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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-16T05:14:37+02:00</dc:date>
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   <title>"Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !</title>
   <pubDate>Wed, 04 Sep 2024 10:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une superbe création où le dramaturge, metteur en scène et comédien Wajdi Mouawad marie imagination et vécu, nous nous retrouvons dans une chronologie de près de 75 ans dans des lieux aussi différents que Beyrouth, Montréal, Paris, Rome et Livingstone avec, au cœur de celle-ci, la double explosion tragique du port de Beyrouth en 2020. Dans ces épisodes bousculés, le dramaturge pose un regard aussi lucide, poétique que scientifique sur ces impondérables qui ponctuent et peuvent influer toute une vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220937.jpg?v=1667980515" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur une scénographie sombre balayée par des clartés blanches dans un jeu de clairs-obscurs. Elle est mouvante durant toute la représentation et laisse découvrir, selon les moments, des salles construites en forme de triangle toujours ouvertes pour inviter le regard du public à entrer dans celles-ci, tout autant que dans l'intimité des protagonistes. Cette dernière est verbalisée aussi par des mots, des colères et des silences. Tout est à nu. On se livre au travers de souffrances parfois tues, mais toujours dites.       <br />
              <br />
       Ce sont plusieurs générations de familles qui se rencontrent ou se retrouvent à des endroits et des époques différents. Paris, Montréal, Livingstone, Beyrouth, les scènes s'échelonnent dans un espace-temps et dans des lieux géographiques étendus. Celui-ci s'étire d'août 1978 où Talyani a 10 ans jusqu'en août 2052 où il a 74 ans avec un centre dramatique démarrant le 4 août 2020, avec la double explosion dans le port de Beyrouth, jusqu'au 8 août 2020. Le bilan a été de 215 morts et 6 500 blessés. Cet espace-temps s'étale sur une durée dramaturgique d'une semaine, la pièce étant découpée du lundi au dimanche avec, pour chacun des jours, une action, une date et plusieurs lieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220938.jpg?v=1667980552" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Dans cette étendue autant temporelle, psychologique que culturelle, reste accrochée la souffrance des caractères qui s'exprime autour de la colère, de l'incompréhension, du manque d'amour, du mépris, de la violence, de l'amour non exprimé, de l'amour qui s'exprime. Ce que montre Mouawad est qu'au travers des événements, souvent marqués par l'impondérable même quand la tragédie ne s'y mêle pas, fait que l'histoire d'une vie ou d'une famille peut être changée, voire transfigurée complètement. Une maladie qu'on pourrait croire cancéreuse alors que c'est un simple furoncle où l'horaire d'un vol pour Paris ou Rome a transformé la vie de nos personnages ainsi que celle de Wajdi Mouawad qui se raconte aussi dans cette création.       <br />
               <br />
       Le jeu des comédiens est très physique et est axé sur la voix qui est souvent projetée, lancée. On se crie dessus, on se bouscule, on s'ignore ou on s'aime. Talyani (Wajdi Mouawad, Jérôme Kircher) est incarnée par deux protagonistes aussi différents l'un de l'autre comme le blanc l'est du noir ou le coton de la soie. Et donc nous sommes à la croisée de deux histoires. Quand l'un est calme, serein, l'autre est violent, méprisant, divorçant de la vie quand le premier en est attaché. L'histoire de chacun, leur rapport à soi et aux autres sont marqués de coups, de béquilles, d'entorses à leur vie avec un rapport au père, fréquemment absent physiquement ou symboliquement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220939.jpg?v=1667980654" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Le hasard, une rencontre, un instant font que les ruisseaux se séparent pour se jeter dans un autre fleuve. C'est dans ce tournoiement des événements que la création prend de l'épaisseur avec son voile de mystère. Tout tourne autour de la souffrance et d'amours non dites ou échouées dans les écueils du mutisme.       <br />
              <br />
       &quot;L'important n'est pas de guérir mais de vivre avec ses maux&quot;, ces mots de Camus (1913-1960) peuvent être l'écho de la trame dramaturgique de la seconde partie, car, dans celle-ci, les personnages font face à leurs problèmes là où la première partie les faisait voir comme les subissant et en souffrant sans que ceux-là ne disparaissent pour autant. Autre moment est ce cours donné sur la relativité restreinte d'Einstein (1879-1955) par Joane (Julie Julien) qui donne un éclairage au titre de cette œuvre avec le chiffre irrationnel, √2, comme tout irrationnel qui recouvre toute une infinité de nombres dans un espace mathématique extrêmement réduit entre deux décimales. L'infiniment grand logé dans l'infiniment petit comme le cours d'une vie influé par un petit hasard.       <br />
              <br />
       La voix est l'aiguillon des émotions et s'apparente à un baromètre de celles-ci, des sentiments tiraillés par des conflits internes qui traversent continuellement la vie de tous les protagonistes. Les planches deviennent, au travers de déplacements importants et de rares pauses, le lieu de figuration et de transformation de ces conflits où, autour de courts solos de trompettes qui accompagnent avec beaucoup de suavité certaines fins de scènes, ils closent la pièce dans un rare, voire le seul, moment d'espoir et de gaité.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Racine carrée du verbe être"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220940.jpg?v=1667980687" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistante et assistant à la mise en scène : Valérie Nègre et Cyril Anrep.       <br />
       Avec : Maïté Bufala, Madalina Constantin, Jade Fortineau, Jérémie Galiana, Delphine Gilquin, Julie Julien, Jérôme Kircher, Norah Krief, Maxime Le Gac Olanié, Wajdi Mouawad, Lucile Roche et Anna Sanchez en alternance, Nathanaël Rutter, Richard Thériault, Raphael Weinstock.       <br />
       Et les enfants en alternance : Colin Jolivet, Meaulnes Lacoste, Théodore Levesque, Balthazar Mas-Baglione, Ulysse Mouawad, Adrien Raynal, Noham Touhtouh.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet et Stéphanie Jasmin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas assistée de Léa Delmas.       <br />
       Couture : Anne-Emmanuelle Pradier.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220941.jpg?v=1667980722" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Conception vidéo : Stéphane Pougnand.       <br />
       Dessins : Wajdi Mouawad et Jérémy Secco.       <br />
       Musique : Pawel Mykietyn.       <br />
       Conception sonore : Michel Maurer, assisté de Sylvère Caton et Julien Lafosse.       <br />
       Accompagnement des enfants : Achille di Zazzo.       <br />
       Fabrication des accessoires, costumes et décor : ateliers de La Colline.       <br />
       Durée : 6 h, soit trois parties ponctuées de deux entractes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">13 et 14 septembre 2024 :</span> Festival La Bâtie, Château Rouge - Scène conventionnée, Annemasse (74).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 septembre au 22 décembre 2024.</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 17 h 30, samedi à 16 h et dimanche à 13 h 30.       <br />
       • Durée 6h incluant 2 entractes.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220942.jpg?v=1725465858" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Racine-carree-du-verbe-etre-Demonstration-magistrale-_a4038.html</link>
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   <title>"Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !</title>
   <pubDate>Wed, 09 Nov 2022 08:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une superbe création où le dramaturge, metteur en scène et comédien Wajdi Mouawad marie imagination et vécu, nous nous retrouvons dans une chronologie de près de 75 ans dans des lieux aussi différents que Beyrouth, Montréal, Paris, Rome et Livingstone avec, au cœur de celle-ci, la double explosion tragique du port de Beyrouth en 2020. Dans ces épisodes bousculés, le dramaturge pose un regard aussi lucide, poétique que scientifique sur ces impondérables qui ponctuent et peuvent influer toute une vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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      Lumières sur une scénographie sombre balayée par des clartés blanches dans un jeu de clairs-obscurs. Elle est mouvante durant toute la représentation et laisse découvrir, selon les moments, des salles construites en forme de triangle toujours ouvertes pour inviter le regard du public à entrer dans celles-ci, tout autant que dans l'intimité des protagonistes. Cette dernière est verbalisée aussi par des mots, des colères et des silences. Tout est à nu. On se livre au travers de souffrances parfois tues, mais toujours dites.       <br />
              <br />
       Ce sont plusieurs générations de familles qui se rencontrent ou se retrouvent à des endroits et des époques différents. Paris, Montréal, Livingstone, Beyrouth, les scènes s'échelonnent dans un espace-temps et dans des lieux géographiques étendus. Celui-ci s'étire d'août 1978 où Talyani a 10 ans jusqu'en août 2052 où il a 74 ans avec un centre dramatique démarrant le 4 août 2020, avec la double explosion dans le port de Beyrouth, jusqu'au 8 août 2020. Le bilan a été de 215 morts et 6 500 blessés. Cet espace-temps s'étale sur une durée dramaturgique d'une semaine, la pièce étant découpée du lundi au dimanche avec, pour chacun des jours, une action, une date et plusieurs lieux.
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      Dans cette étendue autant temporelle, psychologique que culturelle, reste accrochée la souffrance des caractères qui s'exprime autour de la colère, de l'incompréhension, du manque d'amour, du mépris, de la violence, de l'amour non exprimé, de l'amour qui s'exprime. Ce que montre Mouawad est qu'au travers des événements, souvent marqués par l'impondérable même quand la tragédie ne s'y mêle pas, fait que l'histoire d'une vie ou d'une famille peut être changée, voire transfigurée complètement. Une maladie qu'on pourrait croire cancéreuse alors que c'est un simple furoncle où l'horaire d'un vol pour Paris ou Rome a transformé la vie de nos personnages ainsi que celle de Wajdi Mouawad qui se raconte aussi dans cette création.       <br />
               <br />
       Le jeu des comédiens est très physique et est axé sur la voix qui est souvent projetée, lancée. On se crie dessus, on se bouscule, on s'ignore ou on s'aime. Talyani (Wajdi Mouawad, Jérôme Kircher) est incarnée par deux protagonistes aussi différents l'un de l'autre comme le blanc l'est du noir ou le coton de la soie. Et donc nous sommes à la croisée de deux histoires. Quand l'un est calme, serein, l'autre est violent, méprisant, divorçant de la vie quand le premier en est attaché. L'histoire de chacun, leur rapport à soi et aux autres sont marqués de coups, de béquilles, d'entorses à leur vie avec un rapport au père, fréquemment absent physiquement ou symboliquement.
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      Le hasard, une rencontre, un instant font que les ruisseaux se séparent pour se jeter dans un autre fleuve. C'est dans ce tournoiement des événements que la création prend de l'épaisseur avec son voile de mystère. Tout tourne autour de la souffrance et d'amours non dites ou échouées dans les écueils du mutisme.       <br />
              <br />
       &quot;L'important n'est pas de guérir mais de vivre avec ses maux&quot;, ces mots de Camus (1913-1960) peuvent être l'écho de la trame dramaturgique de la seconde partie, car, dans celle-ci, les personnages font face à leurs problèmes là où la première partie les faisait voir comme les subissant et en souffrant sans que ceux-là ne disparaissent pour autant. Autre moment est ce cours donné sur la relativité restreinte d'Einstein (1879-1955) par Joane (Julie Julien) qui donne un éclairage au titre de cette œuvre avec le chiffre irrationnel, √2, comme tout irrationnel qui recouvre toute une infinité de nombres dans un espace mathématique extrêmement réduit entre deux décimales. L'infiniment grand logé dans l'infiniment petit comme le cours d'une vie influé par un petit hasard.       <br />
              <br />
       La voix est l'aiguillon des émotions et s'apparente à un baromètre de celles-ci, des sentiments tiraillés par des conflits internes qui traversent continuellement la vie de tous les protagonistes. Les planches deviennent, au travers de déplacements importants et de rares pauses, le lieu de figuration et de transformation de ces conflits où, autour de courts solos de trompettes qui accompagnent avec beaucoup de suavité certaines fins de scènes, ils closent la pièce dans un rare, voire le seul, moment d'espoir et de gaité.
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     <div><b>"Racine carrée du verbe être"</b></div>
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      Texte et mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistante et assistant à la mise en scène : Valérie Nègre et Cyril Anrep.       <br />
       Avec : Madalina Constantin, Jade Fortineau, Jérémie Galiana, Julie Julien, Jérôme Kircher, Norah Krief, Maxime Le Gac Olanié, Wajdi Mouawad, Richard Thériault, Raphael Weinstock ; et Maïté Bufala, Delphine Gilquin, Anna Sanchez, Merwane Tajouiti de la Jeune troupe de La Colline ;       <br />
       et Adam Boukhadda, Colin Jolivet, Meaulnes Lacoste, Théodore Levesque, Balthazar Mas-Baglione, Ulysse Mouawad, Adrien Raynal, Noham Touhtouh ; et les voix de Juliette Bayi, Maïté Bufala, Julien Gaillard, Jackie Ido, Valérie Nègre.       <br />
       Dramaturgie : Stéphanie Jasmin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas assistée de Léa Delmas et Isabelle Flosi.       <br />
       Couture : Anne-Emmanuelle Pradier.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68632101-48240412.jpg?v=1667980722" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
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      Conception vidéo : Stéphane Pougnand.       <br />
       Musique originale : Paweł Mykietyn.       <br />
       Interprète polonais : Maciej Krysz       <br />
       Conception sonore : Michel Maurer, assisté de Sylvère Caton et Julien Lafosse .       <br />
       Avec la participation en répétitions de Yuriy Zavalnyouk.       <br />
       Suivi du texte et accompagnement des enfants : Achille di Zazzo.       <br />
       Coach trompette : Roman Didier.       <br />
       Répétiteur : Barney Cohen.       <br />
       Construction du décor par l'atelier de La Colline.       <br />
       Durée : 6 h incluant 2 entractes (parties I et II).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 octobre au 30 décembre 2022.</span>       <br />
       Partie I mercredi à 19 h 30 et Partie II jeudi à 20 h 30       <br />
       Intégrale samedi à 16 h, dimanche à 13 h 30 ; vendredis 4 et 18 novembre, 2 et 16 décembre à 17 h 30.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 au 30 décembre 2022.</span>       <br />
       Intégrale à 17 h. Relâche du 24 au 27 décembre.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68632101-48240413.jpg?v=1667980771" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
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  </item>

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   <title>•In 2022• "Jogging" Être femmes au Liban, des Médées contemporaines</title>
   <pubDate>Sun, 24 Jul 2022 10:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comédienne, autrice et activiste culturel - ainsi se présente-t-elle -, Hanane Hajj Ali est l'un des porte-visages de ces Mères Courage contemporaines, femmes et mères jusqu'au bout de leurs douleurs, qu'aucun pouvoir, si corrompu soit-il, ne semble en mesure de faire dévier. À la faveur d'un jogging dans Beyrouth, fascinée par la figure mythique de Médée - Éros et Thanatos, deux faces du même paradoxe existentiel -, elle livre plusieurs portraits de ces femmes libanaises surgies de l'ombre pour venir hanter nos consciences. Et ce, avec un naturel "désarmant" teinté d'un humour contrastant avec le propos tragique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66260899-47102343.jpg?v=1658652316" alt="•In 2022• "Jogging" Être femmes au Liban, des Médées contemporaines" title="•In 2022• "Jogging" Être femmes au Liban, des Médées contemporaines" />
     </div>
     <div>
      Tout de noir vêtue, tête encagoulée, la comédienne s'échauffe à la manière d'une joggeuse, activité qu'elle pratique assidûment. En effet, quand on est une cinquantenaire engagée dans un pays hautement corrompu et déchiré religieusement, que l'on a cru au fol espoir de la révolution d'octobre 2019, illusions vite interrompues par l'explosion d'août 2020 ayant détruit des quartiers entiers de Beyrouth, il vaut mieux entretenir sa forme… Pour compléter son &quot;entrainement&quot;, un exercice de diction l'amène facétieusement à articuler des mots politiquement incorrects, comme pour signifier d'emblée qu'il s'agira bien là d'une &quot;pièce illégitime, bâtarde&quot; hors des clous normés de la culture officielle libanaise.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je suis la femme voilée, cool, mariée&quot;</span>… Invitant un homme choisi au hasard dans le public à lui maintenir fermement les pieds (acte iconoclaste) afin qu'elle puisse pratiquer en tout confort ses exercices physiques, déclenchant à l'occasion des sensations localisées dans une zone intime, elle raconte ses courses à Beyrouth… Des parcours émaillés d'anecdotes scatologiques, ainsi lorsqu'une fiente de pigeon vient à s'écraser sur son visage, une question surgit : <span style="font-style:italic">&quot;est-ce qu'on peut prier en déféquant ?&quot;</span>. Le souvenir de sa grand-mère lui répétant que <span style="font-style:italic">&quot;tout ce qui vient du ciel est sacré&quot;</span>, résonne alors comme une saillie libertaire pourfendant le caractère inviolable de la loi islamique en lui faisant ouvertement la nique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66260899-47102344.jpg?v=1658652345" alt="•In 2022• "Jogging" Être femmes au Liban, des Médées contemporaines" title="•In 2022• "Jogging" Être femmes au Liban, des Médées contemporaines" />
     </div>
     <div>
      La figure de Médée, déclinée dans plusieurs, semble la hanter comme on peut l'être par un motif cristallisant des problématiques fortes liées au féminin révolté. Le mythe de Médée est d'abord ressuscité avec humour au travers des &quot;Amours Halal&quot; (titre d'un film se déroulant à Beyrouth) de Créuse et de Jason, de la terrible vengeance qui s'ensuivit, Médée égorgeant ses propres enfants pour punir l'infâme de son infidélité et assurer à ses enfants paix et sérénité. Ce rôle, l'a toujours secrètement attirée sans qu'elle comprenne en quoi tuer ses enfants aimés était acte d'amour… L'expérience de la complexité de la vie lui apprendra que l'aberration pointée ne peut être qu'apparente.       <br />
              <br />
       Habitée depuis par cette figure de mère infanticide par amour (on se heurte là au tabou des tabous) elle se fera plus grave en exhumant de sa mémoire deux cas de femmes ayant eu recours au meurtre, direct ou indirect, de leurs progénitures.       <br />
              <br />
       D'abord Yvonne, cette Libanaise chrétienne, cultivée et mariée à un homme riche et haut placé, ayant laissé une cassette &quot;scandaleuse&quot; filmant son acte… La comédienne distribue alors dans la salle trois desserts à la crème, onguent blanc sur le visage aussi immaculé que la chantilly recouvrant le gâteau à la mort-aux-rats préparé avec les fruits préférés des filles d'Yvonne. Trois silhouettes innocentes découpées dans une ribambelle de papiers enflammés avec un briquet… Elle aussi, mère aimante, n'avait pu supporter exposer ses enfants à la trahison de l'homme, c'est ce que la cassette &quot;égarée&quot; par la justice racontait, l'impensable ne pouvant en tout état de cause rejaillir sur la réputation de l'homme important.       <br />
              <br />
       Histoire singulière, tragique, d'une femme sacrificielle faisant écho à la tragédie à grande échelle de l'explosion des 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées honteusement dans les silos du port de Beyrouth. Explosion redoublée d'un autre scandale, celui d'un Pouvoir corrompu empêchant le travail des juges chargés d'établir les responsabilités. Et là, la comédienne se revêtant de voiles rouges part dans une transe où son corps entier devient torche vivante.       <br />
              <br />
       Histoire de Zahra, autre Médée libanaise du Sud. Mariée à 15 ans à un homme âgé, elle réussit à obtenir le divorce quand elle tombe amoureuse de Mohamed, militant d'un parti ultra-religieux. Pour lui, elle apprend le Coran et épouse la cause extrémiste. Après lui avoir donné trois fils, Mohamed l'abandonne pour une autre élue d'Allah… La comédienne tourne en courant de plus en plus vite autour d'un rectangle de lumière, dans un état d'exaltation furieuse. Elle les élève seule ses trois garçons et leur communique l'idéal du père de mourir en martyr, sa façon à elle de donner un sens à son indicible douleur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66260899-47102345.jpg?v=1658652381" alt="•In 2022• "Jogging" Être femmes au Liban, des Médées contemporaines" title="•In 2022• "Jogging" Être femmes au Liban, des Médées contemporaines" />
     </div>
     <div>
      Quand ses deux premiers enfants meurent en combattants, elle remercie Dieu de l'avoir exaucée. Et puis il y a maintenant l'ultime lettre adressée par son dernier fils. Lui, pour avoir refusé de tuer des innocents en Syrie, vient d'être condamné à mort. S'il écrit accepter l'inéluctable, il refuse de mourir pour autant en martyr d'une cause qui n'est plus la sienne, faisant ipso facto de sa mère une Médée déchue.       <br />
              <br />
       Femme mère aimante conduite par un aveuglement dionysiaque jusqu'au bout de sa douleur, Mater dolorosa émancipée refusant la domination patriarcale jusqu'à vouloir la mort de ceux à qui elle tient le plus, ces figures dupliquées de la Médée antique incarnées superbement par une comédienne alliant naturel et gravité ne sont pas prêtes à s'effacer de notre mémoire. Le Liban, son pays mis à mal, rongé par les délires religieux et la corruption promue au rang de politique gouvernementale, non plus.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 21 juillet au Théâtre Benoît XII, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Jogging جوغينغ"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66260899-47102378.jpg?v=1658652901" alt="•In 2022• "Jogging" Être femmes au Liban, des Médées contemporaines" title="•In 2022• "Jogging" Être femmes au Liban, des Médées contemporaines" />
     </div>
     <div>
      Hanane Hajj Ali, Beyrouth.        <br />
       Spectacle en arabe, surtitré en français et en anglais.       <br />
       Texte, conception : Hanane Hajj Ali.       <br />
       Dramaturgie : Abdullah Alkafri.       <br />
       Avec : Hanane Hajj Ali.       <br />
       Direction artistique et scénographie : Éric Deniaud.       <br />
       Lumière : Sarmad Louis, Rayyan Nihawi.       <br />
       Son : Wael Kodeih.       <br />
       Costumes : Kalabsha, Louloua Abdel-Baki.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 au 26 juillet 2022.</span>       <br />
       À 18 h, relâche le 23 juillet.       <br />
       Théâtre Benoît-XII, 12, rue des Teinturiers, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66260899-47102343.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-Jogging-Etre-femmes-au-Liban-des-Medees-contemporaines_a3363.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Avignon Off 2022 >> "Beyrouth Hotel"</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jun 2022 17:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une comédie sur la rencontre de deux mondes, l'Orient et l'Occident, en même temps que celle d'un homme et d'une femme… Avec un complice musical malicieux…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65236625-46591769.jpg?v=1654704819" alt="Avignon Off 2022 >> "Beyrouth Hotel"" title="Avignon Off 2022 >> "Beyrouth Hotel"" />
     </div>
     <div>
      Dans un modeste hôtel de Beyrouth, un auteur de théâtre parisien, coincé entre ses états d'âme et sa peur de la ville, voit ses considérations d'intellectuel se heurter à la spontanéité et au goût de la vie de la réceptionniste qui connaît l'état de guerre depuis toujours…       <br />
              <br />
       Cette comédie, drôle et subtile, joue avec les non-dits et les décalages culturels et humains entre un écrivain raté et une Libanaise confiante dans la vie. Le tout rythmé par un juke-box capricieux qui illustre tantôt l'immobilisme de l'auteur, tantôt le dynamisme de la réceptionniste… Car cette rencontre entre l'Orient et l'Occident est aussi celle d'un homme et d'une femme…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65236625-46591770.jpg?v=1654704853" alt="Avignon Off 2022 >> "Beyrouth Hotel"" title="Avignon Off 2022 >> "Beyrouth Hotel"" />
     </div>
     <div>
      Texte : Rémi de Vos.       <br />
       Mise en scène : Olivier Douau.       <br />
       Avec : Nathalie Comtat et Olivier Douau.       <br />
       Création lumière : David Ripon.       <br />
       Décor : Jean-Bernard Tessier et Monia Nabli.       <br />
              <br />
       <b>Avignon Off 2022</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 Juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 35, relâche le mardi.       <br />
       Théâtre de l'Adresse, 2, avenue de la Trillade, Avignon.       <br />
       Réservation : 06 16 82 04 03 - Ticket'OFF.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeladresse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeladresse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65236625-46591769.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2022-Beyrouth-Hotel_a3276.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-29872321</guid>
   <title>"Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune</title>
   <pubDate>Fri, 18 Jan 2019 09:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Antigone 82", Jean-Paul Wenzel adapte et met en scène avec l'aide d'Arlette Namiand "Le quatrième mur", le roman de Sorj Chalandon. Cette pièce démêle la pelote compliquée de la guerre civile du Liban en 1982, cette guerre où s'emmêlent sur une même terre les traditions et les politiques des chrétiens, sunnites, chiites, mais aussi druzes, palestiniens, israëliens, syriens…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29872321-28731714.jpg?v=1547801131" alt=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" title=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" />
     </div>
     <div>
      Dans un espace de jeu délimité sur trois côtés par des gradins, avec deux chaises, un mur de fond en partie recouvert par un rideau (ou écran ou surface de projection), Jean-Paul Wenzel et ses comédiens développent une manière très concrète de théâtre et racontent une histoire. Complexe mais simple. Qui parle de la Guerre, et des rituels et des coutumes. Des uns et des autres.       <br />
              <br />
       De ces chefs de factions qui acceptent que leurs enfants jouent cette pièce de théâtre étrange qu'un étranger leur propose de jouer. Antigone… Dans un lieu de nulle part, en ruine, un no man's land. Pas comme une solution, pas comme un rêve de paix mais comme un répit, une simple respiration. Un souffle de vie bien insuffisant pour échapper à la névrose de guerre, aux traumatismes, à un monde qui n'imagine pas le retour à l'état paisible et au partage des destins. Un monde qui ne connaît que la fraternité paradoxale des guerriers et le partage des meurtres.       <br />
              <br />
       Sans jamais céder un pouce à la caricature et à l'idéologie, ni au désir de simplification, l'espace théâtral apporte comme une limpidité, une fluidité de la pensée, une vérité des personnes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29872321-28731751.jpg?v=1547801164" alt=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" title=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" />
     </div>
     <div>
      Du lointain aux gradins, comme protégés par une ligne, un écran invisible, une séparation, une cage invisible, se définissent un en deçà, un par-delà des apparences. Les hommes et les femmes, comme protégés d'un regard extérieur, se dépouillent progressivement de leurs raideurs. Et l'on comprend leurs comportements qui conjurent le hasard d'un tir de snipers ou de tankistes. La nécessaire solidité des liens familiaux et les détails qui font sens.       <br />
              <br />
       La scène semble se paver de mots, d'objets, les comédiens jouent comme si aucun clin d'œil n'était envoyé au public. Dans un jeu réaliste naturel*, chacun apporte son objet symbolique, sa phrase essentielle, son courage physique, ses interdits, ses provocations, ses rétractations, son point de vue.       <br />
              <br />
       Le spectateur évolue entre Fable et Parabole, attentif au dialogue silencieux qui passe par les signes et le rapprochement des corps. Et voit les cloisons mentales, les barrières du feu, les contradictions se dissoudre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29872321-28731765.jpg?v=1547801200" alt=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" title=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" />
     </div>
     <div>
      La scène, par sa capacité à conjoindre les contraires, rapprocher les points de vue, distribuer le présent et l'absent est comme un laboratoire, élabore un espace sensible et optimiste.       <br />
              <br />
       Et de cette Antigone, de cette histoire de cendres et de cailloux, cette histoire de défunts en recherche de terre des ancêtres, en recherche de patries, Jean-Paul Wenzel et ses comédiens offrent les premiers éléments d'une matière à théâtre qui dépasse les fantômes.       <br />
              <br />
       Et, lorsque du lointain aux gradins se déroule le jeu, chaque personnage révèle sa curiosité de l'autre, et peut être son désir d'autrui. Un peu de terre, une clef à ouvrir. L'effet théâtre est tenu de bout en bout. Et le spectacle apparaît comme une <span style="font-style:italic">geste</span> qui relie tous les genres, qui s'installe à un point de convergence, un point aveugle en limite de la ligne imaginaire qui sépare les gradins. Au point de naissance du public.       <br />
              <br />
       Le théâtre comme dépassement des rituels et des coutumes, comme antichambre d'une Nation Commune. C’est pourquoi les applaudissements sont si nourris.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Jean-Paul Wenzel respecte les consignes données par Denis Diderot dans &quot;De la poésie dramatique&quot; au chapitre 11 &quot;de l'intérêt&quot; où apparaît la notion de quatrième mur…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Antigone 82"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29872321-28731777.jpg?v=1547801237" alt=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" title=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Le quatrième mur&quot; de Sorj Chalandon (Éditions Grasset).       <br />
       Mise en scène : Jean-Paul Wenzel.       <br />
       Adaptation : Arlette Namiand.       <br />
       Avec : Hassan Abd Alrahman, Fadila Belkebla, Pauline Belle, Pierre Devérines, Nathan Gabily (jeu et musique) Pierre Giafferi, Hammou Graïa, Jérémy Oury (jeu et vidéo), Lou Wenzel.       <br />
       Scénographie : Jean-Paul Wenzel.       <br />
       Création costumes : Cissou Winling.       <br />
       Création lumières : Juliette Romens.       <br />
       Création son : Philippe Tivillier.       <br />
       Création vidéo : Jérémy Oury.       <br />
       Régie lumière : Juliette Romens ou Marie-Sol Kim.       <br />
       Par Dorénavant Cie.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 janvier au 3 février 2019.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 20 h 30, samedi et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/29872321-28731714.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Antigone-82--comme-un-depassement-des-rituels-et-des-coutumes-une-antichambre-d-une-Nation-Commune_a2323.html</link>
  </item>

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