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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-11T01:06:47+02:00</dc:date>
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   <title>"Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour</title>
   <pubDate>Fri, 10 Oct 2025 16:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une très belle pièce écrite par Jacques Rampal qui se veut la suite, tout en alexandrin, du "Misanthrope" de Molière, Célimène et Alceste se retrouvent vingt ans après. Leur statut social a changé, sauf le désir toujours vivace de lui pour elle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91669628-64385176.jpg?v=1760105652" alt=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" title=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" />
     </div>
     <div>
      Créée en 1992, &quot;Célimène et le Cardinal&quot; est l'histoire des retrouvailles entre Alceste (Robert Plagnol), religieux jaloux de son statut et de son pouvoir, et Célimène (Amélie Gonin) qui mène la vie de mère de quatre enfants avec des infidélités assumées.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans un face à face constant sauf à deux moments, le premier à l'entame du spectacle où elle est seule et le second quand notre religieux se retrouve esseulé, épris d'une colère contenue et d'un désir refoulé, lui qui était amoureux d'elle vingt ans avant. La vie sacerdotale d'un cardinal a ses contraintes face à la chair. Ce sont des instants qui savent s'habiller, pour le premier, d'un soliloque et pour le second, de silence afin de faire oublier le verbe en mettant, dans les deux cas, le personnage face à lui-même.       <br />
              <br />
       Jacques Rampal (1944-2015) a écrit la pièce en alexandrin, telle une suite du &quot;Misanthrope&quot; (1666) de Molière. La mise en scène de Frédérique Lazarini laisse voir deux personnages, oscillant entre l'ironie de Célimène et parfois la colère d'Alceste. Pour celui-ci, tout est refoulement, incarné dans son maintien ferme et droit, la voix tendue et un peu étouffée. L'extérieur est rongé par l'intérieur quand il déclare son amour, lui qui a rêvé d'elle depuis trois mois, comme il l'avoue, et qui revient la voir vingt ans après, à l'étonnement de celle-ci. Son attitude extérieure est le reflet opposé de ses sentiments intérieurs, à la fois refoulés et en tension perpétuelle qui se nourrit un moment d'une pulsion inquisitrice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91669628-64385177.jpg?v=1760105685" alt=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" title=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes ainsi dans un face-à-face parfois vif et souvent physique. Parole contre parole, désir refoulé contre mise à distance s'échelonnent tout au long de la pièce, rythmée par une domination physique d'Alceste qui s'exerce de temps en temps sur Célimène alors que celle-ci a un ascendant sur lui d'ordre psychologique. Elle tient encore les cordons de son cœur sans en abuser.        <br />
              <br />
       Le désir, mal contenu, d'Alceste rejaillit parfois dans son comportement et ses propos. Il utilise occasionnellement la puissance de son rang, celle de l'église dont il se fait un ambassadeur bien zélé, quand Célimène est dans un rapport plus subtil pour contrecarrer son emprise sociale et hiérarchique, l'église étant à cette époque une mère intraitable et omniprésente. L'un se retient, arc-bouté sur ses ergots religieux, quand l'autre est ouverte à la vie en société avec ses soubresauts infidèles en direction de Philinte.       <br />
              <br />
       Elle ne montre aucun amour ni désamour. Tout se joue sur ce qui ne se dit pas. Le masque du cardinal tombe par intermittence, son désir hiberné depuis vingt ans perçant à quelques reprises sous ses habits religieux et plus ouvertement dans une déclaration d'amour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91669628-64385186.jpg?v=1760105714" alt=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" title=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" />
     </div>
     <div>
      La scénographie est habillée de rouge et de noir avec les couleurs stendhaliennes en étendard de la passion, toujours aussi vive chez Alceste, et de la mort d'une relation amoureuse, devenue finissante et vaine malgré lui. Des traits d'humour apparaissent à plusieurs reprises, contrebalancés par une colère. Durant cette scène, la tension est un peu trop forte, mettant ainsi la relation entre nos deux personnages dans un périmètre de jeu beaucoup plus frontal et desservant quelque peu le dit par rapport aux non-dits des autres scènes.       <br />
              <br />
       Il est habillé d'une redingote de couleur noire qui l'enserre, quand notre dame est dans un corset violet. Lui sent le renfermement quand elle incarne légèreté et ouverture. Toutes ces années ont passé, mais les caractères sont restés. Alceste est très droit, presque tendu de bout en bout, le débit un peu saccadé. Tout semble être retenu chez lui quand elle arbore, elle, une attitude à la fois fluide et gracieuse. Sans se démonter, elle est en tenaille entre l'attitude inquisitrice du cardinal et le désir encore vif qu'il éprouve. Il a un visage à la Janus avec deux versants qui cohabitent dans une bataille autant psychologique que sociale entre ordre et liberté, religion et amour, contrainte et désir, puissance et dépendance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91669628-64385190.jpg?v=1760105777" alt=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" title=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" />
     </div>
     <div>
      La redingote cache mal, à dessein, le désir de notre homme. Les alexandrins le rappellent pour montrer que ses premiers soupirs amoureux dans la pièce de Molière se nourrissent encore et toujours d’un manque dans celle de Jacques Rampal. À croire que le désir n’est pas aussi élastique comme le rappelait Freud (1856-1939) car il y a de l’amour et que l’écriture de l’auteur, la mise en scène de Frédérique Lazarini et le jeu des comédiens le font durer avec élégance.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91669628-64385199.jpg?v=1760105827" alt=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" title=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" />
     </div>
     <div>
      &quot;Célimène et le Cardinal&quot;       <br />
       Texte : Jacques Rampal.       <br />
       Mise en scène : Frédérique Lazarini.       <br />
       Avec : Amélie Gonin et Robert Plagnol.       <br />
       Scénographie : Brigitte Veyne.       <br />
       Costumes : Nathalie Prats.       <br />
       Lumières : Didier Brun.       <br />
       Musique : Thomas Briant.       <br />
       Production Andrew, Robert, Gilles et les autres…       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 septembre au 7 décembre 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 18 h.       <br />
       Le Lucernaire, Théâtre rouge, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6e.       <br />
       Téléphone : 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-lelucernaire.tickandlive.com/evenement/celimene-et-le-cardinal" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91669628-64385176.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Celimene-et-le-Cardinal-Vingt-ans-apres-Une-maniere-elegante-de-faire-durer-l-amour_a4377.html</link>
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   <title>"Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*</title>
   <pubDate>Tue, 07 Oct 2025 19:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La lumière que je cherche depuis plusieurs jours était sur une scène de théâtre. Comment n'y ai-je pas pensé avant ? Quand j'écris "lumière", je ne fais aucunement référence à un guide spirituel ou autre délire divinatoire. Je parle de rayonnement et d'une comédienne, plus particulièrement. Cette lumière brille actuellement au théâtre du Lucernaire dans la pièce "Célimène et le Cardinal" et elle y tient donc le rôle féminin et s'appelle Amélie Gonin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91596781-64351528.jpg?v=1759857700" alt=""Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*" title=""Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*" />
     </div>
     <div>
      La vie, la passion et l'incarnation qu'elle donne au personnage de Célimène font (presque) tout le spectacle. Le décor, rougi de toutes parts jusqu'aux plus petits accessoires, accompagne les deux comédiens dans ce huis clos passionnel. C'est à Frédérique Lazarini qu'on doit la mise en scène. Robert Plagnol est le Cardinal (Alceste). Un cardinal à l'émotion palpable.       <br />
              <br />
       Le Cardinal et Célimène se sont aimés il y a vingt ans. Follement, passionnément. Un air de &quot;déjà-vu&quot; non ? Le Misanthrope de Molière, oui. Alceste n'ayant plus foi en l'humanité est devenu cardinal. Quant à Célimène, elle est mariée, mère de quatre enfants et vit pleinement sa féminité. La pièce est de Jacques Rampal, auteur contemporain qui s'est donc imaginé les retrouvailles. Quelle belle idée !       <br />
              <br />
       Alceste, le cardinal, prétexte qu'un danger menace Célimène. Ceci explique donc ce retour dans la vie désormais rangée de cette femme épanouie à qui tout semble sourire. Seulement, et progressivement, cet ancien amant ne cesse de rugir et de la maudire. De ces retrouvailles qui auraient pu présager d'être douces et affectueuses, les reproches, les critiques, les bassesses ne cessent de s'inviter sur le plateau et la passion vécue d'antan, reprend du service avec toute la rancœur déversée d'un homme qui a perdu l'amour et semble aussi douter de la foi. Alceste apparaît perdu et paumé quand Célimène, elle, s'étourdit à la fois de ruse, de sourire et de fantaisie pour ne pas laisser la peur envahir son espace.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91596781-64351640.jpg?v=1759857767" alt=""Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*" title=""Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*" />
     </div>
     <div>
      Ce texte est un délice d'alexandrins et ce n'est pas chose aisée de réussir à embarquer le spectateur dans ce courant linguistique qu'est le vers. De nos jours en particulier. Pourtant, ce texte est d'une vraie modernité. La passion qui rend fou, l'amour qui fait hurler, la jalousie qui mène aux coups et à la brutalité. Ce texte est fort et d'actualité.       <br />
              <br />
       Ils sont deux sur scène et remplissent parfaitement l'espace de ce huis clos passionnel. Célimène est force et faiblesse quand Alceste, plongé dans une radicalité religieuse presque folle à lier, tombe dans une vulnérabilité et une certaine fébrilité.       <br />
              <br />
       Amélie Gonin semble être ce genre de femme, faible et forte à la fois. Comme toutes les femmes finalement. Endosser ce rôle prouve en tous les cas qu'elle est une grande comédienne, dirigée parfaitement et embarquant avec elle, le public, dans la jolie lumière d'un spectacle qu'elle rend si vivant.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Citation de Voltaire.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Célimène et le Cardinal"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91596781-64351647.jpg?v=1759857793" alt=""Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*" title=""Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jacques Rampal.       <br />
       Mise en scène : Frédérique Lazarini.       <br />
       Avec : Amélie Gonin et Robert Plagnol.       <br />
       Scénographie : Brigitte Veyne.       <br />
       Costumes : Nathalie Prats.       <br />
       Lumières : Didier Brun.       <br />
       Musique : Thomas Briant.       <br />
       Production Andrew, Robert, Gilles et les autres…       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 septembre au 7 décembre 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 18 h.       <br />
       Le Lucernaire, Théâtre rouge, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6e.       <br />
       Téléphone : 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-lelucernaire.tickandlive.com/evenement/celimene-et-le-cardinal" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>•Off 2024• "Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse</title>
   <pubDate>Fri, 31 May 2024 18:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alceste est atrabilaire jusqu'au bout des ongles. Il hait la nature humaine en tous points, surtout celle de la Cour et de la société mondaine, et épingle plus que tout les mœurs de son temps. Sa misanthropie fait finalement de lui le plus droit des hommes et le plus loyal, mais il lui manque une vertu : l'indulgence pour la conduite de ses semblables. Cela le pousse dans un rigorisme et une franchise extrêmes. S'il reçoit un compliment, il n'y verra que mensonge et hypocrisie, imposture, intérêt, trahison ou fourberie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80662480-58189518.jpg?v=1706018661" alt="•Off 2024• "Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse" title="•Off 2024• "Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse" />
     </div>
     <div>
      Paradoxalement, il est follement amoureux de Célimène, une femme, toute récemment veuve qui est l'égérie de cet univers qu'il hait tant : celui de la Cour où tout n'est que frivolité, apparences, faux-semblants, trahisons. Mais pas question pour lui de se plier aux compromis de cette société mondaine.       <br />
              <br />
       Parviendra-t-il à la faire quitter ce monde d'apparat, à lui pardonner en espérant qu'elle le suive dans sa retraite et ce qu'il appelle &quot;son désert&quot; ?       <br />
              <br />
       On se souvient que la soirée fut belle ce mercredi 22 juin à l'occasion de la première représentation de la pièce aux Écuries de Versailles dans le cadre de la 26ᵉ édition du &quot;Mois Molière&quot; en 2022, un mois de théâtre et de musique en plein cœur de la ville. Un fort joli lieu qui nous avait donné un avant-goût d'Avignon. Une représentation en plein air, sous le soleil, devant une salle comble et enthousiaste qui nous avait déjà totalement comblée.       <br />
              <br />
       De cette pièce, où Molière peint avec brio le cœur et l'âme humaine, Thomas Le Douarec a su en préserver la substantifique moelle et ne garder que l'essentiel des intentions de l'auteur : tendre coûte que coûte vers la vérité humaine et chercher un sens profond à l'existence, alors qu'à la Cour, tout pousse aux grimaces et au port du masque ! Encore lui… Déjà !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80662480-58189519.jpg?v=1706018701" alt="•Off 2024• "Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse" title="•Off 2024• "Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse" />
     </div>
     <div>
      Nous n'avons pas pu rater la nouvelle programmation de la pièce au Théâtre de l'Épée de Bois à la Cartoucherie de Vincennes et c'est à nouveau avec un énorme plaisir que nous l'avons redécouverte.       <br />
              <br />
       Pas de soleil en ce samedi frisquet, mais de la neige sur les pelouses de la Cartoucherie de Vincennes et, surtout, un autre espace tout aussi majestueux : celui de la salle en pierre de l'Épée de Bois.       <br />
              <br />
       Dans cette adaptation par la Compagnie Thomas Le Dourec, la majesté des alexandrins est respectée et interprétée avec brio par l'ensemble des comédiens et comédiennes de la distribution. Une mention toute particulière, tout de même, pour la puissance et l'interprétation magistrale de Jean-Charles Chagachbanian dans le rôle d'Alceste. La passion de Thomas Le Douarec pour cette pièce a été secondée très largement par la force de conviction de son ami comédien qui voue depuis longtemps son amour pour ce personnage de Molière. À n'en point douter, la magie de leur complicité et de leur amitié œuvre toujours efficacement, et ce, pour le plus grand bonheur des spectateurs.       <br />
              <br />
       Le résultat est époustouflant de maîtrise, notamment dans la juste répartition du comique et du tragique. Cela dit, pas de parti pris ostentatoire. Dans la mise en scène de Thomas Le Douarec, rien d'inutile ne dépasse et le parti pris du basculement contemporain de l'histoire sonne extrêmement juste : les téléphones portables jonglent harmonieusement entre les mains des comédiens, leurs images projetées sur le vaste mur en pierre de fond de scène sont justement bienvenues, sans compter la musique d'introduction électro de Thylacine qui irradie le tout…       <br />
              <br />
       Tout est taillé au cordeau, tant dans le jeu des huit comédiens et comédiennes que dans la scénographie sobre, mais suffisamment efficace pour rappeler que même 400 ans après son écriture, <span style="font-style:italic">&quot;la pièce est toujours à l'image du monde d'aujourd'hui : une pièce qui illumine ma vie de comédien et de metteur en scène. L'histoire de cet homme qui recherche sa vérité dans un monde perverti et hypocrite. Pour Molière, le constat est amer : la bonté et l'amour ne sauveront jamais le monde et la vérité encore moins…&quot;,</span> Thomas Le Douarec.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80662480-58189520.jpg?v=1706018741" alt="•Off 2024• "Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse" title="•Off 2024• "Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse" />
     </div>
     <div>
      Vu sous cet angle particulier, on peut se demander qui est finalement le plus misanthrope ! Molière lui-même ? Alceste ? Ou finalement un peu chacun et chacun d'entre nous qui, tout compte fait, sommes un peu toujours des Don Quichotte, nous battant contre des moulins à vent en œuvrant le mieux possible dans nos petites vies afin de trouver notre juste place dans la société ? Ou cherchant à la fuir sans y parvenir tout à fait… Le débat autour de cette pièce restera longtemps ouvert tant que des metteurs en scène, à l'image de Thomas Le Douarec, oseront s'y coller. Pour le plus grand bien de tous !       <br />
              <br />
       Les choix scénographiques de ce metteur en scène prolixe (qui a déjà à son actif plus d'une cinquantaine de productions) n'occultent en rien le texte du célèbre dramaturge. Bien au contraire. Encore une fois, ils subliment avec justesse le texte en alexandrins qui est porté haut et fort par les comédiens et les comédiennes, sans excès ni volonté ostentatoire d'être dit juste pour être dit !       <br />
              <br />
       Les décors nous plongent d'emblée dans une réalité contemporaine affichée : deux fauteuils en PVC transparents, une guitare électrique, une rangée de néons fluorescents pointés vers le ciel, des seaux à champagne remplis de bouteilles. Ceux-ci embrassent une action scénique ponctuée de deux morceaux de musique à la guitare électrique juste à leur place, d'entrées et de sorties rigoureuses et flamboyantes des comédiens et comédiennes, tous très beaux et très belles à plusieurs égards…       <br />
              <br />
       Jean-Charles Chagachbanian et Jeanne Pajon, interprétant respectivement les rôles d'Alceste et de Célimène, gardent tout au long de la représentation une ampleur virevoltante et fine dans leurs interprétations. Philippe Maymat dans le rôle de Philinte (qui scelle avec bonheur, à l'occasion de cette pièce, ses retrouvailles avec Thomas Le Douarec) parvient par son jeu et à son charisme à tempérer les excès d'Alceste.       <br />
              <br />
       Cette nouvelle mise en scène de Thomas est un délice. <span style="font-style:italic">&quot;Je souhaite que le spectateur soit ébranlé par ce qu'il a vu : une vision sans compromis de notre époque contemporaine&quot;,</span> Thomas Le Douarec.       <br />
              <br />
       Nous l'avons été à nouveau, quant à nous, conquise, en ce samedi janvier où, fidèle à lui-même face à l'enthousiasme du public conquis, Thomas Le Douarec a pris la parole lors des applaudissements et a salué chaque comédien et chaque comédienne de façon un peu nostalgique… Pourquoi cette tradition au théâtre a-t-elle disparu ?       <br />
       Chapeau bas, Thomas ! Et merci ! Merci !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Misanthrope"</b></div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Adaptation, mise en scène : Thomas Le Douarec.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Caroline Devismes et Virginie Dewees.       <br />
       Avec : Jean-Charles Ghagachbanian, Philippe Maymat, Thomas Le Douarec, Jeanne Pajon, Justine Vultaggio, Rémi Johnsen ou Théo Lima, Valérian Béhar-Bonnet ou Jules Fabre, Caroline Devismes.       <br />
       Lumières : Stéphane Balny.       <br />
       Costumes : Marlotte.       <br />
       Musique : Valérian Béhar-Bonnet.       <br />
       Décors : David Lionne et Jérôme Lebertre.       <br />
       Par la Compagnie Thomas Le Douarec.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 55.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 23 juin 2024.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, samedi et dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle en pierre, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12ᵉ, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/un-spectacle/le-misanthrope/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 50. Relâche les 1er et 2 juillet.       <br />
       Théâtre Les Lucioles, Salle Mistral, 10, Rempart Saint-Lazare, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 05 51.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('lucioles.resa@gmail.com')" >lucioles.resa@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeslucioles.com/misanthrope24" target="_blank">&gt;&gt; theatredeslucioles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80662480-58189518.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Le-Misanthrope-ou-une-revisite-contemporaine-epoustouflante-de-justesse_a3925.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-77961871</guid>
   <title>"Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse</title>
   <pubDate>Wed, 24 Jan 2024 07:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alceste est atrabilaire jusqu'au bout des ongles. Il hait la nature humaine en tous points, surtout celle de la Cour et de la société mondaine, et épingle plus que tout les mœurs de son temps. Sa misanthropie fait finalement de lui le plus droit des hommes et le plus loyal, mais il lui manque une vertu : l'indulgence pour la conduite de ses semblables. Cela le pousse dans un rigorisme et une franchise extrêmes. S'il reçoit un compliment, il n'y verra que mensonge et hypocrisie, imposture, intérêt, trahison ou fourberie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77961871-56622991.jpg?v=1706018661" alt=""Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse" title=""Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse" />
     </div>
     <div>
      Paradoxalement, il est follement amoureux de Célimène, une femme, toute récemment veuve qui est l'égérie de cet univers qu'il hait tant : celui de la Cour où tout n'est que frivolité, apparences, faux-semblants, trahisons. Mais pas question pour lui de se plier aux compromis de cette société mondaine.       <br />
              <br />
       Parviendra-t-il à la faire quitter ce monde d'apparat, à lui pardonner en espérant qu'elle le suive dans sa retraite et ce qu'il appelle &quot;son désert&quot; ?       <br />
              <br />
       On se souvient que la soirée fut belle ce mercredi 22 juin à l'occasion de la première représentation de la pièce aux Écuries de Versailles dans le cadre de la 26ᵉ édition du &quot;Mois Molière&quot; en 2022, un mois de théâtre et de musique en plein cœur de la ville. Un fort joli lieu qui nous avait donné un avant-goût d'Avignon. Une représentation en plein air, sous le soleil, devant une salle comble et enthousiaste qui nous avait déjà totalement comblée.       <br />
              <br />
       De cette pièce, où Molière peint avec brio le cœur et l'âme humaine, Thomas Le Douarec a su en préserver la substantifique moelle et ne garder que l'essentiel des intentions de l'auteur : tendre coûte que coûte vers la vérité humaine et chercher un sens profond à l'existence, alors qu'à la Cour, tout pousse aux grimaces et au port du masque ! Encore lui… Déjà !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77961871-56623023.jpg?v=1706018701" alt=""Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse" title=""Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse" />
     </div>
     <div>
      Nous n'avons pas pu rater la nouvelle programmation de la pièce au Théâtre de l'Épée de Bois à la Cartoucherie de Vincennes et c'est à nouveau avec un énorme plaisir que nous l'avons redécouverte.       <br />
              <br />
       Pas de soleil en ce samedi frisquet, mais de la neige sur les pelouses de la Cartoucherie de Vincennes et, surtout, un autre espace tout aussi majestueux : celui de la salle en pierre de l'Épée de Bois.       <br />
              <br />
       Dans cette adaptation par la Compagnie Thomas Le Dourec, la majesté des alexandrins est respectée et interprétée avec brio par l'ensemble des comédiens et comédiennes de la distribution. Une mention toute particulière, tout de même, pour la puissance et l'interprétation magistrale de Jean-Charles Chagachbanian dans le rôle d'Alceste. La passion de Thomas Le Douarec pour cette pièce a été secondée très largement par la force de conviction de son ami comédien qui voue depuis longtemps son amour pour ce personnage de Molière. À n'en point douter, la magie de leur complicité et de leur amitié œuvre toujours efficacement, et ce, pour le plus grand bonheur des spectateurs.       <br />
              <br />
       Le résultat est époustouflant de maîtrise, notamment dans la juste répartition du comique et du tragique. Cela dit, pas de parti pris ostentatoire. Dans la mise en scène de Thomas Le Douarec, rien d'inutile ne dépasse et le parti pris du basculement contemporain de l'histoire sonne extrêmement juste : les téléphones portables jonglent harmonieusement entre les mains des comédiens, leurs images projetées sur le vaste mur en pierre de fond de scène sont justement bienvenues, sans compter la musique d'introduction électro de Thylacine qui irradie le tout…       <br />
              <br />
       Tout est taillé au cordeau, tant dans le jeu des huit comédiens et comédiennes que dans la scénographie sobre, mais suffisamment efficace pour rappeler que même 400 ans après son écriture, <span style="font-style:italic">&quot;la pièce est toujours à l'image du monde d'aujourd'hui : une pièce qui illumine ma vie de comédien et de metteur en scène. L'histoire de cet homme qui recherche sa vérité dans un monde perverti et hypocrite. Pour Molière, le constat est amer : la bonté et l'amour ne sauveront jamais le monde et la vérité encore moins…&quot;,</span> Thomas Le Douarec.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77961871-56623033.jpg?v=1706018741" alt=""Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse" title=""Le Misanthrope" ou une revisite contemporaine époustouflante de justesse" />
     </div>
     <div>
      Vu sous cet angle particulier, on peut se demander qui est finalement le plus misanthrope ! Molière lui-même ? Alceste ? Ou finalement un peu chacun et chacun d'entre nous qui, tout compte fait, sommes un peu toujours des Don Quichotte, nous battant contre des moulins à vent en œuvrant le mieux possible dans nos petites vies afin de trouver notre juste place dans la société ? Ou cherchant à la fuir sans y parvenir tout à fait… Le débat autour de cette pièce restera longtemps ouvert tant que des metteurs en scène, à l'image de Thomas Le Douarec, oseront s'y coller. Pour le plus grand bien de tous !       <br />
              <br />
       Les choix scénographiques de ce metteur en scène prolixe (qui a déjà à son actif plus d'une cinquantaine de productions) n'occultent en rien le texte du célèbre dramaturge. Bien au contraire. Encore une fois, ils subliment avec justesse le texte en alexandrins qui est porté haut et fort par les comédiens et les comédiennes, sans excès ni volonté ostentatoire d'être dit juste pour être dit !       <br />
              <br />
       Les décors nous plongent d'emblée dans une réalité contemporaine affichée : deux fauteuils en PVC transparents, une guitare électrique, une rangée de néons fluorescents pointés vers le ciel, des seaux à champagne remplis de bouteilles. Ceux-ci embrassent une action scénique ponctuée de deux morceaux de musique à la guitare électrique juste à leur place, d'entrées et de sorties rigoureuses et flamboyantes des comédiens et comédiennes, tous très beaux et très belles à plusieurs égards…       <br />
              <br />
       Jean-Charles Chagachbanian et Jeanne Pajon, interprétant respectivement les rôles d'Alceste et de Célimène, gardent tout au long de la représentation une ampleur virevoltante et fine dans leurs interprétations. Philippe Maymat dans le rôle de Philinte (qui scelle avec bonheur, à l'occasion de cette pièce, ses retrouvailles avec Thomas Le Douarec) parvient par son jeu et à son charisme à tempérer les excès d'Alceste.       <br />
              <br />
       Cette nouvelle mise en scène de Thomas est un délice. <span style="font-style:italic">&quot;Je souhaite que le spectateur soit ébranlé par ce qu'il a vu : une vision sans compromis de notre époque contemporaine&quot;,</span> Thomas Le Douarec.       <br />
              <br />
       Nous l'avons été à nouveau, quant à nous, conquise, en ce samedi janvier où, fidèle à lui-même face à l'enthousiasme du public conquis, Thomas Le Douarec a pris la parole lors des applaudissements et a salué chaque comédien et chaque comédienne de façon un peu nostalgique… Pourquoi cette tradition au théâtre a-t-elle disparu ?       <br />
       Chapeau bas, Thomas ! Et merci ! Merci !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Misanthrope"</b></div>
     <div>
      &quot;Le Misanthrope&quot;       <br />
       Texte : Molière.       <br />
       Adaptation, mise en scène : Thomas Le Douarec.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Caroline Devismes et Virginie Dewees.       <br />
       Avec : Jean-Charles Ghagachbanian, Philippe Maymat ou Emmanuel Rehbinder, Thomas Le Douarec, Jeanne Pajon, Justine Vultaggio, Rémi Johnsen, Valérian Béhar-Bonnet et Caroline Devismes.       <br />
       Lumières : Stéphane Balny.       <br />
       Costumes : Marlotte.       <br />
       Musique : Valérian Béhar-Bonnet.       <br />
       Décors : David Lionne et Jérôme Lebertre.       <br />
       Par la Compagnie Thomas Le Douarec.       <br />
       Durée : 1 h 55.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 janvier au 4 février 2024.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, samedi et dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Epée de Bois, Salle en pierre, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e,        <br />
       01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/un-spectacle/le-misanthrope/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77961871-56622991.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Misanthrope-ou-une-revisite-contemporaine-epoustouflante-de-justesse_a3796.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"</title>
   <pubDate>Wed, 04 Jan 2023 07:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voilà une représentation originale de la célèbre pièce de Molière. On pourrait presque parler de métamorphose. Et pourtant, on y respecte la moindre réplique du texte original. Il n'y est fait usage d'aucun effets ajoutés, trucs scéniques, sonores, spectaculaires… Au contraire, c'est dans une sobriété poussée à l'extrême, un plateau nu, des lumières essentielles et des costumes simples et sans époques que se déroule l'histoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69905188-48823243.jpg?v=1672770849" alt="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" title="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" />
     </div>
     <div>
      En cela, la mise en scène de René Loyon se plie au discours d'Alceste réclamant plus de naturel et plus de simplicité dans le monde. Mais s'y ajoute un ingrédient passionnant et c'est cette particularité qui va d'une certaine manière transposer la pièce hors de son siècle et la propulser jusqu'à nous : tous les personnages ont soudain dépassé 50 ans… comme si ce manège de faux-semblants, de médisances et de passe-droits, qui règne sur le salon de Célimène, durait depuis des décennies. Une sorte d'enfer à la Sartre où cette fois Alceste n'est plus seul à se sentir piégé, mais où tous, Célimène, Arsinoé, Oronte, Eliante, Philinte et petits marquis compris, sont condamnés à tourner, tourner éternellement et revivre sans cesse la même histoire.       <br />
              <br />
       Soudain, Alceste semble moins étranger au monde qu'il dénonce et son <span style="font-style:italic">&quot;Je veux qu'on me distingue !&quot;</span> se révèle être une requête que d'autres autour de lui clament également. Car dans cette mise en scène, les personnages paraissent libérés de leurs propres caricatures. On voit clairement à travers le masque d'apparence et l'on découvre, je pense pour la première fois, qu'ils ne sont pas seulement faits d'orgueil démesuré, mais de sensibilité, de fragilité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69905188-48823244.jpg?v=1672771093" alt="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" title="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" />
     </div>
     <div>
      Est-ce d'avoir fait soudain vieillir tous les personnages ou bien est-ce grâce à l'art du jeu maîtrisé dont tous les interprètes font preuve ? L'effet fonctionne à plein et l'on ne se cantonne pas à suivre la fougue et l'esprit des répliques fameuses de ce texte, on ressent ce qui se cache sous ces apparats : un besoin d'exister sans bornes.       <br />
              <br />
       Quant au couple Alceste, Célimène, il prend lui aussi une valeur différente. Et c'est la souffrance d'Alceste face à ce monde boursouflé d'hypocrisie qui saute aux yeux plus que sa colère démesurée, et c'est la force obstinée que développe Célimène pour conserver sa liberté qui nous touche plus que sa rouerie et ses amusements aux dépens des autres. C'est peut-être en cela que la pièce devient soudain très intemporelle avec un propos modernisé.       <br />
              <br />
       C'est une bien belle expérience à laquelle nous invitent René Loyon et ses valeureuses et valeureux comédiennes et comédiens (qui tous font partie de l'atelier René Loyon) : donner à voir et à entendre du neuf dans un texte merveilleux. Bref, c'est un sacré coup de jeune donné à la célèbre pièce de Molière et un régal renouvelé à voir et à entendre ce bal des faux-semblants, des perfidies et des fake news bien persistants dans notre temps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Misanthrope"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69905188-48823294.jpg?v=1672771190" alt="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" title="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : René Loyon.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Évelyne Guimmara.       <br />
       Avec : Pierre Ascaride, Corinne Bastat, Cristine Combe, Francis Coz, Dominic Gras, Évelyne Guimmara, Claude-Bernard Pérot, Dominique Verrier, Thierry Vu Huu.       <br />
       Lumières : Laurent Castaingt.       <br />
       Régie générale : Igor Galabovski.       <br />
       Production : Compagnie RL.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 janvier au 6 février 2023.</span>       <br />
       Les lundis à 20 h.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 14, 15, 20, 21 et 22 mars 2023 à 20 h. </span>       <br />
       Le 100ecs - Établissement Culturel Solidaire, Paris 12e, 01 46 28 80 94.       <br />
       <a class="link" href="https://100ecs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; 100ecs.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69905188-48823243.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Et-un-regard-neuf-eclaira-Le-Misanthrope_a3484.html</link>
  </item>

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