<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T04:09:56+01:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-5347715</guid>
   <title>"Siegfried et l’anneau maudit" : les Jeunes préfèrent Wagner !</title>
   <pubDate>Sat, 23 Mar 2013 18:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l’Opéra de Paris, une nouvelle production propose cette semaine une version miniature de la tétralogie de Richard Wagner, "L’Anneau du Nibelung", à destination d’un large public jeune ou non initié. Une occasion unique de faire connaissance avec son univers riche et poétique en moins de deux heures !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5347715-7979805.jpg?v=1364147861" alt=""Siegfried et l’anneau maudit" : les Jeunes préfèrent Wagner !" title=""Siegfried et l’anneau maudit" : les Jeunes préfèrent Wagner !" />
     </div>
     <div>
      Un héros, une quête, un dragon, un anneau magique, l’éternel combat des forces du Bien et du Mal : voilà qui relève d’un monde familier grâce aux films et aux jeux préférés des jeunes. Il paraît donc évident que l’univers du Ring, comme l’appellent les inconditionnels du compositeur allemand, ne peut que les intéresser. Mais on ne pénètre pas facilement dans une œuvre si imposante qu’elle fait peur, y compris à un public d’amateurs qui ne serait pas prêt à passer une vingtaine d‘heures à l’opéra - sans une initiation préalable.       <br />
              <br />
       C’est justement ce qui nous est présenté à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, &quot;Siegfried et l’anneau maudit&quot;. Un spectacle tous publics pour une nouvelle adaptation respectueuse de la dramaturgie wagnérienne : pas un mot, pas une note qui ne soient issus de l’œuvre de référence. Il s’agit d’un arrangement orchestral pour seize instruments, aux couleurs variées, de la partition initiale sur un nouveau livret composé à partir des originales. Un authentique opéra en langue allemande surtitré en français pour une durée et un prix abordables, dont l’histoire a été recentrée autour du héros Siegfried - comme elle avait été d’abord conçue par Richard Wagner.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5347715-7979806.jpg?v=1364147862" alt=""Siegfried et l’anneau maudit" : les Jeunes préfèrent Wagner !" title=""Siegfried et l’anneau maudit" : les Jeunes préfèrent Wagner !" />
     </div>
     <div>
      Quand l’histoire commence, nous sommes invités à plonger dans un univers légendaire fascinant : alors que Siegfried dort sur une plage non loin des eaux habitées par les Filles du Rhin, gardiennes d’un anneau aux pouvoirs magiques, le nain Alberich fomente un mauvais coup. S’ensuivront des aventures incroyables pleines de péripéties drôles ou tragiques où se croisent géants, nains, dragon et autres créatures fabuleuses. De la jeunesse de Siegfried au complot final où il succombe, c’est un monde plein de fantaisie et de magie qui se rappelle à notre mémoire commune, dans un opéra qui ne sacrifie en rien l’exigence artistique de son créateur.        <br />
              <br />
       Une musique sublime de surcroît servie par une équipe artistique de très grande qualité : le chef Marius Stieghorst, assistant de Philippe Jordan, directeur musical de l’Opéra de Paris, comme les autres interprètes, chanteurs venus d’horizons divers ou musiciens de l’Ensemble Initium et du Cercle de l’Harmonie. La mise en scène est confiée à une habituée des lieux, Charlotte Nessi, de l’Ensemble Justiniana, dont l’action en faveur d’une démocratisation du répertoire opératique est bien connue. Une mise en scène qui utilisera de nombreuses ressources dont la vidéo, puisant aux sources de l’esthétique expressionniste d’un Murnau ou d’un Fritz Lang. Après cinq représentations parisiennes, le spectacle fera le tour des opéras et des scènes en France pour 25 dates prévues en 2013 et 2014. C’est le moment d’inviter ses neveux et leurs parents !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Première le mardi 26 mars 2013 à 20 h.       <br />
       Mercredi 27 mars 2013 à 15 h.       <br />
       Samedi 30 mars 2013, mardi 2 avril, vendredi 5 avril et samedi 6 avril 2013 à 20 h.</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Siegfried et l’anneau maudit&quot;.</b>       <br />
       À partir de 7 ans.       <br />
       Musique : Richard Wagner.       <br />
       Livret d’après &quot;L’Anneau du Nibelung&quot; de Richard Wagner.       <br />
       En allemand surtitré.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       Marius Stieghorst, direction musicale.       <br />
       Charlotte Nessi, mise en scène.       <br />
       Gérard Champlon, scénographie et lumières.       <br />
       Mike Guermyet, images.       <br />
       Jérôme Kaplan, costumes.       <br />
       Victorien Vanoosten, assistant direction musicale et chef de chant.        <br />
              <br />
       Jan Rusko, Siegfried.       <br />
       Michel Fockenoy, Mime.       <br />
       Florian Westphal, Fasolt, Wotan.       <br />
       Jacques Calatayud, Alberich.       <br />
       Jérémie Brocard, Fafner, Hagen.       <br />
       Marie-Adeline Henry, Wellgunde, Brünnhilde.       <br />
       Valérie Condoluci, Woglinde, Waldvogel, Gutrune.       <br />
       Sylvie Althaparro, Flosshilde.       <br />
              <br />
       Orchestre : Les Solistes du Cercle de l’Harmonie, l’Ensemble Initium.        <br />
              <br />
       Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, 08 92 89 90 90.       <br />
       120, rue de Lyon, Paris 12e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5347715-7979805.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Siegfried-et-l-anneau-maudit-les-Jeunes-preferent-Wagner-_a862.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-5287189</guid>
   <title>Une nuit au musée Henner avec les musiciens de l’Opéra de Paris !</title>
   <pubDate>Mon, 04 Mar 2013 19:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans l’hôtel particulier qui abrite une très belle collection des œuvres du peintre Jean-Jacques Henner, les mélomanes auront le plaisir d’écouter deux quatuors à cordes, le genre roi de la musique de chambre. Rendez-vous avec Leos Janàcek et Johannes Brahms le jeudi 7 mars.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5287189-7890176.jpg?v=1362420712" alt="Une nuit au musée Henner avec les musiciens de l’Opéra de Paris !" title="Une nuit au musée Henner avec les musiciens de l’Opéra de Paris !" />
     </div>
     <div>
      En marge de l’exposition &quot;Sensualité et spiritualité&quot; sur la peinture religieuse du peintre officiel de la Troisième République, et de ses contemporains - Gustave Moreau, Léon Bonnat, entre autres -, le musée organise de nombreuses manifestations très intéressantes : des lectures, des conférences, des ateliers et surtout des concerts. Ce mois - comme le suivant (le 6 avril) - nous est proposé un concert des musiciens de l’Opéra national de Paris.        <br />
              <br />
       C’est le Quatuor Nijinski qui est chargé, cette semaine, de nous donner un avant-goût de printemps avec un programme particulièrement beau. Le Quatuor n°1 de Leos Janàcek emprunte son nom, &quot;Sonate à Kreutzer&quot;, de l’adoration du compositeur tchèque pour la littérature russe et singulièrement pour la nouvelle du comte Tolstoï. Cette histoire d’amour défendu, qui finit tragiquement, inspire au plus haut point le vieux maître de soixante-neuf ans alors épris de Kamila Stösslovà, une jeune femme de quarante ans sa cadette ! L’intensité émotionnelle du quatuor, écrit en une semaine en 1923, n’a d’égal que la richesse des atmosphères créées par une écriture musicale pionnière. Il reste cinq ans à vivre au compositeur moldave, mais on ne l’entend guère !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5287189-7890177.jpg?v=1362420713" alt="Une nuit au musée Henner avec les musiciens de l’Opéra de Paris !" title="Une nuit au musée Henner avec les musiciens de l’Opéra de Paris !" />
     </div>
     <div>
      Et si le titre fait aussi penser à l’immense legs beethovenien en matière de musique de chambre, c’est plutôt dans le Quatuor n°2 de Johannes Brahms qu’on en trouvera l’héritage. Terminé en 1873, après des années d’atermoiement - le compositeur originaire de Hambourg se sentait écrasé par l’ombre du &quot;géant&quot; au caractère orageux, i.e Ludwig - on ne saurait qu’être emporté par l’élégiaque sensibilité d’une œuvre, dont la tonalité en La mineur distille toute sa profonde mélancolie. Une quête de l’absolu, pour celui que Robert Schumann appelait &quot;l’élu&quot;, et qui entre en une féconde résonance avec l’exposition en cours.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jeudi 7 mars 2013 à 19 h.</span>       <br />
       Concert des musiciens de l’Opéra national de Paris.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Musée Jean-Jacques Henner, 01 47 63 42 73.       <br />
       43, avenue de Villiers, Paris 17e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.musee-henner.fr/" target="_blank">&gt;&gt; musee-henner.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       Leos Janàcek, Quatuor n°1 &quot;Sonate à Kreutzer&quot;.       <br />
       Johannes Brahms, Quatuor opus 51 n°2 en la mineur.       <br />
       Par le Quatuor Nijinski.       <br />
       Thibault Vieux, Sylvie Sentenac, violons.       <br />
       Jonathan Nazet, alto.       <br />
       Alexis Descharmes, violoncelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5287189-7890176.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-nuit-au-musee-Henner-avec-les-musiciens-de-l-Opera-de-Paris-_a850.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-5260700</guid>
   <title>Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !</title>
   <pubDate>Mon, 25 Feb 2013 07:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Et si vous vous réchauffiez au feu de ce pianiste de génie en cet hiver glacial ? Cette semaine, à la Cité de la Musique, ce sera aussi l’occasion de vérifier que le chef Paavo Järvi est bien l’explorateur d’un répertoire trop rarement joué !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5260700-7851086.jpg?v=1361731291" alt="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" title="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" />
     </div>
     <div>
      Il faut absolument découvrir le pianiste polonais Piotr Anderszewski en concert cette semaine. Celui que d’aucuns considèrent comme le nouveau Glenn Gould est un artiste qui ne ressemble à personne. Peut-être connaissez-vous le pianiste polonais pour l’avoir vu sur Arte dans deux documentaires que lui a consacré Bruno Monsaingeon. Et ce n’est pas bien-sûr l’unique raison du parallèle établi avec le mythique interprète des &quot;Variations Goldberg&quot; de Bach.        <br />
              <br />
       Piotr Anderszewski est un musicien né, dont la quête exigeante dépasse les limites habituelles d’une carrière de virtuose. Une légende entoure déjà cet interprète exceptionnel des concertos de Mozart, des &quot;Variations Diabelli&quot; de Beethoven - autant dire le Graal des pianistes. Une impressionnante discographie témoigne, outre les concerts, de l’acuité, de la singularité de son jeu. Il n’a pas été récompensé pour rien comme &quot;pianiste au talent exceptionnel&quot; par le Gilmore Award, décerné tous les quatre ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5260700-7851096.jpg?v=1361731292" alt="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" title="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" />
     </div>
     <div>
      L’Orchestre de Paris invite donc tout naturellement ce grand artiste et en profite pour mieux faire connaître au public français un compositeur polonais au style intrigant, Karol Szymanowski. En effet, en 2005, Piotr Anderszewski a enregistré les œuvres pour piano solo de son compatriote, mort en 1937. Un CD acclamé par la critique, résultat d’une longue exploration passionnée d’un univers musical qui n’était pas une évidence pour l’interprète. C’est que se lancer des défis inconfortables est une évidence pour Anderszewski : ce qu’il appelle s’absenter pour atteindre à l’universel. Énigmatique conception que nous sommes vraiment pressé(e)s d’expérimenter en direct. Comment la Symphonie concertante de K. Szymanovski, avec son langage original élaboré à partir de la révolution Wagner, et contemporain de Richard Strauss, sera-t-elle transcendée lors de cette rencontre des plus excitantes sous influence slave ? Réponse mercredi et jeudi.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Mercredi 27 et jeudi 28 février 2013 à 20 h.</span>       <br />
       Cité de la Musique, Salle des concerts, 01 44 84 44 84.       <br />
       221, avenue Jean Jaurès, Paris 19e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.citedelamusique.fr" target="_blank">&gt;&gt; citedelamusique.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       Joseph Haydn, Symphonie &quot;parisienne&quot; n°86.       <br />
       Karol Szymanovski, Symphonie n°4 &quot;concertante&quot; pour piano et orchestre, opus 60.       <br />
       Johannes Brahms, Sérénade n°1 en ré majeur, opus 11.       <br />
              <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Paavo Järvi, direction.       <br />
       Piotr Anderszewski, piano.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5260700-7851086.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Soir-historique-Piotr-Anderszewski-fait-ses-debuts-avec-l-Orchestre-de-Paris-_a846.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-5180424</guid>
   <title>"Elektra" à l’Opéra de Marseille : règlements de compte sanglants chez les Atrides !</title>
   <pubDate>Thu, 31 Jan 2013 08:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’Opéra de Marseille produit une nouvelle "Elektra", le chef d’œuvre de Richard Strauss, du 7 au 16 février avec Jeanne-Michèle Charbonnet dans le rôle-titre. Un événement majeur parmi les nombreux rendez-vous de la ville, Capitale européenne de la Culture 2013.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5180424-7729196.jpg?v=1359619430" alt=""Elektra" à l’Opéra de Marseille : règlements de compte sanglants chez les Atrides !" title=""Elektra" à l’Opéra de Marseille : règlements de compte sanglants chez les Atrides !" />
     </div>
     <div>
      C’est donc à Mycènes et dans l’Antiquité que le sang va couler ! Et dans la fosse aussi. Ce quatrième opéra du compositeur autrichien - sur un total de quinze - trouve son sujet chez Sophocle. Occasion pour Richard Strauss d’initier sa collaboration avec l’écrivain Hugo von Hofmannsthal, rencontré à Paris en 1900. Une coopération qui se poursuivra pour six opéras, dont certains sont des sommets lyriques du XXe siècle. Le mythe, nous le connaissons : à la fin de la Guerre de Troie, le chef de la flotte grecque, Agamemnon, est assassiné à la hache par l’amant de son épouse Clytemnestre, le jour même de son retour après dix ans d’absence. Retrouvailles sympathiques qui ne signent pas la fin de la barbarie ! Cette famille royale est maudite depuis longtemps par les Dieux : ce sont les Atrides. La tragédie se déploie avec sa spirale infernale de vengeances, sombres prestiges de la &quot;dikè contre dikè&quot;* (ou loi du Talion).       <br />
              <br />
       Car le sang appelle le sang et la fille d’Agamemnon, Electre, ne peut que ronger son frein en l’absence de son frère, Oreste. Quand le rideau se lève, quelques années ont passé. Elle est prisonnière dans le palais, forcée de crier ses imprécations avec les chiens qui la cernent, de par un décret du nouveau roi assassin, Egisthe. Ivre de rage et de douleur, la bacchante, à qui on a annoncé la mort d’Oreste, tente en vain de rallier sa sœur Chrysothémis à son affreux projet. Tuer à la hache sa mère et son beau-père haïs ! Son frère survient déguisé, et c’est dans le sang et la folie que se conclut cette &quot;tragédie musicale&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5180424-7729197.jpg?v=1359619430" alt=""Elektra" à l’Opéra de Marseille : règlements de compte sanglants chez les Atrides !" title=""Elektra" à l’Opéra de Marseille : règlements de compte sanglants chez les Atrides !" />
     </div>
     <div>
      Les rôles ont immédiatement été déclarés impossibles à chanter : la créatrice du rôle de Clytemnestre en 1909 ayant jugé l’opéra &quot;horrible&quot;, et les performances vocales dangereuses, au-delà de la frontière déjà extrême du chant wagnérien. Quant à Richard Strauss, il demanda à l’orchestre de &quot;hurler&quot; lors de la première, bien plus intéressé par ses audaces de composition musicale que par ses chanteurs ! Polytonalité et limites de l’atonalité se rechargent dans la violence maximale de la musique du futur chef de l’Opéra de Vienne. Une partition osée, mais qui exclut toute écriture dodécaphonique, (comprenez : c’est audible !). Un chef d’œuvre.       <br />
              <br />
       Espérons que la soprano dramatique, Jeanne-Michèle Charbonnet, aura retrouvé ses moyens pour le rôle d’Elektra, depuis Dijon**, grâce à la météo clémente marseillaise. Nous attendons aussi l’Oreste de Nicolas Cavallier, un habitué des lieux. Et nous sommes curieux de retrouver le chef israélien, Pinchas Steinberg, déjà entendu à l’Opéra de Paris, dans une excellente &quot;Salomé&quot; de ce même Richard Strauss.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Notes :       <br />
       * Voir &quot;L’Orestie&quot; d’Eschyle et &quot;Electre&quot; de Sophocle.       <br />
       ** Voir notre article &quot;Les filles d’Ariane à l’Opéra de Dijon&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 7 au 16 février 2013.</span>       <br />
       Jeudi 7, mercredi 13, samedi 16 à 20 h ; dimanche 10 à 14 h 30.       <br />
       Opéra de Marseille, 2, rue Molière, Marseille 1er, 04 91 55 11 10.       <br />
       <a class="link" href="http://opera.marseille.fr/" target="_blank">&gt;&gt; opera.marseille.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Elektra&quot;, tragédie musicale en un acte (1909).</b>       <br />
       Livret en allemand de Hugo von Hofmannsthal.       <br />
       Musique de Richard Strauss (1864-1949).       <br />
       Surtitré en français.        <br />
       Durée : environ 1 h 50 sans entracte.       <br />
              <br />
       Pinchas Steinberg, direction musicale.       <br />
       Charles Roubaud, mise en scène.       <br />
       Emmanuelle Favre, décors.       <br />
       Katia Duflot, costumes.       <br />
       Marc Delamézière, lumières.       <br />
              <br />
       Jeanne-Michèle Charbonnet, Elektra.       <br />
       Ricarda Merbeth, Chrysothémis.       <br />
       Marie-Ange Todorovitch, Clytemnestra.       <br />
       Patrick Raftery, Aegisthe.       <br />
       Nicolas Cavallier, Orest.       <br />
              <br />
       Orchestre et Chœur de l’Opéra de Marseille.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5180424-7729196.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Elektra-a-l-Opera-de-Marseille-reglements-de-compte-sanglants-chez-les-Atrides-_a831.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-5169233</guid>
   <title>"La Khovantchina" : un complot russe magistral à Bastille !</title>
   <pubDate>Mon, 28 Jan 2013 11:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’opéra parisien redonne quasiment à l’identique la production de 2001 d’une œuvre de Modeste Moussorgski, "La Khovantchina" - du nom donné par le tsar Pierre le Grand à la révolte des Princes Khovanski au XVIIe siècle. Une épopée lyrique jusque dans sa conception !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5169233-7713530.jpg?v=1359368393" alt=""La Khovantchina" : un complot russe magistral à Bastille !" title=""La Khovantchina" : un complot russe magistral à Bastille !" />
     </div>
     <div>
      À l’origine, cet opéra - inachevé - du compositeur russe devait figurer dans un triptyque consacré aux moments charnières de l’histoire russe en seconde place (le premier volet étant &quot;Boris Godounov&quot;). Le troisième tableau ne vit pas le jour, et cette &quot;Khovantchina&quot; péniblement conçue entre 1873 et 1880, n‘est qu’à peine ébauchée. Seuls deux passages sont entièrement orchestrés à la mort prématurée du musicien ; la partition étant restée au stade de l’écriture pour le piano et les voix. Rimski-Korsakov l’achève dès la disparition de son ami, membre comme lui du Groupe des Cinq*. D’autres musiciens éminents en proposeront des versions : la plus fidèle étant l’orchestration proposée par Dimitri Chostakovitch en 1959 (celle que nous entendons à Bastille).        <br />
              <br />
       Le livret - coécrit par Moussorgski et le porte-parole du Groupe des Cinq, Vladimir Stassov - présente un épisode historique célèbre. Le Prince Ivan Khovanski, chef du corps redouté des archets (ou Streltsy) créé par Ivan IV (alias &quot;le Terrible&quot;), est un boyard, c’est-à-dire un des premiers nobles de l’empire. De cette noblesse fidèle aux racines slavophiles et tatares qui s’est alliée aux religieux traditionalistes, les Vieux-Croyants (ces &quot;Raskolniks&quot; chers à l’écrivain Alexandre Soljénitsyne), radicalement opposés aux réformes tant religieuses que politiques, entreprises dans la deuxième partie du XVIIe siècle. Tous périront après avoir tenté un coup d’état au Kremlin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5169233-7713531.jpg?v=1359368394" alt=""La Khovantchina" : un complot russe magistral à Bastille !" title=""La Khovantchina" : un complot russe magistral à Bastille !" />
     </div>
     <div>
      L’inachèvement de l’opéra se remarque ici ou là dans quelques faiblesses du livret (le choix et l’enchaînement de certains épisodes, la caractérisation de deux ou trois personnages) mais l’œuvre présente beaucoup de très belles scènes, tout droit sorties des enluminures russes et des tableaux du peintre Vassili Sourikov (1848-1916), sources avérées du metteur en scène. Les scènes collectives sont par conséquent impressionnantes dans les choix classiques mais intelligents d’Andrei Serban, qui rendent lisibles tout autant les rapports de force entre les groupes de personnages (en gros, modernistes pro-européens menés par l’ambigu Prince Golitsine contre mystiques traditionalistes conduit par le moine Dosifei) que les mouvements de foule à Moscou. Les tableaux s’enchaînent le plus souvent sur une musique grandiose, puisant à la fois aux sources du folklore russe, des chants liturgiques orthodoxes et du modèle opératique verdien.       <br />
              <br />
       Mais justement les scènes intimistes, succédant aux grands chœurs qui font frémir (on a cependant connu le Chœur de l’Opéra de Paris plus précis), sont les moins réussies - à l’exception des face-à-face entre Golitsine, Ivan Khovanski et Dosifei. Le personnage fictif de Marfa, maîtresse abandonnée par le fils du Prince Ivan Khovanski, Andrei, et de plus voyante, n’est guère cohérent : pleurer son amour perdu jusque dans la scène finale - scène exceptionnelle car les Vieux-Croyants s’immolent par le feu pour échapper aux soldats du tsar - est juste ridicule, quand elle est censée partager leur foi radicale et leur destin. Sans parler du personnage d’Andrei Khovanski, encore plus risible. À essayer à tout prix de tresser les fils d’une intrigue historique convaincante et les fils d’une histoire mélodramatique sentimentale, les librettistes font perdre à l’opéra son efficacité dramaturgique. Et le rideau baissé cinq fois pour les cinq changements de décors n’arrange rien. La force du drame se perd à ces moments.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5169233-7713535.jpg?v=1359368394" alt=""La Khovantchina" : un complot russe magistral à Bastille !" title=""La Khovantchina" : un complot russe magistral à Bastille !" />
     </div>
     <div>
      Et quel ennui que ces duos ! Entre Marfa et son amant infidèle Andrei, chantés de surcroît par des chanteurs en petite forme (Où étiez-vous ce mardi soir Vladimir Galouzine ? Aux abonnés absents…) ou encore cette scène absurde de crêpage de chignons avec une religieuse improbable, Susanna…        <br />
              <br />
       Heureusement, à chaque fois que le boyard Ivan Khovanski - puissant Gleb Nikolsky, vraiment princier - et que le moine Dosifei apparaissent, la salle chavire. Dosifei, c’est la jeune basse Orlin Anastassov, formidable. Il chante pour la plus grande gloire du dieu de la musique, avec l’exaltation mystique vraiment sombre qui convient, à l’unisson de cette œuvre ténébreuse, frappée au coin du haut style vieux-russien. Ces deux-là méritent vraiment le déplacement. N’oublions pas le clerc (Vadim Zaplechny), à qui revient la tâche écrasante d’ouvrir l’opéra, burlesque et brillant à souhait. Et puis le cinquième acte est absolument génial, enrichissant le grand souffle épique qu’on espère. Il est transcendé par une belle idée de mise en scène pour figurer flammes et cendres dans la forêt : les corps disparaissent et deviennent spectres.        <br />
              <br />
       Enfin, on se précipitera pour écouter le chef Michail Jurowski, applaudi chaleureusement par les musiciens de l’orchestre de l’Opéra (c’est plutôt rare). C’est dire à quel point ce fils d’un compositeur estimé (et père de deux chefs !) est le meilleur pour faire briller l’orchestration du grand compositeur de la Symphonie de Leningrad. Il a d’ailleurs été récompensé récemment par le Prix international Chostakovitch, décerné en Suisse.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Note :       <br />
       *Le Groupe des Cinq était composé de Balakirev, Cui, Rimski Korsakov, Borodine et Moussorgski.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Spectacle vu le 22 janvier 2013.       <br />
       <b>&quot;La Khovantchina&quot;, drame musical historique en cinq actes (1886).</b>       <br />
       Musique de Modeste Moussorgski (1839-1881).       <br />
       Livret du compositeur et de Vladimir Stassov.       <br />
       Orchestration de Dimitri Chostakovitch.        <br />
              <br />
       Michail Jurowski, direction musicale.       <br />
       Andrei Serban, mise en scène.       <br />
       Richard Hudson, décors et costumes.       <br />
       Yves Bernard, lumières.       <br />
       Laurence Fanon, chorégraphie.       <br />
       Alessandro di Stefano, chef de chœur.        <br />
              <br />
       Gleb Nikolsky, Prince Ivan Khovanski.       <br />
       Vladimir Galouzine, Prince Andrei Khovanski.       <br />
       Vsevolod Grivnov, Prince Vassili Golitsine.       <br />
       Orlin Anastassov, Dosifei.       <br />
       Larissa Diadkova, Marfa.       <br />
       Marina Lapina, Susanna.       <br />
       Vadim Zaplechny, le clerc.        <br />
              <br />
       Orchestre et Chœur de l’Opéra National de Paris.       <br />
       Maîtrise des Hauts-de-Seine, Chœur d’enfants de l’Opéra National de Paris.        <br />
              <br />
       Durée : 4 heures environ (avec 2 entractes).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Prochaines représentations :</span>       <br />
       Lundi 28 janvier, jeudi 31 janvier, mercredi 6 février, samedi 9 février 2013 à 19 h.        <br />
       Dimanche 3 février 2013 à 14 h 30.        <br />
       Diffusion en direct sur France Musique le 9 février 2013.       <br />
       Opéra Bastille, Paris 12e, 08 92 89 90 90.       <br />
       <a class="link" href="http://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5169233-7713530.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Khovantchina-un-complot-russe-magistral-a-Bastille _a828.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
