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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-21T09:33:59+02:00</updated>
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   <title>"Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique</title>
   <updated>2015-09-16T10:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Reformateur-Une-reflexion-terrifiante-sur-la-nature-humaine-a-la-fois-drole-et-dramatique_a1435.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8270662-12938145.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-09-16T09:43:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reclus du monde qu'il exècre, rivé à son fauteuil Voltaire, dernier refuge devant l'incompréhension qui l'assaille, en danger d'hypocondrie, l'homme qui a rédigé le "traité de réforme du monde", "le réformateur" vit au rythme monotone d'un quotidien toujours identique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8270662-12938145.jpg?v=1442389678" alt=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" title=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" />
     </div>
     <div>
      Et dans l'usage des heures, il tisse à voix haute comme un filet à remonter à la surface les humiliations qu'il a subies. Il fulmine, rêve une cérémonie qui serait apothéose et reconnaissance de son génie, répète les gestes de sa consécration et son discours, attend sa récompense, son diplôme. Tance et rudoie la femme, sa compagne, servante, compatissante et aimante. Il attend son plat de nouilles. Et la médiocrité, en valeur absolue, lui revient, telle une tarte à la crème, dans la figure. Vanité de vanité. Le monde comme sa volonté et sa représentation achoppe.       <br />
              <br />
       La pièce de Thomas Bernhard, dans son écriture, joue avec la fiction et la réalité. Le spectateur assiste en direct au travail d'une conscience agitée, amère, exaltée qui ressasse jusqu'à la sénilité la scène primitive d'une blessure d'amour-propre non guérie.       <br />
              <br />
       Dans une stricte unité de lieu, André Engel remonte le temps (en toute discrétion et vraisemblance scéniques) jusqu'au point origine qui est aussi le point d'aboutissement du drame. Il le rend tangible au temps présent par une convention simple. Le réformateur, s'apprête progressivement en habit de cour du XVIIIe siècle. Face à l'habit noir d'universitaires emperruqués qu'il affronte à la toute fin de la pièce dans un choc d'images et de pertinence, laissant le spectateur juge des convenances, des conformismes et des conservatismes. En œuvre dans le texte de Thomas Bernhard, le rêve d'un monde éclairé par <span style="font-style:italic">les Lumières</span> illumine le plateau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8270662-12938175.jpg?v=1442390172" alt=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" title=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" />
     </div>
     <div>
      Serge Merlin reprend le rôle créé en 1991. Avec sa juvénilité intacte et l'épaisseur de plus de soixante ans de métier, il est à la fête et le public avec lui.       <br />
              <br />
       Les comédiens n'apportent aucune fausse note, se lovent dans la convention. Serge Merlin se faufile de registres en registres, tel un furet, entre les fils du texte. Tout en auto-ironie, quasi voltairien, le jeu, en décalage perpétuel avec l'unité de lieu, prend l'allure d'une farce subtile, prend la forme d'une fugue. La représentation est à la fois drôle et dramatique. À la réflexion terrifiante pour ce qui concerne la nature humaine.       <br />
              <br />
       Quasi silencieuse, Ruth Orthmann qui joue la femme a une présence intense et active offrant à l'exubérance de Serge Merlin comme un contrepoint musical remarquable de concision et de précision.       <br />
              <br />
       Le spectateur réjoui par cette oscillation qui obvie au ridicule ou à l'arrogance de la gloire et apporte au contraire intimité complice, sent planer les ombres humanistes de Voltaire, de Rousseau et de Kant devenus, par ce miracle du théâtre, familiers tout autant que Thomas Bernhard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Réformateur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8270662-12938195.jpg?v=1442390277" alt=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" title=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Thomas Bernhard.       <br />
       Mise en scène : André Engel.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Ruth Orthmann.       <br />
       Avec : Serge Merlin, Ruth Orthmann, Gilles Kneusé.       <br />
       Décors : Nicky Rieti.       <br />
       Costumes : Chantal de la Coste.       <br />
       Lumières : André Diot.       <br />
       Son : Pipo Gomes.       <br />
       Coiffure : Marie Luiset.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 septembre au 11 octobre 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de l'Œuvre, Paris 9e, 01 44 53 88 88.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeloeuvre.fr/index.html" target="_blank">&gt;&gt; theatredeloeuvre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>À partir du 18/01/2012, Le Lucernaire, Paris, "Œdipe"</title>
   <updated>2012-02-12T13:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/A-partir-du-18-01-2012-Le-Lucernaire-Paris-OEdipe_a485.html</id>
   <category term="À l'affiche" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3633217-5306358.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-06T17:20:00+01:00</published>
   <author><name>Annonce</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Écrite par un jeune homme de 24 ans et signée pour la première fois sous le pseudonyme de Voltaire, cette brûlante tragédie, jamais jouée depuis 1852, parle pourtant, pleinement, de notre temps. Vigueur de l’écriture, nervosité de l’intrigue, montée implacable de la tension, thématique brûlante de la pièce, tout concourt à la modernité du propos. "Œdipe" connu un véritable triomphe à sa création et c'est elle qui rendit célèbre, du jour au lendemain, Voltaire. Dans "Œdipe", la révélation progressive de la vérité plonge les personnages - et le public - dans un suspense haletant…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3633217-5306358.jpg?v=1325955778" alt="À partir du 18/01/2012, Le Lucernaire, Paris, "Œdipe"" title="À partir du 18/01/2012, Le Lucernaire, Paris, "Œdipe"" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Œdipe&quot; est, en premier lieu, une fable sur la crise : la tragédie de Voltaire parle en ce sens, pleinement, de notre temps. Confronté à une situation extrême, qu’il s’agisse de la peste plutôt que du sida, de la guerre ou de la crise économique, le groupe réagit toujours de la       <br />
       même façon : par l’exclusion et la recherche de boucs émissaires. Le lynchage n’est jamais loin. Dans la lecture que nous faisons de la pièce, plusieurs fils apparaissent donc, tout aussi riches de sens et de couleurs en 2009 ou 2010 qu’en 1718, date de la création de la pièce : tandis que le grand prêtre incarne l’arrogance d’un clergé qui, s’interposant entre des humains crédules et des dieux sanguinaires, tend à régenter la société civile, la quête d’identité qui pousse &quot;Œdipe&quot; à élucider le mystère de ses origines acquiert aujourd’hui, avec les nouvelles techniques de fécondation ou le recours de plus en plus fréquent à l’adoption, une force nouvelle : &quot;Je crains de me connaître, et ne puis m’ignorer…&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3633217-5306677.jpg?v=1325955875" alt="À partir du 18/01/2012, Le Lucernaire, Paris, "Œdipe"" title="À partir du 18/01/2012, Le Lucernaire, Paris, "Œdipe"" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Je me suis attaché avant tout à mettre en relief la fable, axée, d’une scène à l’autre, sur une montée du suspense et une révélation progressive de la vérité - aveuglante : lorsqu’il apprend, avec effroi, qu’il est, malgré lui, coupable de meurtre, d’abord, puis de parricide et d’inceste, Œdipe choisit de se crever les yeux avec l’épée qui a tué son père, tandis que Jocaste, son épouse et sa mère, se poignarde… Nous sommes à mille lieues, ici, du code de bienséance dont, plus tard, récusant l’héritage de Shakespeare et Corneille, Voltaire se réclamera. Nous avons choisi de ne pas nous focaliser sur la lecture psychanalytique, suffisamment évidente aujourd’hui, pour retrouver la fraîcheur, la naïveté, mais aussi la crudité, du mythe originel. Dans la révolte d’Œdipe contre les dieux, nous retrouvons celle de Job, de Caïn ou de Prométhée, mais peut-être aussi, tout simplement, une métaphore de l'humaine condition. Enfin, tout en respectant le langage de l'alexandrin, dont aucun pied ne sera tronçonné (il marchera, dansera et bondira sur ses douze pattes aux ressources merveilleuses), nous avons voulu l'apprivoiser, le parler, l'assimiler pour lui redonner vie dans le chant de nos muscles, de nos nerfs et de nos artères — afin qu’il acquière l’évidence d’un langage poétique contemporain...</span> Jean-Claude Seguin.       <br />
              <br />
       Texte : Voltaire.       <br />
       Mise en scène et adaptation : Jean-Claude Seguin.       <br />
       Scénographie : Charlotte Villermet.       <br />
       Avec : François Chodat (grand prêtre et Phorbas), Vincent Domenach (OEdipe), Luc Ducros (Dimas et Araspe), Marie Grudzinski (Jocaste), Antoine Herbez (Philoctète), Juliette Wiatr (Egine).       <br />
       Sons (musique, choeur) : Andrea Cohen.       <br />
       Costumes : Florinda Donga.       <br />
       Lumières : Hervé Bontemps.       <br />
       Durée du spectacle : 1 h 25.       <br />
       Extrait vidéo sur le site       <br />
       http://www.caspevi.com/oedipe-de-voltaire/       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatreloupblanc.net" target="_blank">&gt;&gt; Site de la compagnie</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 18 janvier 2012.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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