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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-16T18:44:26+01:00</updated>
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   <title>"Dub" Unité et harmonie dans la différence !</title>
   <updated>2026-02-12T13:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dub-Unite-et-harmonie-dans-la-difference-_a4477.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2026-02-12T07:02:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Créé en 2023 par Amala Dianor, "Dub" nous plonge dans un univers musical du même nom. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94286063-65764219.jpg?v=1770898462" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.       <br />
              <br />
       Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.       <br />
              <br />
       L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94286063-65764220.jpg?v=1770898482" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre par une danse très ondulée avec les pieds et les mains de l'artiste qui, à l'aide de ses genoux, se plient jusqu'au sol pour ensuite remonter. Il y a une grande fluidité dans sa gestuelle, le tronc étant l'axe sur lequel ses membres inférieurs et supérieurs oscillent dans un périmètre réduit. D'autres interprètes l'accompagnent avec une grammaire corporelle différente, tout en créant une cohérence artistique.       <br />
              <br />
       Plus loin, c'est un artiste qui s'allonge en se courbant le tronc, en posant ses jambes sur les planches, pour ensuite opérer une légère remontée en effectuant un sursaut des hanches. Le corps est gracieusement rampant, tout en étant légèrement en hauteur. Il avance telle une chenille par mouvements glissants. Plus loin, une danseuse, de type dance floor, a des mouvements très vifs, tranchés et rapides, la plante des pieds bien au sol. Quand plus loin, des mouvements hip-hop à même les planches s'effectuent. Ces différentes chorégraphies sont parfois effectuées dans un même laps de temps. Dans des danses de groupe, les plats des pieds tapent au sol, de façon rythmée ; les bras sont levés pour redescendre et partir ensuite en diagonale et de côté, le tout de façon synchronisée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94286063-65764221.jpg?v=1770898534" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      À dessein, il y a une complicité entre les artistes avec lesquels s'immisce l'humour. Ce sont des vagues successives chorégraphiques qui apparaissent sous forme de tableaux, toutes reliées les unes aux autres. La dramaturgie met en avant l'unité dans ses différences, la trame du spectacle. C'est une troupe avec ses variantes artistiques, dans laquelle une hétérogénéité de styles de danse existe. En passant des uns aux autres, nous découvrons des gestuelles qui ont des points communs, celles de bras qui ondulent avec un tronc qui en fait de même. Quand, plus loin, se dessinent des mouvements brisés et hachés. C'est dans ce va-et-vient de gestiques aux formes et allures différentes et complémentaires que se dégage une harmonie, le tout souvent dans une même chorégraphie.       <br />
              <br />
       La musique accompagne la représentation au travers d'une ligne de basse et de percussions. L'expression corporelle est très rythmée, avec les plats des pieds devenant parfois le parangon de celle-ci, comme le taconeo pour le Flamenco ou les bottes pour la gumboot dance.       <br />
              <br />
       Dans la scénographie représentant la grande maison, trois danseurs sont répartis respectivement dans trois pièces situées en haut, à gauche et à droite de celle-ci. Une cohérence artistique se dégage des gestiques dans leur tension, attitude, posture, bien que séparées et presque isolées les unes des autres. Ce qui est montré et ce qui fait unité peut ainsi avoir une focale aveugle. La scénographie peut suffire à cimenter l'ensemble, avec un musicien aux commandes qui bat la mesure pour marquer le tempo.       <br />
              <br />
       Dans le tableau final, les artistes se déplacent en trio et par vague successive. À tour de rôle, ils montent de façon rythmée et cadencée vers l'avant-scène, puis laissent leur place au trio suivant pour redescendre vers le fond de scène, le tout dans une très belle dynamique pleine d'harmonie.       <br />
              <br />
       C'est beau, frais, coloré et très vivant.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dub"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94286063-65764222.jpg?v=1770898605" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Amala Dianor.       <br />
       Avec : Slate Hemedi Dindangila, Romain Franco, Jordan John Hope, Enock Kalubi Kadima, Mwendwa Marchand, Kgotsofalang Joseph Mavundla, Sangram Mukhopadhyay, Tatiana Gueria Nade, Yanis Ramet, Germain Zambi, Asia Zonta.       <br />
       Musique live : Awir Leon.       <br />
       Art visuel : Grégoire Korganow.       <br />
       Lumières et régie générale : Nicolas Tallec en alternance avec Agathe Geffroy.       <br />
       Costumes : Minuit Deux, Fabrice Couturier.       <br />
       Régie son : Emmanuel Catty en alternance avec Nicolas Chimot.       <br />
       Régie plateau : David Normand, Martin Rahard en alternance avec Thibaut Trilles.       <br />
       Direction technique : Nicolas Barrot, Véronique Charbit.       <br />
       Construction décor : Juan Cariou, Fabienne Desfleches, Paul Dufayet, Valentin Dumeige, Moïse Elkaout, Manon Garnier, Louise Gateaud, Gaëlle Le-stum, Gaelle Meurice, Fanchon Voisin.       <br />
       Graffeur décor : François Raveau.       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94286063-65764223.jpg?v=1770898645" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 5 au 21 février 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 20 h, samedi à 16 h et 20 h.       <br />
       Le 13ᵉ Art, 30, place d'Italie, Paris 13ᵉ.       <br />
       <a class="link" href="https://www.ticketmaster.fr/fr/manifestation/dub-billet/idmanif/625900/idtier/29739356" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://le13emeart.com/" target="_blank">&gt;&gt; le13emeart.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       3 et 4 mars 2026 : Espace Malraux - Scène nationale Chambéry-Savoie, Chambéry (73).       <br />
       7 mars 2026 : Groove n' Move, Comédie de Genève, Genève (Suisse).       <br />
       18 mars 2026 : Le Pin Galant, Mérignac (33).       <br />
       25 et 26 mars 2026 : Maison des arts, Créteil (94).       <br />
       28 mai 2026 : Charleroi Danse + Palais des Beaux-Arts, Charleroi (Belgique).       <br />
       3 au 5 juin 2026 : Le Maillon + Pôle Sud - CDCN, Strasbourg (67).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94286063-65764224.jpg?v=1770898740" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !</title>
   <updated>2026-02-10T13:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Cercle-de-craie-caucasien-un-grand-classique-dans-une-vision-cinematographique-_a4475.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-02-10T12:46:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Rejouer un classique est toujours un pari. Pour une pièce de Brecht, peut-être encore plus, car sa conception et son apport au théâtre ont influencé nombre de metteurs en scène et d'auteurs. Dans "Le Cercle de craie caucasien", Demarcy-Mota en propose une lecture presque cinématographique, appuyée par une superbe scénographie de Natacha Le Guen de Kerneizon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748460.jpg?v=1770725050" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Noir éclairé uniquement sur les personnages disposés sur tout le plateau. À tour de rôle, des protagonistes lancent chacun un propos pour démarrer la fable, celle d'une guerre ouverte entre la Géorgie et la Perse. Elle se déroule dans différents lieux, dans différentes situations, à différents moments qui sont à chaque fois des événements, chacun dans une scénographie propre.       <br />
              <br />
       La scénographie de Natacha Le Guen de Kerneizon est superbe. Les décors sont souvent plongés dans une semi-obscurité avec des tableaux essentiellement d'extérieur. Ce qui est intéressant dans la mise en scène d'Emmanuel Demarcy-Mota est cet aspect presque cinématographique qui est décliné autant dans les décors que dans les personnages, avec un jeu rythmé par des tableaux qui basculent en temps forts dramaturgiques et en ruptures.       <br />
              <br />
       La trame s'échelonne dans des configurations autant temporelles, sociales que politiques avec en figures de proue Groucha Vachnadzé (Élodie Bouchez), Natella Abaschvili (Marie-France Alvarez), la femme du gouverneur et le juge Azdak (Valérie Dashwood). D'un côté, le courage et la maternité, de l'autre l'honnêteté fantasque et courageuse, au milieu l'égoïsme. Emmanuel Demarcy-Mota les décline dans des styles de jeu dessinant une figure résignée, mais très combative pour Groucha Vachnadzé, émotive pour Natella Abaschvili et à la fois révoltée, mordante et juste pour le juge Azdak.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748462.jpg?v=1770725095" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans une découpe à la fois historique et intime avec Groucha Vachnadzé et un enfant, Michel Abaschvili (Ilona Astoul), qui n'est pas le sien, mais celui de la femme du gouverneur, dont ce dernier a été assassiné, et qui s'est enfui en laissant son fils. Groucha Vachnadzé essaie de fuir la guerre, les soldats et leur cruauté en protégeant l'enfant des événements et, à de multiples reprises, d'une mort presque certaine, car celui-ci est victime d'une chasse des soldats révolutionnaires qui portent un masque de visage au plus près de leur figure.       <br />
              <br />
       Des protagonistes descendent un moment du public, non pour être proches de lui, mais pour simuler une étendue géographique après un long périple. La proximité est fictive, car théâtrale. Elle est la lame de fond qui donne à la mise en scène un accent où ce qui se joue semble faire partie d'une fable des temps anciens tout en étant contemporain de nous. D'ailleurs, le motif du cercle de craie, où le juge Azdek demande à Groucha Vachnadzé et Natella Abaschvili de tirer de toute leur force l'enfant chacune de leur côté, afin de dépasser le cercle de craie pour pouvoir le garder, remonte vraisemblablement à une pièce chinoise du XIIIᵉ siècle attribuée à Li Hsing-Tao.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748673.jpg?v=1770725274" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Le juge Azdak est le seul caractère positif selon Roland Barthes. On y souscrit en ajoutant toutefois que dans la mise en scène d'Emmanuel Demarcy-Mota, il a un aspect presque comique et surtout transgressif par sa posture, ses propos et son maintien face à l'adversité. Son incarnation par Valérie Dashwood brise la glace en créant un autre rythme avec une posture fantasque guidée par la raison, malgré la guerre. La trame est construite entre ce que représente ce juge et ce que Groucha Vachnadzé incarne d'humanité. Sauf pour de rares protagonistes, le reste est emporté par la guerre avec ses us et coutumes carnassiers d'égoïsme, de lâcheté et de mépris de la vie.       <br />
              <br />
       La pièce a quelques élans comiques. Elle est accompagnée par de la musique, parfois par de la guitare jouée sur scène et par des chants générant d'autres dynamiques. La diction est toujours franche, forte et bien lancée, donnant quelques fois une homogénéité vocale avec des élans d'émotions très mesurés sous le sceptre de la raison, à l'exception des exactions guerrières. Ce qui est caractéristique est cette relation des mots et des gestes aux événements, créant, excepté pour le juge Azdak, une distance assumée. Nous ne sommes pas dans la distanciation brechtienne. C'est théâtral, sans excès, les répliques sont à la crête de ce qui est déclamatoire et narratif, comme si les personnages avaient conscience de ce qu'ils incarnaient en mettant une légère distance à ce qu'ils leur arrivent, imprimant ainsi une marque d'intemporalité.       <br />
              <br />
       Ils sont ainsi &quot;spect-acteurs&quot; de ce qu'ils font, un pied dans un destin qui les emporte et un autre dans une fatalité qu'ils acceptent.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Cercle de craie caucasien"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748679.jpg?v=1770725304" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Création 2026.       <br />
       Texte : Bertolt Brecht.       <br />
       Traduction en français : Georges Proser.       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Demarcy-Mota.       <br />
       Collaboration artistique et assistante à la mise en scène : Julie Peigné.       <br />
       Seconde assistante mise en scène : Judith Gottesman.       <br />
       Avec (la Troupe du Théâtre de la Ville) : Élodie Bouchez, Marie-France Alvarez, Ilona Astoul, Céline Carrère, Jauris Casanova, Valérie Dashwood, Philippe Demarle, Edouard Eftimakis, Sandra Faure, Gaëlle Guillou, Sarah Karbasnikoff, Stéphane Krähenbühl, Gérald Maillet, Ludovic Parfait Goma, Jackee Toto.       <br />
       Scénographie : Natacha Le Guen de Kerneizon, assistée de Céline Diez.       <br />
       Costumes : Fanny Brouste, assistée de Lucile Charvet.       <br />
       Lumières : Thomas Falinower, Emmanuel Demarcy-Mota, assistés d'Erwan Emeury.       <br />
       Musique : Arman Méliès.       <br />
       Son : Flavien Gaudon, Victor Koeppel.       <br />
       Maquillage et coiffures : Catherine Nicolas, assistée de Sophie Douchez.       <br />
       Vidéo : Renaud Rubiano, assisté de Yann Philippe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748688.jpg?v=1770725331" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Dramaturgie et documentation : François Regnault, Bernardo Haumont.       <br />
       Coaching acteurs : Jean-Pierre Garnier       <br />
       Objets de scène : Erik Jourdil, assisté de Marie Grenier       <br />
       Masques : Bruno Jouvet, assisté de Fanny Grappe       <br />
       Régisseur principal de scène : Romain Cliquot.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 20 février 2026.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche 8 février à 15 h.       <br />
       Théâtre de la Ville Sarah Bernhardt, Grande Salle, 2, place du Châtelet, Paris 4ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr/spectacles/saison-25-26/theatre/le-cercle-de-craie-caucasien#calendar" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman</title>
   <updated>2026-01-12T17:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Vie-et-Destin--liberte-et-soumission-au-coeur-de-la-bataille-de-Stalingrad-les-desillusions-de-l-ideologie_a4449.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93660774-65420875.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-12T16:10:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il est question de Bonté face au Bien dans le récit porté par le roman de Vassili Grossman à l'égal du choix philosophique de Spinoza préférant le Bon au Bien. Une Bonté que les personnages de la pièce vont tenter de chercher entre les purges du régime stalinien et les génocides du régime hitlérien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93660774-65420875.jpg?v=1768230760" alt=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" title=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" />
     </div>
     <div>
      L'action du roman se déroule de 1942 à 1943, jusqu'à la victoire soviétique sur l'armée nazie à la bataille de Stalingrad qui a fait près de deux millions de victimes. Ce sera cette opposition entre les deux régimes totalitaires, stalinisme d'un côté, nazisme de l'autre, qui va se jouer au niveau humain dans l'analyse qu'en fait l'écrivain russe. Comparer les deux régimes pour en desceller les mécanismes communs sera en 1962, année où celui-ci termine son œuvre magistrale, un scandale, voire un crime de lèse-majesté, un acte blasphématoire pour le maître du Kremlin qui interdit sa publication en URSS jusqu'à ce qu'un exemplaire échappé aux purges staliniennes soit publié en Suisse en 1980.       <br />
              <br />
       On y suit une multitude de personnages gravitant autour de la bataille, anciens révolutionnaires fidèles à l'idéal de 1918, nouveaux apparatchik sans scrupules, rescapés du goulag ou des prisons tsaristes, mais aussi le destin d'une famille ukrainienne juive à travers l'histoire de Victor Strum. Résumer un roman de plus de mille pages serait vain. C'est aussi à cette difficulté que se confronta Brigitte Jaques-Wajeman dans son adaptation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93660774-65420877.jpg?v=1768231293" alt=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" title=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" />
     </div>
     <div>
      Pour ce faire, elle met en place un dispositif scénique extrêmement simple : une grande table jonchée de brochures et de livres autour de laquelle vont s'installer les neufs interprètes du spectacle. À cour, un canapé sera installé pour les scènes intérieures. Au fond du plateau, deux hauts rideaux mobiles évoquent une scène de théâtre vue de l'intérieur. À jardin, des portants emplis d'habits que les comédiennes et les comédiens revêtiront suivant les différents rôles qu'ils interprèteront. Entre séance de lecture, lieu de débat contradictoire et espace de liberté de parole, cette table sera la source où chacun viendra puiser l'histoire de son personnage dans les lignes mêmes des exemplaires du roman.       <br />
              <br />
       Un dispositif unique pour une mise en scène également simple. Dans la première partie, des monologues directement pris dans le texte original auxquels les interprètes donnent leur corps, tout en gardant une narration à la troisième personne qui gomme toute possibilité de sensiblerie par une incarnation totale. On y suit aussi bien les persécutions nazies envers les juifs de la ville de Berditchev, la création du ghetto, puis les déportations vers les camps de la mort, que les persécutions staliniennes contre toute opposition, mais aussi contre la communauté juive bientôt accusée de cosmopolitisme. Homme nouveau contre homme nouveau, l'arien contre le soviétique, une étrange similitude de slogans et les mêmes méthodes de délation et d'extermination des opposants éclatent en permanence.       <br />
              <br />
       La suite de monologues aurait pu être un peu trop théorisante et lassante, n'était les qualités des interprètes et du travail narratif totalement abouti qui ressortent de ces différents épisodes. Il s'agit en outre d'un roman ; et l'on suit avec un intérêt passionné l'histoire de Victor Strum, chercheur à la tête d'un laboratoire de physique nucléaire pris dans la nasse des pouvoirs politiques non seulement pour ses découvertes, mais aussi pour ses origines juives. La dernière lettre de sa mère morte dans une chambre à gaz est toujours sur sa poitrine. Et le reste de sa famille, dont certains membres font soit partie de l'ancienne garde révolutionnaire, soit des nouveaux maîtres. Une famille décapitée par les nazis, une famille humiliée par soumission par les staliniens.       <br />
              <br />
       La deuxième partie donne plus de place au spectaculaire dans des scènes où les personnages costumés et grimés développent une forme de comédie caricaturale qui libère l'outrance et les rires, même si le fond reste grave, puisqu'il s'agit de dévoiler les corruptions et les arrangements que les nouveaux apparatchiks font usage pour garder leurs pouvoirs, leurs privilèges.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93660774-65421059.jpg?v=1768231386" alt=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" title=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" />
     </div>
     <div>
      Plusieurs scènes, plusieurs interventions font battre violemment les cœurs, comme l'apparition de ce personnage employé à la construction des chambres à gaz magnifiquement interprété par Sophie Daull, ou le monologue de la mère de Victor Strum qui annonce sa mort prochaine en camp d'extermination, ou encore ce moment fort et expressif où un membre de la Gestapo tente de convaincre un prisonnier – communiste de la première heure, ancien compagnon de Lénine – des similitudes entre le régime nazi et le régime soviétique, qu'il s'agisse du concept d'Homme Nouveau ou des mécanismes d'un pouvoir qui s'appuie sur la délation et la destruction de toute opposition, entre autres.       <br />
              <br />
       Un petit rappel des fruits pourris que nous a laissé le XXe siècle, dont il serait bien de jeter les graines à la poubelle.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vie et Destin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93660774-65421108.jpg?v=1768231737" alt=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" title=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" />
     </div>
     <div>
      D'après Vassili Grossman.       <br />
       Traduction : Alexis Berelowitsch et Anne Coldefy-Faucard.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Brigitte Jaques-Wajeman.       <br />
       Collaboration artistique : François Regnault       <br />
       Avec : Pascal Bekkar, Pauline Bolcatto, Raphaèle Bouchard, Sophie Daull, Timothée Lepeltier, Pierre-Stefan Montagnier, Aurore Paris, Bertrand Pazos, Thibault Perrenoud.       <br />
       Scénographie : Brigitte Jaques-Wajeman, assistée de Chantal de la Coste.       <br />
       Lumières : Nicolas Faucheux, assisté de Chloé Roger.       <br />
       Musique et sons : Stéphanie Gibert.       <br />
       Costumes : Chantal de la Coste.       <br />
       Maquillage et coiffure : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Aide à la construction : Franck Lagaroje.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 3 h 10 (entracte compris).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 27 janvier 2026.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 19 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche : samedis 17 et 24, et dimanches 11 et 25.       <br />
       Théâtre de la Ville Les Abbesses, 31, rue des Abbesses, Paris 18ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93660774-65421117.jpg?v=1768231722" alt=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" title=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Vie-et-Destin--liberte-et-soumission-au-coeur-de-la-bataille-de-Stalingrad-les-desillusions-de-l-ideologie_a4449.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Dub" Unité et harmonie dans la différence !</title>
   <updated>2026-02-08T18:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dub-Unite-et-harmonie-dans-la-difference-_a4106.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85002354-60649779.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-17T11:11:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85002354-60649779.jpg?v=1734432718" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.       <br />
              <br />
       Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.       <br />
              <br />
       L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85002354-60649781.jpg?v=1734432748" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre par une danse très ondulée avec les pieds et les mains de l'artiste qui, à l'aide de ses genoux, se plient jusqu'au sol pour ensuite remonter. Il y a une grande fluidité dans sa gestuelle, le tronc étant l'axe sur lequel ses membres inférieurs et supérieurs oscillent dans un périmètre réduit. D'autres interprètes l'accompagnent avec une grammaire corporelle différente, tout en créant une cohérence artistique.       <br />
              <br />
       Plus loin, c'est un artiste qui s'allonge en se courbant le tronc, en posant ses jambes sur les planches, pour ensuite opérer une légère remontée en effectuant un sursaut des hanches. Le corps est gracieusement rampant, tout en étant légèrement en hauteur. Il avance telle une chenille par mouvements glissants. Plus loin, une danseuse, de type dance floor, a des mouvements très vifs, tranchés et rapides, la plante des pieds bien au sol. Quand plus loin, des mouvements hip-hop à même les planches s'effectuent. Ces différentes chorégraphies sont parfois effectuées dans un même laps de temps. Dans des danses de groupe, les plats des pieds tapent au sol, de façon rythmée ; les bras sont levés pour redescendre et partir ensuite en diagonale et de côté, le tout de façon synchronisée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85002354-60649843.jpg?v=1734432829" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      À dessein, il y a une complicité entre les artistes avec lesquels s'immisce l'humour. Ce sont des vagues successives chorégraphiques qui apparaissent sous forme de tableaux, toutes reliées les unes aux autres. La dramaturgie met en avant l'unité dans ses différences, la trame du spectacle. C'est une troupe avec ses variantes artistiques, dans laquelle une hétérogénéité de styles de danse existe. En passant des uns aux autres, nous découvrons des gestuelles qui ont des points communs, celles de bras qui ondulent avec un tronc qui en fait de même. Quand, plus loin, se dessinent des mouvements brisés et hachés. C'est dans ce va-et-vient de gestiques aux formes et allures différentes et complémentaires que se dégage une harmonie, le tout souvent dans une même chorégraphie.       <br />
              <br />
       La musique accompagne la représentation au travers d'une ligne de basse et de percussions. L'expression corporelle est très rythmée, avec les plats des pieds devenant parfois le parangon de celle-ci, comme le taconeo pour le Flamenco ou les bottes pour la gumboot dance.       <br />
              <br />
       Dans la scénographie représentant la grande maison, trois danseurs sont répartis respectivement dans trois pièces situées en haut, à gauche et à droite de celle-ci. Une cohérence artistique se dégage des gestiques dans leur tension, attitude, posture, bien que séparées et presque isolées les unes des autres. Ce qui est montré et ce qui fait unité peut ainsi avoir une focale aveugle. La scénographie peut suffire à cimenter l'ensemble, avec un musicien aux commandes qui bat la mesure pour marquer le tempo.       <br />
              <br />
       Dans le tableau final, les artistes se déplacent en trio et par vague successive. À tour de rôle, ils montent de façon rythmée et cadencée vers l'avant-scène, puis laissent leur place au trio suivant pour redescendre vers le fond de scène, le tout dans une très belle dynamique pleine d'harmonie.       <br />
              <br />
       C'est beau, frais, coloré et très vivant.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dub"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85002354-60649867.jpg?v=1734432878" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Amala Dianor.       <br />
       Avec : Slate Hemedi Dindangila, Romain Franco, Jordan John Hope, Enock Kalubi Kadima, Mwendwa Marchand, Kgotsofalang Joseph Mavundla, Sangram Mukhopadhyay, Tatiana Gueria Nade, Yanis Ramet, Germain Zambi, Asia Zonta       <br />
       Musicien : Awir Leon.       <br />
       Art visuel : Grégoire Korganow.       <br />
       Musique : Awir Leon.       <br />
       Lumières : Nicolas Tallec.       <br />
       Costumes : Minuit Deux, Fabrice Couturier.       <br />
       Production Kaplan - Cie Amala Dianor.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Le spectacle s'est déroulé du 11 au 14 décembre 2024 au Théâtre de la Ville Sarah Bernhardt à Paris.</b>       <br />
       Théâtre de la Ville       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85002354-60651517.jpg?v=1734435535" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 décembre 2024 :</span> Le Corum (dans le cadre de Montpellier Danse), Montpellier (34).       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 février 2025 :</span> Le Forum, Fréjus (83).       <br />
       11 et 12 février 2025 : Grand Théâtre du Luxembourg, Luxembourg.       <br />
       28 février 2025 : Equinoxe - scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       4 mars 2025 : L'Onde, Vélizy-Villacoublay (78).       <br />
       7 mars 2025 : La Bateau Feu - scène nationale de Dunkerque (dans le cadre du Festival Le Grand Bain, Le Gymnase CDCN), Dunkerque (59).       <br />
       11 et 12 mars 2025 : Théâtre du Nord - CDN (dans le cadre du Festival Le Grand Bain, Le Gymnase CDCN), Lille (59).       <br />
       14 mars 2025 : Espace 1789, Saint-Ouen-sur-Seine (93).       <br />
       18 et 19 mars 2025 : Théâtre Sénart, Lieusaint (77).       <br />
       4 juin 2025 : Opéra Limoges (87).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85002354-60651519.jpg?v=1734435515" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Dub-Unite-et-harmonie-dans-la-difference-_a4106.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville</title>
   <updated>2022-06-20T15:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/B-Mon-amour-Entre-fictions-et-realites-voyage-au-bout-de-la-ville_a3294.html</id>
   <category term="Cirque &amp; Rue" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65511500-46724356.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-06-20T10:04:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si, dans "Hiroshima mon amour", Alain Resnais (pour les images) et Marguerite Duras (pour le scénario) contaient une fiction propre à lier l'amour et la mort réelle dans la même Histoire filmée, le Collectif Monts et Merveilles nous embarque corps et âme dans un petit train "touristique" sillonnant les quartiers Saint-Michel, Bercier et Carles Vernet, à la rencontre d'un Bordeaux transfiguré, défiguré… Avec là encore pour fil rouge une histoire d'amour "pré-texte" à la traversée du temps, le paysage urbain s'anime de tableaux vivants aussi saisissants artistiquement que percutants d'un point de vue anthropologique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65511500-46724356.jpg?v=1655713751" alt=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" title=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" />
     </div>
     <div>
      Casque audio rivé aux oreilles, chaque passager de ce train retour dans le passé - conduisant vers un présent sans retour possible - découvre la ville peuplée de scènes interprétées par deux acteurs, accompagnés de danseurs, auxquels, par effraction, s'invitent parfois des figurants improvisés. L'histoire - mâtinée de néo-romantisme et de naturalisme - commence au moment où lui, &quot;le fils conducteur&quot;, se souvient du quartier du Marché des Capucins des années trente, là où tout jeune il baignait dans cette atmosphère foisonnante ; &quot;ça buvait, ça se bagarrait fort&quot; mais la vie était là, palpitante. Ses parents avaient fui le franquisme et, comme beaucoup de républicains, ils s'étaient réfugiés ici dans ce quartier de Bordeaux rebaptisé &quot;La Petite Espagne&quot;.       <br />
              <br />
       Paco et Louise, magnifiques dans leurs vêtements rouges se détachant sur la pierre blonde (ou noire) des bâtiments. Une histoire d'amour passionnel dont il est le fruit. Une histoire de feu et de sang s'inscrivant dans la grande Histoire, celle de la réquisition par les Allemands occupants des jeunes hommes employés à la construction des bunkers de la base sous-marine, au nord de Bordeaux, engloutissant nombre d'ouvriers, enivrés pour pouvoir tenir jusqu'à épuisement, titubant, avant de disparaître dans le béton qu'ils coulaient. Les drapeaux hitlériens humiliants, les arrestations et exécutions sommaires en réponse au débarquement allié. Mais aussi, leur bel amour et les lettres déchirantes qu'ils s'échangeaient…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65511500-46724408.jpg?v=1655713872" alt=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" title=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" />
     </div>
     <div>
      Archives personnelles confiées par les habitants du quartier, réécrites pour faire spectacle à partir d'histoires vraies. Scène vivante &quot;tournée au ralenti&quot; de l'enterrement du frère abattu par les Nazis, cortège d'endeuillés tout de noir vêtus, précédé de Paco et Louise aux tenues d'un rouge éclatant, elle la tête couverte d'un châle noir, se détachant sur le parvis immaculé de La Méca. Groupe de danseuses et danseurs dessinant l'espace urbain, surgissant le long du trajet. Arrachés à notre présent, nous devenons spectateurs d'un film en trois dimensions.       <br />
              <br />
       Arrêt des wagons place Ferdinand Buisson, là où se réunissaient les habitants dans les années soixante-dix. Chacun y jouait son rôle, les prostituées surveillaient les enfants alors que les mères étaient occupées ailleurs. On y faisait la fête pour oublier les fumées toxiques de la fonderie faisant vivre (et mourir) les ouvriers. Présentement, une jeune femme apparaît, casque aux oreilles, elle se démène fougueusement sur l'air de &quot;Alors on danse&quot; de Stromae, chanson aussi belle que sans illusion. La fête pour fuir le réel en s'étourdissant. Réalité et fiction confondues dans le même espace-temps.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65511500-46728354.jpg?v=1655730538" alt=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" title=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" />
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      Le train s'enfonce alors dans les entrailles du quartier Belcier - immense chantier à cœur ouvert - lequel, depuis les années quatre-vingt-dix, a vu ses manufactures et usines une à une se fermer, le chômage apparaître à sa suite et les habitants disparaître, contraints de laisser leur place à une population plus favorisée. Des exclus fantômes, une valise à chaque main, apparaissent le long des lignes du tramway design. Des murs de maisons récemment écroulées sous les coups de boutoir des excavateurs dévoilent des pans d'existences délogées. Les surplombant de leur arrogance décomplexée, des tours géantes, symboles du progrès en marche, &quot;accueillent&quot; des appartements sans âme, mais avec baie vitrée.       <br />
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       Destin commun des territoires &quot;à requalifier&quot;, la prose officielle accompagnant la restructuration du quartier revient en mémoire… Des éléments de langage parfaitement rodés - <span style="font-style:italic">&quot;Engagé dans l'opération d'intérêt national Euratlantique, Belcier promet de devenir un quartier incontournable avec son centre d'affaires, ses équipements culturels et ses nouvelles manières d'habiter. Son passé industriel et ouvrier se laisse encore deviner au détour d'une rue&quot;</span> - sont mis à mal par le réel tonitruant. Face à ces habitats glaçants, construits sur les ruines d'un quartier vivant, les paroles de Léo Ferré trouent le silence de mon casque un instant débranché : <span style="font-style:italic">&quot;Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Tout est affaire de décor…&quot;.</span>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65511500-46728359.jpg?v=1655730569" alt=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" title=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" />
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      Sur fond de cette ville mutante, terrain de jeux des architectes rivalisant dans une compétition effrénée, la saga humaine de Louise et Paco - figures devenues familières - traverse les époques. Après le temps des amours, vient celui des crises et des ruptures. Ainsi passe la vie prise dans un mouvement échappant pour beaucoup aux protagonistes. Celui qui avait refusé la guerre, mais avait passé son temps dans les abattoirs - abattus depuis et remplacés par le Min de Brienne, Marché de Gros de Bordeaux - à tuer des animaux hurlant d'effroi, portant sur lui l'odeur insupportable de la mort, n'est plus apte à enchanter l'amour.       <br />
               <br />
       Quai de Paludate, à quelques encablures des anciens abattoirs où Paco naguère s'échinait, s'élève maintenant La Méca (Maison de l'économie créative et de la culture) et son monumental bâtiment hors norme de trente-sept mètres de hauteur. Apparaissent alors, sur les marches immaculées, coiffés de têtes d'animaux (ceux des abattoirs disparus…), les nouveaux arrivants que la LGV déverse quotidiennement. Les &quot;paysages visages&quot; ont décidément changé.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65511500-46728361.jpg?v=1655730609" alt=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" title=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" />
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      Ainsi accompagnée par l'histoire recomposée de Paco et Louise, &quot;B&quot; se dévoile-t-elle à nos regards, attendris… et critiques. Cette traversée du temps, ponctuée de tableaux vivants, soutenue par une bande sonore mixant à l'envi des extraits de films mythiques (&quot;Out of Africa&quot;, &quot;Les Parapluies de Cherbourg&quot;, &quot;Un homme et une femme&quot;, &quot;In the mood for love&quot;, etc.) à une histoire singulière, réunit les ingrédients d'un rêve éveillé propre à enchanter le réel… tout en le questionnant, sans nostalgie aucune.       <br />
              <br />
       <b>Départ du road-movie au marché des Douves de Bordeaux, vu le samedi 11 juin 2022, dans le cadre de &quot;CHAHUTS - arts de la parole et espace public&quot; qui s'est déroulé du 8 au 18 juin 2022, Quartier Saint-Michel et au-delà de Bordeaux.</b>
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     <div><b>"B. Mon amour"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65511500-46728362.jpg?v=1655730650" alt=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" title=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" />
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      Création originale, conception réalisation : Collectif Monts et Merveilles et ses complices       <br />
       Avec, Nolwenn Leclerc (Louise), Jonathan Macias (Paco), des habitants(es) et des complices.       <br />
       Les images dans la ville : Serge Barets, Venise Bernard, Élie Bordron, Mélody Césaire, Sonia Chassagne, Yolande Detez, Romain Farré, Lison Latournerie, Louise Meyer, Gaëlle Panel, Carole Papin, Jean-Luc Pozzo, Alice Rivière, Pauline Visentin, Séverine Zabré.       <br />
       Les moments chorégraphiés : Virginie Biraud, Amandine Da Costa et Columba del Corso de la Compagnie Tchaka, les danseuses de Clafoutis&amp;Cie.       <br />
       Avec les voix de : Bénédicte Chevallereau, Emmanuel Labails, Sébastien Sampietro.       <br />
       Collage sonore et mixage : Esther Cée.       <br />
       Montage sonore et technique : Emmanuel Labails.       <br />
       Regard extérieur : Caroline Melon.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>&quot;CHAHUTS - arts de la parole et espace public       <br />
       A eu lieu du 8 au 18 juin 2022.</b>       <br />
       Association CHAHUTS       <br />
       25, rue Permentade, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@chahuts.net')" >contact@chahuts.net</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/festival/programmation-2022/" target="_blank">&gt;&gt; chahuts.net</a>
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