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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"</title>
   <pubDate>Mon, 30 Jan 2023 07:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Festival à géométrie (gender) fluide, Trente Trente propose des parcours artistiques regroupant sur une même journée une pléiade de propositions. Dispatchées dans plusieurs lieux à rallier à pied, à vélo, en tramway, en automobile ou à planche à roulettes, chacun à sa guise pourvu qu'on ait l'ivresse, elles sont l'occasion de découvertes en tous points "déroutantes"… Le parcours Bordeaux-Le Bouscat du samedi 21 janvier regroupe quatre d'entre elles - "Le temps de rien", "Stylus Dust", "Mascarades", "Dans ma chambre, épisode 03" - lesquelles, de la douceur distillée à la drôlerie affûtée, en passant par la fureur "rappée", interpellent le(s) sens pour les mettre en fête.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132601.jpg?v=1675014069" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le temps de rien", d'Ève Magot,</strong></span> nous fait vivre in situ une troublante expérience aux vertus sensorielles peu communes. Se retrouver seul(e), allongé(e) dans un dispositif de verre où, en surplomb, un(e) performeur(euse) donne à voir - en toute liberté, le consentement mutuel étant "au cœur" du contrat - son corps dénudé dessinant des arabesques aux lignes impeccablement chorégraphiées, renvoie à l'innocence des premiers âges. Un temps suspendu comme l'est le corps évoluant au-dessus de nous…       <br />
              <br />
       En faisant corps avec la plaque sensible révélant, par le biais d'un contact rapproché, le moindre carré de peau délicate, ce corps offert à nos regards vient à notre rencontre pour nous dire la beauté ingénue du partage. Un partage au parfum d'érotisme assumé, débarrassé des scories héritées du péché originel inventé par les religions monothéistes assimilant - en toute mauvaise foi - nudité, sexe et tentation coupable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132652.jpg?v=1675014452" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      Avec grâce et naturel étudié, sans aucune ostentation ou provocation hors sujet, s'établit dès lors une connivence habitée par un sentiment de plénitude enivrante. Évoluant de manière aérienne ou collés comme sur une vitre de photocopieuse, les bras et jambes se déplient, les cheveux flottent au-dessus d'yeux grands ouverts, le ventre et les pointes de seins se font accueillants tout comme le cœur tatoué au creux de la poitrine et battant au rythme du nôtre.       <br />
              <br />
       Parfois même nos doigts se rejoignent, en viennent à s'entrelacer avec une douceur infinie, évoquant la création d'Adam par Michel-Ange ornant le plafond de La Chapelle Sixtine, création revue ici-bas par Ève (Magot). Et la femme créa l'homme… et vice versa, sans vice aucun. Un rêve éveillé aux vertus lénifiantes. Un hymne à la douceur retrouvée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132783.jpg?v=1675015240" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Stylus Dust", de Marc Parazon,</strong></span> offre une immersion acoustique (et non moins visuelle) au pays des sons hérités. Un mythique Gramophone, au majestueux pavillon de cuivre trônant au-dessus d'une colonne abritant quatre platines vinyles nouvelle génération, se détache de la pénombre comme s'il émergeait en majesté des temps anciens pour venir jusqu'à nous, nous éblouissant de sa gloire atemporelle. L'aiguille sillonne en boucle la galette du 78 tours (fabriquée à l'origine avec un mélange de cire, d'ardoise et de résine animale) au rythme des saphirs parcourant les sillons de vinyle des 33 tours…       <br />
              <br />
       Craquements et crépitements - participant grandement au bonheur retrouvé des choses imparfaites - font entendre les tessitures singulières de musiques entrecoupées de voix humaines enregistrées et de leurs bruits parasites appartenant à un passé recomposé. Émouvante symphonie, réunissant dans le même espace-temps un antique précurseur et les platines "hifi", diffusée par des enceintes périphériques reliées au diffuseur central. Dispositif de haute technologie confiant à un automate contemporain le soin de "régler, comme du papier à musique", cette traversée d'un paysage sonore englobant les époques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132815.jpg?v=1675015904" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mascarades", de Betty Tchomanga,</strong></span> confronte le spectateur à une femme sirène au regard diabolique. Cheveux d'ébène relevés en somptueux chignons se superposant, le corps noirci allongé sur un catafalque tendu d'un plastique noir évoquant les eaux troubles d'où elle vient, elle plonge son regard scrutateur dans le nôtre, comme un défi à relever. Ses attitudes syncopées, ses sursauts vigoureux, ses tremblements nerveux, indiquent que le monde des hommes a plus à craindre qu'à désirer d'elle.       <br />
              <br />
       S'inspirant d'une figure aquatique du culte vaudou, Mami Wata, la chorégraphe interprète se lance sans "conter" dans des transes impérieuses, sautant inlassablement à la verticale sur ses deux pieds joints, au rythme d'une musique électronique amplifiée percutant "de plein fouet" nos organismes secoués, eux aussi, de part en part. Ses grimaces marquées, ses borborygmes éructés, ses ahanements en boucle ont quelque chose de sauvage qui l'apparente aux paroles du rap endiablé qu'elle délivre : <span style="font-style:italic">"libérez la bête, libérez la…"</span>. Une prière injonctive adressée à tue-tête… avant de se terminer en plainte douce propre à vouloir séduire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132914.jpg?v=1675016223" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Dans ma chambre, épisode 03", de Mathieu Ma Fille Foundation,</strong></span> s'inscrit dans le droit fil des épisodes précédents, un moment hybride, truculent et "affûté" s'il en est, avec, au centre de l'histoire abracadabrantesque présente, le retour du motif circassien du lanceur de haches et de tomawaks… "Rétro-projetés" sur le plateau du tournage de l'épisode 02, nous assistons à la genèse de sa (dé)construction. Dans un studio d'enregistrement improvisé - la chambre du maestro -, théâtre, radio, cirque vont ainsi s'entremêler dans un patchwork cousu d'intermèdes haut en couleur où Arnaud Saury et Manuel Coursin, son complice, lâchent les brides de leur créativité à tous crins, jouant de l'absurde comme aiguillon.       <br />
              <br />
       Il sera question du circassien Édouard Pleurichard et du comédien sur scène Arnaud Saury, de leur nécessité à trouver une thérapeute sur internet, prise ensuite au téléphone, afin de tenter de régler leurs problèmes de couple (lire leur "duo" de lancer de couteaux), d'une circassienne Poppy dont l'entretien enregistré révélera les mêmes problèmes <span style="font-style:italic">"à couteaux tirés"</span> rencontrés avec son partenaire à elle (un mât chinois) <span style="font-style:italic">"sauf que lui, il n'est pas armé"</span>, d'une spectatrice volontaire prêtant généreusement sa voix pour un enregistrement utilisé par la suite comme trame à l'interview bricolée "en direct" au plateau, d'une brave dame périgourdine jointe inopinément au téléphone et prête à leur préparer des beignets aux pommes, d'un musicos local traversant le plateau, etc., etc.       <br />
              <br />
       Bref, une émission radiophonique, théâtrale et circassienne foisonnante d'imprévus, inventaire à la Prévert propre à dérider les passions tristes et à transfigurer, au micro des voix "pitchées" (effet consistant à distordre la voix humaine en lui faisant subir des décompositions en séries), le quotidien sans saveur en lumineux feu d'artifice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132985.jpg?v=1675016509" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le temps de rien"</strong></span>       <br />
       Performance pour une personne.       <br />
       Conception et chorégraphie : Ève Magot.       <br />
       Performances : Ève Magot, Luara Raio, Caroline K. Lavender.       <br />
       Direction technique : Matéo Provost.       <br />
       Aide à la conception et construction : William Bastard et Metarc SAS.       <br />
       Pour adultes.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 21 janvier, au Marché de Lerme de Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente qui se déroule du 12 janvier au 2 février 2023.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49133026.jpg?v=1675016908" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Stylus Dust"</strong></span>       <br />
       Installation sonore séquentielle.       <br />
       Conception, composition : Marc Parazon.       <br />
       Design : Pascal Mazoyer.       <br />
       Durée : 21 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 21 janvier à l'Atelier des Marches du Bouscat, à Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49133047.jpg?v=1675017213" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mascarades"</strong></span>       <br />
       Danse.       <br />
       Conception et interprétation : Betty Tchomanga.       <br />
       Création lumières : Eduardo Abdala.       <br />
       Création sonore : Stéphane Monteiro.       <br />
       Regard extérieur : Emma Tricard et Dalila Khatir.       <br />
       Consultante travail vocal : Dalila Khatir.       <br />
       Régie son : Stéphane Monteiro.       <br />
       Régie lumières : Eduardo Abdala.       <br />
       Durée : 21 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 21 janvier à la Halle des Chartrons de Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49133048.jpg?v=1675017634" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Dans ma chambre, épisode 03"</strong></span>       <br />
       Théâtre, radio, cirque.       <br />
       Conception : Mathieu Ma Fille Foundation - Arnaud Saury.       <br />
       Écriture et interprétation : Manuel Coursin et Arnaud Saury.       <br />
       Invité musical : Monsieur Gadou.       <br />
       Lumière : Zoé Dada.       <br />
       Conception sonore : Manuel Coursin.       <br />
       Régie générale : Paul Fontaine.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 21 janvier à La Manufacture CDCN de Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 janvier au 2 février 2023.</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70447649-49132601.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-De-la-tendresse-de-la-fureur-et-de-la-drolerie-une-scene-trinite_a3499.html</link>
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   <title>"Les Poupées" Tentatives (dés)articulées pour faire renaître un monde à extirper de l'oubli</title>
   <pubDate>Fri, 12 Nov 2021 09:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ils sont deux à occuper l'avant-scène de L'Atelier des Marches, un comédien plasticien - lui-même double du plasticien Michel Nedjar - et une danseuse - incarnation de ses baigneurs de celluloïd. Derrière eux, un panneau où sont accrochées des poupées au visage barré de sparadraps. Un peu moins d'une heure durant, ils vont s'évertuer à illustrer graphiquement, chorégraphiquement, les propos enregistrés du "maître des poupées".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60205390-44085058.jpg?v=1636708284" alt=""Les Poupées" Tentatives (dés)articulées pour faire renaître un monde à extirper de l'oubli" title=""Les Poupées" Tentatives (dés)articulées pour faire renaître un monde à extirper de l'oubli" />
     </div>
     <div>
      Un créateur qui s'adresse directement à la metteuse en jeu - Marine Mane - pour lui faire part du rapport qu'il entretient avec ses créations… autant dire ses créatures. Qu'est-ce qu'une poupée ? Une chose… un être étrange qui nous fait remonter aux origines lointaines avec son mixte d'interdit, de loi du père, du père suprême. Un cabinet de curiosités peuplé de fantasmagories arrachées à l'enfance pour resurgir sur l'autre scène d'un présent voué à la création artistique.       <br />
              <br />
       Habillés l'un et l'autre de tuniques d'un blanc immaculé, comme pourraient l'être les officiants d'un culte, les deux artistes vont avec application rejouer les minutes du parcours initiatique du mentor. Et tout commence très tôt - tissu brandi où le mot &quot;école&quot; est brodé -, le jour même où le jeune Michel, suite à une maladresse coupable, vit à son corps défendant son œuvre mériter les honneurs de la maîtresse suppléante. Depuis, la graine créative n'a cessé de faire germer ses fruits, échappant aux récoltes convenues. Et tandis que le passé recomposé est dessiné sous nos yeux, la danseuse s'escrime à en mimer les gestes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60205390-44085070.jpg?v=1636708343" alt=""Les Poupées" Tentatives (dés)articulées pour faire renaître un monde à extirper de l'oubli" title=""Les Poupées" Tentatives (dés)articulées pour faire renaître un monde à extirper de l'oubli" />
     </div>
     <div>
      Coudre, découdre, recoudre les pièces d'un passé en miettes, sur fond de voix off de l'artiste dépliant les secrets enterrés… Avoir eu pour père un tailleur violent auquel il n'a pas voulu ressembler, tel semble être le fil(s) de cette vocation réifiée sous nos yeux. Le mot &quot;jardin&quot; décroche celui d'&quot;école&quot; et devient le lieu d'une cérémonie à résonance vaudoue où chants et bercements insufflent vie aux poupées de celluloïd. La voix off commente la poupée mise en terre et le bonheur ressenti lorsqu'il lui fut donné de la retrouver. Bonheur fait de son odeur prégnante de pourri, comme la promesse d'une métamorphose à jamais inaccomplie.       <br />
              <br />
       Et alors que le mot &quot;matière&quot; apparaît brodé sur toile, les tissus et lambeaux sont convoqués pour, mêlés à la terre détrempée, devenir matière d'une composition à quatre mains. Quelque chose d'animal, de boue, de cailloux, de végétal, mélange de cruauté et d'innocence de l'enfance, est exhumé comme un précieux combustible vital. Et quand le mot &quot;atelier&quot; s'accroche, la voix off retrouve les allées et venues de son cheminement : peindre, toujours et encore, recouvrir de cire, peindre à nouveau, ne plus pouvoir contrôler où l'élan le mène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60205390-44085071.jpg?v=1636708370" alt=""Les Poupées" Tentatives (dés)articulées pour faire renaître un monde à extirper de l'oubli" title=""Les Poupées" Tentatives (dés)articulées pour faire renaître un monde à extirper de l'oubli" />
     </div>
     <div>
      Quant aux poupées concentrant tous les gestes créatifs, ces tissus qui les recouvrent, les dessins qui les exposent, ils sont à prendre comme les reliques vivantes d'une histoire de l'enfance se prolongeant dans l'artiste-adulte. Un adulte avide d'en découdre avec un passé douloureux - famille juive confrontée à la Shoah -  en reprisant ce qui a fait événement dans son passé… Écho (édulcoré) du monde des poupées d'Annette Messager, ou de Louise Bourgeois, projetant l'une et l'autre dans leurs installations plastiques les tourments d'une enfance mise à mal.       <br />
              <br />
       Sans remettre en cause l'intérêt du projet artistique, l'on se doit de constater que la réalisation n'a pas été à la hauteur de l'ambition du &quot;laboratoire&quot; qui l'a conçu. On reste inexorablement spectateurs de la &quot;monstration&quot; sans être embarqués dans une histoire qui aurait pu être passionnante tant l'inquiétante étrangeté des poupées recelait de potentiels. En effet, les deux artistes sur scène semblent n'être que les marionnettes appliquées d'un deus ex machina planqué en coulisses, donnant de la voix certes, mais sans pour autant convaincre.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 3 novembre à L'Atelier des Marches du Bouscat (33), en coréalisation avec le Théâtre des Quatre Saisons, dans le cadre de &quot;À l'autre bout du fil…&quot;, temps fort consacré à la marionnette, au théâtre d'objets, d'ombres et de lumières.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Poupées"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60205390-44085075.jpg?v=1636708401" alt=""Les Poupées" Tentatives (dés)articulées pour faire renaître un monde à extirper de l'oubli" title=""Les Poupées" Tentatives (dés)articulées pour faire renaître un monde à extirper de l'oubli" />
     </div>
     <div>
      Création 2020 (danse, arts plastiques, création sonore).       <br />
       Conception et direction : Marine Mane.       <br />
       Interprétation : Claire Malchrowicz, Vincent Fortemps.       <br />
       Analyse du mouvement : Claire Malchrowicz.       <br />
       Création sonore et régie générale : Margaux Robin.       <br />
       Lumières : Auriane Durand.       <br />
       Scénographie : Amélie Kiritzé-Topor.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       21 et 22 février 2022 : Le Nouveau Relax - Scène conventionnée, Chaumont (62).       <br />
       Du 24 au 26 mars 2022 : La machinerie 54 - Scène conventionnée, Homécourt (54).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60205390-44085079.jpg?v=1636708445" alt=""Les Poupées" Tentatives (dés)articulées pour faire renaître un monde à extirper de l'oubli" title=""Les Poupées" Tentatives (dés)articulées pour faire renaître un monde à extirper de l'oubli" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60205390-44085058.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Poupees-Tentatives-des-articulees-pour-faire-renaitre-un-monde-a-extirper-de-l-oubli_a3099.html</link>
  </item>

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   <title>Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales</title>
   <pubDate>Wed, 07 Jul 2021 07:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le festival Trente Trente poursuit son exploration de zones contemporaines marquées par l'exigence d'une recherche s'affranchissant de tout attendu. Ce soir-là, ce sont trois compagnies hors sol qui s'emparent de la scène singulière de l'Atelier des Marches, se tenant à l'abri des agitations spectaculaires consuméristes, pour mettre en jeu chacune - au travers de leur corps sensible et avec une maîtrise chorégraphiée stupéfiante - le lien vital les reliant à l'impossible monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57546683-42615701.jpg?v=1625602567" alt="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" title="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Experimento 5 - version duo"</strong></span>, de la Cie Sofia Fitas, renvoie à la fulgurante intuition de Nietzsche lançant à la face du monde transi <span style="font-style:italic">"c'est en déconstruisant que l'on découvre les mécanismes de la construction"</span>. Mais si le philosophe du XIXe siècle scrutait les mots et leur organisation pour débusquer en eux le continuum d'oppressions qu'ils contenaient, la chorégraphe danseuse contemporaine, elle, assiège le corps - le sien - pour le manipuler en tous sens afin "qu'il parle", dégagé des liens qui le bâillonnent.       <br />
              <br />
       Pantalon noir, dos nu, un être apparemment sans tête apparaît dans le halo de lumière balayant le plateau à hauteur de spectateur. Qu'est-il ce corps émasculé de son extrémité haute ? Rien ne permet de déterminer son sexe ni ses origines, "il" représente le substrat humain se cognant à la réalité d'un corps "à recomposer" d'urgence. Deux mains impressionnantes d'étrangeté, tant elles occupent de part et d'autre du cou la place ordinairement réservée au crâne, vont se livrer à des contorsions "surhumaines" dont les mesures seront délibérément amplifiées par le mixage en live de voix cacophoniques et de musiques battant le flux et le reflux chorégraphiés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57546683-42615709.jpg?v=1625602604" alt="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" title="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" />
     </div>
     <div>
      Lorsque l'enveloppe sonore sera portée à son paroxysme, frôlant l'implosion des tympans, les mains livrées à elles-mêmes arracheront dans une exaltation démesurée une tête invisible - l'illusion est totale -, avant d'être englouties dans le silence épuisé du plateau plongé dans le noir… Le second tableau découvrira l'être agenouillé, sa chevelure noire déployée au sol dérobant sa tête à nos regards. La musique se fera d'abord plus douce, les mouvements des bras se tenant la main (sic) esquisseront un pas de ballet avant que l'air d'opéra ne s'emballe et que la mêlée décharnée enchevêtrant jambes, pieds, mains, bras, ne reprenne de plus belle.       <br />
              <br />
       Seul un silence apocalyptique pourrait éventuellement - mais suffirait-il ? - délivrer la combattante de ses affres d'écorchée vive. Un combat à mains nues, une lutte sans merci, une chorégraphie puissamment, magnifiquement, interprétée par Sofia Fitas pour tenter de recomposer un corps mis en miettes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57546683-42615724.jpg?v=1625602664" alt="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" title="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"C'est toi qu'on adore"</strong></span>, de Leïla Ka. Après son premier solo, "Pode Ser" ("Peut-être" en portugais) - salué ici par un accueil enthousiaste lors de l'édition 2019 de Trente Trente -, la danseuse émancipée de tous dogmes chorégraphiques, mêlant à l'envi les influences pour en extraire leur quintessence, partage le plateau nu avec une complice à l'unisson. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette alliance apparaît si "naturelle" que l'une et l'autre se fondent dans la figure du même, dédoublé et pouvant être dupliqué à satiété.       <br />
              <br />
       Deux formes vêtues du même vêtement informe, ample et unisexe, les fondant dans la même entité, un seul corps dansé comme porté par la fabuleuse musique, lancinante et répétitive de Barry Lyndon. Sur le tempo hypnotique des sarabandes de Schubert et Haendel, les deux se livrent - souvent en écho l'une de l'autre, parfois en opposition comme pour souligner un déchirement intérieur - à un combat chorégraphié au millimètre contre les forces invisibles les assignant à une place dont elles ont hérité à l'insu de leur volonté. Ce combat à jamais inaccompli prolonge celui de "Pode Ser" où la danseuse parcourait les étapes des influences qu'elle avait dû (dés)intégrer pour naître à sa propre danse, à sa propre identité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57546683-42615732.jpg?v=1625602710" alt="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" title="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" />
     </div>
     <div>
      Lorsque la musique envoûtante s'interrompt, seul le souffle suspendu des interprètes vient troubler le silence régnant… avant que, à la première note, ne se déclenchent à nouveau les figures rendues à leur rage. Roulé-boulé, reptation sur le dos et jets de bras et de poings (dés)articulés trament l'énergie électrisante de cette danse expressive où les émotions, amplifiées par le corps &quot;haut-parleur&quot;, explosent littéralement.       <br />
              <br />
       Aussi, ce serait peu dire que d'évoquer les frissons libérés par &quot;l'écoute&quot; de ce corps dansé magistralement dédoublé, figurant les nôtres, à la recherche vitale d'une identité confisquée. Un corps libéré des emprises extérieures, un corps non assujetti aux désirs des autres, mais ivre de lui-même. Cet âpre combat pour tenter &quot;sans force et sans armure&quot;, mais avec une détermination sans failles (cf. &quot;La Quête&quot; de Jacques Brel dans &quot;L'Homme de la Mancha&quot;) d'atteindre l'inaccessible métamorphose et son point d'orgue, l'avènement du sujet signe le point de non-retour vers une normalité grise, sans saveur, et perfidement toxique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57546683-42615733.jpg?v=1625602748" alt="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" title="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Poésie du lendemain"</strong></span> propulse illico dans la stratosphère circassienne, là où surviennent d'intenses processus irradiants... Antoine Linsale, à l'allure d'athlète viking et à la chevelure d'or alliant grâce et puissance, se révèle être l'officiant de cette cérémonie païenne à haut pouvoir hypnotique. Faisant littéralement corps avec son agrès - une longue tresse faite de textile, suspendue au centre de la salle -, il devient l'élu d'un étrange ballet dont l'objet du désir avec lequel il tisse une relation complice serait… le tissu.       <br />
              <br />
       Au déroulé d'une musique enivrante, nouant et dénouant la tresse autour de sa taille, il s'en saisit pour s'enrouler dans ses plis, se lover autour d'elle, ou encore se propulser dans les airs, sans jamais donner l'impression du moindre effort. L'illusion d'une fusion avec la liane de tissu est telle que, lorsque, suspendue à plusieurs mètres du sol, sa tête renversée projette ses longs cheveux en arrière, les frontières entre mèches humaines et fils végétaux se confondent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57546683-42615740.jpg?v=1625602797" alt="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" title="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" />
     </div>
     <div>
      À la beauté plastique de ce tableau vivant, faut-il ajouter la maîtrise parfaite des figures exécutées avec une aisance aérienne. Sans coup férir, le circassien acrobate distille - avec une lenteur calculée - la conviction sereine d'avoir vaincu la pesanteur tant ses évolutions superbement chorégraphiées apparaissent pour ce qu'elles sont : un défi lancé à la loi universelle de la gravitation, contrainte de s'incliner face à cet &quot;ange au plafond&quot; échappé d'une peinture de la Renaissance italienne.       <br />
              <br />
       <b>Ces trois spectacles ont été vus dans le cadre du Festival Trente Trente de Bordeaux-Métropole (du 8 juin au 3 juillet 2021), à l'Atelier des Marches du Bouscat-Bordeaux, lors de la soirée-parcours du mardi 29 juin à 20 h, 21 h, et 22 h.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57546683-42615791.jpg?v=1625603317" alt="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" title="Festival Trente Trente "Experimento 5 - version duo", "C'est toi qu'on adore", "Poésie du lendemain", des corps à corps animés par des pulsions vitales" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Experimento 5 - version duo&quot;</b>       <br />
       Création danse.       <br />
       Par la Cie Sofia Fitas.       <br />
       Conception et interprétation : Sofia Fitas.       <br />
       Voix, musique et regard extérieur : Sébastien Jacobs.       <br />
       lumières et technique, Anna Tubiana.       <br />
       Durée :  25 minutes.       <br />
              <br />
       <b>&quot;C'est toi qu'on adore&quot;</b>       <br />
       Création danse 2020.       <br />
       De Leïla Ka.       <br />
       Chorégraphie : Leila Ka.       <br />
       Interprétation, Leila Ka et Jane Fournier Dumet.       <br />
       Création lumières : Laurent Fallot.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Poésie du lendemain&quot;</b>       <br />
       Création cirque-performance.       <br />
       D'Antoine Linsale.       <br />
       Durée : 7 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57546683-42615701.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Experimento-5-version-duo--C-est-toi-qu-on-adore--Poesie-du-lendemain--des-corps-a-corps_a2993.html</link>
  </item>

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   <title>"Trente Trente", les rencontres de la forme courte, exceptionnellement programmées en juin</title>
   <pubDate>Fri, 04 Jun 2021 10:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Trente Trente", initié et porté par la compagnie de théâtre Les Marches de l'Été et son metteur en scène Jean-Luc Terrade, défend depuis sa création en 2004 une programmation des formes courtes hybrides et pluridisciplinaires.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56861014-42237810.jpg?v=1622796917" alt=""Trente Trente", les rencontres de la forme courte, exceptionnellement programmées en juin" title=""Trente Trente", les rencontres de la forme courte, exceptionnellement programmées en juin" />
     </div>
     <div>
      Réunissant cette année une vingtaine de propositions artistiques, cette manifestation née à Bordeaux poursuit son rayonnement sur l'ensemble du territoire de Bordeaux Métropole mais aussi en région Nouvelle-Aquitaine.       <br />
              <br />
       Son but : dévoiler, diffuser ou découvrir les écritures contemporaines avec une programmation à la fois éclectique et exigeante valorisant la richesse et la particularité de la nouvelle scène, aussi bien locale, nationale, qu'internationale. Tous les arts peuvent être propulsés dans les espaces de jeu de &quot;Trente Trente&quot; : musique, danse, performance, théâtre, workshops hors normes, cirque et autres sont tous bienvenus ici à condition de présenter des événements n'excédant pas 30 minutes (certains, il est vrai vont jusqu'à 40 min).       <br />
              <br />
       La période de programmation de l'événement est d'ordinaire le mois de janvier. Cette année, la compagnie Les Marches de l'Été a décidé, dès octobre dernier, de scinder la manifestation en deux saisons. La Saison Froide (qui a eu lieu en janvier 2021) a accueilli, à l'Atelier des Marches au Bouscat, six artistes en résidence dont certains présenteront leurs créations lors de cette Saison Chaude qui se déroulera du 6 juin au 3 juillet 2021. <span style="font-style:italic">&quot;Presque toute la programmation prévue à l'origine a été repoussée pour cette édition d'été&quot;,</span> indique Jean-Luc Terrade.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56861014-42237825.jpg?v=1622796948" alt=""Trente Trente", les rencontres de la forme courte, exceptionnellement programmées en juin" title=""Trente Trente", les rencontres de la forme courte, exceptionnellement programmées en juin" />
     </div>
     <div>
      L'objectif de cette 18e édition reste et demeure, entre autres, de <span style="font-style:italic">&quot;faire connaître des artistes pas encore reconnus avec des propositions hybrides, dérangeantes, volontairement dérangeantes&quot;,</span> ajoute ce dernier.       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       Bordeaux et région Nouvelle-Aquitaine.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 juin au 3 juillet 2021.</span>       <br />
       Durée des spectacles : de 8 à 45 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Les artistes invités :</b>       <br />
       Arnaud Poujol, Thomas Laroppe &amp; Biño Sauitzvy, Frédéric Jouanlong, Gilles Baron, Leila Ka, La Cavale, Volmir Cordeiro et Marcela Santander Corvalán, Un loup pour l'homme, Dromosphère, Sofia Fitas, Joachim Maudet, Benjamin Begey, Yaïr Barelli, Nicolas Fraiseau &amp; Christophe Huysman, Étienne Saglio, Cridacompany, Antoine Linsale, Cie Crazy R, Johann Le Guillerm.       <br />
              <br />
       Infos et réservations :       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">&gt;&gt; trentetrente.com</a>       <br />
       Tél. : 05 56 17 03 83.       <br />
              <br />
       <b>Lieux :</b>       <br />
       Manufacture CDCN Nouvelle Aquitaine Bordeaux, Bordeaux.       <br />
       La Chapelle de la DRAC, Bordeaux.       <br />
       Jardin Botanique, Bordeaux.       <br />
       Atelier des Marches, Le Bouscat.       <br />
       Marché de Lerme, Bordeaux.       <br />
       AGORA PNC, Auditorium, Boulazac (24).       <br />
       Le Cube Cirque, Boulazac (24).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/56861014-42237810.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Trente-Trente--les-rencontres-de-la-forme-courte-exceptionnellement-programmees-en-juin_a2950.html</link>
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