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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T16:33:44+02:00</updated>
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   <title>"Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain</title>
   <updated>2023-03-20T18:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-absence-de-silence-La-revolte-gronde-a-bas-bruit-une-reconquete-de-l-humain_a3537.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2023-03-21T06:49:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour faire résonner en nous l'emprise de "l'habitus" selon Pierre Bourdieu sur nos comportements acquis, le Collectif Rêve Concret et son metteur en scène Mathieu Touzé convoquent avec grâce et (im)pertinence le voguing, cette danse urbaine inspirée des poses stéréotypées des mannequins de mode. Quant au roman d'Olivia Rosenthal, "Que font les rennes après Noël ?", il constitue la trame porteuse de la performance chorégraphiée. En effet, le traitement que les humains font subir aux animaux ne se l'appliquent-ils pas tout autant à eux-mêmes, sujets assujettis à un espace social qui les formate de bout en bout ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71572530-49857001.jpg?v=1679332563" alt=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" title=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" />
     </div>
     <div>
      Des formes humaines se déplaçant à quatre pattes, rampant au sol, émergent peu à peu d'une nuit profonde. Alors qu'une voix envoûtante dévide une longue apostrophe parlant à l'enfant sauvage en nous, les créatures s'adonnent au plaisir premier de se frôler, de s'effleurer, de s'entrelacer afin d'éprouver au plateau la présence de l'autre, si semblable et si différent… avant de partager une rage muette, celle d'être coupées de leur nature animale…       <br />
              <br />
       Propriété de votre mère, vous voudriez lui échapper, mais seule une colère rentrée vous est permise. Aussi, vous promettez-vous de vous évader avec les rennes après Noël…       <br />
              <br />
       Le tableau augural émergeant des ténèbres pose l'enjeu de cette forme chorégraphiée commentée in vivo par la voix suave de Yuming Hey : faire vivre le processus suivi par le petit d'homme en vue de son intégration - en l'occurrence, sa désintégration - dans le clan des humains, dressage le castrant à tout jamais de ses origines animales. Imprégné de l'odeur du formatage éducatif, le petit d'homme vit dans sa chair la révolte sourde d'être la propriété d'une mère dite bienveillante qui, au nom de sa nécessaire protection, le coupe de son animalité vitale afin de le mieux asservir aux diktats &quot;humains&quot;. Ainsi en va-t-il de l'élevage en captivité, une domestication pour oublier sa nature en échange de sucreries doucereuses…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71572530-49857006.jpg?v=1679332585" alt=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" title=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" />
     </div>
     <div>
      L'effervescence au plateau de figures de danses trépidantes s'accompagne de la projection d'images de poussins élevés en batteries… Sur fond de chants romantiques alternant avec des musiques rock endiablées, des chorégraphies projetant sur l'avant-scène des créatures immaculées, sorties tout droit d'un catalogue branché - cuissardes, jupettes et port altier - éclaboussent le plateau de leur vitalité étudiée. Sous le vernis de l'artifice promu au rang d'art de vivre - alors qu'il ne s'agit là que d'étais soutenant un mal de vivre récurrent - les sens cherchent frénétiquement dans l'étourdissement un remède anesthésiant la souffrance d'être coupé de toute nature primale.       <br />
              <br />
       Quant à l'enchantement des figures chorégraphiées, il est là pour souligner en contrepoint le désenchantement vécu. Il faudra pouvoir se dépouiller de ces costumes d'apparat pour que la peau mise à nu puisse ressentir le dur désir d'être soi en dehors des injonctions parentales et sociétales. Une mue du moi peau visant à reconnecter l'humain avec le vivant en le délivrant des couches de peinture déposées par les injonctions en tout genre, une desquamation débouchant nécessairement sur une mélancolie, &quot;ouvroir de liberté potentielle&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71572530-49857052.jpg?v=1679332614" alt=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" title=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" />
     </div>
     <div>
      La saine colère qui lui succède revitalise, reconnecte chacun avec un soi &quot;interdit de cité&quot; en réalisant - toujours la voix de Yuming Hey accompagnant les tableaux vivants - la coupure du cordon ombilical reliant aux figures d'autorité. Trahir sa mère pour ne pas se trahir soi, une émancipation vécue en direct et se concluant par un cri déchirant la chape de plomb &quot;édu-castratrice&quot;.       <br />
              <br />
       Ainsi, embarqué par la féerie des interprétations, elles-mêmes soutenues par une scénographie à l'esthétique éblouissante et par un univers sonore des plus porteurs, le spectateur se laisse aller à un lâcher prise salutaire. Larguant le poids des amarres sociétales, il se prend à voguer pour rejoindre le pays des rennes, sauvagement vivant lui aussi.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 8 mars 2023 dans la Salle Vauthier du TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une absence de silence"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71572530-49857055.jpg?v=1679332639" alt=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" title=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" />
     </div>
     <div>
      Danse/Théâtre       <br />
       D'après &quot;Que font les rennes après Noël ?&quot; d'Olivia Rosenthal, publié aux Éditions Gallimard.       <br />
       Mise en scène : Mathieu Touzé.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Hélène Thil.       <br />
       Avec : Yuming Hey, Jeanne Alechinsky, Laura Desideri, Gianmarco Montesi, Emiliano Perazzini.       <br />
       Scénographie et costumes : Mathieu Touzé et Estelle Deniaud.       <br />
       Vidéo : Justine Emard.       <br />
       Musique : Rebecca Meyer.       <br />
       Lumière : Renaud Lagier.       <br />
       Par le Collectif Rêve Concret.       <br />
       Durée 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du mardi 7 au jeudi 9 mars 2023 au TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique</title>
   <updated>2019-12-10T08:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/A-mon-bel-amour-Urbain-classique-eclectique-et-artistique_a2619.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2019-12-10T06:54:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est sous le prisme des danses urbaines, contemporaine et classique que la chorégraphe Anne Nguyen interroge les identités au travers du corps et de son rapport à l'espace où le waacking, le popping, le voguing, le locking et le krump portent leurs signatures au détour de pointes, de balancés, de lock et de bounce.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40609347-34436177.jpg?v=1575917504" alt=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" title=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" />
     </div>
     <div>
      Noir sur scène, puis un groupe se détache dans une lumière tamisée qui vient dessiner les creux de leurs silhouettes. La musique démarre à un rythme effréné. Au début, tout est homogène, ils forment une seule et même entité dans une intimité qui est balayée par le tempo musical. Comme un pied-de-nez à la sensation scénique d'un sentiment intime qui s'extériorise violemment.       <br />
              <br />
       À tour de rôle, comme une réminiscence des années soixante, soixante-dix, quatre-vingt, le waacking, le popping, le voguing, le locking, le krump, en appui des danses contemporaine et classique, apparaissent autour d'un socle artistique commun dans lequel chacun vient se nourrir au même humus. Des différences ? Oui, bien sûr, dans le tempo, la gestique, le rapport au corps, à la scène et à l'autre, mais tout ceci puise dans un même objectif, celle de faire communiquer une sensation, un état d'âme, une volonté farouche ou timide de montrer quelque chose sur le plateau, un ce je-ne-sais-quoi qui fait de l'artiste un buvard aux émotions qui a besoin, pour notre plus grand plaisir, de s'épancher.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40609347-34436198.jpg?v=1575917559" alt=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" title=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" />
     </div>
     <div>
      Chacune de ces expressions artistiques est une continuité, un point d'attache de ce qui les ressemble et les sépare. Quel point commun entre ce membre qui se raidit, cet autre qui s'élance ou celui-ci qui se décompose ? Celle d'une manifestation propre, à la fois intime et universelle pour, selon Anne Nguyen, &quot;appartenir à une communauté, pour se sentir exister&quot;.       <br />
              <br />
       Sur les planches, elles sont comme des grandes sœurs. Le tempo scénographique de l'une est différent de celui des autres permettant de les mettre en exergue. Par intermittence, les interprètes dansent leur art ou le délaissent pour adopter celui de leurs voisin(e)s.       <br />
              <br />
       D'un côté, le corps avec ses bras élancés toujours attirés vers le haut, le buste presque altier. De l'autre, il se courbe, avec des mouvements très rapides, un positionnement mi-fixe, mi-fuyant et qui revient à son centre. Deux axes apparaissent avec pour le premier, des mouvements allongés, comme tenus par le temps, étirant les membres vers un ailleurs quand le second l'est accompagné d'une latitude plus petite et rapide.       <br />
              <br />
       Des mains et des poignets aux courbures cassées tournent autour d'un visage qui reste droit. Plus loin, ce sont des mouvements de tête pris d'un raidissement qui ensuite repart dans une souplesse et une direction à l'opposé de sa position initiale. Ils sont saccadés, comme brisés, le corps semblant se décomposer en avançant. La danse contemporaine laisse voir une gestuelle des bras qui enlace le torse à distance avec des jambes aux mouvements amples et très rapides suivis par des sauts et des pointes de danse classique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40609347-34436213.jpg?v=1575917623" alt=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" title=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" />
     </div>
     <div>
      Cassant à dessein le rythme, les déplacements de groupe sont synchronisés et très marqués au sol, la plante des pieds tapant sur les planches. Les costumes sont variés avec, là, des baskets, ici, des plantes de pieds à découvert, plus loin, un tronc nu habillé d'une veste, quand d'autres sont en civil ou en habit très décontracté.       <br />
              <br />
       Le rapport des uns aux autres est un chacun pour soi qui devient un ensemble lié où chaque membre incarne sa propre identité tout en étant en relation avec le groupe, comme pièces d'un même puzzle. L'art montre, avec délectation et gourmandise, des différences sans les outrepasser, dépassant avec délice, les frontières des egos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À mon bel amour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40609347-34436767.jpg?v=1575920834" alt=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" title=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Anne Nguyen.       <br />
       Danseurs : Sonia Bel Hadj Brahim (waacking, popping), Arnaud Duprat (popping), Stéphane Gérard (voguing), Pascal Luce (popping, locking, waacking), Andréa Moufounda (danse contemporaine), Sibille Planques (danse contemporaine), Emilie Ouedraogo (krump), Tom Resseguier (danse classique).       <br />
       Musiques originales : Jack Prest.       <br />
       Stylisme : Manon Del Colle.       <br />
       Création lumière : Ydir Acef.       <br />
       Compagnie par Terre Anne Nguyen.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.compagnieparterre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; compagnieparterre.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       12 février 2020 : Theater Rotterdam, Rotterdam (Pays-Bas).       <br />
       26 février 2020 : Festival Hip Opsession, La Soufflerie, Rezé (44) .       <br />
       29 février 2020 : La ferme du Buisson - Scène nationale, Noisiel (77).       <br />
       19 mars 2020 : Festival Le Grand Bain (CDCN Roubaix), Salle Josiane Balasko, Chambly (60).       <br />
       26 mars 2020 : Festival Le Grand Bain (CDCN Roubaix), Maison Folie Wazemmes, Lille (59).       <br />
       12 mai 2020 : La Ferme de Bel Ébat, Guyancourt (78).       <br />
       15 mai 2020 : Théâtre Molière – Scène nationale, Sète (34).       <br />
       3 au 5 juin 2020 : La Villette - Salle Charlie Parker, Paris (75).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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