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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Requiem room" Une fable à entrées multiples où la poésie se niche dans chaque recoin… épatant et décapant !</title>
   <pubDate>Tue, 25 Nov 2025 07:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans le cadre du festival NTA Tremplins Jeunes Compagnies/Cies Émergentes qui a lieu jusqu'au 19 décembre au Nouveau Théâtre de l'Atalante à Paris, la Compagnie "Blue Rose" frappe un grand coup. Avec "Requiem room", la poésie se dispute à l'onirisme et à l'étrange dans un univers à la David Lynch avec des textes d'Antonin Artaud, de Leonid Andreïev et une audacieuse mise en scène de Thomas Fustec qui nous mène dans des rivages où ce qui est absurde, sombre et décalé devient réalité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92789947-64969589.jpg?v=1763994004" alt=""Requiem room" Une fable à entrées multiples où la poésie se niche dans chaque recoin… épatant et décapant !" title=""Requiem room" Une fable à entrées multiples où la poésie se niche dans chaque recoin… épatant et décapant !" />
     </div>
     <div>
      C'est rare quand, sur les planches, il se passe réellement quelque chose. Ce quelque chose qui fait que le théâtre est un monde autre, un ailleurs en dehors de toute normalité, avec son lieu et ses propres repères, aussi sombres et loufoques soient-ils. Où les personnages vous ressemblent tout en étant dans un spectre comportemental étrange et surprenant. Où les scènes sont des mirages emportés, où le théâtre fait ses gammes dans l'audace, où ce qui fait sens est à sens unique et où la fable oscille entre songes oniriques et réalité bousculée.       <br />
              <br />
       La scénographie découvre une pièce avec un canapé gris, deux fauteuils et une commode en bois. Les personnages entrent à tour de rôle par le public pour rejoindre le plateau. Le décor est ensuite habillé de rouge et de noir au moment où la réalité fiche le camp pour laisser place au décalé et au surprenant.       <br />
              <br />
       &quot;Requiem room&quot; démarre par une thérapie de groupe avec six protagonistes qui racontent leurs rêves. Nous ne savons rien d'eux. Ni leurs vies, ni leurs âges, ni leurs lieux d'habitation, ni leurs professions, ni leurs amours, ni leurs problèmes. Aucune précision non plus sur l'échelle de temps où se déroule la fable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92789947-64969590.jpg?v=1763994034" alt=""Requiem room" Une fable à entrées multiples où la poésie se niche dans chaque recoin… épatant et décapant !" title=""Requiem room" Une fable à entrées multiples où la poésie se niche dans chaque recoin… épatant et décapant !" />
     </div>
     <div>
      Puis, au moment où l'un d'eux (Céleste Carbou) est pris d'une gestuelle qui l'emmène dans des contorsions et des chutes à répétition au sol, l'imaginaire fait son entrée avec ses rires très sonores et l'indifférence des protagonistes. Il prend les rênes d'une rationalité qui marche avec ses emboîtements, ses émotions, ses incompréhensions entre eux pour la faire basculer dans un ailleurs où les repères sont inversés, avec ses tensions, sa violence et ses surprises. Les rêves racontés deviennent cauchemar éveillé.       <br />
              <br />
       Le dit devient vécu, le quotidien, un jeu, l'illusion, une réalité et le songe onirique, un cauchemar. Tout s'entrecroise sans jamais se chevaucher. Tout est rupture et continuité. La pièce a été inspirée par l'univers de David Lynch. Elle est basée sur des œuvres de Leonid Andreïev (1871-1919) avec &quot;Requiem&quot; et d'Antonin Artaud avec &quot;Pour en finir avec le jugement de Dieu&quot;. Les propos de Lacan, <span style="font-style:italic">&quot;dans le langage, notre message nous vient de l'autre sous une forme inversée&quot;*</span>, trouvent, au sens figuré, un écho puissant avec une inversion qui devient détour, répétition, bascule, rupture et non-sens assumé.       <br />
              <br />
       La fable est traversée de différentes chutes et les personnages de différents états, dans une réalité scénique qui fait fusionner mirage et cauchemar pour devenir du théâtre dans le théâtre et revenir ensuite dans un jeu théâtral où l'absurde s'immisce pour nous rappeler à la première scène comme un rappel en vain à la raison de façon très furtive.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92789947-64969600.jpg?v=1763994113" alt=""Requiem room" Une fable à entrées multiples où la poésie se niche dans chaque recoin… épatant et décapant !" title=""Requiem room" Une fable à entrées multiples où la poésie se niche dans chaque recoin… épatant et décapant !" />
     </div>
     <div>
      L'écheveau dramaturgique est superbe. La compréhension du public peut être présente, lacunaire ou absente, sans pour autant que la pièce n'en perde ni son intérêt ni sa truculence. Car la fable a des accès multiples et sa trame est ouverte à toutes les compréhensions. L'absurde a ses entrées avec ses répétitions, dans un décalage assumé entre ce qui se joue et ce qui est joué. La violence embrasse l'indifférence, la surprise, le quotidien et le crime, une évidence à ne pas oublier. Le temps s'arrête et repart pour s'écouler dans une circularité digne de la Grèce antique. Et la poésie se niche dans chaque recoin.        <br />
       Bref, c'est superbe et audacieux !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* D'après &quot;Écrits&quot; (1966) de Jacques Lacan.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Requiem room"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92789947-64969696.jpg?v=1763994144" alt=""Requiem room" Une fable à entrées multiples où la poésie se niche dans chaque recoin… épatant et décapant !" title=""Requiem room" Une fable à entrées multiples où la poésie se niche dans chaque recoin… épatant et décapant !" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre et l'univers de David Lynch, &quot;Requiem&quot; de Leonid Andreïev (dans la traduction d'André Markowicz aux Éditions Mesures) et un extrait de &quot;Pour en finir avec le jugement de Dieu&quot; d'Antonin Artaud.       <br />
       Mise en scène : Thomas Fustec.       <br />
       Collaborateur artistique : Shems Khettouch.       <br />
       Accompagnement dramaturgique : Juliette Fressonnet.       <br />
       Avec Neveen Ahmed, Celeste Carbou, Arthur Rémi-Tekoutcheff, Nathan de Teyssière.       <br />
       Création sonore : Robin Paule.       <br />
       Scénographie : Maud Chanel.       <br />
       Lumière : Thomas Fustec.       <br />
       Costume : Amelien Fauvy.       <br />
       Confection masques : Julien Donnot.       <br />
       Par Blue Rose Compagnie.       <br />
       Finaliste du Prix Théâtre 13 - 2025, lauréat du prix NTA 2025.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       A été jouée du 19 au 21 novembre 2025 au Nouveau Théâtre de l'Atalante dans le cadre du festival NTA &quot;Tremplins Jeunes Compagnie/Cies Emergentes&quot;.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 au 28 novembre 2025.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi et vendredi à 20 h.       <br />
       Théâtre 13/Glacière, 103 A, boulevard Auguste-Blanqui, Paris 13e.       <br />
       Téléphone : 01 45 88 62 22.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('billetterie@theatre13.com')" >billetterie@theatre13.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.theatre13.com/spectacle?id_spectacle=535" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatre13.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 12 au 16 mars 2026 : Théâtre les 3T, Saint Denis (93).       <br />
              <br />
       <b>Festival NTA</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 novembre au 19 décembre 2025.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi et vendredi à 19 h.       <br />
       Nouveau Théâtre de l'Atlante       <br />
       https://www.theatre-latalante.com/       <br />
              <br />
       <b>Programmation</b>       <br />
       &quot;Requiem room&quot; de la Cie Blue Rose, du 19 au 21 novembre à 19 h.       <br />
       &quot;Snorkel&quot; de la Cie Fracas Lunaire, du 3 au 5 décembre à 19 h.       <br />
       &quot;Pour la consolation&quot; de la Cie de la Vallée de l’Egrenne, du 10 au 12 décembre à 19 h.       <br />
       &quot;Te voilà, c'est la force&quot; du Collectif Nouvelle Hydre, du 17 au 19 décembre à 19 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>•Off 2025• "Caspar ou l'Anatomie d'un fou" L'infirmier, son fou et leur troublant jeu de miroirs</title>
   <pubDate>Tue, 08 Jul 2025 19:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le maître ès folies Antonin Artaud se proposait, en janvier 1947, de faire entendre cette vérité (la sienne) – "La société me dit fou parce qu'elle me mange, et elle en mange d'autres" – lors de sa conférence donnée au Vieux Colombier… si des cris incoercibles (les siens) ne lui avaient ce jour-là interdit d'articuler le moindre mot… Ici, hébergés dans La Chapelle des Italiens du festival Off 2025, ce sont deux personnages de papier projetés sur l'avant-scène qui vont tenter de nous faire toucher du doigt les facettes réfléchissantes de ce que le mot folie recouvre… Un tête-à-tête saisissant d'humanité, un écorché anatomique de la folie partagée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89792216-63434456.jpg?v=1751995279" alt="•Off 2025• "Caspar ou l'Anatomie d'un fou" L'infirmier, son fou et leur troublant jeu de miroirs" title="•Off 2025• "Caspar ou l'Anatomie d'un fou" L'infirmier, son fou et leur troublant jeu de miroirs" />
     </div>
     <div>
      Immergé d'emblée dans l'univers clos d'une chambre d'isolement abritant le patient Caspar recroquevillé sur lui-même, le spectateur découvre – défilant sur l'écran blanc de la nuit psychiatrique – les &quot;exploits&quot; de la lobotomie… Une pratique chirurgicale, ayant connu ses heures de gloire dans les États-Unis des années 1935 à 1970 qui consistait à introduire &quot;un pic à glace&quot; dans le crâne afin de sectionner les faisceaux blancs qui unissent le cortex au reste du cerveau.       <br />
              <br />
       Sur le tableau défilant, un condensé éloquent des prouesses ayant conduit son inventeur, le Docteur Ortiz (le nom a été ici déformé, Moniz de son vrai nom), à être récompensé en 1949 par le prestigieux Prix Nobel de Médecine (l'Histoire souvent bégaie… Benyamin Nétanyahou n'a-t-il pas été donné lauréat du Prix Nobel de la Paix en 2024, avant qu'un certain Donald Trump en rêvât, pour son &quot;auguste&quot;, personne en 2025 ?). Et pour illustrer les miracles de cette invention, l'archive concernant Rosemary Kennedy, sœur de JFK Président des États-Unis, souffrant de troubles de l'humeur et du comportement (en fait jeune femme témoignant de désirs sexuels et de libertés incompatibles avec la bienséance requise par l'Amérique puritaine). Lobotomisée avec succès à la demande du patriarche, elle sera réduite à l'état d'un enfant d'âge mental de bas âge. Effacée (sic) de l'album familial, elle mourra dans un asile.       <br />
              <br />
       L'infirmier de service, à la haute stature dissimulant une fragilité qui se fera jour au contact du &quot;patient fou&quot;, fait irruption, crayon et carnet en mains, pour soumettre le pauvre Caspar à un interrogatoire médical &quot;en règle&quot;… celle réglée comme du papier à musique par l'Institution psychiatrique attendant de son personnel et de ses pensionnaires soumission au protocole assurant la pérennité dudit pouvoir médical. Un brin sarcastique, l'homme à la blouse blanche forcera le patient à sortir du silence dans lequel il se réfugie. Lorsque les mots surgiront de cette forteresse vide au visage rieur, ils exprimeront l'essence de sa situation : &quot;Caspar, Monsieur, c'est mon nom, enfoncé à coup de marteau dans le cerveau&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89792216-63434466.jpg?v=1751995330" alt="•Off 2025• "Caspar ou l'Anatomie d'un fou" L'infirmier, son fou et leur troublant jeu de miroirs" title="•Off 2025• "Caspar ou l'Anatomie d'un fou" L'infirmier, son fou et leur troublant jeu de miroirs" />
     </div>
     <div>
      &quot;Fragile du cerveau&quot; après les moult électrochocs destinés à l'apaiser (traduire : à annihiler en lui toutes velléités de révolte), Caspar entendra la menace qui lui est adressée d'une aiguille énorme enfoncée dans son cerveau de malade s'il ne se montre pas plus coopératif… Fuites dans un délire hallucinatoire, ultimes refuges aux maltraitances passées et présentes, les images d'une prophétie faisant de lui le dernier survivant seront &quot;projetées&quot; hors de sa tête pour danser sur l'écran comme on danse avec les loups.       <br />
              <br />
       Avant de devenir le nouvel Élu, lui qui refusant de vivre sous la croûte terrestre comme nombre d'humains aspire à s'élever jusqu'aux étoiles, quand bien même ses ailes dussent-elles en brûler, il revivra non sans une jubilation réparatrice &quot;la scène&quot;. Non pas la scène primitive freudienne de ses parents faisant l'amour, mais celle du manque d'amour de son père pour l'enfant qu'il était, enfant abusé par son frère aîné et recevant en guise de soutien du paternel une gifle phénoménale. Pas étonnant aujourd'hui qu'il veuille devenir le Messie, le sauveur d'une humanité dont il a été, lui, exclu…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89792216-63434467.jpg?v=1751995308" alt="•Off 2025• "Caspar ou l'Anatomie d'un fou" L'infirmier, son fou et leur troublant jeu de miroirs" title="•Off 2025• "Caspar ou l'Anatomie d'un fou" L'infirmier, son fou et leur troublant jeu de miroirs" />
     </div>
     <div>
      Lui le bon à rien, le reclus du placard, lui qui était là sans être là comme un sidéré ancré au traumatisme vécu sans pouvoir se détacher de cette bouée à la dérive, les images de son acte libérateur vont surgir par effraction, une abréaction libérant la tension émotive du &quot;coupable&quot; tranchant avec un sourire la jugulaire de son bourreau de frère… Mais en a-t-il pour autant été libéré ? Exit les contes de fées à vertu résiliente… Ses pas viennent hanter ses nuits. Et si ses caresses étaient la preuve qu'il l'avait vraiment aimé ? Alors quand il s'infiltre dans son lit, le serpent qui s'introduit en lui… Présent, passé et futur coagulés dans le même temps, un temps qui refuse de passer.       <br />
              <br />
       Les projections de ce patient aliéné, prisonnier des liens de son histoire, projections vives comme des acides corrosifs, transpercent, trouent la blouse blanche du &quot;soignant&quot;. Elles mettent à nu, sous un &quot;moi-peau&quot; patiemment construit, ses aspirations enfouies, indésirables socialement tant elles sont marquées par le sceau du désir… de ses désirs secrets, jugés inavouables. Lui aussi, dans son sommeil, n'entend-il pas la voix de ce beau-fils de fermier, au ventre plat et aux muscles d'acier, l'inviter à des jeux enivrants ?       <br />
              <br />
       Entre l'infirmier et le patient, les frontières de la normalité vont vaciller… Elles fluctuent, capricieuses, mise à mal par l'essence même du désir, échappant aux contraintes de l'ordre établi par les puissants, pour les puissants. On ne dévoilera pas la chute, dans la même veine que ce qui précède, elle est à la hauteur de ce jeu de miroirs à plusieurs facettes, ce je qui se joue et se rejoue ici devant nous, spectateurs happés plus que conviés au dévoilement de l'indicible fragilité de l'humain… Et si la folie n'était pas de croire à la raison… aux pieds d'argile ?       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le dimanche 6 juillet 2025, à la Chapelle des Italiens, dans le cadre du Festival Off d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Caspar ou l'Anatomie d'un fou"</b></div>
     <div>
      Texte : Claude-Alain Planchon.       <br />
       Mise en scène : Olivier Desbordes.       <br />
       Avec : Mickaël Winum (Caspar) et Jean-Paul Sermadiras (Leland).       <br />
       Lumières et création vidéo : Clément Chébli.       <br />
       Costumes et accessoires : Patrice Gouron.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre La Chapelle des Italiens, 33, rue Paul Saïn, Avignon.       <br />
       Réservation : 09 52 42 66 72/06 14 59 24 69.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/spectacles/representations/6148-caspar-ou-l-anatomie-d-un-fou" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://echodusoleil.fr/ACCUEIL" target="_blank">>> echodusoleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89792216-63434456.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle</title>
   <pubDate>Tue, 25 Feb 2020 16:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le théâtre, au-delà de la scène, du plateau, de l'expression et des mouvements de ses protagonistes, de la représentation imagée, symbolique, imaginée des décors, c'est le texte, les sons, la musique et la voix, les voix… Le théâtre peut donc être écouté… et a été écouté ! Dans l'exercice de son rôle patrimonial, la BnF (associée au CNRS) crée un site et une série de podcasts dédiés à la dimension acoustique de cet art.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43106009-35683734.jpg?v=1582644264" alt="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" title="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" />
     </div>
     <div>
      Le théâtre est bien évidemment un art évolutif, en perpétuelle mutation. La manière dont on le perçoit a changé quand lui-même bouleverse en permanence ses manières de représentation, ses codes, ses modes internes d'expression. Mais quel était-il au XXe siècle ? Comment l'a-t-on écouté ? Comment l'entendait-on ? Comment y parlait-on ?       <br />
              <br />
       La Bibliothèque nationale de France et le CNRS s'associent donc pour explorer, grâce à des archives exceptionnelles et souvent inédites, la diversité des voix et des sons du théâtre, ainsi que leurs évolutions dans la seconde moitié du XXe siècle. De Jean Vilar à Rosy Varte, en passant par Habib Benglia, Antoine Vitez ou encore Maria Casarès, on y découvre ou redécouvre les voix puissantes, profondes et singulières de celles et ceux qui ont marqué les différentes scènes françaises.        <br />
              <br />
       Sous l'influence de la radio, du cinéma, ou encore du cabaret, les scènes françaises se sont mises, dans les années cinquante-soixante, à exposer de nouvelles façons, plus accessibles, de dire les textes dramatiques, tandis qu'étaient explorés de nouveaux territoires de l'oralité. Ce sont ces différents aspects, novateurs à l'époque, que permet de découvrir le site &quot;Entendre le théâtre&quot;.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43106009-35683754.jpg?v=1582644347" alt="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" title="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" />
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      Riche de nombreuses archives souvent peu connues, il est organisé autour de plusieurs parcours couvrant aussi bien les aspects techniques de la représentation, comme les spécificités de l'acoustique théâtrale, que les dimensions historiques, esthétiques ou socio-politiques de la voix en scène, à l'image du dossier consacré à la place des accents, populaires, régionaux ou étrangers.       <br />
              <br />
       En complément, pour accompagner cette mise en ligne, une série de sept épisodes diffusés sur la chaîne de podcast de la BnF permet de revivre les grandes étapes de cette histoire, d'Ubu à l'Atelier de Création Radiophonique, et d'entendre les voix d'Antonin Artaud, Gérard Philipe, Madeleine Renaud ou Georges Aminel.       <br />
              <br />
       Au programme :        <br />
       <b>#1 - Gérard Philipe, le prince d’une génération ;       <br />
       #2 - Paul Claudel et &quot;Le Soulier de satin&quot; ;        <br />
       #3 - Antonin Artaud et la naissance de la poésie en action ;       <br />
       #4 - Le théâtre de l’altérité ;       <br />
       #5 - Le théâtre et la radio ;       <br />
       #6 - Alfred Jarry et les voix spéciales d'Ubu ;       <br />
       #7- La conscience d’écoute</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Interview croisée</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43106009-35683768.jpg?v=1582644369" alt="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" title="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" />
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      Joël Huthwohl, directeur du département des Arts du spectacle de la BnF et Marie-Madeleine Mervant-Roux, directrice de recherche émérite au CNRS (THALIM).       <br />
              <br />
       <b>Comment est né le projet de ce site pédagogique ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Joël Huthwohl -</b> Le projet est la dernière étape et l'aboutissement d'un programme de recherche plus large ANR-ECHO. Il marque la volonté de l'équipe scientifique et de la BnF de partager les résultats de la recherche avec un public élargi. Nous avons travaillé avec le Service des éditions multimédias de la BnF pour construire un site Internet accessible à tous, qui mette en avant la dimension sonore du théâtre et apprenne à écouter autrement.       <br />
              <br />
       <b>Marie-Madeleine Mervant-Roux -</b> Étant donné notre désir - encouragé par l'ANR - de partager nos découvertes avec des auditeurs n'appartenant pas pour la plupart aux milieux de la recherche et de l'université (enseignants et élèves du secondaire, apprentis comédiens, amateurs et professionnels du théâtre - et ceci dans toutes les francophonies), le site est apparu comme un canal approprié, permettant en particulier de proposer des extraits d'archives rares, car légitimement protégées.       <br />
              <br />
       <b>Comment avez-vous travaillé autour des archives sonores de la BnF ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. H. -</b> Le rôle de la BnF est avant tout de conserver et de décrire les collections dans ses catalogues. S'y ajoute, dans le cas des archives sonores, la nécessité de numériser les documents pour les sauvegarder et permettre aux chercheurs d'y avoir accès. Plusieurs d'entre nous ont aussi contribué par leurs propres travaux de recherche à nourrir les colloques et publications sur le sujet.       <br />
              <br />
       <b>M.-M. M.-R. -</b> Nous les avons d'abord sorties de leur long sommeil, et fait ainsi ressurgir le son dans la bibliothèque… Quatre assistants à la recherche (doctorants ou post-doctorants) ont écouté une centaine d'enregistrements (pour une cinquantaine de spectacles), ils les ont décrits et fichés, avant leur exploitation par les chercheurs. Les données collectées sont intégrées aux catalogues de la BnF ou mises en ligne. Ce travail méthodique a aussi permis d'esquisser une méthodologie de l'écoute.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43106009-35683773.jpg?v=1582644390" alt="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" title="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" />
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      <b>Pourquoi avoir choisi le format podcast pour valoriser le projet ?</b>       <br />
               <br />
       <b>J. H. -</b> Les podcasts nous ont été proposés par le Service des éditions multimédias de la BnF. Nous avons tout de suite été enthousiastes car ils sont très familiers du public d'aujourd'hui et faciles d'accès. Ils ajoutent en outre une dimension créative au site qui donne à entendre les sons de trois manières : par des podcasts, mais aussi au fil des textes et des images, et enfin par des expériences d'écoute &quot;à l'aveugle&quot;, un jeu avec l'écoute elle-même.       <br />
              <br />
       <b>M.-M. M.-R. -</b> Après un beau début dans les années cinquante-soixante (en particulier avec la collection de petits microsillons 17 cm du TNP), le théâtre a raté le virage de la diffusion phonographique moderne. Avec les podcasts, on retrouve une forme sonore vivante, légère, et qui sonne juste. Associés au site, ils offrent en outre un troisième mode d'entrée dans les archives et - nous l'espérons - dans le plaisir particulier et savoureux que suscite leur écoute sans vision, qui peut devenir addictive…       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://classes.bnf.fr/echo/" target="_blank">Entendre le théâtre &gt;&gt; le site</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.bnf.fr/fr/actualites/entendre-le-theatre-les-voix-du-theatre-en-7-episodes" target="_blank">Écouter le théâtre &gt;&gt; une série de sept podcasts</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43106009-35683734.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Entendre-le-theatre-Un-voyage-sonore-dans-le-theatre-francais-au-XXe-siecle_a2669.html</link>
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   <title>•Avignon Off 2018• "Possession" explore ce vide où l'art marionnettique montre sa toute puissance</title>
   <pubDate>Thu, 05 Jul 2018 08:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2018]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quelquefois, la voix d'un lecteur se retrouve pleinement présente dans la voix du scripteur et le lecteur, dans une dimension d'hallucination totale, peut instruire un procès en plagiat par anticipation. Ainsi en est-il d'Antonin Artaud face au Jabberwocky, ce poème de Lewis Carrol tout en mots-valises qu'Alice doit lire dans un miroir car il est imprimé à l'envers.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23498087-25751033.jpg?v=1530774124" alt="•Avignon Off 2018• "Possession" explore ce vide où l'art marionnettique montre sa toute puissance" title="•Avignon Off 2018• "Possession" explore ce vide où l'art marionnettique montre sa toute puissance" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Possession&quot;, la compagnie Yokaï, dans sa qualité de montreur, noue un lien puissant avec le spectateur et, dans sa maîtrise de la machine à illusion, recrée les conditions de cette hallucination. Elle engendre un monde qui impose sa prégnance et dissout les apparences.       <br />
              <br />
       Dans le jeu d'ombre et de vapeurs, de brumes qui absorbe l'attention et l'être du spectateur, le fige dans un état d'hésitation, de trouble face à ce qu'il voit.       <br />
              <br />
       Le spectateur fait le chemin vers le surnaturel et non le merveilleux, avance dans ces contrées ambiguës où la raison se désoriente. Le présent et la durée de la métamorphose. Le temps suspendu. L'avant et l'après : concomitants qui se reversent l'un dans l'autre. Le spectre. L'automate. L'incube et le succube. L'écorché, le gisant maléfique. La poupée animée. Le rêve éveillé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23498087-25751044.jpg?v=1530774151" alt="•Avignon Off 2018• "Possession" explore ce vide où l'art marionnettique montre sa toute puissance" title="•Avignon Off 2018• "Possession" explore ce vide où l'art marionnettique montre sa toute puissance" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur éprouve l'inquiétude de l'étrange, la réalité du cauchemar à la fois rêve et réalité. Il est en approche du stade magique et heureusement pour lui qu'il sait qu'il est au théâtre car il pourrait entrer en démonologie…       <br />
              <br />
       Antonin Artaud &quot;… accuse l'auteur du Jabberwocky d'avoir voulu pénétrer un vide qui ne voulait pas être possédé&quot;. Assurément, ce spectacle offre une réelle plongée de l'autre côté du miroir. Explore ce vide où l'art marionnettique et celui du masque montrent leur toute puissance. Il sonne comme un véritable hommage à Lewis Carroll et à Antonin Artaud et ouvre les portes de ce qu'il faut appeler les nouvelles magies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Possession (Killing Alice)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23498087-25751047.jpg?v=1530774213" alt="•Avignon Off 2018• "Possession" explore ce vide où l'art marionnettique montre sa toute puissance" title="•Avignon Off 2018• "Possession" explore ce vide où l'art marionnettique montre sa toute puissance" />
     </div>
     <div>
      Conception : Violaine Fimbel.       <br />
       Mise en scène : Violaine Fimbel.       <br />
       Regard chorégraphique :Jérôme Brabant.       <br />
       Regard extérieur : Quentin Cabocel.       <br />
       Création son : Didier Ducrocq.       <br />
       Manipulation : Marianne Durand et Marjan Kunaver.       <br />
       Construction : Marianne Durand, Violaine Fimbel, Marjan Kunaver, Elisza Peressoni et Valéran Sabourin.       <br />
       Durée : 40 min.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2018•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 23 juillet 2018.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 15, relâche le mardi.       <br />
       Caserne des Pompiers,       <br />
       116, rue de la Carreterie, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 90 01 90 28.       <br />
       <a class="link" href="https://www.grandest.fr/" target="_blank">&gt;&gt; grandest.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/23498087-25751033.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Possession-explore-ce-vide-ou-l-art-marionnettique-montre-sa-toute-puissance_a2183.html</link>
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