<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-13T16:22:52+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-43794009</guid>
   <title>Le Vivaldi de grand tonneau d'Ophélie Gaillard et le Pulcinella Orchestra</title>
   <pubDate>Thu, 19 Mar 2020 09:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La violoncelliste Ophélie Gaillard et son ensemble sur instruments historiques fondé en 2005, le Pulcinella Orchestra, offrent dans un nouveau double CD à paraître le 20 mars un saisissant aperçu des concertos pour violoncelle d'Antonio Vivaldi.     <div>
      On connaît le talent de la violoncelliste française tant comme soliste que chambriste. Dotée d'un tempérament aussi passionné qu'exigeant, éprise d'aventures musicales sur les territoires les plus inattendus, Ophélie Gaillard consacre un nouveau disque à Antonio Vivaldi. Après les sonates du &quot;Prete rosso&quot; sorties déjà avec le Pulcinella il y a quelques années, elle met aujourd'hui en lumière dans ce nouvel enregistrement le paysage riche des concertos du compositeur, d'ailleurs celui qui a le plus écrit pour son instrument. Quel autre compositeur que Vivaldi, ce fils d'un violoniste à la chapelle ducale de Saint-Marc, ordonné prêtre en 1703, méritait mieux un tel hommage ?       <br />
              <br />
       En effet, ce pédagogue et virtuose du violon, infatigable et prolixe athlète de la composition, devenu Maître des concerts et du chœur à l'Ospedale della Pietà de Venise (un des quatre couvents et conservatoires pour orphelines, filles illégitimes ou abandonnées), a donné sa forme et sa perfection définitive au concerto de soliste. Vivaldi confirme, par exemple, la composition en trois parties (allegro, adagio, allegro) du concerto, il impose également le dialogue contrasté des tuttis de l'orchestre avec les solis de l'instrument ; il se rend célèbre dans l'Europe entière grâce à un style inimitable - et reconnaissable entre tous avec sa fantaisie, sa vitalité, mais aussi sa veine lyrique parfois plus méditative. Il meurt en 1741 dans la gêne à Vienne alors que Venise l'a rejeté. Après des décennies d'oubli complet, parce qu'il est le musicien que Jean Sébastien Bach a le plus admiré, retranscrit et adapté, les musicologues et le public le redécouvrent en même temps que le Cantor de Leipzig.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour comprendre l'évolution de la maîtrise et de l'inspiration du maître vénitien avec ses concertos à géométrie variable conçus pour un violoncelle, deux, et même parfois pour quatre instruments, tels deux violons et deux violoncelles aux prises dans des dialogues et des duels savoureux (écoutez le Concerto en sol majeur RV 575), la chronologie a été plutôt respectée pour cet enregistrement en deux CD. Du concerto pour violoncelle en sol majeur (RV 416) composé à la fin des années 1710 au concerto pour violoncelle piccolo, un des plus tardifs, où le talent de la maturité éclate en un langage des plus aboutis dans les années 1730, les frontières du génie du compositeur se voient constamment repoussées.       <br />
              <br />
       Olivier Fourès, membre du Pulcinella Orchestra, a reconstruit par ailleurs pour le deuxième CD le larghetto du concerto pour violoncelle (RV 788) dédié à Teresa (cette jeune orpheline virtuose, une de ses élèves de l'Ospédale della Pietà à qui il dédie au moins trois œuvres). Pour compléter ces différents tableaux d'une carrière riche en œuvres lyriques, Ophélie Gaillard a fait appel à deux chanteuses envoûtantes. La mezzo Lucile Richardot chante pour le premier CD un air (&quot;Sovvente il sole&quot;) extrait de l'opéra créé à Venise en 1726 &quot;Andromeda Liberata&quot; pour neuf minutes d'un bonheur que seul peut donner le brocard sombre et magnifique de sa voix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ensuite c'est la contralto Delphine Galou qui interprète un air de Vitellia extrait de l'opéra &quot;Tito manlio&quot; (RV 738) créé à Mantoue en 1719. Le violoncelle accompagne encore merveilleusement les mélismes exprimant les tourments de la fille de l'empereur Titus, qui aime l'ennemi de son père. La voix sublime de la chanteuse donne envie de découvrir l'opéra que Vivaldi se vantait d'avoir composé en cinq jours.       <br />
              <br />
       Si l'art des membres du Pulcinella Orchestra, souvent solistes ici, se révèle un atout solide dans ce beau et copieux programme, démontrant aussi une merveilleuse entente en continuo - celle de musiciens qui se connaissent depuis longtemps - celui d'Ophélie Gaillard est également un enchantement. Tous exaltent les couleurs des œuvres du Vénitien, ses effets virtuoses, en confirmant qu'ils sont des interprètes de premier plan. Ophélie Gaillard, maniant un archet magique, faisant briller la sonorité admirable de son violoncelle Francesco Goffriller de 1737, dont elle parle comme d'un amoureux qui partagerait sa vie depuis longtemps, nous offre un festival où la technique, le caractère très affirmé et le brio le disputent au pouvoir de dessiner avec subtilité d'effervescentes ou languissantes lignes, desquelles naît la richesse des climats.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43794009-36031832.jpg?v=1584607902" alt="Le Vivaldi de grand tonneau d'Ophélie Gaillard et le Pulcinella Orchestra" title="Le Vivaldi de grand tonneau d'Ophélie Gaillard et le Pulcinella Orchestra" />
     </div>
     <div>
      <b>● &quot;Antonio Vivaldi, Il colori dell'ombra&quot;.</b>       <br />
       Ophélie Gaillard, violoncelle et direction musicale.       <br />
       Pulcinella Orchestra.       <br />
       Label :  Aparté.       <br />
       Sortie : 20 mars 2020.       <br />
              <br />
       <b>Prochains concerts (non annulés) : </b>       <br />
       26 mars : récital à l'église Sainte-Anne, Jérusalem.       <br />
       7 juin 2020 : un programme Vivaldi du CD sera donné au Festival de l'Abbaye de Saint-Michel en Thiérache avec Carlo Vistoli et Pulcinella Orchestra.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43794009-36031832.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Vivaldi-de-grand-tonneau-d-Ophelie-Gaillard-et-le-Pulcinella-Orchestra_a2688.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-35124361</guid>
   <title>Que lire cet été ? Des livres en musique !</title>
   <pubDate>Thu, 27 Jun 2019 10:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À la montagne, à la campagne, en forêt, sur la plage, dans la savane, quelle que soit notre destination estivale, pas question de se passer de lecture ! Pour les amoureux des livres, mélomanes ou pas, petite revue de détail de Boulez à Mozart.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35124361-31897435.jpg?v=1561625107" alt="Que lire cet été ? Des livres en musique !" title="Que lire cet été ? Des livres en musique !" />
     </div>
     <div>
      Cet été on pourra lire, par exemple, un roman policier, une déclaration d'amour à Mozart, un recueil d'hommages aux artistes lyriques et aux chefs d'orchestre sans oublier un lexique recensant &quot;Les 100 Maux de l'Opéra&quot;. De tons, de styles et d'enjeux différents, ils nous permettent de prolonger notre saison musicale et nous emportent en se faisant savants, sarcastiques ou nostalgiques.        <br />
              <br />
       Commençons par le (premier) roman policier au titre un brin intrigant &quot;En attendant Boulez&quot; de Yann Ollivier aux éditions Plon. L'ancien directeur d'Universal Music Classics livre une satire férocement drôle d'un milieu qu'il connaît bien. Celui des professionnels de la musique classique que découvre un lieutenant de police mélomane (une jeune femme nommée Jade Valois) alors qu'elle enquête sur une série de meurtres atroces commis à la Philharmonie de Paris, à la Seine Musicale ou au Nouveau Siècle de Lille, dont l'Auditorium accueille (dans le roman) une soirée de remise de Victoires de la musique – Yann Ollivier est également ex-président de cette cérémonie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35124361-31897444.jpg?v=1561625157" alt="Que lire cet été ? Des livres en musique !" title="Que lire cet été ? Des livres en musique !" />
     </div>
     <div>
      Sur les traces d'un tueur particulièrement sadique, l'enquêtrice va faire la connaissance d'une faune que le polar caricature à peine et ce, d'une façon réjouissante. Pour savoir qui a outragé le corps de la star chinoise du piano, Han Li, qui devait interpréter le concerto &quot;Chopart&quot; (mélangeant les styles de Chopin et Mozart) composé par un logiciel mis au point par un ingénieur d'une major de la culture et du divertissement (Entertainment Inc), Jade Valois rencontrera un soliste vaniteux et célèbre, un chef d'orchestre russe (Igor Ostrenkov) aussi doué en direction d'orchestre qu'en harcèlement sexuel, l'administrateur de l'Orchestre National Philharmonique de Radio France (sic), André Zeitoun, plutôt porté sur la bouteille, entre nombreux autres savoureux personnages. La musique adoucit-elle les meurtres ? Rien de moins sûr dans ce roman (à clefs pour les connaisseurs) qui se dévore grâce à un suspens bien mené.       <br />
              <br />
       Les Éditions Papiers Musique inaugurent une nouvelle collection, Via Appia, avec trois titres aussi différents que complémentaires. Cette collection, dirigée par les fondateurs du site Forum Opéra Camille de Rijck et Sylvain Fort, entend mettre en lumière les répertoires, les esthétiques, les artistes, constituer une mémoire des grands interprètes et compositeurs disparus mais aussi donner la parole aux vivants dans les livres à suivre.       <br />
              <br />
       André Tubeuf livre ainsi en cent un courts chapitres dans &quot;Mozart, le visiteur&quot; ses souvenirs de spectacles comme ses réflexions érudites sur les œuvres du divin Amadeus. &quot;In Memoriam&quot; recueille les articles nécrologiques de Sylvain Fort écrits après les disparitions d'immenses artistes, tels Carlo Bergonzi, Carlo Maria Giulini ou encore Régine Crespin et Gabriel Dussurget. Des hommages qui rendent à cette génération d'artistes les honneurs qu'elle mérite dans la mémoire collective. Christophe Rizoud (contributeur éminent de Forum Opéra comme tous les &quot;lyricomanes&quot; le savent) a, quant à lui, jeté un regard aussi décapant que subtil sur le monde de l'opéra ; traduit dans les cent entrées de ses &quot;100 Maux de l'Opéra&quot;.       <br />
              <br />
       Un lexique qui se veut autant une déclaration d'amour à l'opéra (voir &quot;Callas&quot;, &quot;Métastase&quot; ou &quot;Colorature&quot;) qu'une analyse de ses phénomènes historiques (les &quot;Huées&quot; que supportait stoïquement Verdi, voir aussi l'article &quot;Claque&quot; par exemple), économiques (&quot;Grève&quot;, &quot;Coproduction&quot;), et sociologiques (voir la section &quot;Avion&quot; dans laquelle l'auteur nous rappelle qu'un voyage climatisé de huit heures entre New York et Paris peut menacer la santé d'un chanteur quand celui-ci doit arriver en catastrophe pour un remplacement alors que Caruso pouvait se reposer dix jours pendant la traversée de l'Atlantique – mais on se précipitera aussi sur les chapitres &quot;Twitter&quot;, &quot;Réseaux sociaux&quot; ou &quot;Ponctualité&quot;). Car avec son esprit habituel, Christophe Rizoud ne manque pas d'épingler les tics et travers du monde fou de l'opéra et du &quot;Lyricomane&quot; avec des entrées consacrées au &quot;Smartphone&quot;, à la &quot;Toux&quot; ou encore au &quot;Snobisme&quot; - des maux que connait bien tout passionné d'art lyrique. Bonne lecture !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35124361-31897451.jpg?v=1561625177" alt="Que lire cet été ? Des livres en musique !" title="Que lire cet été ? Des livres en musique !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35124361-31897435.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Que-lire-cet-ete-Des-livres-en-musique-_a2449.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
