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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-05T17:22:38+02:00</dc:date>
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   <title>"Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…</title>
   <pubDate>Sat, 09 May 2026 08:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Adèle Zouane, puisant dans ses propres expériences la matière vivante de ses performances, nous avait lors du festival "L'Échappée belle" de 2023 tenue en haleine de bout en bout avec "De la mort qui rue", son premier spectacle où elle présentait un inénarrable inventaire à mourir de rire des manières de passer de vie à trépas. L'année suivante, avec "À nos amours", elle nous avait entrainés joyeusement à sa suite vers les verts paradis des amours fondatrices. Là, en 2026, elle clôt sa trilogie avec une ode consacrée aux très riches heures de la vie du couple – le sien – au risque que le souffle au long cours ne se fasse un peu plus court.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96456982-67260496.jpg?v=1778227176" alt=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" title=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" />
     </div>
     <div>
      Animée toujours du (vrai) sourire et de la (fausse) naïveté de celle qui s'apprête à raconter la véridique histoire de l'itinéraire suivi par Le Couple au travers de sa vie à elle – la vie d'Adèle… (Zouane) – elle débute son récit par un souvenir… Le couple qu'elle zyeutait de la terrasse du lycée, oh qu'elle aurait voulu en être… Et puis un autre souvenir, celui d'une cave où l'on jouait de la musique et de ce jeune homme aux jambes très fines et dont le regard ne la croise pas… mais dont elle se sentait sans le savoir éperdument amoureuse…       <br />
              <br />
       Pause créant in situ une intimité avec le public devenant complice de l'épopée et adresse assortie d'une réflexion à méditer : <span style="font-style:italic">&quot;C'est du théâtre, pas du rap… Peut-être faut-il ne s'attendre à rien, comme dans une rencontre&quot;</span>… avant que les confidences amourachées ne reprennent… <span style="font-style:italic">&quot;Jaime, son prénom… j'aime, sans l'apostrophe !&quot;.</span> Et, dans le même mouvement, l'apparition de disparaître… avant de réapparaître plus tard à Avignon, le temple du théâtre… Et, non sans drôlerie, de raconter alors leur &quot;rencontre&quot; faite de convergences mutuelles… Parce que c'était lui, parce que c'était elle, il ne pouvait bien évidemment pas en être autrement… Il a envie de jouer de la batterie, elle de chanter, alors quand on est tout nus ça rapproche, inévitablement…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96456982-67260504.jpg?v=1778227228" alt=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" title=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" />
     </div>
     <div>
      Et qu'advient-il pour parachever l'amour à deux ? L'apparition d'une troisième petite vie qui, même si ce n'est pas la grosse forme, est un grand moment à partager… L'existence n'étant cependant pas un long fleuve tranquille – sinon ça se saurait – le désir de rap absorbe l'autre, l'isolant dans ses processus créatifs qui vont jusqu'à le faire changer de tête… Mais quand on aime, peut-on faire une fixation sur ces détails ? Oh bien évidemment ça peut générer quelques crises – splendidement rejouées comme &quot;pour de vrai&quot; et agrémentées d'un humour convoquant des souvenirs positifs, mode développement personnel, pour reprendre pied. Et puis s'il n'est pas l'homme idéal, elle non plus… Regards attendris mêlés d'autodérision sur le caractère emporté de l'une et la placidité de l'autre, un couple de forces antagonistes qui se conjuguent plus qu'elles ne s'affrontent.       <br />
              <br />
       Et même quand il sera difficile de garder le cap quand l'autre est à la recherche du sien, l'épiphanie reste à trouver dans l'amour que l'on se porte en – pourquoi pas ? – faisant du désir de l'autre son prochain spectacle à elle… Spectacle dont le titre pourrait être… On vous le laisse deviner ! On ne racontera pas non plus la chute… Seulement lever un coin du voile, en avançant qu'elle promet d'être ascensionnelle et musicale.       <br />
              <br />
       Dans ce dernier volet de sa trilogie inspirée par son parcours personnel pour dire &quot;la vie devant soi&quot;, Adèle Zouane a gardé intacte son énergie pétrie d'innocence radieuse au service de thèmes universels. Si l'on est toujours attendri par son bel engagement, on peut ressentir peut-être un léger essoufflement… Deux raisons… D'une part, il n'y a plus l'effet surprise ressenti lors de la découverte des deux premiers volets (le premier en particulier, plus mordant). D'autre part, c'était là la première, et les répétitions en cours permettront sans nul doute à cette forme en devenir de trouver pleinement… son &quot;troisième souffle&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 29 avril 2026 à la Scène Nationale Carré-Colonnes de Blanquefort.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon mec veut devenir rappeur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96456982-67260511.jpg?v=1778227283" alt=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" title=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" />
     </div>
     <div>
      Création 2026.       <br />
       Texte : Adèle Zouane.       <br />
       Avec : Adèle Zouane.       <br />
       Création sonore : Jaime Chao.       <br />
       Création lumière : Mathieu Marquis.       <br />
       Collaboration artistique : Marion Couziné.       <br />
       Regard extérieur : Éric Didry.       <br />
       Aide à l'écriture : Jérôme Rouger, Alexandre Virapin.       <br />
       Par le Collectif Bajour.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Représenté du 28 au 30 avril 2026 à la Scène Nationale Carré-Colonnes à Blanquefort (33).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 mai 2026 :</span> Festival du conte, Capbreton (40)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96456982-67260496.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-mec-veut-devenir-rappeur--troisieme-volet-d-une-trilogie-debutee-d-une-maniere-haletante_a4549.html</link>
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   <title>"Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain</title>
   <pubDate>Thu, 09 Apr 2026 06:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand on a connu pour y avoir vécu les quartiers déshérités de Dakar au Sénégal, comme Modou Fata Touré, ou encore les bidonvilles de Conakry en Guinée, comme Ibrahima Camara, on se sent dépositaire d'un défi à relever… Celui du poids de l'enfance privée de la légèreté de l'insouciance, de l'enfance exposée à la violence de la rue où seuls le hip hop et l'acrobatie – dérivés des danses rituelles – apportent un réconfort salutaire, celui d'autres horizons d'attente…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95899251-66934690.jpg?v=1775578371" alt=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" title=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" />
     </div>
     <div>
      Cette persévérance chevillée au corps, ce goût de ne jamais rien lâcher forgé au contact des épreuves premières, irrigue la nouvelle création de la Cie SenCirk débordant d'énergie, de prouesses et de beauté sculpturale.       <br />
              <br />
       Dans une atmosphère saturée des grondements accompagnant la naissance d'un nouveau monde, exposé sous la lumière fragile d'une aube naissante – comme dans un tableau de peintre – un monceau de paille s'anime d'où jaillira une main, puis une tête. Née des entrailles de la terre, la créature en rejoindra une seconde, plus aérienne, les deux s'affrontant, s'étayant, s'ancrant l'une à l'autre, pour constituer une paire indissociable. Ainsi le porteur et le voltigeur, investis de la même mission, créeront de concert de &quot;nouveaux équilibres&quot; entre la terre, le ciel, fût-il vide de tous dieux, et l'humain, ouvrant l'ère de l'insoupçonnable légèreté de l'être libéré des pesanteurs des vies assujetties.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95899251-66934691.jpg?v=1775578402" alt=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" title=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" />
     </div>
     <div>
      Dès lors, entre les &quot;bâtons arbres&quot; plantés au sol, les portés acrobatiques et équilibres improbables vont se succéder sur fond de lumières chaudes ajoutant leur effet hypnotique aux prouesses physiques. Tableaux poétiques rivalisant d'audace tant le porteur fera montre d'une force exceptionnelle doublée d'un sens inné de l'équilibre pour permettre au voltigeur, hissé à la force des bras tout en haut du bâton reposant sur l'épaule du premier, de réaliser des prouesses aériennes à couper le souffle.       <br />
              <br />
       Figures éphémères oscillant entre force, tension et voltige, figures s'immobilisant dans des pauses insensées pour défier la pesanteur terrestre en réalisant l'union circassienne de la terre et des airs… <span style="font-style:italic">&quot;L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux…&quot;</span>, ainsi en va-t-il de cet &quot;Ancrage&quot; défiant superbement les lois de la &quot;gravité terrestre&quot; pour nous élever, loin des contingences pesantes, vers des sphères peuplées des rêves des mortels ordinaires…       <br />
              <br />
       Car &quot;Ancrage&quot;, au-delà de l'éblouissement esthétique qu'il procure, c'est aussi en filigrane un manifeste politique qui porté par SenCirk, le seul cirque sénégalais, rappelle d'où vient son mentor, Modou Fata Touré… Enfant battu, fouetté dans une école coranique où sa très grande faute était de lire trop lentement les versets sacrés, s'enfuyant à Dakar pour échapper à ces mauvais traitements, mendiant là dans la rue… et trouvant magistralement dans les arts du cirque le lieu de réalisation de ses rêves. De ses rêves… mais aussi de ceux de toute une jeunesse de l'ouest africain qui, comme lui naguère, connaît la galère et qu'il fait bénéficier des opportunités d'émancipation offertes par &quot;Votre cirque&quot; (SenCirk en sénégalais).       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 21 mars 2026 à la Scène nationale du Carré-Colonnes à Blanquefort (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ancrage"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95899251-66934708.jpg?v=1775578428" alt=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" title=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" />
     </div>
     <div>
      Création 2023.       <br />
       Création et mise en scène : Modou Fata Touré.       <br />
       Jeu : Ibrahima Camara, Modou Fata Touré.       <br />
       Regards extérieurs : Boureima Keinou, Nathalie Tarlet.       <br />
       Création lumière : Grégoire de Lafond.       <br />
       Création sonore et musicale : Loïc Sagot.       <br />
       Régie son : Loïc Sagot ou Paul Girault.       <br />
       Régie lumière : Myriam Adjallé ou Tom Gaël.       <br />
       Regards extérieurs : Boureima Keinou, Nathalie Tarlet.       <br />
       Par la Compagnie SenCirk.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 20 au 21 mars 2026 à la Scène nationale du Carré-Colonnes de Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       3, 4 et 5 avril 2026 : Festival de Artes Vivas, Bogotá (Colombie).       <br />
       23 mai 2026 : Festival Yana Danses, CDCN Touka Danse, Remire-Montjoly (Guyane).       <br />
       19 septembre 2026 : La Mégisserie, Saint-Junien (87).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95899251-66934709.jpg?v=1775578518" alt=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" title=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95899251-66934690.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

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   <title>"La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine</title>
   <pubDate>Wed, 28 Jan 2026 09:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand Emmanuel Gil – alias Typhus Bronx, le clown qu'il s'est trouvé pour dire sur scène le monde sans filtre – s'empare du "Conte du Genévrier" des frères Grimm, l'un des plus cruels du répertoire, on peut s'attendre à tout… Et – effectivement – on n'est pas déçus… Florilège de situations grand-guignolesques, sanguinolentes à souhait, présentées avec une candeur enfantine désarmante et exhibant, sous le couvert du rire, les atrocités pulsionnelles d'adultes dotés d'un pète au casque extra-ordinaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93939126-65563896.jpg?v=1769588830" alt=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" title=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" />
     </div>
     <div>
      NDLR (1) à destination de celles et ceux que leur gentil papa ou leur gentille maman auraient omis naguère d'en faire état en oubliant de la glisser au creux de leurs oreilles d'adorables bambins réclamant avant de s'endormir une petite histoire, un bref rappel du conte des origines… Le substrat de ce roman familial freudien (sic) pourrait être résumé en quelques mots : Ma (belle) mère m'a tué, mon père m'a mangé, je me suis vengé… et tout va bien.       <br />
              <br />
       Affublée d'une paire de bottes prolongeant des jambes nues émergeant sous une chemise de nuit de collection, visage passé au blanc (de clown) surplombé d'une crête rouge, l'étrange créature – mi-effrayante, mi-hilarante – fait son apparition en empruntant tout naturellement le chemin des poutres métalliques surplombant le théâtre… Un espace que le clown en verve va s'employer à habiter en toute (in)conscience en faisant d'emblée éclater le quatrième mur afin d'inclure la salle et son public dans son délirium (cf. &quot;Le délirium du papillon&quot;, l'un des volets du triptyque) aux allures débonnaires et aux résonances tragi-comiques. Lui et ses fantômes – deux en un pour dire la complexité inhérente à la nature humaine – ne vont alors avoir de cesse de présenter in situ la version remastérisée à leur sauce (c'est-à-dire à base d'hémoglobine concentrée) du fameux conte de Grimm.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93939126-65563902.jpg?v=1769588878" alt=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" title=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" />
     </div>
     <div>
      Ames sensibles s'abstenir… D'ailleurs le programme de salle mentionne, non sans prudence, &quot;déconseillé au moins de douze ans&quot;… On ne &quot;contera&quot; pas, près de deux heures durant, le nombre de doudous sacrifiés sur l'autel de la dramaturgie fabulatrice… Innocents doudous décapités, explosés au couteau, exhibant leurs viscères à l'air et leur jugulaire tranchée avant d'être projetés dans le public comme des offrandes sacrées… NDLR (2) cependant, si d'aventure, sous l'effet d'une dénonciation de très mauvais goût, elle avait connaissance de ce carnage, rassurons l'honorable société protectrice des doudous : aucun de ceux présents sur scène ce soir-là n'a été maltraité… sans que n'ait été recueilli au préalable son consentement.       <br />
              <br />
       La &quot;soirée pyjama&quot;, inaugurée par un premier jet de doudous, se poursuivra par la mise en actes sanguinolents du synopsis des frères Grimm, revus et corrigés.… Le sang des doigts coupés (pour de vrai… enfin pour de faux) de la première jeune femme très belle du père… La césarienne au couteau… La boule vagissante et sanguinolente du petit garçon naissant… Le chagrin du père pleurant la mort en couches de son épouse très belle et aux viscères à l'air avant d'être enterrées sous le genévrier, lui, priant de désespoir Dieu &quot;personne ne lui ayant dit que ça ne servait à rien&quot;… Le remariage du père (consolé) avec une marâtre qui, si elle aimait leur fille, détestait le petit garçon du premier mariage, mis dans une machine à laver et repassé à vif avec sa chemise…       <br />
              <br />
       Les tribulations du pauvre petit garçon mal aimé et autres péripéties hautes en couleur rouge écarlate se précipiteront, toujours exposées à deux voix se recouvrant, en s'étayant l'une l'autre ; paroles lénifiantes énoncées sur un ton enfantin contrastant avec la cruauté décomplexée qu'elles véhiculent. Double voix comme haut-parleur des tensions contradictoires traversant tout un chacun, tensions ici mises en lumière (surexposée) pour rendre hilarant le syndrome Docteur Jekill - Mister Hyde.       <br />
              <br />
       Gore c'est gore – ainsi de la blague (suisse…) de l'immolation par le feu du public, blague d'actualité incandescente aussitôt annulée que tentée – comme ligne directrice d'un projet artistique soigneusement &quot;pansé&quot; (cf. les trois volets de &quot;Full Bronx&quot;) incluant les spectateurs comme complices consentants (ou pas…) de ce jeu iconoclaste à résonances plus qu'humaines. Le dernier quart d'heure de la performance – c'en est une, même si ses fils pourraient parfois faire figure de cordes – amplifie à l'envi les ressorts de la dramaturgie en nous réservant là une très, très belle surprise (que l'on ne révélera pas), clôturant en beauté ce délire d'hémoglobine… à déguster à plus soif.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le jeudi 22 janvier 2026 aux Colonnes de Blanquefort (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La petite histoire qui va te faire flipper (tellement qu'elle fait peur)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93939126-65563974.jpg?v=1769589628" alt=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" title=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" />
     </div>
     <div>
      Conte à frémir debout d'à(peu)près les frères Grimm.        <br />
       Écriture et jeu : Emmanuel Gil (alias Typhus Bronx).       <br />
       Mise en scène : Marek Kastelnik, assisté de Lisa Peyron.       <br />
       Collaboration artistique : Lisa Peyron, Marek Kastelnik, Agnès Tihov.       <br />
       Technique : Ludovic Pédoussaud.       <br />
       Déconseillé aux moins de 12 ans.        <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>La trilogie &quot;Full Bronx&quot; – &quot;Le Delirium du papillon&quot;, &quot;La petite histoire qui va te faire flipper&quot; et &quot;Trop près du mur&quot; – a été représenté du 21 au 23 janvier 2026 aux Colonnes de Blanquefort, Scène Nationale Carré-Colonnes Saint-Médard-Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée &quot;La petite histoire qui va te faire flipper&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 mars 2026 :</span> Théâtre de Gascogne, Mont de Marsan (40).       <br />
       8 mars 2026 : Maison de la Culture et des Loisirs, Beaucouzé (49).       <br />
       14 mars 2026 : Espace Beausoleil - Centre Culturel, Pont Péan (35).       <br />
       Du 7 au 16 mai 2026 : CDN de Normandie-Rouen, Rouen (76).       <br />
              <br />
       <b>Tournée &quot;Le delirium du Papillon&quot;</b>       <br />
       28 janvier 2026 : Théâtre de Gascogne, Mont de Marsan (40).       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 février 2026 :</span> Centre Culturel Jean Carmet, Mûrs-Erigné (49).       <br />
       13 mars 2026 : Centre culturel, Noyal-sur-Vilaine (35).       <br />
       15 mars 2026 : Théâtre Victor Hugo, Fougères (35).       <br />
       19 mars 2026 : Centre Culturel Mosaïque, Le Mené (22).       <br />
       20 mars 2026 : Centre Henri Queffélec, Gouesnou (29).       <br />
       21 mars 2026 : Le Grain de Sel, Séné (56).       <br />
       7 avril 2026 : L'Avant Seine, Colombes (92).       <br />
       18 et 19 avril 2026 : Festival des Arts de la Rue, Huy (Belgique).       <br />
       25 avril 2026 : Espace Simone Signoret, Cenon (33).       <br />
       26 mai 2026 : Langres (52).       <br />
       27 et 28 juin 2026 : ACB - Scène Nationale, à Bar-le-Duc (55).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93939126-65564032.jpg?v=1769589816" alt=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" title=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée &quot;Trop près du mur&quot;</b>       <br />
       27 janvier 2026 : Un Chapiteau en Hiver, Bègles (33).       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 mars 2026 :</span> La Palène, Rouillac (16).       <br />
       7 mars 2026 : La Canopée, Ruffec (16).       <br />
       10 mars 2026 : Espace Festif et Culturel Les Pierres Blanches, Saint-Jean-de-Boiseau (44).       <br />
       12 mars 2026 : Espace Culturel Saint-Clément, Craon (53).       <br />
       17 mars 2026 : Le Dôme - Centre Culturel, Saint-Avé (56).       <br />
       18 mars 2026 : Centre Culturel Bleu Pluriel, Trégueux (22).       <br />
       24 mars 2026 : L'Odyssée, Orvault (44).       <br />
       25 mars 2026 : La Pléiade, La Riche (37).       <br />
       27 mars 2026 : Sous les Pylônes (Cie Dodeka), Coutances (50).       <br />
       8 avril 2026 : L'Avant Seine, Colombes (92).       <br />
       22 avril 2026 : Le Péglé, Mont de Marsan (40).       <br />
       24 avril 2026 : La Manufacture Médocaine, Pauillac (33).       <br />
       30 et 31 mai 2026 : Demandez nous la lune, Meisenthal (57).       <br />
       2 juin 2026 : L'étincelle - scène de la communauté d'agglomération, Saint-Dié-des-Vosges (88).       <br />
       4 juin 2026 : Centre Culturel La Ricamarie, La Ricamarie (42).       <br />
              <br />
       Du 15 au 17 avril 2026 : Full Bronx (les trois spectacles), Salle Le Monty, Genappe (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93939126-65563896.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-petite-histoire-qui-va-te-faire-flipper-Un-remake-d-un-conte-horriblissime-des-freres-Grimm-une-histoire-a-l-eau-de_a4464.html</link>
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   <title>"Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres</title>
   <pubDate>Fri, 28 Nov 2025 17:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Bienvenue dans l'univers de la Démocratie ! Bienvenue dans l'univers… des Démocraties ! En effet, au-delà de ses propres limites, la démocratie athénienne, vieille de 2500 ans, fait figure d'antiquité aux yeux d'un monde contemporain s'étant empressé de lui trouver des substituts faisant fi des fondements inscrits dans son nom : Démocratie, du grec Demos (le peuple) et Kratos (le pouvoir), donc le pouvoir du peuple… Alternant adresses directes à la salle et saynètes piquantes, prenant le public comme pilier, la philosophe Barbara Stiegler et le spécialiste d'histoire grecque Christophe Pébarthe vont parcourir les méandres de ces entités à géométrie variable que sont devenues les démocraties dites représentatives.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92884744-65021126.jpg?v=1764349808" alt=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" title=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" />
     </div>
     <div>
      &quot;Qui veut prendre la parole ?&quot;. Par cette question inaugurale – la même que pouvaient entendre naguère les citoyens pressés les uns contre les autres sur la colline de la Pnyx au pied de l'Acropole d'Athènes – s'ouvre cette séance-spectacle dont l'objet s'identifie à la démocratie vécue à la fois en direct (nombreux temps réservés au débat) et en représentation scénique haute en couleur.       <br />
              <br />
       D'emblée, on est immergé dans l'AG d'une Fac où le tout nouveau Président, élu au vu de son programme radical, s'est s'empressé de trahir ses engagements en appliquant la réforme sélective exigée par le néolibéralisme régnant en maître, attitude purement anti-démocratique déclenchant le jour de la rentrée la grève illimitée… Avec un humour étudié, Christophe Pébarthe dont <span style="font-style:italic">&quot;personne n'ignore ici qu'il est spécialiste de la démocratie athénienne&quot;</span> – n'a-t-il pas été fait Docteur Honoris Causa par l'Université de Santorin ? – rappelle doctement, avec un pédantisme de bon aloi, la phrase liminaire de l'éminent historien Ernest Lavisse fixant en 1890 le credo des lieux d'éducation : <span style="font-style:italic">&quot;Notre histoire commence avec les Grecs&quot;</span>… aussitôt interrompu par lui-même pour que la parole soit donnée à la salle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92884744-65021141.jpg?v=1764349851" alt=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" title=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, pour les éventuels distraits venus se perdre ici, monstration est faite qu'il ne s'agira pas d'un cours magistral sur la démocratie – fût-elle grecque – mais de travaux pratiques où chacun (chacune) est invité(e) d'ores et déjà à donner de la voix… seule voie possible vers l'exercice de la démocratie pleine et entière. Sa complice sur scène s'empressera de prendre le premier relai pour animer un séminaire regroupant infirmières et corps médical dont l'objet – la démocratie sanitaire – mobilise toute son attention… vite interrompue à son tour par la règle des deux minutes maxi de parole afin que cette dernière ne soit instrumentalisée par des orateurs démagogues.       <br />
              <br />
       Nouvelle AG. Celle des gilets jaunes… La voix du peuple… Mais de quel peuple s'agit-il ? Vous découvrez que le peuple ne parle pas la même langue que vous ? Le mépris du peuple, aussi vieux que les Grecs ? Construire un questionnement pour décortiquer les mécanismes de remise en cause des qualités du peuple, vous avez deux minutes… Le gilet jaune, épouvantail pour le Pouvoir, une résurgence de la démocratie directe des Athéniens recouverte par les limons de la démocratie représentative excluant le peuple de sa capacité légitime à gouverner ? Moment succulent et ô combien signifiant de la citation d'un magazine culturel fort prisé dénonçant l'indigence de ce mouvement populaire spontané, né autour des ronds-points et hors des cadres de l'orthodoxie consacrée, fût-elle de gauche.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92884744-65021145.jpg?v=1764349881" alt=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" title=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" />
     </div>
     <div>
      Une autre saynète montrera la philosophe à sa table, écoutant &quot;religieusement&quot; une des voix off de la réforme parcours sup. Présenté comme l'opportunité d'offrir à chaque lycéen le choix d'orientation le mieux adapté – &quot;à la fin du processus, c'est le lycéen qui choisit&quot; – ce message-mensonge d'état martelé sur les ondes n'est aucunement questionné par la journaliste, cautionnant de fait un discours gouvernemental aux antipodes des objectifs sélectifs qu'il poursuit. De même sera joyeusement déconstruit en situation le diktat de la période covid – oukase prononcé au nom du bien du peuple – de l'interdiction de se réunir (ou &quot;pas plus de six à Noël&quot;) créant des lésions irréparables dans le tissu social.       <br />
              <br />
       Prenant pour exemple la tragédie de Sophocle, &quot;Antigone&quot;, l'honorable Docteur Honoris Causa s'adressant à l'assemblée prise à témoin demandera qui se sent plus proche de Créon ou d'Antigone que tout sépare… pour mieux faire apparaître que la délibération est essentielle, l'un et l'autre ayant tort a priori. C'est là l'enseignement à tirer de la tragédie grecque, l'expérience de l'impossibilité d'épuiser la réalité dans le discours. La réalité est en excès sur les discours, elle est toujours plus complexe que les discours qui prétendent la circonscrire. Discuter collectivement des lois, non inamovibles, mais prises comme système vivant, ce serait ça la démocratie… vécue en direct.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Quand nous dansons avec nos racines, nous composons perpétuellement.&quot;</span> Et ce soir, ce qui s'est joué sur une scène de théâtre ouverte sur l'espace des citoyens assemblés dans la salle des Colonnes, c'est un remake enjoué de ce que pouvait être l'assemblée athénienne : un lieu de paroles libérées, un espace délibératif dénouant les mécanismes de représentants élus &quot;démocratiquement&quot;… et toujours prêts à abuser le peuple en s'appropriant le pouvoir qu'il leur a délégué.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 21 novembre 2025 à la Scène Nationale du Carré-Colonnes de Blanquefort (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92884744-65021151.jpg?v=1764349917" alt=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" title=""Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros" Anatomie joyeuse d'une "démocratie" à faire renaître de ses cendres" />
     </div>
     <div>
      Une expérience théâtrale de Barbara Stiegler et Christophe Pébarthe.       <br />
       Texte et mise en scène : Christophe Pébarthe.       <br />
       Avec : Christophe Pébarthe, Barbara Stiegler.       <br />
       Regard sur la direction d'acteurs : Jean-Marie Broucaret.       <br />
       Dramaturgie et assistante à la mise en scène : Marie Duret-Pujol.       <br />
       Scénographie : Clémence Kazémi.       <br />
       Lumière : Jérémie Papin.       <br />
       Régisseur général : Matthieu Chevet.       <br />
       Avec la collaboration involontaire de : Cornelius Castoriadis, Bernard Manin, Francis Duruis-Déri, Dominique Rousseau, Frédérique Vidal, Pierre-Henri Tavoillot.       <br />
       Durée : 2 h 30       <br />
              <br />
       <b>Représenté les 21 et 22 novembre 2025 à la Scène nationale du Carré-Colonnes de Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 et 7 décembre 2025 :</span> Scène nationale du Sud-Aquitain, Bayonne (64).       <br />
       15 mars 2026 : Le Méta - CDN, Poitiers (86).       <br />
       29 avril 2026 : Les 3T, Châtellerault (86).       <br />
       21 mai 2026 : Théâtre Ducourneau, Agen (47).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92884744-65021126.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Democratie--Un-spectacle-dont-vous-pourriez-etre-les-heros-Anatomie-joyeuse-d-une-democratie-a-faire-renaitre-de-ses_a4415.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…</title>
   <pubDate>Thu, 20 Nov 2025 09:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lorsque, surgissant de l'ombre des coulisses, Jérôme Rouger, apparaît sur la scène du Carré-Colonnes de Blanquefort, ses premiers mots vont au chantre de l'humour (caustique), Pierre Desproges, dont, annonce-t-il avec entrain, "on fêtera le quarantième anniversaire de la mort… dans quatre ans". Sa filiation ainsi bel et bien établie, l'humoriste (bienveillant) se lance, paperboard en appui, à une vraie fausse conférence propre à dévoiler aux spectateurs leurs faces cachées. Et, ce que l'on apprendra effectivement sur l'art d'être spectateur désacralisera à jamais le statut (déboulonné) des quidams fréquentant les lieux nommés théâtres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929906.jpg?v=1763627515" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Vivre en direct la condition de spectateur en bénéficiant du bonus offert d'une critique savoureuse des faits, gestes et motivations diverses et variées de &quot;la bête de salle&quot; qu'est ledit spectateur, telle est l'expérience proposée in situ. Enchainant avec vélocité les différents cas de figure, &quot;la bête de scène&quot; qu'est Jérôme Rouger, dont l'animalité vive de routard des plateaux produit irrésistiblement son effet hypnotique sur l'assistance, déroule ses observations à l'usage des spectateurs, partie prenante de ce qui va advenir dans le présent partagé de cette représentation.       <br />
              <br />
       En effet, s'il est une évidence c'est celle de la consanguinité du couple acteur-spectateur d'un soir, accouchant ensemble de par son union (contre nature ?) d'un spectacle unique, différent de ceux qui l'ont précédé et de ceux qui le suivront. Et ce miracle de la Nativité &quot;spectaculaire&quot; n'a rien à envier à celui de la Nativité christique tant la dose d'illusions partagées est à la source du miracle à venir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929907.jpg?v=1763627572" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Oscillant entre humour vif et critique de la raison pure appliquée à l'objet spectacle, l'acteur de tréteaux va s'amuser (et nous amuser) à rapprocher les paradoxes inhérents aux arts vivants. Ainsi, savoir accueillir l'ennui au théâtre n'est-il pas promesse inépuisable de joie intense… lorsque la représentation arrivera à son terme, la chute étant alors synonyme de la délivrance attendue ? De même, pour éviter de &quot;mourir de rire&quot;, comme cette malheureuse spectatrice restée inerte dans son fauteuil alors que la salle s'était vidée de ses âmes vivantes, l'humoriste humaniste ne se doit-il pas (ce sera le cas ce soir…) de supprimer les parties trop drôles de son spectacle ?       <br />
              <br />
       Poursuivant son exégèse de la représentation théâtrale, l'humoriste, ayant au préalable juré fidélité au serment de Shakespeare, se lance dans une sociologie de l'entité &quot;Public&quot; propre à décoiffer les têtes majoritairement chenues des &quot;assistants émotionnels&quot; venus là… (l') assister. Le public donc, pris comme un conglomérat d'individus sans autre cohésion que de se retrouver dans la même salle, le même soir, mais avec des attentes et regards singuliers, va alors pouvoir bénéficier de ses précieux conseils.       <br />
              <br />
       D'abord, pour rendre hommage à sa grand-mère privée trop tôt d'école, mais aucunement d'intelligence, et en fonction des pouvoirs qu'il s'accorde ici et maintenant, le maître des chimères artistiques décrète la règle de la primauté du féminin, renvoyant aux oubliettes de l'Histoire la règle des accords grammaticaux consacrant la primauté du genre masculin. Mine de rien, en déminant là un terrain occupé par les tenants d'un ordre conservateur entendant perpétuer au travers de la langue le pouvoir de domination du patriarcat, et s'adressant désormais aux &quot;spectatrices&quot; que nous sommes tous et toutes devenues, l'humoriste rejoint la tradition de celles et ceux qui s'appuient sur le ridicule existant pour mieux le faire rejaillir en pleine face.       <br />
              <br />
       Quant à la qualité des publics, elle est, comme celle des produits de première nécessité, soumise à variations… <span style="font-style:italic">&quot;Il arrive que le public soit mauvais, fatigué, ou pire… bête&quot;.</span> Et l'humoriste de passer en revue la typologie des &quot;spectatrices&quot;. Des consommatrices (qui revendiquent d'avoir rien préparé, laissant cette charge au bouffon sur scène), aux molles et éteintes qui donnent envie de s'endormir sur scène.       <br />
              <br />
       Un sort particulier sera réservé aux élues, dont l'appel ce soir aboutit à la conclusion d'un certain désintérêt pour la chose culturelle. Les &quot;spectatrices&quot; du premier rang, elles aussi, auront droit à un traitement de faveur ; prises comme &quot;mur émotionnel&quot; où vient s'écraser le reste de la salle, prisonnière de leurs réactions, elles seront rendues pleinement responsables de la réussite ou de l'échec de la performance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929935.jpg?v=1763627602" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Toujours sur un ton (faussement) détaché fuseront des considérations sur le public des scènes nationales dont le portrait-robot épingle en creux les travers de la culture de l'entre-soi et du mieux-disant culturel propres à d'autres structures… pour faire ressortir que, si, là aussi, on trouve de gros lourdauds (le féminin n'existerait-il pas ?), ils sont éduqués. Ainsi, tout en restant bienveillant, par pointes ajustées, l'humour se fera un brin plus critique des comportements et motivations rencontrés chez les &quot;spectatrices&quot;, même si, dans l'instant même, des numéros de cabarets joyeux viendront recolorer en rose (vif) le spectacle.       <br />
              <br />
       On se délecte de l'humour (r)affiné de Jérôme Rouger, expert en l'art de démonter les ressorts animant le sérail constitué par le chœur des &quot;spectatrices&quot;, son allié envers et contre tout. On sourit et rit de bon cœur à ses saillies délivrées avec un naturel confondant et une bienveillance au-dessus de tous soupçons.       <br />
              <br />
       Cependant – ah décidément, il y aura donc toujours un spectateur en-vieux trouvant à redire… –, même si on apprécie à sa valeur la richesse de ses points de vue aiguisés sur le monde du spectacle et de ses adeptes, on se prend parfois à regretter que l'humoriste semble retenir ses flèches… Il est vrai que l'humour noir et la causticité sans retenue, propres au mentor de l'humour cité en préambule, se sont au cours des temps édulcorés, signes d'une époque (cf. les humoristes débarqués de France Inter pour avoir exercé sans filtre l'art de leur humour débridé) où l'on tient à ménager – coûte que coûte – l'artistiquement correct.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 12 novembre 2025 au Carré-Colonnes de Blanquefort (33).
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Conseils aux spectateurs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929943.jpg?v=1763627626" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jérôme Rouger.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Rouger.       <br />
       Avec : Jérôme Rouger.       <br />
       Lumières : Mathieu Marquis.       <br />
       Regard intérieur : Patrice Jouffroy dit Jouf'.       <br />
       Par Cie La Martingale.       <br />
       Durée : 1 h15.       <br />
              <br />
       <b>Représenté mercredi 12 et jeudi 13 novembre 2025 à la Scène nationale du Carré-Colonnes de Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 novembre 2025 :</span> Théâtre Béhéria - Les Escales, Réseau 535, Bidart (64).       <br />
       14 janvier 2026 : Le Moulin du Roc - Scène nationale, Niort (79).       <br />
       29 janvier 2026 : Espace des Augustins, Montauban (82).       <br />
       31 janvier 2026 : La Saison Sud-Hérault - L'Étape, Pierrerue (34).       <br />
       6 février 2026 : Le Pays Valois - Communauté de Communes, Lévignen (60).       <br />
       28 février 2026 : R2B, Vouneuil-sous-Biard (86).       <br />
       13 mars 2026 : Festival Quand on conte, Nouaille-Maupertuis (86).       <br />
       21 mai 2026 : Rencontres Théâtrales, Saint-Jean-de-Boiseau (44).       <br />
       4 juin 2026 : Festival Ah !, Parthenay (79).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Conseils-aux-spectateurs-Rire-au-Carre-une-equation-gagnante_a4409.html</link>
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