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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-09T03:00:01+02:00</dc:date>
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   <title>"Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho</title>
   <pubDate>Mon, 27 Apr 2026 20:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une création de Hugo Collin, mise en scène par Veig Bassili, un personnage, mi-réel et mi-construit, raconte ses jeunes années dans une école où l'exigence et la performance sont de sévères piliers. Dans une ambivalence entre chute et réussite, peur et obstination, se dessine une figure narrative portée par le sixième art.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96283178-67157241.jpg?v=1777315930" alt=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" title=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" />
     </div>
     <div>
      C'est un seul en scène où le théâtre se lie à la danse comme compagnons l'un de l'autre. Cela débute par un mot qui n'est pas geste, car il est avant tout corps. En maillot de bain, notre protagoniste (Hugo Collin) se place sur le plateau. Et raconte, tout au long du spectacle, son rêve, son travail, son entrée dans une école de danse, et son échec transformé en succès.       <br />
              <br />
       Le plateau est nu, où le théâtre débute dès que la porte s'ouvre. Le corps et le regard habitent l'espace, puis suivent la voix, le mot, le récit et la gestuelle. Celle-ci est autant contenue par la parole qu'ample dans les mouvements. Les gestiques sont suffisamment élaborées pour créer différents personnages, basculant par intermittence entre des professeurs, un élève et un narrateur.       <br />
              <br />
       Se joue un bout d'autobiographie avant les rides du temps d'une existence ballotée par les âges. Le spectacle se déroule sur trois plans artistiques qui sont la danse, l'imitation et le théâtre, au travers respectivement de figures de danse classique, de protagonistes imités et d'un personnage dont le comédien a le sang et la chair déclinés symboliquement dans les âges de l'enfance et de la maturité. Mais Hugo Collin ne joue pas à l'enfant. Il l'est sans se départir d'une voix d'adulte qui le fait exister, en lui donnant le relief du recul.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96283178-67157243.jpg?v=1777315979" alt=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" title=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" />
     </div>
     <div>
      Peut-être est-ce lui un peu, beaucoup ou en totalité ? Peu importe, à vrai dire. Il incarne avant tout un élève de 9 ans en formation dans une école de danse face à ses professeurs. Cet enfant peut être un autre, à la fois différent, mais identique dans cette situation. Cet établissement peut être un autre dans un autre lieu, mais face à des adultes de la même sévérité, ou un peu plus ou un peu moins, mais pouvant être abîmant. C'est un récit dans lequel le non-dit s'exprime par le regard et les imitations, et où le dit de l'enfant est tu, mais exprimé par son conteur. Elle focalise sur ce que le personnage montre et raconte, car scéniquement, le vécu est dans ce non-dit quand le ressenti est dans le dit. Libre au spectateur d'appréhender par lui-même les écorchures que le protagoniste aurait pu avoir.       <br />
              <br />
       Hugo Collin, auteur de ce seul en scène, en a élaboré aussi la chorégraphie dans une mise en scène, simple et efficace, de Veig Bassili qui laisse découvrir un espace nu permettant de donner du volume autant au corps qu'à la voix et mettre ainsi en exergue une solitude, celle d'un enfant face à une pression et des exigences éducatives et artistiques.       <br />
              <br />
       La conception dramaturgique de la pièce est simple et efficace. Le comédien se combine à chaque instant à son personnage, comme si la fable était l'épouse de la réalité, en nous faisant vivre des instants qui se découpent dans une continuité temporelle où les années se mêlent aux minutes, et les remontrances à des imitations les projetant dans un espace-temps où le vécu se mêle à un imaginaire pour les désarmer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96283178-67157257.jpg?v=1777316068" alt=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" title=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" />
     </div>
     <div>
      Le présent s'arrête pour glisser malicieusement dans un passé et un futur antérieur, pour ensuite y revenir. La mise en scène traite du temps qui passe tout en faisant abstraction des années qui s'écoulent. Elle fait vivre scéniquement l'Ici et le Maintenant dans un périmètre de jeu où l'espace ne laisse aucune prise à une échelle temporelle.       <br />
              <br />
       La voix est bien placée ainsi que le corps, axes de jeu de Hugo Collin qui joue d'équilibre avec de beaux mouvements. Ancien élève de l'école de danse de l'Opéra de Paris, il exécute des figures dansées, en rupture du verbe, qui rythment son récit. Exercices de répétition chorégraphiques, ces gestuelles participent à un sentiment de solitude du personnage où se mêlent l'effort et le plaisir, la contrainte et l'épanouissement. Accompagnées de paroles, elles sont exécutées avec une facilité presque expéditive, comme celle d'une répétition trop contrainte qui remonte à la surface de l'enfant-adulte, tout en étant en tension.       <br />
              <br />
       Au-delà de la qualité de l'interprétation qui manie aussi bien la voix que le verbe, le mot que le geste, c'est aussi une plongée intime dans un bout d'existence qui peut se retrouver dans d'autres vies et dans d'autres établissements où ce qui est exigence peut aller parfois un peu trop rapidement, et dangereusement, à la dureté des mots quand elle n'est pas accompagnée aussi par le geste. L'actualité dernièrement nous en a montré de multiples exemples.       <br />
              <br />
       Le spectacle reste dans une approche où les souvenirs ne font pas écho à des souffrances subies, mais à une sévérité, une exigence qui ne sont pas insultées par le personnage. La création reste dans un périmètre dans lequel la performance et l'excellence dans l'enseignement sont interpellées et mises aussi en question dans une belle composition artistique.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Billy mais pas Elliot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96283178-67157270.jpg?v=1777316104" alt=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" title=""Billy mais pas Elliot" Au balcon d'un seul en scène où la gestuelle et la parole tissent un dialogue dans lequel le doute et la détermination se font écho" />
     </div>
     <div>
      Texte : Hugo Collin.       <br />
       Mise en scène : Veig Bassili.       <br />
       Assistant mise en scène : Victor Jacon.       <br />
       Avec : Hugo Collin.       <br />
       Création lumières : Aron Olah et Marc Droumaguet       <br />
       Musique : Tigre Productions.       <br />
       Compagnie des Belle(S) Gueules.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 avril au 5 juin 2026.</span>       <br />
       Vendredi à 21 h.       <br />
       Théâtre La Flèche, 77, rue de Charonne, Paris 11ᵉ.       <br />
       Tél. :  01 40 09 70 40.       <br />
       <a class="link" href="https://lafleche.placeminute.com/event/seul-en-scene/billy-mais-pas-elliot,47941.html?_locale=fr" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelafleche.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelafleche.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96283178-67157241.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Billy-mais-pas-Elliot-Au-balcon-d-un-seul-en-scene-ou-la-gestuelle-et-la-parole-tissent-un-dialogue-dans-lequel-le_a4540.html</link>
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   <title>•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse</title>
   <pubDate>Sat, 12 Jul 2025 12:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Kae Tempest est particulièrement inspirée, voire tourmentée, par l'espèce d'effarement que la jeunesse ressent au moment où la réalité vient fracasser les rêves et les espoirs de l'innocence. "Wasted", comme dans son autre opus, "Les Nouveaux Anciens", interroge ce passage difficile. La pièce met en scène Ted, Dan et Charlotte, trois amis de lycée, dix ans jour pour jour après le décès d'un quatrième ami, Tony, pour une soirée et une nuit où la mémoire, les espoirs déçus et la nostalgie d'une jeunesse définitivement perdue vont sonner la fin d'un deuil.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89865517-63479411.jpg?v=1752318065" alt="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" title="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" />
     </div>
     <div>
      Ils ont bientôt trente ans. Plus ou moins engagés dans la vie laborieuse. Ted bosse dans une boîte qui l'étouffe pour payer les factures et pouvoir satisfaire les besoins de confort de sa compagne. Charlotte est enseignante dans une école en zone défavorisée, avec l'impression de faire de la garderie plutôt que d'apporter quelque chose à des élèves qui préfèrent balancer des photos de leurs bites sur les réseaux plutôt que d'apprendre quoique ce soit. Dan, lui, poursuit son rêve de devenir une star du rock anglais avec son groupe de seconde zone qui joue quasi gratuitement dans les bars. La pièce se déroule en Angleterre, mais le thème traverse aisément les frontières.       <br />
              <br />
       Les auteurs anglais sont beaucoup moins pudibonds que les autres quand il s'agit de montrer sans filtre le réel et fouiller les corps et les âmes… et disséquer les contradictions. Edward Bond, Sarah Kane, Harold Pinter et Shakespeare sont passés avant. Cette soirée et cette nuit s'étoilent ainsi d'alcool, de drogue et d'un bouillonnement de sentiments exacerbés. On l'a dit, c'est un anniversaire, l'anniversaire de la disparition du quatrième, Tony, un moment qui creuse soudain l'abîme du temps passé devant lequel l'esprit est pris de vertige. Un moment où la vie se met en pause et révèle l'usure des rêves et des espoirs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89865517-63479413.jpg?v=1752318092" alt="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" title="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" />
     </div>
     <div>
      Même si le fond de la pièce est tragique (le temps qui passe ne reviendra pas, hélas, et ce qui va avec non plus), la mise en scène de Martin Jobert évite de tomber dans le pathétique ou la déprime. Si les trois personnages portent en eux l'échec et le sentiment d'être largués face aux nouvelles générations, mais aussi en comparaison d'autres camarades qui semblent avoir mieux réussi leurs vies, ils n'en sont pas moins touchants, drôles souvent quand ils semblent se boxer eux-mêmes pour garder une part de rêve, et vivants.       <br />
              <br />
       Les trois interprètes réussissent à créer des caractères tranchés. Ted interprété par Tristan Pellegrino, drôle, facétieux et désespéré, Charlotte interprétée ce jour par Kim Verschueren, déboussolée, en rupture et formidablement velléitaire, Dan interprété par Simon Cohen, flambeur, mythomane et d'une extrême solitude sous le masque de la bonne humeur.       <br />
              <br />
       Avec eux au plateau, à la harpe, au clavier et au chant, Raphaël Mars diffuse tout le long du spectacle une musique baroque et un chant (en voix de tête) qui sonnent comme un contrepoint à la modernité du texte. Tout de noir vêtu, dans la mi-ombre, sa silhouette semble un moine intemporel œuvrant à quelque rite obscur. Une présence musicale un peu trop présente parfois, mais qui renforce l'impression d'un cérémonial. Un cérémonial (même s'il n'y est jamais fait mention) qui fait l'unité de cette soirée, de cette nuit qui nous entraîne de bars, en fêtes, en cimetière, en rues, dans une déambulation nocturne pleine d'ivresse et de mises à nu.       <br />
              <br />
       Cette nuit sonne comme le dernier rendez-vous avec la jeunesse avant la bascule fatale vers la vie d'adulte et le lot de résignation tiède que représente le fait de rentrer dans la société. Mais &quot;Wasted&quot; reste ainsi comme un embrasement final et rayonnant des passions, des amitiés et des magnifiques moments de lucidité qui traversent les vies ordinaires. Tous ceux d'entre nous (il y en a quelques-uns) qui n'ont pas réalisé leurs rêves d'enfance ressentiront profondément &quot;Wasted&quot;.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Wasted"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89865517-63479414.jpg?v=1752318108" alt="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" title="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" />
     </div>
     <div>
      Texte : Kae Tempest.       <br />
       Traduction : Gabriel Dufay et Oona Spengler.       <br />
       Mise en scène : Martin Jobert, assisté de Fabien Chapeira et Ada Harb.       <br />
       Avec : Simon Cohen, Raphaël Mars/Fabien Chapeira, Tristan Pellegrino, Kim Verschueren/Chloé Zufferey.       <br />
       Musique : Raphaël Mars.       <br />
       Conception décors : Louis Heiliger.       <br />
       Construction : Nicolas Jobert, Jean Jacques Colas.       <br />
       Création Lumière : Gautier le Goff.       <br />
       Son : Simon Garette.       <br />
       Costumes : Juliette Chambaud.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Par la Compagnie Méchant Méchant.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 24 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 05. Relâche le vendredi.       <br />
       Théâtre Le 11, Salle 3, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="https://11avignon.mapado.com/event/531429-wasted" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">>> 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89865517-63479411.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Wasted-Une-ecriture-poetique-pour-la-realite-apre-de-la-jeunesse_a4303.html</link>
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   <title>"Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire</title>
   <pubDate>Mon, 17 Feb 2025 18:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le théâtre est l'endroit, le chaudron, dans lequel la fiction, la poésie, l'imaginaire peuvent affronter la réalité, la questionner, la mettre à plat et poser peut-être les éléments d'une équation à résoudre pour améliorer, ou tenter de le faire, le futur, afin d'essayer d'offrir aux générations suivantes un monde plus apaisé. Le travail de la Compagnie Cipango, en plus de leurs activités artistiques (programmation de spectacle ou accueil de résidences, notamment), touche aussi aux interventions en milieu scolaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86565414-61559173.jpg?v=1739817363" alt=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" title=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" />
     </div>
     <div>
      &quot;Quentin et Jérémie&quot; est une de ces créations qui interroge notre société et les problématiques toxiques qu'elle peut générer… en abordant ici le sujet du harcèlement en milieu scolaire et la représente dans les lieux mêmes où sévit ce problème, c'est-à-dire dans les écoles primaires et les collèges. En effet, la pièce se déroule principalement dans une salle de classe. Ainsi, cette création peut se jouer aussi bien dans des établissements scolaires que dans des lieux dédiés au spectacle vivant.       <br />
              <br />
       Comment devenir le mec le plus populaire de sa classe, voire du collège ? C'est l'idée de départ que propose le texte créé par la Cie Cipango. On va ainsi suivre la trajectoire de Quentin et Jérémie, deux pré-adolescents de 11 ans qui entrent au collège et ne rêvent que d'être aimés par les autres. Dans ce schéma somme toute classique, il y a celui qui a ce petit truc qui fait de lui une potentielle victime et celui qui dévoile rapidement l'esquisse d'un meneur. Le résultat ne se fait pas attendre et Quentin se retrouve rapidement harcelé par toute sa classe menée par Jérémy.       <br />
              <br />
       Différentes petites scènes vont construire ce chemin de descente vers l'enfer pour Quentin. Que ce soit les passages avec les parents ou ceux, en classe, avec leur professeur – principal – de français, on réalise le peu d'emprise que le cercle familial ou l'univers des enseignants peut avoir lorsque les situations douloureuses ne sont pas clairement identifiables ou ne sont pas ou peu révélées par les concernés. La séquence dans laquelle la prof intervient sur la relation entre les deux élèves, puis pour lui parler des moqueries dont il est l'objet, est très symptomatique de cette forme de non-interventionnisme. Bien sûr, elle essaye de le motiver pour qu'il se défende, mais elle coupe court à son laïus dès que Quentin veut lui parler précisément de ce qu'il subit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86565414-61559174.jpg?v=1739817390" alt=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" title=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" />
     </div>
     <div>
      &quot;Quentin et Jérémie&quot; s'amuse avec les codes de la représentation théâtrale et adopte un rythme énergique de comédie où les acteurs passent d'un personnage à l'autre afin de nous faire vivre de l'intérieur cette situation de harcèlement scolaire. La narration et le jeu sont très dynamiques, palliant l'absence de décor… hormis deux tableaux pivotants, noirs d'un côté, sur lequel l'on écrit à la craie, symbole de l'école ; papier peint, quelques affiches et des dessins de l'autre pour faire référence à la chambre de l'ado.       <br />
              <br />
       Les différentes situations (entre Quentin et Jérémie, avec les parents, en classe, avec la prof, etc.) sont exprimées de manière concise, mais toujours dynamique, les scènes se succédant rapidement, sans temps mort. Les comédiens Vincent Chappet et Étienne Durot sont vifs et attentifs aux réactions des élèves sans, à aucun moment, tomber dans la caricature vocale et gestuelle &quot;enfantine&quot; tout au long de leur interprétation.       <br />
              <br />
       L'autrice et metteuse en scène Yeelem Jappain use d'une écriture, d'un langage parfaitement audible pour les pré-adolescents (pièce destinée aux élèves du CM1 à la 5ᵉ) et d'une dramaturgie narrative aisément compréhensible. Tout ce qui est important à dire l'est en quarante-cinq minutes, ce qui laisse un temps de discussion important pour le &quot;bord de scène&quot; (ou de plateau, ou de tableau) qui suit chaque représentation. Les comédiens sont en permanence en contact verbal avec les élèves qu'ils interpellent, questionnent, ou dont ils sollicitent une lecture (Ovide, par exemple). Cette proximité prend presque, à certains moments, une forme de complicité.       <br />
              <br />
       À noter que lors des échanges qui suivirent la représentation de la pièce à Chagny, on s'apercevait que les élèves de 6ᵉ, avec lesquels nous étions, maîtrisaient très bien les réseaux sociaux, leurs aspects tant négatifs que positifs, et en connaissaient parfaitement les risques et leur utilisation pour harceler. De plus, les questions posées par les comédiens laissaient paraître une très bonne compréhension du spectacle et de son objectif.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       Vu dans une classe de 6ᵉ du Collège Louise Michel de Chagny (71) le 17 janvier 2025. À la fin de cette représentation, a été distribué à chaque élève un petit flyer édité par le département de Saône-et-Loire indiquant le numéro à appeler pour se faire aider et les sites à visiter pour s'informer, ainsi qu'une échelle de gravité des comportements conduisant au harcèlement intitulée le &quot;Harcèlomètre&quot;... Une excellente initiative !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Quentin et Jérémie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86565414-61559214.jpg?v=1739817422" alt=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" title=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Yeelem Jappain.       <br />
       Mise en scène : Yeelem Jappain.       <br />
       Avec : Vincent Chappet et Étienne Durot en alternance avec Aurélien Marquet et Élie Triffault.       <br />
       Par la compagnie Cipango.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 21 février 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h et 14 h.       <br />
       Théâtre du Chariot, Paris 11ᵉ, Paris 11ᵉ, 01 48 05 52 44.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreduchariot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatreduchariot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86565414-61559173.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Quentin-et-Jeremie-Le-theatre-un-outil-de-lutte-pertinent-contre-le-harcelement-scolaire_a4153.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Off 2023• "L'Institut Benjamenta" Entre rêve et réalité, l'inquiétante étrangeté d'un monde fascinant…</title>
   <pubDate>Tue, 18 Jul 2023 08:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Claude Régy, dans sa dernière création "Rêve et folie", testament d'une œuvre à inscrire durablement dans les marges d'un théâtre sans concession, actait sur l'avant-scène l'état d'incertitude. Cet état si particulier de flottement océanique, seul susceptible d'ouvrir grand les portes de la création… Frédéric Garbe, à qui l'on doit les troublantes mises en jeu de "Ici la nuit", "Noir et Humide" de Jon Fosse, ou encore "Le mois de Marie" de Thomas Bernhard, s'inscrit dans cette lignée de metteurs en scène désertant le clinquant du spectaculaire pour explorer l'insoupçonnable complexité de ce que, par pure paresse, l'on nomme "réalité".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74108140-51532432.jpg?v=1689663786" alt="•Off 2023• "L'Institut Benjamenta" Entre rêve et réalité, l'inquiétante étrangeté d'un monde fascinant…" title="•Off 2023• "L'Institut Benjamenta" Entre rêve et réalité, l'inquiétante étrangeté d'un monde fascinant…" />
     </div>
     <div>
      Parler d'abord du décor, l'écrin du voyage immobile conduisant au très mystérieux Institut Benjamenta… Existe-t-il d'ailleurs vraiment cet établissement &quot;éducatif&quot; ? Ou est-il le produit d'un imaginaire foisonnant ? Ou encore, est-il né dans l'esprit traumatisé de Jacob Von Gunten, jeune homme de bonne famille ayant eu – on peut le supposer – à souffrir d'une éducation si stricte qu'il tenterait de s'en libérer en inventant une autre histoire, la même, mais mise à distance au travers d'une écriture ?       <br />
              <br />
       Quoi qu'il soit – et, heureusement, jamais la réponse ne sera délivrée, laissant ainsi libre cours à toutes les projections personnelles –, c'est un parterre de papiers immaculés jonchant l'avant-scène qui accueille le spectateur. Un rideau translucide donnera accès au monde de l'Institut, et servira aussi d'écran où seront projetées en 3D des esquisses hallucinatoires de M. Benjamenta et de sa fille, la douce et belle Melle Benjamenta.       <br />
              <br />
       La lettre d'admission rédigée par le jeune élève, promettant obéissance inconditionnelle à l'autorité du directeur, est projetée, et lue dans le même temps par l'acteur prêtant vie au personnage de papier. Les lignes qui tremblent sur le rideau, outre l'aspect esthétique de leur graphie, introduiront au trouble qui va progressivement gagner l'espace de la représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74108140-51532433.jpg?v=1689663821" alt="•Off 2023• "L'Institut Benjamenta" Entre rêve et réalité, l'inquiétante étrangeté d'un monde fascinant…" title="•Off 2023• "L'Institut Benjamenta" Entre rêve et réalité, l'inquiétante étrangeté d'un monde fascinant…" />
     </div>
     <div>
      La mine béate affichée par le comédien consignant dans son précieux carnet l'arrivée dans le bureau du directeur, contraste avec les éléments étranges rapportés… L'indifférence froide de M. Benjamenta lors de l'arrivée du nouveau à l'institut, que dit-elle de ce directeur ? Lui qui ne relève la tête de ses journaux que pour exiger l'argent du garçon ? Quant au commentaire prononcé à haute voix par le nouvel élève – <span style="font-style:italic">&quot;Qu'on est ridicule quand on a peur. C'est ainsi que je devins pensionnaire de l'institut Benjamenta&quot;</span> –, sa lucidité prémonitoire… fait peur.       <br />
              <br />
       En transparence, derrière le rideau, les mots de la révolte seront articulés… Qu'apprend-on ici ? Rien. L'obéissance et la patience, voilà ce qu'on inculque. Et les autres élèves ? Humbles jusqu'au dernier degré de la bassesse. L'uniforme ? Un autre moyen d'humilier. La gymnastique ? Toujours les mêmes gestes de salut à répéter. L'enseignement ? Rien à en dire, et pour cause, aucun cours, enseignants en léthargie ou morts. Seule échappera à ce tableau noir, la jeune dame qui fait la classe, Melle Benjamenta, la sœur du directeur, apparaissant par transparence comme un être diaphane à la présence évanescente.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74108140-51532457.jpg?v=1689663854" alt="•Off 2023• "L'Institut Benjamenta" Entre rêve et réalité, l'inquiétante étrangeté d'un monde fascinant…" title="•Off 2023• "L'Institut Benjamenta" Entre rêve et réalité, l'inquiétante étrangeté d'un monde fascinant…" />
     </div>
     <div>
      Dans le portrait qu'il brosse de ses compagnons, on retiendra celui d'un des plus grands d'entre eux (par la taille), mais aussi le plus bête, les idiots comme lui sont faits pour commander… Et pourtant, ce qui les aime ses camarades… Alors que la tête de M. Benjamenta, démultipliée en trois répliques, flotte derrière le rideau comme la statue du Commandeur, l'élève racontera comment il a été battu violemment lors de sa tentative avortée de révolution, une velléité de départ des lieux qui a tourné court. Foin de la révolte, la silhouette du serveur modèle courbant l'échine pour servir son maître apparaîtra par transparence. La loi, voilà ce qui est grand et rend utilisable pour n'importe quel travail… <span style="font-style:italic">&quot;Monsieur Benjamenta, vous êtes mon dieu&quot;…</span>       <br />
              <br />
       Le désir, le dur désir d'être aimé est le plus fort… Ne va-t-il pas imaginer (ou la scène a-t-elle vraiment existé ?) que le directeur le choisisse comme allié, le suppliant de le défier, de lui manifester du dédain, tout ça pour le remercier d'avoir été insolent avec lui ? Ne va-t-il pas halluciner (ou est-ce la pure réalité ?) la présence dans la salle de classe, au milieu de la nuit, de la douce et belle Melle Benjamenta venant le prendre par la main pour lui faire découvrir un monde ignoré de lui ? Et, lui caressant la joue, <span style="font-style:italic">&quot;une porte apparut, on entra dans un feu de lumières&quot;</span>… La pensée latente du rêveur éveillé a bien du mal ici à se dissimuler sous la pensée manifeste de l'anecdote confiée <span style="font-style:italic">&quot;en toute innocence&quot;…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74108140-51532460.jpg?v=1689663888" alt="•Off 2023• "L'Institut Benjamenta" Entre rêve et réalité, l'inquiétante étrangeté d'un monde fascinant…" title="•Off 2023• "L'Institut Benjamenta" Entre rêve et réalité, l'inquiétante étrangeté d'un monde fascinant…" />
     </div>
     <div>
      Mais Eros et Thanatos, étant les deux visages du même désir, il rend compte de la terrible colère du directeur voulant l'étrangler (Lui aurait-il &quot;pris&quot; sa fille ? Était-il jaloux qu'un autre que lui puisse la posséder ?). Et comme le rêveur éveillé, il se demandera si cette scène, il l'a rêvée ou s'il l'a vécue réellement.       <br />
              <br />
       Il vient à s'imaginer (ou est-ce pour de bon ?) être le légataire du roi détrôné, M. Benjamenta lui proposant sa succession… quoiqu'il n'y ait ni sceptre, ni couronne à transmettre, l'institut – comme la belle demoiselle – se mourant… Et pourtant le dernier tableau &quot;vivant&quot; contredira superbement l'âpre réalité à peine entrevue.       <br />
              <br />
       Ce texte énigmatique et puissant, on le doit à un écrivain-poète hors normes, le Suisse de langue allemande Robert Walser. En rencontrant l'écriture de ce peintre de l'invisible, poète de l'infiniment petit confronté à l'immensité de ce qui broie nos vies minuscules, homme vivant dans sa chair les métamorphoses du rêve et de la folie fondues dans la même entité mouvante, Frédéric Garbe a déniché non sans gourmandise une superbe matière faisant écho à sa veine créatrice. Lui dont l'écriture dramaturgique se caractérise par une précision de dentellière, par une attention de tous les instants portée à la poésie de l'inexprimable et au mystère fabuleux des frontières labiles entre réalité et rêve, réalise au travers de &quot;L'institut Benjamenta&quot; ce que l'on pourrait nommer un &quot;chef d'œuvre&quot;…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74108140-51532461.jpg?v=1689663916" alt="•Off 2023• "L'Institut Benjamenta" Entre rêve et réalité, l'inquiétante étrangeté d'un monde fascinant…" title="•Off 2023• "L'Institut Benjamenta" Entre rêve et réalité, l'inquiétante étrangeté d'un monde fascinant…" />
     </div>
     <div>
      Enfin, il serait injuste de ne pas associer à ce très beau moment de théâtre, les noms de la scénariste (Pauline Léonet), celui du comédien (Guillaume Mika), parfait dans le rôle convoquant l'inquiétante étrangeté, ceux des créateurs musique (Vincent Hours) et lumière (Jean-Louis Barletta), tous deux à l'unisson, et enfin celui du créateur vidéo (Michaël Caillou Varley), véritable magicien donnant vie aux personnages de cette épopée onirique… trouant la réalité pour mieux la donner à voir et à entendre.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 14 juillet 2023, au Théâtre Transversal à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'institut Benjamenta"</b></div>
     <div>
      Texte : Robert Walser.       <br />
       Traduction : Marthe Robert.       <br />
       Mise en scène : Frédéric Garbe.       <br />
       Avec : Guillaume Mika.       <br />
       Sculpture papier, collaboration artistique, scénographique et vidéo : Pauline Léonet.       <br />
       Musique : Vincent Hours.       <br />
       Lumière : Jean-Louis Barletta.       <br />
       Vidéo : Michaël Caillou Varlet.       <br />
       Production L'autre Compagnie.       <br />
       Tout public à partir de 11 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 25 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 45. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Transversal, 10, rue d'Amphoux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 17 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatretransversal.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatretransversal.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74108140-51532432.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-L-Institut-Benjamenta-Entre-reve-et-realite-l-inquietante-etrangete-d-un-monde-fascinant_a3681.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2023• "Mes élèves vont bien" Les maîtres d'écoles sont des jardiniers en intelligences humaines*</title>
   <pubDate>Sat, 15 Jul 2023 10:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Festival d'Avignon me fait penser par moments à une immense école. Le programme, composé de près de 1 500 spectacles, tel un guide incontournable, incarne l'instituteur ou l'institutrice. Les élèves sont joués par les nombreux festivaliers et les salles se transforment, le temps d'un été, en salle de classe. Les élèves, ce grand public qui déambule dans les brûlantes rues de la cité, sont sympathiques, rabat-joie, souriants, curieux, concentrés ou indisciplinés. Exactement comme des élèves dans une salle de classe. De tout, il faut de tout pour faire un monde. N'est-ce pas cela l'humanité ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74060437-51508157.jpg?v=1689411719" alt="•Off 2023• "Mes élèves vont bien" Les maîtres d'écoles sont des jardiniers en intelligences humaines*" title="•Off 2023• "Mes élèves vont bien" Les maîtres d'écoles sont des jardiniers en intelligences humaines*" />
     </div>
     <div>
      Justement ! Parlons-en de cette salle de classe représentée parfaitement sur le plateau du théâtre de l'Atelier Florentin. Un grand bravo à la &quot;scéno&quot; d'Achille Jourdain. Celui qui joue est désormais comédien et relate son histoire alors qu'il était instituteur et directeur d'école. Il s'appelle Christophe Som. Il était cette humanité pendant plusieurs années jusqu'à ce qu'il démissionne pour une raison qu'il exprime simplement : <span style="font-style:italic">&quot;j'avais l'impression de ne pas pouvoir bien faire mon métier&quot;</span>. &quot;Bien faire son métier&quot; quand on est passionné, qu'on donne tout, de sa vie, de son temps, de ses moments de repos pour toujours plus, encore mieux partager son savoir et enseigner.       <br />
              <br />
       Rattrapé par ce mastodonte contraignant plus connu sous le nom &quot;d'Éducation nationale&quot;, regroupant des fonctionnalités toutes plus incompréhensibles qu'incohérentes pour ne pas dire &quot;tordues&quot;, nombreux sont ces enseignants dont la vocation pourtant motivée, laissent tomber tableau, stylos et cahiers pour retrouver sérénité et santé. Ne pas se faire démolir alors que leur seule mission était d'accueillir, partager et instruire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74060437-51508158.jpg?v=1689411753" alt="•Off 2023• "Mes élèves vont bien" Les maîtres d'écoles sont des jardiniers en intelligences humaines*" title="•Off 2023• "Mes élèves vont bien" Les maîtres d'écoles sont des jardiniers en intelligences humaines*" />
     </div>
     <div>
      Christophe Som, tel un conteur – douceur à l'état pur – nous parle de son parcours semé d'embûches tout en ajoutant les moments de joie et de bonheur. Ces élèves, pendant toutes ces années, lui ont tant apporté. Pourquoi alors démissionner ? Pour tout le reste. Ces courriers, ces mails, les parents mécontents, l'inspectrice ou inspecteur qui écrasent plutôt que soutenir. Tous qui devraient marcher dans la même direction se retrouvent à faire bande à part. Et au milieu, pourtant, les enfants et leur devenir.       <br />
              <br />
       Tous, nous sommes allés à l'école. Beaucoup ont connu l'ère du &quot;maître d'école&quot;, celui qu'on écoutait, qu'on respectait et qui souvent faisait preuve d'une grande humanité, privilégiant d'abord l'égalité. La chance pour toutes et tous, qu'un élève soit handicapé, de couleurs différentes, moins riche que l'autre ou en difficulté. En laissant partir un homme comme Christophe Som, l'Éducation nationale perd encore un &quot;BON&quot; homme, simple, généreux et passionné. Un homme lassé de se battre contre vents et marées. Si seulement cela pouvait nous faire &quot;marrer&quot; ? Pas vraiment. De bons enseignants, on va en manquer terriblement.       <br />
              <br />
       Une salle de classe pleine à craquer n'a pas la même saveur qu'une salle de théâtre bondée, c'est vrai. Moins d'élève dans les classes, pour mieux accompagner, serait une des solutions à trouver. En revanche, des festivaliers nombreux à 21 h 15 à l'Atelier Florentin pour partager ce doux moment de générosité, de talent et d'humanité, est une solution toute trouvée pour comprendre à quel point perdre ces maîtresses et maîtres d'école va devenir un réel problème de notre société.       <br />
              <br />
       &quot;Mes élèves vont bien&quot; est une bulle de tendresse dans cet océan de requins qui, de l'éducation, ne comprennent décidément plus rien !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Victor Hugo.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mes élèves vont bien"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74060437-51508159.jpg?v=1689411773" alt="•Off 2023• "Mes élèves vont bien" Les maîtres d'écoles sont des jardiniers en intelligences humaines*" title="•Off 2023• "Mes élèves vont bien" Les maîtres d'écoles sont des jardiniers en intelligences humaines*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Christophe Som.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Achille Joudrain.       <br />
       Avec : Christophe Som.       <br />
       Compagnie Théâsique.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Off 2023•</b>        <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>        <br />
       Tous les jours à 21 h 15. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Atelier Florentin, 28 rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 07 00.       <br />
       <a class="link" href="http://atelierflorentin.com/" target="_blank">&gt;&gt; atelierflorentin.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74060437-51508157.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Mes-eleves-vont-bien-Les-maitres-d-ecoles-sont-des-jardiniers-en-intelligences-humaines_a3674.html</link>
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