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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-16T08:39:32+02:00</dc:date>
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   <title>"Haskell Junction"… Entre odyssée et "réalité" théâtrale dérangeante sur l'état du monde et ses frontières</title>
   <pubDate>Sat, 21 Oct 2017 16:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À la frontière incertaine de deux pays en devenir (États-Unis et Canada), à un siècle où les pionniers construisaient encore leurs rêves, se créent une ville du futur comté de Memphrémagog et une histoire à l'avenir épique, à la limite du romanesque si des évolutions tragiques n'en avaient pas noirci la trame…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17781475-22169078.jpg?v=1508595146" alt=""Haskell Junction"… Entre odyssée et "réalité" théâtrale dérangeante sur l'état du monde et ses frontières" title=""Haskell Junction"… Entre odyssée et "réalité" théâtrale dérangeante sur l'état du monde et ses frontières" />
     </div>
     <div>
      Ainsi naît Stanstead, posant ses fondations dans les années 1790, les pieds délibérément plantés sur la frontière canado-américaine. Cela vaudra, à ce qui n'était alors qu'un village, quelques bizarreries réglementaires et administratives, à la poésie singulière. Une famille locale influente, officiant dans les scieries, les Haskell, amplifia ce particularisme frontalier en édifiant les &quot;Bibliothèque et salle d'opéra Haskell&quot; (Haskell Free Library and Opera House), qui ouvrirent en 1904, à cheval sur la province du Québec et de l'État du Vermont.       <br />
              <br />
       Cette insolence territoriale initie une cocasserie particulière nulle part ailleurs rééditée qui fait que l'on ne peut s’asseoir dans une salle de spectacle divisée en deux par une frontière internationale, la plupart des spectateurs se trouvant aux États-Unis  pour assister à une pièce de théâtre ou un opéra se déroulant au Canada. Une matérialisation du fait se fit à la suite d’un incendie dans les années quatre-vingt-dix. En effet, les compagnies d’assurances ne pouvant se mettre d’accord sur le pays du départ de feu, la limite fut matérialisée par une ligne sombre tracée sur le sol.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17781475-22169105.jpg?v=1508595193" alt=""Haskell Junction"… Entre odyssée et "réalité" théâtrale dérangeante sur l'état du monde et ses frontières" title=""Haskell Junction"… Entre odyssée et "réalité" théâtrale dérangeante sur l'état du monde et ses frontières" />
     </div>
     <div>
      Marquage au noir d'un territoire, délimitation d'un espace, élaboration des nations, de tout temps les frontières ont paradoxalement uni et divisé, aidé un peuple à se construire ou à se déliter. Ici, dans la proposition de Renaud Cojo, la frontière, matière d'études, conçu comme un champ exploratoire aux vertus artistiques, initie un plan de jeu où chaque comédien interprète non pas un personnage au sens strict du terme mais une séquence, un événement, une situation fondatrice du récit qui est narré tant du point de vue plastique que verbal.       <br />
              <br />
       Sortant des cintres, un décor forestier inversé, très vite embrumé d'un brouillard et de flocons de neige à la dispersion cinématographique, distillés par de gros ventilos de plateau et son machiniste, symbole du permanent basculement entre rêve, aux évocations fantasmagoriques, et réalité, aux représentations, aux flashs, aux violences, à la vertu documentaire et dénonciatrice.       <br />
              <br />
       Pour cela, Renaud Cojo, fidèle à ses pratiques créatives, associe des artistes venant d'horizons divers : performeuse, musicien, danseur, acteurs et le cinéma comme média supplémentaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17781475-22169111.jpg?v=1508595230" alt=""Haskell Junction"… Entre odyssée et "réalité" théâtrale dérangeante sur l'état du monde et ses frontières" title=""Haskell Junction"… Entre odyssée et "réalité" théâtrale dérangeante sur l'état du monde et ses frontières" />
     </div>
     <div>
      Métamorphosant son propos en réflexion à caractère réaliste (surréaliste ?) sur les derniers bouleversements frontaliers… et politiques, d'un monde qui ne sait quoi faire de ses réfugiés. Humanité à potentiel inhumain face à ceux qui justement fuit les nationalismes politiques ou religieux en franchissant par espoir de survivance, les lignes douanières interdites.       <br />
              <br />
       Dans cet univers aux allures d'installation artistique contemporaine mouvante où, de manière fugace des œuvres éphémères prennent forme, sous une pluie irrégulière, parfois dense, parfois symptomatique, de gilets de sauvetage, Renaud Cojo et les talentueux artistes qui l'accompagnent réécrivent une &quot;réalité&quot; théâtrale dérangeante, transgressive, sur l'état du monde, sur son retour à l'enfermement, sur la disparition de l'altruisme et sur le refus d'accueil des autres, étrangers réfugiés ou migrants… Et nous laissent avec nos interrogations et nos réflexions sur notre pouvoir à agir au sein de nos propres existences.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Haskell Junction"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17781475-22169116.jpg?v=1508595264" alt=""Haskell Junction"… Entre odyssée et "réalité" théâtrale dérangeante sur l'état du monde et ses frontières" title=""Haskell Junction"… Entre odyssée et "réalité" théâtrale dérangeante sur l'état du monde et ses frontières" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Renaud Cojo.       <br />
       Film : Renaud Cojo et Laurent Rojol.       <br />
       Avec : François Brice, Renaud Cojo, Élodie Colin, Catherine Froment, Christophe Rodomisto.       <br />
       Scénographie : Philippe Casaban et Éric Charbeau.       <br />
       Lumières : Éric Blosse.       <br />
       Son : Loïc Lachaize et Johan Loiseau.       <br />
       Costumes : Odile Béranger et Muriel Liévin.       <br />
       Costume animal : Corine Petitpierre.       <br />
       Création musicale : Christophe Rodomisto.       <br />
       Régie générale : Yvan Labasse.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Production : Ouvre le chien.       <br />
       <a class="link" href="http://www.ouvrelechien.com/maintenant/haskelljunction.html" target="_blank">&gt;&gt; ouvrelechien.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 21 octobre 2017.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 19 h (relâche : 15 et 16 octobre).       <br />
       TnBA (Théâtre national de Bordeaux Aquitaine), salle Vauthier, Bordeaux (33), 05 56 33 36 80.       <br />
       <a class="link" href="http://www.tnba.org/" target="_blank">&gt;&gt; tnba.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       6 février 2018 : Les Sept Collines - scène conventionnée, Tulle (19).         <br />
       9 février 2018 : MA Scène Nationale Pays de Montbéliard, Montbéliard (25).       <br />
       Du 20 au 22 février 2018 : NEST - CDN, Thionville (57).       <br />
       18 mai 2018 : Festival la Tête à l'envers, Théâtre Ducourneau - Scène conventionnée, Agen (47).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17781475-22169078.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Haskell-Junction-Entre-odyssee-et-realite-theatrale-derangeante-sur-l-etat-du-monde-et-ses-frontieres_a1949.html</link>
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   <title>Brian S. Cassidy, explorateur infatigable sur les chemins indie folk</title>
   <pubDate>Sun, 20 Nov 2016 10:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour son premier album, Brian S. Cassidy nous fait découvrir, dans un style musical alliant pop, folk et country, les routes des États-Unis dans une atmosphère où sa voix, grave et sensuelle à la fois, nous transporte dans un univers où la guitare est reine et le son, roi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10622576-17483438.jpg?v=1479638273" alt="Brian S. Cassidy, explorateur infatigable sur les chemins indie folk" title="Brian S. Cassidy, explorateur infatigable sur les chemins indie folk" />
     </div>
     <div>
      Il a tout fait sur cet album. Son premier. De la première note à la dernière, en les ayant composées, jouées, chantées et arrangées. Il, c’est Brian S. Cassidy. Auparavant, il a tout de même fait ses &quot;classes&quot; avec le groupe américain Okkervil River en tant que musicien et arrangeur. Il a également travaillé avec le groupe texan Shearwater ainsi qu'avec le guitariste Roky Erickson.       <br />
              <br />
       Il sait allier toutes les facettes de l’indie rock*. Son talent est de pouvoir conjuguer une voix maître de ses respirations, de son rythme à un instrumental marqué par une propension à faire naître des créations où le son est clair, bien découpé. La composition est propre et bien orchestrée. Il maîtrise différents univers et instruments jusqu’à se permettre, à ses heures perdues, de poursuivre une retranscription pour mandoline d'une partition de Bach dédiée au piano.       <br />
              <br />
       Dès la première note, le Texan déploie, derrière sa voix un tantinet suave au timbre clair, un talent de composition. Il n'hésite pas à faire la part belle aux cordes. Celles-ci sont l’ossature même de la musique, à n’exister que par elles-mêmes parfois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La voix de Cassidy enveloppe le tout. Mais jamais à l’arrière-plan. Toujours très présente, car elle est d’une sensualité qui ferait frémir n’importe quelle corde de guitare, elle en fait presque oublier la batterie et les percussions. Le piano arrive à se faire entendre dans &quot;I’m ocean&quot; où il prend le lead de la guitare en étant suivi note à note par celle-ci derrière une ligne de basse.       <br />
              <br />
       L'ensemble de l'album est très bien arrangé. Musiques et chants sont en osmose, sans fausse note, sans rupture musicale, sans qu’un contre-chant, qu’un tempo autre viennent bousculer les lignes mélodiques. Tout est bien établi, coordonné, fait &quot;aux petits oignons&quot;. Il n’y a pas de chemin de croix. Brian Cassidy se &quot;balade&quot;. La maîtrise est là, à chaque instant.       <br />
              <br />
       Ce premier opus recèle de très beaux titres. Les ballades sont tranquilles, relevées. Jamais la qualité du son, du chant et de la musique ne s’évanouit des sillons. Cette &quot;homogénéité&quot;, comme si les chansons faisaient partie d’une même trame, n’occulte en rien sa technique instrumentale. Sous des dehors &quot;faciles&quot;, dans lesquels Cassidy déploie son talent et ses qualités de musicien, c’est tout l’univers Indie qui apparaît. Il ne bouscule pas ce style, cette approche. Il est dans sa ligne droite, s’y immisce, s’y délecte, comme du fait maison, avec une voix claire à souhait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">* Indie rock ou rock indépendant. Il a été créé à la fin des années soixante-dix en Angleterre après l’émergence du mouvement Punk lorsque les artistes souhaitaient se démarquer des majors (grandes maisons de disques). Ils diffusaient leurs albums par leurs propres moyens ou via des labels indépendants.</span>       <br />
              <br />
       <b>● Brian S. Cassidy &quot;Alpine seas&quot;.</b>       <br />
       Label : Microcultures.       <br />
       Distribution : Differ-Ant       <br />
       Sortie : 4 novembre 2016.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/e5rv-kVvO7c" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10622576-17483438.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Zelda, ni muse, ni égérie, simplement joueuse hébétée de rencontrer des limites</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jun 2016 10:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'œuvre de Scott et Zelda Fitzgerald brille comme un diamant gros comme le Ritz mais leur vie tout en paillettes finit mal. Durant les années folles, dans ces années de l'entre-deux-guerres en Amérique, ils formaient un couple d'écrivains scandaleux et passionnel…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9639499-15513173.jpg?v=1465374624" alt="Zelda, ni muse, ni égérie, simplement joueuse hébétée de rencontrer des limites" title="Zelda, ni muse, ni égérie, simplement joueuse hébétée de rencontrer des limites" />
     </div>
     <div>
      Un couple de dingues, magnifique, dont les nuits blanches et les excès d'alcool et de sexe nourrissaient leur vie ainsi que les pages de leurs romans. Expérience de la perte d'eux-même.       <br />
              <br />
       Elle avait ce grain et cette expression de vitalité, de liberté par-delà même les notions de beauté ou de provocation qui rendent une femme scandaleusement irrésistible et valorisent l'homme qui semble l'avoir apprivoisée. Qui forcément fascine ou exaspère. Hemingway qui appréciait Gatsby s'en méfiait comme de la peste. Il n'avait pas tort, Zelda sombra et alla de cliniques en cliniques.       <br />
              <br />
       En commandant à Christian Siméon l'œuvre sur Zelda, &quot;Brûlez-la !&quot;, Michel Fau (qui met en scène) concrétise de manière très simple une forme de théâtre laboratoire qui est pain bénit pour une comédienne. Claude Perron est aux anges dans un envers de paradis où l'on se brûle les ailes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9639499-15513187.jpg?v=1465374885" alt="Zelda, ni muse, ni égérie, simplement joueuse hébétée de rencontrer des limites" title="Zelda, ni muse, ni égérie, simplement joueuse hébétée de rencontrer des limites" />
     </div>
     <div>
      Le texte suit le fil biographique mais Christian Siméon dans ce quasi monologue installe un véritable discours intérieur qui, de variations en variations revient sur lui même, involue, et amène au présent de la représentation le drame d'une vie. À la manière d'une Alice qui ne se remet pas du Pays des Merveilles, Claude Perron rend sensible les sensations d'un personnage dont les chairs et la conscience sont de plus en plus à vif. La comédienne semble sculpter le caractère d'un être hybride, d'une chimère : femme enfant et enfant femme, tigresse et victime. Ni muse, ni égérie, simplement joueuse hébétée de rencontrer des limites.       <br />
              <br />
       Sur scène, Zelda est bien ce personnage objet des regards, qui s'enivre et fuit traquée. À la fois point de cristallisation, de réfraction et de diffraction de toutes les contradictions de la liberté conjuguée à la jouissance.       <br />
              <br />
       Avec &quot;Brûlez-la !&quot;, Michel Fau met en scène de manière très visuelle l'affleurement de la conscience et sa suspension dans l'indicible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Brûlez-la !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9639499-15513239.jpg?v=1465374930" alt="Zelda, ni muse, ni égérie, simplement joueuse hébétée de rencontrer des limites" title="Zelda, ni muse, ni égérie, simplement joueuse hébétée de rencontrer des limites" />
     </div>
     <div>
      Texte : Christian Siméon.       <br />
       Mise en scène : Michel Fau.       <br />
       Avec : Claude Perron, Bertrand Schol.       <br />
       Assistanat à la mise en scène : Jean-Philippe Marie.       <br />
       Décor et peinture : Emmanuel Charles.       <br />
       Costumes : David Belugou.       <br />
       Lumières : Joël Fabing.       <br />
       Maquillage : Pascale Fau.       <br />
       Construction décor : Atelier Jipanco.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 mai au 19 juin 2016.</span>       <br />
       Du mardi au dimanche à 18 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Jean Tardieu, Paris 8e, 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9639499-15513173.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Zelda-ni-muse-ni-egerie-simplement-joueuse-hebetee-de-rencontrer-des-limites_a1613.html</link>
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   <title>"Dorothy Parker"… Elle n'excuse rien !</title>
   <pubDate>Sat, 30 Apr 2016 12:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Autour d'un beau texte de Jean-Luc Seigle, Natalia Dontcheva incarne avec vérité et de façon poignante Dorothy Parker. Femme de conviction, la poétesse américaine avait porté le combat contre la discrimination, l'intolérance et l'extrémisme politique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8895907-14095897.jpg?v=1454576452" alt=""Dorothy Parker"… Elle n'excuse rien !" title=""Dorothy Parker"… Elle n'excuse rien !" />
     </div>
     <div>
      Un corps renversé sur un sofa laisse apparaître des jambes. Le téléphone sonne, une voix se fait entendre, forte, presque débraillée, tirant sur les syllabes. Voici Dorothy Parker !       <br />
              <br />
       Tout, dans cette voix, dans cette attitude, dénote un style entre élégance et insolence, entre une classe certaine et une franchise insolente qui désarmerait n'importe quel soldat de n'importe quelle guerre. Tout est dans ces façons, dans ces postures presque de mannequin, ne rechignant pas à faire un pied-de-nez à son élégance en arborant une bouteille de whisky. Dorothy Parker est ce mélange explosif de grâce et de rugosité verbale, de franchise sans détour, de révolte et de tendresse.       <br />
              <br />
       Le personnage, haut en couleur, est parfaitement bien incarné par Natalia Dontcheva. Servie par l'excellent texte de Jean-Luc Seigle où les répliques ne manquent ni de mordant ni d'humour, le metteur en scène Arnaud Sélignac met en jeu, dans son intérieur, dans son intimité, une femme en proie à son époque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8895907-14097551.jpg?v=1454586180" alt=""Dorothy Parker"… Elle n'excuse rien !" title=""Dorothy Parker"… Elle n'excuse rien !" />
     </div>
     <div>
      Dorothy Parker a lutté contre le Maccarthysme et les discriminations raciales subies par les noirs(es) américains. Elle a soutenu aussi Sacco et Vanzetti. Poète, scénariste, fauchée, elle était (souvent) habillée de vêtements Dior et (très souvent) accompagnée de sa bouteille de whisky à la main. Une femme extrême dans ses luttes et dans la force de ses convictions, sachant être à l'aise autant dans le combat que dans l'intimité d'une relation à deux.       <br />
              <br />
       Sur scène, Dorothy Parker revit grâce au talent de Natalia Dontcheva. La comédienne est très convaincante dans son jeu, oscillant sa voix, son regard, ses attitudes dans un vaste registre de sentiments. À la fois tendre, arrogante, cassante ou amoureuse, une bonne partie de la constellation des sentiments humains est passée en revue. Toujours sur la crête des sentiments, Natalia Dontcheva déploie une énergie bien dosée, dans laquelle le regard est toujours intense, alternant entre des yeux humides de tendresse ou fougueux d'insolence, d'ironie mordante avec une réelle présence corporelle. La comédienne arrive, dans un jeu souvent poignant, à faire cohabiter un côté bégueule, une revendication affirmée et une sensibilité à fleur de peau.       <br />
              <br />
       La pièce vaut son pesant d'or pour la qualité de jeu de Natalia Dontcheva, le texte de Jean-Luc Seigle et pour découvrir ou redécouvrir ce bout de femme, Dorothy Parker. Le théâtre va à la rencontre d'une femme courageuse, qui a été ouverte à l'autre, cet inconnu ou ce frère de sang, dans des périodes troubles et compliquées en combattant l'extrémisme politique. À notre époque qui ignore étrangement le courage politique et où la peur et l'intolérance sont portées par des &quot;intellectuels&quot;, Dorothy Parker, vraie figure intellectuelle de combat et de conviction, manque ! 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dorothy Parker ou Excusez-moi pour la poussière"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8895907-14097654.jpg?v=1454586426" alt=""Dorothy Parker"… Elle n'excuse rien !" title=""Dorothy Parker"… Elle n'excuse rien !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-Luc Seigle.       <br />
       Mise en scène : Arnaud Sélignac.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Deborah Saiag.       <br />
       Avec : Natalia Dontcheva.       <br />
       Décors et costumes : David Belugou.       <br />
       Musique : Fabrice Aboulker et Damien Roche.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Reprise du 4 mai au 25 juin 2016.</span>       <br />
       Du 20 janvier au 19 mars 2016.       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Publié le 4 février 2016.</b>
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     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Judith Kraft… une luthière américaine à Paris</title>
   <pubDate>Thu, 19 Nov 2015 06:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Rencontre avec une femme remarquable, la luthière de viole de gambe Judith Kraft. Elle a bien voulu nous parler d'une passion qui est aussi devenue son travail. Vous pourrez la rencontrer à la 6e édition des Journées de Musiques Anciennes à Vanves, du 20 au 22 novembre, où se tient le plus grand salon international de lutherie ancienne en Europe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444683.jpg?v=1447912232" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
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     <div>
      À l'occasion des Journées de Musiques Anciennes de Vanves - avec ses concerts, son salon de luthiers donc et ses colloques - auxquelles elle participera cette année encore, nous avons voulu rencontrer Judith Kraft. Et cela tombe bien : le photographe Nemo Perier Stefanovitch lui consacre au même moment un livre splendide qui paraîtra dans quelques semaines. C'est dans son atelier de Belleville qu'elle nous reçoit avec la chaleureuse simplicité des plus grands.        <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq - Comment êtes-vous arrivée à Paris ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Je suis née à Washington aux États-Unis, j'y ai vécu jusqu'à l'âge de vingt ans. J'avais alors commencé des études universitaires et je jouais depuis l'enfance du violon en amateur. Mes études ne me plaisant pas trop, j'ai décidé de voyager en Europe. Juste avant mon départ, j'ai voulu faire réviser mon violon chez un luthier. J'ai été fascinée par son atelier avec ses établis, les bois, les outils et les instruments accrochés aux murs. J'ai eu une révélation : c'est cela que je voulais faire !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444689.jpg?v=1447912481" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
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     <div>
      <b>On peut donc entreprendre la lutherie à vingt ans ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Tout à fait. C'est vrai qu'historiquement, c'est un métier qui s'apprenait en famille et s'exerçait de père en fils - jamais de filles bien-sûr. Mais quand je me suis décidée, je ne me suis pas posée de questions. Quelques mois après, j'étais à Paris comme jeune fille au pair dans une famille de musiciens amateurs. Ils m'ont aidée à trouver un luthier - à Ménilmontant - chez qui j'ai commencé mon apprentissage.        <br />
       C'était un original qui faisait tout par lui-même, qui réinventait tout - comme par exemple la mécanique d'un clavecin. J'ai beaucoup appris, en particulier à travailler le bois pour lequel je me suis d'ailleurs passionnée.       <br />
              <br />
       <b>Quand avez-vous commencé à fabriquer des violes de gambe ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> C'était les années soixante-dix, on commençait à nous demander ces instruments. Je me suis dis alors que j'allais m'y consacrer quelque temps - tant que durerait cette &quot;mode&quot; - et que je me mettrais à la facture de violons après. Nous sommes en 2015 et je fabrique toujours des violes ! (Elle rit). Il est vrai que la demande a littéralement explosé depuis cette époque.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444709.jpg?v=1447912721" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
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     <div>
      <b>Les joueurs de viole étaient rares jusque dans les années soixante-dix ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Oui, mais ces années-là ont vu le renouveau de la musique baroque. Même s'il y avait eu des précurseurs comme Wanda Landowska.        <br />
       La viole a depuis effectué un retour en force et nombre de conservatoires proposent maintenant un cursus d'études qui lui sont consacrées. Ce qui n'était pas le cas avant. Et puis la viole est d'un apprentissage assez aisé.       <br />
       C'est d'ailleurs historiquement un instrument de musiciens amateurs. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les nobles de cour en jouaient pour leur plaisir. Puis l'instrument a disparu, éclipsé par le violoncelle.       <br />
              <br />
       <b>La sortie du film d'Alain Corneau, &quot;Tous les matins du monde&quot;, a-t-il participé au retour en faveur de la viole ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> J'avais déjà beaucoup d'amateurs dans les années quatre-vingt-dix parmi mes clients mais j'ai constaté en effet que ce film a eu une influence. Le grand public a découvert l'instrument et son répertoire.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444710.jpg?v=1447912940" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
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      <b>Vous ne fabriquez que des violes de gambe ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Non, je fabrique aussi des violons et des instruments du Moyen-Age. Mais c'est plus rare.        <br />
       Pour le luth que vous voyez au mur, par exemple, je me suis servie de l'iconographie qui nous est parvenue. Ce fut la même chose dans mes débuts de lutherie de viole. Nous n'avions pas de traces, pas de traités de fabrication, pas de tradition puisque l'instrument avait bel et bien disparu. Je devais (et je dois encore) pour une viole &quot;historique&quot; chercher à retrouver les processus de fabrication du passé, tenter de me mettre à la place des luthiers d'autrefois pour comprendre. J'arpente les musées, je vais voir des instruments anciens chez des collectionneurs aussi. C'est très différent de la lutherie de violon où existe une tradition ininterrompue de construction de l'instrument. Nous, pour la viole, devons tout réinventer. Et ce qui est merveilleux c'est que chacun le fait à sa manière. Mais nous échangeons beaucoup entre nous.       <br />
              <br />
       <b>Êtes-vous nombreuses en tant que femmes à exercer cet artisanat ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Quelques-unes. À mes débuts en tout cas, pour la lutherie de viole, on pouvait nous compter - hommes ou femmes - sur les doigts d'une seule main ! Cela a bien changé.        <br />
              <br />
       <b>Pourrait-on dire que vous avez un rapport amoureux au bois ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Totalement. J'entretiens avec tous les bois - comme l'érable, l'acajou et les autres - une relation quasi sensuelle ; j'ai une vraie attirance pour ce matériau et ce, depuis le début. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444719.jpg?v=1447913007" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
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      <b>Quelle est la signification de ces très belles têtes sculptées sur les violes ? Est-ce symbolique ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Il en a existé aussi sur les violons et les violoncelles par le passé. Puis ces têtes ont été remplacées par des volutes. On les trouve en effet encore sur les violes. Pour moi, ces têtes sculptées sont avant tout décoratives. Elles sont souvent choisies par le commanditaire et celui-ci demande la tête de son fils adoré - ou comme une de mes amies une tête de Bernini. C'est avant tout une façon d'individualiser l'instrument.       <br />
              <br />
       <b>Comment définiriez-vous le son de vos instruments ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Ce que je vise - et parfois je réussis - c'est un son assez riche en harmoniques. Qu'on puisse entendre toutes sortes de choses dans le son de mes violes : des petites clochettes, des paillettes, le bruit du monde. Un son qu'on puisse modeler qu'on joue fort ou doucement - et que le timbre reste, une résonance spéciale. Je choisis soigneusement mes bois pour cela.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Interview réalisée le 12 novembre 2015.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 20, 21 et 22 novembre 2015.</span>       <br />
       Journées de Musiques Anciennes, Vanves (92).       <br />
       Tél. :  01 41 33 93 70.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://journees-musiques-anciennes.org/" target="_blank">&gt;&gt; journees-musiques-anciennes.org</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-vanves.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-vanves.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.judithkraft.net/" target="_blank">&gt;&gt; judithkraft.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Judith-Kraft-une-luthiere-americaine-a-Paris_a1486.html</link>
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