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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-13T19:02:38+02:00</dc:date>
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   <title>BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps</title>
   <pubDate>Thu, 30 Jan 2025 16:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chloé Moglia invente une discipline. Elle a été la seule au monde à réaliser cette pratique pendant plusieurs années. Depuis, d'autres circassiennes l'ont rejointe pour travailler la suspension. Dans ce spectacle, ce n'est pas elle qui officie, c'est une autre circassienne, une autre suspensive, et l'inventrice se contente d'être directrice artistique et de veiller au grain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86045156-61256582.jpg?v=1738251881" alt="BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps" title="BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps" />
     </div>
     <div>
      Inutile de chercher dans le dictionnaire (ce que j'ai fait pour vous), pour ne trouver à &quot;suspensive&quot; qu'un adjectif en référence aux points de suspension et à un terme de droit qui signifie <span style="font-style:italic">&quot;qui arrête, qui empêche d'aller en avant&quot;</span>. Et pourtant, une partie de cette deuxième définition peut être adoptée pour la pratique de cette suspensive. Une manière d'arrêter, une manière de repousser l'instant où aller de l'avant, de repousser l'acte.       <br />
              <br />
       Il y a une forme de dilatation volontaire du temps dans cette démarche. Ce qui, dans ce qu'on appelle un numéro de cirque, ne dure qu'une seconde, ce court instant où l'acrobate saisit son agrès pour s'élancer dans sa voltige. Ce court instant est ici la matière même de la performance. L'accroche, cette main qui s'agrippe à la barre du trapèze pour lancer le corps de l'acrobate dans son évolution aérienne, cette accroche va être indéfiniment étendue, répétée, éprouvée et surtout vécue.       <br />
              <br />
       C'est en partie pour se libérer de la contrainte de l'exploit qui découle des agrès classiques que Chloé Moglia commença l'expérimentation de sa nouvelle discipline. La prouesse que le public attend de la part des acrobates lui apparut comme une finalité sclérosante. Le balancement du trapèze est une injonction à l'acte. C'est ainsi qu'elle commença les suspensions, comme l'élargissement de ce laps de temps où l'acrobate s'accroche à l'agrès : <span style="font-style:italic">&quot;Cela suspend l'exécution des choses. Et l'exécution, c'est la mort&quot;,</span> dit-elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86045156-61256585.jpg?v=1738251910" alt="BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps" title="BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Rouge Merveille&quot;, Mélusine Lavinet-Drouet commence par mettre en place et déployer, à vue et avec l'aide du public, le dispositif qui va servir son évolution. Un mécanisme manœuvré à la main dresse un mât en métal qui se termine par deux branches symétriques comme des ailes d'hirondelles. Se hissant aux quatre mètres du dispositif, la suspensive commence alors sa lente évolution et une sorte de fascination se glisse alors subrepticement dans les esprits de celles et de ceux qui regardent le spectacle.       <br />
               <br />
       Suspendue d'une seule main, crochant parfois une jambe, un pied, changeant de bras pour attraper un sac à dos et dans ce sac à dos une gourde, puis un livre qu'elle feuillette avec douceur, la circassienne enchaîne les déplacements sur toute la longueur de ses deux barres courbes. S'arrêtant de temps en temps pour tourner lentement de 360° autour de l'axe de son poignet qui supporte seul le poids de son corps, on est saisi soudain de l'illusion que ce corps est soudain libéré de cette main comme si celle-ci faisait partie du dispositif de fer, tandis que le visage de l'artiste, souriant, observe la totalité du paysage qui l'entoure et le public sous elle, comme un champ de visages levés vers le ciel.       <br />
              <br />
       Ainsi, durant une petite demi-heure, le temps s'étire, et l'irréelle sensation d'apesanteur fascine, comme une respiration plus vaste, un élancement vers la contemplation. <span style="font-style:italic">&quot;Moins tu fais, plus il y a&quot;</span>, dit encore de manière énigmatique et imagée Chloé Moglia.       <br />
               <br />
       Outre cette performance, la compagnie Rhizome que dirige Chloé Moglia présente, lors de la BIAC, deux autres spectacles : &quot;Bleu Tenace&quot; à Avignon et &quot;La Spire&quot; à Marseille.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu le 11 janvier 2025 à La Friche Belle de Mai, Marseille, dans le cadre de la BIAC 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rouge Merveille"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86045156-61256587.jpg?v=1738251935" alt="BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps" title="BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique : Chloé Moglia.       <br />
       Suspension : Mélusine Lavinet-Drouet.       <br />
       Collaboration artistique : Mélusine Lavinet-Drouet, Marie Fonte et Mélanie Jouen.       <br />
       Remerciements à Irène Le Goué.       <br />
       Création musicale : Marielle Chatain.       <br />
       Conception et réalisation de la ligne de suspension : Éric Noël et Silvain Ohl.       <br />
       Le spectacle comporte un extrait de &quot;Cerveau&quot;, de Laura Vazquez.       <br />
       Régie générale : Sylvain Pecker.       <br />
       Par la Compagnie Rhizome.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
       Tout public.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       30 mars 2025 : L'Hermine, Sarzeau (56).       <br />
              <br />
       <b>6ᵉ édition de la Biennale Internationale des Arts du Cirque, Marseille et toute la région Provence-Alpes-Côte d'Azur</b>       <br />
       Un mois de cirque en région Sud.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 janvier au 9 février 2025.</span>       <br />
       Renseignements et réservations sur le site de la BIAC :       <br />
       <a class="link" href="https://biennale-cirque.com/" target="_blank">&gt;&gt; biennale-cirque.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86045156-61256582.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…</title>
   <pubDate>Mon, 09 Dec 2024 07:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si, dans "Le cercle des poètes disparus", un professeur fantasque incitait ses étudiants à s'affranchir des règles afin d'éveiller en eux le goût à nul autre pareil de la liberté, Chloé Moglia, danseuse aérienne, défie les lois de la pesanteur (physique, mais pas que…) pour dessiner – avec son corps et ses mots recomposés – le visage de notre humanité, de ses origines à nos jours. "Une leçon de choses" à donner le vertige…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84813108-60537985.jpg?v=1733679173" alt=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" title=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" />
     </div>
     <div>
      Avec, pour seul agrès, un cercle géant (non fermé sur lui-même, mais ouvert au questionnement) et des lettres qu'elle assemblera au gré de ses explorations tous azimuts, elle arpente avec une grâce édénique le parcours de notre genèse, héritiers que nous sommes de la chaîne infinie du vivant depuis l'apparition des bactéries et, au-delà, du grand vide qui les a précédées. Une bande sonore, diffusée en contrepoint, fait entendre les textes (im)pertinents de penseurs – Emanuele Coccia, Val Plumwood, Richard Feynman et d'autres encore – mettant en perspective l'importance démesurée que l'Homme se donne par rapport au reste du vivant, domaine auquel il appartient en tant qu'élément constitutif d'un tout qui le dépasse grandement.       <br />
              <br />
       Faisant écho aux arabesques suspendues d'un corps (le sien) qui semble échapper à l'attraction terrestre, elle &quot;tire des lignes&quot; liant les corps entre eux, les confondant dans la même expérience depuis que la vie se transmet dans un corps à corps sans fin. Ainsi, toute tentative de circonscrire un élément du vivant en en dessinant le contour est vouée irrémédiablement à l'échec… puisque tout être contient en lui ceux qui l'ont précédé et transmettra, à son tour, son héritage aux suivants.       <br />
              <br />
       L'humour – cette mise à distance ô combien salutaire – s'invite à la matière linguistique des lettres assemblées de manière aléatoire pour faire jaillir des sens inattendus (Vide… Ovide, l'auteur justement des &quot;Métamorphoses&quot;, Ecce… Women, etc.). Ou encore, lorsque dessinant un avatar humain jactant à qui mieux mieux, elle tend un micro sous son nez avant de lui clore le bec en effaçant sa caricature dessinée au tableau noir. Une claque sur le pif proéminent… pour rire de tous les tenants de l'anthropocentrisme qui ne conçoivent le monde qu'à travers le prisme du nombril humain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84813108-60537987.jpg?v=1733679239" alt=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" title=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, débarrassée de l'empilage des injonctions oiseuses &quot;alourdissant&quot; l'homo sapiens ordinaire en lui faisant croire qu'il est supérieur aux autres espèces, elle tutoie les sphères aériennes en faisant sien le point de vue critique… du crocodile ! <span style="font-style:italic">&quot;Le crocodile nous remet à notre place, il fait fi de nos prétentions à être une espèce supérieure, extérieure à la chaîne alimentaire et nous incite à reconnaitre que nous sommes une espèce animale parmi d'autres et une source de nourriture qui n'est singulière qu'en raison de son arrogance&quot;.</span> (Val Plumwood)… Mais si toutes ces certitudes erronées ressassées en boucle par l'espèce humaine pour faire croire à son (h)omni-importance s'effondrent, s'il n'y a plus rien à quoi se raccrocher, que reste-t-il ? Comment tenir ?       <br />
              <br />
       … Tenir en équilibre, suspendue très longuement à la force d'une seule main (véritable exploit physique) au cercle providentiel (ni début, ni fin mais un continuum de points) pour entrevoir les lignes du ciel et de la terre convergeant vers la même ligne d'horizon, point de rencontre entre l'infini et le fini. Un univers-monde toujours en (r)évolution autour d'un axe désaxé, et ne pouvant se réduire à une peau de chagrin, serait-ce celle de l'Homme.       <br />
              <br />
       Semblant littéralement flotter dans l'air, artiste et philosophe confondues dans la même enveloppe charnelle, Chloé Moglia donne à voir et à entendre l'insoupçonnable légèreté de l'être libéré du poids des a priori de supériorité cultivés comme viatique illusoire par son espèce. Dans son sillage, on se met, nous aussi, à rêver à l'effondrement de la pensée binaire créant les hiérarchies dans le monde vivant pour tenter de justifier tous les systèmes de domination et d'oppression. Une soirée solaire… où l'on se prend à danser avec un corps pensant.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mardi 3 décembre 2024 à la Manufacture CDCN de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"O"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84813108-60538018.jpg?v=1733679343" alt=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" title=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" />
     </div>
     <div>
      Création 2022.       <br />
       Conception et réalisation : Chloé Moglia.       <br />
       Création musicale : Marielle Chatain.       <br />
       Création lumière : Arnaud Lavisse.       <br />
       Direction technique et collaboration artistique : Hervé Chantepie       <br />
       Conception et construction de la structure : Éric Noel et Silvain Ohl       <br />
       Régie son : Clément Crubilé.       <br />
       Régie lumière : Michel Bertrand.       <br />
       Voix enregistrées : Iseut Dubet et Chloé Moglia.       <br />
       Par la compagnie Rhizome.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 3 au mercredi 4 décembre 2024 à la Manufacture CDCN de Bordeaux (33), en coorganisation avec la Scène nationale Carré-Colonnes.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 et 11 décembre 2024 : La Passerelle - Scène nationale, Saint-Brieuc (22).       <br />
       15 et 16 mai 2025 : Le Zef - Scène nationale, Marseille (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84813108-60537985.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/O-Le-cercle-des-origines-retrouvees-une-ouverture-vertigineuse_a4100.html</link>
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