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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Avec "1729 secondes" Julie Lerat-Gersant construit un impressionnant dispositif visuel et sonore autour d'une bavure policière tragique</title>
   <pubDate>Wed, 28 Jan 2026 07:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment un drame peut-il être évité ? Comment un drame peut-il être provoqué surtout ? Et quelles conséquences pour ceux qui en sont les causes ? Voici sur quoi se focalise la trame de 1729 secondes qui commence par l'annonce du décès d'une petite fille à ses parents par la doctoresse de garde. Un décès causé non pas par une maladie ou un accident, mais par une suite d'événements dont le spectacle va raconter l'enchaînement en remontant dans le temps 24 heures plus tôt.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93928582-65559237.jpg?v=1769532467" alt="Avec "1729 secondes" Julie Lerat-Gersant construit un impressionnant dispositif visuel et sonore autour d'une bavure policière tragique" title="Avec "1729 secondes" Julie Lerat-Gersant construit un impressionnant dispositif visuel et sonore autour d'une bavure policière tragique" />
     </div>
     <div>
      Cuts, fondus au noir, arrêts sur image, voix off, bande son obsédante et musiques aux ambiances inquiétantes sont pleinement utilisés pour ciseler la forme particulière de ce spectacle. Des outils habituellement utilisés au cinéma dans les films de genre comme les thrillers et les polars. Et effectivement, il s'agit ici d'une sorte d'enquête qui ne cherche pas à découvrir les responsables du drame, mais à dévoiler les raisons qui ont mené à celui-ci. Une enquête à rebours, à la quête du fatum qui mena à la mort de Kim, la jeune innocente.       <br />
               <br />
       En courtes scènes piochées dans les vies des protagonistes dans cette période de 24 heures précédant le drame, la pièce dévoile les huit personnages principaux qui vont se retrouver impliqués après différentes circonstances et imprévus. L'histoire se déroule à Rennes, dans une université, une MJC en cours de destruction, chez les parents de la victime, au commissariat et dans la périphérie. Le dispositif scénique, simple et efficace, formé de quatre grands panneaux mobiles et la conception très élaborée des lumières permet les changements rapides et les apparitions presque instantanés des personnages. Cette mécanique extrêmement bien huilée donne un rythme haletant, fait d'une suite d'instantanés, au spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93928582-65559238.jpg?v=1769532505" alt="Avec "1729 secondes" Julie Lerat-Gersant construit un impressionnant dispositif visuel et sonore autour d'une bavure policière tragique" title="Avec "1729 secondes" Julie Lerat-Gersant construit un impressionnant dispositif visuel et sonore autour d'une bavure policière tragique" />
     </div>
     <div>
      En voix off et le plus souvent sur scène, un peu à l'écart des autres interprètes comme un démiurge des consciences (parfois incarnant quelques personnages), Éric Challier intervient tout au long de la pièce en narrateur, figeant les scènes en pleine action ou annonçant les didascalies avant que les personnages n'agissent. Sa présence ressemble à celle d'un maître de cérémonie, d'un monsieur Loyal d'un cirque tragique. Il apporte une distance narrative au drame et dévoile les pensées intimes, cachées, les mobiles inavouables et les hontes des personnages en jeu.       <br />
               <br />
       On découvre ainsi le couple de parents bobo, intellectuels en crise parentale (le mari professeur de sociologie à l'université), le beau-frère en détresse, victime d'addiction, la jeune étudiante issue des quartiers mobilisée dans l'action sociale via la protection de familles sans abris dans l'université et la sauvegarde de la MJC du quartier, son amoureuse du moment, une étudiante bourgeoise, incertaine et complexée, un autre jeune homme tombé, lui, amoureux de cette dernière pour les principaux.       <br />
              <br />
       Des personnages dont les vies se déroulent dans des univers éloignés que rien ne destine a priori à se retrouver ensemble, impliqués dans une tragédie. L'histoire imaginée par Julie Lerat-Gersant va les entraîner comme des billes jetées dans un entonnoir jusqu'à ces 1729 secondes à attendre l'intervention du Samu, un délai qui empêchera de sauver la petite Kim à cause de la violence et de l'inhumanité dont la police fait preuve dans son intervention contre les manifestants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93928582-65559307.jpg?v=1769533784" alt="Avec "1729 secondes" Julie Lerat-Gersant construit un impressionnant dispositif visuel et sonore autour d'une bavure policière tragique" title="Avec "1729 secondes" Julie Lerat-Gersant construit un impressionnant dispositif visuel et sonore autour d'une bavure policière tragique" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Julie Lerat-Gersant est d'une époustouflante efficacité. Aidée en cela par la scénographie et la création des lumières d'Éric Soyer (en collaboration avec Malek Chorfi), d'une précision quasi chirurgicale, qui réussit à rendre parlant l'espace quasiment vide du plateau, délimitant des espaces, utilisant toutes les possibilités pour créer des ambiances différentes et des apparitions quasi mystiques de consciences tentant de sortir de l'ombre pour y rentrer à nouveau. Une lumière que le son et la musique de Clément Mirguet accompagnent main dans la main et qui alimente la tension du spectacle de bout en bout pour ne laisser, je crois, qu'une seule fois le silence retenir les souffles.       <br />
               <br />
       Ces éléments techniques sont combinés à une rigueur extrême du jeu des comédiennes et des comédiens dans les apparitions et disparitions, ainsi que dans les instants d'arrêts sur image. Véritables performances qui donnent au spectacle l'aspect d'une machine implacable. Une sensation qui, paradoxalement, nuit à l'émotion que l'on pourrait attendre de cette histoire touchante.       <br />
              <br />
       Les personnages étant, d'autre part, presque des archétypes de notre époque : l'intellectuel de gauche capable de pérorer sur la révolte, incapable d'agir, la jeune des quartiers impliquée dans la lutte sociale, le jeune d'origine arabe fulguré par une rencontre romantique, la jeune bourge dont l'ennui est suivi par un psychologue, des schémas de vie qui font ressortir des thèmes aussi différents que les crises conjugales, la drogue, l'homosexualité, l'engagement sociétal, les violences policières et la mise à l'écart des banlieues. Une quantité de thèmes seulement survolés fragilise la profondeur des personnages pour lesquels on a de la peine à s'attacher.       <br />
              <br />
       Reste à saluer la puissance de jeu exceptionnelle d'Éric Challier, en narrateur ironique et implacable démiurge, tel le destin.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Préau - CDN de Normandie-Vire le 23 janvier 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93928582-65559308.jpg?v=1769533828" alt="Avec "1729 secondes" Julie Lerat-Gersant construit un impressionnant dispositif visuel et sonore autour d'une bavure policière tragique" title="Avec "1729 secondes" Julie Lerat-Gersant construit un impressionnant dispositif visuel et sonore autour d'une bavure policière tragique" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Julie Lerat-Gersant.       <br />
       Avec : Cindy Almeida de Brito, Laurianne Baudouin, Zoé Belloche, Walid Caïd, Éric Challier, Juliet Doucet, Thomas Germaine et Thomas Nicolle.       <br />
       Scénographie : Éric Soyer.       <br />
       Création des lumières : Éric Soyer, en collaboration avec Malek Chorfi.       <br />
       Musique : Clément Mirguet.       <br />
       Dramaturgie : Juliette Alexandre.       <br />
       Regard chorégraphique : Kaori Ito.       <br />
       Création marionnette : Marine Dillard.       <br />
       Costumes : Dimitri Lenin.       <br />
       Régie générale et régie plateau : Thomas Nicolle.       <br />
       Décors : Ateliers du Préau.       <br />
       À partir de 12 ans (tout public).       <br />
       À partir de la 4e en scolaire.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       b[A été représenté du 20 au 23 janvier 2026, au Préau - CDN de Normandie-Vire à Vire (14).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93928582-65559502.jpg?v=1769533876" alt="Avec "1729 secondes" Julie Lerat-Gersant construit un impressionnant dispositif visuel et sonore autour d'une bavure policière tragique" title="Avec "1729 secondes" Julie Lerat-Gersant construit un impressionnant dispositif visuel et sonore autour d'une bavure policière tragique" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 et 28 janvier 2026 :</span> Les Anges au plafond - CDN de Normandie-Rouen, Rouen (76).        <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 7 février 2026 :</span> TJP - CDN, Strasbourg (67) •         <br />
       Du 10 au 12 février 2026 : La Comédie de Caen - CDN de Normandie, Caen (14).        <br />
       24 février 2026 : Le Gallia - Scène conventionnée, Saintes (17).        <br />
       10 mars 2026 : SN61, Alençon (61).       <br />
       17 mars 2026 : DSN - Scène nationale, Dieppe (76).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93928582-65559237.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-1729-secondes-Julie-Lerat-Gersant-construit-un-impressionnant-dispositif-visuel-et-sonore-autour-d-une-bavure_a4463.html</link>
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   <title>"L'Affaire Corneille-Molière" Un spectacle hautement intelligent évoquant une énigme incontournable de la scène littéraire française</title>
   <pubDate>Tue, 04 Mar 2025 18:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En avril 1968, Henry Marais, un professeur de la Sorbonne, évoque cette théorie selon laquelle Corneille aurait écrit les pièces de Molière ! Intrigués par ce mystère non encore élucidé, trois étudiants de Nanterre, Alaïa, Arthur et Avrell, décident de découvrir la vérité. L'enquête commence dans un Paris où frémit la révolte et les trois amis et amie piétinent ! On tente de les décourager, de les dissuader, tous les éléments trouvent un contre-argument, jusqu'au moment où une question se pose… Et si quelqu'un ne voulait pas que l'on sache ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86951320-61762613.jpg?v=1741109821" alt=""L'Affaire Corneille-Molière" Un spectacle hautement intelligent évoquant une énigme incontournable de la scène littéraire française" title=""L'Affaire Corneille-Molière" Un spectacle hautement intelligent évoquant une énigme incontournable de la scène littéraire française" />
     </div>
     <div>
      On se souvient de la pièce qui s'est jouée au Théâtre de l'Épée de Bois, à la Cartoucherie de Vincennes, il y a quelque temps, puis, dans la foulée, au Festival Off d'Avignon, il y a plus de deux ans : &quot;Corneille-Molière, l'Arrangement&quot;. Un remarquable travail, de et par la comédienne Valérie Durin qui proposait là un spectacle truculent, piquant et passionnant aux dialogues épiques et savoureusement drôles. Oserions-nous assister à une nouvelle représentation sur ce même thème tant les souvenirs de ce spectacle nous ont été intenses ?       <br />
              <br />
       Rien de pire, cela dit, de ne pas garder les yeux et les oreilles grands ouverts que sur le monde du théâtre et de la création ! Alors, nous avons osé… Ici, il ne s'agit pas d'un seul en scène, loin de là. Trente-quatre personnages sur scène ! Enfin, plutôt cinq comédiennes et comédiens, interprétant ces trente-quatre personnages, et un musicien-comédien pour le moins original. Soyons précis !       <br />
              <br />
       Longtemps débattue dans des universités, dans des cercles littéraires, des bibliothèques, et faisant même l'objet des JADT (Journées d'Analyse des Données Textuelles) chaque année en Belgique depuis sept ans, &quot;L'Affaire Corneille-Molière&quot; a bien sa place sur les planches, tel que le souligne l'auteur, Marc Tourneboeuf, qui a donc décidé de s'en emparer à son tour.       <br />
              <br />
       Il fallait oser, pour lui aussi, et pour son complice à la mise en scène, Julien Alluguette. &quot;Ça faisait longtemps que nous avions envie de travailler ensemble, Marc Tourneboeuf et moi. Je suivais Marc de près depuis sa sortie du cours Florent, séduit par sa plume (…). Marc est un jeune auteur ultra-talentueux. Son écriture est à la fois fine, drôle, rythmée et poétique&quot;]i, indique Julien Alluguette.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86951320-61762614.jpg?v=1741109844" alt=""L'Affaire Corneille-Molière" Un spectacle hautement intelligent évoquant une énigme incontournable de la scène littéraire française" title=""L'Affaire Corneille-Molière" Un spectacle hautement intelligent évoquant une énigme incontournable de la scène littéraire française" />
     </div>
     <div>
      Ils ont bien fait, ces deux compères, de ne pas se perdre de vue, car leur proposition théâtrale est finement intelligente, portée par un texte haletant et brillamment écrit.        <br />
       L'an dernier, au festival Off d'Avignon, Marc Tourneboeuf était à l'affiche de son seul en scène, &quot;L'Impatient&quot;, dans lequel il disait haut et fort qu'il aimerait bien que le succès et la réussite arrivent.       <br />
              <br />
       Tout vient à point à qui sait attendre, noble seigneur Tourneboeuf ! Vous pouvez, s'il en est, en plus de votre talent et de votre culture littéraire et artistique, remercier aussi la covid pour le temps que la pandémie vous a accordé à pouvoir vous plonger dans la lecture de la biographie de Molière, à surfer sur différents sites, tant &quot;consacré&quot; à Molière qu'à Corneille, et à concocter avec talent ce spectacle remarquable, lentement, et sûrement.       <br />
              <br />
       Il est là le succès, il est là… Le bonheur aussi, à n'en point douter. Celui des spectatrices et des spectateurs assistant à ce spectacle, celui évident des cinq comédiennes et comédiens présents(es) sur le plateau, celui du musicien en contrebas, mais tellement présent, sans oublier celui de Julien Alluguette, le metteur en scène, ni celui de Denis Koransky aux lumières sans lequel &quot;l'Affaire&quot; serait bien pâle. On ne leur a pas posé la question, mais on devine leur réponse !       <br />
              <br />
       Marc Tourneboeuf nous offre un texte pertinent, taillé au cordeau, haletant, mené et interprété tambour battant par les comédiennes et les comédiens dont l'énergie communicative ne laisse pas le public de marbre. Quelle originalité dans l'écriture du synopsis aux allures de thriller haletant. Il va sans dire que le temps d'écriture a dû être considérable tant la pièce regorge de nombreux arguments et autres propos plus virevoltants les uns que les autres !       <br />
              <br />
       À bien y regarder, Marc Tourneboeuf est aussi un grand humaniste. Tout au long de la pièce, c'est un hommage vibrant qu'il rend ouvertement au poète Pierre Louÿs, auteur bien trop méconnu, qui a consacré sa vie à la chose littéraire en question et dont le destin tragique l'a profondément marqué.       <br />
              <br />
       La scénographie de Georges Vauraz associée à la mise en scène de Julien Alluguette et à la direction d'acteurs de haut vol font de ce spectacle un véritable moment de théâtre comme on les aime. &quot;L'Affaire Corneille-Molière&quot;, c'est du théâtre-enquête où la rigueur en filigrane du théâtre classique vient se mêler aux portes qui claquent et, surtout, à la liberté créative dans ce qu'elle a de plus noble.       <br />
              <br />
       Que Corneille ait été le nègre de Molière à un certain moment et quelles qu'en soient les raisons intrinsèques de l'époque, l'intemporalité du débat est à nouveau débattue avec brio à la Comédie Bastille jusqu'au 29 juin. Courez-y ! À vous d'en juger !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Affaire Corneille-Molière"</b></div>
     <div>
      Écriture : Marc Tourneboeuf.       <br />
       Mise en scène : Julien Alluguette.       <br />
       Assistante mise en scène : Blandine Guimard.       <br />
       Avec (en alternance) : Marc Tourneboeuf ou Adib Cheikhi, Jean-Philippe Bêche ou Fabian Richard, Damien Bellard ou Lancelot Courcieras, Grétel Delattre ou Cécile Covès, Iona Cartier ou Mathilde Cerf.       <br />
       Musiciens (en alternance) : Nathan Robain ou Martin Jaugey.       <br />
       Scénographie : Georges Vauraz.       <br />
       Lumières : Denis Koransky.       <br />
       Conception décor : Studio Baba.       <br />
       Costumes : Mona Le thanh et Marion Viel.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 février au 29 juin 2025.</span>       <br />
       Mercredi et vendredi à 19 h, jeudi et samedi à 21 h, dimanches à 17 h.       <br />
       Comédie Bastille, Paris 11ᵉ, 01 48 07 52 07.       <br />
       <a class="link" href="https://comedie-bastille-billetterie.tickandlive.com/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86951320-61762613.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Affaire-Corneille-Moliere-Un-spectacle-hautement-intelligent-evoquant-une-enigme-incontournable-de-la-scene_a4162.html</link>
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   <title>Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières</title>
   <pubDate>Fri, 17 Feb 2023 09:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une jeune metteuse en scène monte "La Tragédie de Macbeth" et l'on suit cette création depuis les auditions jusqu'à la première du spectacle (d'où le titre : "En Répétition"). C'est toute l'aventure d'une création théâtrale qui est contée ici en un peu plus de deux heures. Une gageure, mais le texte de Samuel Gallet se cantonne aux relations qui s'établissent, se tendent et se nouent entre les différents personnages et évite finalement de montrer le long travail de répétition que demande la création d'une pièce de théâtre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70850015-49372417.jpg?v=1676624246" alt="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" title="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" />
     </div>
     <div>
      Ce projet agit un peu comme un miroir ou un entraînement pour les jeunes comédiennes et comédiens qui sont tous apprentis de l'ESCA, l'École Supérieure de Comédie par l'Alternance. En plus du comédien chevronné, Serge Biavan, dans le rôle d'un comédien tout aussi chevronné, ils sont dix apprentis comédiens et comédiennes dans cette distribution, en première, deuxième ou troisième année de cette école supérieure particulière qui forme ses élèves dans le système de l'alternance, ceux-ci et celles-ci passant une partie de l'année en cours et l'autre sur scène, dans des productions professionnelles. &quot;En Répétition&quot; commence donc par un casting, une audition que la metteuse en scène (elle aussi actrice apprentie) dirige du haut de son pupitre au milieu des spectateurs. Sur scène, des interprètes postulant piétinent nerveusement dans un couloir en attendant leur tour de passer sur scène.       <br />
              <br />
       Le texte de Samuel Gallet, ingénieux dans sa construction qui distille peu à peu les histoires personnelles de chacun, va nous faire suivre les péripéties de la création de ce Macbeth, pièce noire et compacte de Shakespeare qui a mis en lumière le personnage phare de Lady Macbeth. Un personnage que tous veulent jouer, un personnage qui devient vite l'enjeu de toutes les rivalités que cette micro-société va vite révéler.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70850015-49372418.jpg?v=1676624269" alt="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" title="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" />
     </div>
     <div>
      Aux interrogations artistiques que suscite la création de cette pièce, aux doutes que chacun porte, metteuse en scène comprise, et aux questionnements sur la vie, la mort, le pouvoir, l'ambition qui en naissent, vont vite s'ajouter les histoires personnelles des uns et des autres. Guerres et trahisons provoquent chez les personnages de nombreux échos avec notre époque. L'auteur met également l'accent sur les superstitions dont la pièce de Shakespeare regorge (les sorcières), et sur les craintes étranges qui traversent notre époque.         <br />
              <br />
       Le ton du spectacle est vif, emporté. L'attention s'émousse pourtant à mesure que l'on comprend la direction que prend l'histoire et que le propos de la pièce finit par se cantonner presque exclusivement aux petites histoires de coulisses et aux questionnements généraux et éculés (Pourquoi faire l'acteur ? Est-ce qu'il faut avoir tué quelqu'un pour interpréter un tueur ? Qui va sauver le théâtre ? Le sauver de quoi ? Pourquoi monter un classique avec tous ces mots de plus de trois syllabes que personne ne comprend ?). Il reste que c'est bien sur les épaules, l'énergie et la fougue de ces apprentis comédiens et comédiennes que tient le spectacle. Et même si tous ne sont pas au même niveau, ils parviennent à déclencher les rires, à soutenir les scènes et à créer des personnages crédibles, dans plusieurs des registres de la comédie.       <br />
              <br />
       &quot;Expérience #1 - En Répétition&quot; est la première pièce que l'ESCA commande à un auteur. Une institution que vient de faire naître Paul Desveaux et Tatiana Breidi, les deux directeurs de l'école (le premier mettant également ce spectacle en scène). Chaque année, l'ESCA passera donc commande à une autrice ou un auteur pour donner l'occasion aux élèves de l'école d'ajouter cette expérience à leur cursus déjà tourné vers la professionnalisation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Expérience #1 - En Répétition"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70850015-49372427.jpg?v=1676624303" alt="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" title="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" />
     </div>
     <div>
      Texte de Samuel Gallet       <br />
       Mise en scène : Vincent Arfa et Paul Desveaux.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Maïa Laiter.       <br />
       Avec : Aleksandra Betanska, Serge Biavan, Fabien Chapeira, Gary Guénaire, Jeanne Guinebretière, Ilyes Hammadi Chassin, Ada Harb, Maxime Lambert, Joris Mugica, Milena Sansonetti et Fiona Stellino.       <br />
       Scénographie : Paul Desveaux.       <br />
       Chorégraphie : Jean-Marc Hoolbecq.       <br />
       Musique :: Alexis Ruotolo.       <br />
       Lumières : Laurent Schneegans.       <br />
       Costumes : Philippine Lefèvre.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70850015-49372456.jpg?v=1676624400" alt="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" title="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 2 au 26 février 2023.</span>       <br />
       Jeudi à 19 h, vendredi à 20 h, samedi à 18 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Studio|ESCA, Asnières sur Seine (92).       <br />
       <a class="link" href="https://www.studio-asnieres.com/studio/" target="_blank">&gt;&gt; studio-asnieres.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70850015-49372417.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Superstitions-shakespeariennes-et-actuelles-en-jeu-de-miroir-dans-Experience-1-En-Repetition-au-Studio-d-Asnieres_a3518.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-25939170</guid>
   <title>"L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières</title>
   <pubDate>Fri, 28 Sep 2018 10:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il y a 50 ans éclatait mai 68, il y a 40 ans paraissant "L'Établi", il y a 25 ans naissait la Cie du Berger. Et en 2018, retour sur une expérience ouvrière peu ordinaire, oublié, mais à l'intérêt documentaire pertinent - et plein d'enseignement - en ces temps de dislocation syndicale, de désagrégation sociale sur fond de libéralisme exacerbé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945880.jpg?v=1530374307" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      C'est la proposition de la compagnie du Berger, troupe à l'expression militante récurrente, à la permanente combativité artistique et pourvue d'un engagement générateur d'une créativité ambitieuse, imprégnée de collectif, soucieuse d'authenticité. Tout en ayant gardé un esprit festif… et populaire… au sens où le peuple aime vraiment à l'entendre !       <br />
              <br />
       &quot;L’Établi&quot; est l'histoire d'une immersion, celle de Robert Linhart, sociologue et écrivain, qui entre en 67, dans le cadre du mouvement des &quot;établis&quot;, comme ouvrier spécialisé dans l'usine Citroën de la porte de Choisy à Paris. L'intention est ici de vivre le quotidien des ouvriers dans une grande entreprise industrielle parisienne. Assimiler les gestes sans cesse répétés, découvrir les cadences infernales des chaînes de production déshumanisées, apprendre la notion de rentabilité souveraine au détriment des conditions de travail, les relations faussées avec le patron, où la supériorité hiérarchique assène insidieusement sa violence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945881.jpg?v=1530374353" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      Rarement une expérience aussi inhabituelle - des centaines de militants intellectuels iront travailler dans les usines - aura été tentée dans cette bonne vieille Europe, et en France en particulier où une révolution &quot;moderne&quot; modifia pour des décennies non pas les modes de pensée mais le cadre dans lequel celles-ci s'inscrivaient, offrant ainsi plus de liberté à certaines d'entre elles.       <br />
              <br />
       Sur scène, une dizaine d'artistes accompagnés par la musique - jouée en direct - pour restituer la véracité de la lutte des classes dans un univers industriel sonore et bruyant, métallique et rude. Un immense montage &quot;tôles et ferrailles&quot; cadre un décor où l'acier semble suer de l'huile ; où les carcasses automobiles - vidéos dévoilant les différentes chaînes de fabrication dont l'infernale presse d'emboutissage - attendent le début de leur vie mécanique.       <br />
              <br />
       Musiques et bruitages imposent leur présence, entre sirènes stridentes, entrechocs de métaux et riffs guerriers de guitare émanant d'un second plan vitré et enfumé, atelier imaginaire d'un probable enfer sonore et musicale. Chacun vaque à ses occupations laborieuses dans une manière de chronique prolétarienne qui démarre par le jour d'embauche de &quot;l'établi&quot;… Et se poursuit jusqu'aux premières grèves qui détermineront le destin de nos protagonistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945882.jpg?v=1530374382" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      On est ici dans un mix réussi de formes théâtrales documentaire, historique et politique, où différentes situations ou attitudes - dramatiques, sociales, sociétales, idéologiques - apparaissent ouvertement ou en filigrane : le communautarisme et la variété des nationalités représentative des vagues d'émigration des années cinquante, le syndicalisme et sa légitimité, le pouvoir des cadres, la justification du militantisme quel qu'il soit, les relations ouvrières, le choix des revendications, etc.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Olivier Mellor vise la reconstitution manufacturière, d'où émane la sueur travailleuse, les fumées et les poussières industrieuses et le brouhaha des machines-outils vomissant leurs tonitruantes partitions. En appui de cette astucieuse mise en espace, immense atelier où s'exercent, simultanément ou successivement, les diverses activités voués à l'assemblage de la &quot;deudeuche&quot;, des vidéos montrent, dans un réalisme documentaire, des déambulations humaines et d'autres, plus monstrueuses, de pièces sur les chaînes d'assemblage ou de façonnage. Les comédiens, interprètent, avec précision, avec une réelle énergie, une densité dévoilant une forte implication, une reconstitution qui n'en est pas une mais dont la puissance de jeu ne trahit aucune prise de position, si ce n'est celle collective, connue, de la Cie du Berger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945883.jpg?v=1530374415" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      Celle-ci n'use pas de prise de recul analytique sur une période riche en multiples interprétations, ne voulant pas dogmatiser le propos, mais aborde les dix mois d'immersion de Robert Linhart comme un terrain, une friche, toujours à explorer, à questionner, source d'étonnement mais aussi d'espoirs à renouveler. Le livre de Linhart, la création de la compagnie du Berger sont une représentation d'un fait nécessaire, pertinente, utile, entrant dans leur engagement artistique et humain, ce qui est également peut-être encore le cas pour certains d'entre nous.       <br />
              <br />
       N'oublions jamais qu'un jour, un peuple (du moins une partie de celui-ci) essaya de prendre son destin en main. Et créa mille infimes espoirs, mille petits décalages idéologiques, mille petites joyeuses vibrations pour changer notre société, mille petits riens qui changèrent le quotidien… et perdurent encore… parfois. Il serait peut-être temps de renouveler cette espérance !       <br />
              <br />
       Encore aujourd'hui, la négation de mai 68, ou la volonté d'en effacer l'héritage, est le résultat - comme un effet de bombe à retardement révolutionnaire - de l'importance de ce qui s'est produit il y a cinquante ans. Cette réfutation, cette volonté d'effacement sont les meilleures preuves de son inexorable empreinte.       <br />
              <br />
       Spectacle vu au Théâtre de Théâtre de l'Épée de Bois à Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Établi"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945884.jpg?v=1530462003" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      Auteur : Robert Linhart.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Avec : Aurélien Ambach-Albertini, Mahrane Ben Haj Khalifa, François Decayeux, Hugues Delamarlière, Romain Dubuis, Éric Hémon, Séverin “Toskano” Jeanniard, Olivier Mellor, Stephen Szekely, Vadim Vernay et la voix de Robert Linhart.       <br />
       Musiciens, musique originale : Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard, Romain Dubuis, Olivier Mellor, Vadim Vernay.       <br />
       Son : Séverin Jeanniard, Benoit Moreau, Vadim Vernay.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Scénographie : Séverin Jeanniard, Olivier Mellor, François Decayeux.       <br />
       Vidéo : Mickael Titrent, Ludo Leleu.       <br />
       Par la Compagnie du Berger.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945944.jpg?v=1538125719" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      <b>A été représenté du 7 juin au 1er juillet 2018.</b>       <br />
       Au Théâtre de l'Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e.       <br />
       <b>A été représenté du 6 au 29 juillet 2018.</b>       <br />
       À Présence Pasteur, Grande Salle, dans le cadre d'Avignon Off.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 12 octobre 2018.</span>       <br />
       Mercredi à 19 h 30, jeudi et venderdi à 20 h 30.       <br />
       Comédie de Picardie, Amiens (80), 03 22 22 20 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comdepic.com/" target="_blank">&gt;&gt; comdepic.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26946129.jpg?v=1538125739" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/25939170-26945944.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Etabli-Chronique-d-un-avant-mai-68-Quand-des-intellectuels-militants-cotoyerent-les-masses-ouvrieres_a2248.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières</title>
   <pubDate>Sat, 30 Jun 2018 17:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2018]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il y a 50 ans éclatait mai 68, il y a 40 ans paraissant "L'Établi", il y a 25 ans naissait la Cie du Berger. Et en 2018, retour sur une expérience ouvrière peu ordinaire, oublié, mais à l'intérêt documentaire pertinent - et plein d'enseignement - en ces temps de dislocation syndicale, de désagrégation sociale sur fond de libéralisme exacerbé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23391339-25688729.jpg?v=1530374307" alt="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      C'est la proposition de la compagnie du Berger, troupe à l'expression militante récurrente, à la permanente combativité artistique et pourvue d'un engagement générateur d'une créativité ambitieuse, imprégnée de collectif, soucieuse d'authenticité. Tout en ayant gardé un esprit festif… et populaire… au sens où le peuple aime vraiment à l'entendre !       <br />
              <br />
       &quot;L’Établi&quot; est l'histoire d'une immersion, celle de Robert Linhart, sociologue et écrivain, qui entre en 67, dans le cadre du mouvement des &quot;établis&quot;, comme ouvrier spécialisé dans l'usine Citroën de la porte de Choisy à Paris. L'intention est ici de vivre le quotidien des ouvriers dans une grande entreprise industrielle parisienne. Assimiler les gestes sans cesse répétés, découvrir les cadences infernales des chaînes de production déshumanisées, apprendre la notion de rentabilité souveraine au détriment des conditions de travail, les relations faussées avec le patron, où la supériorité hiérarchique assène insidieusement sa violence.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23391339-25688738.jpg?v=1530374353" alt="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
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      Rarement une expérience aussi inhabituelle - des centaines de militants intellectuels iront travailler dans les usines - aura été tentée dans cette bonne vieille Europe, et en France en particulier où une révolution &quot;moderne&quot; modifia pour des décennies non pas les modes de pensée mais le cadre dans lequel celles-ci s'inscrivaient, offrant ainsi plus de liberté à certaines d'entre elles.       <br />
              <br />
       Sur scène, une dizaine d'artistes accompagnés par la musique - jouée en direct - pour restituer la véracité de la lutte des classes dans un univers industriel sonore et bruyant, métallique et rude. Un immense montage &quot;tôles et ferrailles&quot; cadre un décor où l'acier semble suer de l'huile ; où les carcasses automobiles - vidéos dévoilant les différentes chaînes de fabrication dont l'infernale presse d'emboutissage - attendent le début de leur vie mécanique.       <br />
              <br />
       Musiques et bruitages imposent leur présence, entre sirènes stridentes, entrechocs de métaux et riffs guerriers de guitare émanant d'un second plan vitré et enfumé, atelier imaginaire d'un probable enfer sonore et musicale. Chacun vaque à ses occupations laborieuses dans une manière de chronique prolétarienne qui démarre par le jour d'embauche de &quot;l'établi&quot;… Et se poursuit jusqu'aux premières grèves qui détermineront le destin de nos protagonistes.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23391339-25688741.jpg?v=1530374382" alt="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
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      On est ici dans un mix réussi de formes théâtrales documentaire, historique et politique, où différentes situations ou attitudes - dramatiques, sociales, sociétales, idéologiques - apparaissent ouvertement ou en filigrane : le communautarisme et la variété des nationalités représentative des vagues d'émigration des années cinquante, le syndicalisme et sa légitimité, le pouvoir des cadres, la justification du militantisme quel qu'il soit, les relations ouvrières, le choix des revendications, etc.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Olivier Mellor vise la reconstitution manufacturière, d'où émane la sueur travailleuse, les fumées et les poussières industrieuses et le brouhaha des machines-outils vomissant leurs tonitruantes partitions. En appui de cette astucieuse mise en espace, immense atelier où s'exercent, simultanément ou successivement, les diverses activités voués à l'assemblage de la &quot;deudeuche&quot;, des vidéos montrent, dans un réalisme documentaire, des déambulations humaines et d'autres, plus monstrueuses, de pièces sur les chaînes d'assemblage ou de façonnage. Les comédiens, interprètent, avec précision, avec une réelle énergie, une densité dévoilant une forte implication, une reconstitution qui n'en est pas une mais dont la puissance de jeu ne trahit aucune prise de position, si ce n'est celle collective, connue, de la Cie du Berger.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23391339-25688744.jpg?v=1530374415" alt="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
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      Celle-ci n'use pas de prise de recul analytique sur une période riche en multiples interprétations, ne voulant pas dogmatiser le propos, mais aborde les dix mois d'immersion de Robert Linhart comme un terrain, une friche, toujours à explorer, à questionner, source d'étonnement mais aussi d'espoirs à renouveler. Le livre de Linhart, la création de la compagnie du Berger sont une représentation d'un fait nécessaire, pertinente, utile, entrant dans leur engagement artistique et humain, ce qui est également peut-être encore le cas pour certains d'entre nous.       <br />
              <br />
       N'oublions jamais qu'un jour, un peuple (du moins une partie de celui-ci) essaya de prendre son destin en main. Et créa mille infimes espoirs, mille petits décalages idéologiques, mille petites joyeuses vibrations pour changer notre société, mille petits riens qui changèrent le quotidien… et perdurent encore… parfois. Il serait peut-être temps de renouveler cette espérance !       <br />
              <br />
       Encore aujourd'hui, la négation de mai 68, ou la volonté d'en effacer l'héritage, est le résultat - comme un effet de bombe à retardement révolutionnaire - de l'importance de ce qui s'est produit il y a cinquante ans. Cette réfutation, cette volonté d'effacement sont les meilleures preuves de son inexorable empreinte.       <br />
              <br />
       Spectacle vu au Théâtre de Théâtre de l'Épée de Bois à Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Établi"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23391339-25695270.jpg?v=1530462003" alt="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title="•Avignon Off 2018• "L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68 où des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      Auteur : Robert Linhart.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Avec : Aurélien Ambach-Albertini, Mahrane Ben Haj Khalifa, François Decayeux, Hugues Delamarlière, Romain Dubuis, Éric Hémon, Séverin “Toskano” Jeanniard, Olivier Mellor, Stephen Szekely, Vadim Vernay et la voix de Robert Linhart.       <br />
       Musiciens, musique originale : Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard, Romain Dubuis, Olivier Mellor, Vadim Vernay.       <br />
       Son : Séverin Jeanniard, Benoit Moreau, Vadim Vernay.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Scénographie : Séverin Jeanniard, Olivier Mellor, François Decayeux.       <br />
       Vidéo : Mickael Titrent, Ludo Leleu.       <br />
       Par la Compagnie du Berger.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 7 juin au 1er juillet 2018.</b>       <br />
       Au Théâtre de l'Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2018•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 juillet 2018.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 50, relâche le lundi.       <br />
       Présence Pasteur, Grande Salle,       <br />
       Lycée Pasteur, 13, rue du Pont Trouca, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 74 18 54.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-espoir.fr/presence-pasteur/programmation/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-espoir.fr/presence-pasteur</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/23391339-25688729.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-L-Etabli-Chronique-d-un-avant-mai-68-ou-des-intellectuels-militants-cotoyerent-les-masses-ouvrieres_a2176.html</link>
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