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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
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   <title>Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"</title>
   <pubDate>Tue, 30 Jan 2024 15:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'une des originalités de Trente Trente, et pas des moins appréciées, est de proposer aux festivaliers des "Parcours" dans la ville. Ainsi, de lieu artistique en lieu culturel atypique, partagent-ils ensemble des propositions "hallucinantes". Faisant communauté, la troupe éphémère de spectateurs fait écho à celle des différents artistes pour créer… "la vie dans l'art". Ainsi de ce samedi 20 janvier où théâtre-cirque, musique-concert, performance chorégraphiée et théâtre littéraire s'enchainèrent jusqu'à la nuit avancée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56707781.jpg?v=1706626932" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Aimons-nous vivants"</strong></span>, de la Cie MMFF Mathieu Ma Fille Foundation d'Arnaud Saury, propose une étape d'un travail déjà fort élaboré, au point de pouvoir ressentir qu'il s'agirait d'une coquetterie de présentation… Autour d'un mât chinois générateur de poésie, de performances de haut vol et de saillies décalées, naît un récit envoûtant dont l'attraction est telle que l'on s'abandonne à la lévitation au fur et à mesure que ledit mât chinois, coiffé de palmes de cocotiers et orné de bananes, se métamorphose en exotique perche andalouse…       <br />
              <br />
       Faisant corps (et âme) avec son complice, le circassien virtuose Samuel Rodrigues sur lequel il s'appuie au propre (jusqu'à lui faire mal) comme au figuré (magnifiques échanges), Arnaud Saury explore de nouvelles dimensions propres à titiller son désir d'éternel explorateur. Lui, l'ex-danseur, insatiable découvreur de nouveaux espaces à partager avec ses complices – on a tous en mémoire l'épopée fabuleuse de "Dad is dead" sur le vélo de Mathieu Despoisse – se lance ici à l'assaut de l'inaccessible culminant à près de cinq mètres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56707941.jpg?v=1706627039" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      Comme dans un work in progress dévoilant les arcanes de la création, Samuel Rodrigues, suspendu au mât, s'épanche sur une anecdote fondatrice de son goût du risque. Un épisode de son enfance turbulente qui donne le vertige… et offre l'occasion à son complice de rectifier avec humour l'usage d'un français fraîchement acquis par son ami portugais, lui faisant confondre deux faux amis : <span style="font-style:italic">&quot;Ta mère n'était pas congelée par la peur, mais figée, on ne congèle pas deux fois le même produit&quot;</span>…       <br />
              <br />
       L'humour – renversant – du texte écrit par Suzanne Joubert résonne comme une mise en abyme des tribulations en haute altitude des deux compères, l'un (le circassien) servant de fauteuil, voire de lit à l'autre (l'acteur) dissertant, confortablement suspendu, sur l'usage entre autres de l'adjectif &quot;sale&quot; dans différentes expressions à connotation dégradante.       <br />
              <br />
       Viendra le temps d'un câlin en altitude et d'une chute poétique… aiguisant encore plus notre désir de découvrir, le jour du printemps prochain, la première de cette belle performance dont les prémices sont plus que prometteuses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56708015.jpg?v=1706627485" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Encrages"</strong></span>, d'Audrey Poujoula, se propose de tirer d'une machine à écrire – tapée de coups répétés ou frôlée par un archet – des sons amplifiés et mêlés à d'autres sons discordants préenregistrés. De plus, le choc de l'encre sur le papier crée des arabesques visuelles... Pour le moins que l'on puisse dire, c'est que ce concert improvisé, outre sa haute intensité en décibels, est à classer… dans les recherches "expérimentales".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56708226.jpg?v=1706628330" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Hire me, Please"</strong></span>, de Panos Malactos, nous entraîne facétieusement dans l'univers des auditions chorégraphiques, avec, en filigrane, un sens débridé de la dérision. En effet, qu'attend-on des candidats soumis au regard inquisiteur de juges en attente d'une originalité normée (oxymore), si ce n'est une soumission à des diktats dont ils sont tributaires ?       <br />
              <br />
       Surgie des coulisses, une créature barbue aux épaules musclées, se tortillant dans un justaucorps surplombant de hautes bottes du même rouge rutilant, se dirige en sautillant gauchement vers le micro… Concluant quelques notes haut perchées, on sent que le timide "Thank You" qui nous est adressé – à nous jury – est porteur du poids de l'enjeu…       <br />
              <br />
       Enchaînant alors sur des musiques d'enfer d'impressionnantes figures aériennes ponctuées de grands écarts latéraux parfaits, le danseur nous sur-prend… à contrepied, justifiant en creux ses propos minaudés hystériquement : <span style="font-style:italic">"Je suis un grand danseur, un artiste doté d'une grande technique".</span> Au gré des désirs du jury, il revêtira la même tenue, d'un gris éclatant cette fois, et se coiffera de la tête de licorne qu'on lui tend… affichant haut la liberté, la beauté et la puissance qu'il incarne. Panos Malactos montre ici sa double capacité de danseur émérite et de pourfendeur des attentes établies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56708273.jpg?v=1706629453" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Je dis elle"</strong></span>, d'Arnaud Poujol, pourrait être pris comme un rêve éveillé, celui de l'auteur recomposant dans un théâtre littéraire filmé, au gré des impacts d'"Écrire" (entretien qui, avant d'être un livre, fut d'abord filmé par Benoît Jacquot) et de "Roma" (fiction, elle aussi, d'abord filmée) de Marguerite Duras, ainsi que de ceux de "Cet amour-là" de Yann Andréa, sa propre fantasmagorie. Faisant du monde selon M.D. le ferment de son inspiration, il lui emprunte aussi sa stylistique alliant images filmées, écriture méditative et théâtralité épurée.       <br />
              <br />
       Un plateau tout de blanc tendu où une table accueille les feuillets de M.D. alors qu'en fond de scène un écran se couvre d'images au statut subliminal faisant effraction dans le présent de la représentation. Pêle-mêle, s'inscrivent des phrases échappées de ses romans, un bateau sur le Mékong, ou encore le visage d'une statue antique évoquant la reine de Samarie, Bérénice, l'amante de Titus, la pièce racinienne élue. Les trois acteurs tout de blanc vêtu – Aline Le Berre, Elise Servières et Yacine Sif El Islam – incarnent quant à eux, pour le porter jusqu'à nous, le substrat de l'univers de la résidente des Roches Noires et de Neauphle-le-Château.       <br />
              <br />
       Sur cette mosaïque de souvenirs écrans se précipitant sans autre ordre que celui impulsé par le flux et reflux d'une pensée encore et toujours vivante – celle de M.D. –, les trois comédiens vont faire subtilement entendre la petite musique des mots échappés au temps qui passe. Leurs voix, portées par les corps à l'unisson, résonnent alors comme les particules d'un monde résistant à son évanescence.       <br />
              <br />
       Ainsi de la rencontre fictionnelle entre Elle et Lui, un soir, dans le hall d'un hôtel romain donnant sur la piazza Navona. Embarqués dans <span style="font-style:italic">"ce film qui commencerait ici"</span>, alors qu'il a déjà commencé avec la question posée par la femme, nous sommes pris dans un tourbillon poétique qui dit de lui – et de nous… – ce que nous ignorions encore l'instant d'avant. Effet troublant des développements argentiques où le révélateur fait apparaître comme en contre-jour les images en cours d'élaboration.       <br />
              <br />
       Et à l'instar de l'écriture de M.D. où il n'y a jamais d'enchaînement entre les événements, l'acteur faisant maintenant face à l'actrice assise à sa table de travail, "devient" Yann Andréa pour confier cette impossibilité de la nommer autre que par son nom d'emprunt. Duras, ce nom d'auteur qui lui plait infiniment… Les jeux en miroir de la réalité réfléchie se poursuivent jusque dans leur manière de se nommer : <span style="font-style:italic">"Nous avons tous les deux des noms d'emprunt, des noms de plume, des noms faux et qui deviennent vrais puisqu'ils ont été choisis et écrits par elle".</span> Quant au "Je dis elle" du titre, il introduit entre eux – qui parlent d'eux à la troisième personne, comme s'ils étaient eux-mêmes des personnages – la présence d'une troisième entité, le "elle" de la littérature, la seule vérité vivante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56708476.jpg?v=1706629489" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, entre les textes tapés frénétiquement, les vins bus, les crises violentes et "Capri c'est fini" d'Hervé Vilard, accompagnée par la musique enivrante de Benjamin Ducroq, l'écriture – bouleversante – creuse-t-elle son sillon pendant qu'une troisième complice projette en vidéo leurs visages. Parfois même on croirait voir surgir entre deux plans, comme une ombre portée, le fantôme du "Ravissement de Lol V. Stein". Donner à voir l'indicible au cœur de l'œuvre de Marguerite Duras pour tenter d'en délivrer l'essence… Un pari aussi fou que réussi.       <br />
              <br />
       <b>L'ensemble de ces spectacles a été vu le samedi 20 janvier dans le cadre du "Parcours Le Bouscat-Bordeaux" du Festival Trente Trente de Bordeaux Métropole – Boulazac.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56709080.jpg?v=1706630157" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Aimons-nous vivants"</strong></span>       <br />
       Théâtre-Cirque, travail en cours.       <br />
       Conception : MMFF – Arnaud Saury.       <br />
       Écriture et interprétation : Arnaud Saury et Samuel Rodrigues.       <br />
       Collaboration artistique : Suzanne Joubert et Marie Vaissière.       <br />
       Coach Mât Chinois : Kinane Srirou.       <br />
       Lumière : Jean Ceunebroucke et Alix Veillon.       <br />
       Régie générale : Paul Fontaine.       <br />
       Durée actuelle : 30 minutes.       <br />
       <b>A été représenté le vendredi 19 et le samedi 20 janvier à L'Atelier des Marches - Le Bouscat.</b>       <br />
       Création le 21 mars 2024 à L'Agora de Boulazac (24).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56709478.jpg?v=1706630460" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Encrages"</strong></span>       <br />
       Musique-concert.       <br />
       Artiste sonore : Audrey Poujoula.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
       <b>Représenté le samedi 20 janvier au Marché de Lerme à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56709491.jpg?v=1706630532" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Hire me, Please"</strong></span>       <br />
       Performance  - Chypre. Première française.       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Panos Malactos.       <br />
       Dramaturgie : Odysseas I. Konstantinou et Panos Malactos.       <br />
       Costumes : Eleni Papavasiliou.       <br />
       Vidéos : Suzana Phialas.       <br />
       Durée : 15 minutes.       <br />
       <b>Représenté le samedi 20 janvier à la Halle des Chartrons à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56709513.jpg?v=1706630622" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Je dis elle"</strong></span>       <br />
       Théâtre création.       <br />
       D'après "Cet amour-là" de Yann Andréa et "Écrire" de Marguerite Duras       <br />
       Cie Monsieur Kaplan.       <br />
       Mise en scène et adaptation : Arnaud Poujol.       <br />
       Avec : Aline Le Berre, Élise Servières et Yacine Sif El Islam.       <br />
       Regard et lumières : Jean-Luc Terrade.       <br />
       Création musicale : Benjamin Ducroq.       <br />
       Création lumière : Antoine Auger.       <br />
       Vidéo : Erwin Chamard.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       <b>Représenté le samedi 20 janvier à La Manufacture CDCN à Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 janvier au 2 février 2024.</span>       <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       XXIe Rencontres de la Forme Courte dans le Spectacle Vivant       <br />
       Bordeaux Métropole - Boulazac.       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78086854-56707781.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-2024-Episode-2-Aimons-nous-vivants--Encrages--Hire-me-Please--Je-dis-elle_a3803.html</link>
  </item>

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   <title>Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…</title>
   <pubDate>Thu, 25 Jan 2024 07:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De même que l'automne se confond en terres bordelaises avec les vendanges, le Festival Trente Trente du début d'année est attendu comme un rite faisant partie intégrante du paysage. Durant quinze jours (du 16 janvier au 2 février), dans pas moins de dix lieux culturels de la métropole bordelaise et de Boulazac (Dordogne), nombre de propositions associant danse, performance, cirque, musique, théâtre, installation - traversées toutes par la même exigence, celle de la prise de risque artistique - sont offertes à notre curiosité mise à vif par Jean-Luc Terrade, l'instigateur de "l'événement" (au sens fort du mot).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77982622-56638216.jpg?v=1706107596" alt="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" title="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"The very last northen white rhino"</strong></span>, du chorégraphe Gaston Core et de son interprète, le danseur Oulouy, ouvre le festival par une chorégraphie au potentiel sensible décuplé, l'homme-danseur et l'animal rhinocéros en voie d'extinction "faisant corps"…        <br />
              <br />
       Dans le lieu mythique de La Manufacture CDCN, les murs de béton gris prennent subitement vie sous l'effet de la présence charismatique de l'artiste puisant dans le répertoire des danses urbaines et africaines son inspiration à fleur de peau. En symbiose avec le sort réservé par ses semblables aux rhinocéros blancs sacrifiés sur l'autel du profit, l'homme-danseur déploie des figures intranquilles d'une puissance telle que le déséquilibre menaçant constamment son imposante silhouette devient palpable, au point de créer le vertige en nous.       <br />
              <br />
       D'emblée, sa posture agenouillée dévoile la prière de celui qui se sait condamné. Ses mains jointes se délient pour glisser sur son visage apeuré, ses doigts entamant alors un étrange ballet guerrier où la lenteur le dispute à la tension retenue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77982622-56638274.jpg?v=1706107701" alt="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" title="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" />
     </div>
     <div>
      Accompagnés par le son du violon, de musiques discordantes, de bruits lointains de moteurs et de paroles inaudibles, les bras s'élancent et les pieds glissent jusqu'à désarticuler la carcasse jusqu'à la faire choir. Il est à cet instant le rhinocéros blanc, lui l'homme noir dont le regard inquiet scrute l'environnement hostile. Et lorsque traqué, ballotté par la musique s'amplifiant de cris stridents, il tourne sur lui-même jusqu'à s'écrouler à genoux dans un silence absolu précédent son immobilisation au sol, on ressent au plus profond de notre chair la brûlure de la mise à mort.       <br />
              <br />
       Parcourant toute la gamme des émotions &quot;humaines&quot;, de la mélancolie enveloppante à l'effroi paralysant, de la joie innocente à la combativité active, le corps se fait porte-parole des traversées en territoires sauvages pour, soutenu par des musiques et lumières idoines, porter jusqu'à nous l'indicible des disparitions programmées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77982622-56638327.jpg?v=1706108291" alt="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" title="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" />
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      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Doublure du réel"</strong></span>, de Christophe Schaeffer, propose une fabuleuse plongée immersive dans la banalité d'un quotidien recomposé par ses soins. Par l'entremise de courts films expérimentaux "projetant" un regard – le sien – sur des situations réelles extraites de l'existence telle qu'elle se présente à nos yeux ensommeillés, le réalisateur scénographe philosophe (il est, entre autres, l'auteur d'une thèse sur la transcendance) invite à son tour le regardeur à créer sa propre fantasmagorie.       <br />
              <br />
       Casque aux oreilles, yeux rivés sur l'un des six écrans… Les arcanes des mondes que l'on porte en soi se dévoilent alors pour dire d'eux ce que nous ignorions l'instant d'avant…        <br />
              <br />
       Par les interstices des réalités "revues" se glissent d'autres réalités laissant place au champ de "l'autre scène". Comme si, par d'inattendues et minuscules lignes de failles spatio-temporelles, on pénétrait de plain-pied – telle Alice au pays des merveilles – de l'autre côté du miroir pour y entrevoir, comme on l'avait jamais vue, la réalité transcendée, le sacré et le profane réunis en un tout.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77982622-56638455.jpg?v=1706108332" alt="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" title="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" />
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     <div>
      Des titres empruntant au registre de l'ordinaire leur nom – &quot;Old man&quot;, &quot;Le vol&quot;, &quot;La Plage&quot;, &quot;La rencontre&quot;, &quot;Le casque&quot;, &quot;Le parapluie jaune&quot;, &quot;Le plongeoir&quot;, &quot;La mouette&quot;, &quot;La Forêt&quot;, &quot;Les cheveux&quot;, &quot;En terrasse&quot;, etc. – font office de cartons du cinéma muet, le spectateur étant celui par qui la parole sera donnée aux images projetées et aux fonds sonores les accompagnant.       <br />
              <br />
       Cette invitation ludique au voyage intérieur – réalisé grâce à la mise en pause salutaire du continuum d'images déferlantes imposées par une existence évidant les sens – a pour effet de &quot;reconsidérer&quot; la banalité du quotidien afin de voir en lui le lieu du surgissement des sens. Une expérience sensorielle et philosophique à nulle autre pareille, un temps suspendu venant trouer la vision standardisée.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77982622-56638507.jpg?v=1706108842" alt="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" title="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"The very last northen white rhino"</strong></span>       <br />
       Danse - Barcelone, Espagne.       <br />
       Concept et mise en scène : Gaston Core.       <br />
       Interprétation : Oulouy.       <br />
       Chorégraphie : Gaston Core en collaboration avec le danseur.       <br />
       Collaboration : Aina Alegre.       <br />
       Photo &amp; Video : Alice Brazzit.       <br />
       Musique : Jorge da Rocha.       <br />
       Lumières : Ivan Cascon.       <br />
       Technique : Manu Ordenavia.       <br />
       Stylisme : Eva Berna.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 16 janvier à La Manufacture CDCN à Bordeaux dans le cadre du festival Trente Trente.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77982622-56638629.jpg?v=1706108898" alt="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" title="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Doublure du réel"</strong></span>       <br />
       Projection de films expérimentaux en continu.       <br />
       Et rencontre avec le réalisateur Christophe Schaeffer.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 18 janvier à Éclats à Bordeaux.</b>       <br />
       Représenté en continu le mercredi 17 janvier (de 18 h à 21 h), le jeudi 18 janvier (de 18 h à 20 h), le samedi 20 janvier (de 15 h à 18 h) à Éclats, Bordeaux (gratuit, en accès libre).       <br />
       Représenté en continu les vendredi 26 et samedi 27 janvier (de 20 h à 23 h) au Glob Théâtre, Bordeaux.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 janvier au 2 février 2024.</span>       <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       XXIe Rencontres de la Forme Courte dans le Spectacle Vivant       <br />
       Bordeaux Métropole - Boulazac.       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-XXIe-edition-de-l-evenement-bordelais-qui-bouleverse-normes-et-prejuges_a3800.html</link>
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