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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-08T18:31:46+02:00</updated>
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   <title>"Les Consolantes" Une grande leçon de vie !</title>
   <updated>2025-12-04T17:49:00+01:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-12-05T07:26:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La très belle pièce de Pauline Susini nous plonge dans les jours après les attentats du 13 novembre 2015. Face à l'incompréhension parfois de ce qui fait société, à savoir les amis, la famille et l'administration française, parfois, cruellement tatillonne, le combat des victimes, pour qu'elles soient reconnues et acceptées comme telles, est un parcours du combattant. Cette création est un très bel arc-en-ciel d'émotions et de sentiments où se mêlent autant le rire, le désir de vivre que la force intérieure.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93008520-65079639.jpg?v=1764865743" alt=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" title=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" />
     </div>
     <div>
      La scénographie découvre un plateau nu recouvert d'une bâche blanche froissée. Un protagoniste (Nicolas Giret-Famin) vient sur scène et présente le contexte de la pièce qui est celui de &quot;l'après&quot; des attentats du 13 novembre 2015. Cette entame fait partie du spectacle qui s'inscrit comme un fil rouge entre l'assistance et les personnages, entre la réalité et la fable qui sont miroirs l'un de l'autre. Ce lien est nourri aussi par les interprètes venant du public, montrant par ce biais que les attentats du 13 novembre auraient pu frapper n'importe qui.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Pauline Susini adopte une dramaturgie dans laquelle les protagonistes et les spectateurs, qui entourent la scène, sont ensemble, les premiers s'installant dans l'assistance ou la quittant pour rejoindre le plateau. Elle est découpée en ruptures scéniques avec une variété de tableaux. Elle met à distance les spectateurs pour les plonger ensuite dans les méandres du quotidien des victimes face à l'administration française et face à leurs relations sociales, familiales et amicales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93008520-65079649.jpg?v=1764865778" alt=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" title=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" />
     </div>
     <div>
      Ce début est situé d'un point de vue extérieur, celui d'être spectateur des attentats, pour nous immiscer ensuite dans leur vie intime, dans des situations aussi diverses qu'un enterrement, qu'un déménagement et qu'une évaluation médicale. La scène du déménagement a été reprise du très beau récit &quot;Déplier le cœur&quot; (2025) d'Aurélie Silvestre dont son compagnon, Matthieu, a été assassiné lors de l'attaque terroriste du Bataclan.       <br />
              <br />
       Qu'est-ce qu'être &quot;victimes d'un attentat&quot; ? Au-delà des mots et de sa définition juridique, c'est son contenu, lié à des vécus, qui est mis en relief. C'est dans ce périmètre, où les vies sociales, familiales, intimes et judiciaires s'imbriquent, que se noue la fable qui fait le lien entre intimité et extimité. Une intimité qui met à nu leurs doutes, leurs perceptions de &quot;l'après&quot; et leurs combats pour se faire reconnaître pour ce qu'elles sont par une administration sourcilleuse et avare de sa confiance, comme si la souffrance, physique et psychique, extrême d'un attentat se mesurait à ce qui est visible ou à la longueur d'une cicatrice.       <br />
              <br />
       La pièce met en exergue ces moments extrêmement pesants. Plusieurs types de protagonistes sont présents tels qu'une épouse, des amis, un avocat et une médecin. On est témoins d'une évaluation faite par cette dernière pour un dédommagement financier en présence de la victime et de son avocat, au travers de négociations avec celui-ci et d'un questionnement médical à celui-là pour essayer de convaincre de la normalité d'une situation, à des fins de réduction des dépenses, situation qui n'est pourtant que terrible et violente.       <br />
              <br />
       Ces différentes composantes sont tenues par un même fil rouge qui est celui des &quot;14 novembre&quot; pour reprendre l'expression d'Aurélie Silvestre*, de cet &quot;après&quot; où ces grands blessés de la vie se retrouvent seuls. Un parcours auquel on ne s'attarde pas généralement, la visibilité à ce sujet n'étant pas ou très peu traitée publiquement.        <br />
              <br />
       Ce qui fait contexte aussi est le lien entre théâtre et la réalité, entre ce qui se joue sur scène et dans le public, entre ce qui est raconté et ce qui est vécu par chacun d'eux. Un enregistrement audio se fait aussi entendre, relayé ensuite par une protagoniste. Le témoignage se transforme en dire, la mémoire devient présente.       <br />
              <br />
       Il y a aussi un vrai moment comique où nous assistons à l'enterrement d'une victime qui apparaît ensuite habillée en ange descendant du ciel. Elle est excédée par le chant (Célia Rosich) d'une chanson de Johnny Halliday, par les habits portés des présents et par le décor de l'enterrement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93008520-65079656.jpg?v=1764865820" alt=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" title=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" />
     </div>
     <div>
      Les sentiments et les émotions des victimes s'expriment à l'aide d'un miroir, celui du public, qui permet une plongée dans leur solitude, leur détresse, leur combat. Le spectacle est un très bel arc-en-ciel de couleurs et d'émotions. Il mêle de la profondeur et de l'humour, des faits et des relations sociales, de la tristesse et du rire, de l'amour et un combat. Elle est une immersion de ce qu'a pu être des jours comme les &quot;14 novembre&quot; avec son lot de tristesse, d'absence, d'incompréhension et de lutte. Et de retour aussi à la Vie, car ces personnages sont riches d'une force et d'une grande humanité où nulle colère, nulle haine ne s'exprime. Une grande leçon de vie !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;Nos 14 novembre&quot; par Aurélie Silvestre, Éditions JC Lattès, novembre 2016.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Consolantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93008520-65079832.jpg?v=1764866346" alt=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" title=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pauline Susini en collaboration avec les comédiennes et comédiens.       <br />
       Mise en scène : Pauline Susini.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Florence Albaret.       <br />
       Avec : Noémie Develay-Ressiguier, Sébastien Desjours, Nicolas Giret-Famin, Célia Rosich.       <br />
       Création sonore : Loïc Le Roux.       <br />
       Régie son : Olivier Wurth.       <br />
       Scénographie : Camille Duchemin, assistée d'Elmest Poudoulec.       <br />
       Production : Compagnie Les Vingtièmes Rugissants.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Ce spectacle a été joué les 20 et 21 novembre à la salle Le Grand Parquet, Paris 18ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       21 mars 2025 : Scène Prévert, Joinville-le-Pont (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective</title>
   <updated>2024-02-06T11:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Consolantes-Quand-le-theatre-convoque-avec-justesse-et-emotions-la-memoire-collective_a3812.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78209009-56783566.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-02-06T08:31:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est une fiction qui permet de raconter une multitude de parcours individuels, inspirés par des dizaines de personnes réelles, et ce, autour des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Collectées par l'IHTP (Institut d'Histoire du Temps Présent du CNRS) qui lançait une enquête sur l'événement et sa mémoire, ces confessions intimes, récoltées six ans après les attentats, sont centrées sur des expériences traumatiques intimes toutes particulières ancrées dans la conscience collective. Ce sont aussi des inspirations à partir du procès qui s'est déroulé en 2021 et 2022.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78209009-56783566.jpg?v=1707206153" alt=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" title=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" />
     </div>
     <div>
      À bien y regarder, ce nouveau spectacle de Pauline Susini interroge en grande partie la place de l'artiste dans la mémoire du monde et la manière dont il est possible de &quot;fictionner&quot; le réel.       <br />
       Quoi de plus légitime à ce que l'Art, et le Théâtre en particulier, convoque l'humain et la violence que ce dernier génère ?       <br />
              <br />
       Pléthore d'œuvres pourrait en être les témoins et illustrer la chose. Ce n'est pas chose simple que de s'y coller et certains arts y parviennent probablement mieux que d'autres, comme la peinture, par exemple.       <br />
              <br />
       Mais, au théâtre, c'est souvent scabreux et bien des choses ont déjà été dites. Nous pensons notamment à des metteurs en scène comme Jan Fabre ou Rodrigo Garcia et à leurs spectacles qui ont pu choquer et effrayer à certains moments le célèbre Festival d'Avignon.       <br />
              <br />
       C'est très indirectement et finement que &quot;Les Consolantes&quot; évoque la violence des attentats de Paris, car le choix de Pauline Susini s'est axé bien davantage sur les suites post-traumatiques que cette dernière a pu engendrer dans les corps et les âmes des victimes, directes ou indirectes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78209009-56783571.jpg?v=1707206180" alt=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" title=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" />
     </div>
     <div>
      Projet ambitieux, s'il en est, qui aurait pu tomber dans certains travers, mais il n'en est rien ! De toute évidence, parce que le processus de création élaboré par la metteuse en scène, à la tête de sa compagnie &quot;Les Vingtièmes Rugissants&quot; depuis 2008, relève d'un travail hautement sensible et inédit autour de la mémoire collective.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le corpus documentaire à partir duquel j'ai travaillé se compose d'entretiens intimes. Ce ne sont pas des sources comme les autres : elles relatent une expérience traumatique individuelle ancrée dans la mémoire collective (…). En tant qu'artiste, je ne peux pas m'en emparer sans en prendre soin, sans réfléchir précisément à la manière dont je vais construire une fiction. La forme théâtrale peut contribuer au travail de digestion collective&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Le pari est largement gagné. Au Théâtre 13- Bibliothèque, en ce jour de reprise, après la représentation de création à &quot;La Garance&quot; de Cavaillon, le 11 janvier dernier, et à l'Étoile du Nord du 24 au 26 janvier, une interrogation nous a subitement submergée : comment l'horreur collective pourra-t-elle être évoquée sur un plateau finalement pas si grand que cela ? Comment toutes les &quot;dimensions&quot; du Bataclan, du Stade de France pourront-elles être représentées ? Ou encore, toutes les victimes comptabilisées seront-elles honorées à leur juste souvenir ? Le tout, en ce lieu si clos…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78209009-56783575.jpg?v=1707206204" alt=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" title=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" />
     </div>
     <div>
      Mais elle est parvenue à condenser l'essentiel de la chose, Pauline Susini, grâce au théâtre et à tout ce qui le constitue, en peignant une mosaïque concise et lumineuse d'anecdotes concrètes, profondément humaines.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dans un monde utopique, il n'y aurait pas de limites, mais, là, il faut s'en fixer une, mais même cette limite, je ne la connais pas !&quot;,</span> dit un des comédiens. A contrario, le spectacle de Pauline Susini apparaît quelque part comme &quot;sans limites&quot;, tant l'ensemble, magistralement interprété par les quatre comédiens et comédiennes qui endossent tour à tour trente rôles distincts, est d'une extrême justesse et d'une grande transparence.       <br />
              <br />
       Des allusions à des figures mythologiques viennent à certains moments se glisser intelligemment sur la scène transformée en chantier et couverte de bâches blanches, telles Orphée, Charon ou encore Perséphone, comme pour suggérer, peut-être, que rien n'est encore rebâti, que tout reste à faire, que la fatalité restera éternellement la fatalité ou, encore, que ce chantier, précisément en chantier, transpire le vivant avant tout !       <br />
              <br />
       Les quatre comédiens et comédiennes, Sébastien Desjours, Noémie Develay-Ressiguier, Sol Espèche, Nicolas Giret-Famin incarnent tour à tour la trentaine de victimes de ces attentats avec justesse, sans pathos ni lyrisme ostentatoire. L'écueil était pourtant à portée de mains…       <br />
       Le spectacle est magnifié par la création sonore de Loïc Leroux et les lumières de César Godefroy qui, toutes deux conjuguées, ne se contentent pas de structurer l'espace, mais apportent au spectacle une dimension émotionnelle très sensible.       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie du spectacle, il est fait mention aux nombreux tracas administratifs par lesquels, inévitablement, les victimes de l'horreur doivent passer. Une bulle de parenthèses particulière par rapport au reste du spectacle et qui aurait pu revêtir des aspects dissonants. Mais il n'en est rien : ces évocations renforcent la dimension horrifique de la tragédie vécue par les victimes. L'écueil était pourtant à portée de mains.       <br />
              <br />
       La pièce &quot;Les Consolantes&quot; de Pauline Susini était un projet ambitieux, mais la magie de son savoir-faire, rodé auprès de Joël Pommerat sur &quot;La Réunification des deux Corées&quot; ou encore de Justine Heynemann sur &quot;La Discrète amoureuse&quot;, entre autres, a su opérer bien joliment, grâce aussi à la scénographie pensée brillamment par Camille Duchemin.       <br />
              <br />
       Se consoler par le théâtre ! N'est-ce pas une bonne résolution en ce début d'année 2024 où grogne encore et encore, malheureusement, la violence et la haine !        <br />
       Consolons-nous ! Vivons !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Consolantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78209009-56783578.jpg?v=1707206227" alt=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" title=""Les Consolantes" Quand le théâtre convoque avec justesse et émotions la mémoire collective" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Pauline Susini/Compagnie Les Vingtièmes Rugissants.       <br />
       Collaboratrice artistique : Florence Albaret.       <br />
       Avec : Noémie Develay-Ressiguier, Sébastien Desjours, Sol Espèche, Nicolas Giret-Famin.       <br />
       Scénographie : Camille Duchemin.       <br />
       Chorégraphie : Jeanne Alechinsky.       <br />
       Lumières : César Godefroy.       <br />
       Son : Loïc Leroux.       <br />
       Costumes : Clara Hubert.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 janvier au 9 février 2024.</span>       <br />
       Du lundi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h.        <br />
       Théâtre 13/Bibliothèque, Paris 13e, 01 45 88 62 22.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre13.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Ce spectacle contient des séquences de flash lumineux et des effets stroboscopiques qui peuvent affecter certains spectateurs ou spectatrices.</span>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 29 février au 2 mars 2024 : Anis Gras, Arcueil (94).       <br />
       16 mars 2024 : L'Ecam, Kremlin-Bicêtre (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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