<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-13T08:58:15+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-96053313</guid>
   <title>"1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie</title>
   <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est une grande fresque historique que propose le Théâtre du Soleil, sous la direction d'Ariane Mnouchkine, qui présente, entre autres, dans cette deuxième époque de "Ici sont les dragons", après la Révolution russe de la première époque, les accessions au pouvoir de Staline et de Hitler. La création se base sur des faits historiques où la part de l'incarnation théâtrale est quelque peu biaisée par des enregistrements audios.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014862.jpg?v=1776235015" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      Pour les représentations du samedi, le Théâtre du Soleil propose l'intégrale de &quot;Ici sont les dragons&quot; comprenant deux époques dont nous avions fait un article pour la &quot;Première&quot; intitulée <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ici-sont-les-dragons-Une-odyssee-revolutionnaire-epique-et-historique-_a4117.html" target="_blank">&quot;1917 : La Victoire était entre nos mains&quot;</a>. La deuxième, &quot;1918-1933 : Chocs et mensonges&quot;, s'amorce avec Lénine au pouvoir. Staline s'impose de plus en plus lors de la maladie du leader soviétique, puis à sa mort, il écarte Trotsky et dirige l'URSS. La représentation finit, entre autres, par l'accession au pouvoir de Hitler. Différents autres événements historiques sont traités et la troupe du Soleil montre les coulisses de ceux-ci, la soumission ou le courage des uns et des autres, et le cynisme des politiques.       <br />
              <br />
       Le personnage de la metteure en scène, Cornélia (Dominique Jambert en alternance avec Hélène Cinque), dans sa loge devant et un peu en dessous du plateau avec ses livres et ses carnets, est moins présent dans la deuxième époque que dans la première. Ariane Mnouchkine s'appuie beaucoup plus sur les faits historiques pour construire parfois de bout en bout des scènes, comme le discours de Léon Blum lors du congrès de Tours (1920).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014896.jpg?v=1776235055" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, l'Histoire s'apparie au théâtre et l'événement à la fable. L'imaginaire dramaturgique est essentiellement axé sur la scénographie qui permet, à chacun, de se représenter le tragique de l'Histoire. La trame est aussi appréhendée dans un fort rapport à l'Ukraine, qu'Ariane Mnouchkine soutient avec le Théâtre du Soleil depuis le début de l'invasion de la Russie. Le parti-pris est montré toutefois un peu trop explicitement, comme si le public ne pouvait pas le comprendre par lui-même.       <br />
              <br />
       Presque tous les acteurs portent un masque et miment des enregistrements audios, les propos tenus étant de temps en temps en français et principalement en russe, ukrainien, allemand ou anglais. Pour quasiment chaque réplique, une traduction est à lire, qui peut être fastidieuse et fait que le jeu théâtral, avec les masques des comédiens qui ne sont pas compensés par un jeu corporel spécifique, manque parfois d'expressivité.       <br />
              <br />
       De très beaux tableaux s'enchaînent cependant, comme celle, entre beaucoup d'autres, de la lecture de la lettre de l'écrivain Mikhaïl Boulgakov qui donne un souffle à la dramaturgie tout autant que le discours de Léon Blum lors du congrès de Tours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014902.jpg?v=1776235089" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      Les ruptures de rythme sont de différents ordres, scandées par les événements, la scénographie faisant place à différents contextes historiques. Certaines sont musicales, comme pour deux tableaux dans lesquels Clémence Fougea chante, donnant ainsi une respiration, une pause rythmique à la pièce, emmenant la trame dans un autre tempo avec, par exemple, &quot;Chanson de la rose blanche&quot;.       <br />
              <br />
       Trois babayagas (Dominique Lambert en alternance avec Andrea Marchant Fernandez et Judit Jancsó, Aline Borsari, Alice Milléquant) s'inscrivent, dans quatre scènes dédiées, dans un autre type de ruptures basé sur un imaginaire de conte de fées dans des clairs-obscurs où leurs mystères donnent une autre dimension à la création.       <br />
              <br />
       La scénographie découvre de grands espaces permettant une contextualisation des événements dans leur ampleur et leur durée. Elle symbolise aussi une place du pouvoir, vide de toute image du peuple, habitée seulement de ces tyrans, avides de mépris humain, d'espaces et de conquêtes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014931.jpg?v=1776235644" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      La frontière entre ce qu'est Cornélia et ce qu'elle représente est parfois dans une zone grise, son rôle fluctuant par deux fois. Metteure en scène, elle semble surprise, un moment, par la trame dramaturgique, comme prise d'incompréhension par le tragique de l'Histoire, comme beaucoup peuvent l'être actuellement dans le contexte géopolitique. Lors du dernier tableau très symbolique, elle rejoint Churchill (Marilou Poujardieu avec la voix de Martin Vaughan Lewis) dans les flots. À ce moment, est-elle toujours metteure en scène ? Ou citoyenne vivant le moment historique ? Ou spectatrice d'une Histoire dont elle essaie en vain d'influer à rebours le destin ? Ou tout simplement est-elle emportée par le tragique de l'Histoire ?       <br />
              <br />
       Le spectacle est très ambitieux et de très belle facture, mais aurait à y gagner en faisant jouer les comédiens, avec leurs masques, dans un jeu vocal et corporel autre, beaucoup plus en lien organique avec ce qu'ils sont et ce qu'ils incarnent.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ici sont les dragons" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014932.jpg?v=1776235676" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      <b>(Deuxième époque, 1918-1933 : Chocs et mensonges)</b>       <br />
       Une création collective du Théâtre du Soleil en harmonie avec Hélène Cixous.       <br />
       Dirigée par Ariane Mnouchkine.       <br />
       Comédiens : Hélène Cinque, Dominique Jambert, Mitia Zloto, Aline Borsari, Alice Milléquant, Seear Kohi, Andréa Marchant Fernandez, Anna Kuzina, Andréa Formantel Riquelme, Agustin Letelier, Élise Salmon, Ève Doe-Bruce, Vincent Mangado, Victor Gazeau, Judit Jancsó, Pamela Marin Munoz, Vincent Martin, Nolan Berruyer, Vijayan Panikkaveettil, Jean Schabel, Shaghayegh Beheshti, Xevi Ribas, Duccio Bellugi-Vannuccini, Ariane Hime, Maurice Durozier, Astrid Grant, Elise Salmon, Marilou Poujardieu, Tomaz Nogueira da Gama, Clémence Fougea, Ya-Hui.       <br />
       Voix : Ira Verbitskaya, Clémence Fougea, Reiichi Sato, Charlotte Krenz, Amoto Taniguchi, Egor Morozov, Judit Jancsó, Iori Onoguchi, Ira Verbitskaya, Martin Vaughan Lewis, Brontis Jodorowsky, Maurice Durozier, Sacha Bourdo, Arman Saribekyan, Artem Bannikov, Artem Tokmakov, Rei Ichi Sato, Hao-Yang Wu, Rainer Sievert, Alexandre Zloto, Vincent Mangado, Ciaran Creswell, Philip Weissert, Johannes Oliver Hamm, Sacha Bourdo, David Stanley, Vincent Martin, Yuriy Zavalnyouk, Hanna Kuzina.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014944.jpg?v=1776235708" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      Musique composée par Clémence Fougea et jouée à chaque représentation avec Ya-Hui Liang.       <br />
       Durée du spectacle : 2 h 45 avec l'entracte pour la Première Époque, 3 h 10 avec entracte pour la Deuxième Époque (les jours d'intégrale il y aura 1 h de pause entre les deux époques).       <br />
       Pour rappel : la &quot;Deuxième Époque 1918-1933, Choc et mensonges&quot; a été créée le 12 mars 2026 ; la &quot;Première Époque 1917 : La Victoire était entre nos mains&quot;, quant à elle, le 27 novembre 2024.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 mars au 31 mai 2026.</span>       <br />
       Deuxième Époque : mercredi et jeudi à 19 h 30, dimanche à 14 h.       <br />
       Alternance Première et Deuxième Époque : vendredi à 19 h 30.       <br />
       Intégrale : samedi à 14 h sauf 2, 9 et 23 mai, deuxième époque.       <br />
       Relâches exceptionnelles 28, 29 avril et 1ᵉʳ mai.       <br />
       Théâtre du Soleil, La Cartoucherie, 2, route du Champ de Manœuvre, Paris 12ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreonline.com/Spectacle/Ici-sont-les-dragons-Deuxieme-epoque/96000" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-du-soleil.fr/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96053313-67014862.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/1918-1933-Choc-et-mensonges-Suite-d-une-grande-epopee-historique-ou-est-racontee-entre-autres-l-accession-au-pouvoir_a4531.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-91743090</guid>
   <title>Un siècle de l'histoire du Japon chorégraphié dans "Danse Marathon Express"</title>
   <pubDate>Wed, 15 Oct 2025 22:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est une machine à remonter le temps que nous offrent la chorégraphe Kaori Ito et ses huit danseuses et danseurs. Par tranche de décennies, les tableaux vont se succéder jusque dans les années trente. Une remontée qui fait référence à l'actualité de chaque époque et qui s'illustre par les tubes à la mode et les modes de musique     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91743090-64410578.jpg?v=1760451431" alt="Un siècle de l'histoire du Japon chorégraphié dans "Danse Marathon Express"" title="Un siècle de l'histoire du Japon chorégraphié dans "Danse Marathon Express"" />
     </div>
     <div>
      Et ce sont bien sûr dans les danses qui accompagnent chaque nouvelle mode musicale que la chorégraphe va trouver son inspiration. Mais pas seulement. Les modes vestimentaires, elles aussi, sont présentes dans le spectacle.       <br />
              <br />
       D'ailleurs, au fond du vaste plateau de la salle du TJP, huit portants croulent sous des dizaines de tenues. Les danseuses et danseurs vont se changer ainsi à vue, en alternance, pour passer d'un tableau à un autre, d'une époque à une autre. Tandis qu'une partie de la troupe enchaîne les danses et les scènes, l'autre partie se change rapidement pour réapparaître costumée, collant ainsi à l'époque dont il est question. Ils seront popstars modernes, ou catcheurs des années soixante, ou Drag Queens des années quatre-vingt-dix, ou bien paysans et paysannes du début du siècle interprétant leurs danses rituelles pieds nus dans une terre trop peu fertile.       <br />
              <br />
       Voyage dans le temps donc pour ce marathon de danse, performance au long cours où les participants sont éliminés les uns après les autres jusqu'au dernier. Un voyage qui retrace, en paroles sur-titrées en français, les grands événements qui ont façonné le Japon moderne, survolant la Deuxième Guerre mondiale et ses kamikazes et ses kaitens (kamikazes en sous-marin, sortes de torpilles humaines), l'occupation américaine (et ses influences musicales et vestimentaires non négligeables) et l'âge d'or des entreprises japonaises dans les années quatre-vingt, quatre-vingt-dix qui furent, à l'époque, des modèles pour le monde entier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91743090-64410775.jpg?v=1760451481" alt="Un siècle de l'histoire du Japon chorégraphié dans "Danse Marathon Express"" title="Un siècle de l'histoire du Japon chorégraphié dans "Danse Marathon Express"" />
     </div>
     <div>
      En moins d'une heure, ce sont un siècle de danses, de musiques japonaises (avec quelques incursions internationales) et de scènes typiques que vont interpréter les jeunes danseurs et danseuses françaises et japonaises. Elles et ils sont excessivement vifs et agiles pour suivre les rapides changements de styles chorégraphiques proposés par Kaori Ito. Changeant de répertoires comme ils changent de costumes, sans nuire au rythme du spectacle. Un rythme soutenu, intense, où l'humour est très souvent présent et une humeur jeune et joyeuse sans cesse bouillonnante.       <br />
              <br />
       Comme un accessoire incongru, sur un côté de la scène et monté sur une petite estrade, sur lequel trône une cuvette de WC. Des toilettes qui ne sont pas là juste pour décorer, mais parce que les toilettes, au Japon, sont parfois le seul endroit où il est possible de se retrouver seul, mais aussi de pouvoir feuilleter un livre… Il est aussi le symbole du rejet que la société peut infliger à certaines individualités et un havre où, régulièrement, un danseur ou une danseuse vient trouver protection.       <br />
              <br />
       Ce spectacle est également une jolie revendication à la liberté, qu'elle soit vestimentaire ou de mœurs. Jupes pour les garçons, drags, liberté des corps participent totalement au spectacle et donnent une image vertigineuse de couleurs et de fantaisie à cette représentation du monde. Au passage, une parité exemplaire règne ici puisqu'ils et elles sont quatre danseuses et quatre danseurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91743090-64410799.jpg?v=1760451806" alt="Un siècle de l'histoire du Japon chorégraphié dans "Danse Marathon Express"" title="Un siècle de l'histoire du Japon chorégraphié dans "Danse Marathon Express"" />
     </div>
     <div>
      Un livre est donc dans ces toilettes. Ce livre est un classique de la littérature japonaise. Et le voyage dans le temps nous emmène finalement là, vers ce conte des années trente, écrit par Kenji Miyazawa, &quot;Les pieds nus de lumière&quot;, qui fait partie de l'inspiration de Kaori Ito pour ce spectacle. C'est l'histoire de deux frères, perdus dans le froid, la neige et les nuages d'une montagne qui leur fait perdre leurs chemins. Sorte d'épreuve qu'ils surmontent ensemble, un conte qui exhorte l'humanité à l'entraide et au courage.       <br />
              <br />
       Et soudain, la profondeur de la pensée vient donner corps à la fantaisie, aux danses, aux rires et faire comprendre que le cœur peut traverser toutes les tragédies de l'Histoire.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au TJP - CDN de Strasbourg.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Danse Marathon Express"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91743090-64410800.jpg?v=1760451861" alt="Un siècle de l'histoire du Japon chorégraphié dans "Danse Marathon Express"" title="Un siècle de l'histoire du Japon chorégraphié dans "Danse Marathon Express"" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en japonais surtitré en français.       <br />
       Direction artistique et chorégraphique : Kaori Ito.       <br />
       Avec : Aokid, Noémie Ettlin, Yu Okamoto, Issue Park, Rinnosuke, Sato Yamada, Ema Yuasa, Léonore Zurflüh.       <br />
       Dramaturgie : Keishi Nagatsuka et Améla Alihodzic.       <br />
       Assistance à la chorégraphie : Adeline Fontaine &amp; Marvin Clech.       <br />
       Lumières : Maki Ueyama, Thibaut Schmitt et ArnO Veyrat.       <br />
       Son : Yuko Nishida et Éric Fabacher.       <br />
       Scénographie : Kaori Ito et Anthony Latuner.       <br />
       Traduction et création sous-titre : Ritsuko Kato.       <br />
       Construction : Anthony Latuner.       <br />
       Coaching Drag Queen : Bibiy Gerodelle.       <br />
       Production TJP CDN Strasbourg Grand Est et KAAT Kanagawa Arts Theater (Japon).       <br />
       À partir de 9 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91743090-64419325.jpg?v=1760452184" alt="Un siècle de l'histoire du Japon chorégraphié dans "Danse Marathon Express"" title="Un siècle de l'histoire du Japon chorégraphié dans "Danse Marathon Express"" />
     </div>
     <div>
      <b>A été représenté du 3 au 11 octobre 2025 au TJP (Théâtre Jeune Public) - CDN, Strasbourg (67).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 et 16 octobre 2025 :</span> CDN de Normandie-Rouen, Rouen (76).       <br />
       <span class="fluo_jaune">17 octobre 2025 :</span> Théâtre de l'Arsenal, Val-de-Reuil (27).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91743090-64410578.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-siecle-de-l-histoire-du-Japon-choregraphie-dans-Danse-Marathon-Express_a4381.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-84495288</guid>
   <title>"Tout va bien" Notre monde emporté par le rire salvateur et désespéré du Groupe Chiendent</title>
   <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 07:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dérision, autodérision et déréliction mènent la haletante sarabande écrite et jouée par Nadège Cathelineau et Julien Frégé… Mais également, dans la profondeur de leur inspiration, une noirceur brûlante mêlée à une trouille monumentale. Bref, un cocktail tonique, coloré et bien corsé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84495288-60335549.jpg?v=1732471118" alt=""Tout va bien" Notre monde emporté par le rire salvateur et désespéré du Groupe Chiendent" title=""Tout va bien" Notre monde emporté par le rire salvateur et désespéré du Groupe Chiendent" />
     </div>
     <div>
      &quot;Tout va bien&quot; se moque allègrement de tout ce qui fait injonction. De ces injonctions qui tapissent tous nos écrans, qu'ils concernent la bouffe, la santé, les comportements, le sexe, les manières, les pensées bien-pensantes, nos besoins, nos désirs, nos manques, nos goûts. Notre époque regorge de tous ces conseils qui sonnent comme des menaces. Les deux créateurs du spectacle s'emparent à la pelle de tous ces mots d'ordre pour inventer deux personnages quasi clownesques pris dans cette avalanche d'injonction qu'ils avalent, digèrent à leur manière, et recrachent à la vitesse de la mitraille.       <br />
              <br />
       Ils sont sur scène dans un simple carré de lumière qui pourrait être la piste d'un cirque vu par l'esprit pratique d'une IA. Jonglant avec les mots, se glissant dans les situations qu'ils modifient à chaque instant, s'amusant d'accessoires multifonctionnels tels que ces habits-tente qu'ils transforment en une sorte de ver géant, matrice gonflée qui les absorbent et les régurgitent, ils forment un duo absurde et grandiloquent qui finit dans une sorte de délire loufoque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84495288-60335550.jpg?v=1732471147" alt=""Tout va bien" Notre monde emporté par le rire salvateur et désespéré du Groupe Chiendent" title=""Tout va bien" Notre monde emporté par le rire salvateur et désespéré du Groupe Chiendent" />
     </div>
     <div>
      Cette fin nuit d'ailleurs à toute la lisibilité du spectacle, quittant la sphère de la critique sociale pour dériver vers l'affabulation grotesque. Mais la représentation à laquelle j'ai assisté était la première au CDN de Rouen, la version présentée fin novembre et début décembre au Théâtre Silvia Montfort aura sans doute gagné en sobriété et en brio.       <br />
              <br />
       Malgré cette partie du spectacle un peu trop longue, &quot;Tout va bien&quot; est un bel, franc et purificateur éclat de rire qui se moque autant des contradictions perturbantes de l'ordre social qui bombarde nos petites vies de principes et de peurs que de nous-mêmes, perdus dans ces vagues de conseils et de tutos qui jouent avec nos convictions comme à la roulette. Au-delà de cette critique salutaire, l'angoisse de ce monde en devenir pulse tout au long des scènes : peur des dérives racistes, des dérèglements de la nature, des violences. Et réussir ceci avec humour relève d'une belle performance qui repose sur le talent de comédien Nadège Cathelineau et Julien Frégé.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu le 16 octobre 2024 au CDN de Normandie-Rouen.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tout va bien"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84495288-60335551.jpg?v=1732471173" alt=""Tout va bien" Notre monde emporté par le rire salvateur et désespéré du Groupe Chiendent" title=""Tout va bien" Notre monde emporté par le rire salvateur et désespéré du Groupe Chiendent" />
     </div>
     <div>
      Conception et écriture : Nadège Cathelineau et Julien Frégé.       <br />
       Mise en scène : Nadège Cathelineau et Julien Frégé.       <br />
       Avec : Nadège Cathelineau et Julien Frégé.       <br />
       Dramaturgie et collaboration artistique : Sephora Haymann.       <br />
       Scénographie, costumes : Élizabeth Saint-Jalmes.       <br />
       Création lumière : Cyril Leclerc.       <br />
       Création son : Ella sombre.       <br />
       Régie générale et lumière : Marie Roussel.       <br />
       Production : Groupe Chiendent.       <br />
       Durée estimée : 1 h 30.       <br />
       Dès 14 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 novembre au 7 décembre 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre Silvia Monfort, La Cabane, Paris 15e, 01 56 08 33 88.       <br />
       <a class="link" href="https://theatresilviamonfort.eu/events/tout-va-bien/" target="_blank">&gt;&gt; theatresilviamonfort.eu</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       29 avril 2025 : Le Tangram - Scène nationale, Évreux (27).       <br />
       13 mai 2025 : La Mégisserie, Saint-Junien (87).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84495288-60335552.jpg?v=1732471204" alt=""Tout va bien" Notre monde emporté par le rire salvateur et désespéré du Groupe Chiendent" title=""Tout va bien" Notre monde emporté par le rire salvateur et désespéré du Groupe Chiendent" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84495288-60335549.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Tout-va-bien-Notre-monde-emporte-par-le-rire-salvateur-et-desespere-du-Groupe-Chiendent_a4088.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-57287683</guid>
   <title>Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées</title>
   <pubDate>Thu, 24 Jun 2021 04:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est à un parcours chorégraphié reliant trois lieux bordelais marqués du sceau d'une originalité faisant fi des attendus ordinaires - L'Atelier des Marches, le Marché de Lerme, La Manufacture CDCN - que nous convie ce soir-là le festival sans tabou de Jean-Luc Terrade.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57287683-42469452.jpg?v=1624469681" alt="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" title="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" />
     </div>
     <div>
      Privé, faute d'avoir pu trouver localement une salle acceptant de l'accueillir, de la programmation de Steven Cohen (sulfureux performeur, chorégraphe, danseur et plasticien originaire d'Afrique du Sud), le Festival présente bien d'autres cordes à son art. Ainsi du talentueux et indomptable danseur chorégraphe brésilien, Volmir Cordeiro, dont "l'invention du corps selon ses désirs" déjoue à l'envi toute tentative de normalisation de la pensée.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"‘Sto:Riz"</strong></span>, de Joachim Maudet, Cie les Vagues, expose deux corps (l'un et l'une) qui, main dans la main, yeux la plupart du temps fermés sur le monde réel, vont découvrir au ralenti les mystères cachés de la mécanique humaine. Leur exploration chorégraphiée au millimètre, toute en nuances, y compris dans les émanations et fragrances que le corps peut laisser échapper (rires brefs, doux ronflements, cris étouffés, bave et plus si affinités), remet en scène - non sans un humour décalé - le vivant enfoui.       <br />
              <br />
       Une héroïque séquence de langues vivantes, surgissant de bouches béantes, rompt la monotonie répétitive d'une performance qui, après avoir d'entrée surpris par son originalité "ventriloqueste", finirait par lasser. Comme si, au-delà de sa créativité indéniable, il lui manquait un carburant suffisant pour tenir la longueur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57287683-42469463.jpg?v=1624469748" alt="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" title="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Au-delà, vu d'ici"</strong></span>, de la Cie La Cavale, offre un parquet nu à "habiter" par une danseuse au port hiératique. Cernée de chaque côté du quadrilatère de bois par les spectateurs se laissant progressivement gagner par sa présence aux effets hypnotiques, elle entreprend une traversée onirique d'un espace prenant vie sous l'impulsion d'un corps dont les plus infimes résonances vibratoires sont captées par des micros placés sous le dance floor. Tantôt repliée au sol, tantôt en extension dans l'espace, glissant à l'horizontal, en élévation, elle évolue en lien avec les sons corrélés d'une table de mixage distillant une nappe sonore l'enveloppant.       <br />
              <br />
       Ainsi, alternant les figures semblant répondre chacune à une nécessité lovée au creux d'elle-même, immobile ou prise dans une vague la roulant dans ses flots, se soulevant sur un bras comme le ferait une figure de proue fière et déterminée, plaquée à terre sous l'effet de la tourmente qui l'assaille, elle est traversée par les accents apaisants ou discordants de la musique électronique faisant corps avec elle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">"Objets inanimés avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?",</span> ce vers de Lamartine extrait de son recueil Harmonies poétiques pourrait "exprimer", comme on le dirait d'un parfum, l'essence de l'alchimie à l'œuvre. En effet, ce sont nos émotions les plus secrètes que mobilise ce ballet subtil interprété par une officiante vêtue d'or et de noir, et qui, par la grâce de sa présence lumineuse, donne vie au plancher de danse. Sans jamais se départir de la grâce qui l'habite, elle accomplit son odyssée sonore avec une sensibilité troublante. Un délicat moment "d'harmonie poétique", une fête des sens à savourer pudiquement, ou pas, à sa guise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57287683-42469582.jpg?v=1624470854" alt="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" title="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Époque"</strong></span>, de Volmir Cordeiro et Marcela Santander Corvalán, d'emblée extirpe chacun de sa zone de confort artistique. En effet, au vu du décor décalé - une guirlande de fleurs sagement alignées en fond de plateau évoquant un ballet ringard - et des deux créatures "art- typiques" se tenant immobiles dos à lui, on pressent que la cérémonie chorégraphiée va réserver quelques surprises… Doux euphémisme au regard de cette traversée incandescente du XXe siècle féministe mettant en abyme quelques-unes de ses figures de proue, au premier rang desquelles Joséphine Baker sans omettre la très sulfureuse Anita Berber et ses "Danses du vice, de l'horreur et de l'extase".       <br />
              <br />
       L'homme au crâne rasé et au sourire énigmatique, vêtu d'une robe noire qu'il lisse timidement avec grande application sur ses jambes, dont l'une est gainée d'un bas bariolé, trouble d'emblée par l'inquiétante étrangeté qui s'en échappe. En effet, il semble réunir dans le même corps, la gestuelle dictée à la gent féminine par la domination patriarcale distribuant de manière outrageusement clivée les postures attendues de chaque sexe, et, dans le même temps, une critique au vitriol de ces clichés d'un autre temps. Quant à la femme, elle exhibe fièrement sa féminité dans une tenue de boxeuse prête à faire le coup de poing.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57287683-42469589.jpg?v=1624470914" alt="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" title="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" />
     </div>
     <div>
      Quand ils s'animent, nous toisant du regard, ils explorent en parallèle leurs corps respectifs, posant ostensiblement la main sur leurs parties génitales, embrassant à pleine bouche voluptueuse leurs doigts. Quand sortant de toute &quot;réserve&quot;, l'homme saute en l'air, sa robe remonte sur ses cuisses libérant alors des attributs masculins manifestes, la femme, elle, cognant sur le sol et les murs tel un fier-à-bras, les deux affichant des grimaces simiesques tout en tendant ostentatoirement la main vers le public pour faire mine d'obtenir quelques sous récompensant leurs pitreries à haute valeur désacralisante.       <br />
              <br />
       Parodier, déstructurer, travailler au corps les visions établies pour les faire imploser joyeusement de l'intérieur, tel est l'objet du projet &quot;scandaleux&quot; questionnant non seulement les valeurs conservatrices de la société, mais aussi celles de &quot;l'idéal de la danse&quot;. La mécanique libératrice s'emballe sans jamais fléchir jusqu'à la ludique &quot;mise à nu&quot; des protagonistes d'une pièce où l'esprit libertaire corrosif vient déconstruire tous les attendus des genres, y compris de celui chorégraphié. Quant à la scène des saluts déclinés en boucle, elle mériterait amplement ici s'il n'était galvaudé le qualificatif de &quot;jubilatoire&quot;.       <br />
              <br />
       Un très grand moment de liberté artistique recouvrée, ponctuée de gentillets bras d'honneur, minauderies, selfies et autres citations (ir)respectueuses, pour in fine donner lieu à un défilé de pancartes arborant &quot;Fora Bolsonaro ! Dégage Bolsonaro !&quot;… rappelant ainsi aux distraits que l'Art peut être aussi pour les artistes (qui en font profession) et les spectateurs (qui en sont les regardeurs actifs) une manière de résister au totalitarisme, sous tous ses visages et toutes ses latitudes, et ce, quelle que soit l'Époque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57287683-42470098.jpg?v=1624474303" alt="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" title="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" />
     </div>
     <div>
      <b>Vu dans le cadre du Festival Trente Trente de Bordeaux-Métropole (du 8 juin au 3 juillet 2021), lors du Parcours du samedi 19 juin.</b>       <br />
              <br />
       <b>&quot;‘Sto:Riz&quot;       <br />
       De Joachim Maudet, Cie les Vagues.       <br />
       Création 2019.</b>       <br />
       À L'Atelier des Marches, Le Bouscat (17 h).       <br />
       Chorégraphie : Joachim Maudet.       <br />
       Avec : Sophie Lèbre et Joachim Maudet.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Au-delà, vu d'ici&quot;       <br />
       De la Cie La Cavale.       <br />
       Création 2021.</b>       <br />
       Au Marché de Lerme, Bordeaux (18 h 30).       <br />
       Conception, chorégraphie, interprétation : Julie Coutant.       <br />
       Conception, chorégraphie : Éric Fessenmeyer.       <br />
       Conception installation sonore : Thomas Sillard.       <br />
       Régie, jeu (en alternance) : Thomas Sillard, Raphaël Guitton.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57287683-42470110.jpg?v=1624474437" alt="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" title="Festival Trente-Trente "‘Sto:Riz", "Au-delà, vu d'ici", "Époque", danse en trois temps, sarabandes déliées" />
     </div>
     <div>
      Construction dispositif scénographique : Daniel Péraud.       <br />
       Conception dispositif lumière : Éric Seldubuisson.       <br />
       Regard complice : Anthony Thibault.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Époque&quot;       <br />
       De Volmir Cordeiro et Marcela Santander Corvalán.       <br />
       Création 2015.</b>       <br />
       À La Manufacture CDCN, Bordeaux (20 h 15).       <br />
       Chorégraphie, interprétation : Volmir Cordeiro et Marcela Santander Corvalán.       <br />
       Création lumière : Maël Guiblin.       <br />
       Durée : 40 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57287683-42469452.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Sto-Riz--Au-dela-vu-d-ici--Epoque--danse-en-trois-temps-sarabandes-deliees_a2977.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
