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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-22T22:46:03+02:00</updated>
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   <title>"Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…</title>
   <updated>2026-04-16T09:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Nee-le-8-mars-1977-Des-profondeurs-tenebreuses-aux-lumieres-du-plateau-l-itineraire-d-une-guerillere_a4533.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-04-17T08:22:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand on est née le jour où les Nations Unies ont officialisé la Journée internationale des droits des femmes, quand on a connu soi-même un père sachant être maltraitant, qu'on a mis des milliers de kilomètres de distance afin de s'éloigner des traumas de son enfance… pour, dans une île annoncée comme paradisiaque, échouer dans les bras d'un masculiniste violent, on comprend que son destin individuel plonge ses rhizomes dans une histoire commune, celle des femmes, la nôtre partagée. Céline Ripoll fait théâtre de son propre itinéraire, sans rien concéder à sa sincérité à fleur de peau qui irradie le plateau.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96072499-67024957.jpg?v=1776323300" alt=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" title=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" />
     </div>
     <div>
      Entrée en scène sur une musique joyeuse et entrainante… jusqu'à ce que la danseuse (elle), à l'image d'un saphir déraillant sur les sillons d'un vieux vinyle, s'immobilise… Narratrice de sa propre histoire, elle fait entendre à la troisième personne le récit du passage à la nouvelle année 2020… Elle aime danser, danser jusqu'au petit matin, aussi s'est-elle étourdie cette nuit de fête, loin des tourments qui occupent sa tête, sur les airs enivrants du DJ de cette île perdue au milieu du Pacifique. Mais elle ne peut reculer indéfiniment l'heure de rentrer, elle redoute le retour mortifère au foyer conjugal, treize ans qu'elle connaît la musique…       <br />
              <br />
       &quot;Il&quot; est là, derrière la porte à l'attendre, la questionne sur avec qui elle était, entre dans l'une de ses colères effrayantes dont il est coutumier… et la menace. Elle ne doit son salut qu'à sa fuite lui permettant d'échapper in-extrémis aux pierres qu'il tenait en mains pour briser son pare-brise. Lui revient alors cette réflexion venant d'un passé qui n'arrête pas de passer en elle, ses mots trouant le silence de la représentation : <span style="font-style:italic">&quot;Céline, tu ne verras plus tes filles&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96072499-67024962.jpg?v=1776323357" alt=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" title=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" />
     </div>
     <div>
      Entre narrations à vif (colorées d'échappées en espagnol aussitôt traduites) et danses &quot;océaniques&quot;, les unes et les autres soutenues par des hommes artistes à la sensibilité avouée (Yannick Jaulin et Hamid Ben Mahi), la conteuse danseuse va rejouer sa rencontre avec ce séduisant guerrier de l'Ile de Pâques… Comme dans les contes (cf. les albums de sa maison d'édition, Moai Éditions), il est apparu sur son fier destrier… pour la conduire dans une grotte. Elle l'a aimé passionnément, elle l'a laissé plonger ses yeux en elle, et il l'a vidée de toutes substances, n'étant plus à la fin que de la vase, une enveloppe privée de toute estime de soi. Et lorsque pour échapper à ces brutalités avinées, à ces viols conjugaux, elle trouve enfin le ressort de se rendre à la gendarmerie, c'est pour s'entendre dire… <span style="font-style:italic">&quot;Si vous êtes restée treize ans avec lui, c'est que quelque part ça doit vous plaire&quot;.</span> Circulez, il n'y a rien à entendre…       <br />
              <br />
       Aussi, lorsqu'elle fait visiter aux touristes l'île de Pâques, son territoire à lui, elle n'a qu'une idée : repérer les grottes où elle pourra se réfugier. La force pour s'extirper de la nasse dans laquelle elle s'est précipitée &quot;librement&quot; afin de fuir d'anciens traumatismes – dont, dans une seconde partie du spectacle, elle remontera la pente – c'est auprès de ses &quot;sœurs&quot; de La Maison des Femmes, de ses copines autochtones au langage chantant et de sa psy rayonnante d'humanité, qu'elle va la trouver. <span style="font-style:italic">&quot;Une blessure, c'est une ouverture béante, passe de l'autre côté…&quot;</span> suggère cette dernière, en l'accompagnant dans son programme de reconstruction.       <br />
              <br />
       Alors, dénouant ses (très) longs cheveux, elle se lance dans un corps à corps avec elle-même, mêlant coups donnés et coup reçus, lesquels, s'ils la projettent au sol, la retrouvent l'instant d'après, debout, vivante. Des récits de maltraitances vécues par d'autres femmes déboucheront sur une scène d'étranglement, une violence qu'elle s'apprêtait à s'appliquer (le nœud coulant était prêt) si la conscience qu'elle manquerait à ses filles ne l'avait sauvée. Son refuge sera alors de glisser des messages dans les contes qu'elle écrit pour que ses lecteurs viennent l'y rechercher… Souvenirs inscrits dans son corps traversé par les soubresauts du temps où il la rejoignait pour la violenter.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96072499-67024963.jpg?v=1776323336" alt=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" title=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" />
     </div>
     <div>
      Revivre les traumas vécus pour échapper à la sidération, pour agir au lieu de subir la double peine du ressassement en boucle, une boucle qui étrangle… Pour comprendre comment ce beau guerrier qu'elle avait tellement aimé, lui qui lui était apparu comme le Sauveur, avait pu l'enfermer dans la cage de l'emprise, elle va remonter le temps, rembobiner son passé dans une danse à l'envers pour remonter aux origines, les siennes… Sa naissance, dans un hôpital militaire à l'autre bout de Berlin libéré, Berlin la ville violente où des milliers de femmes furent violées lors de la libération par les soldats de l'Armée Rouge…        <br />
              <br />
       Bébé donné pour mort, privé de caresses les premières semaines de sa vie passée en soins néonatals… Petite fille de cinq ans, témoin sidéré de la fureur d'un père fou furieux que sa femme le quitte… Elle, devenant l'otage de sa rage… Les chantages au suicide entrainant de peu sa fille dans la mort… Enfin, elle, jeune fille échappant à son emprise par le biais d'études artistiques dans une autre ville…       <br />
              <br />
       Vouloir réparer la petite fille briser en fuyant son passé, en mettant ce passé &quot;à distance&quot;, le rejetant plus précisément à des milliers de kilomètres dans l'océan Pacifique (&quot;Pacifique&quot;, ça ne s'invente pas…)… Et s'apercevoir, que quand on a été élevée dans un environnement où l'amour c'est la guerre, on reproduit le modèle archaïque en se précipitant tout droit dans les bras d'un &quot;aimant&quot; monstrueusement violent…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96072499-67025027.jpg?v=1776323815" alt=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" title=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" />
     </div>
     <div>
      Briser la compulsion de répétition mortifère ne peut se faire sans revivre les étapes de cette agonie programmée, un retour dans le passé – si douloureux soit-il – comme échappatoire au retour insistant du même. L'apogée de cette délivrance appelée de tous ses vœux prend la forme (artistique) d'un cri de colère lancé à l'adresse de la figure paternelle ayant pollué son existence : <span style="font-style:italic">&quot;Pourquoi tu nous a fait ça ? Tu n'en avais pas le droit !... Je n'en ai rien à foutre maintenant d'être toute seule ! Je suis toute seule depuis que je suis née…&quot;.</span> Cri de révolte suivi de l'effondrement physique de la comédienne…       <br />
              <br />
       … et de son rétablissement sur ses deux jambes bien campées au sol, avec ces mots adressés à ses géniteurs défaillants, ses mots ouvreurs d'horizons nouveaux : <span style="font-style:italic">&quot;C'est votre histoire, je vous la rends. J'ai tout dit pour moi, mais aussi pour mes filles. À elles, à nous d'aimer et d'être aimées&quot;.</span> Quant au tableau final, il actera dans la lumière du plateau et les mouvements de la danse purgée des scories de toute emprise, une épiphanie palpable. Le temps des guérilleros toxiques est définitivement supplanté par celui d'une guérillère de la liberté.       <br />
              <br />
       Quand le théâtre chorégraphié, soutenu par un texte d'une sincérité au-dessus de tous soupçons, s'empare d'un sujet hautement combustible, on ne peut que saluer ses effets contagieux… Ce manifeste haut de gamme de Céline Ripoll, artiste ayant connu dans sa chair et son âme la violence faite aux femmes, est de nature à communiquer sa force à toutes celles, anonymes ou non, qui ont subi ou subissent l'emprise de la prédation masculiniste. Une performance &quot;Hors Normes&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 27 mars 2026 au Centre culturel &quot;Les Arcades&quot; de Créon (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Née le 8 mars 1977"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96072499-67025032.jpg?v=1776323843" alt=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" title=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" />
     </div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Texte : Céline Ripoll.       <br />
       Mise en scène, interprétation et narration : Céline Ripoll.       <br />
       Parrain : Yannick Jaulin.       <br />
       Aide à l'écriture et mise en scène : Titus et Gérard Baraton.       <br />
       Aide à la mise en scène chorégraphique : Hamid Ben Mahi.       <br />
       Création Lumière : Jean-Baptiste Féruch.       <br />
       Compagnie L'Homme à la Tête Pieds-Nus.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le 27 mars 2026 au Centre culturel &quot;Les Arcades&quot; à Créon (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 Mai 2026 :</span> Salle du Tourneur, Souleuvre-en-Bocage (14).       <br />
       5 septembre 2026 : Salle Espalungue, Arudy (64).       <br />
       Fin septembre 2026 : Festival &quot;Au fil du Conte&quot;, Roullet-Saint-Estèphe (16).       <br />
       20 novembre 2026 : Théâtre Francis Planté, Orthez (64).       <br />
       25 novembre 2026 : Nogent-le-Rotrou (28).       <br />
       26 novembre 2026 : Salle Municipale, Mainvilliers (28).       <br />
       27 novembre 2026 : Théâtre, Dreux (28).       <br />
       6 et 8 mars 2027 : La Quintaine, Chasseneuil-du-Poitou (86).       <br />
       12 mars 2027 : Le Parnass, Mimizan (40).       <br />
       11 mai 2027 : Centre culturel Les Carmes, Langon (33).       <br />
       Novembre 2027 : Tahiti et les îles Marquises.       <br />
              <br />
       Juillet 2027 : Avignon (84), en cours de réalisation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels</title>
   <updated>2026-04-06T14:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Entre-Parentheses--Pauline-Bureau-prend-a-bras-le-corps-les-blessures-ouvertes-et-les-traumas-causes-par-les_a4524.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95871048-66922293.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-04-08T07:14:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Librement adaptée du récit d'Adélaïde Bon, "La Petite Fille sur la banquise", par Pauline Bureau, la pièce suit deux parcours : l'enquête policière et la quête de vérité d'Alma. Cette dernière a été victime d'une agression sexuelle alors qu'elle avait 9 ans. Un viol. Dans l'escalier de son immeuble. Par un inconnu. La pièce commence trente ans après cet événement dont Alma n'a pas de souvenir conscient. L'enquête brise alors le sarcophage de glace où la petite fille puis la jeune femme avaient enfermé ce trauma.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95871048-66922293.jpg?v=1775474193" alt="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" title="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" />
     </div>
     <div>
      Pendant un peu plus de deux heures, nous allons suivre le travail des enquêtrices qui décident de rouvrir un cold-case, une série d'agressions de petite fille dans une rue de Paris, des années auparavant. Une enquête qui les mène sur la piste d'un agresseur en série après la découverte de dizaine de cas semblables. Alma est l'une de ces victimes. Parallèlement à l'enquête, la pièce nous emporte à la suite d'Alma dans la découverte des séquelles qui ont transformé une partie de sa vie en enfer, sans que jusqu'à alors, elle n'en comprenne la cause.       <br />
              <br />
       C'est tout le domaine de l'inconscient, de la mémoire du corps qui est en acte alors. Provoquant insomnies, boulimies, prises de poids, crises d'angoisse… et toutes sortes de mal-être, de difficultés à vivre, de difficultés sociales, de non-dit. Lorsque l'une des enquêtrices annonce à Alma que leur démarche a abouti à l'interpellation d'un homme et que la plainte déposée avec ses parents lorsqu'elle avait 9 ans a été requalifiée en viol sur mineur, la déflagration de cette annonce est telle que tout ce qui entravait sa vie sans qu'elle comprenne pourquoi, déchire soudain le voile impénétrable qui recouvrait ce passé, et libère soudain la parole.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95871048-66922297.jpg?v=1775474236" alt="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" title="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" />
     </div>
     <div>
      C'est par la parole, la possibilité de mettre des mots sur la violence effroyable subie dans l'enfance, qu'Alma parvient à supporter les épreuves du procès du pédocriminel. En finir s'il vous plaît avec le terme pédophile (&quot;qui aime les enfants&quot; étymologiquement) et le remplacer par pédocriminel ! C'est l'un des souhaits que finit par réclamer Alma. Un souhait qui déchire enfin un silence de trente années.       <br />
              <br />
       Le sujet de &quot;Entre parenthèses&quot; est effroyable et délicat. La mise en scène de Pauline Bureau dispose de trois espaces sur scène. D'un côté le bureau des inspectrices, de l'autre la maison d'Alma et, au centre, un espace qui sera plus dévolu à l'intime, le cheminant d'Alma vers ce lieu de silence qui git dans son être. Une scène vaste qui laisse de grands espaces devant un immense mur de fond de scène ; si haut, si large, et qui devient par moment support de projections qui emportent la scène dans la chambre d'enfant ou dans des paysages glaciaux de banquise (en écho à la blessure enfouie). Tous les personnages paraissent étrangement petits dans ces grands espaces.       <br />
              <br />
       L'enjeu de la pièce est sans aucun doute de prendre conscience de la lutte qu'il faut à ces victimes enfant pour se lever chaque jour, se coucher chaque soir, après avoir traversé des jours parfois frappés de troubles, d'angoisses, de mal qui cherchent des appuis, et tiennent debout dans une solitude incassable. Ce sont 72 petites filles qui ont déposé plainte, victimes du même pédocriminel qui a sévi durant trente ans. Dix-neuf témoignent aux assises.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Entre Parenthèses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95871048-66922298.jpg?v=1775474256" alt="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" title="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pauline Bureau.       <br />
       Librement adapté de &quot;La Petite Fille sur la banquise&quot; d'Adélaïde Bon (Éditions Livre de poche - mars 2019).       <br />
       Mise en scène : Pauline Bureau.       <br />
       Assistante mise en scène : Clara Haelters.       <br />
       Avec : Sabrina Baldassarra, Salomé Benchimol, Maxime Dambrin, Rébecca Finet, Héloïse Janjaud, Sergio Longobardi, Céline Milliat-Baumgartner, Coraly Zahonero de la Comédie-Française.       <br />
       Scénographie et accessoires : Emmanuelle Roy.       <br />
       Costumes : Alice Touvet.       <br />
       Composition musicale et sonore : Victor Belin et Raphaël Aucler.       <br />
       Vidéo : Clément Debailleul.       <br />
       Lumières : Laurent Schneegans.       <br />
       Collaboration artistique Sabrina Baldassarra.       <br />
       Maquillages et perruques : Françoise Chaumayrac.       <br />
       Cheffe opératrice tournage : Florence Levasseur.       <br />
       Fabrication des décors : Paradis Décors et les ateliers de La Colline.       <br />
       Fabrication des accessoires : les ateliers de La Colline.       <br />
       Durée : 2 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95871048-66922299.jpg?v=1775474282" alt="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" title="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 27 mars au 19 avril 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand théâtre, 15, rue Malte-Brun, Paris 20ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.colline.fr/fr/manifestation/166/entre_parentheses" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 avril 2026 :</span> Scène nationale 61- Alençon-Flers-Mortagne, Flers (61).       <br />
       6 et 7 mai 2026 : Maison des Arts, Créteil (94).       <br />
       17 au 22 novembre 2026 : CentQuatre-Paris, Paris 19ᵉ.       <br />
       13 et 14 janvier 2027 : La Passerelle - Scène nationale, Saint-Brieuc (22).       <br />
       21 et 22 janvier 2027 : Théâtre de Sartrouville - CDN, Sartrouville (92).       <br />
       29 janvier 2027 : Théâtre Roger Barat, Herblay-sur-Seine (95).       <br />
       11 et 12 mars 2027 : Théâtre du Beauvaisis - Scène nationale, Beauvais (60).       <br />
       18 et 19 mars 2027 : Bateau feu - Scène nationale, Dunkerque (59).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Entre-Parentheses--Pauline-Bureau-prend-a-bras-le-corps-les-blessures-ouvertes-et-les-traumas-causes-par-les_a4524.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi</title>
   <updated>2026-03-13T16:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-proces-d-une-vie-L-hommage-a-une-grande-dame-l-avocate-Gisele-Halimi_a4501.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95291702-66684638.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-13T20:04:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pièce librement inspirée du procès de Bobigny et du livre relatant celui-ci, Barbara Lamballais et Karina Testa en dressent un tableau historique en y mêlant, pour Gisèle Halimi, un portrait à la fois de femme et d'avocate, autant des causes féministes que des indépendantistes algériens.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95291702-66684638.jpg?v=1773342398" alt=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" title=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" />
     </div>
     <div>
      Le procès de Bobigny est resté dans les annales judiciaires et le retentissement en France fut majeur. Il s'est tenu d'octobre à novembre 1972 et a servi de prémices à la loi contre l'interruption volontaire de grossesse portée par Simone Veil en 1975.       <br />
              <br />
       L'entame de la pièce le contextualise. Avant même que le rideau ne s'ouvre, elle débute dans le public avec cinq femmes, dont Gisèle Halimi (Clotilde Daniault) et Simone de Beauvoir (Jeanne Arènes), qui interpellent l'assistance. Nous sommes dans une &quot;Assemblée générale des femmes&quot;, comme stipulé sur le rideau de scène. L'une des protagonistes lit le &quot;Manifeste des 343&quot; (avril 1971), pétition appelant à la légalisation de l'avortement en France, signée, entre autres, par un ensemble de personnalités dont Gisèle Halimi.       <br />
              <br />
       Une énumération de leurs noms s'effectue quand débute sur scène le plaidoyer de celle-ci qui déclare : <span style="font-style:italic">&quot;Je ressens avec une plénitude jamais connue à ce jour un accord parfait entre mon métier qui est de plaider, qui est de défendre et ma condition de femme. Je ressens donc, au premier plan, au plan physique, il faut le dire, une solidarité fondamentale avec ces quatre femmes et avec les autres&quot;</span>, et ce, à l'inverse du serment des avocats qui stipulait un devoir d'obéissance aux lois et aux institutions, ainsi que le respect des &quot;bonnes mœurs&quot; et de l'État. En 1982, grâce à elle et à Robert Badinter (1928-2024), le serment a évolué pour stipuler : <span style="font-style:italic">&quot;Je jure, comme avocat, d'exercer la défense et le conseil avec dignité, conscience, indépendance et humanité&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95291702-66684642.jpg?v=1773342431" alt=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" title=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" />
     </div>
     <div>
      Son argumentaire s'est articulé contre la loi de 1920 (loi Bérard-Clément). Hors contexte scénique, elle retournait la position des victimes d'accusées, bien que violée pour l'une, Marie-Claire Chevalier (Maud Forget), 16 ans à l'époque des faits, et pour ses trois comparses (Jeanne Arènes, Karine Testa et Déborah Grall) avec sa mère (Céline Toutain) de l'avoir aidée à avorter, en accusatrices de cette loi qui occultait la responsabilité du violeur, la femme violée devant justifier son avortement en cas de danger. L'avocate dénonçait aussi le manque d'éducation sexuelle de la société par les pouvoirs publics et l'impunité des personnalités du &quot;Manifeste des 343&quot;, les condamnations n'étant à l'encontre que des &quot;Madame Marie-Claire&quot;, de condition sociale fragile.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je me souviens toujours de ce que je disais à mon père quand j'avais 10 ans : Je veux être avocate, car je veux me défendre&quot;</span>, comme le racontera plus tard Gisèle Halimi dans une interview. &quot;Procès d'une vie&quot; en fait écho, parce que sont mêlées dans de courtes scènes, ses vies privée et professionnelle où, pour cette dernière, on la voit préparer ses audiences et ses plaidoiries. Deux jalons essentiels dans ses combats sont présentés, le premier avec Djamila Bouchapa, militante indépendantiste algérienne qui a été torturée et violée par l'armée française pendant plus d'un mois et accusée d'avoir posé une bombe, qui n'a pas explosé grâce aux artificiers, à la &quot;Brasserie des facultés&quot; à Alger (1959). Le second avec Marie-Claire Chevalier pour le procès de Bobigny.       <br />
              <br />
       L'objectif était de <span style="font-style:italic">&quot;faire de ce procès un événement pour populariser les injustices que subissaient les femmes en n'étant pas maîtresses de leur propre corps (...) quelqu'un qui n'est pas maître ou maîtresse de son propre corps est esclave&quot;</span> comme Gisèle Halimi le racontera dans une interview beaucoup plus tard. Aussi, elle a fait venir des personnalités de notoriété publique, telles que Simone de Beauvoir (1908-1986) et Michel Rocard (1930-2016), ou des scientifiques de renom comme Jacques Monod (1910-1976) et François Jacob (1920-2013).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95291702-66684649.jpg?v=1773342451" alt=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" title=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Barbara Lamballais et Karina Testa est aussi une plongée, toujours rapide et furtive, dans sa vie où on la voit reprocher à sa mère Fritna (Déborah Grall) son éducation traditionnelle et sexiste en clamant son refus de faire le ménage pour ses frères. Hors contexte scénique, elle avait donc entamé une grève de la faim durant trois jours, &quot;sa première victoire&quot; comme elle le dira plus tard.       <br />
              <br />
       La création est superbe dans sa conception dramaturgique. Clotilde Daniault (Gisèle Halimi) fait osciller sa voix dans un large spectre qui va de la puissance de la déclamation, pour sa plaidoirie, à un timbre posé pour ses entretiens avec Marie-Claire Chevalier et Djamila Boupacha. Il y a plusieurs recoupements entre le judiciaire et le privé, entre les faits historiques et le quotidien. Gisèle Halimi est appréhendée dans ces deux versants, montrant ainsi, sous sa robe d'avocate, la femme dans un cadre familial.       <br />
              <br />
       Alternent des moments de vie qui se chevauchent avec, à différents instants, une scène qui débute, côté cour, pour ensuite être reprise par une autre, côté jardin. Le plateau est souvent découpé en deux aires distinctes délimitant deux intimités différentes qui alternent toujours avec des jeux de lumières où quand une pièce s'allume, l'autre reste dans l'ombre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95291702-66684650.jpg?v=1773342473" alt=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" title=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" />
     </div>
     <div>
      La création se découpe en quatre temps forts dans quatre lieux différents. Il s'agit du cabinet de l'avocate où elle prépare ses audiences avec Marie-Claire Chevalier et Djamila Boupacha. La scénographie découvre aussi son chez-soi ainsi que celle de la famille Chevalier, ainsi que la boîte de nuit, avec la rencontre fatale de Marie-Claire avec son violeur (Julien Urrutia), seul moment comique lors des danses frénétiques. Ce décentrage, autant scénique que temporel, montre nos protagonistes hors de tout contexte judiciaire, permettant de les rendre plus proches.       <br />
              <br />
       La pièce est très bien construite avec de courtes scènes rapides, qui s'enchaînent, brassant dans le passé des moments sous la coupe du présent ou se projetant dans le futur. Ce va-et-vient crée une dynamique permettant ainsi de donner à la représentation un volume dramaturgique dans une échelle de temps bousculée, les faits se faisant écho les uns aux autres sous couvert de l'Histoire.       <br />
              <br />
       Le soir de la représentation (le 25 février), il y avait dans le public une dame de 92 ans qui était présente au procès de Bobigny. Époque lointaine et pourtant actuelle, car jamais définitivement gagnée, les propos sexistes et racistes tapissent en effet très et trop dangereusement les discours de nos politiques.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le procès d'une vie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95291702-66684654.jpg?v=1773342505" alt=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" title=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" />
     </div>
     <div>
      Texte : Barbara Lamballais et Karina Testa.       <br />
       Oeuvre librement inspirée de la vie de Gisèle Halimi et de &quot;Le procès de Bobigny - Choisir La Cause Des Femmes&quot; aux Éditions Gallimard.       <br />
       Mise en scène : Barbara Lamballais, assistée de Armance Galpin.       <br />
       Avec Jeanne Arènes, Clotilde Daniault, Maud Forget, Déborah Grall, Karina Testa, Céline Toutain, Julien Urrutia.       <br />
       Scénographie : Antoine Milian.       <br />
       Lumières : Rémi Saintot.       <br />
       Son et musique : Benjamin Ribolet.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann.       <br />
       Perruques : Julie Poulain.       <br />
       Tout public, à partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 31 mai 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       48, rue du Faubourg Saint-Martin, Paris 10ᵉ.       <br />
       Tél. : 01 42 08 21 93.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-lesplendid.tickandlive.com/evenement/le-proces-dune-vie" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesplendid.com/" target="_blank">&gt;&gt; lesplendid.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-proces-d-une-vie-L-hommage-a-une-grande-dame-l-avocate-Gisele-Halimi_a4501.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…</title>
   <updated>2026-03-09T13:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/I-will-survive-Quand-la-meute-des-Chiens-de-Navarre-est-lachee-le-car-a-vannes-est-dechaine_a4497.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95193128-66639768.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-09T12:47:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Déchaîné ici pour la bonne cause… celle de la Femme qui, dit rapidement (cf. Simone de Beauvoir et Georges Wolinski), est "un homme comme les autres"… Comment aborder des sujets aussi sérieux que les dérapages de l'humour "mis sous écrou" à la radio ou celui plus tragique d'une épouse aux abois, elle mise en prison pour avoir commis un homicide sur son conjoint violeur ? Les Chiens de Navarre, s'affranchissant – dans la forme – de tout politiquement correct, aboient en meute pour mieux faire entendre les petites et grandes dérives humaines.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639768.jpg?v=1773057263" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      Deux affaires parallèles reliées entre elles par la considération portée dans notre société à la figure de la femme… La première, constituant le fil rouge drolatique de la dramaturgie, expose un animateur d'une radio ayant lâché délibérément sur les ondes une plaisanterie manifestement lourdaude, déclenchant in fine l'ire générale… Colère d'abord d'un bataillon de féministes hurlant et gesticulant, débarquant pancarte à la main dans les travées pour soutenir l'honneur de leur sexe outragé par la blaguounette scabreuse faisant référence à la pub des cinq légumes et fruits et, cerise sur le gâteau, la banane en prime…        <br />
              <br />
       Courroux ensuite de la direction qui illico retire de l'antenne le contrevenant. Pour des raisons d'éthique croyez-vous, les blagues grasses faisant assurément le lit du masculinisme ? Que nenni ! La chute vertigineuse de l'audience en est l'unique raison. Ainsi, de manière des plus hypocrites et pour des raisons purement économiques, l'humour (beauf) sera mis sous écrou… en attendant l'incarcération préventive de son infortuné auteur, n'ayant fait par ailleurs que trop bien répondre au désir de buzz des &quot;grandes gueules&quot; d'une émission ouvertement grotesque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639769.jpg?v=1773057288" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      Au travers des différentes apparitions de l'humoriste déchu et de la réitération de sa sortie (assurément nulle…) que l'on lui demande de rappeler, et rappeler encore, selon un comique de répétition ayant fait ses preuves, se pose la question – sérieuse elle – du statut des humoristes sur les chaînes des radios publiques. Le &quot;Warning&quot; répétitif, opposé à son staff pour l'alerter de sa soumission aux lois du marché, fait du délinquant – qui ne voit pas de &quot;mâle&quot; dans sa plaisanterie ! – un lanceur d'alerte potentiel… Ainsi, sous couvert de délire &quot;humoristique&quot;, parlaient sous cape Les Chiens.       <br />
              <br />
       L'autre volet lui ne donnera pas lieu à plusieurs niveaux d'interprétation. Il faut dire que le tragique du propos – une femme abusée par un mari monstrueux qu'elle liquidera pour survivre – ne s'y prêtait aucunement… sauf à tomber dans la provocation indécente, et ça Les Chiens s'en gardent bien, leur humour, si décalé soit-il dans la forme, restant toujours sur le fond dans les clous admis. Ainsi, le sujet du procès de cette femme dont le calvaire va être rejoué de manière crue et de façon grand-guignolesque alternativement, s'affranchira dans sa forme des convenances tout en se gardant bien de &quot;faire rire&quot; de la (bonne) cause. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639788.jpg?v=1773057334" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      On découvrira celle qui deviendra l'autrice de l'homicide conjugal dans le bureau d'une directrice d'école fort empathique, essayant de la mettre en confiance pour qu'elle puisse dire les difficultés familiales à l'origine du comportement troublant de son fils. Et là encore l'humour enjoué du personnage, contrastant avec ce que l'on pressent de détresse chez la mère convoquée, fera contrepoint.        <br />
              <br />
       Puis viendra le tour des policiers chargés de prendre la plainte de la même dame ayant subi une tentative d'étranglement dont son cou porte traces… et là Les Chiens ne feront plus dans la dentelle en présentant sur un plateau la bêtise crasse et la vulgarité XXL des tenants de l'Ordre, un portrait collectif (auquel seule la jeune recrue, pas encore &quot;embrigadée&quot;, échappera) de nature à faire rugir de colère le garde des sots…        <br />
              <br />
       Bon, on l'aura compris, on rit de bon cœur et on ne va surtout pas bouder notre plaisir, car, même si les caricatures sont effrontément faciles, elles ne sont pas dénuées d'une réalité accablante… Combien à ce jour de féminicides auraient pu être évitées, si les femmes avaient pu être entendues par ceux qui étaient censés les protéger en acceptant de prendre leurs dépositions ?       <br />
              <br />
       Une autre saynète, plus légère mais non moins drôle, mettra en présence l'humoriste et les policières d'un commissariat lors de l'enregistrement par les autorités de la fameuse blague coupable. Complétant leur série de portraits à l'emporte-pièce, Les Chiens s'en donnent à cœur joie en interprétant une fliquette transie d'amour pour l'humoriste, une commissaire peu futée voulant asseoir son autorité, et une dactylo zélée notant tout et n'importe quoi.        <br />
              <br />
       De même une autre saynète, elle à ne pas mettre sous tous les yeux, se déroulant dans la salle de sport de la prison où a été incarcéré préventivement l'humoriste fautif, montrera un prisonnier exhibitionniste terroriser les autres en se battant littéralement les couilles devant eux, derrière face à nous. Et comme pour souligner, avec un humour &quot;outré&quot;, ce qu'il peut y avoir d'atroce dans l'univers carcéral, le &quot;rêve&quot; de l'humoriste entouré d'un abbé Pierre nu sous sa pèlerine et saisissant &quot;son bâton&quot; à pleines mains avant de se faire sodomiser par un Coluche en salopette, aura pour fonction de libérer… les zygomatiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639793.jpg?v=1773057370" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      En contrepoint de l'humour débridé, interviendra la séquence choc du viol en direct de la victime, suivi de l'homicide de son bourreau. Là aucune concession ne pourra être faite à l'humour qui en toute légitimité n'aura pas droit de cité… Il réapparaitra lors du procès de la victime-meurtrière sous les traits de l'Avocat Général, œil de verre, cheveux fumants, voix d'outre-tombe, crachant le sang d'un covid long, gesticulant et vitupérant pour débiter toutes les outrances connues visant à faire passer la victime du mari pour consentante des coups qu'il lui réservait, et plus si affinités. Son numéro, hilarant, où la caricature annule d'avance ce qu'il peut avancer, sera suivi de celui des avocats de la défense, remettant la pendule (des féminicides) à l'heure juste.       <br />
              <br />
       Faire rire d'un sujet &quot;dramatique&quot; n'est pas pari facile, mais si &quot;le comique est l'intuition de l'absurde&quot; (Ionesco) il va comme un gant à l'expression du tragique… Au terme de cette représentation ponctuée d'éclats (de rire), on ne peut que se réjouir d'une forme qui, désertant le terrain des contributions gravées dans le marbre, participe avec bonheur à fissurer à coups de boutoir grand-guignolesques l'édifice du masculinisme, cet <span style="font-style:italic">&quot;ensemble des mouvements réactionnaires, misogynes, androcentrés et antiféministes&quot;.</span> Quant aux Chiens de Navarre, eux à coup sûr, ils survivront… ayant décidément bon flair.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 26 février 2026 au Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"I will survive"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639839.jpg?v=1773057690" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Mise en scène : Jean-Christophe Meurisse.       <br />
       Collaboration artistique : Amélie Philippe.       <br />
       Avec : Delphine Baril, Lula Hugot, Charlotte Laemmel, Anthony Paliotti, Gaëtan Peau, Georges Slowick, Fred Tousch.       <br />
       Scénographie : François Gauthier-Lafaye.       <br />
       Régie générale et plateau : Nicolas Guellier.       <br />
       Création et régie lumière : Stéphane Lebaleur.       <br />
       Création et régie son : Pierre Routin.       <br />
       Création et régie costumes : Sophie Rossignol et Corinne Paupéré.       <br />
       Regard chorégraphique : Céleste Vinot.       <br />
       Machiniste : Anouck Dubuisson.       <br />
       Régie plateau : Anouck Dubuisson.       <br />
       Vidéo : Baptiste Klein.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       Représenté du 26 au 28 février 2026 à la Scène nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 14 mars 2026 :</span> Palais des Beaux-Arts de Charleroi​ (Belgique).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 19 mars 2026 :</span> Théâtre le Manège 7000 Mons (Belgique).       <br />
       Du 27 au 31 mars et 1ᵉʳ avril 2026 : Théâtre Liberté, Toulon (83).       <br />
       Du 10 au 11 avril 2026 : Les Salins, Martigues (13).       <br />
       Du 22 au 23 avril 2026 : Château Rouge, Annemasse (74).       <br />
       Du 6 au 7 mai 2026 : Espace des Arts, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       Du 20 au 21 mai 2026 : Le Manège, Maubeuge (59).       <br />
       Du 29 au 31 mai et du 2 au 28 juin 2026 : Théâtre des Bouffes du Nord, Paris (75).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/I-will-survive-Quand-la-meute-des-Chiens-de-Navarre-est-lachee-le-car-a-vannes-est-dechaine_a4497.html" />
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  <entry>
   <title>"Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…</title>
   <updated>2026-03-06T12:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Niquer-la-fatalite-Dialogue-avec-Gisele-Halimi-Comme-un-parcours-initiatique-pour-devenir-femme_a4496.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95130228-66620378.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-07T07:31:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Création multidisciplinaire, sujette à une indéniable identification à la sphère féminine et, ici, en plus, à l'idéal féministe associant une figure emblématique, au sens référentiel et constructif du terme, que peut être Gisèle Halimi et une musicienne, comédienne, chanteuse, puissante et exigeante, aux convictions affirmées, qu'est Estelle Meyer. Pour cette dernière, Gisèle est une compagnonne de lutte, une marraine rêvée, indispensable au cœur de la sororité des combattantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95130228-66620376.jpg?v=1694863989" alt=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" title=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" />
     </div>
     <div>
      Commence un petit monologue sur l'autre, le contact, la relation, la fragilité, la naissance, la mise au monde… Trinquer à la vie, niquer la fatalité. Puis Estelle Meyer nous emmènera dans l'histoire de l'avocate franco-tunisienne, dans un premier temps de l'enfance à l'adolescence (notamment sont narrées la grève de la faim de Gisèle pour se libérer du patriarcat familial ou la &quot;première fois&quot; racontée sans tabou, ni vulgarité). Puis, dans le chemin suivi à l'âge adulte. Estelle agrémente le récit de ses chansons (créées pour le spectacle) et d'un judicieux basculement entre l'incarnation de l'avocate féministe et les expressions tout autant empreintes de féminisme de l'artiste.       <br />
              <br />
       Moment charnière dans le spectacle, la séquence du procès d'Aix-en-Provence en 1978 où Gisèle Halimi défend deux femmes homosexuelles violées dans les Calanques à Marseille. Débats autour du mot consentement. Ce sont les femmes qui doivent se défendre pour dire qu'elles n'ont pas consenti, qui doivent faire reconnaître leur droit à dire non. Y a-t-il consentement quand la violence initiale a été reconnue ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95130228-66620377.jpg?v=1694864013" alt=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" title=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" />
     </div>
     <div>
      Ce procès &quot;retentissant à l'époque&quot;, qui sera &quot;LE&quot; procès du viol, mais aussi celui du début de la lente déconstruction du tabou de l'homosexualité (malheureusement non finalisée), contribuera à faire reconnaître par la loi le viol comme un crime passible des assises. Deux ans après, la loi du 23 décembre 1980 pénalise pour la première fois le crime de viol et le redéfinit au-delà de la seule relation vaginale imposée. C'est désormais &quot;l'acte de pénétration&quot; qui le caractérise.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'enjeu est très important,</span> expliquait alors l'infatigable combattante pour la cause des femmes, <span style="font-style:italic">ce n'est pas un procès de viol l'enjeu, ce n'est pas une condamnation ou un acquittement, l'enjeu, c'est changer les rapports fondamentalement entre les hommes et les femmes&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Estelle Meyer a indéniablement le sens de la scène, jouant de multiples postures et figures chorégraphiques – remarquablement &quot;scénographiées&quot; – avec, à la fois, une grande précision et une indépendance espiègle. Ses mouvements, ses déplacements, ses pas de danse sont souples, fluides, sensuels et félins. Artiste aux multiples talents, sa voix, riche d'énergie et de tonalités dynamiques, s'amuse avec facilité et avec une grande maîtrise tant des chansons qu'elle a composées que des monologues ou harangues féministes qu'elle projette avec enthousiasme et une certaine &quot;joie&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Niquer la fatalité&quot; est une incarnation délurée, enthousiaste, énergique, vraiment rock'n'roll de la cause des femmes, passée et à venir, par une artiste exceptionnelle, capable de tout, abordant tous les sujets la touchant, du sexe à la philosophie en passant par une forme d'incandescente spiritualité. Un parti pris libre, indépendant, hors normes et hors des cadres habituels du théâtre, pour trouver une nouvelle liberté, féminine, sans contrainte, pour exprimer la conviction profonde d'une artiste et femme jusqu'au bout des tréfonds de l'âme et des sensibilités du corps.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Entendez-vous le chant des femmes/entendez-vous gronder nos âmes/sortir nos cœurs, nos chants, nos armes/jaillissent nos sœurs emplies de flammes/nous sommes debout, nous sommes les femmes/nous ne voulons plus de ce monde infâme/il faut que sonne la fin du drame/que s'aiment enfin les hommes et les femmes…&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Niquer la fatalité, chemin(s) en forme de femmes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95130228-66620378.jpg?v=1694864039" alt=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" title=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" />
     </div>
     <div>
      Conception, texte et jeu : Estelle Meyer.       <br />
       Mise en scène et dramaturgie : Margaux Eskenazi.       <br />
       Composition musicale : Estelle Meyer, Grégoire Letouvet, Pierre Demange.       <br />
       Arrangements musicaux : Grégoire Letouvet et Pierre Demange.       <br />
       Création lumière : Pauline Guyonnet.       <br />
       Création costumes : Colombe Lauriot Prévost.       <br />
       Scénographie : James Brandilly.       <br />
       Chorégraphie : Sonia Al Khadir.       <br />
       Piano, clavier : Grégoire Letouvet en alternance avec Thibault Gomez.       <br />
       Batterie, percussions : Pierre Demange en alternance avec Maxime Mary.       <br />
       Régie son et direction technique : Thibaut Lescure en alternance avec       <br />
       Guillaume Duguet.       <br />
       Régie lumière : Pauline Guyonnet en alternance avec Fanny Jarlot.       <br />
       Collaboration, accompagnement et développement : Carole Chichin.       <br />
       Création Printemps 2023.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
       Production : Phénomènes.       <br />
       Coproduction : La Familia.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95130228-66620379.jpg?v=1694864365" alt=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" title=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 mars 2026 :</span> Sud-Est Théâtre, Villeneuve-Saint-Georges (94).       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 mars 2026 :</span> Le Moulin du Roc - Scène nationale, Niort (79).       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 et 13 mars 2026 :</span> La Blaiserie, Poitiers (86).       <br />
       <span class="fluo_jaune">20 mars 2026 :</span> L’espace culturel Odyssée/L’Autre Rive, Eybens (38).       <br />
       Du 2 au 11 avril 2026 : Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e.       <br />
       23 juillet 2026 : L’Astrolabe Grand-Figeac, Figeac (46).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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