette dichotomie entre ce que les comédiennes sont et ce que le metteur en scène veut en faire. Dans cette répartition des rôles et du contexte, c'est le vaste monde qui est représenté par celui-ci en parangon d'une autorité patriarcale, quand les loges sont l'intimité de chaque personnage, les répétitions la mentalité d'une société façonnant le corps des femmes et la scène, le regard du monde. Ce sont durant les répétitions et dans les loges que le combat se joue, afin que les femmes et le genre queer puissent s'exprimer librement. Bref, un remake de ce que peut vivre toute femme et qui plus est tout queer en France et ailleurs, à des degrés plus ou moins élevés.       <br />
              <br />
       Chaque protagoniste a sa propre couleur théâtrale et celle-ci est plurielle et très marquée. Ce qui est intéressant dans les relations des uns aux autres, ce sont, durant toute la représentation, à l'exception de la dernière scène, les différences qui les relient autant qu'elles les particularisent. Le dernier tableau montre les personnages, drapés d'un même voile gris. Les différences et les états d'âme sont levés et le combat contre le metteur en scène semblant gagner, ils dansent sur une musique disco, genre musical qui a été un marqueur de revendications politiques autant sociales que de genre et où les personnes de toute obédience sexuelle se sont réappropriées leurs corps en revendiquant leurs désirs. Le groupe d'acteurs devient ainsi une troupe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62903981.jpg?v=1748443658" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      La musique disco intervient de façon surprenante. La pièce est très riche dans sa dramaturgie avec des répliques ciselées et un jeu qui montre les différences autant sexuelles, que de genre et de couleurs… pour les marier. On ne saura rien de ce qu'est devenu le metteur en scène. C'est au spectateur de le décider.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Romancero queer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62903982.jpg?v=1748443698" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Virginie Despentes.       <br />
       Mise en scène : Virginie Despentes.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Fatima Ben Bassal.       <br />
       Avec : Sasha Andres, Amir Baylly, Casey en alternance avec Naelle Dariya (à partir du 10 juin), Mata Gabin, Soraya Garlenq, Mascare, Soa de Muse, Clara Ponsot.       <br />
       Scénographie et lumières : Camille Duchemin.       <br />
       Composition musicale : Varou Jan.       <br />
       Son : Annabelle Maillard.       <br />
       Costumes : Marie La Rocca, assistée d'Isabelle Flosi.       <br />
       Collaboration dramaturgique : La Rata.       <br />
       Fabrication des accessoires, costumes et décor : ateliers de La Colline       <br />
       Régisseurs généraux : Cécile Conte et Anton Feuillette       <br />
       Régisseurs son : Yasmine Bouchenak, Sylvère Caton et Valentin Chancelle.       <br />
       Régisseurs lumières : Gilles Thomain et Jean-Philippe Viguié.       <br />
       Régisseur principal machinerie : Antoine Hordé.       <br />
       Habilleuse : Laurence Le Coz.       <br />
       Accessoiristes : Isabelle Imbert et Laetitia Mercie.       <br />
       Extraits musicaux de Bili Bellegarde, Ly, Morente et Sylvester.       <br />
       Production La Colline - Théâtre national.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 mai au 29 juin 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, mardi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Relâche : dimanche 25 mai.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Petit théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('billetterie@colline.fr')" >billetterie@colline.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 17 au 21 mars 2026 : Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62904316.jpg?v=1748444894" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88867040-62900115.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Romancero-queer-Lope-de-Vega-en-surprenante-et-originale-version-queer-_a4229.html</link>
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   <title>"À la trace"… de l'un et l'autre</title>
   <pubDate>Wed, 16 May 2018 15:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sur un texte d'Alexandra Badea, Anne Théron, au travers d'une mise en scène qui propose une double exposition de jeu, intérieur/extérieur, s'immisce dans les rapports humains où les personnages, par le biais du Net ou d'une recherche dans le passé, sont à la recherche une identité toujours fuyante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043081.jpg?v=1526479970" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
     </div>
     <div>
      &quot;À la trace&quot;, c'est presque ce qu'il s'agit de faire pour suivre les fluctuations des personnages puisque s'entremêlent, dans le bon sens du terme, plusieurs plans, sur les planches et en extérieur où le jeu est filmé, dans un dialogue où l'espace géographique est aboli. L'ailleurs devient aussi ici.       <br />
              <br />
       La scénographie découvre une habitation avec un rez-de-chaussée et deux étages au-dessus. Des escaliers extérieurs permettent de passer de l'un à l'autre niveau. Il n'y a aucun mur, permettant ainsi de visualiser les intérieurs. Cette &quot;maison&quot; est souvent vide, élément scénographique et dramaturgique non anodin. Il y a Clara (Liza Blanchard), presque une narratrice, toujours en mouvement, à la recherche d'une femme, Anna Girardin (Nathalie Richard). Quand l'une, Clara, est à l'extérieur de l'appartement, à la recherche de ses origines, de son identité, l'autre, Anna Girardin, est à l'intérieur comme fuyant la sienne.       <br />
              <br />
       La disposition scénique est un résumé de la trame dramaturgique. Les personnages, avec Anna Girardin, communiquent par ordinateur sur des sites de rencontres. On recherche l'amitié d'une conversation avec une personne dont on ignore qui elle est et quelle relation on peut entretenir avec elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043103.jpg?v=1526480007" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
     </div>
     <div>
      Tout est affaire de rapport… biaisé, toujours contourné, jamais frontal. Comme s'il y avait un manque à chaque fois pour Anna Girardin, un vide qui n'est pas comblé, une identité qui se cherche, perdue dans ses pérégrinations, à la recherche d'un autre, hommes sur des sites, pour y trouver un écho.       <br />
              <br />
       Ses propos sont tissés de demi-vérités et de demi-mensonges. L'oscillation est constante entre ce qu'elle dit et ce qu'elle réfute. Un focus est fait à chaque fois au démarrage des discussions sur le Net entre les protagonistes. On apprend ainsi le contexte social, géographique ou civil de ceux-ci.       <br />
              <br />
       Comme un rappel de ce qu'ils sont, de leur identité, jamais la même, toujours mouvante pour Anna Girardin, jamais au même endroit, ni avec le même métier ou le même statut civil. C'est sur ces flottements, ces dérivations multiples qu'au centre, Clara recherche un indice sur l'histoire de son père, devenu celle de sa propre histoire qui pourrait l'éclairer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043132.jpg?v=1526480088" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
     </div>
     <div>
      D'un point de vue scénographique, la découpe entre la vidéo et le plateau est très bien articulée. La discussion entre ses deux champs distincts, autant temporel que géographique, est très bien orchestrée avec un tempo bien assuré. La mise en scène donne au silence une place importante, ce qui fait que la pièce peut manquer parfois de rythme, à certains moments, avec aussi quelques longueurs.       <br />
              <br />
       Clara est dans une diction (narration) totale en disant également, en plus de la conversation qu'elle engage, ce qu'elle ressent intérieurement dans un dialogue qui est toujours réel, noué dans un vis-à-vis avec son interlocutrice.       <br />
              <br />
       Nous sommes ainsi dans deux champs &quot;conversationnels&quot; différents. L'un où la personne, avec Anna Girardin, dit les choses à &quot;moitié&quot;, l'autre, avec Clara, où elle dit les choses en totalité. Transparence contre propos biaisés, ces deux rapports ne se recoupant jamais, donnant ainsi à la thématique de la pièce sa couleur verbale et son mystère.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À la trace"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043144.jpg?v=1526480117" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alexandra Badea.       <br />
       Mise en scène : Anne Théron.       <br />
       Avec : Liza Blanchard, Judith Henry, Nathalie Richard, Maryvonne Schiltz.       <br />
       Et à l'image : Yannick Choirat, Alex Descas, Wajdi Mouawad, Laurent Poitreneaux.       <br />
       Collaboration artistique : Daisy Body.       <br />
       Stagiaire assistant à la mise en scène : César Assié.       <br />
       Scénographie et costumes : Barbara Kraft.       <br />
       Stagiaire scénographie et costumes : Aude Nasr.       <br />
       Lumières : Benoit Théron.       <br />
       Son : Sophie Berger.       <br />
       Musique : Jeanne Garraud (piano), Mickael Cointepas (batterie), Raphaël Ginzburg (violoncelle).       <br />
       Prise de son : Marc Arrigoni, Paon Record.       <br />
       Accompagnement au chant : Anne Fischer.       <br />
       Images : Nicolas Comte.       <br />
       Monteuse : Jessy Jacoby-Koaly.       <br />
       Régie générale, lumières et vidéos : Mickaël Varaniac-Quard.       <br />
       Figuration films : Romain Gillot Ragueneau, Elphège Kongombe Yamale (élève de l'école du TNS).       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 26 mai 2018.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       La Colline Théâtre national, Grande salle, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       [&gt;&gt; colline.fr]urlblank :http://www.colline.fr/fr/spectacle/a-la-trace
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043189.jpg?v=1526480253" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/22257792-25043081.jpg</photo:imgsrc>
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