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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-09T01:55:08+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent</title>
   <pubDate>Wed, 18 Jun 2025 20:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cherbourg. 1942. Marie-Louise Giraud aide des femmes à avorter pour leur rendre service. Peu à peu, l'aide devient l'habitude et les demandes se multiplient. Puis, un jour, une lettre anonyme arrive au commissariat, puis une seconde !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89403702-63212260.jpg?v=1750270601" alt="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" title="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" />
     </div>
     <div>
      Guillotinée le 30 juillet 1943 à 5 h 45 à la prison de la Roquette pour avoir pratiqué une vingtaine d'avortements dans la région de Cherbourg, Marie-Louise Giraud est l'une des deux seules personnes exécutées en France à ce titre. C'est son histoire particulière qui a inspiré Sophie Jolis, la comédienne, chanteuse, autrice et compositrice, artiste éclectique aux multiples facettes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'avortement n'est jamais une victoire. Aucune femme n'y recourt de gaieté de cœur (…). C'est toujours un drame et ça le restera toujours !&quot;,</span> commente Sophie Jolis en reprenant les célèbres mots de Simone Veil dans son discours de 1974.       <br />
              <br />
       Inspiré de la vraie vie de Marie-Louise Giraud sous l'Occupation, &quot;La Faiseuse d'anges&quot; est un spectacle musical et choral, choix artistique qui apporte à la thématique abordée une dimension toute particulière, mais dont on pourrait a priori s'étonner au premier abord.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89403702-63212261.jpg?v=1750270630" alt="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" title="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" />
     </div>
     <div>
      Cela dit, la dérision et la distanciation n'est-elle pas souvent un contrepoint à l'horreur ? Les exemples artistiques font pléthore, tant au théâtre que dans d'autres arts. Pourquoi, en effet, ne pas traiter de l'avortement et de la liberté des femmes par le biais de la chanson ?       <br />
              <br />
       Les choix artistiques de Sophie Jolis à l'écriture et d'Aurélien Houver à la mise en scène convoquent l'histoire de Marie-Louise Giraud, cette mère de deux enfants, femme de marin, successivement domestique, femme de ménage et blanchisseuse dont on peut se demander si elle a profité de la détresse de cette vingtaine de femmes enceintes malgré elle – et qui voulaient juste vivre et disposer de leurs corps – ou si elle a passé outre leur désarroi au nom d'une morale &quot;présente-absente&quot; et d'intérêts financiers salvateurs.       <br />
              <br />
       Cela dit, &quot;La Faiseuse d'anges&quot; de Sylvie Jolis et Aurélien Houver ne dresse pas une reconstitution purement historique, mais laisse le débat ouvert, en ne prenant aucunement parti. La pièce questionne largement le spectateur qui, à bien y regarder, y joue un rôle important, la musique et les chansons étant essentiellement centrées sur les pensées de l'héroïne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89403702-63212269.jpg?v=1750270653" alt="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" title="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" />
     </div>
     <div>
      L'aspect &quot;patchwork&quot; de la scénographie, portée par une écriture juste et sensible, et construite sur une première partie aux allures d'enquête policière et une deuxième sur le procès et le jugement, ne déroute aucunement. Bien au contraire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous avons choisi des coulisses ouvertes où les changements à vue des comédiennes et des comédiens renforcent l'aspect inébranlable de l'héroïne, ainsi qu'un module tournant dont la rotation évoque l'engrenage qui emporte progressivement Marie-Louise (…) vers son dénouement tragique&quot;,</span> précise le metteur en scène.       <br />
              <br />
       L'ensemble est du plus bel effet dramaturgique et la Compagnie Croc-en-jambe réussit là un spectacle qui résonnera longtemps aux oreilles du public à l'heure où <span style="font-style:italic">&quot;la protection du droit à l'avortement en France ne progresse que pour être remise en question dans d'autres régions dans le monde&quot;</span> (sic).       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Faiseuse d'anges"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89403702-63212272.jpg?v=1750270679" alt="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" title="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" />
     </div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Texte : Sophie Jolis.       <br />
       Mise en scène : Aurélien Houver.       <br />
       Avec : Laëtitia Ayrès, Sophie Jolis, Guillaume Nocture (Piano) et Julia Salaün.       <br />
       Musique : Guillaume Ménard.       <br />
       Costumes : Télen.       <br />
       Lumières : Alain Hubert.       <br />
       Décors : Samuel Ciuranna et Pierre Morsard.       <br />
       Graphisme : Axel Bourée.       <br />
       Par la Compagnie Croc-en-jambe.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 16 h 15. Relâche le dimanche.       <br />
       Espace Saint-Martial, 2, rue Jean-Henri Fabre, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 86 34 52 24.       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.net/billet/FR/representation-ESPACE_ST_MARTIAL-27185-0.wb?REFID=GTkXAAAAAAA6AQ" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://saint-martial.org/" target="_blank">>> saint-martial.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89403702-63212260.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-La-Faiseuse-d-anges-Une-immersion-justement-menee-dans-le-passe-aux-larges-echos-sur-le-present_a4260.html</link>
  </item>

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   <title>"Vipère au poing" Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales</title>
   <pubDate>Thu, 13 Feb 2020 15:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Œuvre quasi autobiographique, "Vipère au poing" d'Hervé Bazin est adaptée pour la première fois au théâtre dans une mise en scène de Victoria Ribeiro. Récit au vitriol d'une relation en forme de guérilla permanente entre une mère détestable et ses enfants rebelles, sa transcription en un seul en scène tient notamment par l'étonnante performance d'Aurélien Houver.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42743527-35521554.jpg?v=1581607591" alt=""Vipère au poing" Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" title=""Vipère au poing" Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" />
     </div>
     <div>
      Relatant l'adolescence à peine transposée de l'auteur, dans les années trente, dans la région de Segré au nord d'Angers, &quot;Vipère au poing&quot; est un violent réquisitoire contre une mère cruelle et insensible, contre une relation autoritaire, sans affection, entre parents et enfants. Cette marâtre qu'il hait, et qui le lui rend bien, surnommée &quot;Folcoche&quot; (association de &quot;folle&quot; et de &quot;cochonne&quot;), initie dès le début une partie d'échecs guerrière qui ne s'éteindra que par le départ de Jean dit Brasse-Bouillon. Pour Hervé Bazin, ce sera l'année de ses vingt ans. Il rompt alors avec sa famille et part étudier à la faculté de lettres de la Sorbonne.        <br />
              <br />
       L'écriture de Bazin, vive et nerveuse, use autant de propos mordants et acides que de saillies empreintes d'humour noir ; et son roman, fustigeant la bien-pensance, les conventions sociales/familiales et les excès de la bourgeoisie d'hier, se retrouve à l'actualité de ces maux toujours présents aujourd'hui, même s'ils revêtent des formes différentes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42743527-35521555.jpg?v=1581607808" alt=""Vipère au poing" Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" title=""Vipère au poing" Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" />
     </div>
     <div>
      C'est ici la première adaptation pour le plateau, en un seul en scène audacieux où tous les protagonistes se retrouvent dans la voix d'un seul comédien, Aurélien Houver, suivant en cela la structure narrative du roman qui n'est pas seulement le récit de l'enfance de Brasse-Bouillon et de ses frères, mais aussi celle du narrateur lui-même qui, devenu adulte, raconte avec distanciation cette enfance.       <br />
              <br />
       Avec une franchise déconcertante, sans retenue, l'auteur revient sur les événements avec une distance où pointent une dérision caustique, voire corrosive, sans bienveillance aucune pour tous les membres de sa famille, le précepteur, ou lui-même. Ainsi, seul, pour en interpréter toutes les âpres facettes, Aurélien Houver alterne entre un jeu immersif, dense, où il incarne tous les personnages, et une adresse directe au public.       <br />
              <br />
       On sent alors une vraie fougue interprétée, exprimée, comme celle, forte et exacerbée, qui serait l'expression d'une guerre civile… ou comme si on assistait à la mise en place d'une guerre de tranchées dont les deux parties seraient composées principalement de Folcoche et Brasse-Bouillon… Où chacun va peu à peu fortifier, renforcer ses positions, construites ou plutôt creusées grâce à une solide et farouche haine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42743527-35521556.jpg?v=1581607933" alt=""Vipère au poing" Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" title=""Vipère au poing" Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" />
     </div>
     <div>
      De bout en bout, Aurélien Houver tient le rythme, habitant les principaux acteurs du roman, avec adresse et subtilité, sachant générer de brefs rires ou sourires, aux moments appropriés, opportuns. Usant de beaucoup d'énergie pour exprimer la vivacité contenue dans le livre, dans les échanges entre Folcoche et Brasse-Bouillon, employant des ruptures de rythmes, de courts silences et une étonnante palette de tonalités, de variations vocales, lui permettant de jouer aussi bien le père que les frères… lorsque leur présence est requise par l'histoire.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Victoria Ribeiro agence l'ensemble avec intelligence, sans effets superflus. Elle crée opportunément, et avec habileté, les déplacements et les espaces dédiés (chambre, parc, forêt, pièces de la maison) suggérés, nécessaires à la narration et correspondant aux univers décrits dans le livre d'Hervé Bazin. Pour exemple, l'arrivée par l'allée centrale (suggestion de l'allée du parc) de Brasse-Bouillon, qui attrape, tue la vipère puis joue avec.       <br />
              <br />
       Tout est imaginé, seul un arbre, suffisamment grand et imposant pour pouvoir y grimper, lieu de refuge, poste d'observation, totem. Tout tient grâce à l'incroyable présence scénique du comédien et à son incroyable capacité à captiver l'attention de son auditoire.       <br />
              <br />
       Il s'agit d'une réelle performance, osée mais réussie, portant à la scène un texte très littéraire… et difficile, mais au final emportant allègrement l'adhésion du public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vipère au poing"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42743527-35521557.jpg?v=1581607971" alt=""Vipère au poing" Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" title=""Vipère au poing" Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" />
     </div>
     <div>
      Texte : Hervé Bazin.       <br />
       Mise en scène : Victoria Ribeiro.       <br />
       Avec : Aurélien Houver.       <br />
       Costumes : Corinne Rossi.       <br />
       Décors : Antoine Milian.       <br />
       Lumière : Idalio Guerreiro.       <br />
       Par la Compagnie du Taxaudier.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 février au 28 avril 2020.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h et dimanche à  17 h.       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Gymnase, Studio Marie Bell, Paris 10e, 01 42 46 79 79.       <br />
       <a class="link" href="http://theatredugymnase.paris/" target="_blank">&gt;&gt; theatredugymnase.paris</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/42743527-35521554.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Vipere-au-poing-Une-partie-d-echecs-guerriere-ou-s-affrontent-d-archaiques-relations-familiales_a2661.html</link>
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   <title>"Vipère au poing"… Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales</title>
   <pubDate>Tue, 06 Nov 2018 16:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Œuvre quasi autobiographique, "Vipère au poing" d'Hervé Bazin est adaptée pour la première fois au théâtre dans une mise en scène de Victoria Ribeiro. Récit au vitriol d'une relation en forme de guérilla permanente entre une mère détestable et ses enfants rebelles, sa transcription en un seul en scène tient notamment par l'étonnante performance d'Aurélien Houver.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27322902-27591016.jpg?v=1541518213" alt=""Vipère au poing"… Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" title=""Vipère au poing"… Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" />
     </div>
     <div>
      Relatant l'adolescence à peine transposée de l'auteur, dans les années trente, dans la région de Segré au nord d'Angers, &quot;Vipère au poing&quot; est un violent réquisitoire contre une mère cruelle et insensible, contre une relation autoritaire, sans affection, entre parents et enfants. Cette marâtre qu'il hait, et qui le lui rend bien, surnommée &quot;Folcoche&quot; (association de &quot;folle&quot; et de &quot;cochonne&quot;), initie dès le début une partie d'échecs guerrière qui ne s'éteindra que par le départ de Jean dit Brasse-Bouillon. Pour Hervé Bazin, ce sera l'année de ses vingt ans. Il rompt alors avec sa famille et part étudier à la faculté de lettres de la Sorbonne.        <br />
              <br />
       L'écriture de Bazin, vive et nerveuse, use autant de propos mordants et acides que de saillies empreintes d'humour noir ; et son roman, fustigeant la bien-pensance, les conventions sociales/familiales et les excès de la bourgeoisie d'hier, se retrouve à l'actualité de ces maux toujours présents aujourd'hui, même s'ils revêtent des formes différentes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27322902-27591078.jpg?v=1541518253" alt=""Vipère au poing"… Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" title=""Vipère au poing"… Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" />
     </div>
     <div>
      C'est ici la première adaptation pour le plateau, en un seul en scène audacieux où tous les protagonistes se retrouvent dans la voix d'un seul comédien, Aurélien Houver, suivant en cela la structure narrative du roman qui n'est pas seulement le récit de l'enfance de Brasse-Bouillon et de ses frères, mais aussi celle du narrateur lui-même qui, devenu adulte, raconte avec distanciation cette enfance.       <br />
              <br />
       Avec une franchise déconcertante, sans retenue, l'auteur revient sur les événements avec une distance où pointent une dérision caustique, voire corrosive, sans bienveillance aucune pour tous les membres de sa famille, le précepteur, ou lui-même. Ainsi, seul, pour en interpréter toutes les âpres facettes, Aurélien Houver alterne entre un jeu immersif, dense, où il incarne tous les personnages, et une adresse directe au public.       <br />
              <br />
       On sent alors une vraie fougue interprétée, exprimée, comme celle, forte et exacerbée, qui serait l'expression d'une guerre civile… ou comme si on assistait à la mise en place d'une guerre de tranchées dont les deux parties seraient composées principalement de Folcoche et Brasse-Bouillon… Où chacun va peu à peu fortifier, renforcer ses positions, construites ou plutôt creusées grâce à une solide et farouche haine.       <br />
              <br />
       De bout en bout, Aurélien Houver tient le rythme, habitant les principaux acteurs du roman, avec adresse et subtilité, sachant générer de brefs rires ou sourires, aux moments appropriés, opportuns. Usant de beaucoup d'énergie pour exprimer la vivacité contenue dans le livre, dans les échanges entre Folcoche et Brasse-Bouillon, employant des ruptures de rythmes, de courts silences et une étonnante palette de tonalités, de variations vocales, lui permettant de jouer aussi bien le père que les frères… lorsque leur présence est requise par l'histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27322902-27591096.jpg?v=1541518333" alt=""Vipère au poing"… Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" title=""Vipère au poing"… Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Victoria Ribeiro agence l'ensemble avec intelligence, sans effets superflus. Elle crée opportunément, et avec habileté, les déplacements et les espaces dédiés (chambre, parc, forêt, pièces de la maison) suggérés, nécessaires à la narration et correspondant aux univers décrits dans le livre d'Hervé Bazin. Pour exemple, l'arrivée par l'allée centrale (suggestion de l'allée du parc) de Brasse-Bouillon, qui attrape, tue la vipère puis joue avec.       <br />
              <br />
       Tout est imaginé, seul un arbre, suffisamment grand et imposant pour pouvoir y grimper, lieu de refuge, poste d'observation, totem. Tout tient grâce à l'incroyable présence scénique du comédien et à son incroyable capacité à captiver l'attention de son auditoire.       <br />
              <br />
       Il s'agit d'une réelle performance, osée mais réussie, portant à la scène un texte très littéraire… et difficile, mais au final emportant allègrement l'adhésion du public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vipère au poing"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27322902-27591142.jpg?v=1541518475" alt=""Vipère au poing"… Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" title=""Vipère au poing"… Une partie d'échecs guerrière où s'affrontent d'archaïques relations familiales" />
     </div>
     <div>
      Texte : Hervé Bazin.       <br />
       Mise en scène : Victoria Ribeiro.       <br />
       Avec : Aurélien Houver.       <br />
       Costumes : Corinne Rossi.       <br />
       Décors : Fabrice Cany.       <br />
       Lumière : Idalio Guerreiro.       <br />
       Par la Compagnie du Taxaudier.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 septembre 2018 au 13 janvier 2019</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Ranelagh, Paris 16e, 01 42 88 64 44.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-ranelagh.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-ranelagh.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/27322902-27591096.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Vipere-au-poing-Une-partie-d-echecs-guerriere-ou-s-affrontent-d-archaiques-relations-familiales_a2276.html</link>
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