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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-22T22:25:19+02:00</dc:date>
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   <title>"Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…</title>
   <pubDate>Mon, 30 Mar 2026 10:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand Tiago Rodrigues s'empare de monuments de la littérature (cf. son "Antoine et Cléopâtre", "Bovary", "La Cerisaie", "By Heart", etc.), c'est dans l'intention de faire résonner leur matière vivante avec notre contemporanéité. En effet, loin d'"adapter" Shakespeare, Flaubert, ou encore Tchekhov, il considère ces histoires mythiques comme la cristallisation dans notre mémoire vive de questions atemporelles, les "exploite" à l'envi pour créer les conditions d'un choc dramaturgique porteur de sens. Ainsi de sa dernière création, où une actrice qui répète au plateau le rôle d'Hécube, rencontre dans son existence personnelle une problématique-miroir reflétant celle de l'esclave d'Agamemnon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854883.jpg?v=1774870307" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Tournant le dos aux falaises hiératiques de la Carrière de Boulbon, les comédiens habillés de noir sont absorbés par leur travail à la table… C'est le tout début des répétitions de la pièce d'Euripide. Remarquant la présence du public, ils s'interrompent pour briser le quatrième mur en présentant de manière chorale l'intrigue vieille de 2 500 ans… <span style="font-style:italic">&quot;Nous sommes le Chœur… Au moment où commence la pièce, Polyxène, premier fils d'Hécube, a été sacrifié aux Dieux. Polydore, le second fils, a été assassiné perfidement par le roi de Thrace, Polymestor, auquel il avait été confié par Priam, roi de Troie. Hécube, reine déchue et mère ravagée de douleur, réclame justice et vengeance&quot;.</span> Ainsi rappelée, l'intrigue grecque est-elle prête à devenir caisse de résonance du drame à venir.       <br />
              <br />
       Pause pour revenir à la table où l'un des comédiens annonce que Nadia (l'interprète de la reine troyenne) devra s'absenter de la répétition pour des raisons personnelles. Le rythme s'accélère alors pour exploser dans une joyeuse cacophonie pointée non sans malice par l'un des acteurs choisis pour jouer Agamemnon (Denis Podalydes) : <span style="font-style:italic">&quot;Euripide méritait mieux&quot;</span>… Quant à la tirade de Polymestor qui fait suite, l'acteur errant les yeux crevés tout en vociférant son texte, elle sera assortie d'un nouveau trait d'humour – <span style="font-style:italic">&quot;Il parle beaucoup pour quelqu'un qui a les yeux crevés&quot;</span> – saillie en annonçant d'autres, créant des temps de respiration salutaires dans les deux drames qui se profilent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854884.jpg?v=1774870341" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Bascule de lieux… La table de travail des comédiens devient instantanément celle du Tribunal. On y retrouve Nadia venue là pour entendre le procureur suite à la plainte qu'elle a déposée contre l'institut spécialisé auquel elle avait confié son enfant autiste. Le magistrat lui communique le rapport accablant actant par le menu les maltraitances subies par les enfants autistes accueillis dans cette structure, <span style="font-style:italic">&quot;notamment par Otis (son fils) âgé de douze ans&quot;</span> (phrase répétée en boucle par le Chœur, comme une litanie obsédante).       <br />
              <br />
       Dès lors, deux régimes dramatiques (la tragédie d'Euripide et l'action en justice) vont continuellement se faire écho en se succédant sans aucune transition. Auxquels s'ajouteront les commentaires sur le vif des comédiens, suspendant leur personnage pour commenter &quot;théâtralement&quot; le théâtre en train de se faire… <span style="font-style:italic">&quot;Nadia est jouée par une actrice (Elsa Lepoivre) qui elle-même fait semblant de jouer Hécube&quot;</span>, ou encore <span style="font-style:italic">&quot;Le corps de Nadia est sur scène et elle dit les mots d'Hécube mais elle n'est pas vraiment là&quot;.</span> Un théâtre à multifacettes renvoyant chacune des effets de vérité mouvante.       <br />
              <br />
       Aspiré par ce mouvement tourbillonnaire, le spectateur est partie prenante des intrigues commentées en direct par le coryphée. Il sera, lui aussi, ému (jusqu'aux larmes) par la déposition de Nadia parlant avec amour de son fils disposant de quarante mots au plus pour communiquer avec elle : <span style="font-style:italic">&quot;Maman, pas maman ; pluie, pas pluie ; au revoir, pas au-revoir…&quot;.</span> Et quand le même coryphée interviendra pour dire que les larmes qui s'échappent des yeux de l'actrice lorsqu'elle joue Hécube (<span style="font-style:italic">&quot;Nadia joue Hécube et pleure sur Polydore assassiné&quot;</span>), ce sont celles qu'elle a retenues face au procureur, le trouble devient par porosité le nôtre.       <br />
              <br />
       Une autre histoire racontée par Nadia viendra s'inviter dans les plis des deux intrigues principales, rythmant ainsi celles de l'antique grecque et du tribunal contemporain appelé à juger l'impensable des maltraitances institutionnelles perpétrées sur des enfants handicapés… L'histoire d'une chienne ordinaire, héroïne d'une série qu'Otis – son fils autiste dont le prénom n'a rien à voir avec son trouble, mais avec le chanteur afro-américain Otis Redding – affectionne particulièrement. Que nous raconte-t-elle d'autre cette histoire de chienne, qui, d'épisode en épisode, erre jusqu'à retrouver en toute fin son chiot et éprouver l'indicible plaisir d'aboyer avec lui ?…       <br />
              <br />
       … si ce n'est l'écho réifié d'Hécube, métamorphosée en chienne – cf. sa statue monumentale dévoilée sur le plateau – et aboyant ad vitam æternam après s'être vengée du traître Polymestor en crevant avec des aiguilles les yeux de l'assassin de son fils aimé. Au théâtre, tout fait signe, et le metteur en scène nous le rappelle magistralement au détour de son écriture.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854885.jpg?v=1774870368" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      Dans la mise en cause du personnel de la maison d'accueil, le Chœur – toujours à l'avant-scène de la pièce – commentera : <span style="font-style:italic">&quot;Nadia n'est plus Hécube, mais joue son rôle de mère. Elle découvre le labyrinthe où sa vie se confond avec celle d'Hécube&quot;</span>. Nous suivrons &quot;en direct&quot; les péripéties de cet avant-procès où éclateront au grand jour, outre la perversité du tortionnaire incriminé, la pleutrerie scandaleuse des plus hauts dirigeants incapables d'assumer leurs manquements, plus encore coupables que les employés de terrain, dépassés par des conditions de travail impossibles.       <br />
              <br />
       Au terme de ces deux heures intenses de représentation du théâtre dans le théâtre, nous ressortons… comme éblouis. Éblouis par ces deux mères courages, ravagées par la douleur et mues par la fureur vengeresse réparatrice. Éblouis par le jeu des actrices et acteurs de la Comédie-Française (Éric Génovèse, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Élissa Alloula, Séphora Pondi) rivalisant de force tranquille pour incarner les différents rôles, passant allègrement d'un lieu et d'une époque à l'autre. Éblouis par l'intelligence (et l'humour !) de l'écriture de Tiago Rodrigues, chantre d'un humanisme décapant. Enfin, encore et toujours, éblouis par le cadre de la Carrière de Boulbon, offrant en toute générosité son &quot;écho&quot; aux tragédies humaines.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 2 juillet 2024 dans la Carrière de Boulbon dans le cadre du Festival d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hécube, pas Hécube"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854886.jpg?v=1774870401" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      En français surtitré en anglais.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes (français).       <br />
       Texte et mise en scène : Tiago Rodrigues.       <br />
       Avec les interprètes de la Comédie-Française : Éric Génovèse, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Élissa Alloula, Séphora Pondi.       <br />
       Scénographie : Fernando Ribeiro.       <br />
       Costumes : José António Tenente.       <br />
       Lumière : Rui Monteiro.       <br />
       Musique et son : Pedro Costa.       <br />
       Collaboration artistique : Sophie Bricaire.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Panthea.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       &quot;Hécube, pas Hécube&quot; de Tiago Rodrigues, traduction Thomas Resendes, est publié aux Éditions Les Solitaires intempestifs (juillet 2024).       <br />
       Avec des extraits de &quot;Hécube&quot; d'Euripide, traduction Marie Delcourt-Curvers, publié aux Éditions Gallimard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95713582-66854887.jpg?v=1774870435" alt=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" title=""Hécube, pas Hécube" L'artiste et son double, une histoire flamboyante de mères douleurs…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 30 mars au 17 avril 2026.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h 30.       <br />
       Comédie-Française Hors les murs.       <br />
       13ᵉ Art, Centre commercial Italie Deux, 30, place d'Italie, Paris 13ᵉ.       <br />
       Réservations : 01 48 28 53 53.       <br />
       <a class="link" href="https://reserver.comedie-francaise.fr/event/68bd83b706dce3be066e423f" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://le13emeart.com/" target="_blank">&gt;&gt; le13emeart.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95713582-66854887.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hecube-pas-Hecube-L-artiste-et-son-double-une-histoire-flamboyante-de-meres-douleurs_a4516.html</link>
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   <title>"Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot</title>
   <pubDate>Mon, 15 Sep 2025 19:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voilà la question. Liberté ! Au singulier et avec un point d'exclamation. Et avant tout, la liberté de choisir. C'est ce qui vient immédiatement à l'esprit face aux propositions de nos sociétés surconsommatrice, et pas seulement consommatrices en denrées, en produits manufacturés mais aussi en pensées, en pensées prêt-à-porter, en gens, en relations. En humains.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91127352-64118159.jpg?v=1718550981" alt=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" title=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" />
     </div>
     <div>
      Alors voilà le personnage hurluberlu de Gauthier Fourcade qui vient comme un chien dans un ballet réglé comme une machine à sous, se jeter cœur en avant avec son indécision maladive dans un monde si bien fait pour dire que les choix ont un sens. Impossible de choisir pour lui, ni la droite, ni la gauche, ni ceci, cela, rien.        <br />
              <br />
       Sous allures de savant fou, surgissant d'un coffre et y retournant comme on se niche dans un lit, entouré d'un dispositif presque scolaire, la déferlante de l'humour verbal du comédien va bientôt emporter toute la réalité dans une vision à perdre le souffle.       <br />
              <br />
       Usant de défi à l'esprit, à la logique, à l'imaginaire, avec une verve utilisant toutes les possibilités drolatiques du langage, comme assistant à l'exposition du monde intérieur de ce savant au regard aigu, le spectacle devient une aventure parcourant le monde et le temps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91127352-64118160.jpg?v=1718551002" alt=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" title=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" />
     </div>
     <div>
      Pour ce spectacle intelligent qui est, à part égale, culturel et comique, Gauthier Fourcade a fait appel à William Mesguich comme metteur en scène. Et c'est un plus. L'univers du premier et le sens du rythme et de la dramaturgie du second se combinent pour transformer ce seul en scène en spectacle multiple où chanson, magies, manipulations et marionnettes concourent tous à créer du rêve et du rire.       <br />
              <br />
       Et mine rien, l'air de sauter d'un sujet à l'autre dans un désordre de l'esprit très crédible, le discours de cet amuseur aux allures candides et burlesques pose réellement la question suggérée dans le titre. Liberté, insaisissable comme ces pompons que les forains agitent dans les manèges sous le nez des enfants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Liberté ! (avec un point d'exclamation)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91127352-64118161.jpg?v=1718551025" alt=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" title=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gauthier Fourcade.       <br />
       Mise en scène : William Mesguich.       <br />
       Avec : Gauthier Fourcade.       <br />
       Décors : Camille Ansquer.       <br />
       Tout public à partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Vendredi 19 septembre 2025 :</span> L'Auditorium, Lure (70).       <br />
       Samedi 8 novembre 2025 : Salle des Fêtes, Trélon (59).       <br />
       Vendredi 28 novembre : La Castélorienne - Centre de cultures, Montval-sur-Loire (72).        <br />
       Du 6 au 8 février 2026 : Lablascène, Lablachère (07).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91127352-64118264.jpg?v=1757957811" alt=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" title=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91127352-64118264.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Liberte--Tel-un-Don-Quichotte-Gauthier-Fourcade-pourfend-le-realisme-le-determinisme-et-la-logique-d-un-monde-idiot_a4356.html</link>
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   <title>"La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question</title>
   <pubDate>Thu, 11 Sep 2025 14:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mickaël est un quadra qui revient de loin, mais qui va enfin beaucoup mieux. Pour autant, sa mère et bien d'autres lui renvoient que le rapport qu'il entretient avec le sexe, et le pénis en particulier, est pour le moins névrotique. Compulsion, performance, obsession de la réussite, de la saturation, du chiffre, sans oublier la taille et la logique hiérarchique qui s'ensuit : qu'est-ce qui se joue derrière le spectre de la puissance ? Quel est le vertige que recouvrerait son redoutable antonyme ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083177.jpg?v=1757602212" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      Comme un OVNI s'adressant au public qui entre petit à petit dans la salle, Mickaël Délis est déjà là sur le plateau, tout de noir vêtu, en chaussettes, jogging et tee-shirt banals. On aurait pu le croiser dans la rue ou sur le trottoir, devant le théâtre… En nous interrogeant tout de même sur son absence de chaussures et interpellé par son étonnante logorrhée, ses remarques toutes personnelles à l'adresse de certains spectateurs, comme une sorte de parole psychotique et urgentissime émanant de lui. Un hurluberlu probablement un peu perdu dans sa tête et abîmé par les méandres du fleuve intranquille de sa vie et des épreuves qui, de toute évidence, ne l'ont pas ménagé…       <br />
              <br />
       Le spectacle est-il commencé ? Certes, oui ! Et l'heure quinze qui suivra ne nous lâchera pas une seconde, tant la fougue créatrice du comédien est hallucinante. C'est du sexe masculin dont il nous parle. Du sien en particulier, de son pénis, du &quot;pipo&quot; ; et le texte, orchestré remarquablement à son sujet en collaboration avec Romain Compingt, se révèle très vite d'une puissance virevoltante, tant du point de vue de son contenu que de l'interprétation par le comédien. Paradoxalement, rien de dérangeant, d'emblée ! Rien qui pourrait choquer ! On se laisse submerger par le propos sans failles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083178.jpg?v=1757602255" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip&quot; est le deuxième volet d'une trilogie. Mickaël Délis a déjà joué dans un premier seul en scène phénoménal : &quot;Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité&quot;. Il semble en avoir des choses à dire. Il semble en avoir vécu des événements, des épreuves autour de ce qui l'a obsédé des années durant… Il fallait absolument l'écriture et le théâtre pour s'en émanciper, s'en guérir, après l'analyse, la thérapie et le fait d'avoir dû accepter qu'il était malade. Il fallait en parler. Et il le fait ici, Mickaël, avec brio et grande intelligence.       <br />
              <br />
       Il a bien compris que le patriarcat doit être déconstruit, que <span style="font-style:italic">&quot;le genre est une production sociale qui n'a rien à voir avec le sexe biologique ; que, derrière le mythe de la virilité, il y a l'esbroufe incroyable de la bite et la cata des confusions qui en découlent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est grâce à une magnifique ingénuité scénographique et plastique que Mickaël Délis déploie, avec délice, ses réflexions intimes, ses souvenirs d'une traversée du désert bien sombre et toute personnelle, son parcours difficile, ses expériences borderlines qui ont failli l'emporter. Car la lumière éblouit le noir total du plateau de façon magique grâce à des néons multicolores détournés qui magnifient le verbe et, surtout, le jeu exceptionnel du comédien, intense. Presque du &quot;jamais vu&quot;…       <br />
              <br />
       Sa dextérité dans la manipulation de ces accessoires qui projettent le public dans plusieurs univers distincts est digne des plus grands magiciens. C'est beau ! Beau comme le thème exploité. Oui ! Osons le mot. Car un tel thème aurait pu revêtir bien d'autres allures. Il y a sans doute plus poétique que de parler du pénis, de verge, de vagin aussi, de pénétration, de masturbation, de la trique, du membre, de sexe, de partenaires sodomisés, de fétichisme, de pornographie, de consultations intimes chez un médecin expert qui ne mâche pas ses mots, d'érotisme !        <br />
       Eh bien, non… Pas sous la plume et le jeu d'acteur brillantissimes d'un Mickaël Délis et de ses comparses avertis en coulisses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083179.jpg?v=1716401188" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces néons, c'est l'arme par excellence dans sa version pop depuis le sabre du Jedi (…). Dans les représentations collectives, les néons peuvent être ceux du Red Light District d'Amsterdam, des sous-sols sexualisés, de la nuit, mais aussi des enseignes de marketing contemporain avec ses modèles pesants et uniformisés (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Des séquences souvenirs, traitées avec un humour justement dosé, et une maîtrise dramaturgique exceptionnelle ne manqueront certainement pas de séduire le public, comme celle de &quot;l'arrière de l'église Saint-Méri&quot;, de l'appel téléphonique de la standardiste du centre de dépistage HIV, de la visite du fils au père malade – séquence hommage très émouvante au père disparu l'hiver dernier –, du boy friend italien que l'on pourrait croire qu'il est là, sur le plateau cuisinant des liguines, ou encore la référence historique du procès pour impuissance sexuelle du baron d'Argenton.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La Fête du slip&quot;, Mickaël Délis jongle avec de nombreuses informations et on ne peut qu'être admiratif face au travail de fourmi titanesque de fond que ce spectacle a dû représenter : une véritable expérience de recherches historiques, littéraires ou scientifiques, mais qui s'imbriquent pourtant telle une merveilleuse mécanique de précision dans l'évocation intimiste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comment récupérer le pouvoir quand on est si peu puissant ? Une poutre ne sert jamais au menuisier !&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083180.jpg?v=1757602463" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip ou le pipo de la Puissance&quot; est un travail d'orfèvre, comme un cri libératoire, un tsunami d'apaisement enfin trouvé. C'est un procès au patriarcat, <span style="font-style:italic">&quot;un questionnement improbable sur l'idée que l'érection a indexé tout un système à la performance&quot;</span>, une démonstration vertigineuse sur le fait que <span style="font-style:italic">&quot;le contraire de la puissance, ce n'est peut-être pas la vulnérabilité. Et l'amour dans tout ça ?&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À n'en point douter, Mickaël Délis a dû côtoyer longuement la poésie de Charles Baudelaire, pour lequel le spleen et la boue se sont transformés en or, car, de son côté, il a su admirablement pallier ses années de souffrance et les transformer en un bijou théâtral et créatif étincelant. Hors norme.       <br />
              <br />
       Bertolt Brecht a dit dans un ouvrage intitulé &quot;Petit organon pour le théâtre&quot; que tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : celui de vivre. Nous allons le faire, nous aussi, vivre, en attendant avec impatience le troisième volet de cette trilogie intitulée &quot;La rencontre du troisième type ou la trilogie du mâle aimé&quot;. Ce troisième volet, &quot;Les Paillettes de leur vie ou la paix déménage&quot;, interrogera la paternité et la filiation au travers d'un parcours de don de sperme.       <br />
       &quot;La Fête du slip&quot;, au Théâtre La Scala, est un merveilleux exemple de la nécessité de vivre, vivre, vivre, surtout quand ça cafouille !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Fête du Slip"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083181.jpg?v=1757602664" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Ou le pipo de la puissance&quot;</b>       <br />
       Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Mickaël Délis et Papy de Trappes.        <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaborations artistiques : Vladimir Perrin, David Délis, Élise Roth, Clément Le Disquay, Romain Compingt.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Romain Compingt.       <br />
       Production : Reine Blanche Productions.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 septembre au 31 décembre 2025.</span>       <br />
       Les 12, 13, 26 et 27 septembre à 19 h 15. Ensuite les mercredi et jeudi à 19 h 15, sauf le 9 octobre, le 13 novembre, les 24 et 25 décembre.       <br />
       Théâtre La Scala, Salle La Piccola Scala, Paris 10ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0588/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0588&amp;EventId=504&amp;request=QcE+w0WHSuAwDrjYKaOhXK1tPUt/ScCGgvngMd7IDZM+mRWjmLi7jhdHxmXauC6X4dzE0jK95FskGw0ni2Y4ZAqnciLsiijr471fDoVCKHsTwjkEvZMhoQ==" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91045683-64083177.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Fete-du-slip-Une-mise-a-nu-eblouissante-qui-porte-haut-et-bien-droit-la-chose-en-question_a4354.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-90876998</guid>
   <title>"Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé</title>
   <pubDate>Wed, 03 Sep 2025 14:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Grâce à une drôle de conférencière, plutôt autoritaire et désabusée, mais pleine d'humour, découvrez les secrets de ce gigantesque tableau du Louvre qui choqua et ébranla le trône en 1819, sous le règne de Louis XVIII. Revivez parallèlement les bouleversements artistiques et politiques du début du XIXe siècle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90876998-64002708.jpg?v=1719916013" alt=""Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé" title=""Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé" />
     </div>
     <div>
      Décidément, le théâtre en a du pouvoir ! Ce n'est pas le Festival d'Avignon qui nous dira le contraire. Pouvoir notamment de nous émerveiller, encore et encore, d'élargir nos connaissances, de nous émouvoir jusqu'aux larmes, de nous faire rire, ou aussi de nous enrager, parfois.       <br />
              <br />
       Ce n'est pas non plus le spectacle d'Alexandre Delimoges, interprété par Anne Cangelosi, qui le démentira. Car on en apprend des choses durant ces soixante minutes de &quot;spectacle conférence&quot; centrées sur l'analyse exhaustive du célèbre tableau &quot;Le Radeau de la méduse&quot; de Géricault. C'est en effet un flot d'informations qui nous submerge, semblable à l'énorme vague présente en arrière-plan du tableau.       <br />
              <br />
       &quot;Le déferlement d'une vague, c'est terrible ! Qui maîtrise une vague dévastatrice ? Le choc ! Sauve qui peut&quot;. Alors, trop d'informations, me direz-vous ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90876998-64002709.jpg?v=1719916045" alt=""Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé" title=""Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé" />
     </div>
     <div>
      Que nenni ! Cette conférence, menée de main de maître par Anne Cangelosi, &quot;Croix de la Légion des Arts et Lettres, Chevalier, Princesse troubadour&quot;, cheveux courts grisonnants et grandes lumières carrées, est un moment de théâtre remarquable à plusieurs niveaux. Ce seul(e) en scène interactif avec le public, &quot;déjà conquis, déjà sous le charme&quot;, censé décrocher son &quot;Diplôme du Radeau de la méduse&quot;, est pensé de façon tout à fait érudite, et se construit sur un fil conducteur pour le moins original : &quot;où sont les femmes ?&quot;.       <br />
              <br />
       Le texte d'Alexandre Delimoges, interprété brillamment par Anne Cangelosi, mêle références historiques, circonstances créatives du tableau, évocations biographiques, digressions contemporaines et personnelles fines et intelligemment dosées. Tout simplement ! Enfin, c'est une expression ! Car rien n'est simple au Théâtre, surtout lorsqu'on doit jouer seule sur le plateau pendant une heure, sans que le public ne s'ennuie une seconde.       <br />
              <br />
       Qui plus est, l'écriture de la pièce est construite avec panache et érudition, ce qui confère à ce spectacle une grande qualité théâtrale. Tout comme la lumière au plateau, en phase avec le clair-obscur de la toile.       <br />
              <br />
       Le processus créatif nous a toujours passionné et avouons qu'ici, c'est particulièrement le cas ! L'auteur de la pièce est un passionné d'Histoire. Comédien, metteur en scène et aussi producteur, il dirige le Théâtre &quot;Le Bout et l'École&quot; du one-man-show à Paris et a reçu le Prix du Meilleur auteur en 2018 au Festival d'Avignon pour sa pièce &quot;Gustave Eiffel, en fer et contre tous&quot;.       <br />
              <br />
       Quant à Anne Cangelosi, que nous avons déjà vu jouer dans un spectacle d'un tout autre genre &quot;On est tous le vieux de quelqu'un&quot;, avec laquelle il collabore régulièrement, elle a reçu plusieurs prix dont celui du &quot;Coup de Cœur&quot; de l'Académie française.       <br />
              <br />
       Comment se sont-ils rencontrés, ces deux-là ? Qui a charmé l'autre en premier ? Combien de temps a duré l'écriture ? Peu importe après tout, parce que ce duo mérite de continuer à œuvrer ensemble, longtemps, pour nous séduire et nous enthousiasmer.       <br />
              <br />
       Quant à Géricault, il naît en 1791, grandit à Paris et est passionné par la folie, l'horreur, les cadavres qu'il ramène de la Salpêtrière jusqu'à son atelier pour s'en inspirer. À sa mort, il n'aura pas vendu une seule de ses grandes toiles, mais aura obtenu la notoriété grâce au &quot;Radeau&quot; qui a été perçu à l'époque comme une image de la France naufragée !       <br />
              <br />
       La maîtrise du jeu hors pair d'Anne Cangelosi, l'érudition finement dosée de l'écriture d'Alexandre Delimoges, associées à cet extraordinaire tableau de Géricault, fera à coup sûr de ces soixante minutes de spectacle un temps fort du Off d'Avignon, lequel se déroulera cette année en plein cœur d'un autre possible naufrage pour notre si beau pays…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Radeau de la méduse"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90876998-64002710.jpg?v=1719916080" alt=""Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé" title=""Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alexandre Delimoges.       <br />
       Mise en scène : Alexandre Delimoges.       <br />
       Avec : Anne Cangelosi.       <br />
       Compagnie Bienvenue à Cajar !       <br />
       Tout public à partir de 9 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 septembre 2025 au 3 janvier 2026.</span>       <br />
       Lundi à 19 h, mardi à 21 h. Samedi à 15 h en septembre, à 15 h à partir d'octobre.       <br />
       Séances supplémentaires : mardi 30 septembre 2025, lundi 1er décembre et mardi 2 décembre 2025 à 19 h et pendant les vacances scolaires le jeudi 23 octobre et mercredi 29 octobre à 17 h.       <br />
       Comédie Bastille, 5, rue, Nicolas Appert, Paris 11ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 48 07 52 07.       <br />
       <a class="link" href="https://comedie-bastille-billetterie.tickandlive.com/evenement/le-radeau-de-la-meduse-2eme-saison?idwl=3" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://comedie-bastille-billetterie.tickandlive.com/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90876998-64002708.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Radeau-de-la-meduse-Traverser-l-histoire-de-l-oeuvre-entre-erudition-finement-dosee-et-jeu-theatral-maitrise_a4350.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-89611280</guid>
   <title>•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu</title>
   <pubDate>Sun, 29 Jun 2025 09:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment dire l'indicible, comment formuler les vagues souvenirs, les incertaines sensations qui furent captés, partiellement mémorisés à la petite enfance. Accoucher de cette résurgence voilée, diffuse, d'un drame familial ayant eu lieu à l'âge de deux ans est le parcours théâtral, étonnamment réussie, que nous offre Miguel-Ange Sarmiento avec "Mon petit grand frère". Ce qui aurait pu paraître une psychanalyse impudique devient alors une parole salvatrice porteuse d'un écho libératoire pour nos propres histoires douloureuses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89611280-63338193.jpg?v=1689329668" alt="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      9 mars 1971, un petit bonhomme, dans les premiers pas de sa vie, goûte aux derniers instants du ravissement juvénile de voir sa maman souriante, heureuse. Mais, dans peu de temps, la fenêtre du bonheur va se refermer. Le drame n'est pas loin et le bonheur fait ses valises. À ce moment-là, personne ne le sait encore, mais les affres du destin se sont mis en marche, et plus rien ne sera comme avant.       <br />
              <br />
       En préambule du malheur à venir, le texte, traversant en permanence le pont entre narration réaliste et phrasé poétique, nous conduit à la découverte du quotidien plein de joie et de tendresse du pitchoun qu'est Miguel-Ange. Jeux d'enfants faits de marelle, de dinette, de billes, et de couchers sur la musique de Nounours et de &quot;bonne nuit les petits&quot;. L'enfant est affectueux. <span style="font-style:italic">&quot;Je suis un garçon raisonnable. Je fais attention à ma maman. Je suis un bon garçon.&quot;</span> Le bonheur est simple, mais joyeux et empli de tendresse.       <br />
              <br />
       Puis, entre dans la narration la disparition du grand frère de trois ans son aîné. La mort n'ayant, on le sait, aucune morale et aucun scrupule à commettre ses actes, antinaturelles lorsqu'il s'agit d'ôter la vie à un bambin. L'accident est acté et deux gamins dans le bassin sont décédés, ceux-ci n'ayant pu être ramenés à la vie. Là, se révèle l'avant et l'après. Le bonheur s'est enfui et rien ne sera plus comme avant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89611280-63338194.jpg?v=1689329745" alt="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      Au fil de ces différentes scènes, on finit par savoir, par comprendre, ce qui s'est réellement passé. Les deux petiots de cinq ans sont tombés dans le bassin après avoir brisé la glace. La description des événements qui suivent exprime, sans violence, la souffrance des parents, la destruction du cercle familial, l'insupportable douleur générée, l'enterrement, mais aussi, paradoxalement, l'oubli du traumatisme du petit frère. En effet, généralement, dans ce type de situation, les premiers soutiens, accompagnements, vont aux parents.       <br />
              <br />
       Cet oubli va s'enfouir dans les tréfonds de la mémoire enfantine, toujours, au plus jeune âge, partielle, délayée, pour ensuite ressurgir petit à petit dans l'existence de Miguel-Ange. Il décide alors de faire de cette tragédie familiale une pièce de théâtre. Pour exorciser la souffrance, la douleur toujours présente du drame passé, en en amplifiant, à certains moments, la dramaturgie... mais avec une manière poétique, décalé de raconter le contexte dramatique, d'exprimer les émotions, ces dernières étant souvent sous-jacentes, retenues.       <br />
              <br />
       &quot;Mon petit grand frère&quot; trouve son excellence théâtrale à la fois dans le jeu du comédien, tout en nuances et en maîtrise de la palette émotionnelle, celui-ci nous conduisant sans difficulté dans son univers tourmenté, mais aujourd'hui apaisé, dans un récit imagé, baignant dans la chaleur ou la froideur provençale, et dans la mise en scène de Rémi Cotta, simple mais illustrative, empreinte d'une sobriété inventive.       <br />
              <br />
       Le texte de Miguel-Ange Sarmiento est marqué du sceau de la souffrance enfouie qui bouleverse tant par sa concentration de forces émotionnelles que par la trajectoire familiale, affective, ainsi décrite. C'est également nous faire connaître les voies menant à l'apprentissage d'une nouvelle vie et une déclaration l'amour à son frère, à ses parents et à la résilience que permet l'acceptation apaisée des souvenirs douloureux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon Petit Grand Frère"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89611280-63338195.jpg?v=1689329938" alt="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      Texte : Miguel-Ange Sarmiento.       <br />
       Mise en scène : Rémi Cotta.       <br />
       Avec : Miguel-Ange Sarmiento.       <br />
       Régisseur : James Groguelin.       <br />
       M-A.S Productions.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtres 3S, Le Quatre, Salle 2, 4 rue Buffon, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 88 27 33.       <br />
       <a class="link" href="https://lequatre.vosbillets.fr/billet/FR/representation-LE_QUATRE-156-0.wb?REFID=RwIoAAAAAAAAAAAAGwA" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre3s.com/" target="_blank">>> theatre3s.com</a>
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