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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"L'Avare" L'approche "fraîche" et moderne d'un classique très codifié par Olivier Lopez</title>
   <pubDate>Tue, 11 Apr 2023 08:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "L'Avare" est ce grand classique français que Molière a écrit pour dénoncer l'un des vices de l'humain : l'avarice. Un vice qui devient, sous l'œil aigu de la comédie, un état obsessionnel, une monomanie totale, un excès démesuré que développe le comique du personnage phare de la pièce : Harpagon. Mais cette folie est également subie par tout l'entourage du personnage et tous ceux qui sont en son pouvoir. Enfants, employés de maison et relations sont tous impactés par ce mal.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72064403-50171978.jpg?v=1681196494" alt=""L'Avare" L'approche "fraîche" et moderne d'un classique très codifié par Olivier Lopez" title=""L'Avare" L'approche "fraîche" et moderne d'un classique très codifié par Olivier Lopez" />
     </div>
     <div>
      Olivier Lopez (metteur en scène, il y a quelques années, d'un formidable spectacle intitulé &quot;Bienvenue en Corée du Nord&quot;) s'intéresse autant au personnage principal qu'aux autres protagonistes. Il propose une lecture qui ne se contente pas de la virtuosité comique du texte de Molière et de ses nombreux ressorts comiques. Même si les confusions, les quiproquos et les machinations foisonnent, imposant au spectacle le rythme vif de la comédie, le metteur en scène met en valeur les dommages collatéraux de cette avarice poussée à l'extrême et, en premier lieu, sur les enfants d'Harpagon.       <br />
              <br />
       Fille et fils sont victimes. L'une doit accepter que son amant devienne secrétaire du père pour tenter d'entrer dans ses faveurs, l'autre recours à des emprunts usuraires abusifs pour pouvoir s'acheter ses habits. Ils sont également victimes de leurs soumissions à l'autorité paternelle quand Harpagon leur impose des mariages forcés. Pire, quand l'on découvre qu'il est le rival de son propre fils, Cléante. Mais la lecture d'Olivier Lopez n'en fait pas que des victimes. Ils ne sont pas &quot;tout blanc tout neige&quot;, ils sont complexes, et les réactions à l'injustice qu'ils subissent de la part de leur père font qu'eux-mêmes sont obsédés par l'argent. Un peu futiles, un peu sans cœurs, fille, fils, amante et amant possèdent ici, eux aussi, une belle monstruosité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72064403-50171992.jpg?v=1681196624" alt=""L'Avare" L'approche "fraîche" et moderne d'un classique très codifié par Olivier Lopez" title=""L'Avare" L'approche "fraîche" et moderne d'un classique très codifié par Olivier Lopez" />
     </div>
     <div>
      Ceci pour le fond qui transparaît par moments. Toute la représentation reste une belle comédie, dans un dispositif simple et ingénieux. Un grand rideau masque ou dévoile un plateau de planches où se déroule l'intrigue. Cela évite ainsi les entrées et sorties trop fréquentes des personnages. C'est aussi un clin d'œil aux symboles du théâtre classique : tréteaux et rideau.       <br />
              <br />
       Elle est comédie également par le jeu des comédiens et, en premier, celui d'Olivier Broche l'interprète d'Harpagon. Il crée ici un Harpagon virevoltant, tonique et d'une énergie communicative. Mais il ajoute au comique du personnage une violence, par moments, absolument savoureuse et qui fait comprendre toute la charge agressive que le personnage distribue autour de lui. Ce juste contrepoint rend encore plus drôle les moments de pure comédie.       <br />
              <br />
       À ses côtés, Stéphane Fauvel, dans son multiple rôle de maître Jacques, excelle. La jeune comédienne Marine Huet se glisse avec bonheur dans celui de La Flèche dont elle parvient à rendre, avec légèreté et vivacité, toute l'espièglerie. Gabriel Gillotte incarne un Cléante on-ne-peut-plus original, sorte de &quot;fashion victim&quot; un peu nigaude, avec le risque que son jeu tourne plus au stand-up qu'à l'interprétation purement théâtrale.       <br />
              <br />
       En effet, Olivier Lopez a mis en place une distribution qui assemble des vieux loups de plateau de théâtre et de jeunes pousses. La manière d'investir les rôles frappe par leurs différences. Les jeunes donnent ainsi un peu de frais et de modernité à des rôles en général très codifiés : l'amant, l'innocente, le valet…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Avare"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72064403-50172033.jpg?v=1681196677" alt=""L'Avare" L'approche "fraîche" et moderne d'un classique très codifié par Olivier Lopez" title=""L'Avare" L'approche "fraîche" et moderne d'un classique très codifié par Olivier Lopez" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Olivier Lopez.       <br />
       Avec : Olivier Broche, Stéphane Fauvel, Gabriel Gillotte, Romain Guilbert, Marine Huet, Noa Landon, Olivier Lopez, Annie Pican , Margaux Vesque, Simon Ottavi.       <br />
       Création lumières et son : Louis Sady.       <br />
       Régisseur plateau : Simon Ottavi.       <br />
       Régie tournée lumières : Lounis Khaldi.       <br />
       Constructeur : Luis Enrique Gomez.       <br />
       Costumières et costumier : Angela Seraline, Laëtitia Pasquet et Bruno Lepidi.       <br />
       Production La Cité Théâtre.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 14 avril 2023 :</span> Studio 24 - Espace de Recherche et de Création, Caen (14).       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 avril 2023 :</span> 3T - Scène conventionnée de Châtellerault (86).       <br />
       5 mai 2023 : La Manekine - Scène intermédiaire des Hauts-de-France, Pont-Sainte-Maxence (60).       <br />
       11 mai 2023 : Théâtre d'Abbeville (80).       <br />
       17 novembre 2023 : Halle ô Grains, Bayeux (14).       <br />
       21 et 22 novembre 2023 : Théâtre de la Ville, Saint-Lô (50).       <br />
       29 et 30 novembre 2023 : Kinneksbond - Centre culturel Mamer, Luxembourg.       <br />
       13 et 14 décembre 2023 : Théâtre de l'Hôtel de Ville (en co-accueil avec le Volcan), Le Havre (76).       <br />
       16 février 2024 : Carré - Scène nationale, Château-Gontier (53).       <br />
       13 et 14 mai 2024 : Théâtre de la Ville, Montélimar (26).       <br />
       15 et 16 mai 2024 : Théâtre des Halles, Avignon (84).       <br />
       17 mai 2024 : Théâtre du Briançonnais - Scène Conventionnée, Briançon (05).       <br />
       <b>Dates à venir</b>       <br />
       Théâtre de la Garenne, La Garenne-Colombes (92).       <br />
       Théâtre des deux Rives, Charenton (94).       <br />
       Siroco - salle culturelle, Saint-Romain-de-Colbosc (76).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72064403-50180844.jpg?v=1681229269" alt=""L'Avare" L'approche "fraîche" et moderne d'un classique très codifié par Olivier Lopez" title=""L'Avare" L'approche "fraîche" et moderne d'un classique très codifié par Olivier Lopez" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72064403-50171978.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Avare-L-approche-fraiche-et-moderne-d-un-classique-tres-codifie-par-Olivier-Lopez_a3555.html</link>
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   <title>•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité</title>
   <pubDate>Fri, 27 May 2022 15:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'art de la dénégation… Formuler ses désirs, ses pensées, ses sentiments jusqu'ici refoulés, édifiant les multiples frustrations… et continuer à s'en défendre en niant que ceux-ci peuvent nous appartenir. Explorer ce fossé qui sépare ce qu'on dit et ce qu'on fait. Porter un regard sur cette subjectivité qui, dans le texte de Julie Douard, est poussée jusque dans ses derniers retranchements et qui peut conduire aux pires extrêmes. Mais ici pas d'affect, ni de jugement, l'analyse a la rigueur et la puissance du travail de l'entomologiste. Metteur en scène et comédien s'évertue à retranscrire cet examen quasi chirurgical d'une partie sombre de l'âme humaine… Avec succès !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64935438-46446031.jpg?v=1650191125" alt="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" title="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" />
     </div>
     <div>
      Nouvelle collaboration avec l'auteur Julie Douard pour Olivier Lopez, metteur en scène et directeur de La Cité Théâtre à Caen. Celle-là même qui nous fit le découvrir en 2001 avec sa pièce &quot;Ferdinand l'impossible&quot;. Olivier Lopez exécute à nouveau ici la partition du seul en scène et offre à François Bureloup - un comédien doté d'un jeu au large spectre émotionnel et aux riches et étonnantes subtilités interprétatives - un rôle aux ambiguïtés et paradoxes peu communs, opposant l'apparente normalité de l'anonyme lambda, le monsieur tout le monde, notre voisin, et le potentiel désordre intérieur de cet individu quelconque pouvant le conduire à une forme de folie dévastatrice et à des actes monstrueux.       <br />
              <br />
       La force du texte de Julie Douard, intelligemment mis en scène par Olivier Lopez, est de balader le spectateur entre dégoût et empathie, entre rejet et compassion pour cet homme ordinaire à qui on pourrait parfois ressembler, du moins dans le déclaratif et la potentielle capacité, dans des circonstances de grande frustration, de peur, de colère ou de douleur, à passer du &quot;côté obscur de la force&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64935438-46446032.jpg?v=1650191159" alt="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" title="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" />
     </div>
     <div>
      Augustin se raconte, parle de sa solitude, de ses habitudes, de ses relations au travail, de sa propreté maniaque, de la nécessité de maitriser sa denture car révélatrice de la personnalité, revendiquant une perfection surannée, habillée en pull sans manches gris. Mais cet homme qui paraît ordinaire l'est-il vraiment ? C'est dans cette banalité commune que se construisent les petites horreurs indicibles naissant d'un être en proie aux manques affectifs, cherchant à comprendre la morale et les règles tacites qui régissent les rapports humains et la société.       <br />
              <br />
       Voix claire, diction parfaite, sans tension durant toute la représentation, François Bureloup capte l'attention en assénant avec une conviction déconcertante tant ses préceptes sortis tout droit de son vade-mecum personnel que le récit des situations vécues et des actes commis. La narration portée par le comédien est quelquefois blanche, sans affect, donnant une dimension supplémentaire à l'horreur qui peut poindre, notamment lors de la séquestration et du viol de Gigi qu'il rencontre aux réunions d'un groupe de parole.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64935438-46446033.jpg?v=1650268526" alt="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" title="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" />
     </div>
     <div>
      L'association artistique Douard, Lopez et Bureloup produit un seul en scène dense, maîtrisée, fluide. Porté par une écriture précise, développant à certains moments détails et précisions, ces dernières étant parfois dotées d'une forme d'humour, d'une dérision dont le personnage n'a pas conscience. Le récit ne laisse pas indifférent, malgré l'apparente insignifiance des propos assénés, prenant parfois des allures conférencières, dans une démonstration se voulant anodine, mais laissant se dessiner des anfractuosités inquiétantes d'où naissent ces petites monstruosités ordinaires.        <br />
              <br />
       Ce monologue théâtral nous emmène dans les méandres de la pensée intime et personnelle d'un être qui aurait pu être simplement intelligent, drôle, charmeur, ouvert et tolérant, mais dont la part d'ombre révèle un lâche harceleur, kidnappeur et violeur… La proposition d'Olivier Lopez est une traversée réussie dans les désordres intérieurs et les souffrances accumulées qui &quot;nous interroge sur la solitude de notre société et sur sa capacité à générer des monstres.&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Augustin Mal n'est pas un assassin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64935438-46446034.jpg?v=1650268564" alt="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" title="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Julie Douard (P.O.L. éditeur, 2020).       <br />
       Mise en scène : Olivier Lopez.       <br />
       Avec : François Bureloup.       <br />
       Création lumière : Louis Sady.       <br />
       Régie lumière : Nikita Haluch.       <br />
       Costumes : Laëtitia Guiral.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Production La Cité Théâtre.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lacitetheatre.org/" target="_blank">&gt;&gt; lacitetheatre.org</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30, relâche les 13 et 20 juillet.       <br />
       Théâtre des Halles - Hors les murs, Conservatoire du Grand Avignon, 1-3, rue du Général Leclerc, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 7 au 11 novembre 2022 : Le Volcan - Scène nationale, Le Havre (76).       <br />
       Du 9 au 12 mai 2023 : L'Archipel - Scène conventionnée, Granville (50).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64935438-46446031.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Augustin-Mal-n-est-pas-un-assassin-Chronique-d-un-salaud-ordinaire-empreinte-d-une-pointe-de-monstruosite_a3258.html</link>
  </item>

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   <title>"Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité</title>
   <pubDate>Mon, 18 Apr 2022 09:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'art de la dénégation… Formuler ses désirs, ses pensées, ses sentiments jusqu'ici refoulés, édifiant les multiples frustrations… et continuer à s'en défendre en niant que ceux-ci peuvent nous appartenir. Explorer ce fossé qui sépare ce qu'on dit et ce qu'on fait. Porter un regard sur cette subjectivité qui, dans le texte de Julie Douard, est poussée jusque dans ses derniers retranchements et qui peut conduire aux pires extrêmes. Mais ici pas d'affect, ni de jugement, l'analyse a la rigueur et la puissance du travail de l'entomologiste. Metteur en scène et comédien s'évertue à retranscrire cet examen quasi chirurgical d'une partie sombre de l'âme humaine… Avec succès !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63827894-45936013.jpg?v=1650191125" alt=""Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" title=""Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" />
     </div>
     <div>
      Nouvelle collaboration avec l'auteur Julie Douard pour Olivier Lopez, metteur en scène et directeur de La Cité Théâtre à Caen. Celle-là même qui nous fit le découvrir en 2001 avec sa pièce &quot;Ferdinand l'impossible&quot;. Olivier Lopez exécute à nouveau ici la partition du seul en scène et offre à François Bureloup - un comédien doté d'un jeu au large spectre émotionnel et aux riches et étonnantes subtilités interprétatives - un rôle aux ambiguïtés et paradoxes peu communs, opposant l'apparente normalité de l'anonyme lambda, le monsieur tout le monde, notre voisin, et le potentiel désordre intérieur de cet individu quelconque pouvant le conduire à une forme de folie dévastatrice et à des actes monstrueux.       <br />
              <br />
       La force du texte de Julie Douard, intelligemment mis en scène par Olivier Lopez, est de balader le spectateur entre dégoût et empathie, entre rejet et compassion pour cet homme ordinaire à qui on pourrait parfois ressembler, du moins dans le déclaratif et la potentielle capacité, dans des circonstances de grande frustration, de peur, de colère ou de douleur, à passer du &quot;côté obscur de la force&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Augustin se raconte, parle de sa solitude, de ses habitudes, de ses relations au travail, de sa propreté maniaque, de la nécessité de maitriser sa denture car révélatrice de la personnalité, revendiquant une perfection surannée, habillée en pull sans manches gris. Mais cet homme qui paraît ordinaire l'est-il vraiment ? C'est dans cette banalité commune que se construisent les petites horreurs indicibles naissant d'un être en proie aux manques affectifs, cherchant à comprendre la morale et les règles tacites qui régissent les rapports humains et la société.       <br />
              <br />
       Voix claire, diction parfaite, sans tension durant toute la représentation, François Bureloup capte l'attention en assénant avec une conviction déconcertante tant ses préceptes sortis tout droit de son vade-mecum personnel que le récit des situations vécues et des actes commis. La narration portée par le comédien est quelquefois blanche, sans affect, donnant une dimension supplémentaire à l'horreur qui peut poindre, notamment lors de la séquestration et du viol de Gigi qu'il rencontre aux réunions d'un groupe de parole.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      L'association artistique Douard, Lopez et Bureloup produit un seul en scène dense, maîtrisée, fluide. Porté par une écriture précise, développant à certains moments détails et précisions, ces dernières étant parfois dotées d'une forme d'humour, d'une dérision dont le personnage n'a pas conscience. Le récit ne laisse pas indifférent, malgré l'apparente insignifiance des propos assénés, prenant parfois des allures conférencières, dans une démonstration se voulant anodine, mais laissant se dessiner des anfractuosités inquiétantes d'où naissent ces petites monstruosités ordinaires.        <br />
              <br />
       Ce monologue théâtral nous emmène dans les méandres de la pensée intime et personnelle d'un être qui aurait pu être simplement intelligent, drôle, charmeur, ouvert et tolérant, mais dont la part d'ombre révèle un lâche harceleur, kidnappeur et violeur… La proposition d'Olivier Lopez est une traversée réussie dans les désordres intérieurs et les souffrances accumulées qui &quot;nous interroge sur la solitude de notre société et sur sa capacité à générer des monstres.&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Augustin Mal n'est pas un assassin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63827894-45941093.jpg?v=1650268564" alt=""Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" title=""Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Julie Douard (P.O.L. éditeur, 2020).       <br />
       Mise en scène : Olivier Lopez.       <br />
       Avec : François Bureloup.       <br />
       Création lumière : Louis Sady.       <br />
       Régie lumière : Nikita Haluch.       <br />
       Costumes : Laëtitia Guiral.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Production La Cité Théâtre.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lacitetheatre.org/" target="_blank">&gt;&gt; lacitetheatre.org</a>       <br />
              <br />
       Création le 5 mars 2022 au Théâtre des Halles - Scène d'Avignon.       <br />
       Olivier Lopez est artiste associé au Théâtre des Halles - Scène d'Avignon.       <br />
              <br />
       A été représenté tous les jeudis et vendredis du 10 mars au 1er avril 2022 (sauf le 18) à La Cité Théâtre, Caen (14).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">29 avril 2022 :</span> Saison culturelle, Merville-Franceville (14).       <br />
       Du 7 au 30 juillet 2022 : Festival OFF, Théâtre des Halles - Scène d'Avignon, Avignon (84).       <br />
       Du 7 au 11 novembre 2022 : Le Volcan - Scène nationale, Le Havre (76).       <br />
       Du 9 au 12 mai 2023 : L'Archipel - Scène conventionnée, Granville (50).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63827894-45936013.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Augustin-Mal-n-est-pas-un-assassin-Chronique-d-un-salaud-ordinaire-empreinte-d-une-pointe-de-monstruosite_a3225.html</link>
  </item>

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   <title>"3 works for 12"… Robotique et poétique</title>
   <pubDate>Thu, 20 Jan 2022 16:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alban Richard, autour des musiques de Louis Andriessen, Brian Eno et David Tudor, fait trois propositions chorégraphiques dans lesquels l'humain devient machine, l'organique, robotique. La liberté gestuelle se marie avec des automatismes faisant de cette création un visage à la Janus.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61759051-44939649.jpg?v=1642694862" alt=""3 works for 12"… Robotique et poétique" title=""3 works for 12"… Robotique et poétique" />
     </div>
     <div>
      C'est d'abord une musique entraînante, entêtante, celle de &quot;Hoketus&quot; de Louis Andriessen (1939-2021). Ressemblant à un flux de percussions, elle exprime cet écoulement incessant des pérégrinations scéniques effectuées par les danseurs qui sont comme des automates avec des mouvements mécaniques presque d'horlogerie, les bras se levant, se courbant, retombant au niveau du coude pour redémarrer de manière très synchronisée. Tous sont sur les mêmes lignes, celles-ci se brisant de façon géométrique, se décalant à des niveaux différents, toujours droites, les interprètes, en trio, s'avançant ou reculant pour se rejoindre ensuite. Le titre du spectacle porte bien son nom même si parfois, dans les autres tableaux, les douze danseurs sont seuls dans leurs déplacements.       <br />
              <br />
       Pour le deuxième tableau, c'est l'ouverture vers la scène, mais prise dans son intégralité. Les mouvements s'enchaînent, là aussi tous géométriques. Les artistes se croisent, de biais, en diagonale ou tout droit. Constamment par groupes de trois personnes, mais jamais en se regardant. Quasiment machinalement, ils se déplacent en ligne droite, courbes et ellipses sont oubliées. Même très synchronisés en trio, ils sont seuls, ne se touchent pas, ne s'évitent pas en ne se rencontrant jamais. Paradoxalement, ce côté un peu inhumain, ne s'offusque pas de liberté, car celle-ci est très présente. Du moins, elle accompagne les trajets des différents protagonistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61759051-44939785.jpg?v=1642694919" alt=""3 works for 12"… Robotique et poétique" title=""3 works for 12"… Robotique et poétique" />
     </div>
     <div>
      Aussi, les corps peuvent se laisser aller pour certains, quitte à se tasser pour fléchir vers le sol tout en restant debout pour d'autres. Cet équilibre, flottant, ces regards parfois perdus quand, pour d'autres, ils s'expriment avec rondeur, énergie, gourmandise vis-à-vis de l'espace et des gestuelles, campe une vue d'ensemble où les déplacements corrélés à celles-ci, aussi diverses qu'elles soient, donnent un sentiment de composition, comme un ballet de corps. Même si rien ne semble ordonné, à dessein, même si les gestes ne rentrent pas dans une même grille, l'harmonie est de mise dans les trajets, faisant de ceux-ci, une belle mosaïque ordonnée.       <br />
              <br />
       Les artistes font ensuite de grands mouvements amples, les bras s'étendant vers le haut, les jambes accompagnant les déplacements, ceux-ci très bien agencés et vont dans toutes les directions. Cet agencement donne une autonomie de trajet à chacun avec harmonie, cohérence. Personne n'est avec l'autre, mais tous sont ensemble.       <br />
              <br />
       Puis un danseur amène une planche de mixage en milieu de scène qui émet une musique de variétés un peu rétro. L'atmosphère est presque de boîte de nuit. Les chorégraphies, quasiment robotiques, s'enchaînent, les membres inférieurs et supérieurs des protagonistes se pliant ou s'étendant mécaniquement. Ils se lassent, se tassent, mais sans s'effondrer, les corps s'assoupissant parfois tout en prenant un rythme autonome. Chacun est dans son trip.       <br />
              <br />
       Là aussi, nul contact, ils ne se regardent pas. Cela avance de partout. Ils se croisent, se recroisent, les bras se jetant pour certains vers l'avant, de petits cerceaux sont aussi figurés par ceux-ci en faisant un tour sur eux-mêmes pour certains. Chacun a sa propre danse, aucune ne se ressemble. Mais elles se combinent, s'entrecroisent. Un moment, six interprètes font des gestuelles élégantes et plus en rondeur, avec des courbes et une certaine grâce, les membres supérieurs se lançant à l'horizontale pour finir légèrement en virgules.       <br />
              <br />
       Pour entrecouper chacun de ces moments, les artistes se changent côté cour au vu du public. Là, ils redeviennent humains. Ils font une pause, boivent de l'eau, chacun de leur côté, mais tous ensemble pour repartir ensuite. Comme si l'autre n'existait pas. Ou avait sa propre partition tout en respectant celle du voisin. C'est un mélange de différents styles de danses qui viennent se greffer les unes aux autres de façon discrète pour une cohabitation artistique des plus réussies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"3 works for 12"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61759051-44939797.jpg?v=1642694957" alt=""3 works for 12"… Robotique et poétique" title=""3 works for 12"… Robotique et poétique" />
     </div>
     <div>
      Conception, chorégraphie et lumière : Alban Richard.       <br />
       Assistants chorégraphiques : Max Fossati, Daphné Mauger.       <br />
       Avec : Anthony Barreri, Constance Diard, Elsa Dumontel, Mélanie Giffard, Célia Gondol, Romual Kabore, Alice Lada, Zoé Lecorgne, Jérémy Martinez, Adrien Martins, Clémentine Maubon, Sakiko Oishi.       <br />
       Musique :       <br />
       &quot;Hoketus&quot; (1976) de Louis Andriessen, interprété par Icebreaker, en direct du Queen Elisabeth Hall au South Bank Centre de Londres le 5 décembre 1991.       <br />
       &quot;Fullness Of Wind - Variation on Canon in D Major&quot; (1975) de Johann Pachelbel - Brian Eno, interprété par The Cockpit Ensemble, enregistré à Trident Studios le 12 septembre 1975.       <br />
       &quot;Pulsers&quot; (1976) de David Tudor. Sortie sur vinyle en 1984, enregistré au Airshaft Studio à New York.       <br />
       Lumière : Jérôme Houlès.       <br />
       Son : Vanessa Court.       <br />
       Régie son : Denis Dupuis.       <br />
       Costumes : Fanny Brouste.       <br />
       Réalisation costumes : Yolène Guais.       <br />
       Conseillère en analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé : Nathalie Schulmann.       <br />
       Régie plateau : Olivier Ingouf.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Production déléguée : Centre Chorégraphique National (CCN) de Caen.       <br />
              <br />
       Le spectacle a eu lieu au Théâtre national de Chaillot du 12 au 15 janvier 2022.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       28 janvier 2022 : Théâtre Le Rive Gauche (en coréalisation avec l'Opéra de Rouen Normandie), Saint-Étienne-du-Rouvray (76).       <br />
       10 mai 2022 : Le ZEF Festival Propagations (en coréalisation avec le GMEM - Centre national de création musicale de Marseille), Marseille (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61759051-44939649.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/3-works-for-12-Robotique-et-poetique_a3151.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2021• Rabudôru, poupée d'amour À l'origine, une expérience intime de théâtre filmé</title>
   <pubDate>Sat, 19 Jun 2021 18:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2021]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'incidence de la mise en sommeil de tous les spectacles, en ce mol novembre 2020, ne fut pas la seule raison de cette représentation destinée aux internautes à laquelle nous avait conviée la Compagnie La Cité Théâtre. Dès la conception du spectacle, Olivier Lopez, auteur et metteur, envisageait une double vision du spectacle : une en contact direct avec le public de la salle, l'autre en streaming par captation en temps réel. Il est temps de découvrir cette création sur scène à Avignon !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57202641-42422768.jpg?v=1605524749" alt="•Off 2021• Rabudôru, poupée d'amour À l'origine, une expérience intime de théâtre filmé" title="•Off 2021• Rabudôru, poupée d'amour À l'origine, une expérience intime de théâtre filmé" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Le &quot;ciné live stream&quot; est un autre regard sur l'histoire de &quot;Rabudôru&quot;. Accessible en ligne, cette &quot;dématérialisation&quot; interroge l'expérience théâtrale, la place du(de la) comédien(ne), entre l'image et le plateau&quot;,</span> Olivier Lopez.       <br />
              <br />
       <b>Vu en novembre 2020 lors de la diffusion en direct via Internet.</b>       <br />
       Le plateau de théâtre devient également plateau de cinéma, avec cadreurs, techniciens et cabine de réalisation intégrée. Le but est de rechercher d'autres rapports à la scène que cet éphémère &quot;ici et maintenant&quot; dont le spectacle vivant a toujours été fier et dépendant. C'est un ici au ailleurs que propose Olivier Lopez mais pas seulement.       <br />
              <br />
       Le filmage en direct apporte, dans certaines scènes, une proximité, une intimité avec les personnages sans le filtre de la déclamation théâtrale. Les expressions en plans rapprochés semblent plus fortes. Les cadrages permettent d'oublier un temps le reste du décor plateau et s'immerger plus profondément dans la scène, passer d'un lieu à un autre avec souplesse et précision.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57202641-42422769.jpg?v=1605524780" alt="•Off 2021• Rabudôru, poupée d'amour À l'origine, une expérience intime de théâtre filmé" title="•Off 2021• Rabudôru, poupée d'amour À l'origine, une expérience intime de théâtre filmé" />
     </div>
     <div>
      Mais outre ces effets &quot;cinéma&quot; bien connus, la captation vient ici apporter un supplément de sens à la thématique développée dans &quot;Rabudôru, poupée d'amour&quot;. Au travers de cette histoire d'une entreprise de jouets obligée de se reconvertir dans la production de poupées pour adultes, Olivier Lopez et sa compagnie explorent le rapport que nous entretenons avec les objets, la manière dont nous les traitons, comment nous les humanisons parfois. Mais aussi, grâce à cette étrange présence d'une poupée grandeur nature, de notre rapport au corps. Au travers cette perception doublée par le streaming, le jeu physique des interprètes est lui aussi distancié, perçu différemment et questionné.       <br />
              <br />
       Cet exercice demande aux quatre interprètes une réelle rigueur, un investissement intense, une précision sans failles. Ils réussissent parfaitement à &quot;être&quot; ces personnages, même vu à la loupe vidéo, et nous faire vivre cette pièce réaliste qui se penche sur les conséquences sociales des bouleversements économiques actuels. Intérêts privés, ambitions, luttes sociales, liens affectifs, pertes de tendresse parsèment cette histoire dont le ton reste pourtant très prisonnier du regard analytique.       <br />
              <br />
       Peut-être est-ce un effet secondaire de la vision à travers un écran d'ordinateur que cette froideur scientifique ? Dans le dernier spectacle d'Olivier Lopez, &quot;Bienvenue en Corée du Nord&quot;, la chaleur humaine sourdait à chaque seconde à travers les personnages de clowns interprètes de cette histoire. Ici, le ton est plus âpre, plus proche de la réalité tragique des drames intimes que les faillites d'entreprises provoquent au cœur de nos vies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rabudôru, poupée d'amour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57202641-42422770.jpg?v=1605524812" alt="•Off 2021• Rabudôru, poupée d'amour À l'origine, une expérience intime de théâtre filmé" title="•Off 2021• Rabudôru, poupée d'amour À l'origine, une expérience intime de théâtre filmé" />
     </div>
     <div>
      Nouvelle création de La Cité Théâtre.       <br />
       Écriture et mise en scène : Olivier Lopez.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Lisa-Marion McGlue.       <br />
       Avec : Alexandre Chatelin, Laura Deforge, Didier de Neck et David Jonquières.       <br />
       Collaboration dramaturgique : Julie Lerat-Gersant.       <br />
       Création lumière : Louis Sady.       <br />
       Création sonore : Nicolas Tritschler.       <br />
       Régie son - stream : Pierre Blin.       <br />
       Cadrage et réalisation vidéo - stream : Jonathan Perrut.       <br />
       Régie vidéo : Olivier Poulard.       <br />
       Cadrage et régie plateau : Simon Ottavi.       <br />
       Costumes : Angela Séraline et Carmen Bagoé (Atelier Séraline).       <br />
       Fabrication de la poupée : 4WOODS.       <br />
       Perruques : Muriel Roussel.       <br />
       Durée : 1 h 35 (estimation).       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2021•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h, relâche les 13, 20 et 27 juillet.       <br />
       Théâtre des Halles, Salle Chapitre, rue du Roi René, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57202641-42422770.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Rabudoru-poupee-d-amour-A-l-origine-une-experience-intime-de-theatre-filme_a2967.html</link>
  </item>

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