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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…</title>
   <pubDate>Thu, 18 Dec 2025 11:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le théâtre-documentaire de Davide Carnevali, artiste associé au Piccolo Teatro di Milano, se présente comme un objet polymorphe épousant à l'envi l'Histoire du pays dans lequel est joué son projet, mais aussi l'histoire personnelle de l'artiste qui l'incarne. Ici, c'est Marcial Di Fonzo Bo, né à Buenos Aires en 1968, qui, corps et âme confondus, va prendre en charge les récits gigognes retraçant l'enquête menée sous nos yeux pour élucider le mystère de l'appartement argentin dont il est censé avoir hérité ; un lieu qui aurait appartenu à un dissident politique disparu lors du coup d'État de la junte militaire du général Videla.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93261897-65227662.jpg?v=1766054989" alt=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" title=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;… c'est pas facile de trouver les mots, d'habitude, je dis des textes déjà écrits… Alors que celui que je vous dis là, je le dis spontanément… cette histoire, c'est aussi la mienne… et en la racontant avec mes propres mots, on s'est dit que l'on obtiendrait un effet plus réel, plus vraisemblable&quot;.</span> D'emblée, la réalité et la fiction s'enchevêtrent au travers de l'adresse au public de l'acteur jouant le naturel à s'y méprendre. Ainsi initiée, l'illusion théâtrale ne cessera d'opérer comme un philtre enivrant tout au long de la reconstitution de cette enquête au long cours.       <br />
              <br />
       Portés par un troisième – Marcial Di Fonzo Bo, lui-même en partie fictif puisque des éléments de sa biographie seront mêlés à des inventions pures – deux personnages vont être extraits de l'oubli où les régimes dictatoriaux les avaient précipités, faisant d'eux des &quot;desapericedos&quot; dont les noms mêmes étaient condamnés à être effacés. Le premier, Luca Misiti, pianiste porté disparu dans l'Argentine fasciste de 1978. Le deuxième, compositeur juif du nom de Schmit, disparu sous le gouvernement de Vichy, collaborateur des Nazis, en 1941.       <br />
              <br />
       Les rapports entre ces deux personnages inventés de toutes pièces tout en étant d'une réalité criante de vérités ? Nous les découvrirons en mettant nos pas – comme nous y sommes expressément invités – dans ceux de l'acteur arpentant &quot;en tous sens&quot; la reconstitution du logement de Buenos Aires pour assister au procès de la restitution de cet appartement spolié ayant appartenu à un soi-disant parent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93261897-65227664.jpg?v=1766055039" alt=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" title=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" />
     </div>
     <div>
      Les scènes de ces histoires à forte connotation politique sont reconstituées de manière des plus réalistes. Que ce soit la maquette de l'appartement et la réplique des objets qui s'y trouvent (comme la balle de revolver), les lettres reçues provenant d'Argentine, un article de journal faisant état d'une proposition musicale d'un certain Schmit à l'Opéra Garnier en avril 1939, le compte-rendu précis de &quot;l'enlèvement&quot; à son domicile de Luca Mitsi, le 26 juin 1978, &quot;jour de la finale à Buenos Aires de la coupe du monde de football pour que l'on ne remarque pas le bruit&quot;, tout est frappé du sceau d'une Vérité… aussitôt remise en cause par la critique de celui qui brandit ces documents comme preuves intangibles. Comme si, dans le même temps où l'on rappelle à nos consciences assoupies l'horreur palpable des dictatures toujours prêtes à renaître de leurs cendres, le message était d'aiguiser notre sens critique toujours prêt à céder sous les assauts d'une réalité recomposée par des influenceurs sans scrupules, mais avec des visées, elles, très orientées.       <br />
              <br />
       Ainsi les hypothèses sur la dénonciation du personnage fictif du pianiste (a-t-il vraiment été arrêté ou s'est-il enfui pour échapper à la persécution ?) iront bon train ; est-ce parce qu'il était un dissident surveillé de près par une caméra dissimulée dans sa bibliothèque par le régime fasciste ou cette dénonciation résulte-t-elle du signalement d'une voisine simplement jalouse ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93261897-65227706.jpg?v=1766055136" alt=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" title=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" />
     </div>
     <div>
      D'autres voix traverseront l'acteur dans sa quête de vérité, comme celle de cette psychanalyste lacanienne mettant le doigt sur son nom écorché d'une lettre (c'est lui sans être lui), un lapsus du même ordre que le signifiant de son prénom renvoyant à la loi &quot;martiale&quot; de pays ployant sous le joug des dictatures militaires. Un maelstrom qui nous emportera jusqu'au-dessus de l'océan, cette belle étendue de mer bleue survolée par l'avion du retour de Marcial Di Fonzo Bo, cette mer synonyme pour les touristes de bains prisés, cette même mer qui a englouti les dissidents politiques argentins, largués vivants et drogués des soutes des avions militaires de la junte.       <br />
              <br />
       Et comme pour conclure cette traversée en eaux tumultueuses où les effets de réalité n'ont fait qu'un avec la fiction, les spectateurs seront invités à rejoindre l'acteur sur le plateau pour s'imprégner physiquement de cet appartement-musée, lieu de mémoire à recomposer. Une expérience sensible étourdissante et ô combien essentielle, tant en ce qui concerne l'effroi suscité par les dictatures passées, présentes et à venir, que par la mise en abyme du théâtre et des réalités qu'il est sensé… re-présenter.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mardi 9 décembre 2025, Salle Vauthier du tnba (Théâtre national de Bordeaux Aquitaine) à Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93261897-65227708.jpg?v=1766055172" alt=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" title=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Davide Carnevali.       <br />
       Mise en Scène : Davide Carnevali.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Manuela Beltrán Marulanda.       <br />
       Traduction de l'italien : Caroline Michel.       <br />
       Avec : Marcial Di Fonzo Bo.       <br />
       Scénographie : Charlotte Pistorius.       <br />
       Lumières : Luigi Biondi.       <br />
       Musique originale : Gianluca Misiti.       <br />
       Régie générale, plateau : Vincent Bedouet.       <br />
       Régie son/vidéo : Loïc Le Bris.       <br />
       Régie lumière : Antonin Subileau.       <br />
       Le décor du spectacle a été réalisé par l'Atelier de scénographie du Piccolo Teatro di Milano.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       &quot;Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 – Argentine 78)&quot; est publié aux Éditions Les Solitaires Intempestifs.       <br />
              <br />
       Création le 13 décembre 2023 à La Comédie de Caen - CDN de Normandie. La version italienne du spectacle a été créée au Piccolo Teatro di Milano en mars 2023.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 9 au vendredi 12 décembre 2025 au tnba (Théâtre national de Bordeaux Aquitaine) à Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
       Tounée à venir…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93261897-65227662.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Tangueada" Mosalini Teruggi Cuarteto L'âme profonde du tango argentin liée à l'élégance de la musique de chambre</title>
   <pubDate>Fri, 21 Mar 2025 07:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Tangueada" est à la fois un album éponyme sorti le 11 novembre 2024 chez Grand Central Artist et un concert magnétique mêlant sensualité et raffinement, invitant le public dans un monde fascinant, loin des clichés souvent associés à cette musique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87319996-61962376.jpg?v=1742458856" alt=""Tangueada" Mosalini Teruggi Cuarteto L'âme profonde du tango argentin liée à l'élégance de la musique de chambre" title=""Tangueada" Mosalini Teruggi Cuarteto L'âme profonde du tango argentin liée à l'élégance de la musique de chambre" />
     </div>
     <div>
      En 2013, Juanjo Mosalini et Leonardo Teruggi, dont on peut affirmer que le tango est leur langue maternelle, ont conjointement fondé le &quot;Mosalini-Terugi Cuarteto&quot;. C'est ici un large territoire de rencontres que ce binôme propose, dans une relecture des classiques du répertoire et de leurs compositions toutes personnelles. Accompagnés par Sébastien Surel au violon et Romain Descharmes au piano, cette formation virtuose touche les spectateurs au cœur via leur propre empreinte musicale respective.       <br />
              <br />
       Déjà 10 ans d'expérience pour le &quot;Mosalini-Teruggi Cuarteto&quot; et un troisième album après &quot;Tango Hoy&quot; et &quot;Chamuyo&quot;. Et, surtout, un concert anniversaire à cette occasion, concert de la plus belle teneur ! Le quartet propose alternativement des créations originales et des créations classiques faisant voyager le public avec élégance et brio entre l'Argentine et son candombe, le milonga, le tango, bien sûr, mais aussi des sonorités brésiliennes ou andines virevoltantes et sensuelles.       <br />
              <br />
       Comment résister ? Comment ne pas succomber aux talents de cet ensemble emblématique ?       <br />
       &quot;Un ensemble de tango de chambre contemporain !&quot; L'appellation pourrait interpeller, mais il s'agit bien de cela, et il fallait y penser… Le &quot;Mosalini-Teruggi Cuarteto&quot; happe les spectateurs dès les premières notes interprétées et l'alchimie ne nous lâche plus. Nous sommes comme enveloppés d'une aura envoûtante provoquée, entre autres, par la très nette complicité des quatre interprètes, et par la présence toute particulière de Juanjo Mosalini, ambassadeur reconnu du bandonéon, bien au-delà de l'Argentine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87319996-61962381.jpg?v=1742458880" alt=""Tangueada" Mosalini Teruggi Cuarteto L'âme profonde du tango argentin liée à l'élégance de la musique de chambre" title=""Tangueada" Mosalini Teruggi Cuarteto L'âme profonde du tango argentin liée à l'élégance de la musique de chambre" />
     </div>
     <div>
      Juanjo a été formé par son père, le génial Juan-José Mosalini, bandéoniste et chef d'orchestre, grande figure du tango contemporain, et commence une carrière internationale dès l'âge de 18 ans. Actuellement, il enseigne le bandonéon au CRD de Gennevilliers, pôle le plus important d'Europe pour l'apprentissage de cet instrument et du tango. Il en est le directeur depuis 2016.       <br />
              <br />
       Les notes exigeantes de la musique de chambre interprétées brillamment par Romain Descharmes au piano, Premier Grand Prix du Concours International de Dublin, et Sébastien Surel au violon, membre aussi du Trio Talweg, indispensables cocréateurs, associées à celles du bandonéon et de la contrebasse pourraient réconcilier, à n'en point douter, les détracteurs d'une époque désormais révolue, ces derniers ne reconnaissant pas dans le tango un art noble et de qualité.       <br />
              <br />
       &quot;Tangueada&quot; est un moment de grâce partagé, oscillant entre passé et présent, imaginaire multiculturel et talents sans failles. L'exigence musicale incontestable de l'interprétation par les quatre musiciens virtuoses est comme gommée, par magie, pour le plus grand bonheur du public largement conquis.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tangueada"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87319996-61962385.jpg?v=1742458932" alt=""Tangueada" Mosalini Teruggi Cuarteto L'âme profonde du tango argentin liée à l'élégance de la musique de chambre" title=""Tangueada" Mosalini Teruggi Cuarteto L'âme profonde du tango argentin liée à l'élégance de la musique de chambre" />
     </div>
     <div>
      <b>Par le Mosalini Teruggi Cuarteto</b>       <br />
       Avec : Juanjo Mosalini (bandonéon), Leonardo Terugi (contrebasse), Romain Descharmes (piano) et Sébastien Surel (violon).       <br />
       Mise en espace : Emmanuel Demarcy-Mota.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Ce concert s'est joué le 7 décembre 2024 au Théâtre de la Ville - Les Abesses, à l'Ambassade d'Argentine (Paris) le 12 décembre 2024, ainsi que les 12 et 13 mars 2025 au Théâtre de la Ville - Sarah Bernhardt.       <br />
              <br />
       <b>Tournée (sous réserve)</b>       <br />
       Mai 2025 au Grand Théâtre d'Asnières (94)       <br />
       Juin 2025 au Carnegie Hall (New York)       <br />
       Juin 2025 au Bal Blomet (Paris 14e) et au Studio de l'Ermitage       <br />
       À suivre…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87319996-61962376.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Tangueada-Mosalini-Teruggi-Cuarteto-L-ame-profonde-du-tango-argentin-liee-a-l-elegance-de-la-musique-de-chambre_a4175.html</link>
  </item>

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   <title>"El Baile"… Identité et art en version argentine</title>
   <pubDate>Wed, 11 Sep 2019 15:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De la pièce sans parole de Jean-Claude Penchenat, "Le Bal", qu'il créa en 1981, devenu - deux plus tard - un film d'Ettore Scola, Mathilde Monnier signe avec Alan Pons un spectacle où la danse est vue sous un prisme dans lequel les histoires façonnent la gestuelle d'artistes devenant les interprètes de ce qu'ils sont et de leur vécu.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37207920-32941057.jpg?v=1568211823" alt=""El Baile"… Identité et art en version argentine" title=""El Baile"… Identité et art en version argentine" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre tout doucement. Cinq danseurs sont assis de chaque côté de la scène. Ils se regardent ou plutôt se dévisagent. La présence de l'autre est dans cet instant accompagnée de silence. C'est une mise à distance, un positionnement par rapport à un alter ego. Chacun a sa propre attitude, un regard propre posé sur la situation. Chaque interprète y étale son mouvement, son geste, sa gestique. Rien n'est encore démarré mais pourtant tout est déjà presque joué au regard des comportements. Non pas que la chorégraphie se dessine dès le départ mais ce sont les personnalités des uns et des autres qui se font jour. Ils existent par eux-mêmes dans le silence de la scène.       <br />
              <br />
       Les danseurs font quelques mouvements, sortent pour certains des sons faisant de la voix un instrument rythmique. On s'observe tout en s'ignorant. Puis, le coup d'envoi musical s'opère avec du rap effectué a cappella. La danse devient aérienne, collective, avec des levées de jambes, le talon montant haut dans les airs accompagnés de mouvements de bras alors qu'ils étaient individuels, dans leur pré carré. Les bruitages vocaux sont un élément essentiel avec du chant qui parfois accompagne certaines chorégraphies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37207920-32941069.jpg?v=1568211864" alt=""El Baile"… Identité et art en version argentine" title=""El Baile"… Identité et art en version argentine" />
     </div>
     <div>
      Celles-ci sont, à dessein, dispersées. Le plateau devient un lieu autant de rencontres que d'expressions individuelles, chacun apportant sa touche personnelle, son tempo, sa propre gestique. Nous sommes dans une agora artistique où, à tour de rôle, le discours devient corporel, la parole chair.       <br />
              <br />
       Les comportements ont une connotation parfois sexiste, notamment avec une femme montrant son cul, la forme de ses seins, faisant étalage de sa féminité dans un rapport, non pas de séduction, mais objectal, dans l'entremise presque d'une mise en relation de subordination sexuelle. Elle montre les atours de ses atouts sexuels pour faire la différence avec l'autre sexe, celui de l'homme, qui se chausse de talons aiguilles pour l'un, ou y ressemblant étrangement ; et, pour l'autre, s'habillant d'une robe avec des déplacements le long de la scène. Ceux-ci sont prépondérants.       <br />
              <br />
       Avec parfois quelques longueurs, c'est ce passage entre identités, sexuelles ou non, qui est exploré. Qu'est-ce qui fait la caractéristique sociale et artistique d'une personne ? Qu'est-ce qui le relie à ce qui est extérieur à lui ? Mathilde Monnier, accompagnée dans cette création de l'écrivain argentin Alan Pauls, met en exergue cette expressivité autant personnelle que collective. Cela finit par un tango où un tanguero fait des pas en emmenant cinq femmes.       <br />
              <br />
       Puis c'est une tanguera qui prend le relais avec dix danseurs. Comme un retournement de tendance qui s'opère à l'identique et où les rôles des uns et des autres deviennent interchangeables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"El Baile"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37207920-32941141.jpg?v=1568212235" alt=""El Baile"… Identité et art en version argentine" title=""El Baile"… Identité et art en version argentine" />
     </div>
     <div>
      Conception : Mathilde Monnier, Alan Pauls.       <br />
       Chorégraphie : Mathilde Monnier.       <br />
       Avec : Martin Gil, Lucas Lagomarsino, José Lugones, Ari Lutzker, Carmen Pereiro Numer, Valeria Polorena, Lucia Garcia Pulles, Celia Argüello Rena, Delfina Thiel, Florencia Vecino, Daniel Wendler. Dramaturgie : Véronique Timsit.       <br />
       Scénographie et costumes : Annie Tolleter.       <br />
       Lumière : Éric Wurtz.       <br />
       Son : Olivier Renouf.       <br />
       Conseil musical : Sergio Pujol.       <br />
       Coaching vocal : Barbara Togander, Daniel Wendler.       <br />
       Assistanat chorégraphique : Marie Bardet.       <br />
       Répétitrice en tournée : Corinne Garcia.       <br />
       Collaboration artistique : Anne Fontanesi.       <br />
       Production et collaboration artistique : Nicolas Roux.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Très librement inspiré du spectacle &quot;Le Bal&quot; sur une idée originale et une mise en scène de Jean-Claude Penchenat, création collective.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37207920-32941206.jpg?v=1568212283" alt=""El Baile"… Identité et art en version argentine" title=""El Baile"… Identité et art en version argentine" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 5 au 15 septembre 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 18 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche : 9 et 10 septembre.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/spectacle/el_baile/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !</title>
   <pubDate>Tue, 19 Feb 2019 08:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Malambo, cousin du flamenco, investit Bobino. C'est l'autre danse de l'Argentine, plus folklorique et musicale que le Tango, autour d'une représentation où la théâtralité de la virilité est incarnée autant par les instruments que le corps.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30865694-29297712.jpg?v=1550563123" alt=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" title=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" />
     </div>
     <div>
      Ils arrivent tel un régiment fier, armé de leurs bombos. Les baguettes tapent de façon synchronisée sur ceux-ci. Les danseurs démarrent avec une synchronisation parfaite du tempo et du rythme. Les pieds enchaînent des zapateados sur toute la plante des pieds. Le tout est très physique avec des frappes au sol très rapide et sonore.        <br />
              <br />
       Très peu mélodique, le Malambo, danse argentine créée au XVIIe siècle, repose essentiellement sur les zapatéados accompagnés par les bombos, gros tambour en bois et en peau, porté, relevé, au niveau du torse.       <br />
              <br />
       La guitare est aussi un autre élément important et permet d'apporter une couleur différente au spectacle. L'instrument donne en effet un tempo plus lâche, moins rapide à la chorégraphie avec une gestuelle plus relâchée dans les membres inférieurs. Le torse est aussi plus courbé vers le sol à la différence de celui beaucoup plus droit et rêche des interprètes avec leurs tambours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30865694-29297725.jpg?v=1550563183" alt=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" title=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" />
     </div>
     <div>
      La danse est exclusivement masculine. Ce qui ressort avec le jeu des membres inférieurs est ce côté physique qui se veut viril, et qu'il l'est. Il y a toutefois parfois, un brin de caresses au sol quand le pied va chercher autour de la semelle le contact avec la scène. Là, le corps s'affaisse quelque peu, comme celui d'un crooner qui vient s'appuyer obliquement au sol dans une fausse attitude déséquilibrée.       <br />
              <br />
       Cette gestuelle n'est adoptée que lorsque le bombo est délaissé au profit de la guitare avec un danseur-guitariste qui semble lécher le plateau avec ses pieds en jouant sur le contour des semelles. La plante des pieds glisse obliquement sur la scène, courbant la cheville pour que le haut du plat du pied vienne le caresser. Elle tourne parfois sur la pointe du pied qui frappe le sol.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30865694-29297963.jpg?v=1550563404" alt=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" title=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" />
     </div>
     <div>
      Le rapport aux planches est aussi beaucoup moins physique et rapide avec les boleadoras, lassos munis de boules de bois aux extrémités, qui donnent un aspect presque circassien à la chorégraphie. La vitesse et une attitude très virile portent là aussi la gestique des interprètes. Avec les boleadoras, le spectacle se décentre du sol, avec les membres inférieurs, et les zapatéados, dans les airs autour de la tête et des épaules. Il s'agit de créer un équilibre entre l'espace et le corps, entre le haut et le bas, le tronc tenant lieu d'équilibre entre les différentes parties.       <br />
              <br />
       Les instruments et les éléments battent la mesure. Il y a très peu de cassure de rythme sauf entre chaque chorégraphie. Rien n'y manque. Surtout pas le talent, ainsi que l'humour qui est aussi au rendez-vous autour de la virilité, composante essentielle de représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Che Malambo"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30865694-29297968.jpg?v=1550563444" alt=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" title=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" />
     </div>
     <div>
      Pièce imaginée par Gilles Brinas, en collaboration avec les artistes de la compagnie Che Malambo.       <br />
       Directeur artistique, chorégraphie, mise en scène : Gilles Brinas.       <br />
       Avec : Federico Arrua, Fernando Castro, Francisco Matias Ciares, Claudio Daniel Diaz, Miguel Angel Flores, Federico Gareis, Fernando Gimenez, Walter Kochanowski, Facundo Lencina, Gabriel Adrian Lopez, Daniel Medma et Matias Rivas.       <br />
       Conception musicale et lumière : Gilles Brinas.       <br />
       Création lumière : Ryan O'Mara.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 janvier au 21 avril 2019.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Bobino, Paris 14e, 01 43 27 24 24.       <br />
       <a class="link" href="https://bobino.fr/" target="_blank">&gt;&gt; bobino.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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