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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-12T17:49:07+02:00</dc:date>
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   <title>"tamUjUntU"… D'Afrique du Sud au Brésil, danses traditionnelles et urbaines à l'unisson !</title>
   <pubDate>Tue, 30 Dec 2025 14:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est une belle rencontre qui a eu lieu à la Grande Halle de la Villette entre la compagnie sud-africaine Via Katlehong et le chorégraphe brésilien Paulo Azevedo. Née il y a 33 ans, Via Katlehong s'attache à défendre et à représenter la Pantsula, une danse d'Afrique du Sud. Dans cette création avec Paulo Azevedo, de nouveaux horizons s'ouvrent dans lesquels danses traditionnelles et urbaines de ces deux pays, entre autres, brassent leurs différences pour créer un socle commun, celui de relier des pratiques aussi plurielles que transfrontalières dans une même cohérence artistique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93441228-65310291.jpg?v=1767099804" alt=""tamUjUntU"… D'Afrique du Sud au Brésil, danses traditionnelles et urbaines à l'unisson !" title=""tamUjUntU"… D'Afrique du Sud au Brésil, danses traditionnelles et urbaines à l'unisson !" />
     </div>
     <div>
      Lumières tamisées sur une scène recouverte par un grand rectangle de sable jaune orangé. Puis, côté jardin, le long d'une bordure noire la délimitant, une danseuse s'avance dans une démarche très expressive et cadencée, la plante des pieds marquant en rythme le sol. Elle lève ses genoux au-dessus de sa taille, les bras en angles droits et se balançant en rythme avec ses membres inférieurs. Puis un second danseur la rejoint côté jardin en allant directement sur la surface sablonneuse. Son rythme et ses gestuelles sont différents, celles-ci étant cambrées au tronc et étirées dans l'espace.       <br />
              <br />
       Les artistes ont un rapport au sol très ancré. Leurs courbures et leurs mouvements participent à honorer la force gravitationnelle newtonienne avec des ruptures qui les placent dans des configurations chorégraphiques où les appuis au sol se font aussi bien par les pieds, les mains que par la tête, et ce, de façon toujours très marquée. Chaque mouvement est vif, saillant, vigoureux, où la géométrie des gestes investit autant des formes courbes qu'angulaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93441228-65310293.jpg?v=1767099829" alt=""tamUjUntU"… D'Afrique du Sud au Brésil, danses traditionnelles et urbaines à l'unisson !" title=""tamUjUntU"… D'Afrique du Sud au Brésil, danses traditionnelles et urbaines à l'unisson !" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle présente différents tableaux dans une trame chorégraphique qui mêle des séquences dans lesquelles le solo se transforme en duo ou en danse de groupe avec une première danseuse ou un premier danseur qui mène le bal, rejoint par un ou plusieurs autres qui appuient les gestuelles d'origine ou apportent une touche différente à celles-ci. Dans cette immixtion, le corps de l'un devient appui et ressort de l'autre dans un brassage de danses autant traditionnelles qu'urbaines venues d'Afrique du Sud, du Brésil et de l'Amérique du Nord avec le hip-hop.       <br />
              <br />
       Dans les chorégraphies, des synchronisations s'effectuent sans pour autant que celles-ci soient coordonnées par des mouvements identiques. Ainsi, celles-là sont parfois sur des tempos différents entre les artistes, chacun ayant sa propre identité qui donne un autre souffle et un autre écho à ce qui est proposé initialement.       <br />
              <br />
       Un jeu théâtral s'immisce aussi dans une séquence où, dans la troupe située en arrière-scène, une première danseuse s'en détache et va, côté cour et côté jardin, en pointant du doigt une personne du public et en lançant un mot en sa direction. Puis, elle est suivie, un à un de façon séquentielle, par trois interprètes qui se regroupent autour d'elle pour jouer la même scène, celle d'artistes sur les planches qui interpellent un spectateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93441228-65310294.jpg?v=1767099855" alt=""tamUjUntU"… D'Afrique du Sud au Brésil, danses traditionnelles et urbaines à l'unisson !" title=""tamUjUntU"… D'Afrique du Sud au Brésil, danses traditionnelles et urbaines à l'unisson !" />
     </div>
     <div>
      Situation intervertie où est mise en exergue une relation dans laquelle le regard devient un aiguillon de jeu, celui du plateau vers l'assistance, alors que dans une représentation, c'est l'inverse qui s'effectue. Les gestuelles deviennent un rituel de cohésion, dans lequel le groupe existe même dans les solos.       <br />
              <br />
       Le rapport à l'espace, nu, est mis en relief, de même que ce qui fait relation à l'autre autour de sauts, de contorsions, de gestes élancés et de cabrioles dans lesquels le corps devient autant une force de propulsion que d'attraction, sujet à des latitudes et des périmètres de jeux artistiques multiples où ce qui fait gestique est ce qui fait mouvement, ce qui fait geste fait aussi parole, ce qui fait gestuel, fait cohésion et où ce qui semble simple et naturel est d'une subtilité et d'une finesse sans nom. Un véritable régal !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"tamUjUntU"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93441228-65310295.jpg?v=1767099884" alt=""tamUjUntU"… D'Afrique du Sud au Brésil, danses traditionnelles et urbaines à l'unisson !" title=""tamUjUntU"… D'Afrique du Sud au Brésil, danses traditionnelles et urbaines à l'unisson !" />
     </div>
     <div>
      Un projet de Via Katlehong en collaboration avec la Cie Gente Création.       <br />
       Direction artistique : Paulo Azevedo.       <br />
       Avec : Lizwi Sibumbe, Paulette Lungile Malanghu, Bongani Shabangu, Lebohang Kevin Mofokeng, Romec, Zulu Gregório, Mumu Costa, Safira Sacramento.       <br />
       Musique : Filipe Itagiba       <br />
       Lumières : Cárin Geada       <br />
       Régisseur général : Bertrand Faure       <br />
       Assistant artistique : Pedro Brum       <br />
       Recherche des danseurs : Isabelle Czar       <br />
       Directeurs de projets : Via Katlehong Buru Mohlabane et Steven Faleni       <br />
       Coordination : Bertille Zimmermann        <br />
       Production : Via Katlehong Dance, Cia Gente/Sergio Chianca (France) et Flavia Menezes (Brésil), Damien Valette Prod.       <br />
       Durée : environ 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 17 au 21 décembre 2025 à la Grande Halle de la Villette, Paris 19ᵉ.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93441228-65310291.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/tamUjUntU-D-Afrique-du-Sud-au-Bresil-danses-traditionnelles-et-urbaines-a-l-unisson-_a4439.html</link>
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   <title>"La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes</title>
   <pubDate>Wed, 17 Dec 2025 17:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entre deux airs de Bossa Nova, la comédienne nous conte son enfance peu banale, des origines brésiliennes que rien n'aurait laissé deviner, et réussit l'exploit d'amener le Brésil sur le petit plateau du Théâtre de la Huchette. Car elle n'est rien de moins que la fille d'Ipanema !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93230915-65209485.jpg?v=1765903730" alt=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" title=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" />
     </div>
     <div>
      Suzanne Legrand à moitié Brésilienne ? Première nouvelle ! La Mme Martin de &quot;La Cantatrice Chauve&quot; et la merveilleuse &quot;Andromaque&quot; de Racine, l'an dernier dans la mise en scène de Jean-Yves Brignon au Théâtre de l'Épée de bois, aurait du sang brésilien dans les veines ? Laissez-nous rire ! Et pourtant… Et pourtant, annonce d'emblée la comédienne dans une adresse directe au public, il existe des Brésiliennes blondes aux yeux bleus – la preuve –, et toutes les Brésiliennes ne se promènent pas en tenue de carnaval, dénudées et coiffées de plumes. Les clichés, il est vrai, ont la peau dure.       <br />
              <br />
       Pieds nus, vêtue sobrement d'un jean et d'un chemisier clair, la chanteuse, entourée d'un guitariste et d'un percussionniste, ne saurait tarder à nous convaincre. Dès la première chanson, nous tombons sous le charme.       <br />
              <br />
       À croire que ce petit plateau de la Huchette, grand comme un mouchoir de poche, est voué décidément aux aventures théâtrales extraordinaires… Célèbre dans le monde entier pour y jouer depuis 1957 &quot;La Cantatrice chauve&quot; et &quot;La Leçon&quot; d'Eugène Ionesco dans leurs mises en scène d'origine – un record mondial de longévité théâtrale ! –, il affiche également, en troisième partie de soirée, un spectacle de création, le plus souvent musical.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93230915-65209487.jpg?v=1765903761" alt=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" title=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" />
     </div>
     <div>
      On a ainsi pu y voir une comédie musicale fort réussie d'après le célèbre roman-feuilleton à rallonge d'Eugène Sue &quot;Les Mystères de Paris&quot; – réfutant ainsi avec force le proverbe &quot;à l'impossible nul n'est tenu&quot; –, ou encore &quot;Huckleberry Finn, le musical&quot;, une adaptation du grand roman picaresque de Mark Twain, qui nous transportait sur les rives du Mississippi, avec ses brouillards terrifiants, ses tempêtes et ses maisons flottantes.       <br />
              <br />
       Ici, c'est l'album mythique de Vinícius de Moraes &quot;La fusa&quot;, interprété magistralement en portugais par Suzanne Legrand (avec sur-titrages en français), qui nous emporte à 9233 km de Paris et de son Vᵉ arrondissement. La musique brésilienne ne semble faire qu'un avec la comédienne. Il est alors indéniable que cette Bossa Nova touche une part de son histoire intime, provenant de quelque chose de très profond.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Où commence et où s'arrête la part de Brésil en moi ?&quot;</span>, s'interroge la comédienne. <span style="font-style:italic">Longtemps occultée par une éducation strictement française et par la douleur taboue du divorce de mes parents, elle s'insinuait pourtant dans des détails : je souriais beaucoup trop pour une parisienne… Et puis pourquoi cette étrange joie de vivre qui ne me quittait pas souvent ? Ce besoin irrépressible, parfois, de serrer les gens dans mes bras, pour rien… &quot;</span>       <br />
              <br />
       C'est à 19 ans que Suzanne Legrand part pour la première fois au Brésil faire la connaissance de son père. Jusque-là, elle ne connaissait de lui que l'album de Bossa Nova qu'il avait offert à sa mère avant sa naissance, cet album qu'elle interprète aujourd'hui sur scène. Ce voyage initiatique lui permet dès lors de connaître son histoire et de relier ses deux origines. Il lui aura fallu survoler tout un océan pour recoller les pièces de ce puzzle familial, découvrir l'histoire d'amour folle et inextricable entre un Brésilien et une Française qui fit qu'un jour une petite fille prénommée Suzanne verrait le jour à Ipanema.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Olha que coisa mais linda, mais cheia de graça/É ela a menina que vem e que passa/Num doce balanço, caminho do mar/Moça do corpo dourado, do sol de Ipanema…&quot; (&quot;Regarde comme elle est belle, pleine de grâce/C'est elle, la fille qui va et vient/D'un doux balancement, en route vers la mer/Fille au corps doré, par le soleil d'Ipanema…&quot;).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93230915-65209588.jpg?v=1765904077" alt=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" title=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" />
     </div>
     <div>
      L'histoire de Suzanne Legrand est à peine croyable, rocambolesque à souhait. Il aurait été dommage de ne pas la partager. La comédienne nous la raconte avec une sincérité désarmante, se livrant à cœur ouvert, dans un spectacle où l'émotion se mêle à la fantaisie.       <br />
              <br />
       Si elle force quelque peu le trait pour incarner les personnages hauts en couleur de sa famille, les chansons sont interprétées et dansées avec simplicité et sensibilité, sensualité et tendresse. La mélancolie fait place à la joie, et réciproquement, et toutes deux sont contagieuses. Et c'est un grand bonheur d'entendre les délicieuses chansons de cet album désormais culte : &quot;A Felicidade&quot;, &quot;Canto de Ossanha&quot;, &quot;Tomara&quot;, &quot;Garota de Ipanema&quot;, &quot;Berimbau&quot;, &quot;Eu Sei Que Vou Te Amar&quot;, &quot;Catendé&quot;, &quot;Samba Em Preludio&quot;…       <br />
              <br />
       Suzanne la Française a retrouvé la Brésilienne qui sommeillait en elle. La danseuse chatoyante nous a communiqué son amour pour ce pays et donné une furieuse envie de danser. Les musiciens qui l'accompagnent ne sont pas en reste, car ce spectacle est véritablement une histoire de famille et d'amitié, avec un guitariste d'origine brésilienne – forcément, et vous comprendrez pourquoi – et un percussionniste amoureux du Brésil.       <br />
              <br />
       Saluons, pour finir, l'ingénieuse scénographie de Marie Hervé avec des guirlandes et des rideaux de fleurs qui encadrent joliment la scène, allant jusqu'à joncher le sol et envahir la salle. Viva o Brasil !  Viva a garota de Ipanema !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La fille d'Ipanema"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93230915-65209589.jpg?v=1765904113" alt=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" title=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Suzanne Legrand.       <br />
       Mise en scène : Justine Heynemann, assistée de Jinane Dolbec.       <br />
       Avec : Suzanne Legrand, Arthur Gueyffier (guitare) et Philippe Cortez (percussions).       <br />
       Paroles et musiques : Vinícius de Moraes, Toquinho, Maria Creusa.       <br />
       Scénographie : Marie Hervé.       <br />
       Lumières : Héléna Castelli.       <br />
       Chorégraphie : Léa Firouzi.       <br />
       Régie : Yves Thuillier.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 novembre 2025 au 7 mars 2026.</span>       <br />
       Mardi, jeudi, vendredi et samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre de La Huchette, 23, rue de la Huchette, Paris 5ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 43 26 38 99.        <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0620/fListeManifs.aspx?idstructure=0620" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-huchette.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-huchette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93230915-65209485.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-fille-d-Ipanema-Suzanne-Legrand-dans-un-spectacle-musical-tout-en-humour-et-emotion-nous-revele-ses-folles_a4428.html</link>
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   <title>FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…</title>
   <pubDate>Tue, 14 Oct 2025 06:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Festival des Arts de Bordeaux multiplie les propositions artistiques explorant in situ la gamme infinie de l'insoutenable légèreté de l'être en mouvement (ou pas)... Ainsi de ces quatre propositions qui, pour être très différentes les unes des autres, sont reliées par la même attention portée au pouvoir hypnotique émanant de corps habités en lien avec d'autres corps.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91694231-64392723.jpg?v=1760201867" alt="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" title="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Woods"</strong></span>, de Clarice Lima, offre une chorégraphie "éblouissante" à plusieurs égards. Accompagnées de danseurs et danseuses professionnels(les), des participants et participantes, habillé(e)s de monumentales jupes corolles aux couleurs miroitantes, se livrent à un étrange ballet frappé d'immobilité. Dans un silence abyssal, chacun, chacune, la tête enfouie dans son immense corolle, élance vers le ciel ses jambes nues.        <br />
              <br />
       Alors, comme autant de tiges attirées vers la lumière, elles se mettent fragilement à vivre… le temps de tenir la posture de ce poirier aérien, interrompu par de nécessaires escales sur le sol ferme. Non seulement ces duos de jambes en suspens offrent l'esthétique saisissante de sculptures vivantes, mais elles donnent à entrevoir le tableau subliminal de la forêt primaire parcourue par l'énergie lui insufflant vie… écosystème inlassablement menacé par les vents contraires et les destructions humaines.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91694231-64392724.jpg?v=1760201907" alt="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" title="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les Impromptus"</strong></span>, des membres tout de noir vêtu du Collectif XY, investissent l'espace public, l'animant par la seule présence de leurs corps prompts à échafauder des figures défiant la loi de la gravité terrestre… Juchés sur les épaules de leurs complices qu'ils escaladent le nez en l'air, ils déambulent le plus tranquillement du monde dans les travées du Marché des Capucins, chaloupant entre grappes de raisins, melons et fromages. Devant eux, la foule des chalands se fend, séduite par tant de légèreté aérienne. Un marchand, blagueur, profite de cette aubaine pour attirer l'attention sur son étal de carottes en lançant à leur passage "trois euros le kilo !".        <br />
              <br />
       Les portés, pyramides humaines et autres saltos s'enchaînent pour circonscrire l'espace de cette halle historique en déroulant une écriture poétique qui métamorphose la réalité en rêve partagé, effaçant comme par magie toute trace de gravité sur les visages des passants... Durant les deux semaines du Festival, XY investira d'autres lieux de Bordeaux Métropole pour y porter leur déambulation donnant, par procuration, le vertige.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91694231-64392734.jpg?v=1760201973" alt="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" title="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Lo Faunal"</strong></span>, de Pol Jiménez, reprend à son compte le personnage titre du ballet de Nijinski – "L'Après-midi d'un faune" – ayant défrayé la chronique de l'époque qui le taxait sans aucune ambiguïté de <span style="font-style:italic">"faune inconvenant, agité de vils mouvements de bestialité érotique et de gestes de lourde impudeur"</span> (dixit Le Figaro du 30 mai 1912)… Aucun descendant du Figaro que l'on sache n'étant présent ce soir, aucun sifflet n'accompagne la performance de l'artiste catalan recomposant à sa mesure la figure du faune sensuel.        <br />
              <br />
       Dans un silence augural, se dessine un portrait débridé, celui d'un être hybride à la recherche d'une identité labile, oscillant entre plusieurs genres. Mi-animal, dont ils épousent la vigueur, mi-humain, dont ils épousent le trouble, ses mouvements dessinent les contours d'une créature en devenir "travaillée" par une sensualité à fleur de peau. Quant aux spectateurs d'aujourd'hui, témoins de cette mue, ils s'abandonnent en toute quiétude au charme de ce tableau vivant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91694231-64392736.jpg?v=1760202044" alt="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" title="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Heavy Motors"</strong></span>, de la Société Protectrice de Petites Idées, offre un festival de délires corporels (et autres fantaisies verbales) propres au théâtre de rue de haut vol. Ici, les corps désacralisés se plient avec grand talent aux humeurs capricieuses d'une bande de pieds nickelés facétieux. Sur le sol et dans les airs, le trio déploie une énergie folle pour, accompagné d'un concert de musiques et chansons des années quatre-vingts, faire revivre l'épopée d'enfer d'une voiturette douée de ressources… hors sol.        <br />
              <br />
       Jouant des ressorts propres au monde du clown, de l'acrobatie et de la danse, ils s'élancent "à corps perdus" dans une frénésie dont l'absurde nous éclabousse par vagues ininterrompues. Ainsi des (faux) jets de chats qui ponctuent la dramaturgie… Expérience réjouissante s'il en est, échappant aux codes de la normalité pesante pour faire taire – non sans bonheur – tout esprit de sérieux tant ces corps déliés ont à voir avec notre désir de légèreté.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91694231-64392819.jpg?v=1760203029" alt="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" title="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Woods"</strong></span>       <br />
       Brésil - Portugal.       <br />
       Direction et chorégraphie : Clarice Lima.       <br />
       Avec : Aline Bonamin, Nina Fajdiga et un groupe de participantes amatrices et participants amateurs.       <br />
       Dramaturgie : Catarina Saraiva.       <br />
       Costumes : Onono, Ademar Ferrera, Wilson Ranieri, Sirlei Ferreira, Elizabete Vasconcelos        <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 26 septembre 2025 à La Fabrique Pola à Bordeaux.       <br />
       <b>A été représenté le vendredi 26 septembre à la Fabrique Pola à Bordeaux, le samedi 27 septembre Place de la Comédie à Bordeaux et le dimanche 28 septembre Place de la République à Saint-Médard, dans le cadre du FAB.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91694231-64392823.jpg?v=1760203095" alt="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" title="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les Impromptus"</strong></span>       <br />
       Collectif XY - France.       <br />
       Avec : Antoine Thirion, Arnau Povedano, Caroline Le Roy, David Badia Hernandez, David Coll Povedano, David Obé, Jordi Puigoriol, Julien Amiot, Liam Carmody, Liz Braga, Marta Muñoz Vila, Maxime Seghers, Pablo "Otto" Monedero de Andres, Paula Wittib, Pauline Talon, Tamila De Nayer, Thibaut Berthias, Wilmer Marquez.       <br />
       Durée : 1 h - 1 h 30.       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 3 octobre 2025 au Marché des Capucins à Bordeaux.       <br />
       <b>A été représenté le mercredi 1ᵉʳ et le jeudi 2 octobre à l'Université de Bordeaux Campus Victoire-Capucins à Bordeaux, le vendredi 3 octobre au Marché des Capucins à Bordeaux, le mardi 7 octobre au Campus Université Bordeaux Montaigne + Campus Montesquieu Université de Bordeaux à Pessac, le jeudi 9 et le vendredi 10 octobre au Quartier Terres-Neuves à Bègles, dans le cadre du FAB.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91694231-64392847.jpg?v=1760203302" alt="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" title="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Lo Faunal"</strong></span>        <br />
       Espagne - Catalogne       <br />
       chorégraphie et interprétation : Pol Jiménez        <br />
       réalisation et chorégraphie : Bruno Ramri        <br />
       composition et collage musical : Jaume Clotet        <br />
       éclairage : Lucas Tornero        <br />
       conception des costumes : Maria Monseny        <br />
       confection des costumes : Brodats Paquita       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       Vu le samedi 4 octobre 2025 Square Dom Bedos tnba Bordeaux.       <br />
       <b>A été représenté le vendredi 3 et le samedi 4 octobre Square Dom Bedos tnba Bordeaux, dans le cadre du FAB.       <br />
       Spectacle en partenariat avec La Manufacture CDCN, le tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine et l'Institut Ramon Llull.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91694231-64392850.jpg?v=1760203341" alt="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" title="FAB 2025 "Woods", "Les Impromptus", "Lo Faunal", "Heavy Motors" : Des visages et des corps ouvreurs de sensations vives…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Heavy Motors"</strong></span>       <br />
       Société Protectrice De Petites Idées - France.       <br />
       Artistes, coauteurs et coautrices, technique : Nanda Suc, Aude Martos, Federico Robledo, Aleth Depeyre.       <br />
       Régie générale : Aleth Depeyre, Loïc Chauloux.       <br />
       Construction et conception mécanique : Ronan Ménard, Loïc Chauloux.       <br />
       Création sonore : Mehdi Azema.       <br />
       Conception dispositif sonore : Maël Bellec.       <br />
       Création costumes : Héloïse Calmet, Aude Martos, Nanda Suc, Federico Robledo.       <br />
       Regards extérieurs : Lucas Condró, Emilie Bonnafous, Chloé Derrouaz.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       Vu le samedi 4 octobre 2025 Square Dom Bedos tnba Bordeaux.       <br />
       <b>A été représenté le jeudi 2 octobre Grande Place du Bourg à Eysines, le vendredi 3 et le samedi 4 octobre Square Dom Bedos tnba Bordeaux, dans le cadre du FAB.       <br />
       Spectacle en coréalisation avec le tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine et la Ville d'Eysines.</b>       <br />
              <br />
       <b>FAB - 10ᵉ Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.       <br />
       A eu lieu du 26 septembre au 11 octobre 2025.</b>       <br />
       9 rue des Capérans, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">>> fab.festivalbordeaux.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 et 11 octobre 2025 : Théâtre de l'Ancre, Charleroi (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91694231-64392723.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2025-Woods--Les-Impromptus--Lo-Faunal--Heavy-Motors-Des-visages-et-des-corps-ouvreurs-de-sensations-vives_a4379.html</link>
  </item>

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   <title>"Antigone in the Amazon" Et si l'Histoire recommençait ?</title>
   <pubDate>Thu, 26 Dec 2024 07:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Histoire en boucle… Non pour assister à la répétition névrotique du même, mais pour s'en saisir à bras-le-corps afin d'en proposer une version très actuelle… En effet, quand le metteur en scène suisse Milo Rau, connu pour pratiquer un théâtre enraciné dans les réalités sociétales et sans concession pour le politiquement correct (cf. "La reprise - Histoire(s) du théâtre (I)") élit le sort de l'Amazonie et de ses populations autochtones comme sujet de sa nouvelle création, l'expression "arts vivants" reprend diablement de la couleur… en résonnant avec l'histoire mythique contée par Sophocle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85147710-60739541.jpg?v=1735137100" alt=""Antigone in the Amazon" Et si l'Histoire recommençait ?" title=""Antigone in the Amazon" Et si l'Histoire recommençait ?" />
     </div>
     <div>
      Homme de terrain – élève du sociologue Bourdieu dont il a retenu le mantra : <span style="font-style:italic">&quot;si tu veux parler de la boxe, il faut devenir boxeur&quot;</span> – il a pris le temps de rencontrer longuement la population autochtone de la Province de Para au Brésil, celle d'Eldorado do Carajas précisément, là où le 17 avril 1996, dix-neuf paysans ont été tués par la police militaire. Leur crime ? Militants du MST (Mouvement des sans-terre), ils marchaient pacifiquement sur la route 155, virage S, pour obtenir les papiers officiels leur permettant d'occuper légalement une immense ferme regroupant plus de trois mille familles.       <br />
              <br />
       Quant au dispositif scénique, il rend compte à lui seul du désir de faire &quot;dialoguer&quot; les personnages de la tragédie de Sophocle et les acteurs locaux du Mouvement des sans-terre. Ainsi, sur le plateau, en tenue de tous les jours, quatre acteurs interprèteront en les commentant (le paratexte prend toute sa part) les personnages d'&quot;Antigone&quot;, tandis que sur un immense écran, les vidéos enregistrées au Brésil montreront les &quot;acteurs&quot; du Mouvement des sans-terre vivre leurs revendications. Et, par un effet de synchronisation bluffant, les uns et les autres dialogueront, créant les conditions de l'effraction du réel dans la tragédie antique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85147710-60739543.jpg?v=1735137203" alt=""Antigone in the Amazon" Et si l'Histoire recommençait ?" title=""Antigone in the Amazon" Et si l'Histoire recommençait ?" />
     </div>
     <div>
      Fidèle à la tradition, le chœur introduit avec poésie le drame contemporain qui va se jouer devant nous… <span style="font-style:italic">&quot;Il est bien des monstres, mais aucun ne l'est plus que l'homme… Aucun plus étrange, magnifique et épouvantable… Il abuse de la déesse suprême Terre, il creuse ses profondeurs, cherchant avidement l'or. Il capture l'énergie de l'eau, du vent… Il rompt le lien entre les êtres… Il domestique le faucon qui volait librement… Il force les fils de la forêt à oublier leur terre natale et s'approprie les lieux où vivaient leurs ancêtres…&quot;</span>. Et de conclure : <span style="font-style:italic">&quot;Il est des choses monstrueuses, mais rien n'est plus monstrueux que l'humain&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Après un rappel du contexte géopolitique de la création du spectacle et du parti-pris artistique résolument assumé de s'en faire le porte-parole (écho du Théâtre de l'Opprimé d'Augusto Boal dont Milo Rau est l'un des héritiers), le lieu de la représentation s'enrichit des vidéos projetant sur fond d'écran géant les manifestants du Mouvement des Sans-Terre. Dans une déclaration liminaire, un acteur du plateau prend soin de préciser que les images ont été tournées sur la route même où a eu lieu le massacre de 1996. Ainsi, au prologue antique, remettant en jeu l'origine du drame grec, répond un autre. Celui de l'assassinat, ici et maintenant, par la police militaire brésilienne de la voix emblématique du peuple autochtone.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85147710-60739586.jpg?v=1735137244" alt=""Antigone in the Amazon" Et si l'Histoire recommençait ?" title=""Antigone in the Amazon" Et si l'Histoire recommençait ?" />
     </div>
     <div>
      Sur l'écran apparaît alors, en une succession de plans d'ensemble et de gros plans sur les visages déterminés par la colère, la reconstitution de la manifestation réprimée dans le sang. Lors du tournage, s'étant mêlés aux membres du MST dans un effet bluffant de vérité reliant les deux lieux de la représentation, les acteurs du plateau défilent aux deux endroits au cri de : <span style="font-style:italic">&quot;Invasion ! Colonisation ! Pour la réforme agraire ! La lutte jusqu'au bout ! La liberté ou la mort ! Ne marchez pas sur la fourmilière !&quot;</span>. Et lorsque, à l'écran, les soldats les visent et tirent à bout portant sur la foule, sur le plateau, la même scène de violence policière se joue. Trainé par les cheveux, criant <span style="font-style:italic">&quot;Vive le MST !&quot;</span> alors qu'il est frappé à mort, l'acteur de la cause s'effondre. On a beau savoir qu'il s'agit là de &quot;cinéma&quot; et de &quot;théâtre&quot;, le réalisme de la violence mise en jeu est – effet recherché et assumé – difficilement supportable.       <br />
              <br />
       Comme l'Antigone brésilienne, au premier rang de la lutte contre la destruction de l'Amazonie et de ses peuples autochtones, n'a pu se déplacer en France, c'est un acteur du plateau (le même qui jouera Polynice mort, un garde… et Antigone de Sophocle) qui donne vie à Kay Sara, symbole vivant du non radical à opposer à tous les dirigeants répressifs, que ce soit Créon, naguère en Grèce, ou Bolsonaro, aujourd'hui au Brésil.       <br />
              <br />
       Quant au musicien du plateau, c'est à lui que revient la direction du chœur des MST apparaissant sur l'écran. Rassemblés sur la place du village face au Centre social (choix symbolique qui résonne de manière décalée avec le Palais de Créon, lieu de l'action antique), les militants du MST auxquels se sont mêlés des survivants de 1996, entonnent un chant révolutionnaire repris sur scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85147710-60739588.jpg?v=1735137299" alt=""Antigone in the Amazon" Et si l'Histoire recommençait ?" title=""Antigone in the Amazon" Et si l'Histoire recommençait ?" />
     </div>
     <div>
      Suivent les actes connus de la tragédie mettant en abyme les protagonistes (Créon le roi, Antigone l'irréductible, Hémon son amoureux et fils du roi, Ismène sa sœur) et leurs doubles brésiliens, tous appartenant à une cosmologie dépassant leur existence terrestre. Cependant Milo Rau qui, pour reprendre le titre du discours prononcé par Kay Sara l'Antigone brésilienne, pense que <span style="font-style:italic">&quot;Cette folie doit cesser&quot;</span>, tord la tragédie antique pour, dans sa dernière partie, en proposer une lecture ouvrant sur d'autres horizons d'attente…       <br />
              <br />
       Soudain, le jeu s'arrête net, comme un arrêt sur image, pour ajouter un dénouement différent. Quand le jeu reprend, Hémon est en effet le premier des morts à se relever, les autres le suivent… <span style="font-style:italic">&quot;Ceci n'est pas la fin&quot;</span>, mais seulement le début d'une âpre lutte qui se poursuit, encore et toujours, jusqu'à ce que les exclus puissent trouver réparation et recouvrer les terres dont ils ont été spoliés. Car l'histoire du Brésil, de la dictature des années 1964-1985 à la démocratie fragile qui lui a succédé avec le retour du fascisme dans les urnes en 2018 – <span style="font-style:italic">&quot;L'erreur de la dictature a été de torturer sans tuer&quot;</span>, dixit Bolsonaro, le même qui a qualifié le mouvement des sans-terre de &quot;terroristes&quot; –, ne pouvait en toute équité s'arrêter là.       <br />
              <br />
       Ainsi rompant avec &quot;la poésie de la mort&quot; de Sophocle <span style="font-style:italic">(&quot;Si vous ouvrez la bouche, des coups sanglants la fermeront&quot;)</span>, si fascinante puisse-t-elle apparaître, Milo Rau, percutant metteur en jeu des réalités présentes, propose en manière d'apothéose un final de nature à enchanter les luttes… et les spectateurs gagnés à son manifeste artistique. En (re)jouant la tragédie, il déjoue son impact funeste… et l'espoir de pouvoir changer le monde reprend sens.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le jeudi 12 décembre 2024 dans la Grande salle Vitez du tnba à Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Antigone in the Amazon"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85147710-60739699.jpg?v=1735138069" alt=""Antigone in the Amazon" Et si l'Histoire recommençait ?" title=""Antigone in the Amazon" Et si l'Histoire recommençait ?" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en anglais, portugais, tucano, flamand et français.       <br />
       Surtitré en français et en anglais.       <br />
       Conception et mise en scène : Milo Rau.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Katelijne Laevens, assistée de Carolina Bufolin, Zacharoula Kasaraki, Lotte Mellaerts.       <br />
       Avec : Frederico Araujo, Pablo Casella, Sara De Bosschere, Arne De Tremerie       <br />
       Et, en vidéo, Gracinha Donato, Ailton Krenak, Célia Maracajá, Kay Sara, le chœur des militantes et militants du Movimento dos Trabalhadores Rurais Sem Terra (MST).       <br />
       Dramaturgie : Giacomo Bisordi et Martha Kiss Perrone.       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Kaatje De Geest, Douglas Estevam, Carmen Hornbostel.       <br />
       Scénographie : Anton Lukas.       <br />
       Costumes : Gabriela Cherubini, Jo De Visscher, Anton Lukas.       <br />
       Lumière : Dennis Diels.       <br />
       Musique : Pablo Casella, Elia Rediger.       <br />
       Vidéo : Moritz von Dungern, Fernando Nogari, Joris Vertenten.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Panthea (français), Carolina Bufolin (anglais).       <br />
       Dispositif d'accessibilité : Panthea.       <br />
       Direction technique : Oliver Houttekiet.       <br />
       Régie plateau : Marijn Vlaeminck.       <br />
       Technique : Brecht Beuselinck, Dimitri Devos, Stavros Otis Tarlizos.       <br />
       Production : NTGent, Klaas Lievens, Gabi Conçalves (Brésil).       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 10 au vendredi 13 décembre 2024 au tnba à Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 8 janvier 2025 :</span> Théâtre Roslyn Packer, Festival de Sydney, Sydney (Australie).       <br />
       11 et 12 avril 2025 : Théâtre de Naples, Naples (Italie).       <br />
       8 Mai 2025 : Théâtre Metastasio, Prato (Italie).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85147710-60739541.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Antigone-in-the-Amazon-Et-si-l-Histoire-recommencait_a4111.html</link>
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   <title>•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin</title>
   <pubDate>Fri, 21 Jun 2024 20:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
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   Un tapis de course qui se transforme en pelouse, en gradins, en gril de scène ou en mur de flashs, voici l'espace de jeu au centre du plateau. Ce dispositif ingénieux, le comédien le fera évoluer tout au long de l'histoire pour imager les différents épisodes de la vie du personnage qu'il incarne. Cela commence juste avant sa naissance, un certain jour de 1998, le 12 juillet pour être exact. La date est loin d'être anecdotique, car elle va faire peser des conséquences énormes sur tout l'avenir du nouveau-né. Le 12 juillet 1998 est le jour où l'équipe de France de football bat l'équipe du Brésil, 3 buts à zéro en finale de la coupe du monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81107709-58476124.jpg?v=1687614617" alt="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
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      L'enfant aurait pu s'appeler Zinedine, ce que son père aurait voulu, mais la maman était plutôt fan de l'équipe d'Argentine, et c'est elle qui aura le dernier mot. Le petit se prénommera Diego, comme la star de foot, Diego Maradona. Et voilà un poupon qui n'a rien demandé à personne, chargé d'une sorte de destinée qui le poursuivra toute sa vie. C'est ce trajet que Diego raconte, depuis l'enfant que la volonté paternelle pousse à devenir un grand footballeur, jusqu'à l'âge adulte où il parvient à secouer ce costume peu fait pour lui et réaliser ses propres choix.       <br />
               <br />
       Un spectacle en forme de course haletante. Une course vitale et existentielle, car sport et reconnaissance sociale partagent les mêmes angoisses. Tirant sur le fil des sentiments intimes et profonds, Diego tisse le destin d'un personnage imaginaire ou non, de l'enfance jusqu'à l'abîme de la consécration, qui, tel le papillon jetant sa chrysalide au sol, prend l'envol qu'il a choisi au lieu de celui pour lequel il a été formaté.       <br />
              <br />
       C'est un cri tendre de liberté que ce spectacle. Pris dans la toile ténue des désirs parentaux et des coïncidences de la vie, Diego est un héros ordinaire. Eh oui, une naissance n'a jamais lieu un terrain vierge. L'enfance non plus. Et donner un prénom ne suffit pas à donner à la vie d'un enfant, pas même une protection.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81107709-58476125.jpg?v=1687614659" alt="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
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      Il y a dans ce spectacle une sensible interrogation sur les enchaînements d'influences qui agissent sur les êtres. Car, la réalité est que Diego, le personnage joué par Hugo Randrianatoavina, n'est pas fait pour être footballeur malgré le désir fou de son père. On assiste pendant un peu plus d'une heure la lutte de celui qui est au départ un enfant contre ce destin qui n'est pas le sien.       <br />
              <br />
       La mise en scène tout feu tout flamme de Barthélémy Fortier donne un rythme palpitant au spectacle. Hugo Randrianatoavina est un feu follet qui bondit sur toute la scène, soutenu par quelques vidéoprojections qui plantent le décor et le temps de la narration. Courses, bondissements, rebondissements alternent avec des moments de tendresse et de doute. On sent que ce personnage lui colle à la peau.       <br />
              <br />
       On a bien sûr le côté anecdotique, celui de l'histoire pleine d'épisodes du jeune Diego. Mais, il y a aussi distillé dans ce spectacle, toute une vision plus large, plus profonde. La peur de décevoir le père, la peur du père de voir ses rêves abandonnés, la crainte de n'être pas celui que l'on attendait… La lente lutte contre un destin impossible finit comme une libération bénéfique, la réalisation d'une vie. Et l'on perçoit quelque chose de touchant dans ce combat entre un fils et son père, qui montre comment deux êtres qui s'aiment peuvent parfois devoir combattre leurs sentiments pour exister.
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     <div><b>"Diego"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81107709-58476126.jpg?v=1687614688" alt="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
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      Sur une idée originale de Barthélémy Fortier et Hugo Randrianatoavina.       <br />
       Texte : Alexandre Cordier.       <br />
       Mis en scène : Barthélémy Fortier.       <br />
       Avec : Hugo Randrianatoavina.       <br />
       Collaboration artistique : Nina Ballester.       <br />
       Composition et création musicale : Tommy Haullard.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Lagarrigue.       <br />
       Création lumière : Nicolas De Castro.       <br />
       Création sonore : Clément Vallon.       <br />
       Par la Cie Ce soir-là, c’était la neige.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81107709-58476127.jpg?v=1687615412" alt="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
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      <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 05. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre La Luna, Salle 1, 1, rue Séverine, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 90 86 96 28.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-laluna.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-laluna.fr</a>
     </div>
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