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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-15T21:22:27+01:00</dc:date>
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   <title>"Les femmes savantes" Une proposition complètement décalée qui se révèle être un vrai plaisir théâtral !</title>
   <pubDate>Fri, 30 Jan 2026 12:44:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Emma Dante frappe un grand coup en proposant une mise en scène audacieuse dans laquelle l'humour et le déjanté tiennent la dragée haute à la langue de Molière. Björk et les Red Hot Chilli Peppers accompagnent Trissotin et Clitandre dans une interprétation où les manières tiennent lieu de boussole et où le classique tombe dans les bras du moderne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93982161-65587513.jpg?v=1769773657" alt=""Les femmes savantes" Une proposition complètement décalée qui se révèle être un vrai plaisir théâtral !" title=""Les femmes savantes" Une proposition complètement décalée qui se révèle être un vrai plaisir théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Le plateau découvre, rideau ouvert dès le départ, un plateau noir et brillant dans lequel sont suspendues, pour l'éclairer, des tubes en LED. C'est moderne et il n'y a nulle trace de classicisme, Louis XIV est loin des lambris, surtout quand deux protagonistes à l'allure jeune et &quot;cool&quot; discutent entre eux, armés des moyens de communication du XXIe siècle, à savoir téléphones portables et ordinateurs. Ces éléments se retrouvent ailleurs et plus tard dans une scénographie en accord avec l'époque de Molière, la mise en scène bousculant le temps, comme la communication en mode interruptif enjambe les siècles.       <br />
              <br />
       Ces deux personnages, à l'entame de la représentation, donnent le &quot;La&quot; à une création scénique qui bouscule autant les repères temporels que sociaux, l'aristocratie étant déclinée par moments de façon caricaturale et comique. De cet instant frôlant un quotidien que tout le monde peut goûter, le théâtre dans le théâtre s'insinue avec un &quot;Silence !&quot; lancé fortement et de manière quasi grondeuse au public par un protagoniste venant subrepticement sur le plateau, pour marquer qu'une représentation va débuter alors qu'officiellement, elle a déjà débuté. Le regard porté vers nous, il se dirige côté cour pour disparaître.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93982161-65587526.jpg?v=1769773765" alt=""Les femmes savantes" Une proposition complètement décalée qui se révèle être un vrai plaisir théâtral !" title=""Les femmes savantes" Une proposition complètement décalée qui se révèle être un vrai plaisir théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, la mise en scène d'Emma Dante s'inscrit dans une modernité audacieuse où le théâtre relie des rives autant classiques que contemporaines, avec des attitudes parfois en décalage avec la scénographie, tel un chassé-croisé, alternant entre deux époques.       <br />
              <br />
       Quatre siècles séparent, à proprement parler, la langue de Molière de cette première scène. Pour autant, ce laps de temps se contracte, voire s'efface selon les tableaux. Car le moderne, pour caractériser notre époque, cohabite avec délice, durant toute la pièce, au subjonctif de Molière. Dans cette césure, c'est aussi une distance sociale qui séparait l'homme de la femme que la metteure en scène sicilienne Emma Dante n'exploite pas. Elle aurait pu creuser ce filon pour l'actualiser à notre époque et en dénoncer les turpitudes qui résistent aux siècles, ce qui aurait été une approche des plus classiques. Nul clin d'œil dans ce sens, elle prend le très riche matériau théâtral à sa disposition pour le sculpter dans des formes caricaturales à souhait, pour les faire épouser une satire sociale où les attitudes des uns sont souvent sous le couvert du ridicule des autres.       <br />
              <br />
       Clitandre (Gaël Kamilindi) est dans un rapport au jeu qui ne laisse place, à dessein, à aucun naturel. Plus ses attitudes sont maniérées et poussées à l'extrême avec élégance, plus son propos prend du poids. Et plus ce qui l'écoute le font comme si la manière tenait lieu uniquement de boussole, parce que d'un certain statut social. <span style="font-style:italic">&quot;Le monde entier est une scène, hommes et femmes, tous n'y sont que des acteurs…&quot;</span>, comme l'écrit Shakespeare (1564-1616) dans &quot;Comme il vous plaira&quot; (1599). La pièce se finit d'ailleurs dans une configuration de représentation avec un cadre de tableau qui descend pour regrouper tous les personnages de la fable. &quot;Les femmes savantes&quot; deviennent la comédie d'une société, et d'un monde qui joue à être ce qu'il n'est peut-être pas, statut social oblige, comme Trissotin qui joue le chantre de la culture quand il n'en maîtrise peut-être pas l'orthographe.       <br />
              <br />
       Durant deux heures, Emma Dante propose une audacieuse odyssée théâtrale dans laquelle la représentation épouse des contours autant comiques, déjantés, sérieux que dramatiques. C'est une comédie dans laquelle les rictus sont envoyés à la face d'un statut social où la culture, fausse de surcroît et savamment badigeonnée de mots pompeux par Trissotin (Stéphane Varupenne), tient lieu de rosette et de chapeau haut de forme. Bourdieu n'aurait rien eu à y redire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93982161-65587564.jpg?v=1769773927" alt=""Les femmes savantes" Une proposition complètement décalée qui se révèle être un vrai plaisir théâtral !" title=""Les femmes savantes" Une proposition complètement décalée qui se révèle être un vrai plaisir théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Emma Dante a pour souci, remarquable, de faire advenir souvent, en même temps, le ridicule et le sérieux, le comique et le grave, le propos bien tamponné et son accoutrement édulcoré, le décalé avec sa dissonance. Ainsi, les courtisans passent l'aspirateur à main sur les habits portés par Clitandre. Cet empressement est comique, car ridicule et déphasé. Il peut être décliné toutefois à n'importe quelle époque. D'où cet écart temporel entre l'aspirateur et les courtisans. Savoir s'ils nettoient les habits de leur maître ou lui-même, ou les deux, est à la libre appréciation du public. Et peut-être des courtisans.       <br />
              <br />
       La musique est aussi un élément important. Elle pose une ambiance et des ruptures. Lully n'a qu'à bien se tenir. Les chansons, entre autres, de Red Hot Chili Peppers et Björk sont en effet présentes. Le classique a la chasse gardée des costumes, du verbe et de la scénographie, sauf pour le premier tableau, quand les outils numériques, l'électroménager avec l'aspirateur à main et la musique ont celui de notre siècle.       <br />
              <br />
       &quot;Les femmes savantes&quot; est l'avant-dernière comédie de Molière. La mise en scène d'Emma Dante déploie un jeu comique avant tout corporel. Dans le phrasé, le débit est presque, à dessein, caricatural, dessinant ainsi une diction qui se targue de châtier les mots avec emphase. Clitandre est très maniéré, attitude où sue, à dessein et de façon comique, un aristocratisme dans lequel ce qui fait fonction sont les manières. Excepté le port de tête de celui-ci qui est peu royal, car le jeu social peut aussi avoir ses limites.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93982161-65587702.jpg?v=1769774736" alt=""Les femmes savantes" Une proposition complètement décalée qui se révèle être un vrai plaisir théâtral !" title=""Les femmes savantes" Une proposition complètement décalée qui se révèle être un vrai plaisir théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Pour autant, le 4ᵉ mur de Diderot (1713-1784) est abattu avec, entre autres, un moment où Trissotin et Henriette (Édith Proust) vont dans le public en essayant de s'y immiscer tout en l'interpellant avec drôlerie. Nulle distance avec l'assistance, l'humour ne s'y retrouverait pas.       <br />
              <br />
       Bref, une grande pièce d'un grand homme montée par une grande dame. Un véritable délice !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les femmes savantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93982161-65587703.jpg?v=1769774765" alt=""Les femmes savantes" Une proposition complètement décalée qui se révèle être un vrai plaisir théâtral !" title=""Les femmes savantes" Une proposition complètement décalée qui se révèle être un vrai plaisir théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Emma Dante.       <br />
       Collaboration artistique : Rémi Boissy.       <br />
       Avec la troupe de la Comédie-Française : Éric Génovèse, Laurent Stocker, Elsa Lepoivre, Stéphane Varupenne, Jennifer Decker, Gaël Kalimindi, Sefa Yeboah, Édith Proust, Aymeline Alix, Charlotte Van Bervesselès et Diego Andres, Hippolyte Orillard, Alessandro Sauna, Sabino Civilleri.       <br />
       Scénographie : Vanessa Sannino, assistée de Ninon Le Chevalier.       <br />
       Costumes : Vanessa Sannino, assistée de Marion Duvinage.       <br />
       Lumières : Christian Zucaro.        <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 janvier au 1ᵉʳ mars 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h.        <br />
       Comédie-Française hors les murs, Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 44 95 98 00.        <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0110/fListeManifs.aspx?idstructure=0110" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
              <br />
       Et en direct au cinéma le 1ᵉʳ mars à 15 h (Pathé Live).       <br />
       <a class="link" href="https://www.pathelive.com/fr/evenements/theatre/les-femmes-savantes/" target="_blank">&gt;&gt; pathelive.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert</title>
   <pubDate>Mon, 26 Jan 2026 17:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Benoît Lambert revient régulièrement vers l'œuvre de Molière. Après "Les Fourberies de Scapin", "Le Misanthrope", "Tartuffe", "L'Avare", cette relation intime de plus de trente ans entre l'auteur et le metteur en scène continue avec "Les Femmes Savantes". Une pièce qui, encore de nos jours et peut-être plus encore que précédemment, fait polémique autour de la misogynie qu'elle paraît véhiculer en mettant au centre de la pièce l'espace réservé aux femmes dans la société du XVIIᵉ siècle, et les espaces dont elles sont bannies.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93871364-65531265.jpg?v=1769272279" alt="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" title="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" />
     </div>
     <div>
      Cet espace destiné aux femmes, c'est le foyer, la maternité et l'adoration réciproque (si cela se peut) avec son époux qui, lui seul, détient le pouvoir du savoir, autre que celui des comptes du ménage, des habits et de la gestion des domestiques qu'elles sont si contentes d'avoir en charge. Un avenir résolument réduit et dominé par l'homme. Mais, dans une quête d'émancipation féminine, voici les femmes savantes, lectrices cultivées, philosophes, poétesses et dédaigneuses de tout ce qui renvoie l'humain à sa condition animale et ses instincts vulgaires.        <br />
              <br />
       La pièce de Molière développe cette opposition entre &quot;la tradition&quot; et cette révolte au sein d'une famille prise en étau entre la volonté toute-puissante de la mère et son désir littéraire et scientifique, et le pouvoir vacillant du père, nostalgique d'un ordre plus intéressé par la bonne bouffe et la satisfaction des sens que par le spirituel.       <br />
              <br />
       L'équilibre est délicat entre les ridicules estampillés Molière : risible père lâche et velléitaire, risible mère sur-exaltée par l'art et la science, et les discours radicaux qu'ils alignent tous les deux. Le comique devient alors parfois acide, âpre et cru. Benoît Lambert ne tente pas de tordre la pièce dans un sens ou dans l'autre. Il dirige ses comédiennes et ses comédiens en écartant la plupart des caricatures de jeu, des tics, des grandiloquences que certaines scènes et que la plupart des personnages suggèrent d'habitude pour pousser le comique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93871364-65531266.jpg?v=1769272330" alt="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" title="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" />
     </div>
     <div>
      Même le personnage de Trissotin, pédant ridicule aux traits de caractère si souvent amplifiés qu'il est entré dans le langage courant, est ici interprété avec un réalisme qui n'exagère pas le ridicule du personnage, ce qui donne à son discours des moments d'admirable bêtise et de splendide mauvaise foi.       <br />
              <br />
       Cette volonté réaliste ne nuit pas au comique de la pièce et des situations, mais elle fait qu'on ressent avec beaucoup plus de sérieux les propos de chacun des partis : celui, rétrograde, de Chrysale, le père, de sa fille cadette, Henriette, et celui de Martine, la bonne, ainsi que de Clitandre, le fiancé. En face, le parti émancipateur de Philaminte, la mère, de sa fille aînée, Armande, de sa sœur Bélise et de Trissotin, le coq spirituel de ce cercle de femmes lettrées, une assemblée active à créer une université et produire des œuvres intellectuelles, scientifiques, artistiques.       <br />
              <br />
       Il s'agit bien de deux partis, opposés, deux clans dans la même famille. Pour rendre encore plus perceptible cette guerre intime, les uns sont habillés de couleurs, de broderies, de brocards et de boucles, quand le clan des savantes est tout vêtu de noir et de blanc, comme une représentation de l'esprit de rigueur qui les anime et de l'ascétisme des sens qu'elles revendiquent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93871364-65531286.jpg?v=1769272370" alt="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" title="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Benoît Lambert parvient ainsi à fabriquer une machine de scénographie, de son, de jeu et de profération des alexandrins qui avance sans chaos, implacablement, rythmée. Elle rend sans atténuation les aspects rugueux de certaines répliques qui sonnent de nos jours extraordinairement rétrogrades et misogynes, mais le but de Molière était peut-être de provoquer ainsi le public en montrant, comme il le fait dans d'autres pièces, les vices à la mode qui passent pour vertu, les radicalisant, les exagérant pour en montrer tous les ridicules.       <br />
              <br />
       Il y a quelque chose de fondamentalement contemporain dans cette création qui, pourtant, ne tente pas de transposer la pièce à notre époque. Au contraire. Les costumes de robes à volants et de pourpoints chamarrés, la scénographie faite d'une dizaine de bibliothèques emplies de livres, d'instruments scientifiques anciens et de sculptures en plâtre (bustes et reproduction de la Victoire de Samothrace), tout renvoie au temps passé, de même que les alexandrins. La musique elle-même, qui intervient lors des quelques changements de décors, dirigés comme des ballets vifs et rythmés des dix bibliothèques, dessinant pour chaque acte les contours divers des différents lieux de la maison.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93871364-65531288.jpg?v=1769272415" alt="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" title="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" />
     </div>
     <div>
      La distribution, faite aux deux tiers de comédiennes et de comédiens fraîchement sortis de l'École de la Comédie de Saint-Étienne, donne l'occasion à ces jeunes artistes de montrer toutes leurs qualités acquises ou innées. La formidable présence de Christian Franz dans le rôle de Clitandre, le sens aigu du comique de Marie Le Masson dans le rôle d'Henriette, l'énergie et les facéties communicatives de Raphaël Deshogues dans le personnage d'Ariste et de Vadius, savant maladroit nimbé d'une impressionnante hargne.       <br />
              <br />
       Lara Raymond, elle, se glisse dans la peau de Martine, la bonne, pieds plantés dans le sol et verbe haut, elle est une bouffée de fraîcheur et de naturel ; quant à Armande, la sœur aînée, Lina Alsayed lui donne toutes les facettes que le caractère entre chaleur et froideur possède et, &quot;last but not least&quot;, comme on dit outre-manche, Bélise, personnage dont le haut comique ressort magnifiquement dans l’interprétation hilarante de Marion Astorg : et puis, Trissotin, superbement interprété par Ludovic Bou qui donne pour une fois au personnage un bel éclat de jeunesse, gommant un peu le factice du personnage contre plus de sincérité, plus de fragilité, même dans l’hypocrisie la plus criante.       <br />
              <br />
       Anne Cuisenier, Emmanuel Vérité et Colin Rey &quot;chaperonnent&quot; avec art et talent cette nouvelle génération de comédiens.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Femmes savantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93871364-65531289.jpg?v=1769272441" alt="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" title="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Benoît Lambert       <br />
       Assistant à la mise en scène : Colin Rey.       <br />
       Avec : Lina Alsayed, Marion Astorg, Ludovic Bou, Anne Cuisenier, Raphaël Deshogues, Christian Franz, Marie Le Masson, Lara Raymond, Colin Rey, Emmanuel Vérité.       <br />
       Scénographie et création lumière : Antoine Franchet.       <br />
       Costumes : Violaine L. Chartier.       <br />
       Création son : Fabrice Drevet.       <br />
       Coiffures et perruques : Pascal Jehan.       <br />
       Maquillage : Caroline Cacciatore-Faure.       <br />
       Construction décor et costumes : Ateliers de la Comédie de Saint-Étienne.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée estimée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 au 31 janvier 2026.</span>       <br />
       Du lundi au vendredi à 20 h, samedi 31 janvier à 17 h.       <br />
       La Comédie - CDN, place Jean Dasté, Saint-Étienne (42).       <br />
       Téléphone : 04 77 25 14 14.       <br />
       <a class="link" href="https://lacomedie.notre-billetterie.fr/formulaire?dial=sommaire25" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lacomedie.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lacomedie.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93871364-65531292.jpg?v=1769272471" alt="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" title="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 5 au 7 février 2026 : Comédie de Colmar - CDN Grand Est Alsace, Colmar (68).       <br />
       17 et 18 février 2026 : Théâtre de Nîmes - Scène conventionnée ;, Nîmes (30).       <br />
       10 &gt; 11 mars 2026 : La Coursive - Scène nationale de La Rochelle       <br />
       17 &gt; 18 mars 2026 : Le Bateau Feu - Scène nationale de Dunkerque       <br />
       26 &gt; 27 mars 2026 : L'Odyssée - Scène conventionnée de Périgueux       <br />
       31 mars 2026 et 1ᵉʳ avril 2026 : Théâtre d'Angoulême - Scène nationale, Angoulême (16).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93871364-65531265.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Contemporaine-et-admirablement-dirigee-Les-Femmes-savantes-de-Moliere-mis-en-scene-par-Benoit-Lambert_a4460.html</link>
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   <title>"Les Femmes savantes" Un Molière baroque et burlesque sous la houlette déjantée de la metteuse en scène sicilienne Emma Dante</title>
   <pubDate>Fri, 23 Jan 2026 07:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Artiste phare de la scène contemporaine européenne, Emma Dante s'attaque, pour la première fois, à un texte théâtral, qui plus est, une pièce de Molière. L'univers grotesque et excessif de l'artiste palermitaine s'approprie avec fracas l'histoire de cette famille dysfonctionnelle où les femmes tentent d'ébranler l'ordre patriarcal. Musique pop, costumes aux couleurs acidulées, perruques extravagantes, anachronismes de toutes sortes et mise en scène virevoltante composent une œuvre folle et hautement visuelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93841969-65518804.jpg?v=1769121337" alt=""Les Femmes savantes" Un Molière baroque et burlesque sous la houlette déjantée de la metteuse en scène sicilienne Emma Dante" title=""Les Femmes savantes" Un Molière baroque et burlesque sous la houlette déjantée de la metteuse en scène sicilienne Emma Dante" />
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      Qui n'a jamais vu un spectacle d'Emma Dante se doit de tenter l'expérience. Comédienne, dramaturge, metteuse en scène de théâtre et d'opéra, autrice et réalisatrice, Emma Dante, née le 6 avril 1967 à Palerme, est une artiste majeure de la scène contemporaine internationale. Formée au sein du Gruppo 63 néo-avant-gardiste de Palerme et à l'Académie nationale d'art dramatique de Rome, Emma Dante fonde en 1999 sa compagnie, Sud Costa Occidentale, au sein de laquelle elle élabore ses spectacles. Son théâtre, éminemment corporel, puise dans les fables une poésie empreinte de dérision, de sublime et d'outrance burlesque.        <br />
              <br />
       En France, ses spectacles ont été joués au Théâtre du Rond-Point (&quot;La Trilogie des lunettes&quot;, &quot;Les Sœurs Macaluso&quot;, &quot;Bêtes de scène&quot;…), au Festival d'Avignon (&quot;Misericordia&quot;, &quot;La statuette de sucre&quot;, &quot;La Fête des morts&quot;…) ou encore à La Colline (&quot;Fable pour un adieu&quot;…). Aujourd'hui, répondant à une commande, elle fait son entrée à la Comédie-Française et s'attaque pour la première fois, avec &quot;Les Femmes savantes&quot; (1672), à une œuvre du répertoire classique français.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93841969-65518808.jpg?v=1769121374" alt=""Les Femmes savantes" Un Molière baroque et burlesque sous la houlette déjantée de la metteuse en scène sicilienne Emma Dante" title=""Les Femmes savantes" Un Molière baroque et burlesque sous la houlette déjantée de la metteuse en scène sicilienne Emma Dante" />
     </div>
     <div>
      Mais de quoi parle exactement cette avant-dernière comédie de Molière, à laquelle on trouve parfois des similitudes avec deux œuvres antérieures, &quot;Les Précieuses ridicules&quot; (1659) et &quot;Le Tartuffe ou l'Imposteur&quot; (1669) ? En voici le résumé en quelques mots : Philaminte, sa belle-sœur Bélise et sa fille aînée Armande, toutes trois férues de poésie, se trouvent sous l'emprise de Trissotin, un &quot;bel esprit&quot; qui les subjugue par ses poèmes et sa pompeuse éloquence. Henriette, la cadette, indifférente à tout cela, songe, elle, à se marier. Alors que son choix s'est porté sur Clitandre qui, après avoir été rejeté par Armande, lui fait une cour assidue, sa mère décide de lui faire épouser Trissotin.       <br />
              <br />
       Désespoir total de l'intéressée. Si Henriette est soutenue dans ses desseins matrimoniaux par son père, Chrysale, celui-ci n'a pas le courage de s'opposer à sa femme qu'il laisse diriger la maisonnée comme bon lui semble. De son côté, Armande, quelque peu jalouse à l'idée de voir sa sœur convoler avec son ancien soupirant, tente de reconquérir Clitandre. Une ruse d'Ariste, l'oncle d'Henriette, permettra de démasquer Trissotin et de sauver la situation in extremis.       <br />
              <br />
       Sur le grand plateau de la Salle Renaud-Barrault – la Salle Richelieu étant fermée pour travaux, la Troupe du Français joue hors les murs au Théâtre du Rond-Point –, les comédiens se déplacent comme si la représentation n'avait pas commencé. Sur le plateau quasi-nu, la salle toujours allumée, des serviteurs déplacent de grandes malles, installent des néons…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93841969-65518809.jpg?v=1769121395" alt=""Les Femmes savantes" Un Molière baroque et burlesque sous la houlette déjantée de la metteuse en scène sicilienne Emma Dante" title=""Les Femmes savantes" Un Molière baroque et burlesque sous la houlette déjantée de la metteuse en scène sicilienne Emma Dante" />
     </div>
     <div>
      Arrivent ensuite des comédiennes en tenues de ville, ou plutôt vêtues d'affreux joggings. Elles échangent quelques mots, pianotent sur leurs téléphones portables... Tout ce petit monde va et vient, indifférent, dirait-on, à la présence du public. À quoi assistons-nous exactement ? À la mise en place d'une répétition ? Puis soudain trois énormes sacs tombent des cintres, emplis de costumes, d'accessoires, le texte de la pièce y compris. La comédienne Jennifer Decker s'en empare, en lit un passage, puis le jette et s'éclipse.       <br />
              <br />
       C'est presque étonnés que nous l'entendons, de retour sur scène, proférer à l'attention de sa camarade Édith Proust : <span style="font-style:italic">&quot;Quoi ! le beau nom de fille est un titre ma sœur,/Dont vous voulez quitter la charmante douceur,/Et de vous marier, vous osez faire fête ?/Ce vulgaire dessein vous peut monter en tête ?&quot;</span> On pense alors au film de Louis Malle &quot;Vanya, 42ᵉ rue&quot; (1994) dans lequel, sans que nous nous en rendions réellement compte, les acteurs entraient progressivement dans le texte et l'univers de Tchekhov… Et c'est presque malgré elles, semble-t-il, que les comédiennes vont ici se glisser dans celui de Molière.       <br />
              <br />
       Alors que de ces malles d'un temps ancien s'extirpent des personnages masculins poussiéreux, en habits plus ou moins d'époque, les femmes, elles, restent ancrées dans le XXIᵉ siècle et ne revêtent leurs costumes que progressivement, par strates, comme &quot;happées&quot; par le monde de Molière. Emma Dante explique avoir ainsi voulu représenter les femmes à distance du monde des hommes, jugeant la gent féminine plus avancée dans ses réflexions que la gent masculine. Un décalage temporel qui en dit long sur la condition des femmes. Par ce glissement progressif, la metteuse en scène a également souhaité rendre hommage à la langue de Molière et montrer la &quot;contamination&quot; des comédiennes par le texte.       <br />
              <br />
       Dans cette esthétique qui n'est pas sans rappeler celle du &quot;Marie-Antoinette&quot; de Sofia Coppola (2006), avec paire de Converse et tube des années quatre-vingt du groupe de rock indé Siouxsie and the Banshees, les époques se côtoient jusque dans le magnifique décor de la demeure : tapisseries défraîchies, sol à damier élimé, mais aussi rampes à LED, néons ultra-contemporains, fauteuils d'époque sur roulettes, ordinateurs portables… Costumes tout aussi fous que splendides dans leurs formes et leurs couleurs acidulées, perruques extravagantes contribuent pleinement à cette beauté visuelle et à cette atmosphère pop. La plasticienne Vanessa Sannino a ici effectué un travail remarquable tant sur les costumes que sur la scénographie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93841969-65518810.jpg?v=1769121415" alt=""Les Femmes savantes" Un Molière baroque et burlesque sous la houlette déjantée de la metteuse en scène sicilienne Emma Dante" title=""Les Femmes savantes" Un Molière baroque et burlesque sous la houlette déjantée de la metteuse en scène sicilienne Emma Dante" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène, virevoltante, avec un décor que nous découvrons mobile, accumule les effets visuels. Ainsi, en réponse à Chrysale, son mari, qui vient de lui dénigrer la littérature, Philaminte fait-elle apporter sur scène des piles de livres démesurées dont elle emplit la maison. Alors que la littérature éclot physiquement avec des livres pop-up, des fleurs aux couleurs vives surgissent simultanément de la tapisserie. Cet univers pop-rock déjanté se poursuit jusque dans la musique, de Billie Eillish à The Clash, en passant par Björk, nous offrant de grands frissons artistiques.       <br />
              <br />
       Le jeu exacerbé des comédiens, excessif, dans une corporalité drôle et grotesque digne de la commedia dell'arte, est du plus haut comique. Tous sont excellents et s'amusent, dans un enthousiasme communicatif. Mention spéciale à Laurent Stocker, dans le rôle de Chrysale, décidément en très grande forme ! Soulignons également le parti-pris fort intéressant d'un Trissotin séduisant et non pas repoussant comme il est souvent représenté. Magistralement interprété par Stéphane Varupenne, l'imposteur est d'autant plus difficile à démasquer.       <br />
              <br />
       Si le spectacle est artistiquement une réussite, avec des moments de pure poésie tels que la danse aux néons ou le tableau final, il est à regretter que le propos de la pièce soit quelque peu noyé sous l'esthétique. Même si le texte passe parfaitement la rampe – excellence des Comédiens-Français oblige ! –, Quid réellement de la condition des femmes ? Ces femmes savantes sont-elles des précieuses ridicules ou des femmes en juste rébellion contre l'ordre patriarcal ? La profusion d'images et de situations comiques ne nous permettent pas réellement de nous faire une opinion. N'empêche, ce spectacle possède une poésie baroque au charme incontestable.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Femmes savantes"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93841969-65520776.jpg?v=1769158757" alt=""Les Femmes savantes" Un Molière baroque et burlesque sous la houlette déjantée de la metteuse en scène sicilienne Emma Dante" title=""Les Femmes savantes" Un Molière baroque et burlesque sous la houlette déjantée de la metteuse en scène sicilienne Emma Dante" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.        <br />
       Mise en scène : Emma Dante.       <br />
       Collaboration artistique : Rémi Boissy.       <br />
       Avec la troupe de la Comédie-Française : Éric Génovèse, Laurent Stocker, Elsa Lepoivre, Stéphane Varupenne, Jennifer Decker, Gaël Kalimindi, Sefa Yeboah, Édith Proust, Aymeline Alix, Charlotte Van Bervesselès et Diego Andres, Hippolyte Orillard, Alessandro Sauna, Sabino Civilleri.       <br />
       Scénographie : Vanessa Sannino, assistée de Ninon Le Chevalier.       <br />
       Costumes : Vanessa Sannino, assistée de Marion Duvinage.       <br />
       Lumières : Christian Zucaro.        <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 janvier au 1ᵉʳ mars 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h.        <br />
       Comédie-Française hors les murs, Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, 2bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 44 95 98 00.        <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0110/fListeManifs.aspx?idstructure=0110" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
              <br />
       Et en direct au cinéma le 1ᵉʳ mars à 15 h (Pathé Live).       <br />
       <a class="link" href="https://www.pathelive.com/fr/evenements/theatre/les-femmes-savantes/" target="_blank">&gt;&gt; pathelive.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93841969-65518804.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Femmes-savantes-Un-Moliere-baroque-et-burlesque-sous-la-houlette-dejantee-de-la-metteuse-en-scene-sicilienne-Emma_a4458.html</link>
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   <title>•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan</title>
   <pubDate>Fri, 04 Jul 2025 06:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Las de ses quêtes et conquêtes féminines, Dom Juan quitte le chemin de la séduction, aux finalités érotiques, et se retire en sa vieille demeure. L'impénitent séducteur deviendrait-il moine ? Non ! Point ! C’est sans compter avec la plume un rien désinvolte, provocatrice et anticonformiste de Roland Topor. Ici, le vagabond des cœurs aspire enfin à la sérénité, mais celle-ci lui sera interdite… car, à son corps défendant, une femme sommeille en lui… sa part féminine se révèle à son âme, à son corps… Est-il homme ? Est-elle femme ? Narcisse est là, c'est la naissance d'un nouvel amour… Dom Juan s'aime !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89711259-63389798.jpg?v=1751564449" alt="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" title="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" />
     </div>
     <div>
      Pour rappel, Roland Topor fut un artiste aux multiples talents, un provocateur tout-à-tout, ne voulant entrer dans aucune case tout en les fréquentant toutes, avec pour fil conducteur la préservation d'un statut de déconneur et d'adepte de l'humour noir qu'il se forgea sans doute à l'époque de sa collaboration en tant que dessinateur au journal Hara-Kiri (1961). L'année suivante, il participera à la création du mouvement &quot;Panique&quot; avec Fernando Arrabal et Alejandro Jodorowsky.       <br />
              <br />
       Il revêtira ensuite, avec réussite, les habits d'affichiste, de peintre, de cinéaste (collaborateur de René Laloux pour &quot;La Planète sauvage, entre autres), d'écrivain (romans, nouvelles, pièces de théâtre, chansons), de poète, de dramaturge, etc., en n'oubliant pas de cultiver la contradiction, l'autodérision et un réalisme antidogmatique. Il s'essayera également au petit écran en imaginant Téléchat avec Henri Xhonneux (1983) et participera aux séries télévisées de son ami Jean-Michel Ribes, Merci Bernard et Palace, toujours dans les années quatre-vingt. Sa pièce &quot;L'Ambigu&quot;* est, quant à elle, publiée en 1996.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89711259-63389802.jpg?v=1751564476" alt="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" title="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" />
     </div>
     <div>
      Pour cette dernière, comme à son habitude, Topor va se jouer des idées reçues et questionner, au-delà des genres, l'univers des ressentis, des constructions intimes de soi, du face-à-face amoureux et/ou érotique avec soi-même. Mais toujours avec la force du rire et jouant de sa capacité à la subversion, à la provocation ; et en instillant une bonne dose d'humour noir pour dépeindre la noirceur profonde de l'être tout en célébrant sa puissance de vie… ce qu'associe parfaitement le personnage de Dom Juan, tant chez Molière que la version créée dans &quot;L'Ambigu&quot;. En somme, en portant une réflexion sur l’absurde, la société et ses travers.       <br />
              <br />
       Et comme souvent dans l'œuvre de Roland Topor, on retrouve des références aux mythes, dont certains ici se croisent. Dom Juan devenant Narcisse, bien sûr, naissant de l'amour passionnel et passionné de cette femme en lui ô combien désirable. Mais aussi Œdipe et surtout Tirésias, <span style="font-style:italic">&quot;le seul à avoir été transmué en femme puis à nouveau en homme, le seul capable de révéler à Zeus que le plaisir féminin est bien supérieur au masculin&quot;.</span> Mais tout cela est traversé chez Topor par une force intrinsèque au &quot;déconnage&quot; qui fait que le narcissisme de Dom Juan, sa façon de parler de la domination que celui-ci a pu exercer comme séducteur invétéré, son donjuanisme exacerbé, deviennent acceptables, jouissifs tout en interrogeant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89711259-63389810.jpg?v=1751564516" alt="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" title="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" />
     </div>
     <div>
      Face à la richesse du texte de Topor, son écriture brute et moderne, l’interprétation de Fabrice Delorme est d’une grande intensité tout en donnant une réelle fluidité au propos. L’ambivalence du personnage de Dom Juan imaginé par l'auteur est subtilement mise en perspective. Face à la diversité des genres que ce dernier initie dans son texte – basculement entre féminin et masculin, narration romanesque et théâtre, monologue et dialogue –, le comédien jongle avec maestria entre incarnation fougueuse et légèreté malicieuse, éclats de rire et tension intérieure, érotisme espiègle et rigidité hautaine, expression virile et port de kimono façon geisha.       <br />
              <br />
       En judicieux appui, la mise en scène de Carmen Samayoa est sobre et reste au service du comédien. Son apport dans la direction de jeu tient notamment dans la mise en avant des représentations du masculin et du féminin, comme les habits, le maquillage, les manières d'être, les postures physiques. Ces réflexions sur les conventions culturelles permettent d'enrichir, grâce aux attitudes et aux différents mouvements, la gestuelle du comédien. L'expression visuelle passera aussi par les choix de costumes et rapidement, le kimono, par exemple, s'imposera, Carmen Samayoa étant une admiratrice du théâtre Nô et du Kabuki. Cette proposition du kimono n’est ici pas déguisement, mais l’aboutissement d’une réflexion et la recherche d’une sorte de métamorphose.       <br />
              <br />
       Cette pièce de Roland Topor est aujourd'hui tout à fait pertinente face à nos problématiques actuelles concernant les genres, mais aussi, plus en profondeur, elle nous amène à nous demander &quot;qui sommes-nous ?&quot;, &quot;quelle est notre part de féminité ?&quot;… Tout cela nous menant à l'une des questions essentielles de l'après #MeToo : comment définir la place de l'homme et de la femme dans une société qui serait enfin construite sur la base d'une parfaite égalité entre le féminin et le masculin… ou plus universellement, entre tous les genres !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* L'ambigu : (En parlant d'une personne, d'une collectivité ou de leurs attributs) Incertain, dont la nature est difficile à préciser, parce qu'intermédiaire entre deux catégories, selon la définition du CNRTL (centre national de Ressources Textuelles et Lexicales).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L’Ambigu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89711259-63389812.jpg?v=1751564558" alt="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" title="•Off 2025• "L'Ambigu" La part narcissique… et éminemment féminine… de Dom Juan" />
     </div>
     <div>
      Texte : Roland Topor.       <br />
       Mise en scène : Carmen Samayoa.       <br />
       Avec : Fabrice Delorme.       <br />
       Collaboration artistique : Mario Gonzales.       <br />
       Chorégraphie : Shimehiro Nishikawa.       <br />
       Costume - couture : Nelly.       <br />
       Création lumière : Otmane Abdesselam.       <br />
       Chanson : Roland Topor/Reinhardt Wagner.       <br />
       Graphisme : Alysse Pocquet.       <br />
       Par la Compagnie de l’If.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>A été créé du 14 mars au 20 avril 2025 au Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 50. Relâche le ?.       <br />
       Théâtre de L'Archipel, 25, rue du Rempart de l'Oulle, Avignon.       <br />
       Réservation : 06 10 94 18 84.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/spectacles/representations/6407-l-ambigu" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89711259-63389798.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-L-Ambigu-La-part-narcissique-et-eminemment-feminine-de-Dom-Juan_a4285.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf</title>
   <pubDate>Wed, 23 Apr 2025 07:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Shakespeare, s'il a existé (puisque la question sur son identité – est-il ou n'a-t-il pas été ? – demeure), Shakespeare donc n'avait a priori pas de sœur. Que des frères. C'est Virginia Woolf qui lui en inventa une lors d'une conférence qu'elle donna en 1928 devant les étudiants de Cambridge, sur le thème Les Femmes et le roman. Un texte publié ensuite sous le titre Avoir une chambre à soi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88077022-62382215.jpg?v=1745344029" alt=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" title=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" />
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      Inès Amoura incarne Virginia Woolf. Elle s'adresse au public. Elle porte un pantalon large, taille haute, une chemise blanche à fronces et une veste. Les cheveux tirés. Un habit d'époque, habit d'homme. Elle se tourne vers le fond de scène fait de pages de livres assemblés en rideau, elle l'ausculte attentivement, elle y recherche les œuvres écrites par des femmes, principalement durant l'époque Élisabéthaine, en vain. Absence totale de création artistique féminine durant la période. Par contre, dans la majorité des textes, qu'ils soient romans, poésies, théâtre, le sujet de prédilection est bien la femme… Paradoxe. Et colère. Et désarroi. Pause.       <br />
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       Devant ce constat, Virginia Woolf cherche les causes de cette absence totale de création féminine. Absence d'éducation des filles, quel que soit le milieu, mariage précoce en pleine adolescence, enfants, obligation pour elles d'assumer exclusivement les tâches ménagères, aucune autonomie financière, tutelle absolue des pères puis des maris, toutes ces raisons, ces systèmes, ont tué dans l'œuf tout espoir de création féminine. Alors, elle imagine ce qu'aurait été la vie d'une sœur de Shakespeare, aussi douée que lui, aussi éduquée que lui, dans ces conditions sociales inégales.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88077022-62382216.jpg?v=1745344006" alt=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" title=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" />
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      Elle apparaît sur scène, Judith Shakespeare, la sœur, sortant de derrière le rideau de pages, incarnée par Solenn Goix. Frêle, elle aussi vêtue en homme, mais portant une sorte de corset. Elle joue avec une cravate trouvée sur le bureau au bord de la scène. Mime de se pendre avec cet habit d'homme, car <span style="font-style:italic">&quot;n'importe quelle femme, née au XVIe siècle et magnifiquement douée, serait devenue folle, se serait tuée ou aurait terminé ses jours mi-sorcière mi-magicienne, objet de crainte et de dérision&quot;</span>, dira un peu plus tard Virginia.       <br />
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       La pièce, mise en scène par Juliette Marie, nous fait suivre pas à pas, mot à mot, la conception de cette conférence et l'invention de cette sœur qui en découle. Les deux actrices vont jouer ainsi à s'inventer cette existence et jouer quelques scènes de la vie de cette sœur et des combats qu'elle sera obligée de mener pour laisser éclore son talent quand son frère, son égal en talent, en imaginaire, en curiosité n'aura qu'à assumer des choix que la société ne lui interdira jamais.       <br />
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       Contrainte par son père d'épouser, autour de sa quinzième année, le fils du voisin de Stratford, elle fuit, se rend à Londres, tombe sous la protection d'un acteur, directeur de troupe, Nick Green, tombe enceinte, tente de devenir comédienne… en se travestissant en homme puisque les rôles étaient interdits aux femmes, écrivant encore et toujours en cachette jusqu'à ce que…
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88077022-62382259.jpg?v=1745344221" alt=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" title=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" />
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      En plus de ces empêchements qui contraignaient les femmes à ne s'occuper que de tâches concrètes, les mentalités, les dogmes, les déclarations humiliantes les faisaient s'enfermer encore plus dans un profond sentiment d'infériorité. <span style="font-style:italic">&quot;C'est un évêque, je crois, qui a déclaré qu'il était impossible pour une femme, passée, présente ou à venir, d'avoir le génie de Shakespeare&quot;,</span> cite encore Virginia. Des phrases aussi définitives que les clous enfoncés dans un cercueil venant d'autorités religieuses.       <br />
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       Inès Amoura et Solenn Goix, sous la direction de Juliette Marie, font de cette conférence un moment de partage amusé face à l'entêtement pathétique, mais aussi tragique, que les sociétés d'hommes ont déployé pour réduire l'esprit des femmes à leurs propres intérêts et leurs seuls besoins. Les musiques (incluant des compositions originales d'Inès Amoura) ainsi que le jeu très vif des deux actrices donnent un bon rythme au spectacle. L'ironie alterne avec le drame, avec générosité et talents.       <br />
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       <span style="font-style:italic">&quot;Donnez à la femme 500 livres de rente, donnez-lui &quot;une chambre à soi&quot;, donnez-lui sa dignité, donnez-lui &quot;cette forme humaine à laquelle il lui a si souvent fallu renoncer&quot;, et elle naîtra enfin à la création&quot;,</span> nous dit encore Virginia Woolf. À bien entendre.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
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     <div><b>"La Sœur de Shakespeare"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88077022-62382260.jpg?v=1745344245" alt=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" title=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" />
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      D'après Virginia Woolf.       <br />
       Traduction : Jean-Yves Cotté.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Inès Amoura et Solenn Goix.       <br />
       Texte et mise en scène : Juliette Marie.       <br />
       Avec : Inès Amoura et Solenn Goix.       <br />
       Collaboration Artistique : Sarajeanne Drillaud.       <br />
       Compositions originales : Inès Amoura.       <br />
       Conseils lumière : Janphi Viguié.       <br />
       Travail sonore : Tom Ménigault.       <br />
       Par la Compagnie Reme.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
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       <span class="fluo_jaune">Du 5 avril Au 7 juin 2025.</span>       <br />
       Samedi à 19 h, Relâche le 24 mai.       <br />
       Théâtre La Flèche, Paris 11e, 01 40 09 70 40.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('info@theatrelafleche.fr')" >info@theatrelafleche.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelafleche.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelafleche.fr</a>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Soeur-de-Shakespeare--une-creation-originale-corrosive-et-lumineuse-d-apres-Virginia-Woolf_a4202.html</link>
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