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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-19T12:17:16+02:00</dc:date>
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   <title>"L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…</title>
   <pubDate>Tue, 13 Feb 2024 16:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mais de qui sont-ils le nom, ces deux magnifiques clochards célestes plantant ingénument leur regard océanique dans le nôtre, jusqu'à nous faire chavirer dans leur monde ? Un monde déserté par le commun et habité pour autant par l'ordinaire, un monde extraordinairement banal. Qui sont-ils ces deux baladins, unis à la vie à la mort jusqu'à ne faire qu'un, pour épouser les déshérences immobiles de deux êtres contemplant l'infini vertige d'être là, devant nous, dans le décor des murs imbibés de pluie de L'Atelier des Marches, en attente d'un je ne sais quoi restant - qui en eût douté ? - sans réponse, Dieu s'étant tu depuis belle lurette…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78342374-56867945.jpg?v=1688021898" alt=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" title=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" />
     </div>
     <div>
      Du Beckett sans Beckett, les deux larrons Matthieu Boisset et Daniel Strugeon - répliques mnésiques de Mercier et Camier - s'étant affranchis du maître à penser (en rond) laissent libre cours à leur imaginaire débridé, surfant à l'envi sur leur vague à l'âme existentiel dont ils font matière à (ré)jouir. Une bicyclette, un sac à dos, une parka, un parapluie à baleines à partager sont leurs seuls biens terrestres, mais peu importe… la richesse étant ailleurs pour ceux qui, sur un plateau noir et humide, ont la tête dans les nuages et le nez au vent du grand large.       <br />
              <br />
       Une heure durant nous allons les suivre pas à pas, roue à roue, leurs tribulations articulées aux éclats de leurs mots nourrissant notre rêverie vagabonde. <span style="font-style:italic">&quot;Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage, traversé çà et là par de brillants soleils&quot;,</span> confiait Baudelaire. Ici, la pluie intermittente s'est substituée à l'orage et les éclats de rire font office de brillants soleils. Car leur voyage au bout de nulle part n'est qu'en apparence un surplace en sol glissant, tant leurs échanges, si tendus peuvent-ils être parfois, constituent un itinéraire (é)mouvant menant - à l'épreuve de la route - vers encore plus de fraternité vécue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78342374-56867946.jpg?v=1688021956" alt=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" title=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" />
     </div>
     <div>
      Parler aussi du silence. Ce silence augural qui règne en maître des lieux, silence précédant l'entrée en scène successive des deux compères dévisageant longuement les &quot;assis&quot; comme on le ferait vis-à-vis d'intrus s'immisçant dans l'intimité de l'histoire à venir, une histoire qui n'appartient à personne, ni à eux, ni aux spectateurs. Plan large puis très rapproché sur Mercier et Camier franchissant toute la largeur du plateau, yeux dans les yeux, pour se rejoindre jusqu'à presque s'embrasser sur les lèvres… Alternant dialogues au style direct et commentaires délivrés à la troisième personne, les protagonistes énoncent la genèse foireuse de leur odyssée fictive.       <br />
              <br />
       Humour savoureux, <span style="font-style:italic">&quot;- Si on s'assoyait, ça m'a vidé… - Tu veux dire s'asseyait ? - Assoyons-nous alors.&quot;,</span> des règles de conjugaisons élevées à la hauteur des règles de vie de ces deux paumés sans attache. Poésie de la pluie effaçant les traces de leur passé, pour ouvrir sur un ciel d'azur… avant la prochaine averse, et vice-versa (à grand seau d'eau). Anarchisme débonnaire, <span style="font-style:italic">&quot;- À qui cette bicyclette ? - Admettons qu'elle soit à nous. - Soyons francs : elle est à nous.&quot;,</span> trouant l'esprit de sérieux pour porter haut le goût de la fantaisie joyeuse. Une fête des &quot;sens&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78342374-56867947.jpg?v=1688021986" alt=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" title=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" />
     </div>
     <div>
      Les grincements du vélo ployant sous le poids conjugué des deux acolytes en mal de nature, les rires d'une &quot;franche gaieté&quot; (commentaire à la troisième personne) causés par la fistule arrière de l'un des deux, peuplent le voyage immobile de leurs éclats stridents sur fond d'échanges iconoclastes : <span style="font-style:italic">&quot;- Qu'avons-nous fait à Dieu ? - Nous l'avons renié.&quot;</span> Le jeu de la provocation se poursuit à fleurets mouchetés envoyant l'un des deux à un trépas de théâtre, avant de défier, tel un Dom Juan ressuscité, la puissance divine en lançant vers les cintres le parapluie défait. Pluie, parapluie et entrain contagieux, une triade conduisant tout naturellement au morceau d'anthologie de Gene Kelly interprétant &quot;Singing in the rain&quot;… sauf que là - on n'est pas looser pour rien - le pépin restera désespérément coincé.       <br />
              <br />
       Aux moments d'euphorie succèdent des accès de lucidité désespérants <span style="font-style:italic">(&quot;Finalement seul, malade, dans le froid, empêtré dans une histoire sans issue…&quot;)</span> auxquels font suite des instants de pure insouciance comme celui où l'un se goinfre d'un œuf extrait d'une poubelle providentielle alors que l'autre sous la pluie drue se gargarise &quot;à l'aveugle&quot; (cf. Tirésias) de considérations mythologiques débouchant sur cette saillie digne des philosophes stoïciens : <span style="font-style:italic">&quot;Finalement, il fait le même temps que toujours, avec cette différence qu'on s'y habitue&quot;.</span>       <br />
              <br />
       La mise en abyme finale, atteinte en état de quasi lévitation, rendra aux personnages, aux acteurs les interprétant (magnifiquement) et au public les observant, leur place… confondue dans la même entité magnétique : celle d'une existence à ne surtout pas prendre au sérieux sous peine d'en être privé à jamais. Un très beau moment de théâtre, saisissant de vérité humaine.       <br />
              <br />
       <b>Sortie de résidence. Vu le jeudi 22 juin 2023 à l'Atelier des Marches (de Jean-Luc Terrade), Le Bouscat (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Odyssée des foireux"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78342374-56867948.jpg?v=1688022024" alt=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" title=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" />
     </div>
     <div>
      Librement inspirée des romans de Samuel Beckett.       <br />
       Mise en scène : Matthieu Boisset et Daniel Strugeon.       <br />
       Jeu : Matthieu Boisset et Daniel Strugeon.       <br />
       Par la Compagnie Dies Irae.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 au 18 février 2024.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à  20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Au Lieu sans nom, Bordeaux (33), 09 54 05 50 54 ou 06 62 29 92 95.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lelieusansnom.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lelieusansnom.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('collectif.lescure@gmail.com')" >collectif.lescure@gmail.com</a> ou <a class="link" href="javascript:protected_mail('ciediesirae@free.fr')" >ciediesirae@free.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78342374-56867949.jpg?v=1688023140" alt=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" title=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78342374-56867945.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…</title>
   <pubDate>Thu, 29 Jun 2023 08:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mais de qui sont-ils le nom, ces deux magnifiques clochards célestes plantant ingénument leur regard océanique dans le nôtre, jusqu'à nous faire chavirer dans leur monde ? Un monde déserté par le commun et habité pour autant par l'ordinaire, un monde extraordinairement banal. Qui sont-ils ces deux baladins, unis à la vie à la mort jusqu'à ne faire qu'un, pour épouser les déshérences immobiles de deux êtres contemplant l'infini vertige d'être là, devant nous, dans le décor des murs imbibés de pluie de L'Atelier des Marches, en attente d'un je ne sais quoi restant - qui en eût douté ? - sans réponse, Dieu s'étant tu depuis belle lurette…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
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      Du Beckett sans Beckett, les deux larrons Matthieu Boisset et Daniel Strugeon - répliques mnésiques de Mercier et Camier - s'étant affranchis du maître à penser (en rond) laissent libre cours à leur imaginaire débridé, surfant à l'envi sur leur vague à l'âme existentiel dont ils font matière à (ré)jouir. Une bicyclette, un sac à dos, une parka, un parapluie à baleines à partager sont leurs seuls biens terrestres, mais peu importe… la richesse étant ailleurs pour ceux qui, sur un plateau noir et humide, ont la tête dans les nuages et le nez au vent du grand large.       <br />
              <br />
       Une heure durant nous allons les suivre pas à pas, roue à roue, leurs tribulations articulées aux éclats de leurs mots nourrissant notre rêverie vagabonde. <span style="font-style:italic">&quot;Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage, traversé çà et là par de brillants soleils&quot;,</span> confiait Baudelaire. Ici, la pluie intermittente s'est substituée à l'orage et les éclats de rire font office de brillants soleils. Car leur voyage au bout de nulle part n'est qu'en apparence un surplace en sol glissant, tant leurs échanges, si tendus peuvent-ils être parfois, constituent un itinéraire (é)mouvant menant - à l'épreuve de la route - vers encore plus de fraternité vécue.
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      Parler aussi du silence. Ce silence augural qui règne en maître des lieux, silence précédant l'entrée en scène successive des deux compères dévisageant longuement les &quot;assis&quot; comme on le ferait vis-à-vis d'intrus s'immisçant dans l'intimité de l'histoire à venir, une histoire qui n'appartient à personne, ni à eux, ni aux spectateurs. Plan large puis très rapproché sur Mercier et Camier franchissant toute la largeur du plateau, yeux dans les yeux, pour se rejoindre jusqu'à presque s'embrasser sur les lèvres… Alternant dialogues au style direct et commentaires délivrés à la troisième personne, les protagonistes énoncent la genèse foireuse de leur odyssée fictive.       <br />
              <br />
       Humour savoureux, <span style="font-style:italic">&quot;- Si on s'assoyait, ça m'a vidé… - Tu veux dire s'asseyait ? - Assoyons-nous alors.&quot;,</span> des règles de conjugaisons élevées à la hauteur des règles de vie de ces deux paumés sans attache. Poésie de la pluie effaçant les traces de leur passé, pour ouvrir sur un ciel d'azur… avant la prochaine averse, et vice-versa (à grand seau d'eau). Anarchisme débonnaire, <span style="font-style:italic">&quot;- À qui cette bicyclette ? - Admettons qu'elle soit à nous. - Soyons francs : elle est à nous.&quot;,</span> trouant l'esprit de sérieux pour porter haut le goût de la fantaisie joyeuse. Une fête des &quot;sens&quot;.
     </div>
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      Les grincements du vélo ployant sous le poids conjugué des deux acolytes en mal de nature, les rires d'une &quot;franche gaieté&quot; (commentaire à la troisième personne) causés par la fistule arrière de l'un des deux, peuplent le voyage immobile de leurs éclats stridents sur fond d'échanges iconoclastes : <span style="font-style:italic">&quot;- Qu'avons-nous fait à Dieu ? - Nous l'avons renié.&quot;</span> Le jeu de la provocation se poursuit à fleurets mouchetés envoyant l'un des deux à un trépas de théâtre, avant de défier, tel un Dom Juan ressuscité, la puissance divine en lançant vers les cintres le parapluie défait. Pluie, parapluie et entrain contagieux, une triade conduisant tout naturellement au morceau d'anthologie de Gene Kelly interprétant &quot;Singing in the rain&quot;… sauf que là - on n'est pas looser pour rien - le pépin restera désespérément coincé.       <br />
              <br />
       Aux moments d'euphorie succèdent des accès de lucidité désespérants <span style="font-style:italic">(&quot;Finalement seul, malade, dans le froid, empêtré dans une histoire sans issue…&quot;)</span> auxquels font suite des instants de pure insouciance comme celui où l'un se goinfre d'un œuf extrait d'une poubelle providentielle alors que l'autre sous la pluie drue se gargarise &quot;à l'aveugle&quot; (cf. Tirésias) de considérations mythologiques débouchant sur cette saillie digne des philosophes stoïciens : <span style="font-style:italic">&quot;Finalement, il fait le même temps que toujours, avec cette différence qu'on s'y habitue&quot;.</span>       <br />
              <br />
       La mise en abyme finale, atteinte en état de quasi lévitation, rendra aux personnages, aux acteurs les interprétant (magnifiquement) et au public les observant, leur place… confondue dans la même entité magnétique : celle d'une existence à ne surtout pas prendre au sérieux sous peine d'en être privé à jamais. Un très beau moment de théâtre, saisissant de vérité humaine.       <br />
              <br />
       <b>Sortie de résidence. Vu le jeudi 22 juin 2023 à l'Atelier des Marches (de Jean-Luc Terrade), Le Bouscat (33).</b>
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     <div><b>"L'Odyssée des foireux"</b></div>
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      Librement inspirée des romans de Samuel Beckett.       <br />
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       Jeu : Matthieu Boisset et Daniel Strugeon.       <br />
       Par la Compagnie Dies Irae.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.marchesdelete.com/261" target="_blank">&gt;&gt; marchesdelete.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://ciediesirae.fr/" target="_blank">&gt;&gt; ciediesirae.fr</a>
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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  </item>

  <item>
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   <title>"Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud</title>
   <pubDate>Wed, 05 Jun 2019 08:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comme un oiseau en cage qui, à l'ouverture de la porte, est sauvagement sacrifié. Ainsi du sort d'une jeune aristocrate qui, lors d'une fête de la Saint-Jean, croit pouvoir dominer son valet et sa cuisinière et jouir des effets de la liberté qu'elle découvre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520108.jpg?v=1559717384" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Mademoiselle Julie&quot;, August Strindberg place deux personnages dans un huis clos étouffant. La jeune maitresse et le valet, tous deux travaillés par des sentiments contradictoires jusqu'au vertige. L'auteur décrit la résistance des préjugés de caste (diffusés jusque dans l'esprit des serviteurs) face à la pulsion incontrôlée des corps. La cage est solide. La jouissance vire au sacrifice.       <br />
              <br />
       L'écriture de la pièce est implacable. Chaque action de Julie se retourne contre elle. Et d'une scène d'ivresse au sein d'une fête, d'une danse reconduite naît un corps-à-corps cruel, un duel, un combat sans merci et cynique. Entre les convenances et les désirs, entre les rêves et les réalités, les distorsions s'affirment et deviennent fatales.       <br />
              <br />
       Sur scène, dans la mise en scène de Julie Brochen, Anna Mouglalis est Julie, avec sa voix rauque et chaude, son engagement physique entier, sans coquetterie ni minauderies. Elle est une enfant-femme tyrannique, un garçon manqué fragile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520114.jpg?v=1559717419" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Avec Xavier Legrand en valet rationnel et opportuniste, le duel atteint des sommets. Les comédiens accompagnent la vérité du texte. Et Julie Brochen qui met en scène donne à l'espace de la scène une dimension de tableau réaliste réussi. Intervenant elle-même comme cuisinière rigoriste, elle est un faire valoir discret des deux protagonistes. Elle est aussi le tiers qui ne peut être exclu. La parole d'autorité.       <br />
              <br />
       Étrangement, cette proposition théâtrale est découpée en actes, ponctuée par des transitions en chansons enregistrées. Qui apparaissent comme plaquées en dépit de leur intention de marquer des paliers dans la progression dramatique et d'affirmer une dimension de théâtre naturaliste. Un léger excès de mode &quot;variété&quot; sans doute, au risque de briser le rythme de la pièce.       <br />
              <br />
       Ce nonobstant celle-ci progresse de manière spectaculaire vers la tragédie. Elle décrit la décomposition d'un état bravache qui, de faux apaisements en peurs successives, débouche sur l'effroi et un silence pesant. Comme une marche à l'échafaud et le couperet final. Le public est saisi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mademoiselle Julie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520118.jpg?v=1559717447" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Texte : August Strindberg.       <br />
       Traduction : Terje Sinding.       <br />
       Mise en scène : Julie Brochen.       <br />
       Avec : Anna Mouglalis, Xavier Legrand, Julie Brochen.       <br />
       Lumières : Louise Gibaud.       <br />
       Création sonore : Fabrice Naud.       <br />
       Scénographie, costumes : Lorenzo Albani.       <br />
       Durée: 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 mai au 30 juin 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche : 21 et 25  juin.       <br />
       Théâtre de l'Atelier, Paris 9e, 01 46 06 49 24.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-atelier.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-atelier.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/34486316-31520118.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mademoiselle-Julie-Une-marche-des-passions-vers-l-echafaud_a2412.html</link>
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