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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T22:32:10+02:00</updated>
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   <title>"La Zone" Corps à corps avec l'impensable, une histoire russe</title>
   <updated>2022-04-27T08:24:00+02:00</updated>
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   <category term="Danse" />
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   <published>2022-04-27T07:17:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand on est d'origine russe (et ukrainienne par sa famille), que l'on souffre au plus profond de soi des exactions meurtrières d'un tyran qui, après avoir envahi la Crimée en 2014, s'en prend désormais à l'Ukraine dans une politique de terre brûlée et d'extermination ciblée des civils, de quelle arme dispose-t-on pour dire l'impensable de la folie humaine ? Nadia Larina, chorégraphe et danseuse - à qui l'on doit notamment les saisissants "Muage" et "Every drop of my blood" - se lance dans un frénétique corps-à-corps pour tenter d'exorciser devant nous, pris à témoin, l'effroi de la barbarie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64051437-46039284.jpg?v=1650998688" alt=""La Zone" Corps à corps avec l'impensable, une histoire russe" title=""La Zone" Corps à corps avec l'impensable, une histoire russe" />
     </div>
     <div>
      Cette &quot;auto-chorégraphie&quot;, projetant dans le langage dansé ce que les mots ont peine à articuler, Nadia Larina l'avait créée en 2018. Même si notre conscience hexagonale s'était, en ces temps pourtant pas si lointains, &quot;accommodée&quot; de la russification forcée du lointain et pourtant européen Donbass, la volonté d'annexion d'un territoire ukrainien par l'autocrate russe portait en elle les ferments du désastre actuel. L'artiste, comme en vigie, avait déjà dans le champ qu'est le sien eu à cœur de témoigner poétiquement de l'horreur en marche. En 2022, le génocide redouté faisant effraction dans le réel, elle reprend sa performance chorégraphiée, plus investie que jamais du désir de danser sa révolte.       <br />
              <br />
       Dans la boîte noire du petit Théâtre du Cerisier de Bordeaux, plongée dans l'obscurité d'une nuit plombante, une forme se détache péniblement. Celle d'une jeune femme assise sur une chaise, la tête entre les mains, accablée par un malheur paralysant. Lorsque lentement, elle relève les yeux, elle s'extrait comme un automate de son siège pour franchir les quelques mètres qui la séparent de l'objet de sa stupeur, un récepteur radio et les nouvelles qu'il égrène… <span style="font-style:italic">&quot;Triomphe du président Vladimir Poutine… quatrième mandat, quatre ans après le rattachement de la Crimée…&quot;</span>, peut-on entendre. Déployant alors une énergie insoupçonnée, elle se saisit à deux mains du poste et se roule à terre de rage en le brandissant à bout de bras dans un corps-à-corps éperdu, aussi beau chorégraphiquement qu'effrayant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64051437-46039285.jpg?v=1650998717" alt=""La Zone" Corps à corps avec l'impensable, une histoire russe" title=""La Zone" Corps à corps avec l'impensable, une histoire russe" />
     </div>
     <div>
      &quot;Victoire écrasante&quot;… Tentant alors d'étouffer la voix du speaker en recouvrant la radio des feuilles d'un journal où se détachent des titres en alphabet cyrillique, elle se relève, hagarde, dans un silence de mort. Encore hébétée, elle se coiffe d'un foulard éclatant de couleurs, le noue soigneusement autour de son cou, l'ajuste avec autant d'application que si elle prenait soin de sa seconde peau, celle de son identité piétinée par un dictateur sanguinaire. Foulard floral russe, foulard coloré ukrainien, aux motifs les faisant confondre tant ils appartiennent à la même culture outragée par &quot;l'orage de fer, d'acier, de sang&quot; s'abattant sur l'Ukraine. Tissu aux couleurs vives contrastant avec les coulées noires des façades bombardées.       <br />
              <br />
       Châle sur la tête et tournant le dos au pays aimé, elle esquisse l'au revoir tragique de celles et ceux qui, contraints et forcés par la guerre, sont condamnés à prendre les trains de l'exil. Mouvements désarticulés des bras et du cou, jetés violents au sol, tentatives surhumaines pour se relever, contorsions inhumaines, glissés et élans brisés, combat héroïque de la fragile faïence ornée de dess(e)ins raffinés contre les mâchoires métalliques des chars du despote.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64051437-46039309.jpg?v=1650998781" alt=""La Zone" Corps à corps avec l'impensable, une histoire russe" title=""La Zone" Corps à corps avec l'impensable, une histoire russe" />
     </div>
     <div>
      La musique originale créée par Bastien Fréjaville (qui prolongera la performance par le don de son concert électro rock, &quot;Plein vol&quot;) fait écho à celles des musiciens russes &quot;dissidents&quot; tels qu'Edouard Artemiev ou Vladimir Vyssotski. Ces sonorités fortes sous-tendent la chorégraphie pour la teinter de leurs notes chargées de références poétiques et politiques. De même que les traces pour toujours irradiantes de &quot;La Supplication&quot; de Svetlana Aléxiévitch, s'imposant dans le récit pour faire entendre la voix tragique d'une veuve de pompier de Tchernobyl. La danseuse, torche vivante, s'écrasant alors de douleur contre le mur dressé.       <br />
              <br />
       À l'abattement tragique, succède la révolte tonique. Accompagnée à la radio par le chanteur rock Viktor Tsoï de la parenthèse pérestroïka de Gorbatchev, elle envoie valser le journal propagandiste, lui fait un sort pour prendre le sol à témoin… Au lieu d'être le sol qui engloutit, il devient la surface dure sur laquelle dorénavant elle prendra appui pour &quot;rebondir&quot;, un rebond métaphorique accompagnant sa rage de vivre. Son foulard devient alors tunique, l'enveloppe comme une mue euphorisante, ses mouvements se font amples et son regard se tourne résolument vers un nouvel horizon.       <br />
              <br />
       Coiffée un temps d'une tête de cheval, symbole de la femme abaissée au niveau des chevaux de trait sous Staline, elle arrache le masque chevalin pour le projeter énergiquement à terre. Dès lors, à visage découvert, sa nature féminine recouvrée, le journal mensonger ou ce qu'il en reste, déchiré, piétiné et éparpillé comme autant de lettres mortes dispersées au vent, elle impressionne par la puissance qu'elle dégage. L'apothéose verra l'artiste s'inscrire fièrement dans le récit des Femen - mouvement féministe né en 2008 en Ukraine - en se peignant des couleurs du drapeau ukrainien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64051437-46039319.jpg?v=1650998831" alt=""La Zone" Corps à corps avec l'impensable, une histoire russe" title=""La Zone" Corps à corps avec l'impensable, une histoire russe" />
     </div>
     <div>
      Buste nu peint de jaune et de bleu, regard lumineux et fier, poing levé, elle défie crânement l'arsenal militaire de Poutine. Incarnation subliminale de la Statue de la Liberté, la chorégraphe-danseuse devient alors - corps et âme - l'égérie rêvée de la résistance des opposants russes alliés aux héroïques Ukrainiens dans un saisissant tableau final, sorte de remake contemporain de &quot;La liberté guidant le peuple&quot;. Superbe.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le samedi 16 avril 2022 au Théâtre Le Cerisier de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Zone"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64051437-46039321.jpg?v=1650998915" alt=""La Zone" Corps à corps avec l'impensable, une histoire russe" title=""La Zone" Corps à corps avec l'impensable, une histoire russe" />
     </div>
     <div>
      Création 2018 de la Cie FluO.       <br />
       Idée originale, chorégraphie et danse : Nadia Larina.       <br />
       Musique originale, régie son : Bastien Fréjaville.       <br />
       Durée : 36 minutes.       <br />
              <br />
       A été représenté les 14, 15 et 16 avril 2022 à 19 h 30 au Cerisier, rue Joseph Brunet à Bordeaux. Les recettes de la billetterie ont été reversées à des associations de soutien à l'Ukraine et aux opposants russes.       <br />
              <br />
       <b>Autres représentations prévues</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">5, 6 et 7 mai 2022 à 19 h 30.</span>       <br />
       La Galerie BAG, 28, rue du Mirail, Bordeaux.       <br />
       La représentation du 7 mai sera suivie d'un concert de Bastien Fréjaville, créateur sonore et musicien de la Cie FluO.       <br />
       Réservations par mail à <a class="link" href="javascript:protected_mail('fluo.cie@gmail.com')" >fluo.cie@gmail.com</a>       <br />
       Ou par texto au 07 69 85 67 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64051437-46039323.jpg?v=1650998879" alt=""La Zone" Corps à corps avec l'impensable, une histoire russe" title=""La Zone" Corps à corps avec l'impensable, une histoire russe" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple</title>
   <updated>2017-10-16T14:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ne-pas-etre-pas-considerees-comme-issues-des-quartiers-populaires-mais-comme-appartenant-au-Peuple_a1710.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <published>2017-10-15T18:13:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise Dans "F(l)ammes", Ahmed Madani met en scène les véridiques récits de la vie contemporaine portés par dix jeunes femmes, fruits de l'Histoire des peuplements successifs du territoire français. Autant de témoignages que les bonnes fées du théâtre ont sublimé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10641316-17521130.jpg?v=1479893540" alt="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      Les comédiennes ont sculpté de vrais personnages contemporains hauts en couleur qu'elles évoquent sans fard et qu'elles expriment avec une grande de joie de vivre et ce, en dépit du contenu des propos d'un quotidien souvent difficile.       <br />
              <br />
       Ces jeunes femmes sont typées, à certains égards extravagantes. Elles appartiennent d'évidence à la vitalité de la ville. La parole est dégagée. Elles expliquent comment elles sont dans la nécessité de quitter les rôles attribués par les traditions familiales, qui les enferment dans un filet de violence et de brutalité ; et combien elles sont mises à l'épreuve pour s'inventer, se forger, se libérer des fidélités. Elles émeuvent. Elles racontent avec aisance leur itinéraire qui cherche à se démarquer de leurs mères qui ont attendu, attendu, tricotant, détricotant les jours comme Pénélope en attente d'un Ulysse providentiel.       <br />
              <br />
       Et dans la description des difficultés nées de l'opposition multi séculaire qui oppose les barbares et les urbains, elles font rire, non par le sarcasme ou l'autodérision mais par le partage. L'imaginaire est riche. Le verbe et le geste sont au service d'une métamorphose. Sur la scène c'est une forme de courage qui s'exprime : celui de la fuite qui vous sauve. Au risque du déchirement. Sans jamais perdre le sens de la vie et de l'amour. En conservant la dynamique de retrouvailles. Dans la lucidité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10641316-17521151.jpg?v=1479893657" alt="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur en les voyant sur scène éprouve un grand bonheur, il assiste en direct à sa dissolution des préjugés : le propre du génie de l'art théâtral quand il ne se veut pas voyeur.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Ahmed Madani sait interpeller les consciences par la vidéo, magnifier les corps et les expressions par la lumière et exalter les caractères par le jeu des chorégraphies et du chant choral.       <br />
              <br />
       Le réalisme est là. La poésie est là. Les personnages sont là, positifs. Et la leçon du spectacle est là. Ces femmes n'ont pas besoin de fraternité, elles ont des sœurs, pas besoin de liberté, elles en trouvent le chemin, elles ont besoin d'égalité. Celle que devrait leur offrir les canons esthétiques et les codes de la société pour qu'elles ne soient pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple.       <br />
              <br />
       Elles ont besoin d'auteur. Où sont les Prévert qui compléteront le magnifique travail de restitution des paroles vraies que fait Ahmed Madani et s'intéresseront, avec lui, avec amour, à ces vies trop souvent malmenées par une mauvaise ironie et moquées par les &quot;télé-réalités&quot;.       <br />
              <br />
       Le spectateur applaudit ce moment de création qui a l'éclat d'une pépite de beauté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"F(l)ammes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10641316-17521172.jpg?v=1479893704" alt="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      Textes et mise en scène : Ahmed Madani.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Karima El Kharraze.       <br />
       Complicité artistique : Mohamed El Khatib.       <br />
       Avec : Anissa Aou, Ludivine Bah, Chirine Boussaha, Laurène Dulymbois, Dana Fiaque, Yasmina Ghemzi, Maurine Ilahiri, Anissa Kaki, Haby N’Diaye, Inès Zahoré.       <br />
       Création vidéo : Nicolas Clauss.       <br />
       Création lumières et régie générale : Damien Klein.       <br />
       Conseiller à la scénographie : Raymond Sarti.       <br />
       Création sonore : Christophe Séchet.       <br />
       Costumes : Pascale Barré.       <br />
       Théâtre de la Poudrerie (Sevran).       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       Du 16 novembre au 4 décembre 2016.       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Dimanche 20 et jeudi 24 novembre : séances accessibles aux personnes aveugles ou malvoyantes, programme détaillé disponible en braille et caractères agrandis en partenariat avec Accès Culture.       <br />
       Maison des Métallos, Paris 11e, 01 47 00 25 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.maisondesmetallos.org/" target="_blank">&gt;&gt; maisondesmetallos.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10641316-17521249.jpg?v=1479894172" alt="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée saison 2016-2017</b>       <br />
       8 au 10 décembre 2016 : Collectif 12, Mantes-la-Jolie.       <br />
       12 janvier 2017 : La Renaissance, Mondeville.       <br />
       17 au 24 janvier 2017 : Le Grand T, Nantes.       <br />
       26 au 28 janvier 2017 : La Maison des Arts et de la Culture, Créteil.       <br />
       30 janvier 2017 : Le Safran, Amiens.       <br />
       1er février 2017 : La Piscine, Châtenay-Malabry.       <br />
       16 au 18 février 2017 : Tropiques Atrium Martinique.       <br />
       2 au 3 mars 2017 : L’Atelier à spectacle, Vernouillet.       <br />
       8 mars 2017 : La Ferme de Bel Ébat, Guyancourt.       <br />
       10 mars 2017 : Fontenay en scènes, Fontenay-sous-bois.       <br />
       14 mars 2017 : Forum Jacques Prévert, Carros.       <br />
       16 au 17 mars 2017 : Théâtre municipal, Grasse.       <br />
       21 mars 2017 : Théâtre de l’Olivier, Istres.       <br />
       24 au 26 mars 2017 : La Maison des Pratiques Artistiques Amateurs, Paris.       <br />
       30 mars 2017 : L’ECAM, Kremlin-Bicêtre.       <br />
       21 avril 2017 : La Nacelle, Aubergenville.       <br />
       25 avril 2017 : Théâtre municipal, Coutances.       <br />
       27 au 28 avril 2017 : CDN de Normandie-Rouen, Petit-Quevilly.       <br />
       Juillet 2017 : Théâtre des Halles, Avignon.       <br />
              <br />
       <b>Reprise</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 29 octobre 2017.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 20 h, vendredi 20 à 14 h et vendredi 27 à 20 h, jeudi et samedi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Maison des Métallos, Paris 11e, 01 47 00 25 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.maisondesmetallos.org/" target="_blank">&gt;&gt; maisondesmetallos.org</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 novembre au 17 décembre 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, salle Serreau, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée saison 2017-2018</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10641316-22090124.jpg?v=1508075783" alt="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      7 au 11 novembre 2017 : La Comédie de Genève, Genève (Suisse).       <br />
       16 novembre au 17 décembre 2017 : Théâtre de la Tempête, Paris (12e).       <br />
       7 décembre 2017 : Théâtre Jacques Carat, Cachan (94).       <br />
       12 et 13 janvier 2018 : Le Channel - Scène nationale, Calais (62).       <br />
       16 et 17 janvier 2018 : Théâtre l’Apostrophe - scène nationale Cergy-Pontoise et Val d’Oise, Cergy (95).       <br />
       30 janvier 2018 : Salle Jacques Brel, Pantin (93).       <br />
       2 février 2018 : Théâtre des Bergeries, Noisy-le-Sec (93).       <br />
       6 et 7 février 2018 : Espace Albert Camus, Bron (69).       <br />
       9 février 2018 : Théâtre le Sillon - scène conventionnée, Clermont-l’Hérault (34).       <br />
       13 &gt; 16 février 2018 : Théâtre l’Espal, Le Mans (72).       <br />
       9 mars 2018 : Houdremont - scène conventionnée, La Courneuve (93).       <br />
       16 mars : Espace Sarah Bernhardt, Goussainville (93).       <br />
       18 mars 2018 : La Maison du Théâtre et de la Danse, Epinay-sur-Scène (93).       <br />
       23 mars 2018 : L’Escale, Melun (77).       <br />
       6 et 7 avril 2018 : Théâtre de Brétigny, Brétigny-sur-Orge (91).       <br />
       9 au 11 avril : Théâtre de la Commune - Centre dramatique national, Aubervilliers (93).       <br />
       13 avril 2018 : Salle des fêtes, Montargis (45).       <br />
              <br />
       <b>Première publication : mercredi 23 novembre 2016.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple</title>
   <updated>2017-07-27T15:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-F-l-ammes-Ne-pas-etre-pas-considerees-comme-issues-des-quartiers-populaires-mais-comme-appartenant-au_a1887.html</id>
   <category term="Avignon 2017" />
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   <published>2017-07-27T15:49:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "F(l)ammes", Ahmed Madani met en scène les véridiques récits de la vie contemporaine portés par dix jeunes femmes, fruits de l'Histoire des peuplements successifs du territoire français. Autant de témoignages que les bonnes fées du théâtre ont sublimé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16107477-21064021.jpg?v=1479893540" alt="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      Les comédiennes ont sculpté de vrais personnages contemporains hauts en couleur qu'elles évoquent sans fard et qu'elles expriment avec une grande de joie de vivre et ce, en dépit du contenu des propos d'un quotidien souvent difficile.       <br />
              <br />
       Ces jeunes femmes sont typées, à certains égards extravagantes. Elles appartiennent d'évidence à la vitalité de la ville. La parole est dégagée. Elles expliquent comment elles sont dans la nécessité de quitter les rôles attribués par les traditions familiales, qui les enferment dans un filet de violence et de brutalité ; et combien elles sont mises à l'épreuve pour s'inventer, se forger, se libérer des fidélités. Elles émeuvent. Elles racontent avec aisance leur itinéraire qui cherche à se démarquer de leurs mères qui ont attendu, attendu, tricotant, détricotant les jours comme Pénélope en attente d'un Ulysse providentiel.       <br />
              <br />
       Et dans la description des difficultés nées de l'opposition multi séculaire qui oppose les barbares et les urbains, elles font rire, non par le sarcasme ou l'autodérision mais par le partage. L'imaginaire est riche. Le verbe et le geste sont au service d'une métamorphose. Sur la scène c'est une forme de courage qui s'exprime : celui de la fuite qui vous sauve. Au risque du déchirement. Sans jamais perdre le sens de la vie et de l'amour. En conservant la dynamique de retrouvailles. Dans la lucidité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16107477-21064022.jpg?v=1479893657" alt="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur en les voyant sur scène éprouve un grand bonheur, il assiste en direct à sa dissolution des préjugés : le propre du génie de l'art théâtral quand il ne se veut pas voyeur.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Ahmed Madani sait interpeller les consciences par la vidéo, magnifier les corps et les expressions par la lumière et exalter les caractères par le jeu des chorégraphies et du chant choral.       <br />
              <br />
       Le réalisme est là. La poésie est là. Les personnages sont là, positifs. Et la leçon du spectacle est là. Ces femmes n'ont pas besoin de fraternité, elles ont des sœurs, pas besoin de liberté, elles en trouvent le chemin, elles ont besoin d'égalité. Celle que devrait leur offrir les canons esthétiques et les codes de la société pour qu'elles ne soient pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple.       <br />
              <br />
       Elles ont besoin d'auteur. Où sont les Prévert qui compléteront le magnifique travail de restitution des paroles vraies que fait Ahmed Madani et s'intéresseront, avec lui, avec amour, à ces vies trop souvent malmenées par une mauvaise ironie et moquées par les &quot;télé-réalités&quot;.       <br />
              <br />
       Le spectateur applaudit ce moment de création qui a l'éclat d'une pépite de beauté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"F(l)ammes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16107477-21064023.jpg?v=1479893704" alt="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      Textes et mise en scène : Ahmed Madani.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Karima El Kharraze.       <br />
       Complicité artistique : Mohamed El Khatib.       <br />
       Avec : Anissa Aou, Ludivine Bah, Chirine Boussaha, Laurène Dulymbois, Dana Fiaque, Yasmina Ghemzi, Maurine Ilahiri, Anissa Kaki, Haby N’Diaye, Inès Zahoré.       <br />
       Création vidéo : Nicolas Clauss.       <br />
       Création lumières et régie générale : Damien Klein.       <br />
       Conseiller à la scénographie : Raymond Sarti.       <br />
       Création sonore : Christophe Séchet.       <br />
       Costumes : Pascale Barré.       <br />
       Théâtre de la Poudrerie (Sevran).       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16107477-21064024.jpg?v=1479894172" alt="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
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      <b>•Avignon Off 2017•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 juillet 2017.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h (relâche le lundi).        <br />
       Théâtre des Halles, Salle Chapitre,       <br />
       4, rue Noël Biret, Avignon.        <br />
       Réservations : 04 90 85 52 57.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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