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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-13T11:51:20+02:00</updated>
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   <title>"Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère</title>
   <updated>2026-09-30T17:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mere-Morte-explore-avec-delicatesse-et-intensite-les-blessures-inguerissables-du-viol-d-enfant-et-du-deni-de-mere_a4672.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-10-01T07:55:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il était une fois bien longtemps, des années, des dizaines d'années après les événements, il était une fois Jeanne, au pied du cercueil de sa mère, Jeanne arrivée trop tard pour pouvoir une dernière fois échanger avec sa mère, échanger et enfin, après ces décennies qui ont été sa vie de femme, enfin pouvoir dire, pouvoir faire comprendre à cette mère le mal, le mal qui a détruit son être depuis l'enfance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441141.jpg?v=1766392453" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Il est trop tard pour que cette mère entende enfin ce mal qu'elle a toujours refusé de considérer comme tel. Et pourtant, ce n'est pas une parole vaine que Jeanne va expulser d'elle-même face à ce cercueil, face à ces souvenirs, face à ces peurs jamais éteintes. C'est une parole éclairante qui va révéler une vérité dont elle ne va prendre conscience que lors de ce dialogue avec cette morte, cette absence.       <br />
              <br />
       De dialogue, elle n'en eut jamais avec cette mère qui refusa l'abus sexuel, le viol, les viols que sa fille a subis dans son plus jeune âge, viols commis par l'homme aimé, l'amant de cette mère aveuglée par l'amour, un amour qui rend sourd aux révélations de sa petite fille, un amour qui va presque jusqu'à justifier le crime pervers de cet homme.       <br />
              <br />
       À petites touches. Mot après mot. Silence après silence. Corine Bastat dévoile pas à pas l'histoire de Jeanne, au corps et à l'âme blessés, et au cœur écartelé entre l'affection pour cette mère et la colère, l'incompréhension et le dégoût pour cette même mère qui n'a jamais su la défendre, qui n'a même jamais essayé, qui n'a fait que se protéger par le déni
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441142.jpg?v=1766392521" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Lâche, peut-être, peut-être pire que lâche, elle s'en rend compte mots après mots, pire, car cette mère consciente des viols, au courant de tout, s'arrange pour justifier ces actes, les actes du violeur, du pédophile.       <br />
              <br />
       Le texte de Lucile Bertin est d'une délicatesse extrême. Elle parvient à faire ressentir la faille vertigineuse au-dessus de laquelle son personnage se trouve sans cesse. Jeanne est tour à tour étonnamment douceur et tendresse pour sa mère, une tendresse que ce silence autour de ses blessures déchire par instants, brefs, puissants, à filer le frisson. Ce texte, les silences le fragmentent, comme les basses profondes rythment de façon entêtante certaines musiques lancinantes.       <br />
              <br />
       C'est le silence dont il est question ici : le silence d'une mère, le silence imposé à une enfant victime d'une monstruosité. Ce silence, Corine Bastat l'égraine tout au long de ce spectacle, sans jamais le laisser vide, au contraire, un silence comme on retient sa respiration, comme on s'étouffe, comme on apaise le grondement qui veut exploser et ravager tout.       <br />
              <br />
       Patrick Mons et sa comédienne ont su décrypter le texte de Lucile Bertin avec intelligence, finesse et sensibilité. Sa mise en scène ainsi que sa direction d'actrice sont à la fois simples et précises. Elle fait évoluer la comédienne entre deux univers : le présent représenté par une partie du plateau occupée par un cercueil recouvert d'une toile blanche, le passé dans lequel Jeanne revit quelques scènes avec sa mère, figuré par une table de cuisine et deux chaises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441143.jpg?v=1766392548" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Les évolutions et les passages d'un espace à l'autre se font avec souplesse, sans heurts, permettant au texte de couler comme une rivière que rien n'entrave.       <br />
              <br />
       Corine Bastat crée une Jeanne complexe et fascinante. Par sa voix, ses attitudes, ses gestes, sa tendresse et ses éclats, elle lui offre un éventail de couleurs vaste et son talent fait vibrer toutes les émotions cachées dans le texte sans jamais se risquer au pathétique. Au contraire.       <br />
              <br />
       Mère Morte procure de magnifiques émotions, fortes et contradictoires, et l'évocation de Jeanne, sa force de vie, son entêtement à résister à l'humiliation, son combat restent longtemps gravés au cœur.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mère Morte"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441144.jpg?v=1766392580" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Texte : Lucile Bertin.       <br />
       Mise en scène : Patrick Mons        <br />
       Avec : Corinne Bastat.       <br />
       Violoncelle : Livia Stanese.       <br />
       Enregistrement : Jean-François Viguié.       <br />
       Cie La Lune et l'Océan.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Lauréat de l'aide à la création Artcena.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 17 octobre 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h.       <br />
       Le 100ecs, 100, rue de Charenton, Paris 12ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 46 28 80 94.       <br />
       <a class="link" href="https://100ecs.fr/programmation/saison-2026-2027/theatre-mere-morte/" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://100ecs.fr" target="_blank">&gt;&gt; 100ecs.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le 100 ECS, Établissement Culturel Solidaire (Société Coopérative d’Intérêt Collectif ou SCIC), est la première fabrique de culture à Paris, fondée en 2008 par Frédéric de Beauvoir. C'est un laboratoire d’idées et d’expérimentations au profit d’une nouvelle forme de coopération culturelle, sociale et solidaire, moteur d’une nouvelle économie collaborative.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…</title>
   <updated>2026-07-16T14:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/IN-2026-Trilogia-Cadela-Forca--Viols-au-dessus-d-un-nid-de-coucous-males-et-des-rapports-intimes-de-la-litterature-avec_a4621.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-07-16T09:52:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"La Trilogie des chiennes, Chapitres I, II, III" de la dramaturge, metteuse en scène et performeuse Carolina Bianchi et de son Collectif Cara de Cavalo, est à vivre comme une œuvre-monde des plus bouleversantes où, performances physiques, vidéos, textes défilants, déferlent en un flux continu sur le plateau, submergeant sens et raison… Comment pouvoir sortir indemne de ce marathon théâtral nous entraînant dans les abysses de vécus insoutenables, mis en abyme eux-mêmes par des créations littéraires nourries elles aussi de la barbarie qui les a suscitées ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97363268-67814774.jpg?v=1784188771" alt="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" title="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" />
     </div>
     <div>
      Capítulo I &quot;A Noiva e o Boa Noite Cinderela&quot;, &quot;La Mariée et bonne nuit Cendrillon&quot;, titre énigmatique choisi par Carolina Bianchi pour se faire l'écho vivant de viols où la meute des souvenirs ravive par effraction &quot;des blessures si amères que la mort semblerait un sort plus doux&quot; (cf. &quot;La divine Comédie&quot; de Dante, cité en exergue). Convoquant d'autres œuvres littéraires, &quot;Le Décaméron&quot; de Boccace, &quot;2666&quot; de Roberto Bolaño, ou encore des tableaux comme &quot;La Rencontre avec les Damnés dans la Forêt de Pin&quot; de Botticelli où l'on assiste à la scène d'une jeune femme poursuivie par un chien avant d'être dépecée – peinture qui mettra par la suite en abyme le crime commis par un célèbre gardien de but, s'étant débarrassé d'une jeune femme mannequin, devenue maîtresse encombrante, en étranglant sa conquête, avant de faire dévorer son corps morcelé par ses Dobermans et de couler ses os dans le béton –, l'artiste annoncera &quot;Bonne nuit Cendrillon&quot;…       <br />
              <br />
       … ce nom donné en brésilien au GHB, la drogue du violeur, chapeaute l'histoire de Pippa Bacca, performeuse italienne et féministe au centre du premier chapitre. Vêtue d'une robe de mariée (symbole de paix), l'artiste accomplissait un trajet en auto-stop qui devait la mener d'Italie jusqu'aux territoires en conflit du Moyen-Orient. Son aventure artistique, porteuse d'un message politique, s'interrompit en Turquie où elle fut violée puis assassinée par l'automobiliste qui l'avait prise à son bord. La caméra avec laquelle elle avait auparavant filmé l'homme, révéla que d'autres s'étaient joints à son violeur pour abuser d'elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97363268-67814802.jpg?v=1784189236" alt="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" title="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" />
     </div>
     <div>
      Loin de se faire uniquement l'écho du sort tragique de Pippa, la performeuse questionnera au plateau son parcours… <span style="font-style:italic">&quot;Croyait-elle qu'une robe de mariée suffirait à la protéger des prédateurs masculins ?&quot;</span> et Carolina Bianchi d'ajouter : <span style="font-style:italic">&quot;L'écoféminisme me donne des envies de meurtre…&quot;.</span> Alors, plus que questionner, elle va s'impliquer corporellement dans la problématique du viol, absorbant devant nous (sic) le contenu d'un flacon de GHB, la drogue du violeur qui progressivement fera son effet en la plongeant, étendue inerte sur un matelas, dans une profonde léthargie.       <br />
              <br />
       Comme dans son cauchemar, une vraie voiture apparaîtra sur le plateau, tous phares allumés, avec sa cargaison d'hommes. Des chorégraphies millimétrées rejoueront la culture du viol au Brésil, viol érigé en preuve de virilité et utilisé comme instrument de domination des domestiques considérées comme des esclaves modernes. Pendant que des textes défileront sur l'écran pour disséquer les réalités de ces viols et que des chorégraphies au ralenti les donneront à voir autour du capot de la voiture, les fragments de ses propres souvenirs de viol émergeront avec l'excitation d'un arrière-goût ancré en elle. Et comme aucun langage ne pourra pallier les dégâts – <span style="font-style:italic">&quot;Fuck catharsis !&quot;</span> – alors, cuisses maintenues ouvertes, spéculum introduit, caméra projetant en gros plan l'image de son sexe où le mot chienne est gravé, sa nouvelle peau sera recousue en direct. Une implication des plus radicales au service de sa performance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97363268-67814825.jpg?v=1784189261" alt="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" title="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" />
     </div>
     <div>
      Capítulo II &quot;The Brotherhood&quot;, derrière le voile servant de rideau de scène et teint aux couleurs d'un tableau de Rubens – &quot;Le Viol d'Hippodamie&quot; –, sera révélée toute &quot;une fraternité&quot; masculine porteuse de siècle en siècle d'une solidarité de genre justifiant, directement ou pas, la culture du viol des femmes… Carolina Bianchi, à peine émergée de la léthargie où la metteuse en scène écrivaine s'était plongée sous l'effet du sédatif puissant, s'empare d'un micro pour poser la question qui la taraude : <span style="font-style:italic">&quot;Que fait-on d'un corps brisé qui survit à un viol ? Comment trouver sa place dans le théâtre après un traumatisme ?&quot;.</span> Convoquant alors le mythe grec de Perséphone tentant de survivre au viol d'Hadès, elle se demande comment revenir dans le monde des vivants après un tel traumatisme…       <br />
              <br />
       Le théâtre, cette confrérie d'hommes qui s'encensent autant qu'ils sont encensés, survivra-t-il à la mort… de la confrérie ? La chute sonore et percutante d'une interview, menée sans concession par la performeuse armée de son seul micro, d'un spécimen hétéro cisgenre blanc imbu de son aura de mentor de la scène, apportera quelques éléments de réponse… Morceau d'anthologie critique des pratiques d'artistes reconnus pour leurs réels talents, comme Jan Fabre ou encore Roman Polanski cités, lesquels, au-delà de l'attraction qu'ils suscitent, provoquent l'aversion quant à leur penchant à considérer qu'abuser d'actrices (ou de toutes jeunes filles de treize ans) fait partie du jeu de la séduction liée à leur métier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97363268-67814864.jpg?v=1784189639" alt="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" title="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" />
     </div>
     <div>
      Attraction, elle qui a été amoureuse de Jan Fabre, que la performeuse actera en cédant aux pulsions lui enjoignant de baisser sa culotte pour mimer un acte sexuel filmé en gros plan avec le génie du théâtre. Colère venant d'une ancienne blessure, tapie en elle et laissée béante. Ambiguïté constitutive de l'humain et essentielle à la vie, qu'au lieu de nier, elle reconnaît pleinement en citant Walter Benjamin : <span style="font-style:italic">&quot;À la base de toute œuvre d'art majeure, il y a un morceau de barbarie&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Capítulo III &quot;Uma Luz Cordial&quot;, &quot;Une lumière Cordiale&quot;, comme son titre l'indique, célèbrera les liens entre littérature, théâtre et existence pour magnifier ce qui les traverse : la même pulsion où sexe et désirs tissent la trame &quot;dramatique&quot;. L'Ecrivaine, les mains liées et entièrement nue, entourée d'actrices et acteurs nus comme elle, les yeux bandés, vont se livrer à des ébats effrénés. Fantasmes libérés – <span style="font-style:italic">&quot;Me faire baiser par derrière pendant qu'une fille en robe de mariée fait du stop…&quot;</span> –, masturbations démultipliées, elle conclut : &quot;Mon imagination est un dépotoir. Ce lieu d'où j'écris est un trou noir hallucinogène. Tout n'est que sexe et désespoir dans mes vers&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97363268-67815729.jpg?v=1784194378" alt="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" title="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" />
     </div>
     <div>
      Phrases symptomatiques ourdissant un Manifeste artistique dont elle retrouvera les marques dans les Cahiers d'Hilda Hilst, de Rainer Maria Rilke, de Franz Kafka, de Fiodor Dostoïevski, d'Antonin Artaud ou encore de la poétesse Emily Dickinson et de son &quot;Cahier de l'obscène&quot; où l'on peut lire : <span style="font-style:italic">&quot;Ton utérus se fait monde, ouvre le puits de ton sexe&quot;</span>. Le tout soutenu par des tableaux vivants où les corps nus et libérés de toutes contraintes, entre grâce et violence, rejouent la liberté phénoménale d'une écriture déliée.       <br />
              <br />
       Carolina Bianchi sortira épuisée de ce marathon théâtral où son engagement physique et psychique fait littéralement exploser toutes les normes connues. Ce faisant, elle et les actrices et acteurs du Collectif Cara de Cavalo nous ont fait toucher du doigt ce que peut être un théâtre total, impliquant corps et âme, jusqu'à mettre en danger les performeurs. Dire que nous sommes sortis ébranlés de cette &quot;représentation monumentale&quot; ferait figure d'euphémisme tant l'intensité des propos tenus, des textes cités et des chorégraphies données à voir agit comme un puissant aimant, nous &quot;captivant&quot; pendant les dix heures de représentation… Une expérience in vivo d'une épiphanie propre à dessiller nos yeux pour mieux nous &quot;enchanter&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 12 juillet 2026 à l'Opéra du Grand Avignon, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trilogia Cadela Força. Capítulos I, II, III"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97363268-67815778.jpg?v=1784194398" alt="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" title="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" />
     </div>
     <div>
      Brésil - Pays-Bas.       <br />
       En portugais brésilien surtitré en français et anglais.       <br />
       <b>Capítulo I – &quot;A Noiva e o Boa Noite Cinderela&quot;</b>       <br />
       Spectacle créé le 6 juillet 2023 au Festival d'Avignon.       <br />
       Conception, texte, mise en scène et scénographie : Carolina Bianchi.       <br />
       Avec : Larissa Ballarotti, Carolina Bianchi, Bruta, José Artur, Joana Ferraz, Fernanda Libman, Chico Lima, Rafael Limongelli, Marina Matheus.       <br />
       Dramaturgie et partenariat à la recherche : Carolina Mendonça.       <br />
       Direction technique, musique originale, son : Miguel Caldas.       <br />
       Lumière : Jo Rios.       <br />
       Réalisation du décor et design graphique : Luisa Callegari.       <br />
       Vidéo : Montserrat Fonseca Llach.       <br />
       Costumes : Luisa Callegari, Carolina Bianchi, Tomás Decina.       <br />
       Collaboration artistique : Tomás Decina.       <br />
       Construction de la voiture : Matthieu Audejean, Philippe Bercot, Miguel Caldas, Luisa Callegari, Pierre Dumas, Lionel Petit, Xavier Rhame, Jo Rios - Ateliers de construction du Festival d'Avignon.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Larissa Ballarotti, Luisa Dalgalarrondo, Joana Ferraz, Marina Matheus (anglais), Thomas Resendes (français).       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Capítulo II &quot;The Brotherhood&quot;</b>       <br />
       Spectacle créé le 9 mai 2025 au KVS Bruxelles.       <br />
       Conception, texte, mise en scène et scénographie : Carolina Bianchi.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Murillo Basso.       <br />
       Avec : Rodrigo Andreolli, José Artur, Carolina Bianchi, Tomás Decina, Lucas Delfino, Flow Kountouriotis, Chico Lima, Rafael Limongelli, Kai Wido Meyer.       <br />
       Dramaturgie et partenaire de recherche : Carolina Mendonça.       <br />
       Direction technique, musique originale, son : Miguel Caldas.       <br />
       Réalisation du décor et design graphique : Luisa Callegari.       <br />
       Lumière : Jo Rios.       <br />
       Vidéo et projection : Montserrat Fonseca Llach.       <br />
       Costumes : Luisa Callegari, Carolina Bianchi.       <br />
       Chorégraphie du prologue et conseil en mouvement : Jimena Pérez Salerno.       <br />
       Vidéo en direct et collaboration artistique : Larissa Ballarotti.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Marina Matheus (anglais), Thomas Resendes (français).       <br />
       Durée : 3 h 40 avec entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97363268-67816071.jpg?v=1784195431" alt="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" title="IN 2026 "Trilogia Cadela Força", Viols au-dessus d'un nid de coucous mâles et des rapports intimes de la littérature avec la violence : un théâtre total…" />
     </div>
     <div>
      <b>Capítulo III "Uma Luz Cordial"</b>       <br />
       Spectacle créé le 4 juillet 2026 au Festival d'Avignon.       <br />
       Conception, texte, mise en scène et scénographie : Carolina Bianchi.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Murillo Basso.       <br />
       Révision du texte : Larissa Ballarotti.       <br />
       Le texte contient un extrait du livre "O Caderno Rosa de Lori Lamby" de Hilda Hilst.       <br />
       Avec : Rodrigo Andreolli, Larissa Ballarotti, Carolina Bianchi, Lucas Delfino, Joana Ferraz, Flow Kountouriotis, Fernanda Libman, Amanda Lyra, Danielli Mendes, Carolina Mendonça.       <br />
       Dramaturgie et partenariat à la recherche : Carolina Mendonça.       <br />
       Direction technique, musique originale, son : Miguel Caldas.       <br />
       Réalisation du décor et design graphique : Luisa Callegari.       <br />
       Lumière : Jo Rios.       <br />
       Vidéo et projection : Montserrat Fonseca Llach.       <br />
       Costumes : Luisa Callegari, Carolina Bianchi.       <br />
       Stage à la mise en scène : Thomas Médioni.       <br />
       Traduction pour le surtitrage Marina Matheus (anglais), Thomas Resendes (français).       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
       Durée des trois chapitres : 10 h avec entractes.       <br />
              <br />
       Déconseillé aux moins de 18 ans. Ce spectacle fait référence à des violences sexuelles, récits de pédocriminalité et images de relations sexuelles. Certaines scènes comportent des lumières stroboscopiques, des effets de fumée, du sang.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">A été représenté du 12 au 13 juillet 2026.</span>       <br />
       À 14 h.       <br />
       Opéra du Grand Avignon, place de l'Horloge, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       L'Odéon Théâtre de l'Europe dans le cadre du Festival d'Automne (Paris, France) :       <br />
       19, 20, 26 et 27 septembre 2026 : "Trilogia Cadela Força. Capítulos I, II, III".       <br />
       23 et 30 septembre 2026 : Capítulo I – "A Noiva e o Boa Noite Cinderela".       <br />
       24 septembre et 1er octobre 2026 : Capítulo II "The Brotherhood"       <br />
       25 septembre et 2 octobre 2026 : Capítulo III "Uma Luz Cordial".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/IN-2026-Trilogia-Cadela-Forca--Viols-au-dessus-d-un-nid-de-coucous-males-et-des-rapports-intimes-de-la-litterature-avec_a4621.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire</title>
   <updated>2026-06-03T13:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Festin-Un-huis-clos-improvise-au-realisme-cru-mais-necessaire_a4574.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96830240-67496015.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-06-03T13:07:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au cours d'un dîner de famille bourgeois organisé à l'occasion de l'anniversaire du père, alors qu'on évoque des souvenirs, que l'on rit, qu'on se sert et ressert du champagne, et que les coupes s'entrechoquent, l'un des personnages révèle un secret qui provoque une immense déflagration. Mais ce secret l'était-il vraiment pour chacun et chacune des convives ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96830240-67496015.jpg?v=1780485055" alt="•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire" title="•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire" />
     </div>
     <div>
      La Compagnie de l'Esquive, basée à Bordeaux et créée en 2024 à l'initiative d'Aymeric Desjardins et Charlotte Ménière, œuvre autour du théâtre d'improvisation et d'intention. Quiconque possède quelque expérience des planches, et plus particulièrement de ce genre théâtral, saura en jauger la dimension toute particulière. Rien de simple dans le Théâtre d'impro, à nos yeux, à moins d'en maîtriser rigoureusement les codes : production immédiate de sens, écoute radicale, énergie intérieure, intention psychologique.       <br />
              <br />
       De vrais atouts que bien des comédiens et comédiennes devraient s'approprier davantage plutôt que de se dissimuler derrière un simple texte, car l'improvisation est une véritable école de l'exigence, de l'énergie maîtrisée, du respect du collectif et de l'autre.       <br />
              <br />
       Tout ceci est largement convoqué dans &quot;Festin&quot;, la deuxième pièce d'Aymeric Desjardins, inspirée du film culte du réalisateur danois Thomas Vinterberg, &quot;Festen&quot;, sorti en 1998. Ici, aussi, tout commence comme un élégant dîner bourgeois d'anniversaire. Sur scène, une longue table recouverte d'une nappe blanche, un seau à champagne et des comédiens assis côte à côte, la mère au centre. La scénographie n'est pas sans rappeler très largement les illustrations de &quot;la Cène&quot; de Léonard de Vinci évoquant le dernier repas que Jésus-Christ a pris avec ses douze apôtres le soir du Jeudi Saint.       <br />
              <br />
       Ici, pas de Christ ni de Pâque juive, mais un espace anonyme aux allures de huis clos dans lequel les mots fusent gaiement de façon totalement improvisée entre les neuf comédiens et comédiennes, jusqu'au moment où les mots des maux surgissent, violents et fracassants. Dans &quot;La Cène&quot;, on prête à Léonard de Vinci d'avoir imaginé pour Jésus de Nazareth la parole suivante : <span style="font-style:italic">&quot;La vérité, je vous le dis, un de vous me la livrera&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96830240-67496029.jpg?v=1780485165" alt="•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire" title="•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire" />
     </div>
     <div>
      Dans cette nouvelle création d'Aymeric Desjardins, la vérité surgit également, brute, transparente, crue et cruelle dans la bouche de la fille à l'encontre du père, jusqu'à alors bien présent et bien assis à l'extrémité de la table.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Pensé au départ comme une unique représentation, notre spectacle a trouvé un écho inespéré auprès du public lors de sa représentation au Théâtre de l'Inox.&quot;</span> Disons que le public connaisseur de l'Inox, ce soir-là, a eu du goût en reconnaissant rapidement le travail et le talent d'improvisation des neuf comédiens et comédiennes de l'Esquive, complices et très incarnés(es). Bien lui en a pris de manifester son enthousiasme.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le travail en répétition a été majoritairement orienté vers la notion de culture du viol et de l'inceste au sein de notre société. De nombreux mécanismes s'enclenchent lorsqu'une dénonciation est prononcée afin de protéger le coupable. Au sein de notre format, d'autres sujets peuvent interférer tels que la violence familiale, la soumission chimique, les idées suicidaires, la manipulation psychologique ou encore les discriminations&quot;.</span> Oui, le thème de l'inceste. Encore et encore évoqué. Mais ceci est une évidence, n'est-ce pas !       <br />
              <br />
       À la tête de la compagnie, Aymeric Desjardin, comédien et improvisateur bordelais qui a découvert le Théâtre d'improvisation en 2014 – et qui n'a jamais arrêté depuis –, a su mener de mains de maître le présent projet. Le fait qu'il ait roulé sa bosse à l'international, notamment en Islande, en Norvège ou encore en Roumanie, explique probablement cela. Dans son jeu, les émotions et les relations prédominent sur l'action, et sa vision de l'impro est de plus en plus foisonnante.       <br />
              <br />
       Le Théâtre d'impro nous surprendra décidément toujours et &quot;Festin&quot; – qui n'est effectivement pas &quot;Festen&quot; – ne manquera pas de nous conforter sur le fait qu'il s'agit là d'une magnifique école de discipline au service de l'art tout entier. Bon Festival Off à l'Esquive. Sous le soleil et le talent, exactement !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Festin"</b></div>
     <div>
      Mise en scène : Aymeric Desjardin.       <br />
       Avec : Frédéric Dupeyron, Arsène Godet, Mathieu Marmié, Louna Toussaint, Emma Van de Maele.       <br />
       Par la Compagnie de l'Esquive.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 35. Relâche le jeudi.       <br />
       La Factory, Collège/Hors-Piste, Chapiteau, rue Vernet, Avignon.       <br />
       Réservation : 09 74 74 64 90.       <br />
       <a class="link" href="https://lafactory.vosbillets.fr/billetterie/representation/31892/festin" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-factory.org/" target="_blank">>> la-factory.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Festin-Un-huis-clos-improvise-au-realisme-cru-mais-necessaire_a4574.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2026• "Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent</title>
   <updated>2026-05-14T10:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Sens-la-foudre-sous-ma-peau-Quand-les-blessures-se-rouvrent-et-parlent_a4555.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96553707-67313834.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-05-14T09:47:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un orage sur une plage, un éclair déchire en deux le ciel, la terre et la vie de la jeune fille qui revient seule, la nuit tombante, d'un bain de mer avec ses amies, ses rires, ses éclaboussures, par la route presque déserte. "La nuit tombe vite sur mon île" extrait du texte comme un présage du basculement de ce rire à… l'obscur. C'est une foudre qui pulvérise les clichés touristiques sur la Réunion en éclats de lave refroidis, durs et coupants comme des silex, qui déchire l'âme et la chair de l'adolescente de quinze ans agressée à son retour de baignade, pulvérisant ses grains de sable et sa joie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96553707-67313834.jpg?v=1771505968" alt="•Off 2026• "Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent" title="•Off 2026• "Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent" />
     </div>
     <div>
      Le silence ensuite sur cette blessure : &quot;Tais-toi !&quot;. La mère, personne ne doit savoir, la honte, &quot;Va te laver ! Et n'en parle jamais !&quot; Jamais.       <br />
              <br />
       Il y a des tombes à l'intérieur des humains, des tombes où ces douleurs sont enfouies pendant des années, des dizaines d'années, des concessions à perpétuité qui font un drôle d'écho à ces condamnations à perpétuité auxquelles la violence faite aux femmes, aux enfants ressemble. Le silence, la honte, la culpabilité ressentie injustement, imposée par l'environnement social, voici la machine infernale, la source de Sens la foudre sous ma peau, cette foudre qui déchira le ciel, la terre, l'âme et le corps de Joséphine.       <br />
               <br />
       On l'appelle plutôt Jo. Jo a obtenu son bac avec mention. Elle a droit à une bourse pour venir en métropole poursuivre ses études. Des études de littérature moderne. Elle est prof. Elle reste en métropole. Elle se passionne pour ses élèves traversés de flambées d'adolescence qui les éclairent et qui les troublent. Les deux comédiennes interprètent JO, ses élèves, garçons, filles, leurs émois, leurs doutes, leurs désirs, leurs blessures, leurs ignorances et leurs certitudes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96553707-67313835.jpg?v=1771506020" alt="•Off 2026• "Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent" title="•Off 2026• "Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent" />
     </div>
     <div>
      Tout est fluide, presque liquide dans le passage entre les scènes et les personnages du texte magnifiquement pudique et incisif de Catherine Verlaguet, allié à la mise en scène de Philippe Baronnet. Comme s'il fallait cette souplesse, cette douceur sans rupture pour tenter d'exprimer par contraste les tourments fulgurants de l'adolescence. Le rapport de la prof Jo et de ses élèves est lui-même dans cette empathie (l'empathie, c'est l'arme des faibles face aux forts – dixit l'un des personnages de la pièce), cette approche généreuse, attentive, inquiète (un bel hommage à ce métier de transmission).       <br />
               <br />
       Dans cette classe surgissent des filles, des garçons, des flirts et des comportements extrêmes. Face à tout cet échantillonnage de vie, et les similitudes qui la percutent particulièrement face à une élève au comportement &quot;libéré&quot;, affranchie et mal jugée par ses camarades, Jo est soudain ramenée 25 ans en arrière dans la terreur subie sur cette route au retour de la plage par cet homme aux yeux bleus.       <br />
               <br />
       Avec délicatesse et un sens très fort de la vivacité des échanges entre les personnages, le texte de Catherine Verlaguet parvient à faire résonner les attentes, les illusions et les désillusions de l'adolescence, se plaçant sans complaisance à leur place. Elle parvient à ouvrir des brèches sur les conséquences toujours implacables de la colonisation, spécialement ici, dans l'île de la Réunion. À cet âge où tout est encore possible, et où tout est encore si fragile qu'il peut briser des vies, ou les ruiner en un soir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96553707-67313836.jpg?v=1771506060" alt="•Off 2026• "Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent" title="•Off 2026• "Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent" />
     </div>
     <div>
      Jo, incarnée alternativement par les deux comédiennes, la Jo de 15 ans et celle de 40, est comme une figure belle, forte et emblématique de la volonté de ne pas ployer sous le joug de l'histoire, le joug de la violence, le joug de la force masculine dopée aux soumissions du souvenir de la colonisation. L'inconscient ici est un gouffre, mais un gouffre que les laves du volcan charriées par le cœur et la fierté finiront par combler.       <br />
               <br />
       &quot;Sens la foudre sous ma peau&quot; est une ode à la prise de parole comme bouclier contre les peurs enfouies, les violences injustes et l'espoir d'un changement de société mis en scène avec légèreté et précision de Catherine Verlaguet. Deux dispositifs sont proposés : soit en configuration de salle de spectacle, soit en configuration de salle non dédiée, salle de classe ou salle polyvalente. Une belle performance des deux comédiennes, Léone Louis et Manon Allouch, qui donne la parole aux femmes, aux adolescentes et aux adolescents, pour libérer les âmes et se reconstruire.       <br />
               <br />
       C'est l'île de la Réunion dont il est question, et les références y sont fortes, avec quelques insertions de créole dans les dialogues, mais le message que porte le spectacle est valable partout ailleurs. Peut-être tout de même un peu plus ici, où la gangue du colonialisme et ses conséquences sur le droit des individus à la parole et à la liberté ajoutent un poids à la cruauté.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vue au Festival MOMIX 2026 à Kingershein (68) le 7 février 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sens la foudre sous ma peau"</b></div>
     <div>
      Création 2025. Prix MOMIX 2026.       <br />
       Texte : Catherine Verlaguet..       <br />
       Mise en scène : Philippe Baronnet.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Camille Kolski.       <br />
       Avec : Léone Louis et Manon Allouch.       <br />
       Avec la voix de Jean-Laurent Faubourg.       <br />
       Scénographie : Estelle Gautier.       <br />
       Création lumière : Valérie Becq.       <br />
       Régie lumière : Charlotte Micheneau Woehling.       <br />
       Musiques : Thierry Th Desseaux et Ann Oaro.       <br />
       Costumes et accessoires : Camille Pénager.       <br />
       Production Cie Baba Sifon, Cie Les Échappés vifs.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 23 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 35. Relâche le vendredi.       <br />
       TOMA, Théâtre du Verbe Incarné, 21G, rue des Lices, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 14 07 49.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/page/comment-reserver" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.verbeincarne.fr" target="_blank">>> verbeincarne.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">21 mai 2026 :</span> La Fabrik - CDN Océan Indien, Saint-Denis de La Réunion (97).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Sens-la-foudre-sous-ma-peau-Quand-les-blessures-se-rouvrent-et-parlent_a4555.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…</title>
   <updated>2026-04-16T09:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Nee-le-8-mars-1977-Des-profondeurs-tenebreuses-aux-lumieres-du-plateau-l-itineraire-d-une-guerillere_a4533.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96072499-67024957.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-04-17T08:22:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
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    <![CDATA[
Quand on est née le jour où les Nations Unies ont officialisé la Journée internationale des droits des femmes, quand on a connu soi-même un père sachant être maltraitant, qu'on a mis des milliers de kilomètres de distance afin de s'éloigner des traumas de son enfance… pour, dans une île annoncée comme paradisiaque, échouer dans les bras d'un masculiniste violent, on comprend que son destin individuel plonge ses rhizomes dans une histoire commune, celle des femmes, la nôtre partagée. Céline Ripoll fait théâtre de son propre itinéraire, sans rien concéder à sa sincérité à fleur de peau qui irradie le plateau.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96072499-67024957.jpg?v=1776323300" alt=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" title=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" />
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      Entrée en scène sur une musique joyeuse et entrainante… jusqu'à ce que la danseuse (elle), à l'image d'un saphir déraillant sur les sillons d'un vieux vinyle, s'immobilise… Narratrice de sa propre histoire, elle fait entendre à la troisième personne le récit du passage à la nouvelle année 2020… Elle aime danser, danser jusqu'au petit matin, aussi s'est-elle étourdie cette nuit de fête, loin des tourments qui occupent sa tête, sur les airs enivrants du DJ de cette île perdue au milieu du Pacifique. Mais elle ne peut reculer indéfiniment l'heure de rentrer, elle redoute le retour mortifère au foyer conjugal, treize ans qu'elle connaît la musique…       <br />
              <br />
       &quot;Il&quot; est là, derrière la porte à l'attendre, la questionne sur avec qui elle était, entre dans l'une de ses colères effrayantes dont il est coutumier… et la menace. Elle ne doit son salut qu'à sa fuite lui permettant d'échapper in-extrémis aux pierres qu'il tenait en mains pour briser son pare-brise. Lui revient alors cette réflexion venant d'un passé qui n'arrête pas de passer en elle, ses mots trouant le silence de la représentation : <span style="font-style:italic">&quot;Céline, tu ne verras plus tes filles&quot;.</span>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96072499-67024962.jpg?v=1776323357" alt=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" title=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" />
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      Entre narrations à vif (colorées d'échappées en espagnol aussitôt traduites) et danses &quot;océaniques&quot;, les unes et les autres soutenues par des hommes artistes à la sensibilité avouée (Yannick Jaulin et Hamid Ben Mahi), la conteuse danseuse va rejouer sa rencontre avec ce séduisant guerrier de l'Ile de Pâques… Comme dans les contes (cf. les albums de sa maison d'édition, Moai Éditions), il est apparu sur son fier destrier… pour la conduire dans une grotte. Elle l'a aimé passionnément, elle l'a laissé plonger ses yeux en elle, et il l'a vidée de toutes substances, n'étant plus à la fin que de la vase, une enveloppe privée de toute estime de soi. Et lorsque pour échapper à ces brutalités avinées, à ces viols conjugaux, elle trouve enfin le ressort de se rendre à la gendarmerie, c'est pour s'entendre dire… <span style="font-style:italic">&quot;Si vous êtes restée treize ans avec lui, c'est que quelque part ça doit vous plaire&quot;.</span> Circulez, il n'y a rien à entendre…       <br />
              <br />
       Aussi, lorsqu'elle fait visiter aux touristes l'île de Pâques, son territoire à lui, elle n'a qu'une idée : repérer les grottes où elle pourra se réfugier. La force pour s'extirper de la nasse dans laquelle elle s'est précipitée &quot;librement&quot; afin de fuir d'anciens traumatismes – dont, dans une seconde partie du spectacle, elle remontera la pente – c'est auprès de ses &quot;sœurs&quot; de La Maison des Femmes, de ses copines autochtones au langage chantant et de sa psy rayonnante d'humanité, qu'elle va la trouver. <span style="font-style:italic">&quot;Une blessure, c'est une ouverture béante, passe de l'autre côté…&quot;</span> suggère cette dernière, en l'accompagnant dans son programme de reconstruction.       <br />
              <br />
       Alors, dénouant ses (très) longs cheveux, elle se lance dans un corps à corps avec elle-même, mêlant coups donnés et coup reçus, lesquels, s'ils la projettent au sol, la retrouvent l'instant d'après, debout, vivante. Des récits de maltraitances vécues par d'autres femmes déboucheront sur une scène d'étranglement, une violence qu'elle s'apprêtait à s'appliquer (le nœud coulant était prêt) si la conscience qu'elle manquerait à ses filles ne l'avait sauvée. Son refuge sera alors de glisser des messages dans les contes qu'elle écrit pour que ses lecteurs viennent l'y rechercher… Souvenirs inscrits dans son corps traversé par les soubresauts du temps où il la rejoignait pour la violenter.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96072499-67024963.jpg?v=1776323336" alt=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" title=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" />
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      Revivre les traumas vécus pour échapper à la sidération, pour agir au lieu de subir la double peine du ressassement en boucle, une boucle qui étrangle… Pour comprendre comment ce beau guerrier qu'elle avait tellement aimé, lui qui lui était apparu comme le Sauveur, avait pu l'enfermer dans la cage de l'emprise, elle va remonter le temps, rembobiner son passé dans une danse à l'envers pour remonter aux origines, les siennes… Sa naissance, dans un hôpital militaire à l'autre bout de Berlin libéré, Berlin la ville violente où des milliers de femmes furent violées lors de la libération par les soldats de l'Armée Rouge…        <br />
              <br />
       Bébé donné pour mort, privé de caresses les premières semaines de sa vie passée en soins néonatals… Petite fille de cinq ans, témoin sidéré de la fureur d'un père fou furieux que sa femme le quitte… Elle, devenant l'otage de sa rage… Les chantages au suicide entrainant de peu sa fille dans la mort… Enfin, elle, jeune fille échappant à son emprise par le biais d'études artistiques dans une autre ville…       <br />
              <br />
       Vouloir réparer la petite fille briser en fuyant son passé, en mettant ce passé &quot;à distance&quot;, le rejetant plus précisément à des milliers de kilomètres dans l'océan Pacifique (&quot;Pacifique&quot;, ça ne s'invente pas…)… Et s'apercevoir, que quand on a été élevée dans un environnement où l'amour c'est la guerre, on reproduit le modèle archaïque en se précipitant tout droit dans les bras d'un &quot;aimant&quot; monstrueusement violent…
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96072499-67025027.jpg?v=1776323815" alt=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" title=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" />
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      Briser la compulsion de répétition mortifère ne peut se faire sans revivre les étapes de cette agonie programmée, un retour dans le passé – si douloureux soit-il – comme échappatoire au retour insistant du même. L'apogée de cette délivrance appelée de tous ses vœux prend la forme (artistique) d'un cri de colère lancé à l'adresse de la figure paternelle ayant pollué son existence : <span style="font-style:italic">&quot;Pourquoi tu nous a fait ça ? Tu n'en avais pas le droit !... Je n'en ai rien à foutre maintenant d'être toute seule ! Je suis toute seule depuis que je suis née…&quot;.</span> Cri de révolte suivi de l'effondrement physique de la comédienne…       <br />
              <br />
       … et de son rétablissement sur ses deux jambes bien campées au sol, avec ces mots adressés à ses géniteurs défaillants, ses mots ouvreurs d'horizons nouveaux : <span style="font-style:italic">&quot;C'est votre histoire, je vous la rends. J'ai tout dit pour moi, mais aussi pour mes filles. À elles, à nous d'aimer et d'être aimées&quot;.</span> Quant au tableau final, il actera dans la lumière du plateau et les mouvements de la danse purgée des scories de toute emprise, une épiphanie palpable. Le temps des guérilleros toxiques est définitivement supplanté par celui d'une guérillère de la liberté.       <br />
              <br />
       Quand le théâtre chorégraphié, soutenu par un texte d'une sincérité au-dessus de tous soupçons, s'empare d'un sujet hautement combustible, on ne peut que saluer ses effets contagieux… Ce manifeste haut de gamme de Céline Ripoll, artiste ayant connu dans sa chair et son âme la violence faite aux femmes, est de nature à communiquer sa force à toutes celles, anonymes ou non, qui ont subi ou subissent l'emprise de la prédation masculiniste. Une performance &quot;Hors Normes&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 27 mars 2026 au Centre culturel &quot;Les Arcades&quot; de Créon (33).
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     <div><b>"Née le 8 mars 1977"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96072499-67025032.jpg?v=1776323843" alt=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" title=""Née le 8 mars 1977" Des profondeurs ténébreuses aux lumières du plateau, l'itinéraire d'une guérillère…" />
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      Création 2025.       <br />
       Texte : Céline Ripoll.       <br />
       Mise en scène, interprétation et narration : Céline Ripoll.       <br />
       Parrain : Yannick Jaulin.       <br />
       Aide à l'écriture et mise en scène : Titus et Gérard Baraton.       <br />
       Aide à la mise en scène chorégraphique : Hamid Ben Mahi.       <br />
       Création Lumière : Jean-Baptiste Féruch.       <br />
       Compagnie L'Homme à la Tête Pieds-Nus.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le 27 mars 2026 au Centre culturel &quot;Les Arcades&quot; à Créon (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 Mai 2026 :</span> Salle du Tourneur, Souleuvre-en-Bocage (14).       <br />
       5 septembre 2026 : Salle Espalungue, Arudy (64).       <br />
       Fin septembre 2026 : Festival &quot;Au fil du Conte&quot;, Roullet-Saint-Estèphe (16).       <br />
       20 novembre 2026 : Théâtre Francis Planté, Orthez (64).       <br />
       25 novembre 2026 : Nogent-le-Rotrou (28).       <br />
       26 novembre 2026 : Salle Municipale, Mainvilliers (28).       <br />
       27 novembre 2026 : Théâtre, Dreux (28).       <br />
       6 et 8 mars 2027 : La Quintaine, Chasseneuil-du-Poitou (86).       <br />
       12 mars 2027 : Le Parnass, Mimizan (40).       <br />
       11 mai 2027 : Centre culturel Les Carmes, Langon (33).       <br />
       Novembre 2027 : Tahiti et les îles Marquises.       <br />
              <br />
       Juillet 2027 : Avignon (84), en cours de réalisation.
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