<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-07T05:51:26+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-65956146</guid>
   <title>•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe</title>
   <pubDate>Sun, 10 Jul 2022 10:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Paul Sermadiras, à l'allure christique et au port imposant du romancier russe, apparaît, s'immobilise, toise longuement du regard la salle… L'effet d'ordre hypnotique produit par cette entrée dans le vif du sujet fera que, une heure durant, nous ne le quitterons pas un instant des yeux, aimantés par sa présence magnétique. Sa voix, au diapason, fait résonner le texte pour donner à "voir" à elle seule les paysages intérieurs de la psyché torturée de "l'homme ridicule".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65956146-46962386.jpg?v=1563805724" alt="•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe" title="•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe" />
     </div>
     <div>
      Être continûment confronté au regard dévalorisant des autres, au point de &quot;faire corps&quot; avec l'image d'un ridicule fini qu'ils renvoient de votre personne, constitue une expérience mettant à mal l'ego, frappé de sidération. Cela peut aller jusqu'à déclencher une pulsion auto-destructrice afin d'en finir une fois pour toutes avec l'abjection de soi collant à la peau. Mais quand - miracle divin -, dans un rêve euphorisant, la réalité se met à &quot;exister&quot; sous une forme lumineuse, le sujet renaît des cendres auxquelles il était destiné.       <br />
              <br />
       Fiodor Dostoïewski, l'auteur de cette nouvelle fantastique, était un homme torturé, écartelé entre l'attirance pour un socialisme progressiste, où la question du libre arbitre était centrale, et un penchant mystique très prégnant traversant son œuvre monumentale. Dès lors, rien d'étonnant qu'il ait pu produire à l'état de veille ce récit qui cristallise en lui les formations inconscientes échappant à son contrôle.       <br />
              <br />
       Les limites labiles entre veille et sommeil, réalité et rêves, ces limbes indistincts où séjournent les âmes de ceux que la réalité ne reconnaît pas, sont sources de révélations conduisant à modifier profondément l'angle d'attaque du réel. Ainsi, à cet homme qui était prêt à passer de l'autre côté du miroir pour fuir son image dégradée, il lui suffit ce soir-là que son chemin croise une petite fille éplorée pour que le rêve, &quot;voie royale qui mène à l'inconscient&quot;, produise ses effets performatifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65956146-46962387.jpg?v=1563805755" alt="•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe" title="•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe" />
     </div>
     <div>
      Lui qui avait préparé l'arme pour se donner la mort, revolver posé sur la table face à lui, s'endort dans son fauteuil Voltaire… Et là, les images oniriques qui le gagnent, l'entraînent à voguer en état d'apesanteur en compagnie d'un être inconnu l'ayant tiré du cercueil où il avait été enseveli. Il y aurait donc - dans les rêves - une vie après la mort ?       <br />
              <br />
       Tout n'est que beauté et amour dans ce monde rêvé. Cette sensation de plénitude, de faire corps avec le cosmos… Et soudain, il hurle, la musique se déchaîne, devient criarde, les traits du visage se tordent et le corps du rêveur est traversé par des transes. La beauté et la bonté insupportables se sont muées en leur inverse sous l'effet de l'homme pervertissant tout ce qu'il approche.       <br />
              <br />
       Au réveil, l'homme ayant éprouvé dans sa chair l'expérience du bien et du mal, sait ce qu'il doit prêcher. Un sens est donné à son existence, sans lequel elle s'abîmait dans le ridicule jusqu'à ce que mort s'ensuive.       <br />
              <br />
       Récit &quot;illuminé&quot; de Fiodor Dostoïewski, rendu lumineux sous l'effet de l'incarnation saisissante proposée par Jean-Paul Sermadiras, qui se coule à s'y confondre dans le costume du protagoniste torturé, puis exalté par sa nouvelle condition d'homme exhortant à la concorde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Rêve d'un homme ridicule"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65956146-46962388.jpg?v=1563805777" alt="•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe" title="•Off 2022• "Le Rêve d'un homme ridicule" La vie est (réellement) un songe" />
     </div>
     <div>
      Texte : Fiodor Dostoïevski.       <br />
       Traduction : André Markowicz.       <br />
       Adaptation : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Mise en scène : Olivier Ythier.       <br />
       Avec : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Collaboration artistique : Gilles David, sociétaire de la Comédie-Française.       <br />
       Scénographie et lumières : Jean-Luc Chanonat.       <br />
       Création sonore : Pascale Salkin.       <br />
       Costumes : Cidalia Da Costa.       <br />
       Cie Le PasSage.       <br />
       À partir de 9 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 25, relâche le mardi.       <br />
       Théâtre de l'Étincelle, 14, place des Études, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 85 43 91.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/programme/2022/le-reve-d-un-homme-ridicule-s31792/" target="_blank">&gt;&gt; festivaloffavignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65956146-46962386.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Le-Reve-d-un-homme-ridicule-La-vie-est-reellement-un-songe_a3335.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-60020251</guid>
   <title>Les frères Kamarazov… Moderne recréation !</title>
   <pubDate>Thu, 04 Nov 2021 10:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La mise en scène de Sylvain Creuzevault des "Frères Karamazov" (1879-1880), roman ultime de Dostoïevski, décline une approche musicale et très moderne. Avec une liberté de ton, le théâtre dans le théâtre rend compte des coulisses d'une œuvre qui se joue autant sur planche qu'en régie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60020251-43991780.jpg?v=1636020184" alt="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" title="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" />
     </div>
     <div>
      Porter un roman sur le plateau, qui plus est un grand classique, est un défi, celui de le reconstruire en y apportant une véritable touche personnelle qui pourrait toutefois dénaturer la construction toujours imaginaire qu'un lecteur peut se faire de l'œuvre. Celle de Sylvain Creuzevault est très originale.       <br />
              <br />
       Il y a une liberté de ton et de situation mêlant du théâtre dans le théâtre avec des caractères jouant parfois à être une représentation de ce qu'ils sont, avec pour Servane Ducorps une entrée soi-disant &quot;loupée&quot; selon son propre dire dans sa salutation au public et pour Blanche Ripoche, moins d'embarrant dans son bonjour vers le parterre. L'auditoire est pris comme témoin de ce qui se passe sur scène.       <br />
              <br />
       L'histoire est celle d'un parricide, celui de Fiodor Karamazov (Nicolas Bouchaud), père irresponsable et débauché dont les rapports avec la génération qu'il a fécondée sont aussi amoureux et tendres que celle d'un bourreau avec son prisonnier ou d'un dictateur avec son peuple. L'entame de la pièce nous emmène devant celui-ci, au milieu du plateau, qui l'encombre de sa présence autant physique que corporelle. D'ailleurs, tous les personnages, même celui silencieux et discret du starets Zossima (Sava Lolov), dominent la scène à chacune de leurs répliques où celui qui a la parole a le pouvoir expressif d'exister au travers de répliques souvent tranchées tout comme celles de gestuelles qui les accompagnent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60020251-43991801.jpg?v=1636020234" alt="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" title="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" />
     </div>
     <div>
      Ce rapport à l'autre est fait de violence morale, presque physique, parfois accompagné d'une tendresse furtive, fausse ou jouée, et qui peut basculer rapidement vers un refus ou une fuite. Il peut être aussi passablement cyclothymique où les personnages s'exhibent, au sens propre comme figuré, au travers, souvent, du verbe et de façon systématique du corps.       <br />
              <br />
       La scénographie découvre une très grande salle blanche où table, chaises, cercueil, voire petite prison, apparaissent au fil de l'eau. Pour la deuxième partie, celle-ci est habillée de rideaux de verre, accompagnée d'une musique électronique. Une régie, en bas du plateau, accompagne théâtralement le jeu. De longs écrits introductifs habillent le rideau blanc avant le démarrage de la représentation et durant l'entracte, le jeu continue ainsi que la musique au travers d'une flûte traversière avec Sylvaine Hélary.       <br />
              <br />
       Cela démarre par des personnages masqués. On croirait des petits pantins qui gesticulent avec leurs bras. Les masques, sans être neutres car n'exprimant aucune expression, donnent une impression d'étrangeté, comme de petits monstres mécaniques. Peu rassurant. Ils se retrouveront à d'autres moments incarnant des automates robotisés ou des êtres habités par une inhumanité. Car c'est là où tout se joue. Ce manque de sentiments, d'émotions, incarné par les personnages qui en abusent non par sadisme, mais par nature. D'où ces relations toujours complexes, enchevêtrées où celles-ci se découvrent dans chacun des actes au-delà des mots utilisés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60020251-43991814.jpg?v=1636020259" alt="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" title="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" />
     </div>
     <div>
      Une chanson, au style très moderne, voire électronique, accompagne aussi une scène, faisant prendre à la pièce la dimension d'un show l'espace d'un instant où Dostoïevski est renvoyé dans l'oubli. Confrontation de genre qui brouille un instant les pistes et donne à voir un maquillage un peu trop prononcé pour le visage d'un chef-d'œuvre qui n'en a peut-être pas besoin. Ce parti pris déplace la pièce vers un aspect décalé, à rebrousse-poil, d'une situation qui commande peu à un tempo musical rythmé et qui interpelle.       <br />
              <br />
       L'aspect contemporain du roman de Dostoïevski est aussi représenté dans les accessoires comme ce téléphone portable utilisé tel une petite caméra. Dans sa conception, son déroulé, cette modernité est présente à chaque instant faisant de cette création presque une œuvre autre. Audacieux !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les frères Karamazov" </b></div>
     <div>
      D'après Fédor Dostoïevski.       <br />
       Traduction française : André Markowicz.       <br />
       Mise en scène : Sylvain Creuzevault, artiste associé/création.       <br />
       Avec : Nicolas Bouchaud, Sylvain Creuzevault, Servane Ducorps, Vladislav Galard, Arthur Igual, Sava Lolov, Frédéric Noaille, Blanche Ripoche, Sylvain Sounier.       <br />
       Musiciens : Sylvaine Hélary et Antonin Rayon.       <br />
       Dramaturgie : Julien Allavena.       <br />
       Scénographie : Jean-Baptiste Bellon.       <br />
       Lumière : Vyara Stefanova.       <br />
       Création musique : Sylvaine Hélary, Antonin Rayon.       <br />
       Maquillage : Mytil Brimeur.       <br />
       Masques : Loïc Nébréda.       <br />
       Costumes : Gwendoline Bouget.       <br />
       Son : Michaël Schaller.       <br />
       Vidéo : Valentin Dabbadie.       <br />
       Production : Le Singe.       <br />
       Durée : 3 h 15 (avec un entracte).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 octobre au 13 novembre 2021.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Odéon-Théâtre de l’Europe, Paris 6e, 01 44 85 40 40       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-odeon.eu/#1" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       23 et 24 novembre 2021 : L’empreinte - scène nationale Brive-Tulle, Tulle (19).       <br />
       12 au 14 janvier 2022 : Théâtre des 13 vents - CDN, Montpellier (34).       <br />
       17 et 18 février 2022 : Points communs - Scène nationale, Cergy-Pontoise (95).       <br />
       11 au 19 mars 2022 : TNS, Strasbourg (67).       <br />
       24 et 25 mars 2022 : Bonlieu - Scène nationale, Annecy (74).       <br />
       13 et 14 avril 2022 : La Coursive - Scène nationale, La Rochelle (17).       <br />
       29 et 30 avril 2022 : Teatro nacional São João, Porto (Portugal).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60020251-43991866.jpg?v=1636020421" alt="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" title="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60020251-43991780.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-freres-Kamarazov-Moderne-recreation-_a3093.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-35810613</guid>
   <title>•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe</title>
   <pubDate>Mon, 22 Jul 2019 16:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2019]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Paul Sermadiras, à l'allure christique et au port imposant du romancier russe, apparaît, s'immobilise, toise longuement du regard la salle… L'effet d'ordre hypnotique produit par cette entrée dans le vif du sujet fera que, une heure durant, nous ne le quitterons pas un instant des yeux, aimantés par sa présence magnétique. Sa voix, au diapason, fait résonner le texte pour donner à "voir" à elle seule les paysages intérieurs de la psyché torturée de "l'homme ridicule".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35810613-32247483.jpg?v=1563805724" alt="•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe" title="•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe" />
     </div>
     <div>
      Être continûment confronté au regard dévalorisant des autres, au point de &quot;faire corps&quot; avec l'image d'un ridicule fini qu'ils renvoient de votre personne, constitue une expérience mettant à mal l'ego, frappé de sidération. Cela peut aller jusqu'à déclencher une pulsion auto-destructrice afin d'en finir une fois pour toutes avec l'abjection de soi collant à la peau. Mais quand - miracle divin -, dans un rêve euphorisant, la réalité se met à &quot;exister&quot; sous une forme lumineuse, le sujet renaît des cendres auxquelles il était destiné.       <br />
              <br />
       Fiodor Dostoïewski, l'auteur de cette nouvelle fantastique, était un homme torturé, écartelé entre l'attirance pour un socialisme progressiste, où la question du libre arbitre était centrale, et un penchant mystique très prégnant traversant son œuvre monumentale. Dès lors, rien d'étonnant qu'il ait pu produire à l'état de veille ce récit qui cristallise en lui les formations inconscientes échappant à son contrôle.       <br />
              <br />
       Les limites labiles entre veille et sommeil, réalité et rêves, ces limbes indistincts où séjournent les âmes de ceux que la réalité ne reconnaît pas, sont sources de révélations conduisant à modifier profondément l'angle d'attaque du réel. Ainsi, à cet homme qui était prêt à passer de l'autre côté du miroir pour fuir son image dégradée, il lui suffit ce soir-là que son chemin croise une petite fille éplorée pour que le rêve, &quot;voie royale qui mène à l'inconscient&quot;, produise ses effets performatifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35810613-32247543.jpg?v=1563805755" alt="•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe" title="•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe" />
     </div>
     <div>
      Lui qui avait préparé l'arme pour se donner la mort, revolver posé sur la table face à lui, s'endort dans son fauteuil Voltaire… Et là, les images oniriques qui le gagnent, l'entraînent à voguer en état d'apesanteur en compagnie d'un être inconnu l'ayant tiré du cercueil où il avait été enseveli. Il y aurait donc - dans les rêves - une vie après la mort ?       <br />
              <br />
       Tout n'est que beauté et amour dans ce monde rêvé. Cette sensation de plénitude, de faire corps avec le cosmos… Et soudain, il hurle, la musique se déchaîne, devient criarde, les traits du visage se tordent et le corps du rêveur est traversé par des transes. La beauté et la bonté insupportables se sont muées en leur inverse sous l'effet de l'homme pervertissant tout ce qu'il approche.       <br />
              <br />
       Au réveil, l'homme ayant éprouvé dans sa chair l'expérience du bien et du mal, sait ce qu'il doit prêcher. Un sens est donné à son existence, sans lequel elle s'abîmait dans le ridicule jusqu'à ce que mort s'ensuive.       <br />
              <br />
       Récit &quot;illuminé&quot; de Fiodor Dostoïewski, rendu lumineux sous l'effet de l'incarnation saisissante proposée par Jean-Paul Sermadiras, qui se coule à s'y confondre dans le costume du protagoniste torturé, puis exalté par sa nouvelle condition d'homme exhortant à la concorde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Rêve d'un homme ridicule"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35810613-32247545.jpg?v=1563805777" alt="•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe" title="•Off 2019• Le Rêve d'un homme ridicule La vie est (réellement) un songe" />
     </div>
     <div>
      Texte : Fiodor Dostoïevski.       <br />
       Traduction : André Markowicz.       <br />
       Adaptation : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Mise en scène : Olivier Ythier.       <br />
       Avec : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Collaboration artistique : Gilles David, sociétaire de la Comédie-Française.       <br />
       Scénographie et lumières : Jean-Luc Chanonat.       <br />
       Création sonore : Pascale Salkin.       <br />
       Costumes : Cidalia Da Costa.       <br />
       Cie Le PasSage.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 16 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 25.       <br />
       <b>Théâtre de l'Étincelle</b>        <br />
       14, rue des Études.       <br />
       Réservation : 04 90 85 43 91.       <br />
       <a class="link" href="http://www.latarasque.fr/" target="_blank">&gt;&gt; Théâtre de l'Étincelle</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35810613-32247483.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2019-Le-Reve-d-un-homme-ridicule-La-vie-est-reellement-un-songe_a2508.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-35123928</guid>
   <title>Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault</title>
   <pubDate>Thu, 27 Jun 2019 09:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La classe des quatorze "apprentis comédiens" de l'école supérieure de théâtre Bordeaux Aquitaine, créée en 2007 dans la capitale girondine, présentait son projet de fin d'études triennales… et de "début de carrière". Sous l'impulsion de l'inclassable Sylvain Creuzevault, les jeunes comédiennes et comédiens animés par le désir fou d'en découdre ont été invités à s'emparer du roman-fleuve de Fédor Dostoïevski - "L'adolescent" - pour le mettre littéralement "en pièces".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35123928-31896807.jpg?v=1561623002" alt="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" title="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" />
     </div>
     <div>
      Une gageure en soi tant l'œuvre du romancier russe se présente comme un pavé où se croisent à l'envi et se recroisent des intrigues distribuées entre des personnages démultipliés par les déclinaisons de leur patronyme slave, le tout rendant l'œuvre originale particulièrement ardue vu le foisonnement des personnages et la complexité des liens qui les unissent. La mise en jeu rebattant les cartes de ce bouillon de culture aura-t-elle eu l'effet de démêler les nœuds de cet imbroglio de haut vol ? Rien n'est moins sûr mais l'essentiel est - à ne pas s'y tromper - ailleurs, pour peu que l'on accepte de se laisser (em)porter par la furie créative du maître ès mises en scène offrant en pâture à ces jeunes gens avides de quoi se faire les dents.       <br />
              <br />
       Retour sur saison… Le public bordelais avait été quelque peu bousculé en novembre dernier par ce même metteur en jeu, fougueux et iconoclaste, s'emparant - non sans exigence - des &quot;Démons&quot; de l'écrivain russe pour en extraire l'essence afin d'en proposer une adaptation libre des entraves classiques. La salle, enflammée par tant de hardiesse et de liberté sans retenue, s'était trouvée alors clivée entre les partisans de ce théâtre revisité, bousculant les codes habituels pour apporter un souffle pour le moins revigorant, et ceux qui avaient été un peu moins conquis par le bouillonnement incessant des trois heures (et plus) de représentations vécues un peu douloureusement.        <br />
              <br />
       Pourtant, la &quot;feuille anti-panique&quot;, fournissant le canevas des différents tableaux, remise aux spectateurs et commentée par Nicolas Bouchaud alias Stépane Verkhovenski, avait eu l'effet liminaire de détendre l'atmosphère tout comme l'ironie malicieuse de son commentaire &quot;ça part dans tous les sens, mais c'est fluide…&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35123928-31896816.jpg?v=1561623032" alt="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" title="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" />
     </div>
     <div>
      Une fois semble coutume puisque, là aussi, ce soir de sortie d'école, sommes-nous gratifiés d'une feuille adjointe au programme de salle où sont &quot;décomposés&quot; les différents tableaux de l'intrigue plurielle ainsi que la distribution des rôles… même si, dans la semi-obscurité, il peut se montrer hasardeux d'en prendre connaissance, happés par le jeu vertigineux se déployant sur le plateau éclairé. Mais là point de Nicolas Bouchaud pour faire passer l'annonce, nous restons donc avec notre papier en main… à l'image des personnages se refilant une mystérieuse lettre porteuse d'un sésame escompté.       <br />
              <br />
       De l'intrigue, on retiendra le parcours initiatique conduisant en quelques mois un adolescent intranquille et bâtard (Arkadi Dolgorouki) - né des amours illégitimes d'un aristocrate communard ruiné (Andreï Versilov, joué superbement par Sava Lolov accompagnant les jeunes acteurs) avec la jeune épouse (Sofia Dolgorouki) d'un vieux serf christique et charismatique (Makar Dolgourouki, endossé par Frédéric Leidgens, l'autre magistral &quot;accompagnant&quot;) - à se frotter à son père biologique et, avec lui et contre lui, à découvrir l'état de la Russie. Ainsi, en allant à Saint Pétersbourg à la rencontre de ce père naturel ignoré jusque-là, Arkadi va-t-il vivre l'expérience fondatrice attachée à la découverte de différents milieux sociaux.       <br />
              <br />
       En les traversant, il va certes se brûler les ailes mais aussi s'ouvrir les yeux : lui qui voulait dans une volonté de puissance &quot;devenir Rothschild&quot; pour savourer son pouvoir, va offrir l'occasion à Dostoïevski d'aborder ses thèmes de prédilection d'une jeunesse russe qui, tout en s'émancipant du régime autocratique des tsars, est emportée par un vent libertaire, se laissant tenter par les dérives du socialisme autoritaire, de l'athéisme, du rationalisme opposé à la foi, voire du nihilisme anarchiste, et séduire par des divertissements inconséquents. Immergé dans ces milieux bouillonnant d'idées et propices à l'éclosion, il s'adonnera au jeu et autres distractions oubliant son dessein premier. Ceci étant, il mûrira, et n'étant plus celui qu'il se rêvait d'être, il connaîtra le chant des sirènes, les blessures qui en résultent, autant d'expériences constructrices.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35123928-31896822.jpg?v=1561623061" alt="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" title="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" />
     </div>
     <div>
      L'action menée tambour battant - au rythme des sempiternels déplacements à vue de canapés marquant le passage d'un tableau à un autre - a le pouvoir au bas mot d'étourdir… En effet la profusion des situations s'enchaînant à allure &quot;supersonique&quot; peut créer un sentiment de confusion. Confusion amplifiée par l'usage quelque peu défaillant d'une sonorisation aléatoire de certains acteurs ayant du mal à projeter leur voix, pas toujours audible, et par le fait que - sortie de promotion oblige - un même rôle peut être endossé par trois acteurs/actrices différents (cf. le personnage d'Arkadi), de quoi en &quot;perdre son russe&quot;.       <br />
              <br />
       Cependant, ces &quot;difficultés&quot; à recevoir le texte peuvent être dépassées si l'on se rattache au fil rouge, lui clairement perceptible : la peinture d'une saga familiale représentative d'une histoire de la Russie vue au travers d'un écrivain visionnaire, réinterprété par un metteur en scène sans tabou. Et puis, à l'actif incontestable de cette forme &quot;dopée&quot;, la mise en jeu créative réserve de vraies pépites…       <br />
              <br />
       Il y a les deux (faux) suicides mis en scène de manière grandguignolesque (en écho à celui pétaradant de Krillova ou encore à celui de NiKolaï se pendant, faute de mieux, à la corde de la cloche de l'église dans &quot;Les Démons&quot;), dont l'effet humoristique est garanti. Ainsi la victime de potentielles malversations d'Andreï Versilov, le devant enduit de blanc de clown de la tête aux pieds, se tirera une balle dans la tempe avant de disparaître de dos dans les coulisses, dépouillé comme un ver.        <br />
              <br />
       Ainsi d'une jeune femme, prétendument abusée par le même Andreï Versilov, se donnant violemment la mort en se tranchant le cou, puis s'abattant de tout son long sur une poubelle couverte de couronnes de fleurs, avant de se relever, sereinement, le visage ensanglanté. Sylvain Creuzevault aime le mélange des genres considérant que le théâtre est une affaire trop sérieuse… pour être pris au sérieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35123928-31896828.jpg?v=1561623087" alt="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" title="Un théâtre d'adolescents "déchainés" par Sylvain Creuzevault" />
     </div>
     <div>
      Il y a l'inénarrable Maria (jouée par le très prometteur Alexandre Liberati, décidément très à l'aise dans tous les rôles lui allant comme un gant) qui, après avoir déboulé dans les travées de spectateurs pour commenter de leur place et à leur place &quot;le théâtre est un truc d'intellos. J'ai oublié le texte… On meuble… On meuble…&quot;, prend place derrière la vitre du salon pour, déguisée en femme de ménage, espionner &quot;mine de rien&quot; l'intrigante et diabolique Katérina afin d'informer Arkadi de son infortune amoureuse. Sulfureuse Katérina, fille du vieux prince Nikolaï Sokolski (incarné par Frédéric Leidgens), sorte de Mata Hari dotée de tous ses attributs, faisant tourner la tête du père naturel et de son bâtard de fils.       <br />
              <br />
       Il y a - jouée par le même Alexandre Liberati, très en verve - la tout en rondeurs Françoise Dolto, dos doté d'ailes d'ange, descendue expressément du ciel où elle réside dorénavant pour expliquer &quot;le complexe du homard&quot; (la psychanalyste évoquant très doctement les métamorphoses de l'adolescent se débarrassant de ses carapaces pour advenir à lui-même) à l'adolescent Arkadi, perdu au milieu des femmes de sa tribu familiale.       <br />
              <br />
       Il y a encore bien d'autres trouvailles dramaturgiques et scéniques qui dissipent les réserves pointées précédemment. In fine, on ne peut que saluer la grande ambition - une gageure, avancions-nous pour &quot;ouvrir&quot; le débat - de ce projet &quot;démoniaque&quot; eut égard à la richesse du roman source. Ainsi, initiés par un metteur en scène élisant la difficulté comme un aiguillon performatif, les quatorze jeunes comédiennes et comédiens de l'école supérieure du théâtre Bordeaux Aquitaine, accompagnés par deux de leurs aînés rompus à l'art dramatique, et confrontés à un challenge de très haut niveau, ont pu prendre pleinement la mesure des exigences d'un art n'admettant aucune approximation.       <br />
              <br />
       Dans cette optique, outre les bonheurs de mise en scène que nous ont réservés - à nous spectateurs gracieusement invités à cette célébration - ces &quot;Scènes d'adolescent&quot;, ce work in progress - c'en est un au regard des huit petites semaines, et encore incomplètes, de travail collectif - est porteur de beaux espoirs. Un baptême du feu explosif à souhait pour une expérience qui laissera des traces durablement positives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Scènes d'Adolescent"</b></div>
     <div>
      D'après l'œuvre de Fédor Dostoïevski.       <br />
       Traduction française : André Markowicz (Éditions Actes Sud).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Sylvain Creuzevault.       <br />
       Avec les 14 élèves-comédiennes et comédiens de la promotion 4 de l'éstba : Louis Benmokhtar, Étienne Bories, Clémence Boucon, Zoé Briau, Marion Cadeau, Garance Degos, Camille Falbriard, Léopold Faurisson, Shanee Krön, Félix Lefebvre, Alexandre Liberati, Léo Namur, Mickaël Pelissier, Prune Ventura, accompagnés par Frédéric Leidgens et Sava Lolov.       <br />
       Régie plateau : Cyril Muller.       <br />
       Régie son : Jean-Christophe Chiron.       <br />
       Costumes : Kam Derbali.       <br />
       Régie lumière : Clarisse Bernez-Cambot Labarta et Denis Lamoliatte.       <br />
       Construction décors : Nicolas Brun et Franck Lesgourgues.       <br />
       Spectacle proposé dans le cadre du Festival Liberté ! Bordeaux 2019.        <br />
       Production École supérieure de théâtre Bordeaux Aquitaine, Production déléguée TnBA.       <br />
              <br />
       Spectacle créé le 19 juin 2019 au TnBA, Bordeaux.        <br />
       A été représenté les 19 et 20 juin 2019.        <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 au 28 juin à 19 h 30.</span>       <br />
       Ateliers Berthier/Odéon-Théâtre de l'Europe.       <br />
       Dans le cadre du Festival des écoles du Théâtre public-Théâtre de l'Aquarium.       <br />
              <br />
       À La Cartoucherie, Paris 12e avec le Théâtre de l'Aquarium, le Théâtre de l'Épée de Bois, l'Atelier de Paris CDCN et à l'Odéon Théâtre de l'Europe, Paris 6e.       <br />
       Réservations : 01 43 74 99 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35123928-31896807.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-theatre-d-adolescents-dechaines-par-Sylvain-Creuzevault_a2448.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-32229464</guid>
   <title>"Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis</title>
   <pubDate>Tue, 02 Apr 2019 08:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean Bellorini met en scène "Eugène Onéguine". Ce long récit, ce long poème d'Alexandre Pouchkine en forme de conte populaire à la fois espiègle et dramatique. Qui évoque, à travers le personnage d'Eugène Onéguine, une Russie joyeuse et mélancolique…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32229464-30082648.jpg?v=1554187073" alt=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" title=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" />
     </div>
     <div>
      Une Russie passée comme un souvenir d'enfance dont le poète retrouve les sensations perdues, les partage avec son lecteur qu'il sait apostropher, lui livre ses regrets des premières amours lumineuses. Gâchées par les fanfaronnades et l'inexpérience. Qui versent dans l'amertume et le sentiment de la perte de toute poésie du monde.       <br />
              <br />
       Dans un étonnant mouvement de nostalgie, le jeu de l'écriture décrit la mort et résurrection du poète.       <br />
              <br />
       Brillamment, Jean Bellorini en trouve un équivalent scénique en déployant son dispositif dans toutes les dimensions du spectacle. Tout œil et tout ouïe. Le spectacle présenté en bi-frontal est joué comme au théâtre et pourtant s'écoute au casque en direct.       <br />
              <br />
       Avec cette convention arbitraire et contraignante le metteur en scène détriple les effets, les fait converger vers une intimité de perception des plus heureuses. Le jeu privilégie dans un premier temps les rituels et les mimiques d'un animateur de radio face à son microphone. Ce qui décontracte le spectateur avant de le plonger dans une grande disposition d'attention.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32229464-30082649.jpg?v=1554187107" alt=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" title=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur étant libre, il peut ajuster le casque ou non…       <br />
              <br />
       Ou bien, il se laisse prendre au son coloré, profond et chaud au relief bien marqué. Et découvre un poème symphonique harmonisé aux souvenirs de l'opéra éponyme de Piotr Tchaïkovski. Adaptation musicale, bruitage s'incrustant parfaitement dans les voix clairement ajustées. Et de voir les yeux fermés, paisiblement installé dans la nuit. Il peut être tard, peu importe, Eugène Onéguine parle du temps et de son réconfort.       <br />
              <br />
       Ou bien, il enlève son casque. Les voix lui parviennent plus nettes, plus mates, plus naturelles. Et la musique a disparu. Ne reste que le pouvoir des mots, et l'injonction du jeu au microphone qui devient pur théâtre précis, dense, intense même. Les mots se fondent dans les corps et le poème s'exalte. Expressive dans son silence, la jeune fille amoureuse et triste joue au piano sans cordes. Les marteaux frappent en cadence et sonnent comme un parquet piétiné. Eugène Onéguine ainsi écouté parle de l'amour, de la mort, de la vie . Celle des mots et des humains.       <br />
              <br />
       Ou bien il met le casque à distance et perçoit en sourdine, étouffée la bande son et assiste alors à la naissance du théâtre. Et sa vitalité partagée. Car il appartient au spectateur d'ajuster sa sensibilité à la trame proposée. Celle de la mort et de la résurrection du poète.       <br />
              <br />
       Avec grand art, Jean Bellorini joue avec le dispositif du théâtre comme s'il jouait <span style="font-style:italic">&quot;sur un piano cassé la valse des temps à jamais enfouis&quot;*.</span>       <br />
              <br />
       Ce qui est très russe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Citation tirée de &quot;La Colombe d'argent&quot; d'Andréï Biély.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Eugène Onéguine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32229464-30082728.jpg?v=1554187143" alt=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" title=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" />
     </div>
     <div>
      Texte : d'après &quot;Eugène Onéguine d'Alexandre Pouchkine.       <br />
       Traduction : André Markowicz.       <br />
       Mise en scène : Jean Bellorini.       <br />
       Réalisation sonore : Sébastien Trouvé.       <br />
       Avec : Clément Durand, Gérôme Ferchaud, Antoine Raffalli, Matthieu Tune, Mélodie-Amy Wallet.       <br />
       Scénographie, lumière : Jean Bellorini.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Mélodie-Amy Wallet.       <br />
       Composition originale librement inspirée de l'opéra &quot;Eugène Onéguine&quot; de Piotr Tchaïkovski enregistrée et arrangée par : Sébastien Trouvé et Jérémie Poirier-Quinot.       <br />
       Musiciens : Jérémie Poirier-Quinot (flûte), Florian Mavielle et Benjamin Chavrier (violons), Emmanuel François (alto), Barbara Le Liepvre (violoncelle), Julien Decoret (contrebasse), Anthony Caillet (euphonium).       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 mars au 20 avril 2019.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Relâche mardi et mercredi.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe - CDN, Saint-Denis (93), Salle Mehmet Ulusoy, 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/32229464-30082648.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Eugene-Oneguine-Une-valse-des-temps-a-jamais-enfouis_a2371.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
