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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-11T17:16:03+02:00</dc:date>
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   <title>"Pop Corn Protocole" La fabuleuse histoire d'un champ de maïs ordinaire se transformant en champ de bataille apocalyptique…</title>
   <pubDate>Tue, 14 Mar 2023 07:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment pouvoir un seul instant imaginer qu'un petit épi de maïs, si innocent avec ses très ordinaires grains orangés parés du si banal feuillage d'un "géant vert", puisse être au cœur de tels enjeux ravageurs ? Coachés par Émilie Houdent, les performeurs hautement aguerris que sont Annabelle Chambon et Cédric Charron, flanqués de leurs deux acolytes délurés aux instruments, Jean-Emmanuel Belot et Mari Lanera, offrent une ode délirante… pour célébrer à leur manière iconoclaste la folle épopée d'une céréale mutée en serial-killer de la biodiversité et, avec elle, l'irrésistible décadence des humains soumis à ses diktats.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71413451-49762657.jpg?v=1678734805" alt=""Pop Corn Protocole" La fabuleuse histoire d'un champ de maïs ordinaire se transformant en champ de bataille apocalyptique…" title=""Pop Corn Protocole" La fabuleuse histoire d'un champ de maïs ordinaire se transformant en champ de bataille apocalyptique…" />
     </div>
     <div>
      À l'heure où la manipulation du vivant pose la question essentielle de la survie de l'espèce, le tableau initial surexposant un individu entièrement nu, recroquevillé en position de fœtus, l'échine transpercée par le fleuret de deux escrimeurs triomphants, un pied altier posé sur leur proie terrassée, est &quot;de nature&quot;… à faire passer un frisson dans le dos. L'état cataclysmique du plateau à la fin de la débauche performative donnera quant à lui la mesure de l'énergie développée par les deux danseurs-chorégraphes, galvanisés par les pulsations convulsives des claviers électroniques de leurs deux alliés au plateau.       <br />
              <br />
       Comment un modeste épi vivrier, apparu il y a quelques milliers d'années au Mexique et sur les hauts plateaux du Pérou, a pu conquérir le statut quasi religieux de &quot;Mère des Aliments&quot; - chez les peuples amérindiens - avant d'envahir l'espace contemporain pour devenir un enjeu capital(iste) des économies bâtissant sur son dos de gigantesques profits ? Telle est la question posée en filigrane par les deux mousquetaires escrimeurs, coiffés d'une couronne d'épis de maïs en guise de totem afin de porter jusqu'à nous la fantastique épopée d'un &quot;épi… phénomène&quot;  carnassier à souhait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71413451-49762659.jpg?v=1678734849" alt=""Pop Corn Protocole" La fabuleuse histoire d'un champ de maïs ordinaire se transformant en champ de bataille apocalyptique…" title=""Pop Corn Protocole" La fabuleuse histoire d'un champ de maïs ordinaire se transformant en champ de bataille apocalyptique…" />
     </div>
     <div>
      Enchaînant les tableaux comme des saillies décochées savamment, alternant menuets cadencés, galoches aux pieds, sur musique de Lully et dérèglements furieux de rock alternatif, les performeurs irradient d'énergie salvatrice pour brandir avec un humour décapant le flambeau d'une révolte à fleur(et) de peau. Altiers sur les pointes de leurs lourds sabots de bois ou croisant fièrement le fer, dévidant pour mieux la piétiner la ribambelle des drapeaux de la mondialisation du commerce juteux, ils se livrent corps et âme jusqu'à dégurgiter en salves les pop corns dont on gave les innocents consommateurs des temps modernes.       <br />
              <br />
       Vient s'ajouter à cette débauche visuelle et sonore, une autre saturation, celle d'informations sur la réalité pharaonique du maïs dans tous ses états. De cette foultitude de données quantifiées défilant en surimpression et surplombant le jeu scénique, on en retiendra une particulièrement édifiante : un dollar investi dans le maïs peut procurer, au bout de la chaîne de transformation, un rendement de 2 500 fois sa valeur initiale ; une manne à cultiver - on l'imagine - pour les magnats de l'industrie céréalière.       <br />
              <br />
       Ainsi, de ressource vivrière vitale adulée comme un don du ciel, à l'enjeu actuel que le dieu païen Maïs représente pour les multinationales faisant fi comme de leur première vérole des environnements tant humain que naturel, est revisitée l'incroyable odyssée d'une innocente céréale. Comme des grains de pop-corn implosant sous l'effet de la chaleur, sous l'œil aiguisé de ses deux complices exhibant des masques carnassiers, le couple de performeurs mu par une folie contagieuse parcourt les grandeurs et misères d'un épi aux multiples visages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71413451-49762722.jpg?v=1678734918" alt=""Pop Corn Protocole" La fabuleuse histoire d'un champ de maïs ordinaire se transformant en champ de bataille apocalyptique…" title=""Pop Corn Protocole" La fabuleuse histoire d'un champ de maïs ordinaire se transformant en champ de bataille apocalyptique…" />
     </div>
     <div>
      Pris dans l'œil de la tornade (ré)créative déferlant à la vitesse super sonique, le spectateur ressort étourdi… de bonheur. Et si le lâcher prise (l'erreur serait de vouloir à tout prix rechercher dans chaque saynète de qui elle est le nom) est le précieux sésame permettant de se laisser gagner par le flux dément d'une entreprise toute aussi démente, on ne peut in fine que s'en réjouir… En effet, seule cette effervescence  en tous sens était susceptible de projeter au propre comme au figuré les désastres &quot;in-humains&quot; causés par la course aux profits délétères.       <br />
              <br />
       Un moment de plaisirs goûteux que cette épopée organique et orgiaque (bien qu'il s'agisse-là de maïs et non d'orge ; <span style="font-style:italic">&quot;quant au soja, il faudra attendre le prochain épisode&quot;</span>, dixit C.C.) à déguster sans réserve… (et sans cornet de pop corn en main).       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 3 mars 2023 à La Manufacture CDCN de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pop corn Protocole"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71413451-49762738.jpg?v=1678734971" alt=""Pop Corn Protocole" La fabuleuse histoire d'un champ de maïs ordinaire se transformant en champ de bataille apocalyptique…" title=""Pop Corn Protocole" La fabuleuse histoire d'un champ de maïs ordinaire se transformant en champ de bataille apocalyptique…" />
     </div>
     <div>
      Création  2022.       <br />
       Conception : Annabelle Chambon, Cédric Charron, Jean-Emmanuel Belot, Mari Lanera, Émilie Houdent.       <br />
       Mise en scène et chorégraphie : Annabelle Chambon, Cédric Charron.       <br />
       Avec : Annabelle Chambon, Cédric Charron, Jean-Emmanuel Belot, Mari Lanera.       <br />
       Création son : Jean-Emmanuel Belot, Mari Laenera.       <br />
       Création lumière et régie générale : Sandie Charron-Pillone, Jean-Yves Pillone.       <br />
       Regard artistique : Émilie Houdent.       <br />
       Stagiaire : Alexandrine Philippe.       <br />
       Remerciements : Max Bruckert, Albane d'Argence.       <br />
       Production Charchahm.        <br />
       Coproduction La Manufacture CDCN.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">30 mars 2023 :</span> Théâtre Vanves - Scène conventionnée d'intérêt national, Vanves (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final</title>
   <pubDate>Wed, 08 Feb 2023 07:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Du "Défilé performances et curiosités" organisé par La Maison de La (première maison pluridisciplinaire Drag) aux performances chorégraphiées de "Discipline in disorder", "Outrar" et "Mouhawala Oula", s'exhale un enivrant parfum de liberté, artistique comme humaine, propre à réenchanter les plus blasés. En offrant ce bouquet d'émotions salutaires à un public à la recherche d'authentiques découvertes, le Festival affirme sa griffe : une poétique politique de nature à "révolutionner" les arts vivants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247516.jpg?v=1675794948" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Défilé performances et curiosités"</strong></span>, avec comme maîtres maîtresses de cérémonie d'étonnantes créatures, De La Beuhchaire, De La Saboté(e), accompagné(e)s de cinq artistes drag et queer, aux noms de rêve de Soa de Muse, Elips, Otopsie, Gioffré, Nathan Selighini, et d'une dizaine d'aficionados, invite à une soirée cousue d'un imaginaire flamboyant. Une fête des sens où couleurs de tenues haute couture, déambulations explosant de liberté et shows musicaux ouvrent grand les portes d'une nuit extravagante et lumineuse.       <br />
              <br />
       Confondant les genres pour libérer l'humain en chacun et chacune, les défilés successifs donneront à voir coiffures à cornes, cheveux en cascade, chignons gigantesques, dreadlocks, cagoules, visages et corps grimés, ongles somptueux, tenues ajustées, amples robes à capuchon, habits de plumes, corsets à lacets, strings cousus mains, et encore pléthore de chaussures, des cuissardes rutilantes aux créations à bascules défiant les lois de "la gravité" terrestre.       <br />
              <br />
       Ainsi dans ce lieu bordelais des "Vivres de l'art" - qui n'a jamais ce soir aussi bien porté son nom - "entre kermesse pour adultes et striptease pour enfants", les codes volent gaiement en éclats pour célébrer, dans un esprit de bienveillance partagé, la beauté essentielle de l'humain libéré de ses pelures héritées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247625.jpg?v=1675795193" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Discipline in disorder", d'Annabelle Chambon,</strong></span> propulse dans un maelström de sensations bousculant les certitudes établies. Ce lapin géant habité par la performeuse faisant corps avec lui au point d'en transmettre les moindres frémissements, ce mammifère à douce fourrure - avant d'être dépiauté… - qui adore interagir avec ses frères humains et dont on va suivre les tribulations intranquilles, de qui est-il le nom ?       <br />
              <br />
       Annabelle Chambon se souvient des patients de l'asile de San Clemente, cette île près de Venise, filmés par la caméra de Raymond Depardon. Si ce lieu d'enfermement a été depuis réhabilité en palace, effaçant jusqu'à sa trace au profit de son ancien statut plus politiquement correct de monastère, la performeuse garde imprimées en elle les images de cette humanité "sous contrôle". Se laissant prendre par les émotions traversées, elle se livre aux ressacs d'une "tempête sous un corps" dont l'intensité est de nature à éclabousser le public.       <br />
              <br />
       Suivant un itinéraire listé (passant par les bases "sceptre", "dépeçage", "licorne"…) sans autre cohérence que l'intensité des sentiments éprouvés, elle se lance à corps perdu dans l'exploration d'une "technologie politique du corps", celle inhérente aux lieux d'enfermement telle que Foucault l'évoque dans "Surveiller et punir".  Se transperçant l'œil, le ventre avec la hampe d'une pancarte sans revendication, croquant à pleines dents des carottes qu'elle recrache, titubant et tressautant, se dépiautant et apparaissant nue dans la vérité d'un être livré aux chasseurs prédateurs, crucifiée, elle tente… et réussit à résister à l'ordre dominant.       <br />
              <br />
       Et s'il serait hasardeux de tirer un discours articulé de cette débauche d'énergie délivrée par un corps dans tous ses états, ce qui s'impose irrésistiblement, c'est la force impérieuse de son engagement, de nature à faire rendre l'âme à nos certitudes "ordonnées".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247702.jpg?v=1675795789" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Outrar", de Volmir Cordeiro,</strong></span> entraîne dans une tornade de couleurs virevoltantes accrochées à un corps débonnaire surplombant de sa hauteur phénoménale notre bas monde. Tel un impressionnant géant de carnaval, paré d'une casquette et de longs gants rouges, revêtu d'une multitude de jupons multicolores, il va facétieusement - au gré d'une bande son réinterprétée de la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues - déambuler à la recherche de câlins. Alternant sourires béats et grimaces loufoques, sa danse multipliera les glissades… jusqu'atterrir, radieux, dans les bras ou sur la tête des spectateurs et spectatrices massés autour de la piste.       <br />
              <br />
       "Ce fut comme une apparition"… Annoncé par des grondements incessants, jaillit de nulle part, un sorcier en transes, envoûté et envoûtant, traversé par des mouvements frénétiques le propulsant jovialement vers les vivants. Libéré de toutes entraves, le corps du danseur devient lieu de régressions innocentes renouant avec le paradis perdu des fantaisies enfantines. L'énergie prodigieuse qui l'anime se répand comme une trainée de poudre aux vertus hilarantes. Un bain de jouvence aux effets hallucinatoires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247771.jpg?v=1675796056" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mouhawala Oula", d'Alexandre Paulikevitch,</strong></span> se donne à voir comme une parenthèse libertaire annihilant, avec grâce et finesse, les codes hérités pour les mieux travestir. Libanais, vivant à Beyrouth, porté par une vitalité "sans frontières", il se lance corps et âme dans les oscillations lascives du Baladi - danse du ventre réservée par la tradition orientale aux femmes - de nature à chavirer le(s) sens.       <br />
              <br />
       Nu de la tête aux pieds, il revêt une jupe à volants qui, au gré de ses tournoiements élancés,  laisse généreusement apparaître les attributs d'une masculinité rimant au rythme d'une fabuleuse et nébuleuse chevelure, brouillant ainsi les frontières entre virilité et féminité, transgressant allègrement ces deux catégories surfaites de la manière la plus naturelle qui soit.       <br />
              <br />
       Troquant son seul vêtement pour un jupon rouge et accompagné d'une violoniste tirant de son instrument accords et désaccords, le danseur se livre à des défilés par lesquels il traverse les états des genres entremêlés. Du torse bombé et des muscles bandés, à la sensualité d'une gestuelle empreinte d'une volupté à fleur de peau, en passant par les grimaces iconoclastes, ses "déplacements" rappellent - et il en est encore besoin… -  que l'humain est un tout indivisible, irréductible à la stigmatisation d'un sexe dédié. Un monument de liberté sereine…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247821.jpg?v=1675796101" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Défilé performances et curiosités"</strong></span>       <br />
       Soirée avec deux défilés, de 20 h 30 à 21 h 15 et de 22 h à 22 h 45.       <br />
       Conception : Maison de La, Antoine Linsale/De La Saboté(e) X et Guillaume Collard/De La Beuhchaire.       <br />
       Avec : De La Saboté(e), De la Beuhchaire, Soa de Muse, Otopsie, Gioffré, Nathan Selighini et une dizaine de participants participantes.       <br />
       DJ : Bobbi Watson.       <br />
       Court métrage : Le manifeste de la nuit/Arthur Lacomblez.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 24 janvier aux Vivres de l'Art à Bordeaux, en coréalisation avec La Maison de La, dans le cadre du Festival Trente Trente qui s'est déroulé du 12 janvier au 2 février 2023.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247842.jpg?v=1675796146" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Discipline in disorder"</strong></span>       <br />
       Performance.       <br />
       Conception : Annabelle Chambon et Cédric Charron.       <br />
       Performance : Annabelle Chambon.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 28 janvier au Marché de Lerme à Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247858.jpg?v=1675796184" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Outrar"</strong></span>       <br />
       Danse.       <br />
       Chorégraphie, interprétation, costumes : Volmir Cordeiro.       <br />
       Assistant de création : Bruno Pace.       <br />
       Conception du projet : Lia Rodrigues en étroite collaboration avec les artistes de sa compagnie de danse (Amalia Lima, Leonardo Nunes, Carolina Repetto, Valentina Fittipaldi, Andrey Silva, Larissa Lima, Ricardo Xavier).       <br />
       Bande originale créée et jouée par : Zeca Assumpção, Henk Zwart, Mendel, Grupo Cadeira (Inês Assumpção, Jorge Potyguara, Miguel Bevilacqua, Henrique Rabello) et pièces du CD "Authentic South America 5, The Amazon".       <br />
       Montage et mixage : Alexandre Seabra.       <br />
       Durée : 25 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 28 janvier à la Halle des Chartrons à Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247871.jpg?v=1675796226" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mouhawala Oula"</strong></span>       <br />
       Danse - Beyrouth-Liban/France.       <br />
       Création et interprétation : Alexandre Paulikevitch, accompagné d'Élodie Robine.       <br />
       Durée : 20 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 28 janvier à la Halle des Chartrons à Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       <b>S'est déroulé du 12 janvier au 2 février 2023.</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…</title>
   <pubDate>Thu, 30 Jan 2020 14:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lorsque carte blanche est donnée à huit groupes d'étudiants des Beaux-Arts (accompagnés chacun par un artiste) pour une exposition performative placée sous l'égide de commissaires expérimentés (Annabelle Chambon et Cédric Charron, deux danseurs de Jan Fabre, auxquels s'adjoint Émilie Houdent, experte en art de la performance) bénéficiant, en plus de leur expérience propre de performers avérés, d'un enthousiasme irradiant, on se dit que "les Arts vivants" ne sont pas qu'une antienne rebattue…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35327815.jpg?v=1580392626" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      Au Café Pompier de l'annexe des Beaux-Arts, embarqué pour une odyssée contemporaine au long cours (plus d'une heure et demie), chaque groupe de spectateurs découvre huit propositions dont le processus créatif, amorcé trois mois auparavant, trouve ce soir-là sa réalisation tangible. Invité à traverser tour à tour huit espaces différents convoquant toutes les disciplines, ballotté par le tourbillon de ces impacts qui l'amène sans pause à arpenter des domaines &quot;in-ouïs&quot; ou &quot;in-attendus&quot;, il en perd conscience pour naître à sa propre vision.       <br />
              <br />
       Projet certes tentaculaire, dont le fil d'Ariane - &quot;Les prototypes du vivant&quot; - offre une main courante susceptible d'éclairer ce labyrinthe foisonnant, évitant de perdre pied sans pour autant progresser en terrain stable… Mais comment pourrait-il en être autrement lorsque le sujet n'est rien moins que d'explorer à leur suite les épiphénomènes des métamorphoses de la nature humaine, percutée par l'intelligence artificielle, dans le but de créer un modèle d'approche du vivant inconnu annonçant un nouvel âge de l'anthropocène ?       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Blob"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35327816.jpg?v=1580392733" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Blob&quot; immerge dans un magma de matières telles celles qui peuplent les décharges où viennent échouer en fin de vie tous les objets manufacturés mis au rebut. Poupées de celluloïd amputées, vieilles carcasses de vélos privés de leurs roues et autres vestiges d'un univers de déjections en décomposition. Dans ce milieu placé sous le sceau du retour aux origines, se croissent des formes primitives, visqueuses pour certaines, propres à susciter l'attention des chercheurs, lesquels sondent à l'aide de lasers les mouvements respiratoires d'êtres proto-cellulaires. Fascinante plongée dans une installation intemporelle en devenir.       <br />
              <br />
       Avec : Johann Loiseau, Nathanaël Siefert, Nino Ram, Élise Simeonidis, Alice Vigier-Lévy.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vivre en Algo-rythme"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328033.jpg?v=1580392894" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Vivre en Algo-rythme&quot; propose une expérience in vivo : quels liens entretenons-nous avec les données a(e)ncrées dans nos &quot;chairs&quot; (sic) téléphones portables, pouvons-nous nous en séparer sans ressentir un vide abyssal ? Le spectateur est invité à confier son clone algorithmique - installé dans un four à micro-ondes -, libéré un temps de son addiction au monde numérique, puis est convié à &quot;reprendre la parole&quot;. Le pouvoir de simples mots, projetés et écrits sur les murs-écrans, est-il encore &quot;de nature&quot; à briser les chaînes de puissants algorithmes ? Expérience à couper/redonner la parole à nombre d'entre nous.       <br />
              <br />
       Avec : Sarah Morelli, Yasmine-Claire Lafaye, Marta Jonville.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Missabrevis"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328150.jpg?v=1580393364" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Missabrevis&quot; précipite dans une chute &quot;planante&quot; en compagnie de charmantes hôtesses revêtues d'une combinaison immaculée. La spirale de la dépressurisation de l'habitacle Terre, nimbé des lumières et des voix charmeuses des sirènes du néolibéralisme, nous accompagne en douceur vers le crash annoncé. La descente au ralenti conduit non vers l'enfer mais vers l'humus originel, humain et humus ayant les mêmes &quot;racines&quot;. Expérience sensorielle - musiques, lumières, créatures de rêve - propre à la méditation humano-politique, la &quot;messe courte&quot; du capitalisme moribond est dite, ainsi soit-il, avec une exquise délicatesse.       <br />
              <br />
       Avec : Dina Khuseyn, Leyre Leon Alvarez, Anaëlle Cassagne, Perrine Le Guennec, Marie Lanera.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Des méduses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328237.jpg?v=1580393583" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Des méduses&quot;, mais quelle peut bien être la fonction de cette pierre remise dès l'entrée dans les mains de chaque spectateur &quot;vivant&quot;… si ce n'est la marque inaugurale de son passage dans une autre dimension, celle du règne minéral d'où, littéralement médusé, il va pouvoir observer en toute impassibilité le monde d'où naguère il est sorti. Pétrifié, devenu pierre, il peut redécouvrir le spectacle de cette autre, méduse polymorphe autant rutilante dans ses atours rouges seyants qu'abjecte dans les mouvements convulsifs de sa langue et de ses yeux exorbités. Pris entre désir et rejet, il, elle, devient alors la pierre sur laquelle se bâtit le nouveau royaume d'une humanité en mutation. Au-delà de la performance esthétique de Méduse, le ressenti d'un trouble, celui de l'inquiétante étrangeté liée à toutes métamorphoses.       <br />
              <br />
       Avec : Jeanne Clarieux, Esther Sauzet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Syntuitive"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328323.jpg?v=1580394558" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Syntuitive&quot; projette sous nos yeux la chorégraphie répétitive de créatures uniformes dans leur combinaison chair surmontée d'une chevelure unisexe hirsute. Au rythme d'une musique elle-même répétitive ils, elles s'élancent l'un, l'une vers l'autre, se séparent, dans un mouvement ininterrompu marqué par les mêmes élans contradictoires et/ou complémentaires. De l'objet final ressort une (certaine) lassitude (certaine) éloignée sans nul doute des intentions de leurs concepteurs, branchés sur le ballet des corps désirants se désentraver de leurs &quot;assujettissements genrés&quot;.       <br />
              <br />
       Avec : Sophie Dalès, Charles Dauphinot, Justine Puech, Max Codina, Joane Guiheux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Peau transparente"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328577.jpg?v=1580394804" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Peau transparente&quot;, celle de la pellicule argentique des projecteurs &quot;16 mm&quot; des ciné-clubs d'antan, manipulée par des experts des technologies de pointe d'aujourd'hui, mixant, dans une confusion temporelle hautement maîtrisée, les apports vivants d'époques appartenant à d'autres mondes. Travail perfectionniste dévoilé dans la pénombre propice aux projections de tous ordres, cette performance exigeante… peut cependant rester &quot;obscure&quot; pour ceux et celles qui restent à la porte des laboratoires ciné-photographiques high tech.       <br />
              <br />
       Avec : Bertrand Grimault, Maverick Laporte, Adrien Edeline.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Actéon"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328721.jpg?v=1580394924" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      Avoir joué &quot;Actéon&quot; - transformé en cerf, après avoir surpris Artémis se baigner nue et être dévoré ensuite par sa meute de chiens ne l'ayant pas reconnu - laisse des traces… C'est cette expérience de violence à &quot;re-présenter&quot; qui donne lieu à l'installation présente où l'humain violenté n'existe qu'au travers de son absence… Absence présentifiée par des affichettes traçant les sévices subis pour les réifier en faisant appel à la &quot;lecture&quot; du spectateur. Ainsi distanciée, la violence ne risque plus de se faire objet de fascination mais s'empare de la symbolique du langage pour faire sens, évitant le danger de complaisance. En circulant silencieusement dans l'espace déserté par les victimes, guidé par les mots tracés, on mesure l'impact d'un art conceptuel ouvrant sur des questionnements que la chose montrée ne peut susciter. Une anti-performance des plus performantes…       <br />
              <br />
       Avec : Yacine Sif El Islam, Alexiane Trapp, Li Jingyan, Wang Yu-Men, Layan Qarain, Jessy Maillard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Salivalisme"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328780.jpg?v=1580395100" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Salivalisme&quot; nous plonge dans un univers ludique alliant passé (décorum des films de science-fiction des années soixante-dix) et futur (diagnostic des pathologies sociales à partir des analyses de salive) pour dire notre présent &quot;performatif&quot;. Munis d'éprouvettes, les scientistes recouverts de leur scaphandre aseptisé prélèvent en chacun les éléments biologiques révélant, selon la couleur obtenue, son degré de dépendance aux diktats environnementaux. L'intoxication révélée par le tube à essai donne lieu à une prescription de soins afin de devenir protagoniste de son existence. Un bel objectif politique proposé artistiquement, avec humour et poésie.       <br />
              <br />
       Avec : Elizabeth Saint-Jalmes, Océane Poyet, Owen Dupont, Emma Labarth.       <br />
              <br />
       Au terme de ce périple, le corps du spectateur, durablement &quot;impressionné&quot; par ces univers traversés, devient lui-même performeur d'une réalité virtuelle… à concevoir de toute urgence.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Les Prototypes du Vivant&quot;, carte blanche à Annabelle Chambon et Cédric Charron, ont eu lieu au Café Pompier des Beaux-Arts de Bordeaux, le jeudi 23 janvier 2020 dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">&gt;&gt; Plus d'infos sur Trente Trente</a>       <br />
              <br />
       Exposition performative collective commissionnée par Annabelle Chambon, Cédric Charron et Émilie Houdent.       <br />
       Avec : Sophie Dalès, Bertrand Grimault, Marta Jonville-Pile, Dina Khuseyn, Johann Loiseau, Elizabeth Saint-Jalmes, Yacine Sif El Islam, Jeanne Clarieux… et 26 étudiants de l'école des Beaux-Arts de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/42312703-35327815.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Les-prototypes-du-vivant-infiltrent-les-Beaux-Arts_a2649.html</link>
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