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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer</title>
   <pubDate>Mon, 16 Feb 2026 10:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Deux scientifiques issus de la G.I.R.A.F.E, Groupe Interdisciplinaire de Recherche pour l'Accession aux Fonctions Electorales, ou encore Groupe International de Recherche pour Automatiquement Fédérer les Electeurs, prétendent avoir trouvé une méthode, qui, si elle est suivie à la lettre, permet d'emporter n'importe quelle élection.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94378510-65800922.jpg?v=1746544421" alt=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      S'encombrant assez peu d'éthique, tous deux transmettent à un parterre de futurs(es) candidats(es) (le public) tous les outils nécessaires pour réussir une campagne. En prenant exemple sur les grandes personnalités politiques de notre époque, ils répondent aux questions que tout candidat doit se poser s'il espère l'emporter.       <br />
              <br />
       Il ne faut pas nous étonner de la programmation déjà pléthorique de ce spectacle, ni de celle à venir, car le contenu en vaut vraiment la peine, profond, intelligent et interprété avec brio. Mais quelle est la raison profonde de cet engouement ? Quels sont les ingrédients savamment dosés qui font de cette comédie un véritable succès ?       <br />
              <br />
       Et si, à bien y regarder, il s'agissait là d'une explication &quot;purement&quot; didactique et largement pédagogique ? Certes, cela ne surgit pas immédiatement au début du spectacle, ni même plus tard d'ailleurs, car l'écriture et la dramaturgie de Sébastien Valignat et Logan de Carvalho sont, ô combien, fines et subtiles : le public – officieusement de futurs candidats à des élections politiques –, assiste à une vraie-fausse conférence savamment menée par Sébastien Valignat, lui-même, dans le rôle de Bruno Fitou, et Adeline Benamara dans celui de Jane Corrida, linguiste, sémiologue, chercheuse aux Universités de Yale, Cambridge et… Limoges.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94378510-65800923.jpg?v=1746544454" alt=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, le ton est donné. L'humour décalé sera de mise, mais le propos extrêmement profond et sérieux. <span style="font-style:italic">&quot;Le rire me semble un outil nécessaire et efficace dans la vulgarisation&quot;</span>, précise le comédien-dramaturge.       <br />
              <br />
       &quot;Comment accéder au pouvoir dans un État démocratique&quot; ? Tel est le premier débat qui sera soulevé par les deux conférenciers qui s'emparent par ce biais, grâce à une rhétorique bien huilée, de questionnements profonds largement inspirés du célèbre traité de Schopenhauer, &quot;L'Art d'avoir toujours raison&quot;, mais aussi du &quot;Petit cours d'autodéfense intellectuelle&quot; de Normand Baillargeon, &quot;Le Pouvoir rhétorique&quot; de Clément Viktorovitch, ou encore de &quot;60 stratagèmes pour clouer le bec à votre interlocuteur&quot; de Nicolas Tenaillon.       <br />
              <br />
       La démarche de Sébastien Valignat, à la tête de la Compagnie Cassandre depuis 2010, est de mettre l'accent dans ses spectacles sur un questionnement, un étonnement, une inquiétude, et de concevoir des &quot;comédies documentées&quot;, démarche pour le moins singulière en lisière des écritures du réel et immersion dans la lecture de matériaux scientifiques. Il travaille avec des autrices et des auteurs que la question intéresse et, ensemble, ils construisent une pièce qui donne une dimension dramatique à la question.       <br />
              <br />
       L'idée est fort ingénieuse. Il ne pouvait en être autrement le concernant, lui qui a suivi un cursus scientifique et qui a été admis au Capes de Maths… Mais à l'enseignement, il a préféré le théâtre… Bien lui en a pris, car cette dernière pièce est un bijou créatif hors pair. Derrière cette vraie-fausse conférence centrée, cette fois-ci, sur le monde de la politique, se cachent bien subtilement les notions de rhétorique et d'éloquence !       <br />
              <br />
       La politique n'est-elle pas la sphère par excellence du Verbe, du discours et de l'acte de parole le plus ostentatoire et le plus médiatisé ? Cette dimension accordée à l'acte de parole n'est pas pour nous déplaire, car, dans notre monde qui vacille à de nombreux égards, il serait urgent que le Verbe et le Discours soient reconsidérés à leur juste place, eux qui ne sont plus guère enseignés sur les bancs de l'école. Ou si peu !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94378510-65800924.jpg?v=1746544478" alt=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      Le pari était osé. Bruno Fitou et Jane Corrida vont-ils réussir leur pari auprès des futurs candidats ? Sébastien Valignat, Logan de Carvalho et Adeline Benamara vont-ils parvenir à convaincre les spectateurs du pouvoir bien souvent délétère et manipulateur de l'acte de parole ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le point de départ de cette nouvelle création, c'est une inquiétude liée à ce qui me semble être une défiance grandissante vis-à-vis de tout discours, du discours politique notamment. Le CEVIPOP parle de &quot;décennie noire&quot; à ce titre, mais ce n'est pas le seul concerné malheureusement. Le discours scientifique aussi, qui a fait l'objet de totales désinformations au moment de la covid. Notre rapport à la vérité n'a pas fini d'être altéré&quot;</span>, commente l'auteur.       <br />
              <br />
       Le résultat autour de cette réflexion ô combien essentielle de nos jours est très probant. La complicité entre Sébastien Valignat et Adeline Benamara est visible et fructueuse, eux dont le métier est en partie l'acte de parole et, de préférence, la maîtrise de cette dernière. La présence d'écrans éloquents vient appuyer leurs propos de façon très convaincante. Adeline Benamara est virevoltante de justesse dans son rôle de conférencière surdiplômée &quot;triangulant&quot; et se glosant de mots, de mots, encore de mots…       <br />
              <br />
       Maîtriser son sujet, Sébastien Valignat et Logan de Carvalho l'ont fait brillamment et, si à la sortie du spectacle, vous retenez qu'il est vital que vous sachiez garder un esprit critique, en éveil XXL, sur le monstre médiatique des réseaux sociaux et appréhendiez aussi les méandres de la langue de bois, votre journée devrait être lumineuse et largement ensoleillée. <span style="font-style:italic">&quot;Il faut refuser d'accorder la moindre virgule, le moindre mot à cette entreprise d'exténuation du langage et d'atténuation des cœurs&quot;,</span> souligne le dramaturge.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Art d'avoir toujours raison"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94378510-65800925.jpg?v=1746544501" alt=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      Texte : Logan de Carvalho et Sébastien Valignat.       <br />
       Mise en scène : Sébastien Valignat.       <br />
       Direction d'acteurs : Guillaume Motte.       <br />
       Avec : Maïa Le Fourn et David Guez.       <br />
       Son : Benjamin Furbacco.       <br />
       Vidéo : Benjamin Furbacco et Clément Fessy.       <br />
       Lumières et scénographie : Dominique Ryo.       <br />
       Costumes : Bertrand Nodet.       <br />
       Production : Ki M'aime Me Suive  et la Compagnie Cassandre.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 janvier au 30 mai 2026.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi à 21 h et samedi à 18 h 30.       <br />
       Mardi à 19 h à partir du 24 mars. Relâche : 20 février et 12 mai 2026.       <br />
       Théâtre Tristan Bernard, 64, rue du Rocher, Paris 8ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 45 22 08 40.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0003/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0003&EventId=130" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatretristanbernard.fr/" target="_blank">>> theatretristanbernard.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94378510-65800924.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Art-d-avoir-toujours-raison-Et-si-le-theatre-avait-la-possibilite-de-changer-la-realite-ou-du-moins-de-l-influencer_a4480.html</link>
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   <title>•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer</title>
   <pubDate>Tue, 06 May 2025 17:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Deux scientifiques issus de la G.I.R.A.F.E, Groupe Interdisciplinaire de Recherche pour l'Accession aux Fonctions Electorales, ou encore Groupe International de Recherche pour Automatiquement Fédérer les Electeurs, prétendent avoir trouvé une méthode, qui, si elle est suivie à la lettre, permet d'emporter n'importe quelle élection.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88378474-62606577.jpg?v=1746544421" alt="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      S'encombrant assez peu d'éthique, tous deux transmettent à un parterre de futurs(es) candidats(es) (le public) tous les outils nécessaires pour réussir une campagne. En prenant exemple sur les grandes personnalités politiques de notre époque, ils répondent aux questions que tout candidat doit se poser s'il espère l'emporter.       <br />
              <br />
       Il ne faut pas nous étonner de la programmation déjà pléthorique de ce spectacle, ni de celle à venir, car le contenu en vaut vraiment la peine, profond, intelligent et interprété avec brio. Mais quelle est la raison profonde de cet engouement ? Quels sont les ingrédients savamment dosés qui font de cette comédie un véritable succès ?       <br />
              <br />
       Et si, à bien y regarder, il s'agissait là d'une explication &quot;purement&quot; didactique et largement pédagogique ? Certes, cela ne surgit pas immédiatement au début du spectacle, ni même plus tard d'ailleurs, car l'écriture et la dramaturgie de Sébastien Valignat et Logan de Carvalho sont, ô combien, fines et subtiles : le public – officieusement de futurs candidats à des élections politiques –, assiste à une vraie-fausse conférence savamment menée par Sébastien Valignat, lui-même, dans le rôle de Bruno Fitou, et Adeline Benamara dans celui de Jane Corrida, linguiste, sémiologue, chercheuse aux Universités de Yale, Cambridge et… Limoges.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88378474-62606578.jpg?v=1746544454" alt="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, le ton est donné. L'humour décalé sera de mise, mais le propos extrêmement profond et sérieux. <span style="font-style:italic">&quot;Le rire me semble un outil nécessaire et efficace dans la vulgarisation&quot;</span>, précise le comédien-dramaturge.       <br />
              <br />
       &quot;Comment accéder au pouvoir dans un État démocratique&quot; ? Tel est le premier débat qui sera soulevé par les deux conférenciers qui s'emparent par ce biais, grâce à une rhétorique bien huilée, de questionnements profonds largement inspirés du célèbre traité de Schopenhauer, &quot;L'Art d'avoir toujours raison&quot;, mais aussi du &quot;Petit cours d'autodéfense intellectuelle&quot; de Normand Baillargeon, &quot;Le Pouvoir rhétorique&quot; de Clément Viktorovitch, ou encore de &quot;60 stratagèmes pour clouer le bec à votre interlocuteur&quot; de Nicolas Tenaillon.       <br />
              <br />
       La démarche de Sébastien Valignat, à la tête de la Compagnie Cassandre depuis 2010, est de mettre l'accent dans ses spectacles sur un questionnement, un étonnement, une inquiétude, et de concevoir des &quot;comédies documentées&quot;, démarche pour le moins singulière en lisière des écritures du réel et immersion dans la lecture de matériaux scientifiques. Il travaille avec des autrices et des auteurs que la question intéresse et, ensemble, ils construisent une pièce qui donne une dimension dramatique à la question.       <br />
              <br />
       L'idée est fort ingénieuse. Il ne pouvait en être autrement le concernant, lui qui a suivi un cursus scientifique et qui a été admis au Capes de Maths… Mais à l'enseignement, il a préféré le théâtre… Bien lui en a pris, car cette dernière pièce est un bijou créatif hors pair. Derrière cette vraie-fausse conférence centrée, cette fois-ci, sur le monde de la politique, se cachent bien subtilement les notions de rhétorique et d'éloquence !       <br />
              <br />
       La politique n'est-elle pas la sphère par excellence du Verbe, du discours et de l'acte de parole le plus ostentatoire et le plus médiatisé ? Cette dimension accordée à l'acte de parole n'est pas pour nous déplaire, car, dans notre monde qui vacille à de nombreux égards, il serait urgent que le Verbe et le Discours soient reconsidérés à leur juste place, eux qui ne sont plus guère enseignés sur les bancs de l'école. Ou si peu !
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     </div>
     <div>
      Le pari était osé. Bruno Fitou et Jane Corrida vont-ils réussir leur pari auprès des futurs candidats ? Sébastien Valignat, Logan de Carvalho et Adeline Benamara vont-ils parvenir à convaincre les spectateurs du pouvoir bien souvent délétère et manipulateur de l'acte de parole ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le point de départ de cette nouvelle création, c'est une inquiétude liée à ce qui me semble être une défiance grandissante vis-à-vis de tout discours, du discours politique notamment. Le CEVIPOP parle de &quot;décennie noire&quot; à ce titre, mais ce n'est pas le seul concerné malheureusement. Le discours scientifique aussi, qui a fait l'objet de totales désinformations au moment de la covid. Notre rapport à la vérité n'a pas fini d'être altéré&quot;</span>, commente l'auteur.       <br />
              <br />
       Le résultat autour de cette réflexion ô combien essentielle de nos jours est très probant. La complicité entre Sébastien Valignat et Adeline Benamara est visible et fructueuse, eux dont le métier est en partie l'acte de parole et, de préférence, la maîtrise de cette dernière. La présence d'écrans éloquents vient appuyer leurs propos de façon très convaincante. Adeline Benamara est virevoltante de justesse dans son rôle de conférencière surdiplômée &quot;triangulant&quot; et se glosant de mots, de mots, encore de mots…       <br />
              <br />
       Maîtriser son sujet, Sébastien Valignat et Logan de Carvalho l'ont fait brillamment et, si à la sortie du &quot;11&quot;, vous retenez qu'il est vital que vous sachiez garder un esprit critique en éveil XXL sur le monstre médiatique des réseaux sociaux et appréhendiez aussi les méandres de la langue de bois, votre Festival d'Avignon sera lumineux et largement ensoleillé.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Il faut refuser d'accorder la moindre virgule, le moindre mot à cette entreprise d'exténuation du langage et d'atténuation des cœurs&quot;,</span> souligne le dramaturge. L'Off d'Avignon existe aussi et surtout pour que de telles productions émergent.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
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     <div><b>"L'Art d'avoir toujours raison"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88378474-62606602.jpg?v=1746544501" alt="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sébastien Valignat et Logan de Carvalho.       <br />
       Mise en scène : Sébastien Valignat, assisté de Guillaume Motte.       <br />
       Avec : Adeline Benamara et Sébastien Valignat.       <br />
       Son : Benjamin Furbacco.       <br />
       Vidéo : Benjamin Furbacco et Clément Fessy.       <br />
       Lumières et scénographie : Dominique Ryo.       <br />
       Costumes : Bertrand Noblet.       <br />
       Par la Compagnie Cassandre.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 24 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 40. Relâche le vendredi.       <br />
       Théâtre 11 • Avignon, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 20 10.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@11avignon.com')" >contact@11avignon.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">>> 11avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       5 septembre 2025 : Théâtre des Cordeliers, Annonay (07).       <br />
       12 septembre 2025 : Théâtre, Crolles (38).       <br />
       Du 30 septembre au 2 octobre 2025 : Villeneuve D'Ascq (59).       <br />
       Mai 2026 : Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88378474-62606577.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-L-Art-d-avoir-toujours-raison-Et-si-le-theatre-avait-la-possibilite-de-changer-la-realite-ou-du-moins-de-l_a4211.html</link>
  </item>

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   <title>"Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale</title>
   <pubDate>Thu, 19 Sep 2019 08:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le monde a changé… Pour sûr… Louise s'en est aperçu et son métier d'enfileuse de baleines à la manufacture de parapluies paraît désuet face à l'univers numérique, à Internet et ses influenceurs. C'est cette dernière "profession" ô combien digitale qu'a choisie son fils Antoine, ex-sportif devenu Youtuber. Entre eux, c'est comme sur le Web, les relations sont de plus en plus virtuelles, voire conflictuelles, nourries d'incompréhensions générationnelles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37430012-33056787.jpg?v=1568876045" alt=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" title=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" />
     </div>
     <div>
      Dans cette société du paraître, du non-sens, du faire semblant, le bon sens n'a plus guère sa place. Louise, elle, en a et l'exprime sans compter pour mettre en évidence les travers, les contradictions et autres absurdités de cette société qui finira par remplacer l'individu par son avatar numérique.       <br />
              <br />
       Alors, femme d'opinion aux idées franches, simples et pleines de bon sens (justement !), elle se lance le pari d'une candidature aux élections municipales… Fortes de réelles convictions et préoccupations sociales et environnementales aux ancrages locaux, renforçant sa détermination d'une récente, nouvelle et jeune amitié ouvrière, elle construit son projet sur le terreau de l'opposition de son rejeton, tout en semant l'espoir d'un retour affectif de ce dernier dans le cœur aimant maternel… Ici est besoin de revêtir l'habit de spectateur pour en connaître le dénouement et découvrir d'autres péripéties !       <br />
              <br />
       Louise est indéniablement un rôle écrit pour Myriam Boyer… Qui lui convient remarquablement bien car faisant appel à ses talents particuliers de comédienne que sont une extrême générosité, une interprétation sereine et sincère du personnage qu'elle habite à merveille. Un jeu &quot;nature/naturel&quot; 100 % maîtrisé, plein de densité et d'empathie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37430012-33056802.jpg?v=1568876090" alt=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" title=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" />
     </div>
     <div>
      Le bon sens versus le non-sens virtuel. Le faire pour de vrai contre le faire semblant. Tout dans sa posture respire la volonté passionnée de ceux qui ont gardé les pieds sur terre, avec cette sensibilité, cette fragilité qui forge une forme d'humanité. C'est d'ailleurs &quot;Summertime&quot; chantée par la sublime et irremplaçable Janis Joplin qui fait le lien musical entre les scènes.       <br />
              <br />
       Ses deux compagnons de plateau, Prune Lichtlé (Jacqueline, la copine de l'usine) et Guillaume Viry (Antoine, le fils), usant d'une même science, d'un talent identique, sont au diapason de la virtuosité paisible de Myriam Boyer. Tous les trois expriment sans excès mais avec assurance les situations, émotionnelles quand il le faut, plus rageuses quand les discussions sont sur le terrain du conflit. La mise en scène d'Emmanuel Robert-Espalieu est en cohérence avec son texte, certes assez classique, dans un décor très réaliste, mais au service de ses comédiens, ne tombant jamais dans des effets redondants, usant de ce qu'il faut de vidéo pour exprimer un lieu. La sobriété se révèle être ici un art !       <br />
              <br />
       De la belle ouvrage, un spectacle bourré d'humanité qui donne du baume au cœur… Idéal pour cette rentrée aux accents parfois anxiogènes…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Louise au parapluie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37430012-33056821.jpg?v=1568876221" alt=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" title=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" />
     </div>
     <div>
      Texte : Emmanuel Robert-Espalieu.       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Robert-Espalieu.       <br />
       Avec : Myriam Boyer, Prune Lichtlé, Guillaume Viry.       <br />
       Décors : Jean-Michel Adam.       <br />
       Lumières : Charles Degenève.       <br />
       Costumes : Camille Duflos.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 10 septembre 2019.</span>       <br />
       En septembre :       <br />
       du mardi au samedi 20 h - dimanche 17 h       <br />
       En octobre :       <br />
       mardi mercredi 20 h - jeudi vendredi et samedi 21 h 30 - dimanche 15 h 30.       <br />
       Théâtre du Gymnase - Marie Bell, Petit Gymnase, Paris 10e, 01 42 46 79 79.       <br />
       <a class="link" href="http://theatredugymnase.paris/louise-au-parapluie/" target="_blank">&gt;&gt; theatredugymnase.paris</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/37430012-33056787.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Louise-au-parapluie-Activisme-municipal-pour-reconquete-filiale_a2544.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée</title>
   <pubDate>Wed, 23 Jan 2019 11:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La pièce raconte la phase finale des élections anglaises de 1992 lors de laquelle le parti travailliste, donné vainqueur jusqu'aux dernières minutes, échoua face aux conservateurs menés par John Major.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815750.jpg?v=1548242220" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      L'auteur David Hare s'inspire de ces faits réels, dont il a suivi tous les événements de campagne, pour dresser un réquisitoire sans pitié sur le monde de la politique anglaise et, plus généralement, sur les dérives que les grands partis politiques européens effectuent pour se prostituer auprès des pouvoirs médiatiques de plus en plus puissants.       <br />
              <br />
       Dans le cercle étroit de la garde rapprochée du candidat travailliste George Jones, où s'agitent divers conseillers mais surtout les fidèles de la première heure, arrive une nouvelle conseillère en communication. L'image et le discours sont au centre des préoccupations.       <br />
              <br />
       Entre le chef du parti et son second, c'est une joute de fraternels ennemis qui se joue, mais surtout une soumission totale dans les déclarations faites à la presse, aux paroles communes, aux discours préétablis et aux interdits de sujet : le discours du parti sur les grands thèmes sociétaux doit être non seulement concordant mais identique à la syllabe près. Non, nous ne sommes pas dans un régime totalitaire, mais dans un l'un des fleurons historiques de la démocratie : l'Angleterre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815767.jpg?v=1548242252" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      Nous voici dans la petite cuisine des coulisses de ceux qui visent le pouvoir. Mais aussi dans la dénonciation de l'emprise des médias qui privilégient la forme sur le contenu au point que le contenu politique lui-même devient plus un argument de vente que de conviction. Les coulisses, dans la politique comme au théâtre, sont des no man's land à mi-chemin entre l'intime et le public : un lieu trouble où l'angoisse et la frénésie peuvent exploser, mais où l'on ne sait pas toujours si ce qui s'y déroule est réel ou joué.       <br />
              <br />
       Aurélie Van Den Daele use du procédé de retransmissions en direct sur un écran géant qui domine la scène pour évoquer cet entre-deux où le sincère fait des galipettes avec le factice. Toute la mise en scène est une circulation entre des couloirs, un arrière-plan vitré et le plateau représentant le bureau de campagne, froid et fonctionnel. Des inserts en très gros plans dévoilent ou doublent les scènes, les apartés. Une manière de démultiplier les angles, de créer une frénésie d'images et de sons, de mettre en mouvement permanent les différents épisodes de cette envolée vers la victoire où les petites guerres et les jeux d'influences ne font que proliférer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815780.jpg?v=1548242274" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      À vouloir tout montrer, tout animer, la pièce et la mise en scène tendent pourtant à faire beaucoup de bruit pour rien (puisqu'il est beaucoup fait référence à Shakespeare). On s'attache au détail, on évite les fractures, et cette volonté cinématographique de rythme, de course, de construction en montage digne d'un thriller télé fait spectacle : c'est un show, que le texte lui-même dénonce.       <br />
              <br />
       Cela ne touche en rien la qualité du travail scénographique, filmique, sonore, très léché, ni l'extrême et totalement convaincante implication des comédiens qui, en virtuoses, passent du jeu avec la caméra au jeu pour le public en salle. Un bel écrin pour une belle danse, mais dont les qualités formelles effacent la cruauté et la violence de la politique et de la guerre médiatique évoquées ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'absence de guerre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815788.jpg?v=1548242303" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      Texte : David Hare.       <br />
       Traduction : Dominique Hollier.       <br />
       Mise en scène : Aurélie Van Den Daele, artiste associée du théâtre de l'Aquarium.       <br />
       Avec : Émilie Cazenave, Grégory Corre, Julien Dubuc (cadreur plateau), Grégory Fernandes, Julie le Lagadec, Alexandre le Nours, Sidney Ali Mehelleb, Marie Quiquempois, Victor Veyron.       <br />
       Collaboration artistique : Mara Bijeljac.       <br />
       Scénographie lumière/vidéo, son : Collectif Invivo (Chloé Dumas, Julien Dubuc, Grégoire Durrande).       <br />
       Binôme scénographie : Charles Boinot.       <br />
       Costumes : Élisabeth Cerqueira.       <br />
       Stagiaires assistants : Thibaut Besnard &amp; Pauline Labib.       <br />
       Par le Deug Doen Group.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 janvier au 3 février 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Aquarium, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 99 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30021075-28815750.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-absence-de-guerre-Une-cuisine-politique-anglaise-peu-epicee_a2328.html</link>
  </item>

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   <title>Exposition Électeurs on vous Trompe !</title>
   <pubDate>Mon, 20 Mar 2017 08:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Alain Weill</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Scam, l’Association Scam-Vélasquez et Alain Weill présentent une exposition d’affiches électorales, à l’aune de la période des élections présidentielles de 2017. Collectés depuis des décennies, la plupart de ces documents sont devenus rares.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11418069-19053332.jpg?v=1489994981" alt="Exposition Électeurs on vous Trompe !" title="Exposition Électeurs on vous Trompe !" />
     </div>
     <div>
      L'affiche et le suffrage universel masculin sont tous deux enfants de la 2e moitié du XIXe siècle. L'affiche électorale, qui voit le jour, n'a jamais eu de prétention artistique : presque toujours typographique, imprimée sur du papier de dernière qualité, elle avait pour seul but de faire connaître aux électeurs le programme du candidat - et l'indigence du discours politique ne date pas d'aujourd'hui !       <br />
              <br />
       Dans cet océan de médiocrité, on peut cependant trouver quelques bijoux d'insolence non conformiste. Nous en avons réuni ici quelques-uns qui forment un ensemble assez réjouissant.       <br />
              <br />
       Nous proposons une promenade chronologique pour parcourir l'exposition.       <br />
       Le plus ancien document - et probablement le plus décalé -  est la profession de foi de Paulin Gagne pour les élections de 1869 : &quot;J'aspire à devenir le décrotteur du monde&quot;. C'était un authentique fou littéraire <span style="font-style:italic">(1)</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11418069-19053439.jpg?v=1489995078" alt="Exposition Électeurs on vous Trompe !" title="Exposition Électeurs on vous Trompe !" />
     </div>
     <div>
      Vient ensuite le formidable coup de pied au cul donné à Badinguet - alias Napoléon III -  donné par les pères fondateurs de la IIIe République. Un humour féroce et ironique qui caractérise l'époque et qui devient à Montmartre délirant, insolent et ravageur. Tous les marginaux s'y retrouvent et choisissent rapidement, pour donner une large diffusion à leurs canulars, l'affiche politique. En tête, bien sûr, Rodolphe Salis, fondateur du Cabaret du Chat Noir, inventeur auto-proclamé de Montmartre.       <br />
       Dans son programme loufoque on trouve, à y regarder de près, quelques propositions intéressantes.       <br />
              <br />
       Alphonse Allais - rédacteur en chef du magazine &quot;Le Chat Noir&quot; -  ne se présente pas directement mais par l'entremise d'un de ses personnages &quot;Le captain cap&quot; <span style="font-style:italic">(2)</span>. Son programme anti-européen et anti-bureaucratique laisse rêveur. Narcisse Lebeau (joli pseudonyme), chansonnier et ami proche d'Alphonse Allais se moque avec une ironie grinçante du népotisme politique.       <br />
              <br />
       Toujours battant le pavé montmartrois, on trouve d'autres farfelus qui ne sont pas passés à la postérité : Marius Rety et Léon Hayard proposent deux candidats pour le prix d'un ! Les deux compères étaient des piliers des cabarets montmartrois. Le second, roi des camelots, était un prolifique éditeur de la littérature de trottoir. On ne saura sans doute pratiquement jamais rien de Jean-Mangetout, vidangeur… sa proposition de scrutin par rue, si elle vise des personnalités en vue, est simplement incompréhensible.       <br />
              <br />
       Mais il n'y a pas à Montmartre que des candidatures bidon : le grand chansonnier Aristide Bruant <span style="font-style:italic">(3)</span>, prolifique compositeur de chansons sur la misère et la pègre parisiennes y va pour de vrai et trousse son affiche en forme de chanson. Le père peinard <span style="font-style:italic">(4)</span>, publication anarchiste, ne présente bien sûr pas de candidats mais profite cependant des périodes électorales pour imprimer de virulents pamphlets.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11418069-19053447.jpg?v=1489995108" alt="Exposition Électeurs on vous Trompe !" title="Exposition Électeurs on vous Trompe !" />
     </div>
     <div>
      Enfin, pour clore cette avant-guerre, un dernier canular pataphysique (et un candidat qui ne s'est jamais présenté) : le père Ubu, en personne !       <br />
              <br />
       Avec la grande guerre, cette forme d'humour disparaît. Les surréalistes auraient sans doute pu prendre la relève s'ils n'avaient pas pris la politique au sérieux. De candidatures fantaisistes, fort peu - ce pourquoi, bien qu'il ne s'agisse que d'une affichette, nous avons tenu à rendre hommage à Ferdinand Lop, candidat à toutes les élections, qui fit la joie des étudiants au quartier latin.       <br />
              <br />
       Maurice de Rothschild, lui, ne plaisante pas et ose, avec son slogan &quot;mon nom est mon programme&quot;, l'affiche sans doute la plus culottée jamais conçue. La IVe République s'enferme dans le ronron d'affiches anti-communistes, gaullistes (ou anti) jusqu'à ce que tout explose en mai 68 où une jeune génération retrouve la férocité des dessinateurs de &quot;L'Assiette au beurre&quot; à la fin du XIXe siècle.        <br />
              <br />
       Les couvertures de &quot;Charlie Hebdo&quot; conçues comme des affiches, sont effectivement placardées dans les kiosques. Reiser, Gébé, Cabu et toute l'équipe s'en donnent à cœur joie pour dénoncer une république podagre ! Le premier, pour le P.S. en Bretagne, Alain le Quernec met en garde contre Le Pen ; quant à la candidature de Coluche, elle ne fait pas rire du tout la classe politique !       <br />
              <br />
       Plus près de nous, Sarkozy, obsédé qu'il est par le pouvoir, alors que l'affiche militante se meurt, a singulièrement celui d'inspirer quelques réactions bien venues. Gaspard Delanoë, enfin, doit être remercié pour avoir osé faire une affiche, pour rire, dans une époque où on ne rit (presque) plus.       <br />
              <br />
       En réunissant ces quelques affiches, pour beaucoup de fantaisie, nous ne nous doutions pas qu'avec la campagne électorale qui s'ouvre la réalité avait des chances de dépasser la fiction !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11418069-19053541.jpg?v=1489995743" alt="Exposition Électeurs on vous Trompe !" title="Exposition Électeurs on vous Trompe !" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Toutes les affiches proviennent de la collection d'Alain Weill à l'exception de celles portant une pastille rouge qui ont été prêtées par Guillaume Zorgbibe que nous remercions ici.       <br />
              <br />
       (1) André Blavier. &quot;Les fous littéraires&quot; p. 687 et suivantes. Hengri Veyrier. Paris - 1982.       <br />
       (2) On peut se régaler à la lecture de &quot;Le captain cap&quot; d’Alphonse Allais réédité dans la collection 10/18.       <br />
       (3) Avec l’âge, il vire à un populisme nauséabond. Il recueille 525 voix et se retire dans son château de Courtenay.       <br />
       (4) Animé par Émile Pouget, dans un style joyeusement argotique, &quot;Le père peinard&quot; paraît de 1889 à début 1894. Les &quot;Lois scélérates&quot; votées en 1893 contre les anarchistes l’obligent à s’exiler à Londres.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Exposition du 21 mars 2017 au 26 mai 2017 à la Scam,</span>       <br />
       5, avenue Vélasquez, Paris 8e - Métro Villiers.       <br />
       Entrée libre sur présentation à l’accueil.       <br />
       Du lundi au vendredi, de 10 h à 17 h 30.       <br />
       Tél. : 01 56 69 58 58.       <br />
       <a class="link" href="http://www.scam.fr" target="_blank">&gt;&gt; scam.fr/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11418069-19053332.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Exposition-Electeurs-on-vous-Trompe-_a1769.html</link>
  </item>

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